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Couverture du livre pour La Gardienne

La Gardienne

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Date de parution 5 févr. 2026 | Archivage 7 mai 2026


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Résumé

Au cœur d’une sombre forêt du Morvan, tout près d’un lac aux eaux opaques, se dresse une maison en bois. C’est là que les Olsen s’installent, un jour de printemps. Le père, d’origine norvégienne, a imposé cet isolement à sa famille à la suite de la brutale agression subie à l’école par Rune, sa fille préférée qu’il a élevée comme un garçon.

Pour fuir ce monde hostile et violent, ils vivront désormais loin de tous, dans ces bois retirés. Leur Petite Norvège, comme il l’appelle, est une promesse d’autonomie et de sécurité. Mais certaines promesses sont des mensonges. Et, les filles Olsen vont bientôt le découvrir, la vie en vase clos peut aussi devenir le pire des pièges…

Au cœur d’une sombre forêt du Morvan, tout près d’un lac aux eaux opaques, se dresse une maison en bois. C’est là que les Olsen s’installent, un jour de printemps. Le père, d’origine norvégienne, a...


Note de l'éditeur

NB : Ce texte est une épreuve non corrigée.

NB : Ce texte est une épreuve non corrigée.


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FORMAT Grand Format
ISBN 9782265159228
PRIX 21,95 € (EUR)
PAGES 432

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Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

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Dès le debut, j’ai été emmitouflée par cette forêt du Morvan. Sonia Delzongle l’écrit avec une telle puissance que j’avais l’impression d’y être, d’en sentir l’humidité, d’en écouter le moindre frémissement.
Le lac, sombre et mystérieux, m’a donné la sensation de cacher autant de secrets que de dangers.
C’est un univers qui éveille tous nos sens… et qui ne nous lâche plus.

Au cœur de cette Petite Norvège, Rune et Gerda m’ont profondément touchée.
Elles ne racontent pas juste leur vie, elles racontent leur survie.
Leur quotidien enfermé, cette tension entre l’amour, la peur et la soumission… c’est quelque chose qu’on ressent physiquement et intensément en tournant les pages.

Ce roman m’a projetér dans une multitude d’émotions. Certaines belles d’autres beaucoup plus dures à supporter.
Sonia Delzongle a ce don presque troublant de nous faire entrer dans la psyché de ses personnages avec une précision qui donne le vertige. On ne lit pas leur histoire, on la vit à leurs côtés, parfois même à leur place, malgré le malaise, malgré la peur.

On ressent la beauté brute de la nature, mais aussi la noirceur humaine!

La Gardienne, c’est un texte vivant qui nous emprisonne dans cet univers poisseux... et nous fascine en même temps.

Êtes-vous également sensible aux descriptions de la nature?

Merci aux éditions #fleuveeditions ainsi que à @netgalleyfrance

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Dans La Gardienne, Sonja Delzongle installe une tension sourde et implacable au cœur d’un décor en apparence protecteur. La forêt du Morvan, le lac sombre, la maison de bois : tout concourt à créer l’illusion d’un refuge, d’un retour à une forme de pureté originelle. Mais très vite, le roman démonte cette promesse pour révéler un huis clos inquiétant, où la nature ne protège pas, elle enferme.

L’autrice explore avec finesse les mécanismes de l’isolement familial, nourri ici par la peur du monde extérieur. Le père Olsen, figure autoritaire et ambiguë, impose sa vision de la sécurité au nom de l’amour et de la survie. En cherchant à soustraire ses filles à la violence sociale, il les place sous une emprise plus insidieuse encore, où les règles se durcissent et les libertés s’effacent. Cette tension entre protection et domination constitue l’un des axes les plus puissants du roman.

Le personnage de Rune, élevée comme un garçon après une agression traumatisante, incarne à lui seul les contradictions de cette fuite en avant. Delzongle interroge avec justesse la construction de l’identité, la violence faite aux corps et aux rôles imposés, sans jamais tomber dans le didactisme. Les points de vue, subtilement travaillés, donnent au récit une densité psychologique remarquable, où chaque silence devient suspect, chaque geste lourd de sens.

Maîtrisant parfaitement les codes du thriller psychologique, Sonja Delzongle distille une angoisse progressive, presque organique. Le danger n’est jamais frontal ; il se glisse dans le quotidien, dans la routine, dans les non-dits. La Gardienne s’impose ainsi comme un roman tendu et profondément dérangeant, qui questionne la frontière fragile entre protection et enfermement, et rappelle que les pires menaces ne viennent pas toujours de l’extérieur.

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Mon résumé :

Je tiens tout d’abord à remercier Fleuve Edition et NetGalley pour leur confiance. Cela fait un non moment que je n’avais pas lu d’ouvrage de l’auteure, et je dois dire que mis a part, par le biais de Netgalley je n’ai jamais osé plonger dans l’univers de Sonja Delzongle. Apres avoir refermé ce roman, je me rends compte que c’est une belle erreur. J’aurais peut-être dû tenter de la découvrir plus tôt.

S’agissant d’un service presse, qui ne sortira pas avant presque 2 mois, je vais essayer de ne pas trop en dévoiler.

On va suivre ici le parcours d’une famille qui a fait le choix de s’installer en plein coeur d’une foret, proche d’un lac. Le père a pris cette décision afin de protéger l’une de ses filles qui s’est fait attaquée dans son établissement scolaire. Cette fille , c’est rune, que son père a décidé d’éduquer comme un garçon, c’est ainsi qu’une fois installé, il va lui apprendre les rudiments de la chasse, de la pêche…. et tout ça au détriment de sa 2eme fille qui va se sentir un peu seule et abandonnée.

Sa femme, va vite lui faire comprendre que c’est pas une façon de faire et que leurs deux filles méritent autant l’une que l’autre. Une dispute éclate et les coups vont commencer a pleuvoir…..

On a ici encore un roman dans lequel on va avoir du mal a décrocher, on a envie de savoir ce qui va se passer. On tourne les pages sans vraiment s’en apercevoir au point qu’on a vite fait d’arriver à la fin du roman.

Je le recommande vivement. A ceux qui aiment le suspense vous ne serez pas déçu.

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Quel cadre de vie plus enchanteur que celui de la « Petite Norvège », un chalet de bois construit au bord d’un lac, dans le Morvan ? C’est là que s’est réfugiée la famille de Frode Olsen, à la suite de l’agression de Rune, sa fille cadette. Frode a construit le chalet de ses mains, et la famille vit en autarcie quasi complète. Cette nouvelle vie convient bien à Rune, élevée comme un garçon, et à qui son père enseigne la vie dans la nature. Mais Gerda et sa mère ont plus de mal à s’adapter. Et toutes vont découvrir que l’isolement peut vite devenir un piège…

J’ai dévoré ce roman tout en contrastes et en nuances. On y trouve beaucoup de très belles descriptions de la nature et du comportement des animaux au fil des saisons. Le cadre – une maison isolée au bord d’un lac - semble enchanteur. Comment ne pas penser à Walden, d’Henry David Thoreau ? Mais très vite, Sonja Delzongle nous rappelle qu’on est dans un polar, avec de petites phrases comme « Les vrais tueurs sont souvent invisibles. » Le personnage du père également met mal à l’aise : choix éducatifs contestables, préférence affichée pour la cadette, il comporte une part d’ombre.
Après Apnée, La gardienne est une nouvelle réussite pour Sonja Delzongle. L’intrigue est riche et bien menée. C’est une lecture prenante.

