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Avant que tombe la nuit
par Eva Björg Ægisdóttir
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Date de parution 6 févr. 2026 | Archivage 7 mars 2026
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Résumé
Après la série Elma (200.000 ex vendus en France), un one-shot brillant de la reine du polar islandais. Prix du Polar de l'année en Islande. Sélection pour le Prix Clé de Verre du meilleur polar scandinave.
Bienvenue dans les fjords de l'ouest de l'Islande. Marsí, 14 ans, entretient une correspondance secrète avec un garçon qui vit à l'autre bout du pays, sous l'identité de sa sœur Stína, âgée de 16 ans. Le jour où ils se décident enfin à se rencontrer, Marsí est empêchée de se rendre au rendez-vous. Dans la nuit, sa sœur disparaît. Son anorak taché de sang est retrouvé à l'endroit où Marsí et son correspondant avaient prévu de se rencontrer.
Dix ans plus tard, l'affaire n'a pas été élucidée. Marsí, qui s'était réfugiée à Reykjavík, revient dans la maison familiale, perchée sur les hauteurs de la ville. Les murs de la vieille bâtisse recèlent toujours leur poids de secrets. Lorsque Marsí reçoit une lettre signée de son ancien correspondant, l'espoir et la culpabilité se ravivent - mêlés à la terreur d'être elle-même en danger.
Mais... Marsí a toujours eu du mal à distinguer ses rêves de la réalité.
Entre souvenirs brumeux, insomnie et paranoïa, la jeune femme se lance dans une quête désespérée. Comment trouver la vérité quand on ne peut pas se faire confiance soi-même ?
Née en 1988, Eva Björg Ægisdóttir est l'une des voix les plus fascinantes du polar nordique, aux côtés de Camilla Läckberg ou Ragnar Jónasson. Ses romans sont des best-sellers en Islande, comme en France, pays où elle se rend régulièrement. Elle est l'autrice de la série à succès des enquêtes d'Elma, bientôt adaptée en série TV. Ses romans ont été couronnés par de nombreux prix dont le prix Blackbird du meilleur espoir du polar islandais, le Prix John Creasey Dagger du meilleur roman policier publié au Royaume-Uni, ainsi que le Storytell Award du meilleur roman policier à deux reprises.
Après la série Elma (200.000 ex vendus en France), un one-shot brillant de la reine du polar islandais. Prix du Polar de l'année en Islande. Sélection pour le Prix Clé de Verre du meilleur polar...
Note de l'éditeur
Ce texte est une épreuve non corrigée
Ils recommandent !
"Une enquête époustouflante où la profondeur psychologique des personnages et les rebondissements rappellent l’œuvre de la grande Ruth Rendell." The Times
À propos du Clan Snæberg :
"Un roman qui confirme Eva Björg Ægisdóttir comme la nouvelle figure de proue du polar nordique" The Times
"Du grand art" Les Échos, Pierrick Fay
"Fascinant" France Info
"Eva Björg Ægisdóttir, nouvelle star du polar islandais, signe une nouvelle fois une œuvre intime et tranchante" Ouest France
"Un huis clos diaboliquement retors, où la menace ne vient pas toujours d'où l'on croit" Voici
À propos de la série Elma :
"Eva Björg Ægisdóttir montre un vrai talent pour architecturer les angoisses et l'oppression des tourments de ses personnages" Sud-Ouest
"Un concentré de vie, émouvant et puissant" Les Échos
"Rien que pour l'ambiance, on adore Eva Björg Ægisdóttir, qui s'impose parmi les ténors du polar nordique" Ouest France
"Une enquête époustouflante où la profondeur psychologique des personnages et les rebondissements rappellent l’œuvre de la grande Ruth Rendell." The Times
À propos du Clan Snæberg :
"Un roman qui...
Formats disponibles
| FORMAT | Grand Format |
| ISBN | 9791040123194 |
| PRIX | 21,90 € (EUR) |
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Coucou, aujourd'hui j'aimerais vous faire le retour du livre avant que tombe la nuit d' Eva Bjorg Aegisdottir qui est est un polar psychologique glaçant qui mêle disparition, secrets de famille et quête de vérité. voici mon retour :
Auteur : Eva Björg Ægisdóttir
Genre : Polar psychologique / Thriller nordique
Pays : Islande
Date de parution (VF) : 2023
Distinctions : Prix du Polar islandais de l’année, sélectionné pour le Prix Clé de Verre du meilleur polar scandinave
À 14 ans, Marsí entretient une correspondance secrète avec un garçon inconnu, mais en usurpant l’identité de sa sœur Stína. Le jour où un rendez-vous est fixé, Marsí ne peut s’y rendre. Dans la nuit, Stína disparaît. On retrouve seulement son anorak taché de sang. Dix ans plus tard, Marsí revient dans la maison familiale. Rongée par la culpabilité, elle reçoit une nouvelle lettre de ce mystérieux correspondant, ce qui rouvre toutes les blessures et relance le suspense.
Personnages principaux
Marsí : Narratrice, hantée par la disparition de sa sœur. Fragile, insomniaque, elle doute de sa propre perception.
Stína : La sœur aînée, disparue mystérieusement à 16 ans. Son absence est le cœur du drame.
Le correspondant secret : Garçon avec qui Marsí échangeait des lettres sous l’identité de Stína. Figure énigmatique et inquiétante.
Les parents : Présents en arrière-plan, marqués par le deuil et le silence.
THEMES MAJEURS
Culpabilité et responsabilité
Marsí vit avec le poids de son mensonge (avoir écrit sous l’identité de sa sœur).
Elle se sent indirectement responsable de la disparition de Stína.
Le roman explore comment la culpabilité peut ronger une personne et déformer sa perception du réel.
Mémoire et perception
Les souvenirs de Marsí sont fragmentés, parfois contradictoires.
