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Jours de révolte

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Date de parution 13 août 2025 | Archivage Aucune


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Résumé

Hong Kong, 2019. Une capitale au bord du gouffre regardée par le monde entier. Alors que les manifestations contre le gouvernement font rage, une étudiante se passe de l’eyeliner devant le miroir en bavardant avec sa camarade de chambre. Leurs sujets du moment ? Nourriture, vêtements, petits boulots… réserves d’eau souillées au gaz lacrymogène et téléphones détruits lors d’altercations avec la police.
Composé de dix chapitres entrecroisés autour d’une étudiante du nom de Panda, Jours de révolte brosse les espoirs, les désirs, les hésitations, la colère et l’affliction de la société hongkongaise, livrée à la violence des armes et de la politique dans une mégapole rutilante.
Une fresque chorale et granulaire sur l’âme d’une ville au bord de la désintégration, qui questionne l’héroïsme dans un monde en tons de gris où les smartphones ont remplacé les idéaux.

Traduit du chinois (Hong Kong) par Y. L.

Hong Kong, 2019. Une capitale au bord du gouffre regardée par le monde entier. Alors que les manifestations contre le gouvernement font rage, une étudiante se passe de l’eyeliner devant le miroir en...


Formats disponibles

FORMAT Ebook
ISBN 9782213730387
PRIX 15,99 € (EUR)
PAGES 352

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

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L'intrigue nous plonge au cœur de mouvements de révolte, où les personnages se battent pour leurs droits et leur dignité. Rolan réussit à capturer l'essence de ces luttes avec une authenticité saisissante. Les événements décrits sont à la fois historiques et contemporains, ce qui permet au lecteur de ressentir la résonance de ces luttes dans notre monde actuel.La traduction de Gigi Leung Lee-chi est remarquable. Elle parvient à transmettre la profondeur et la nuance du texte original, tout en rendant la lecture fluide et accessible. Son travail permet de ressentir toute la puissance des mots de Rolan, et elle mérite d'être saluée pour sa capacité à faire vivre cette œuvre dans une nouvelle langue.Jours de révolte est un roman qui ne laisse pas indifférent. Il nous pousse à réfléchir sur notre propre engagement et sur les luttes qui nous entourent. Je vous encourage vivement à le lire et à partager vos réflexions lors de notre prochaine rencontre. Préparez-vous à être touchés et inspirés par cette œuvre puissante et engagée !

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Depuis que le Royaume-Uni a rétrocédé Hong Kong à la Chine en 1997, la Chine n’a de cesse de mettre Hong Kong sous son joug pour l’assimiler au sein de la République Populaire, tandis que Hong Kong tente de résister à la pression et de préserver son système démocratique.

Il faut bien constater qu’au fil du temps, l’emprise chinoise est de plus en plus resserrée, et chaque mouvement populaire de révolte contre le gouvernement de Pékin est maté avec de plus en plus de violence et de répression de la liberté d’expression par les autorités.

Les « jours de révolte » qui donnent son titre à ce roman se déroulent en 2019. Les forces de l’ordre répriment brutalement les manifestations à coup de gaz lacrymogène, de matraques et de balles en caoutchouc. Les manifestants se protègent avec les moyens du bord, masques, bandeaux, chiffons mouillés pour préserver leurs yeux et leurs voies respiratoires, et pour ne pas être reconnus par les caméras de surveillance.

Les personnages du roman font, pour la plupart, partie de la jeune génération : étudiants, ouvriers, professeurs, journaliste, esthéticienne. Parmi eux, on trouve tous les profils, des militants présents sur le front de chaque manifestation aux pro-chinois qui ne l’avouent qu’à demi-mot, en passant par les pro-démocratie qui doutent de l’utilité de la lutte, les fatalistes, les lâches, les courageux, ceux qui montent aux barricades et ceux qui, en deuxième ligne, soignent les blessés, les alimentent et leur remontent le moral, ceux qui balancent entre liberté et sécurité, ceux qui crient leur révolte sur les réseaux sociaux, bien calés sur leurs canapés à l’abri de la bagarre dans la rue.

Tous les personnages, à un moment ou l’autre du récit, se retrouvent désemparés face aux événements, et se posent des questions sur le sens de leurs actions, sur leurs désirs profonds, leurs valeurs et leurs ressentis : liberté d’expression, démocratie, individualisme, conformisme, confort et sécurité de leur univers consumériste, colère, engagement, peur, bonheur, espoir.

Ces questions sont complexes et les personnages le sont tout autant, ce qui rend difficile de les cerner et de s’y attacher. Ce roman choral est aussi un peu flou dans la mesure où je n’ai pas toujours bien saisi la chronologie des événements, mais il a le mérite de diriger le projecteur sur la superpuissance chinoise et les velléités démocratiques hongkongaises.

Et la suite des événements tend à montrer que, depuis la publication du roman en 2022, le rouleau compresseur de Pékin n’est pas près de s’arrêter.

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Le deuxième titre des Éditions Fayard est une première pour moi, puisqu'il est celui d'une autrice hongkongaise, Gigi Leung Lee-chi. Elle est surtout connue pour sa musique et ses films là-bas. C'est un roman autrement plus engagé qu'elle nous propose ici au cœur de l'île qui a été rétrocédée à la Chine en 1997 après 150 ans de colonisation britannique, Hong Kong, plus spécifiquement nommée la région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine. La ville est l'une des plus importantes places financières mondiales et bénéficie ainsi d'un niveau de vie bien plus élevé que sur le reste du territoire chinois. Par ailleurs, la ville jouie encore de ses privilèges d'exception issus de l'ère anglaise, dans les domaines juridiques et politique, économique, dont la démocratie et le multipartisme. Mais la Chine ne l'entend pas de cette oreille et entend peu à peu restreindre les libertés des habitants, une autonomie insulaire qui doit d'ailleurs prendre fin en 2047, par l'adoption de lois liberticides, dont l'une d'elle a provoqué ces émeutes de 2019, sur un territoire où la démocratie a encore un sens.