Je remercie Netgalley et les éditions Fleuve pour le service presse.
#LaGardienne #NetGalleyFrance

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Je viens de tourner la dernière page de "La gardienne" de Sonja Delzongle dont je n'avais encore lu aucun roman (honte à moi !!). Les personnages de cette histoire me hanteront longtemps ! Le père, Frode, d'origine norvégienne, qui derrière une apparence placide cache sa véritable nature. La mère, Mathilde, qui essaie tant bien que mal de trouver sa place dans son couple mais qui souvent se laisse "fléchir " par son mari . Gerda , l'ainée des filles, à qui son père a dévolu la lourde tâche de gardienne et protectrice de sa sœur cadette, Rune. Rune que son père élève comme le garçon qu'il aurait tant aimé avoir.
C'est dans un endroit reculé du Morvan que va se passer un événement tragique dans un huis clos familial oppressant qui changera inéluctablement le destin de cette famille. Et dehors court un tueur en série...
Une intrigue à tiroirs, un suspense distillé savamment tout au long de l'histoire, des rebondissements hallucinants font de ce roman un page-turner implacable et on en redemande !!
Merci à Fleuve éditions et à NetGalley pour ce moment de lecture plus qu'addictif !

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Un polar se déroulant sur plusieurs années, de meurtres en séries à un père violent et ce n'est que le début. Sonja Delzongle nous promet encore une fois de bonnes sueurs froides.

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La gardienne est le premier roman de Sonja Delzongle que je lis. Eh oui, finalement, je lis peu de romans policiers, ou de thrillers…
Mais cette lecture est une chouette découverte !
La gardienne est un page turner impitoyable : je lui dois quelques matins difficiles, après des lectures jusqu’à point d’heure !!!
On suit la vie difficile des deux sœurs Olsen sur plusieurs années, entre amour-haine et relations toxiques avec leur père. Je ne m’attarde pas sur la description de l’intrigue, déjà bien documentée dans les critiques. Que choisit-on de devenir, après une éducation si particulière ? Quelle est la part de liberté dans nos choix de vie, contre nos parents ou dans la continuité ? N’y a-t-il pas d’autres voies ?
L’histoire mêle enquête sur des disparitions de jeunes filles, recherche d’un serial killer, vraies et fausses pistes savamment imbriquées.
Malgré ce méli-mélo, je suis restée scotchée à ma lecture, me demandant jusqu’au bout comment cela se terminerait, l’autrice soufflant alternativement chaud et froid…
Les plus : des héroïnes dont on ne sait parfois que penser, entre victimes et bourreaux, du suspense, du rythme.
Les moins : un peu beaucoup de rebondissements, de malheurs accumulés, de circonvolutions dans l’intrigue, qui s’en retrouve parfois un poil chargée…
Ces petits bémols m’empêchent de lui mettre un coup de cœur, mais ce roman reste un très bon divertissement !
Merci à l’éditeur et à NetGalley pour cette découverte en avant-première.

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Voici une famille coupée du monde suite à l’agression violente de la benjamine, Rune, laissée pour morte dans les toilettes de son école car élevée dans la différence. Suite à cet événement, les deux sœurs vont grandir au milieu de la forêt, puis s’éloigner l’une de l’autre. La Cause ? Un père autoritaire qui a développé une préférence pour la plus jeune des deux : Rune. Rune à qui il apprend les secrets, les bienfaits et les dangers de la forêt, Rune qu’il éduque comme le garçon qu’il n’a jamais eu. Gerda la gardienne, l’ainée, subit. Elle qui n’a pas su protéger sa sœur est mise à l’écart par l’implacable patriarche Frode.
Cette nature qui devait être salvatrice va devenir de plus en plus oppressante et inquiétante, d’abord à cause de cet isolement forcé puis suite à la découverte, au fonds du lac, du corps d’une adolescente disparue. Tout va basculer, tout va s’accélérer jusqu’à la rupture.
Gerda, devenue gendarme, va déterrer, avec l’aide de son mentor, des secrets bien enfouis de cette époque éprouvante quitte à en subir les conséquences.
Entre emprise, mensonge, incompréhension, colère, vengeance, l’auteure nous plonge dans un thriller psychologique sombre qui oppose les points de vue d’un même cercle familial. On veut comprendre ce qui s’est passé, ce qui a fait exploser l’harmonie fragile de cette famille. Et surtout qui est vraiment coupable ? Et coupable de quoi ?

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Un roman policier construit en deux parties. Ma première partie se concentre sur l'enfance/l'adolescence de deux soeurs auprès d'un père particulier.
La deuxième partie une fois adulte, la vraie enquête commence pour comprendre ce qui s'est passé et ce qui se passe encore. Du suspense et des retournements de situation

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Mon avis : 4*5 - Je recommande

J’ai découvert Sonja Delzongle avec ce nouveau roman, que j’ai eu la chance de lire avant sa sortie.
Il s’agit d’un thriller psychologique ambitieux, dans lequel l’autrice mêle intrigue familiale et isolement pour explorer nos peurs les plus intimes, y compris la peur de soi-même et de ce que nous sommes devenus.
Porté par une écriture immersive et une tension constante, le roman dépasse le cadre de la simple enquête pour offrir un polar à rebondissements, à la fois profond et troublant.
Félicitations à Sonja Delzongle pour sa capacité à créer une atmosphère oppressante, où la forêt du Morvan, le lac aux eaux opaques - presque glauque - et le silence deviennent de véritables moteurs de suspense, presque de nouveaux personnages.
Le récit plonge dans les zones d’ombre de la cellule familiale, marquée par les non-dits, les rapports de domination et une éducation traumatique qui façonne durablement les personnages, laissant au lecteur toutes les issues possibles…

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Merci NetGalley et Fleuve noir de m'avoir permis de lire ce dernier livre de l'auteure.
Une lecture glaciale dans la forêt du Morvan. Les Olsen et leur maison de bois dans la forêt n'ont vraiment aucun rapport avec La petite maison dans la prairie. Un bon moment de lecture . Commencé le 31 décembre...terminé le 1er janvier 2026.
Sortie officielle le 5 février.
Courrez chez vos libraires.

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vraiment stupéfiant et glaçant ; On ne peux pas s'arrêter de lire et la fin est surprenante. Les personnages sont époustouflants de vérité et on est pétris d'effroi sur ce que peut engendré l"éducation d'un enfant. A lire absolument

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Sonja Delzongle nous délivre un très beau roman aux facettes comme aux rebondissements multiples.
Il commence par le déménagement d’une famille depuis Lille vers la région du Morvan. Un changement radical pour les Olsen imposé par le chef de famille Frode Olsen, d’origine norvégienne, sa femme Mathilde et les deux filles, l’ainée Gerda et la cadette Rune. Un nouveau départ plutôt une fuite, après l’agression subie par Rune à l’école.

Les voici donc propriétaires d’une cabane que Frode a fait construire sur la base de ses plans dans l’objectif de pouvoir vivre en autarcie énergétique et d’un terrain de deux hectares au beau milieu de la forêt. Dans ce coin perdu loin des bruits et des fracas de la ville, Frode a l’intention de mettre à profit les richesses naturelles du lieu pour nourrir sa famille à leur faim : construire un potager, apprendre les rudiments de la chasse et de la pêche à ses filles et en particulier à Rune qu’il emmène régulièrement avec lui parcourir les bois jusqu’au lac. Une complicité entre le père et sa jeune fille au détriment de Gerda, pourtant considérée par son père comme la gardienne de sa petite sœur. L’instruction est à l’avenant : à la maison avec des livres et leurs parents comme instructeurs bienveillants. Ce portrait idyllique va bientôt se fissurer avant que l’impensable ne soit commis et les que les deux sœurs ne soient séparées.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là car dès la première page on est témoin de l’enlèvement d’une jeune fille qui sera séquestrée dans une cave. Quel rapport avec la première partie du roman ? Difficile d’en dire plus car l’auteure a volontairement cloisonné les événements afin d’offrir à ses lecteurs une nouvelle histoire venant s’imbriquer avec malice dans la première.