Le récit joue sur la frontière entre souvenirs, rêves et hallucinations.
Cela interroge la fiabilité de la mémoire et la manière dont le traumatisme la déforme.
Secrets de famille et poids du passé
La maison familiale devient un symbole des non-dits et des blessures enfouies.
Les relations entre sœurs, parents et enfants sont marquées par le silence et la dissimulation.
Isolement et peur
L’Islande, avec ses paysages rudes et ses nuits interminables, accentue le sentiment d’isolement.
Marsí est seule face à ses démons intérieurs et à une menace extérieure qui plane toujours.
Quête de vérité
Le roman est une enquête intime autant qu’un polar :
Qui est responsable de la disparition de Stína ?
Mais aussi : comment vivre avec un passé qui ne cesse de hanter ?
Ce roman est une véritable plongée dans les ténèbres de l’âme humaine. Eva Björg Ægisdóttir réussit à créer une atmosphère si oppressante qu’on a l’impression d’entendre le vent islandais siffler entre les pages. On est happé dès les premières lignes par le mystère de la disparition de Stína, et impossible de lâcher le livre tant qu’on n’a pas démêlé le vrai du faux.
Ce qui frappe, c’est la puissance psychologique du récit : Marsí est une narratrice fragile, tourmentée, et on vit littéralement dans sa tête, entre souvenirs brisés, rêves étranges et paranoïa. On doute avec elle, on tremble avec elle, et chaque détail devient suspect.
L’Islande devient presque un personnage à part entière : ses nuits interminables, ses paysages glacés, ses maisons isolées… tout contribue à renforcer ce sentiment d’angoisse et d’isolement. C’est un décor parfait pour un thriller psychologique.
Ce n’est pas seulement une enquête policière, c’est aussi une réflexion sur la mémoire, la culpabilité et les secrets de famille. Le roman nous pousse à nous demander : jusqu’où peut-on vivre avec un mensonge, et que fait-on quand le passé revient frapper à la porte ?
En quelques mots Avant que tombe la nuit est un polar glaçant, haletant et profondément humain. Un de ces livres qui vous laisse une empreinte durable, parce qu’il ne se contente pas de raconter une histoire, il vous fait ressentir la peur, la solitude et la culpabilité.
En espérant ne pas avoir été trop long. Merci de m'avoir lu.
#avantquetombelanuit #NetGalleyFrance
PS: Ma chronique sera disponible sur ma page Facebook à partir du 21 octobre 2025 par soucis de fluidité je ne poste qu'une seule chronique par jour
Camille V, Bibliothécaire
Un thriller haletant et suffocant où les secrets, les mensonges et les non-dits s'accumulent jusqu'au point de rupture. Tel est l'atmosphère générale du nouveau roman d'Eva Björg Aegisdottir, une des grandes voix du polar et thriller suédois depuis le début de sa série Elma.
Mêlant le point de vue de Marsabil en 1977 qui enquête sur la disparition de sa sœur, dix ans plus tôt, et celui de Kristin en 1967 lors de cette dernière année avant le drame, on découvre des éléments plus perturbants et déstabilisants les uns que les autres pour comprendre ce qui est réellement arrivé à Kristin.
Plus la lecture avance et plus l'ambiance est pesante, lourde, poisseuse jusqu'à la derniere page du roman. Tout simplement brillant !
Rédacteur 1439215
Je suis très fan de la série Elma écrite par Eva Bjorg Aegisdottir, mais avec ce thriller, l’autrice s'éloigne des enquêtes policières menées par des professionnels pour nous proposer une plongée dans la psychologie de deux sœurs et c'est un pari réussi.
Dans ce thriller, pas de rythme haletant ni d'ambiance glaçante mais un récit bien ficelé avec deux temporalités : 1977 avec Marsi qui revient dans sa ville natale 10 ans après la disparition non élucidée de sa sœur et 1966 avec Stina que l’on voit évoluer jusqu'au jour fatal.
J'ai été menée par le bout du nez sur différentes pistes, j'ai soupçonné tout le monde , j'ai accompagné Marsi dans ses moments de doute, où folie et réalité semblent se mêler.
Bref, un thriller qui accorde une grande place à la psychologie des personnages, et que j'ai beaucoup aimé.
Personnel éducatif 1070846
Tout d'abord je vous remercie de m'avoir donné la possibilité de lire ce roman. Je suis très curieuse de découvrir sa réception quand il sortira : en effet, il est déstabilisant et risque de moins plaire aux lectrices que les précédents de l'autrice. Ce n'est pas un roman "facile", il est assez glauque dans son ambiance. Pour autant, je l'ai trouvé excellent. Je craignais que la résolution de l'intrigue soit trop aisée et que ce soit juste un roman d'ambiance, mais ce n'est pas le cas, les fausses pistes marchent bien et tout est cohérent. Mais bien entendu son intérêt est ailleurs, dans la peinture de cette transmission des traumas d'une génération à une autre. Le point fort de la narration est qu'elle se situe dans le passé pour nous lecteurs, sans jamais faire un fast-forward jusqu'à notre époque (c'est généralement le cas des romans où le mystère se déroule dans le passé). Nous plongeons véritablement dans un autre univers culturel, avec son esthétique, ses codes, ses pratiques. La narration est subtile car elle ne dénonce pas explicitement ce que notre regard d'aujourd'hui trouve condamnable (l'exploitation animale, le jugement moral porté sur le comportement des filles, les remarques déplacées des hommes sur le physique des adolescentes, les viols, etc.), cela passe par le regard des personnages, qui ne sont pas anachroniques (rien de pire qu'un personnage du passé qui est le porte-étendard des valeurs du présent). C'est amusant de lire les détails esthétiques sur les vêtements orange, marron... On s'y croit vraiment. Mais l'ambiance reste lourde, pesante, glauque comme je l'ai déjà dit. Cette maison qui est presque hantée, ces traumas, ces non-dits... Autre point intéressant : la narratrice qui ne suscite pas la sympathie (bien au contraire) et qui nous met mal à l'aise.