C'est en 2019 que démarre cette histoire dont la narration se centre alternativement sur plusieurs personnages, dont Panda, qui se nomme Hong Yi. Elle est une jeune étudiante qui suit une formation d'ingénieure à l'université, elle partage une chambre en dortoir avec A Lei, engagées l'une et l'autre dans les émeutes qui secouent la ville, les Hongkongais s'étant soulevés pour manifester contre l'influence croissante de Pékin au sein du gouvernement et donc de l'application des méthodes autoritaristes, comme l'extradition des opposants politiques en Chine. Le récit est divisé en plusieurs parties, elles-mêmes sous divisées en plusieurs chapitres. Des parties et chapitres tous et toutes chapeautés d'un titre très explicite et qui permettent de s'immerger immédiatement dans l'histoire. On nommera pour exemple la première partie Des quotidiens de lutte. L'ambiance révolutionnaire est posée. C'est depuis Panda et le point de vue estudiantin que l'on va découvrir cette lutte qui oppose les Jaunes aux Bleus, les révoltés contre les fidèles au pouvoir pro-Pékin.

Le fil narratif n'est pas linéaire, il est entrecoupé non seulement entre les différents personnages, Panda, son cousin A Mak, A Lei sa colocataire. Tout commence par le souvenir d'un doigt arraché lors d'une manifestation qui émeut A Lei, mais qui laisse Panda plutôt de marbre, poursuivant son quotidien comme si de rien n'était. Le récit est remarquable par les quelques expressions cantonaises qui apparaissent ici et là (le récit est à l'origine en mandarin), des expressions typiquement intraduisibles et de l'atmosphère très particulière qui fait de Hong-Kong, autrement que par son statut spécial que lui a conféré la Chine, une ville à part : ni tout à fait chinoise, ni britannique. Et des habitants qui profitent de libertés particulières que l'on ne retrouve nulle autre part sur le territoire chinois, des libertés qui motivent ces manifestations et que les étudiants mis à la lumière du récit de Gigi Leung Lee-chi se battent pour garder. Le dernier bastion d'un souffle de démocratie.

Le militantisme de Panda est la ligne directrice du roman : le mouvement contre l'éducation patriotique chinoise, dans lequel elle s'est lancée sans trop de réflexion, a contrario les personnages qu'elle côtoie sont davantage concentrés autour des problématiques que l'engagement politique va entraîner. Les choses ne vont pas traîner puisque ce sont les écoles qui fomentent la censure en premier lieu. Mais pas seulement L'autrice dénonce l'abus des pouvoirs coercitifs de la police, prête à tout pour intimider et réprimer dans un pouvoir certes épargné jusqu'alors, mais qui tend à devenir de plus en plus despotique. Le récit de ces jours de révolte donne ainsi à voir l'interventionnisme de plus en plus envahissant des forces de l'ordre, le symbole du gouvernement chinois qui grignote de plus en plus l'espace public, la vie puisqu'alors plus légère que le reste des autres de la République populaire de Chine. Le choix des centres commerciaux, comme lieu de frontières inviolables jusqu'ici pour le pouvoir judiciaire, est révélateur, le lieux de la mercantilisme, de la futilité, de la consommation excessive mais aussi de l'insouciance et de la richesse. La violence est constamment présente, toujours mise à nue sous l'éclairage du récit, le sange coule et ne s'arrête pas de couler, vers une fin inéluctable, celle probablement d'une capitale démocratiquement à part.

Justement, la mutation de Hong kong est le cœur même de ces étudiants, dont chacun a ses tourments personnels pris en étau avec elle, une ville dont l'autrice nous fait minutieusement le portrait sociologique et c'est passionnant de le décrypter peu à peu. Elle profite, par exemple, d'un passage descriptif de 'l'atelier où travaille A. Mak, le cousin de Panda, pour mettre en exergue les différences latentes entre les Hongkongais et ce qu'elle nomme "les Chinois de Chine", ceux qui parlent le mandarin, le dialecte qu'il est de bon ton de maîtriser, contrairement au cantonais. Même si les différentes temporalités sont un peu confuses, présent, passé, futur, mélangés, et parfois un peu trop, les préoccupations actuelles mixées avec des interventions sur ces révoltes, la pacification qu'elles utilisent contrairement à leurs opposants et répresseurs. Il y a de ces personnages qui ressentent avec acuité l'injustice et qui s'en accommodent, il y a ceux qui luttent, comme Panda, sans trop se poser de questions.

En cherchant quelques informations sur l'autrice, j'ai été surprise de voir la censure dont ce titre, et à vrai dire l'ensemble de son œuvre littéraire, font l'objet et on a du mal à en trouver des mentions ailleurs que sur des sites francophones ou anglophones : ce qui n'est à la fois pas très surprenant et de mauvais présage pour le futur démocratique de Hongkong. De même que la courte chronologie des événements de la révolte hongkongaise étudiante, en postface du roman, marquée par une ultime date, celle du 30 juin 2020 : "Pékin promulgue une loi sur la sécurité nationale réprimant la "subversion", le "séparatisme", le "terrorisme" et la "collusion avec les forces extérieures". Les suspects peuvent être extradés et jugés en Chine."

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