Quand la Scandinavie ne pas va aux lecteurs de thrillers elle vient s’inviter dans un roman bien français mais tout aussi glaçant que certains maîtres du polar de cette région que suivent les lecteurs afficionados de romans noirs comme moi.
Je pense sincèrement que l’autrice s’est bien amusée à construire ce scénario où sont regroupés tous les ingrédients d’un bon roman très noir : une cabane perdue dans une forêt près d’un lac, un père de famille austère qui régit la vie de famille tel un dictateur, des disparitions inquiétantes de jeunes filles, une enquête policière au long cours, de vilaines rumeurs qui bruissent de mauvais présages. C’est bien d’avoir les ingrédients c’est encore mieux quand le style est au rendez-vous et de style notre autrice n’en manque pas quand il s’agit que le lecteur puisse frissonner de plaisirs inavoués le poussant à ne pas lâcher son livre un seul instant. Pari réussi.

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Merci à Netgalley et aux éditions Fleuve pour cette lecture.

J'aime beaucoup Sonja Delzongle , j'avais beaucoup aimé Apnée dernièrement, mais moins Noir comme l'orage, aussi je me suis lancée sans savoir à quoi m'attendre.

Et nous voilà propulsé dans le Morvan, zone très isolée, où s'est installée une famille qui sur la papier a tout pour réussir.le père est d'origine norvégienne, se méfie du monde moderne et veut protéger sa famille, la mère se fait beaucoup de souci pour ses deux filles si différentes.

Gerda l'aîné, mal à l'aise aimerait fuir. Rune, la cadette, et chouchou de son père est parfaitement adapté à cet univers rude, coupé du monde, où elle a appris à chasser, et à vivre dans des conditions extrêmes.

Suite à une tragédie, les soeurs livrées à elle-même vont se séparer, pour mieux se retrouver plus tard....

Ce roman est vraiment divisé en deux parties: l'une centrée sur l'adolescence des filles, leurs vies en autarcie et leur place dans le monde.

Le deuxième, une fois adulte, quand des morts suspectes s'accumulent semblant pointer vers cette famille.

Sonja Delzongle reprend un peu ainsi la trame de son roman Apnée que j'avais beaucoup apprécié. Deux époques, un lien qu'il faut trouver et des évidences qui se dévoilent peu à peu. Sauf qu'ici, les thèmes abordés sont plus sombres: le survivalisme, et la crainte de la sociète, la logique sectaire, et la manipulation qui en découle, mais aussi le désir d'émancipation.

Un roman brillant que j'ai dévoré.

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Un thriller psychologique noir et immersif...

La famille Olsen part s'isoler dans la forêt du Morvan suite à l'agression d'une des sœurs.
Ce qui devait être un refuge, à l'abri des horreurs du monde va devenir un piège diabolique et fatal .

Une fresque familiale entre emprise patriarcale, mensonge et vengeance dans une atmosphère malaisante et glaçante.

Une tension qui monte crescendo.
Des personnages à la psychologie complexe et captivante.
Une écriture immersive et une construction intelligente.
Un excellent roman de @sonjadelzongle_pro qui reste dans un petit coin de la tête après avoir tourné la dernière page ...

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On va suivre la famille Olsen : à la suite d’un incident dramatique, Frode Olsen décide d’emmener sa famille vivre au fin fond de la nature loin de tout et reporte toute sa affection sur sa deuxième fille Rune, méprisant totalement Gerda.
Et puis arrive un terrible malheur qui va bouleverser la famille Olsen à tout jamais.
J’ai adoré suivre la relation entre ses deux sœurs si différentes et pourtant liées par un lien indéfectible. Il y a beaucoup de rebondissements, la tension est palpable et croissante tout au long du roman.
J’ai retrouvé dans ce roman ce qui m’avait séduit dans le tout premier roman de Sonja Delzongle et j’étais vraiment enchantée.
Je trouve que le dernier rebondissement n’était peut être pas utile, pour ma part ça ne m’aurait pas déranger de ne pas savoir.
Si vous aimez les thrillers à base de liens familiaux, foncez sur ce roman vous ne serez pas déçus.

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De voir sa famille éclatée, Gerda, est responsable malgré elle du sort de sa soeur et de leur sécurité. Mais qu’en est-il advenu de Rune ?


Fleuve éditions
02/26
435 p.
Résumé
L’éducation de Frode le père de la famille Olsen dictait à ses filles d’agir comme un garçon en toutes circonstances. Ainsi, la cadette Rune avait été tabassée par ses camarades d’école pour un comportement inapproprié selon les codes sociaux normaux. Pourtant sa grande sœur, Gerda, pas très éloignée des lieux, aurait dû veiller sur elle pour éviter ça. Alors, après le harcèlement dont a été victime la fillette, les Olsen ont fui Lille pour le Morvan.
Sur cette immensité boisée et isolée, surnommée la Petite Norvège en souvenir de sa Norvège natale, Frode Olsen avait convaincu sa femme Mathilde et sa famille de vivre en autarcie, possible avec la pêche, la chasse, la nature, mais aussi grâce à l’héritage du grand-père. Frode transmettait inlassablement à Rune, son acolyte exclusive, l’art de pouvoir subvenir à ses besoins dans la forêt. Conquise, la petite adhérait à ses idées tout en se détachant de sa grande sœur. Jusqu’au jour où, à la suite d’un accident, Rune a dû être imputée du pouce. Alors, celle-ci, prostrée dans une convalescence qui s’éternisait, contraignit Frode à poursuivre seul sa tâche d’alimenter sa famille de ressources naturelles. Cependant, l’inquiétude de l’avenir matériel incertain accentuant son tempérament impétueux et instable poussa le père et mari colérique au féminicide.
Or, en parallèle avec cette vie sauvage et rudimentaire, dans le secteur, des jeunes filles victimes du serial killer le « collectionneur » disparurent régulièrement. Une aubaine : en dénonçant leur père comme étant le prédateur recherché, Gerda et Rune s’en débarrassaient. Mais avant que les services sociaux n’aient pris à charge les deux enfants encore mineures, Rune se volatilisa dans les bois.
Une nouvelle destinée s’offre à Gerda, mais laquelle, sans sa sœur ? Avec bientôt l’espoir détruit de revoir sa cadette puisqu’un cadavre calciné au pouce amputé a été retrouvé dans l’espace de chasse de Rune. Comment vont réagir Gerda, puis Frode ?
Et le mystère s’épaissit lorsqu’une décennie plus tard, Lise Chance rouvre le dossier, et découvrir que Rune serait encore vivante.
Mon avis :
Mes vifs remerciement pour le service de presse à Fleuve Editions et Netgalley.

Je présente toutes mes excuses à l’autrice pour mon modeste résumé loin de rendre justice à la densité du récit, dont le développement fourmille de rebondissements. Rendez-vous-en compte : les éléments que je vous ai rapportés représentent seulement un tiers de ce roman noir. Quelle imagination !

Difficile de compter près de 450 pages relater autant des revirements de situations (on part d’un huis clos forestier pour évoluer dans les trépidations de la civilisation urbaine d’un commissariat …), des coups de théâtre (des morts brutales ou des blessures non pansées, des identités mouvantes), des manipulations psychologiques, pour dérouler un suspense palpitant… jusqu’à la fin.

Le scénario met en scène des personnages à des époques différentes, alors pour une meilleure structure de l’intrigue, les chapitres annoncent les flashbacks mentionnant l’année.

La couverture du livre, fidèle à une ambiance sauvage, hostile et glaciale, nous met en condition de pénétrer dans la rudesse du climat de la Franche-Comté, et peut-être donc, indirectement, dans la rigueur de la météo de la Norvège… où, avec justesse, le vocabulaire imagé décrit la faune et la flore, l’univers des Olsen. Une touche poétique sublime le suspense régi par l’agissement sordide des protagonistes.