Ma seule critique négative : je regrette que le texte soit traduit de l'angais. J'imagine que les traducteurs de l'islandais sont débordés et n'ont pas eu le temps de traduire le texte original, mais c'est bien dommage. On y perd forcément quelque chose.
Je vous remercie encore !
Gladys m, Rédacteur
J'avais envie de lire un thriller nordique, celui-ci m'a énormément plu !
Je ne connaissais pas l'autrice mais j'avais vu de très bonnes critiques concernant ses romans. Je les lirais avec plaisir s'ils sont aussi passionnants que celui-là.
Islande, 1977, Marsì revient dans la maison familiale et étrange. Son père possède un élevage de poulets en batterie et un abattoir. Il est relativement absent du domicile. Sa mère est somnambule et ses comportements sont surprenants à ces moments. Sa grande sœur Stìna a disparu six ans plus dans des circonstances jamais éclaircies. Marsì ressent le besoin de découvrir ce qui est arrivé à son aînée. Au fil des pages, les secrets de tous vont émerger.
Il s'agit d'un roman d'ambiance, j'ai adoré ! L'autrice installe une atmosphère assez lugubre. Thriller nordique dont le rythme est assez lent, comme le veut ce genre, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! La découverte des secrets divulgués tout au long du roman m'a tenue en haleine. Il y a des révélations incroyables que je n'avais pas anticipé.
J'ai aimé la narration de l'histoire à deux voix par les sœurs même si Marsì prend la plus grande part. L'articulation des deux récits est très réussie.
J'ai beaucoup aimé Marsì et Stìna, elles sont aux prises avec la vie qu'elles mènent avec leurs parents. Leur différence d'âge crée un fossé et la communication devient plus difficile.
Une très bonne lecture qui plaira aux fans de thrillers nordiques ou aux amateurs de lecture dépaysante.
Je remercie @lamartiniere.fictions et @netgalleyfrance de cette très belle découverte.
Libraire 1094794
J'ai lu ce thriller en quelques jours seulement. C'était mon premier titre de l'autrice. J'ai été complétement happée par l'histoire et les personnages. J'ai beaucoup aimé Marsi et Stina, toutes les deux matures et attachantes. J'aime la double temporalité et le fait que les sœurs arrivent à la même conclusion, mais des années plus tard pour Marsi. Tout s'imbrique parfaitement au fil des pages, les révélations sont complexes et très bien amenées. On veut savoir absolument de ce qui se passe dans cette petite ville où tout le monde semble avoir des choses à cacher.
Je recommanderai ce titre à sa sortie avec plaisir !
caroline c, Rédacteur
Le roman policier nordique est à la mode depuis quelques années.
Contrées lointaines, froid, obscurité, personnages mutiques, on retrouve souvent les mêmes ingrédients….
Celui-ci forcément ne se passe pas sous le soleil de Californie mais bien dans cette ambiance un peu désolée. Surtout, il se passe dix ans après la disparition d’une jeune fille de 16 ans, dont le mystère n’a jamais été élucidé….
Stina qui était empreinte de liberté et de désir de quitter la Finlande pour ses études d’arts, est-elle partie en faisant croire à sa mort ?
Sa sœur, son opposé, qui entretenait une correspondance secrète avec un garçon plus âgé, en se faisant passer pour elle, a-t-elle joué un rôle … ???
Leur mère dont le passé trouble et secret, semble la hanter, est-elle responsable du mal être de ses filles. Et que dire du père absent, addict à son travail…
Sur deux époques, les personnages se dévoilent avec leurs failles, leurs névroses, leurs regrets…A chaque fois, que vous pensez avoir la solution, un nouvel élément apparait.
La fin est complètement inattendue.
C’est addictif, très bien mené, une très jolie surprise.
J‘ai hâte de découvrir ses précédents romans
Annabelle D, Bibliothécaire
Les polars d'Eva Bjorg Aegisdottir sont À chaque fois sacrément addictifs. Ici nous restons dans un village où la deuxième fille revient chez ses parents 10 ans après la mort ou la disparition de sa sœur aînée, décidée à lever le voile sur les mystères persistants. Elle mène l'enquête auprès de ses proches, les voisins et amis de sa sœur. Mais peut-elle vraiment se fier à elle-même alors que rêves et réalité se confondent dans sa tête ?
Dans les polars, j'aime être surprise et bluffée par une résolution que je ne vois pas venir et qui soit bien ficelée. Ici j'avais deviné depuis un moment le whodunit mais j'ai apprécié le secret familial. Ça reste une bonne lecture divertissante.
Sarah S, Personnel éducatif
L’autrice islandaise nous propose un roman différent de ceux déjà publiés en France. Nous voilà plongés dans le passé islandais avec une double narration en 1966-1967 et 1977.
Marsi revient dans sa ville natale pour le dixième anniversaire de la disparition de sa sœur aînée, Kristina dite Stina.
Les deux sœurs prennent tour à tour la plume, chacune dans sa décennie. Les secrets sont nombreux dans cette petite communauté rurale et dans la famille des deux sœurs. L’ambiance est grise et glaciale à souhait et l’intrigue s’installe progressivement. J’avais deviné une partie non négligeable du dénouement, mais l’autrice a réussi à me réserver une dernière surprise dans les ultimes pages.
On en apprend aussi sur la vie islandaise, en particulier sur le sort réservé aux femmes qui avaient eu des relations avec les soldats américains et britanniques pendant la deuxième guerre mondiale… Et force est de constater que l’alcool coule à flots, même chez les adolescents.
Voilà donc un roman à l’intrigue prenante, qui installe une ambiance conforme au genre et qui réserve quelques surprises dans son déroulement.
Je remercie vivement les éditions de la Martinière et NetGalley pour leur confiance.
