Veuillez vous inscrire pour partager votre précieux avis.
Connectez-vous ou inscrivez-vous ici !
L'odeur de la sardine
par Serge Raffy
Connectez-vous pour accéder au titre. Connectez-vous ou inscrivez-vous ici !
Envoyer des titres NetGalley directement vers votre Kindle ou votre application Kindle
1
Pour lire sur votre Kindle ou dans votre application Kindle, merci d'ajouter kindle@netgalley.com en tant qu'adresse e-mail approuvée pour recevoir des documents dans votre compte Amazon. Veuillez cliquer ici pour des instructions détaillées.
2
Ensuite, retrouvez votre adresse e-mail Kindle dans votre compte Amazon et ajoutez-la ici.
Date de parution 3 sept. 2025 | Archivage Aucune
Vous parlez de ce livre ? N'oubliez pas d'utiliser #Lodeurdelasardine #NetGalleyFrance ! Cliquez ici pour plus de conseils
Résumé
Un vieil homme, ex-patron de la PJ, est exécuté au cours d’une de ses promenades nocturnes sur les quais de la Seine, à Paris.
Simple crime crapuleux ? Ou explosive affaire d’État ?
Porteur d’un secret qui le hantait, l’homme s’apprêtait à tout révéler de son passé. A-t-on voulu le faire taire ? Et pourquoi ?
Les enquêteurs plongent alors dans un labyrinthe de fausses-pistes, se perdent dans les méandres de la mémoire du conflit franco-algérien, d’une guerre jamais finie entre Alger et Paris, révélant la face sombre du gaullisme.
On ne sort pas indemne de L’odeur de la sardine, à la fois roman policier et roman historique, brûlant d’actualité et de douleurs enfouies.
Serge Raffy est romancier, biographe et journaliste d'investigation, ancien rédacteur en chef du Nouvel Observateur, aujourd’hui éditorialiste au Point. Chez Fayard il a notamment publié La Veuve (1994), La guerre des trois (2006), La femme interdite (2009), Castro l’infidèle (2013), Moi, l’homme qui rit (2014).
Voyage au cœur de la haine et du remord.
Un vieil homme, ex-patron de la PJ, est exécuté au cours d’une de ses promenades nocturnes sur les quais de la Seine, à Paris.
Simple crime crapuleux ? Ou...
Formats disponibles
| FORMAT | Ebook |
| ISBN | 9782213730554 |
| PRIX | 15,99 € (EUR) |
| PAGES | 256 |
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
’avais hâte de découvrir ce roman de Serge Raffy, journaliste, écrivain, scénariste et rédacteur en chef du 𝑁𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙 𝑂𝑏𝑠𝑒𝑟𝑣𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟, et je n’ai pas été déçue.
Avant toute chose, il convient de souligner que, bien qu’il y ait un meurtre dès les premières pages et que s’ensuive une enquête, il ne s’agit pas vraiment d’un roman policier. Disons que l’enquête sert de mobile à une leçon d’histoire, l’auteur se penchant ici sur la Guerre d’Algérie (1954-1962).
Le ton du récit n’est à aucun moment magistral : l’auteur parvient à mêler Histoire et histoire, à capter et garder l’attention du lecteur jusqu’à la dernière page grâce à une écriture immersive et hypnotique, et lorsque le récit historique semble s’appesantir, comme par magie le narrateur nous ramène au présent.
C’est un pan de l’histoire dont on parle peu, comme si une amnésie collective, et politique, avait balayé les traumatismes et les souffrances sous le tapis. Serge Raffy le soulève, sans toutefois laisser la poussière se déposer sur les meubles d’antan ou d’aujourd’hui. Aucune mémoire n’est salie, les événements étant racontés de manière factuelle, sans parti pris ni préjugés, même si les faits sont les faits. Mais les faits nous parviennent-ils dans leur intégralité ou, sans mauvais jeu de mots, se perdent-ils dans le téléphone arabe ? J’ai d’ailleurs refermé ce livre en me remémorant une célèbre réplique d’Anne Roumanoff : « on ne nous dit pas tout ».