Les personnages, particulièrement bien campés, sont diversifiés. Et par bonheur pour les lecteurs, la bienveillance des uns compense la noirceur des autres. Ainsi, on en aime certains, on en admire d’autres, et on en déteste plusieurs. On apprécie surtout la droiture et la force de Gerda, la gardienne du bien et du mal. Même si la peur est toujours présente à son sujet.

La plume fluide et glaciale de l’auteur accompagne notre héroïne Gerda dans ses choix difficiles. Immanquablement, la question nous vient : comment aurais-je moi-même réagi ?

Une lecture qui marque les esprits et ne laisse pas indifférent.
Ce que j’ai aimé :
La dérive de l’éducation du « non genré », même si cette position défendue est anecdotique dans cet ouvrage.

Citations
De grosses racines en tortillon sortie de terre, évoquant des tentacules, des nœuds dans le tronc qui rappelaient une paire d’yeux, une écorce plus ou moins rugueuse, des branches plus basses, le lichen formant une barbe grisonnante, le tronc épais et trapu ou, à l’inverse la silhouette gracieuse et onduleuse presque féminine.
Son cœur était-il de pierre ou avait-il emporté dans son âme des blessures qui ne se refermeraient jamais ? Sa violence était-elle une vaine défense contre un monde plus dur et plus cruel qu’il ne l’était lui-même ? un bouclier hérissé de pointes qui n’hésitait pas à planter dans la chair de sa chair.

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Après nous avoir offert une plongée en apnée dans les profondeurs de la mer rouge, Sonja Delzongle nous ouvre un roman dans la forêt luxuriante du Morvan. Alors qu'une famille pensait prendre un nouveau départ en changeant de vie, à l'abri des arbres, suite à l'agression subie par sa plus jeune fille. Pourtant ce lieu idyllique pourrait bien se révéler plus dangereux qu'il n'y paraît même si une gardienne est censée veiller sur ses proches...

Telle une spectatrice impuissante, je me suis retrouvée enracinée dans ce récit. J'ai été complètement happée par cette histoire où la forêt abrite de sombres histoires et de nombreux cadavres. Je me suis rapidement attachée à certains personnages et j'ai trouvé que l'auteure ne leur épargnait rien, ce qui ne peut que renforcer ce sentiment. J'ai aimé trouver des personnages forts qui, malgré les événements vécus vont continuer à avancer.

Si vous vous lancez dans cette histoire aux allures de contes horrifiques, je vous conseille de prévoir du temps devant vous. La plume de l'autrice est tellement prenante et se révèle un véritable plaisir à lire que l'on ne voit pas le temps défiler.

Merci aux éditions Fleuve et Netgalley France pour m'avoir permis de découvrir un très bon thriller qui tient en haleine, mais qui nous rappelle cependant qu'il n'est pas bon de trop s'attacher aux personnages 😉

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La famille Olsen, vit dans le Morvan
Frode, le père d’origine Norvégienne, Mathilde sa femme, Gerda l’aînée et Rune la cadette
Il vivent dans ce lieu paisible, isolé, en presque totale autarcie au bord d’un lac
Frode la nomme « La petite Norvège », il veut que sa famille retrouve la sérénité pour oublier l’agression dont a été victime Rune dans une cour d’école

Ce papa protège sa petite fille, mais en tant que viking, il aurait souhaité qu’elle soit un valeureux garçon, il l’initie donc à la survie…
une vie au grand air, pour le père et sa fille il lui fait découvrir, sentir, écouter cette nature, l’apprécier et la respecter

Toute la 1ere partie de ce livre est consacrée à la vie de cette famille, mais elle est loin d’être tranquille…
On vibre de peur pour les 3 femmes, de l’incompréhension des reactions du père, des moments de doute

Et là, tout dérape…

Des jeunes filles disparaissent

La deuxième partie bascule totalement
Je vous laisse découvrir l’enquêtrice qui mène les investigations, son identité est des plus surprenante

Un polar cadencé, qui monte en puissance, on frissonne, on ne visualise pas l’horreur, tout est insidieux, pervers.

Quelle beauté ! Quelle noirceur ! Quel suspense !

Un thriller psychologique profond où protéger flirte avec emprise, la vengeance conséquence du harcèlement

J’ai complètement été emballée par ce roman ! 👏🏻
Merci Sonja Delzongle

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Ce roman a été un véritable coup de cœur.

Après l’agression de leur fille cadette, une famille décide de s’isoler dans une maison en forêt pour tenter de se reconstruire. Très vite, le huis clos installe une atmosphère sombre et oppressante, où les blessures, les silences et les tensions prennent toute la place.

L’ensemble du roman est d’une intensité incroyable. L’immersion est immédiate, la tension psychologique constante, et les personnages sont d’une profondeur remarquable. On ressent leurs failles, leur douleur, leur fragilité. J’ai été bouleversée, parfois choquée, et profondément touchée.

La seconde moitié bascule vers une construction plus classique d’enquête. Même si j’ai légèrement regretté la perte de l’intensité du huis clos initial, l’ensemble reste cohérent, solide et maîtrisé.

Un thriller psychologique noir, puissant et exigeant, qui ne laisse pas indemne et se referme sur un dernier frisson.

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❤️ Coup de cœur ❤️
Gros coup de cœur pour ce roman de Sonja Delzongle, qui nous entraîne dans un huis clos familial aussi glaçant que bouleversant.
Dès les premières pages, l’auteure installe une atmosphère lourde, sombre et oppressante, qui ne cessera de s’intensifier au fil du récit.
Au cœur d’une forêt du Morvan, isolée près d’un lac aux eaux opaques, la maison des Olsen devait être un refuge, un havre de paix.
Elle deviendra pourtant le théâtre d’une lente descente dans l’horreur.
Le père, d’origine norvégienne, impose cet isolement à sa famille après l’agression brutale subie par Rune, sa fille préférée, élevée comme un garçon. Sous couvert de protection, il instaure peu à peu un climat profondément toxique. Comment ne pas détester ce père autoritaire, qui impose une vie coupée du monde à ses filles et dont la figure devient, au fil des pages, de plus en plus monstrueuse ?
Sonja Delzongle dissèque avec brio l’emprise psychologique et la violence sourde qui s’installent dans ce huis clos étouffant.
Le récit se déploie sur plusieurs parties, couvrant près de vingt années, et chaque nouvelle découverte nous entraîne toujours plus loin dans l’horreur.
Les révélations successives alourdissent l’atmosphère, nous plombent, nous prennent aux tripes et laissent le lecteur sans répit.
Cette « Petite Norvège », promise comme un lieu d’autonomie et de sécurité, se révèle être un mensonge terrible : la vie en vase clos devient un piège infernal.
Noir, intense et d’une puissance émotionnelle remarquable, ce roman marque durablement.
Une lecture éprouvante, dont on ne ressort clairement pas indemne.

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Et si le danger ne venait pas du monde extérieur… mais de la maison censée vous protéger ? 🌲🏚️

La famille Olsen s’isole au cœur de la forêt du Morvan, près d’un lac aux eaux opaques. Après l’agression de leur fille Rune, le père impose une vie en autarcie, loin d’une société qu’il juge violente. Mais très vite, cette retraite tourne au huis clos étouffant. Les filles Olsen comprennent que la menace ne se tient peut-être pas là où on l’imagine… 🌫️

🖤 La Gardienne de @sonjadelzongle_pro est une lecture bien sombre comme je les aime, avec des personnages tous plus malaisants les uns que les autres. Ce thriller est paru chez le 5 février 2026 chez @fleuve_editions.