Jordane B, Rédacteur
Décidément l'Islande, un des pays au taux de criminalité le plus bas, regorge d'auteur.es de romans policiers et polars. Et c'est encore une sympathique découverte et un bon moment de lecture que j'ai passé avec Eva Bjôrg Aegisdottir.
Ou plutôt exactement avec le mystère qu'entoure la disparition de Stina et que va tenter de percer sa petite soeur, Marsi (diminutif de Marsibil).
Stina, 16 ans, a disparu dans la nuit du 17 novembre 1967 alors qu'elle rentrait chez elle. D'elle, on ne retrouvera que son anorak tâché de sang.
Chaque année depuis, Marsi retourne chez ses parents pour commémorer la disparition de sa soeur aînée. Nous sommes en 1977, 10 ans ont passés et l'évènement est ravivé par une lettre qu'elle reçoit et un curieux journaliste qui veut éclaircir cette affaire.
Marsi, fragilisée par le manque de sommeil provoqué par cette lettre, est dans un état de confusion semi permanent : elle confond de plus en plus souvenirs et rêves. Afin de quitter cet état de stress, de culpabilité et de peur dans lequel elle évolue depuis toutes ces années, elle décide elle aussi de faire la lumière sur ce qui est arrivé à Stina.
Qu'est-ce qui plonge Marsibil dans ce état ?
Qui est ce mystérieux correspondant ?
Quel lien avec la disparition ?
L'auteure nous fait suivre différentes pistes et suspecter pas mal de monde.
Quand on découvre que Stina elle-même enquêtait sur un mystère, l'histoire prend un tour passionnant.
Cette quête de vérité est prenante. Les personnages et leurs intentions sont crédibles car humaines. le climat oppressant. le final inattendu. le tout en fait un très bon livre à suspense !
J'aime bien les livres à temporalités multiples. Ici on oscille entre 1966/1967 avec Stina et 1977 avec Marsibil. Les pièces du puzzle s'assemblent petit à petit.
J'aurai bien aimé que la partie historique de cette maison de correction pour jeunes filles ayant "fricotté" avec l'ennemi soit un peu plus poussée car je l'ai trouvé intéressante.
J'aurai aimé une fin un peu plus poussée aussi mais après coup, elle a sa place ;-)
Je recommande cette lecture pour les amateurs de romans à énigmes qui aiment les climats oppressants ^^
Merci à NetGalley ainsi qu'aux Éditions de La Martinières pour leur confiance.
Eva Björg Ægisdóttir nous plonge dans les fjords de l'ouest de l'Islande, où une tragédie familiale refuse de se refermer. À quatorze ans, Marsí emprunte l'identité de sa sœur Stína, seize ans, pour entretenir une correspondance secrète avec un garçon vivant à l'autre bout du pays. Quand vient enfin le moment de la rencontre, Marsí se trouve dans l'impossibilité de s'y rendre. Cette nuit-là, Stína disparaît sans laisser de traces, hormis son anorak maculé de sang retrouvé précisément à l'endroit du rendez-vous prévu.
Avant que tombe la nuit est intéressant par sa manière d'interroger notre rapport à nos propres souvenirs. Eva Björg Ægisdóttir pose une question vertigineuse : comment vivre avec soi-même quand on ne peut plus faire confiance à sa propre perception du passé ? Marsí est enfermée dans un double piège : elle se sent responsable de la disparition de sa sœur, mais elle ne peut même pas être certaine de ce qui s'est réellement passé cette nuit-là. Cette incertitude radicale empêche tout processus de deuil ou de pardon de soi.
Ce thriller psychologique remarquable transcende les codes du genre. Eva Björg Ægisdóttir a construit un récit où le suspense naît autant de l'enquête sur la disparition de Stína que de l'exploration psychologique de Marsí. Son écriture subtile, sa connaissance intime du paysage islandais et de ses effets sur l'âme humaine, sa capacité à rendre tangible la confusion mentale de son personnage en font une voix singulière dans le polar nordique.
Un grand merci à Netgalley et aux éditions de La Martinière pour cette très belle découverte
Mireille P, Personnel éducatif
Après la série Elma (200.000 ex vendus en France), Avant que tombe la nuit est un one-shot brillant de la reine du polar islandais. Prix du Polar de l'année en Islande. Sélection pour le Prix Clé de Verre du meilleur polar scandinave.
Née en 1988, Eva Björg Ægisdóttir est l'une des voix les plus fascinantes du polar nordique, aux côtés de Camilla Läckberg ou Ragnar Jónasson. Ses romans sont des best-sellers en Islande, comme en France, pays où elle se rend régulièrement. Elle est l'autrice de la série à succès des enquêtes d'Elma, bientôt adaptée en série TV. Ses romans ont été couronnés par de nombreux prix dont le prix Blackbird du meilleur espoir du polar islandais, le Prix John Creasey Dagger du meilleur roman policier publié au Royaume-Uni, ainsi que le Storytell Award du meilleur roman policier à deux reprises.
Bienvenue dans les fjords de l'ouest de l'Islande. Marsí, 14 ans, entretient une correspondance secrète avec un garçon qui vit à l'autre bout du pays, sous l'identité de sa sœur Stína, âgée de 16 ans. Le jour où ils se décident enfin à se rencontrer, Marsí est empêchée de se rendre au rendez-vous. Dans la nuit, sa sœur disparaît. Son anorak taché de sang est retrouvé à l'endroit où Marsí et son correspondant avaient prévu de se rencontrer.
Dix ans plus tard, l'affaire n'a pas été élucidée. Marsí, qui s'était réfugiée à Reykjavík, revient dans la maison familiale, perchée sur les hauteurs de la ville. Les murs de la vieille bâtisse recèlent toujours leur poids de secrets. Lorsque Marsí reçoit une lettre signée de son ancien correspondant, l'espoir et la culpabilité se ravivent - mêlés à la terreur d'être elle-même en danger.