Bref, un roman que je conseille à tous les amateurs d’histoire. Aux autres, que voulez-vous que je vous dise ? Pour ma part, j’ai passé un excellent moment de lecture mais bon, les goûts et les couleurs, comme on dit…
Chantal Y, Rédacteur
Un vieil homme promène son chien sur les bords de la Seine, près du pont Alexandre III. Il s’écroule soudain, abattu d’une balle dans la nuque. Or cet homme est un ancien de la PJ. Son passé trouble conduit les enquêteurs sur des pistes multiples, et l’un des interlocuteurs privilégiés est un journaliste que l’homme avait pressenti pour rédiger ses mémoires. Une bonne aubaine pour se replonger au coeur de la France des années soixante, en pleine guerre d’Algérie. C’est ainsi que parallèlement à l’enquête, on est convié à une leçon d’histoire, et la complexité des forces en présence n’est pas simple à comprendre.
Un petit détour nous est aussi proposé vers l’Indochine mais aussi sur le mystères du crâne disparu de Goya !
Des indices sont semés tout au longue du récit pour résoudre l’énigme, mais on passe facilement à côté. On est excusé, les enquêteurs hors pairs se sont aussi faits bernés…
Des petites erreurs sans doute faute de frappe pour dire l’existence d’un blog depuis quarante ans (alors que l’intrigue est située en 2024), et une curieuse rechute de delirium tremens chez un homme qui ne semble pas être en sevrage d’alcoolisme …
Un roman court, aux allures de polar, mais à l’intrigue historique solide.
Un bon moment de lecture, qui met l’accent sur les atrocités de la guerre, quelle qu’elle soit, et malgré l’expérience et le malheur constaté, pour lequel il est facile des dizaines d’ années plus tard de demander pardon. On sait bien que « on n’aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire » dit le poète.
Merci à Netgalley et aux éditions Fayard.
304 pages Fayard 3 septembre 2025
#Lodeurdelasardine #NetGalleyFrance
Un curieux roman entre policier et histoire, qui prend la Guerre d'Algérie comme toile de fond. Un récit de souvenirs et de mémoires, un récit chargé d'amertume où planent de nombreux fantômes car cette période est celle d'une "histoire mal ficelée, mal réglée".
Le journaliste Serge Raffy (Le Nouvel Obs, ...) connait bien les dessous de la République : il est l'auteur de plusieurs documents et romans sur nos personnalités politiques, de Defferre à Hollande.
Dans son avant-propos, il précise que L'odeur de la sardine est « un conte de faits », jolie formule pour nous dire que « la réalité est souvent bien plus extraordinaire que la fiction ».
Pour nous dire que « entre le vrai et le faux, ne cherchez pas à faire le tri. Ceci n’est donc pas un roman vrai. Seulement un vrai roman. »
Un vrai roman qui évoque la Guerre d'Algérie, une fois de plus oui, car « soixante ans après, cette tragédie pèse toujours sur les consciences » et les plaies ouvertes depuis le massacre de Sétif ne sont toujours pas toutes refermées, loin s'en faut.
Et ce n'est pas le texte récemment voté par notre Assemblée Nationale qui va me contredire ...
Charles Bayard, 85 ans, est assassiné un soir sur les quais de Seine. « Une seule balle dans la nuque. Du travail de professionnel ».
C'était un ancien officier, un « homme de l'ombre » et un « indécrottable gaulliste » à la « réputation sulfureuse, celle d’un grand flic flibustier, au parcours mêlant gloire et coups tordus. Il avait traversé toutes les présidences de la Cinquième République, en laissant toujours derrière lui un goût de mystère. Et une tonne de secrets ».
Julien Sarda, 63 ans à deux pas de la retraite, prend la tête du groupe d'investigation, une cellule des « enquêtes réservées ».
L'enquête va révéler rapidement que Bayard était en relation étroite avec un journaliste, Sébastien Rochas, pour rédiger ses mémoires.
A-t-on voulu faire taire un vieil officier devenu trop bavard parce qu'était venu le temps des remords ?