Le roman alterne les points de vue, faisant monter le suspense crescendo. Chaque protagoniste est finement ciselé, d’une profondeur psychologique troublante, terriblement humain dans ses failles et ses contradictions. Les tensions, les silences, les élans de violence ou d’amour maladroit nourrissent une atmosphère oppressante qui ne nous lâche pas.

🌲 Et puis il y a le Morvan… La montagne et la forêt deviennent presque des personnages à part entière. Sublimes et menaçantes. On ressent le froid, l’isolement, l’impression d’étouffer entre les arbres. Un véritable huis clos à ciel ouvert.
Le récit se déploie sur deux décennies. D’abord une plongée lente et glaçante dans le quotidien des Olsen, marquée par une série de disparitions inquiétantes aux alentours. Puis, des années plus tard, les vérités enfouies refont surface, ravivant les blessures et révélant ce que le temps n’a jamais vraiment effacé. 🕰️

J’ai ADORÉ !!!

Impossible de le lâcher. J’étais en apnée aux côtés de cette famille dysfonctionnelle, dérangeante, parfois bouleversante. Mon cœur s’est serré plus d’une fois dans cette forêt pleine de secrets.
Ce n’est pas un thriller qui mise uniquement sur l’action : il prend son temps, installe son malaise, explore les failles humaines… et c’est précisément ce qui le rend si puissant. 🖤

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Juin 1997, Lille, Rune, 13 ans, la fille cadette de Frode et de Mathilde, a été sauvagement attaquée par quatre garçons; le père décide de les mettre à l'abri, ainsi que sa fille aînée, Gerda, 14 ans, dans le Morvan, dans un coin perdu où ils vivent en presque totale autarcie. Je n'en dirai pas plus car ce n'est que le début d'une intrigue foisonnante, d'une grosse pelote dont les fils emmêlés seront tirés avec une grande maestria par Sonja Delzongle. Cette décision est le catalyseur d'une série d'évènements, en apparence sans liens les uns avec les autres, mais qui s'imbriquent petit à petit en un puzzle diaboliquement organisé. La lectrice que je suis a été tenue en haleine tout du long avec des retournements de situation assez imprévisibles même s'ils sont parfois à la limite du crédibles, un art consommé de la tension croissante et du suspense parfaitement entretenu.
Ce thriller sur fond de survivalisme m'a par-ci, par-là, fait penser à "My absolute Darling" de Gabriel Tallent où le père initie sa fille à la vie sauvage et "Les Filles du chasseur d'ours" d'Anneli Jordahl. Comme dans ses romans, beaucoup de violence, un retrait de la civilisation, une nature pas forcément accueillante contre laquelle il faut fourbir ses armes, et des jeunes filles dont le rapport au père est fait d'admiration-haine.
C'est le troisième thriller de Sonja Delzongle que je lis et c'est celui que je trouve le plus abouti. A bientôt pour le suivant....

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Un thriller dense et addictif !
Après un début de lecture un peu mitigé, en raison des répétitions qui donnent l’impression que le roman a été écrit sous forme de série, avec les rappels à chaque nouvel épisode, on finit par être bien pris dans l’intrigue, difficile à lâcher.

Les deux soeurs, Rune et Gerda, n’ont pas une vie banale. La famille a fuit la Norvège après que Rune a été victime d’une agression, et vit quasiment en autarcie à l’orée d’une forêt et le père fait régner une ambiance de violence qui ne demande qu’à exploser.
Il s’est arrogé le droit de contrôler l’éducation de Rune, l’élevant comme un garçon, celui qu’il n’a pas eu.


« Dès qu'elle avait été capable de marcher, il s'était mis en tête d'élever sa deuxième fille comme un garçon. « Devenir un homme, ça s'apprend, affirma-t-il. Ce n'est pas parce qu'on naît avec une paire de couilles qu'on en est forcément un. »


Dans le voisinage, plusieurs jeunes filles ont disparu au cours des dernières années. Lorsqu’au cours d’une partie de pêche, une ligne accrochée au fond du lac ramène une poignée de cheveux roux , Rune garde le précieux indice qui pourra être utiliser plus tard, lorsque les voies de fait auront succédé aux menaces.

Un drame survient disloquant le peu de liens de la famille.

Le récit reprend des années plus tard, et l‘on retrouve Gerda alors qu’elle a rejoint la gendarmerie d’Avallon, sous un autre nom. De nouvelles affaires de disparition se produisent et elle plonge dans le passé, le sien et celui des disparitions inexpliquées, aidée par le commissaire Moulin, un officier à la retraite.

L’histoire esquissée ici est en réalité beaucoup plus complexe mais il serait dommage de dévoiler tous les ressorts de cette intrigue passionnante.

S’il n’y a pas vraiment de thème social ou politique à défendre, si ce n’est une évocation des risques du harcèlement à l’école,

« Rune était devenue l'objet d'un harcèlement permanent, auquel participaient aussi quelques filles de sa classe. Elle n'en avait rien dit, ni à ses parents, ni à sa sœur, pourtant scolarisée dans le même établissement, mais dans la classe supérieure, en quatrième. Quant aux professeurs, soit ils ne remarquaient rien, soit ils faisaient semblant de l'ignorer, par lâcheté ou indifférence. »


on est suffisamment pris par la construction et les rebondissement pour ne pas avoir besoin de plus.


On s’attache vite aux personnages, et surtout aux deux soeurs à la personnalité très différente, chacune apportant à sa manière une accroche affective entre le lecteur et elle.
Très réussi, ce roman m’a emportée.

Merci à Netgalley et aux éditions Fleuve

432 pages Fleuve 5 février 2026
#LaGardienne #NetGalleyFrance

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Sonja Delzongle est née le 28 août 1967 à Troyes. Femme de lettres, elle s'est consacrée à la peinture, a exercé différents métiers avant de devenir journaliste et romancière. Mais elle a choisi un genre qu'elle maîtrise à la perfection, si bien qu'elle a fondé le collectif : les louves du polar, mettant ainsi en valeur le polar féminin. Les éditions Fleuve propose aux lecteurs 'La Gardienne', un roman policier, un thriller et roman psychologique à la fois, un livre étonnant et captivant paru le 5 février 2026

Une famille s'installe dans le Morvan afin de fuir le souvenir d'un drame : le harcèlement et l'agression de leur enfant prénommée Rune. Mais l'isolement dans la 'petite Norvège', une maison de style scandinave, lovée sous les arbres d'une forêt, n'apporte pas la paix à une famille dont la mère et ses deux filles vivent sous la férule d'un père d'origine norvégienne, convaincu d'avoir trouvé la tranquillité et la sécurité dans une existence fondée sur l'autarcie. Les drames s'enchaînent au fil des années, des cadavres de jeunes filles, la mort de la mère et l'incarcération du père. Qui est le coupable de ces atrocités ? Quel avenir pour les deux soeurs ? Quel secret dissimule Gerda l'aînée, secret qui va brouillé une enquête déjà compliquée.

L'auteur a su choisir le cadre parfait pour un thriller, une maison perdue dans le Morvan, terre de forêts et de neige. L'isolement se prête à l'étude psychologique des personnages menée par l'auteur et mérite pleinement d'être classé dans le polar rural.
Deux histoires sont racontées avec une rupture, celle de la mort violente de la mère, deux récits se produisant à des époques différentes : l'enfance des filles, et 17 ans plus tard.
Les personnages importants apportent un récit de leur histoire qui complique l'issue de l'intrigue, et dans chacun d'entre eux, le lecteur découvre une part sombre.
L'étude psychologique des protagonistes étoffent ce roman noir et dur où les plus innocents dissimulent un secret, car chacun est pourvu d'une double personnalité dont la face sombre est presque monstrueuse.
L'auteur a le talent de brouiller les pistes et de tromper l'ancien capitaine de police. Ce dernier ne voit que l'arbre qui cache la forêt et oublie son instinct de fin limier, brouillé par les apparences. Celle censée protéger sa cadette, devient gendarme, victime et criminelle en gardant un secret qui efface la traçabilité de meurtres en série.