Mais... Marsí a toujours eu du mal à distinguer ses rêves de la réalité.
Entre souvenirs brumeux, insomnie et paranoïa, la jeune femme se lance dans une quête désespérée. Comment trouver la vérité quand on ne peut pas se faire confiance soi-même ?
Je remercie les @EditionsdelaMartiniere et @NetGalleyFrance de leur confiance.
La structure narrative à double temporalité alterne entre le récit de Marsibil en 1977 qui mène l'enquête avec son ami journaliste, Einar, et celui de sa soeur, Kristin, disparue soudainement à l'âge de 15 ans le 17 novembre 1966. Ce changement de point de vue permet de ménager le suspense de manière efficace, même si j'avais découvert qui était le coupable avant le dénouement.
Le rythme est assez lent, comme beaucoup de polars nordiques, mais l'intrigue est bien ficelée, ce qui permet de capter l'attention du lecteur. L'ambiance est assez pesante et le personnage de Marsibil est plutôt ambigu car elle semble victime d'un brouillard cérébral qui lui empêche de découvrir la vérité.
Si vous aimez les romans faciles à lire avec des récits d'adolescents, alors vous aimerez probablement ce roman policier.
VERONIQUE M, Rédacteur
Deux sœurs
Grâce à NetGalley et aux Editions de la Martinière j’ai eu l’opportunité de découvrir le nouveau roman de Eva Björg Ægisdóttir, auteure islandaise dont j’aime beaucoup la série consacrée à Elma.
Pas d’Elma dans ce roman, mais deux sœurs, Stina et Marsi.
En 1967, Stina a 16 ans, sa sœur 14. Elles s’ennuient dans la minuscule bourgade où elles vivent avec leur père à la tête d’un élevage de poulets, et leur mère, ancienne artiste qui a abandonné sa carrière après son mariage. Les filles vont au lycée ou au collège, elles traînent avec leurs copains ; pour Stina, c’est l’âge des premières amours, des soirées très arrosées aussi. Marsi, qui n’a pas l’autorisation de sortir autant que sa sœur, décide d’entreprendre une correspondance secrète avec un garçon plus âgé, en se faisant passer pour Stina. Après plusieurs mois d’échanges, les deux adolescents décident de se rencontrer, mais ce soir-là, Marsi ne peut se rendre au rendez-vous et Stina disparait… Seul son anorak, taché de sang, est retrouvé à l’endroit même où Marsi devait rencontrer son copain épistolaire.
Dix ans plus tard, Marsi va mal, très mal. Elle ne s’est jamais remise du drame, et ne peut se départir d’un immense sentiment de culpabilité… Pour « l’anniversaire » de la disparition de Stina, elle accepte, à contre-cœur, de revenir pour quelques jours chez ses parents, où, à peine arrivée, elle reçoit une lettre inquiétante de son ancien correspondant… Marsi se lance alors dans une enquête désespérée en forme de rédemption, pour tenter de se sauver, à défaut d’avoir pu sauver sa sœur.
C’est à nouveau un roman (très) noir réussi, l’intrigue en forme de puzzle est maitrisée et réserve de nombreuses surprises, tout en restant parfaitement crédible.
Le personnage de Marsibil est extrêmement émouvant. L’auteure a dépeint avec justesse son deuil impossible. Puisque Stina n’a pas été retrouvée, morte ou vive, elle ne peut s’empêcher, contre tout bon sens, d’espérer la revoir, peut-être même va-t-elle franchir le seuil de la maison familiale d’un moment à l’autre ? Il est presque impossible d’accepter la mort d’un être cher, je n’ose imaginer l’horreur, les tourments, qui naissent d’une disparition inexpliquée…
L’ambiance tant familiale que de l’entourage de Marsi est parfaitement rendue.
J’avoue avoir souffert avec Marsi, mais aussi avec ses parents, surtout sa mère…
Un pan -peu glorieux- de l’Histoire Islandaise est également évoqué (peut-être aurait-il mérité un développement plus important ? Qui sait, Eva Björg Ægisdóttir pourrait s’en emparer pour un nouveau roman ?) …
Je remercie NetGalley & Les Editions de la Martinière !
Ce roman paraitra début février 2026.
#Avantquetombelanuit #NetGalleyFrance
Je viens de refermer Avant que tombe la nuit d’Eva Björg Ægisdóttir, un roman noir dont l’atmosphère m’a littéralement happée. Si vous aimez les histoires qui prennent leur temps avant de vous cueillir par surprise, les secrets de famille et l’Islande dans toute sa rudesse, vous devriez être intrigués par ce que j’ai découvert dans ces pages.
Le point de départ de l’histoire
Marsibil reçoit une lettre qui la bouleverse. Son correspondant n’a pas signé la lettre, mais lui précise que, cette fois-ci, il a utilisé son vrai nom.
Quatre jours plus tard, sa mère l’appelle, désemparée. Un article vient de paraître pour les dix ans de la disparition de Stína, la sœur de Marsibil. Son corps n’a jamais été retrouvé, le mystère reste entier.
Ce que j’ai pensé du roman
Avant que tombe la nuit est un roman noir, très très noir. A croire que les longues nuits d’hiver déteignent sur l’humeur des auteurs islandais.
L’histoire commence très doucement, le lecteur en apprend plus sur Stína, Marsí et leur famille, mais l’enquête de Marsí n’avance pas d’un pouce. Puis, tout se précipite et j’ai réalisé qu’Eva Björg Ægisdóttir nous a fait prendre des vessies pour des lanternes, comme Agatha Christie savait si bien le faire en son temps. En effet, elle joue sur les biais de Marsí qui deviennent les nôtres.