Le roman est un curieux mélange de roman policier, d'écrit journalistique et de souvenirs historiques.
Les amateurs d'Histoire avec un grand H seront peut-être désappointés : ce n'est pas un livre sur la Guerre d'Algérie d'où n'émergent que quelques événements et personnalités ayant marqué la mémoire des personnages du livre.
Le journaliste Serge Raffy n'a pas écrit un document sur ces événements et renvoie d'ailleurs plusieurs fois aux grands auteurs qui ont écrit sur cette guerre, comme Benjamin Stora ou même Jacques Ferrandez (celui de la BD).
Les fans de polars seront peut-être déroutés eux aussi : le groupe d'investigation est assez pâlot, seul en émerge le personnage de Sarda et « cette enquête n’en [finit] pas de promener l’équipe Sarda dans les méandres de l’histoire coloniale ».
Ces tours et détours vont masquer une fin plutôt surprenante, inhabituelle mais bien dans le ton désenchanté du roman.
Ce récit est plutôt un livre de souvenirs, de mémoires : les fantômes planent sur la plaine de la Mitidja, la Petite Californie, où s'installèrent dès le seizième siècle les juifs andalous fuyant l'Espagne, bien avant la colonisation française.
Le fantôme d'un professeur progressiste, Alain Obadia, qui enseignait au lycée français de Blida et qui a rejoint, dit-on, le maquis des nationalistes algériens.
Les fantômes de l'extrême-droite et même le trésor de guerre fantôme de l'OAS.
Le fantôme de « Jean-Jacques Susini. Fondateur de l’OAS, inspirateur de l’attentat manqué contre le Général, en 1964 ».
Entre quelques digressions érudites où l'auteur fait mine de s'égarer, le lecteur pourra apercevoir au loin les fantômes des réfugiés espagnols venus par la Cerdagne ou même celui du peintre Francisco de Goya qui cherche toujours son crâne, comme Hamlet celui de Yorick.
Shakespeare dirait peut-être qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de Méditerranée où l'atmosphère est sombre et les souvenirs chargés d'amertume : « l'affaire Bayard nous plonge dans un bain saumâtre, dans une histoire mal ficelée, mal réglée ».
Serge Raffy appuie là où ça fait mal et regrette que notre pays ait manqué l'occasion « d’une grande réconciliation fraternelle entre les deux nations » comme ce fut le cas après d'autres conflits. Il pointe l'incapacité de notre pays à intégrer cette salle guerre à son histoire.
Pour beaucoup, « il fallait oublier, passer à autre chose. [...] Tous prétendaient que, soixante ans après, il y avait prescription, que la page avait été tournée », mais ils se trompent lourdement car « une nation est un être vivant dont le passé est une richesse, même quand ce passé vous embrume l’âme et vous déchire. Le refouler était la pire des erreurs. »
Et notre actualité législative semble bien, hélas, donner raison à Serge Raffy ...
Sarah S, Personnel éducatif
L’Algérie est toujours au cœur de l’actualité française ; on parle tous les jours des citoyens français, journalistes ou écrivains, condamnés parle le régime et qui espèrent une libération. Les dissensions entre la France et l’Algérie montrent bien que la guerre, la colonisation et la décolonisation n’ont toujours pas été digéré…
Ce roman du journaliste Serge Raffy vient plonger le lecteur dans les méandres d’une histoire torturée, pleine de secrets et de fantômes. Entre enquête policière autour du meurtre du début et révélations de secrets d’état, l’auteur prodigue aussi une leçon d’histoire(s) qui ravira les amateurs d’anecdotes (cf. le crâne de Goya…).
Ce roman plutôt court se révèle être une lecture plutôt plaisante. Je trouve néanmoins que certains auteurs se sont confrontés à certains conflits (le Liban pour F. Paulin) ou les secrets de la République (les derniers livres de B. Dierstein ) avec plus de brio.
Je remercie vivement les éditions Fayard et NetGalley pour leur confiance.
Les lecteurs qui ont aimé ce livre ont aussi aimé :
NetGalley France
Bien-être, Non-fiction (Adulte), Références