L'auteur a écrit un roman captivant aux rebondissements inattendus. Ses personnages bouleversent les codes reçus en présentant une dualité qui les déchire : le mal contre le bien, la jalousie contre la fraternité, la vengeance contre la paix. La fin seulement du roman permet aux lecteurs de comprendre qu'il y a toujours une part sombre en chacun de nous.

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WAOUH !!! MAIS QUEL COUP DE COEUR!!!! pour moi le gros point fort de ce livre est carrément la psychologie des personnages! Cette famille qui m'a ému au plus au point! Comment un père peut éduquer et aimer ces deux filles de façon tellement opposés et les repercussions que cela engendre sur elles et leurs futurs!
Un roman glaçant captivant je n'ai pas pu le lâcher ! J'y pense encore qq semaines après l'avoir lu! et je ne fais que le recommandez autour de moi!
Je découvre l'autrice avec ce roman c'est donc mon 1er mais surement pas mon dernier !

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Sonja Delzongle nous plonge dans une forêt du Morvan, où la famille Olsen tente de se reconstruire après qu’un drame ait frappé Rune à l’école. Le père, norvégien, vante cette retraite au cœur des bois comme un havre d’autonomie… mais l’utopie se transforme vite en huis clos étouffant.

Delzongle a créé une atmosphère lourde, presque moite, où la forêt semble peser autant que les non-dits. Les allers-retours entre passé et présent sont menés avec justesse, et on avance pas à pas dans la reconstitution d’une éducation qui a déraillé. Gerda, surtout, porte le roman à elle seule : cette fille mise à l’écart, qui choisit un métier de protection, est d’une complexité fascinante.

La Gardienne m’a vraiment marquée par sa façon de dépasser le simple polar pour interroger les mécanismes de l’emprise familiale. Delzongle ne nous lâche jamais, alternant scènes oppressantes et révélations qui frappent fort.

Un grand merci à Netgalley et aux éditions Fleuve/Fleuve noir pour cette découverte.

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« La gardienne » de Sonja Delzongle est un roman qui s’insinue lentement sous la peau, comme une humidité froide qui ne vous quitte plus. Un huis clos familial noir, profondément psychologique, où la nature devient décor, refuge… puis menace. Un roman d’atmosphère, de tension et de domination, où le malaise psychologique prime largement sur l’action.

Un huis clos au cœur d’une forêt menaçante

Dans une forêt dense et inquiétante du Morvan, près d’un lac aux eaux opaques, s’élève une maison en bois coupée du monde. C’est là que la famille Olsen s’installe, fuyant une société jugée dangereuse après une agression brutale.

Ce déménagement n’est pas un simple exil : il devient un projet idéologique, un fantasme de protection et de contrôle. Frode, le père, rêve d’une « Petite Norvège », un refuge autonome, pur, sécurisé. Mais très vite, le lecteur comprend que cette promesse de protection dissimule une dérive plus sombre : celle de l’isolement imposé, du repli autoritaire et d’une emprise psychologique étouffante.

La nature n’est pas neutre : elle devient complice du silence.

Un thriller psychologique sur l’emprise et la peur

Le roman explore la frontière entre protection et enfermement. Ce qui devait sauver la famille devient un piège. Le huis clos familial se transforme progressivement en terrain de tensions, de secrets et de violences. Sonja Delzongle dissèque la peur du monde extérieur, la construction d’une paranoïa, la manipulation au sein du noyau familial, la manière dont un parent peut façonner, voire déformer, l’identité de ses enfants.

Les filles Olsen ne tardent pas à comprendre que la menace ne vient peut-être pas seulement de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur même de leur foyer.

Sonja installe un malaise progressif. Frode ne crie pas, ne frappe pas (du moins pas frontalement), ne s’impose pas par la force brute. Il agit autrement, sournoisement.

C’est une violence structurelle, une violence invisible, psychologique, insidieuse. Et c’est précisément ce qui rend le roman si dérangeant : rien n’est spectaculaire, tout est lent, progressif, normalisé.

Des personnages marqués par le trauma et le silence

Rune est l’un des personnages les plus troublants du roman. Élevée comme un garçon, blessée par la violence du monde, elle incarne une identité fracturée, tiraillée entre ce qu’elle est, ce qu’on attend d’elle et ce qu’on lui impose.

Chacun porte ses blessures, ses illusions, ses contradictions. Frode, notamment, est un personnage ambivalent : à la fois protecteur et tyrannique, aimant et inquiétant.

Ce qui frappe, c’est la progression psychologique : la tension ne repose pas uniquement sur l’intrigue, mais sur l’évolution intérieure des personnages, leur peur, leur lucidité progressive et leur désir de liberté.

« Chacun de nous a des parts obscures, et d’autres plus lumineuses. Parfois, c’est l’ombre qui l’emporte. »

Le refuge, promesse ou piège ?

La grande force du roman, c’est ce renversement symbolique : ce qui est censé protéger devient ce qui enferme, ce qui est censé sécuriser devient ce qui détruit, ce qui est censé sauver devient ce qui abîme.

La « Petite Norvège » n’est pas un refuge. C’est une bulle de contrôle. Un micro-monde où une seule vision est autorisée.

Une réalité unique, imposée, verrouillée.

Et c’est là que « La gardienne » devient profondément politique et sociologique : le roman parle de famille, mais aussi de radicalisation douce, de repli identitaire, de peur de l’autre, de construction idéologique par l’isolement.

Écriture, rythme et atmosphère

La plume de Sonja Delzongle est froide, tendue, sensorielle. Tout est dans l’ambiance, le non-dit, les silences, les regards, les tensions diffuses.

Le rythme est volontairement lent, c’est une lente descente, une pression continue, un étouffement progressif. Un roman qui n’explose pas : il asphyxie.

Ce que « La gardienne » raconte vraiment

« La gardienne » dissèque avec une précision glaçante les mécanismes d’une violence intime, invisible, profondément destructrice. Sonja Delzongle explore la domination familiale dans ce qu’elle a de plus insidieux : une autorité qui ne se revendique jamais comme telle, mais qui s’exerce au nom du bien, de la protection, de l’amour. Le contrôle parental devient ici un outil de pouvoir absolu, justifié par la peur du monde extérieur et par un traumatisme instrumentalisé. Peu à peu, cette peur est construite, entretenue, nourrie, jusqu’à devenir un cadre de pensée unique, un prisme à travers lequel tout doit être perçu.

L’isolement n’est alors plus seulement géographique, il devient idéologique. En coupant ses filles du monde, Frode façonne leur réalité, impose sa vision, verrouille toute possibilité de contradiction. C’est le cœur de l’emprise psychologique : faire croire qu’il n’existe pas d’alternative, que toute autre vie serait nécessairement dangereuse, violente, destructrice. Dans cet enfermement, les identités se dissolvent. Les filles Olsen ne sont plus libres de se construire ; elles sont remodelées selon une volonté qui n’est pas la leur. La dépossession identitaire est progressive, presque imperceptible, mais irréversible.

« La gardienne » raconte ainsi une manipulation sous couvert de protection, une violence qui ne crie pas, qui ne frappe pas, qui ne laisse aucune trace visible. Une violence lente, méthodique, normalisée, qui agit par le silence, la peur et la dépendance. C’est une violence qui ne fait pas de bruit.
Celle qui ne laisse pas de bleus sur la peau.
Celle qui, pourtant, détruit en profondeur.