Mais, à la différence d’Agatha Christie, elle ne donne pas d’indices qui pourraient nous faire dire : Ah oui, bien sûr, comment ai-je pu rater ça ? Par conséquent, si le ou la coupable est bien inattendu, ce n’est que parce qu’on n’aurait pas pensé à lui ou à elle. Toute la logique de son comportement est expliquée à la fin alors que j’aurais aimé plus d’indications disséminés.
Bon, sur ce dernier point, je chipote, parce qu’il n’y a qu’une seule Agatha Christie et que les livres qui me surprennent ne sont pas si nombreux.
Je remercie encore une fois Les Éditions de La Martinière et NetGalley France pour leur confiance.
Aussi, ai-je eu le plaisir de découvrir en avant-première le nouveau roman de l’autrice que j’avais appréciée lors de sa dernière parution Les enfants qui blessent.
Bon, autant le dire de suite, l’héroïne Elma est absente de celui-ci. J’avoue avoir espéré lire la suite 🫶 mais je suis impatiente !
❥ Ici, l’écrivaine nous amène dans un puzzle très bien construit sur deux époques, dont l’énigme est la disparition de Stína, 16 ans, en 1967 et le deuil impossible de sa sœur Marsí, pétrie de culpabilité, qui décide de mener son enquête 10 ans plus tard.
❥ Une lecture fluide malgré les nombreux protagonistes que nous découvrons peu à peu, les plaçant facilement dans le contexte historique. L’intrigue est bien menée, on accompagne Marsì dans sa quête difficile, surtout face à ses parents…
❥Si vous aimez les thrillers finlandais bien noirs, je vous recommande de le réserver dans votre WL
Il y a dix ans, Stína a disparu sur le chemin entre chez une amie et chez elle, on a juste retrouvé son anorak tâché de sang mais jamais de corps.
En ce triste anniversaire, Marsí, sa petite sœur, revient dans la maison familiale et reçoit une lettre de son ancien correspondant. Celui avec qui elle échangeait des courriers plus jeune, et qu’elle devait justement rencontrer le jour de la disparition de sa sœur, au même endroit et à la même heure.
Elle a toujours culpabilisé de ne pas avoir pu aller au rendez-vous et d’avoir emprunté la personnalité de Stína dans ses lettres. Et ce mystérieux courrier vient tout chambouler, Marsí va alors décider de mener l’enquête et d’avoir de nouvelles réponses sur ce qui a pu arriver ce soir-là à l’époque.
Nous suivons dans ce roman deux temporalités : en 1977, quand Marsí revient et interroge tous les protagonistes de l’époque pour recoller des morceaux et trouver de nouvelles pistes, et en 66, où, dans ces cas-là, c’est Stína qui prend la parole et raconte son quotidien jusqu’à son évaporation.
Je suis passé par plusieurs émotions avec ce roman, car j’ai beaucoup aimé la construction avec les alternances d’époque et de point de vue qui nous apprennent des choses au fur et à mesure, mais en même temps j’ai trouvé cela très lent et trop dilué.
Je me suis accroché, c’est le mot, car je voulais tout de même connaitre la fin de l’histoire, et là, grosse surprise, j’ai dévoré la fin du livre sans pouvoir le lâcher. Une fois que tout se met en place, que les révélations et les retournements de situations s’enchainent, que les mensonges disparaissent, que les non-dits éclatent au grand jour, c’est un régal à lire. L’autrice m’a surpris quasiment à chaque chapitre, m’a fait aller là où elle voulait et je n’ai rien vu venir, et la fin est explosive, je me suis régalé.
J’ai bien fait de vouloir continuer cette lecture et de ne pas lâcher le livre car je serais passé à côté d’une sacrée lecture et je vais à coup sûr désormais lire les autres romans de l’autrice.
Anne Charlotte C, Libraire
Première lecture de cet auteur pour moi et je ne suis pas déçue. Un roman policier/roman noir avec deux temporalités qui brouillent les pistes. Une héroïne perdue qu'on cerne qu'au milieu du roman.
J'ai aimé avoir des soupçons sur des personnages puis ne plus en avoir...
Camille G, Personnel éducatif
💭 Et si un secret enfoui depuis dix ans refaisait surface… au risque de tout détruire ?
Marsí, 14 ans, échange en secret des lettres avec un garçon sous l’identité de sa sœur Stína, 16 ans. Le jour où elles devaient enfin se rencontrer, Stína disparaît mystérieusement. Dix ans plus tard, Marsí revient dans sa maison familiale, où les secrets du passé l’attendent… mais peut-elle se fier à ses souvenirs, ou même à elle-même ?
Avant que tombe la nuit est le dernier polar de l’autrice islandaise @evabjorg88. Il est paraîtra chez @lamartiniere.litterature le 6 février 2026. Ce polar, qui nous plonge dans les fjords de l’ouest de l’Islande, est lauréat du Prix du Polar de l’année en Islande et sélectionné pour le Prix Clé de Verre du meilleur polar scandinave.
Au début, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, le rythme étant plutôt lent, mais très vite j’ai été happée par l’atmosphère glaciale et oppressante de l’Islande. L’autrice réussit à mêler mystère, suspense et psychologie des personnages avec une grande finesse.
Ce que j’ai aimé, c’est cette plongée dans une famille et une petite communauté où chaque personnage cache quelque chose. Marsí est fascinante : sa culpabilité, ses doutes et son brouillard mental rendent son enquête aussi fragile que captivante. La double temporalité est très bien construite et permet de ressentir la tension entre passé et présent, entre souvenirs flous et réalité inquiétante. Même si j’avais deviné certains rebondissements, le dénouement m’a réservé une dernière surprise qui m’a réellement prise au dépourvu.
Le roman offre aussi un portrait de l’Islande rurale, de ses traditions, et des tensions qui peuvent exister dans les communautés isolées, notamment autour des femmes et de leur réputation. Une lecture lente mais immersive, qui te tient en haleine et ne te lâche pas avant la dernière page ❄️.