La figure de la gardienne

Un autre niveau de lecture s’impose peu à peu, plus subtil, presque troublant : « La gardienne » n’est pas qu’un titre, c’est une présence. L’un des personnages endosse ce rôle, consciemment ou non, et veille sur quelque chose, ou sur quelqu’un. Garder, ici, ne signifie pas forcément protéger. Garder, c’est surveiller, retenir, préserver un ordre établi, empêcher le mouvement. Cette figure de la gardienne incarne cette frontière floue entre soin et contrôle, loyauté et soumission, protection et enfermement. Elle est à la fois rempart et verrou, témoin et actrice d’un système qui se perpétue parce qu’il est accepté, intériorisé, parfois même défendu.

Mon ressenti de lectrice

J’ai trouvé « La gardienne » puissant, sombre et dérangeant, dans le bon sens du terme. C’est un roman qui met mal à l’aise, qui pousse à réfléchir et qui interroge notre rapport à la protection, au contrôle et à l’éducation.

On n’en sort pas secoué par l’action, mais par la prise de conscience. Par ce que le livre montre de la famille, du pouvoir, de la peur, de la domination. C’est une lecture qui ne cherche pas à plaire. Elle cherche à déranger. Et, clairement, elle y arrive à la perfection !

Pourquoi je lis toujours les romans de Sonja Delzongle ?

Ce que j’aime profondément chez Sonja Delzongle, c’est sa capacité à ne jamais se répéter. À chaque nouveau roman, elle change de registre, de ton, de terrain, parfois même de manière radicale, prenant le lecteur à contre-pied là où il ne l’attend pas.

Elle explore d’autres thématiques, d’autres formes de noirceur, d’autres tensions, sans jamais s’installer dans une zone de confort. Et pourtant, malgré ces virages parfois à l’opposé de ses livres précédents, la magie opère toujours. Chaque lecture devient une nouvelle expérience, un nouvel enchantement, une promesse renouvelée. Lire Sonja Delzongle, ce n’est pas chercher à retrouver un schéma familier, c’est accepter de se laisser surprendre, bousculer, déplacer, et c’est précisément pour cela que je la suis, livre après livre, avec la même confiance et le même plaisir.

Pour qui ?

Les lecteurs qui aiment les thriller psychologiques
Ceux qui sont friands de huis clos
Les amateurs de romans lents, tendus, oppressants
Les lecteurs sensibles aux thématiques de domination, d’emprise, de violence invisible

Conclusion

« La gardienne » est un roman sombre, intelligent, dérangeant, profondément humain dans sa noirceur. Un roman qui laisse une trace. Silencieuse. Mais durable…

« Plus tu sais de choses, plus tu es libre. Ce que tu sais, on ne peut pas te l’enlever. »

Un grand merci à NetGalley et à Fleuve Noir pour cette lecture.

#Lagardienne #SonjaDelzongle #Fleuve #NetGalley

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[ Noir 🖤 ]

Wahou quel thriller ! Je l’ai savouré avec plaisir, presque religieusement.

C’est au coeur du Morvan que les Olsen se sont installés.
Loin de tout, en quasi autarcie.

Un choix guidé par le désir de se couper du monde après l’agression brutale de leur fille Rune par 4 ados au sein de l’école.

Cette vie sauvage, Frode Olsen, il l’a dans le sang. Norvégien de naissance, il fait le choix d’élever sa petite Rune comme un viking. Laissant son aînée Gerda, de côté …

Un isolement forcé qui va les précipiter dans un piège. Ce huis clos à ciel ouvert va les pousser vers le pire.

Un roman qui se déroule sur 2 décennies, avec une première partie très sombre, mystérieuse et pesante. Avec en toile de fond la disparition de jeunes adolescentes à proximité des Olsen.

Et une seconde partie beaucoup plus axée sur une enquête policière, 20 ans plus tard.

J’ai ADORÉ !!!

Ce thriller m’a pris dans ses filets dès les premières pages, impossible à lâcher, coincée en apnée aux côté de cette famille dysfonctionnelle mais attachante.

Je ne saurais même plus dire combien de fois j’ai senti mon cœur se fissurer au sein de cette forêt.

L’intrigue ne s’essouffle jamais, même si la première partie tient plus du roman noir que du thriller haletant, mais c’est ça que j’ai apprécié, cette construction hyper intéressante du récit.

Je ressors profondément marquée par la famille Olsen, par l’histoire de ces deux sœurs.

C’est puissant, prenant et touchant.

Mon préféré de l’autrice désormais 🖤

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C'est une intrigue complexe que nous propose cette année Sonja Delzongle. L’action Scandinavie quand Frode et Mathilde se rencontrent. Ils vont s’installer à Lille avec leurs deux filles. Frode qui voulait un fils se retrouve flanqué de 2 filles et décide d’éduquer Rune, la plus jeune, comme un mec.
L’ainée, Gerda, la « gardienne » a bien des difficultés à assumer ce rôle qui lui a été dévolu par son père. Elle est responsable de Rune et doit la préserver.
Ainsi Rune subira des sévices alors que la famille habite Lille. Gerda en sera rendue responsable et Frode décidera de tout quitter pour s'installer au milieu de nulle part, dans le Morvan, près d’un lac, en autosuffisance, au moment où la région connait une vague de disparition de jeunes filles.
Les relations familiales sont difficiles, la mère subit des violences et les filles en sont témoin.
Puis survient le drame de la séparation et la « gardienne » ne peut plus assumer son rôle, les enfants sont séparées et partent en famille d’accueil. Pourtant, après quelques années, Gerda va se mettre à la recherche de sa petite sœur disparue.
L'auteur entraîne donc ses lecteurs dans une quête de la sœur alors qu’adulte la « gardienne » est devenue gendarme. Elle sera aidée par Moulin, son ancien mentor et tous deux seront prêts à franchir la ligne rouge pour arriver à leurs fins.
Le récit (1997-2017) n'est pas chronologique, ce qui ajoute un peu de confusion dans la compréhension mais les personnages ambigus sont précis, fouillés. Le lecteur est malmené certes, mais il ne peut pas se perdre. Il sera guidé par la plume de Sonja dans les méandres des cerveaux perturbés des différents personnages.
Vous l'aurez compris chaque piste que vous empruntez peut être fausse, est sans doute fausse d'ailleurs car c'est à la toute fin de cet l'opus que vous pourrez dire : ah tout de même !
Au-delà de l'intrigue vous serez amené à vous questionner sur la famille : peut-on imposer à des enfants de jouer le rôle des parents et autre questions diverses, notamment lié au genre et à l’éducation ?
C'est une galerie de personnages que nous accompagnons, majoritairement peu recommandables, tous psychologiquement faibles. 432 pages de recherche de la vérité : qui a donc assassiné ces jeunes femmes, qui les a abandonnée dans l'eau du lac ?
Je remercie NetGalley et l’éditeur pour leur confiance #LaGardienne #NetGalleyFrance

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J’ai rapidement compris que ce thriller allait me plaire. Par son atmosphère, pour commencer. Un sentiment d’oppression m’a prise en étau dès les premiers chapitres. Une tension dans l’air, une instabilité trouble, comme l’impression d’être en équilibre sur un fil, à la merci du moindre petit souffle. J’ai apprécié la subtilité avec laquelle l’autrice fait peser la menace page après page, entretenant la confusion, amorçant l’inévitable « déclin » qui va suivre. La suite de l’intrigue nous plonge dans une noirceur autre, qui m’a peut-être moins passionnée mais qui est tout aussi déchirante.

« La gardienne » est un thriller sombre et intransigeant, qui tire un peu vers le roman noir et qui a su captiver mon attention jusqu’à la dernière page.

Ma chronique complète est disponible sur le blog.
Caroline - Le murmure des âmes livres

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📖 LA GARDIENNE — Sonja Delzongle
✨ Thriller intense & dérangeant
⭐️ Note perso : 4,5/5

📍 Résumé sans spoilers
Au cœur d’une sombre forêt du Morvan, tout près d’un lac aux eaux opaques, se dresse une maison en bois où la famille Olsen s’est installée pour fuir le monde après la violente agression de leur fille Rune. Le père, persuadé que l’isolement est la seule solution, transforme cette retraite en un refuge strict — mais ce qui devait être une promesse de sécurité devient un piège étouffant. Très vite, les filles Olsen réalisent que la vie en vase clos peut être bien plus dangereuse qu’on ne l’imaginait… et que certaines promesses cachent des mensonges 😨. 

🧠 Ce que j’ai aimé :
✔️ L’ambiance oppressante qui s’installe progressivement
✔️ La tension psychologique presque insidieuse
✔️ Les personnages aux dynamiques complexes
✔️ Une exploration de la peur, de l’enfermement et de l’instinct de survie 

💭 Ce livre m’a profondément immergé dans un huis clos où la nature devient presque un personnage à part entière, et où on ressent chaque question, chaque peur, chaque soupçon… C’est dérangeant, puissant et tellement captivant. 🔥

📌 À lire si :
✔️ Tu aimes les thrillers psychologiques qui s’installent lentement mais sûrement
✔️ Tu apprécies les récits avec une atmosphère sombre et immersive
✔️ Tu veux une lecture qui te happe émotionnellement 😶‍🌫️

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Zoom sur « La gardienne » de Sonja Delzongle, à paraître chez Fleuve Éditions le 5 février.
Un roman que j’avais hâte de découvrir, mais que j’appréhendais aussi puisque les précédents de l’autrice ne m’avaient pas totalement convaincue.
Au fond des bois du Morvan, les Olsen ont choisi l’isolement comme refuge. Une maison en bois, un lac sombre, et l’illusion d’une vie à l’écart du danger.
Après l’agression de Rune, leur père impose cette fuite en avant, persuadé que le monde extérieur est une menace.
Mais loin des regards, les règles changent, et ce qui devait protéger les filles Olsen pourrait bien devenir leur pire ennemi.

Dès les premières pages, l’intrigue m’a embarquée. Tout s’installe très vite et l’on se retrouve plongés dans une atmosphère malsaine et oppressante. Cette maison perdue au cœur de la forêt, coupée du monde, devient peu à peu le théâtre d’un huis clos angoissant, où rien ne laisse présager une issue heureuse. On sent que quelque chose cloche, que le danger rôde.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Gerda. Elle m’a parfois bouleversée. J’ai ressenti pour elle une immense empathie, ainsi qu’une profonde tristesse face à ce qu’elle traverse. Mais elle n’est pas la seule : d’autres personnages m’ont également beaucoup touchée.

J’ai aussi apprécié la construction du roman. Le récit s’étend sur plusieurs années, ce qui permet de suivre l’évolution des personnages et de mesurer l’impact de leurs choix. Certains parcours se révèlent d’ailleurs surprenants.

Le rythme et l’intrigue sont parfaitement maîtrisés, et je n’ai ressenti aucune longueur. Quant au dénouement, il est à la hauteur de l’ensemble et a su me surprendre.

En résumé, c’est une excellente découverte. Un thriller sombre et prenant, pour lequel j’ai frôlé le coup de cœur, et que je vous recommande vivement.

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Sortie le 5 février 2026
Tout d’abord, je tiens à remercier NetGalley et Fleuve Éditions pour ce service presse. "La Gardienne" est le nouveau roman de Sonja Delzongle, un thriller convaincant et bien écrit.
Au cœur d’une sombre forêt du Morvan, tout près d’un lac aux eaux opaques, se dresse une maison en bois. C’est là que vivent les Olsen depuis l’agression subie par leur fille Rune à l’école. Le père a imposé cette retraite, présentée comme une promesse d’autonomie et de sécurité, afin de fuir un monde qu’il juge violent. Mais les filles Olsen découvrent rapidement que cette vie en vase clos est en réalité un piège.
Quoi de mieux, en apparence, que de vivre dans la nature, éloigné de tout ce qui peut faire du mal ? La promesse est séduisante sur le papier, mais ici le rêve se transforme peu à peu en cauchemar. Le style de l’autrice est fluide et agréable, les descriptions détaillées, et l’immersion est totale. J’ai été emportée par le récit, traversée par de nombreuses émotions au fil des pages. Un père inquiétant, des enfants qui s’éloignent progressivement, une mère trop effacée : le drame s’installe lentement, mais sûrement. J’ai toutefois été un peu prise de court à la moitié du roman, pensant que l’on approchait du dénouement. Une indication plus claire d’une seconde partie aurait sans doute facilité la transition. Il m’a fallu un court moment pour me replonger dans ce nouvel élan, mais j’ai rapidement retrouvé le rythme et beaucoup apprécié la fin.
"La Gardienne" est un thriller prenant, qui ravira sans aucun doute les amateurs du genre.
#LaGardienne #NetGalleyFrance

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🥰Immersif, fin et intelligent

J’ai adoré ce nouveau livre de @sonjadelzongle_pro … complètement différent de ses anciens et complètement identique en même temps.

Différent car ce n’est pas un polar au sens propre : il n’y a pas d’enquête réelle, ni sa petite marque de fabrique habituelle.
Mais identique car ses personnages ont toujours cette profondeur. L’auteure sait nous faire ressentir cette empathie pour eux ; ils représentent cette part d’humanité qui fait que…

Alors oui, nous sommes dans un livre au rythme lent, mais punaise, qu’il est immersif ! J’ai totalement été dépaysée lors de cette lecture. Je ressentais les éléments que je ne faisais pourtant que lire, je voyais ces paysages, cette forêt (pour l’anecdote, un certain arbre s’est même insinué dans un de mes rêves… c’est dire à quel point je vivais ma lecture). Je ressentais leurs émotions… bref, vous comprenez.

J’ai aussi aimé ce mélange entre style nordique, contes et touche de roman, le tout bien sûr saupoudré de suspense et de rebondissements qui nous tiennent en haleine. Je disais que ce n’était pas un polar au sens propre car l’intensité du livre ne repose pas sur une enquête effrénée, mais sur la famille, sa dynamique, ses traumas, ses forces et ses faiblesses, ou plutôt ces forces qui deviennent des faiblesses par excès ou par extrémisme. La force du livre repose sur cette tension psychologique, autant celle des personnages que celle qui nous engloutit nous, lecteurs.

🥰En conclusion, un livre dont je ne peux pas parler des personnages sans rien dévoiler (à part princesse Yvonne bien sûr 😻), car chacun cache son jeu, chacun possède sa part d’ombre, chacun surprend pour le meilleur ou pour le pire. Un livre d’une tension permanente, immersif, fin et intelligent… encore une réussite pour cette autrice qui parvient à me surprendre et à se renouveler à chaque fois.

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Un thriller époustouflant parfaitement orchestré !
La famille Olsen s'installe dans une forêt du Morvan, un endroit isolé choisi pour sa quiétude à la suite d’un drame. Pour fuir ce monde hostile et violent, ils vivront désormais loin de tous… Ce qui devait protéger les sœurs Olsen devint un lieu de tous les dangers, un huis clos étouffant où la frontière entre protection et oppression paternelle s'efface. Les jeunes filles vont bientôt découvrir que la vie en vase clos peut se révéler le pire des pièges...

Le roman dépasse le cadre de la simple enquête pour offrir un polar à rebondissements, à la fois profond et troublant. Un récit porté par les zones d'ombre d'une famille marquée par les non-dits, les rapports de domination et une éducation traumatique qui façonne durablement les personnages.
Une intrigue magistrale sous une tension omniprésente, bouleversante et poignante.

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