Par une nuit glaciale, en Islande, Stina disparaît. On ne retrouve que son anorak. 10 ans après, sa sœur Marsi a le sentiment que toute la lumière n'a pas été faite sur cette disparition. Elle décide alors de mener sa propre enquête.
Ce polar islandais est pour moi une découverte, et je dois dire que j'ai été agréablement surpris. On est très vite plongé dans l'ambiance et l'enquête, chaque protagoniste est un suspect potentiel. Difficile de parler du livre sans trop en révéler, comme toujours avec les polars. Toute l'intrigue autour du correspondant de Marsi et des amours de jeunesse de Stina contribue à faire grandir le suspens.
Petite gymnastique de style, la narration se fait de deux points de vue différents, et sur deux temporalités.
Merci à Netgalley et aux Éditions de la Martinière pour ce service presse, c'était un plaisir de faire une telle découverte 💙
Marina B, Bibliothécaire
Merci aux Editions de La Martinière pour l'envoi de ce service de presse numérique via NetGalley, France qui a été couronné en Islande par le Prix du Polar de l'année. Nous sommes en 1977, Marsi, 26 ans, retourne voir ses parents dans un petit village de l’ouest de l’Islande où elle a grandi avant de se réfugier à Reykjavik pour essayer d’oublier. En effet, cette date est importante pour elle, 10 ans auparavant sa sœur, Stina, a disparu, seul son anorak taché de sang a été retrouvé. Depuis Marsi vit dans la culpabilité et si sa sœur avait disparu à cause d’elle ?
Un polar très psychologique. Des secrets de famille, un focus sur le passé peu glorieux du pays face aux jeunes filles qui ont « sympathisées » avec les soldats pendant la 2ème guerre mondiale. Un roman de formation également où la société islandaise est très bien décrite. Beaucoup de suspens avec une narration qui alterne entre 1967 avec la voix de Stina et 1977 avec la voix de Marsi. Ce procédé est très réussi et contribue à tenir en haleine le lecteur. Que s’est-il réellement passé il y a 10 ans ? Un roman aussi émouvant. Comment prendre un nouveau départ malgré ses remords et quels choix sommes-nous amenés à faire pour protéger nos enfants. Je recommande. Une immersion dépaysante dans une Islande sans fard.
Rédacteur 1667129
🫥 L’histoire
Stina a disparu il y a dix ans. On n’a retrouvé que son anorak, maculé de sang. Depuis, rien. Aujourd’hui, sa sœur cadette Marsibil refuse de laisser ces zones d’ombre la hanter davantage et décide de comprendre ce qui s’est vraiment passé.
💭 Mon avis
Un roman profondément sombre, où chaque chapitre semble t’engloutir un peu plus dans un univers de secrets, de douleurs et de vérités soigneusement enterrées.
L’autrice tisse son histoire sur deux époques : Kristine en 1967, puis Marsibil en 1977. Dix années pour creuser, douter, réinterpréter… et découvrir que ce qui paraît évident n’est peut-être qu’un écran de fumée.
Particularité marquante : il n’y a pas d’enquête policière au sens strict. Ici, c’est Marsibil elle-même qui fouille, interroge, remue les cendres du passé pour comprendre la disparition de sa sœur.
L’ambiance est lourde, presque étouffante. Même la plume de l’autrice semble participer à ce malaise, tant elle peint avec précision les lieux, les regards, les silences.
Un thriller oppressant, maîtrisé, qui te laisse une sensation de froid longtemps après l’avoir refermé. Immanquable.
Bibliothécaire 1346472
En 1977, Marsi, qui vit seule à Reykjavik, retourne dans le village de ses parents dans de tristes circonstances : les dix ans de la disparition de Stina, sa sœur aînée qui avait alors 16 ans.
En 1967, à 14 ans, Marsi avait un mystérieux correspondant, un garçon inconnu qu’elle devait rencontrer pour la première fois la nuit où Stina a disparu. Persuadée, depuis cette date fatidique, que les deux évènements sont liés Marsi est rongée par la culpabilité et la dépression.
Mais juste avant son départ de Reykjavik Marsi reçoit un nouveau courrier de ce correspondant qui ne s’était plus manifesté depuis le drame.
Alors, dès son arrivée au village où chacun se connaît et s’épie, Marsi se lance dans une enquête désespérée et interroge famille, amis et voisins sur leurs souvenirs des jours précédant la disparition de Stina. Ceci malgré les réticences de ses parents qui ne veulent pas revivre les douloureux moments de la perte de leur fille aînée et s’inquiètent de voir Marsi replonger dans un état mental préoccupant.
Quand le journal intime de Stina est découvert dans la maison familiale de nouvelles pistes émergent…
Eva Björg Ægisdóttir entretient un suspense addictif, sur deux époques, jusqu’au final totalement inattendu et confirme, une fois de plus, son indéniable talent.
Quand un thriller noie l’héroïne entre rêves et réalité…
1977, en Islande. Un anorak tâché de sang, c’est tout ce qui reste de Stína qui a disparu dans la nuit. Sa sœur, Marsí, 14 ans, qui entretient une correspondance secrète avec un garçon qui vit à l'autre bout du pays, se sent coupable car elle écrit sous l'identité de celle qui vient de disparaître. Dix ans plus tard, l’affaire n’a pas été élucidée quand Marsí revient dans la maison familiale et se sent elle-même en danger. Depuis toujours, elle a des insomnies, fait des cauchemars et doute de ses souvenirs. Comment peut-elle découvrir une vérité alors qu’elle ne se fait pas confiance ?
Je ne sais pas ce qui est le plus obsédant dans ce roman : les personnages tous plus insondables les uns que les autres ou l’intrigue qui multiplie les suspects… Ce dont je suis sûre, c’est que la quête de la vérité devient de plus en plus prenante à chaque page. Il n’y a plus que Marsí pour croire que Stína pourrait revenir…
Construit sous la forme d’un roman choral dans lequel les deux sœurs nous donnent une version des jours vécus avec dix ans de différence, l’objectif est de nous attacher à comprendre nous-même l’énigme puisque Stína nous fournit des informations que Marsí découvre peu à peu. C’est démoniaque, je vous l’accorde et grisant pour le lecteur.
L’environnement : une usine de poules pondeuses, une terre vivante dans laquelle on peut s’enfoncer dans une faille volcanique, un couple particulier et une relation de sœurs que l’on a du mal à comprendre. Des indices sont semés très régulièrement par l’auteure, ce qui donne à la fin du livre une fin inattendue.
Vous le savez, j’aime me balader virtuellement sur les lieux des crimes et l’Islande a tenu toutes ses promesses : Sources de Deiltartum, Reykjavík, etc. J’ai appris que comme dans beaucoup de pays, des adolescentes avaient payé le prix de la seconde guerre mondiale dans leur corps : cela s’appelle « la situation » là-bas. J’ai rencontré Enid Blyton aussi lue là-bas que pendant ma jeunesse en France. Une dernière chose pour vous aider à percer le mystère : le somnambulisme joue un rôle important dans ce roman.
Je remercie #NetGalleyFrance et les Editions La Martinière pour le service presse non rémunéré de #Avantquetombelanuit qui ne sortira que le 6 février 2026 ! Mais si je vous ai intéressé, vous pouvez précommander.
Il était une fois 2 soeurs, Stina et Marsi. Elles vivent dans un petit village islandais, où tout le monde se connaît. Mais, un soir, Stina disparait, et Marsi en est profondément meurtrie. Pourquoi ? Car Marsí a échangé en secret des lettres avec un garçon sous l'identité de sa soeur. Et le jour et à l'endroit où ils devaient se rencontrer, n'est retrouvé l'anorak de Stina.
10 ans plus tard, ce mystérieux correspondant reprend contact avec Marsi, et cette dernière, rongée de culpabilité, décide de mener sa petite enquête sur la disparition de sa sœur.
Dès les 1ères pages on rentre dans une ambiance très particulière, très déroutante, et qui met mal à l'aise, sans que l'on sache vraiment pourquoi. Enfin, si, on le devine. Car au fil des pages, on cumule de plus en plus de non-dits, de petites attitudes des personnages qui dérangent. Certaines langues se délient et dévoilent des secrets bien enfouis, mais on ressent qu'il y a encore bien des choses cachées derrière. Et tout le monde devient carrément suspect.
Marsi, au milieu de ça, essaie de faire la part des choses, même si elle semble naviguer parfois dans un vrai brouillard. Marsi qui est fragile, qui fait des cauchemars et qui doute même de ses parents. Mais Maris qui ne recule pas et qui veut lever le voile sur cette disparition.
Il y a des indices disséminés par-ci, par-là, une double temporalité qui permet de comprendre certains aspects, un fait historique peu glorieux qui resurgit, une nature magnifique mais dangereuse, toutes ces petites choses, et d'autre encore, qui rendent ce roman particulièrement noir, sombre, dérangeant, mais terriblement addictif et haletant. Et puis, cette fin, après une longue montée en tension, qui explose et qui dévoile toute la vérité. Et quelle vérité !!
Merci aux Éditions de la Martinière et à Netgalleyfrance de m'avoir permis de découvrir ce roman signée par la reine du polar islandaise, qui se dévore.
Rédacteur 1249921
Islande 1967
Stina disparaît mystérieusement en rentrant d’une soirée. Depuis, ses parents vivent comme des fantômes et sa sœur Marsibil culpabilise à cause d’un terrible secret.
Dix ans plus tard, Marsibil est décidée à découvrir la vérité.
Le rythme est lent, comme dans beaucoup de polars islandais.
La mise en contexte et la découverte des personnages prend du temps mais sans être lourde.
L’auteure a créé une atmosphère très particulière. Il y a un parallèle entre l'ambiance et l'état mental de Marsi. Marsi est dans une état psychique déplorable, rongée par la culpabilité, le trauma de la perte de sa sœur, le deuil.
Roman qui se lit très bien, l’écriture est fluide grâce à la double temporalité, celle de Stina en 1967 et celle de Marsibil en 1977.
L’auteure nous surprend jusqu’au final.
Merci à #NetGalley et aux éditions de la Martinière pour cette lecture.
Géraldine B, Rédacteur
Première lecture (anticipée) de cette rentrée 2026 et première danse de la joie.
Je connaissais déjà l’autrice, Eva Bjorg AEGISDOTTIR, pour avoir eu entre mes mains certains tomes de la série policière Elma. Or là, il s’agit d’un ouvrage autonome, qui se lit avec ravissement.
#Avantquetombelanuit est un roman permettant de découvrir deux soeurs, à deux époques différentes, pour un même fait : la disparition de l’aînée de 16 ans, Kristina (dite Stina).
On suit tant Stina en 1966 et 1967, que le retour douloureux à la « maison » de sa petite sœur, Marsibil (dite Marsi), dix ans plus tard. Cette dernière, on le comprendra très vite, ne sait jamais remise de cette disparition et essaye enfin de comprendre ce qui s’est passé.
On retrouve dans cet ouvrage : une ambiance froide et un rythme assez lent comme tout bon polar nordique qui se respecte.
J’ai apprécié ces deux époques racontées par chacune des sœurs, avec ces pistes qui peut-être n’en sont pas, les doutes et les fêlures de la plus jeune pour savoir si cette disparition est de sa faute ou du fait d’autres personnes de son entourage, entre rêves et réalité. Le tout avec ce climat islandais si particulier, voir fantomatique.
Pour moi, ce polar a une efficacité redoutable, avec en plus un point historique non négligeable sur ces jeunes filles rejetées de la société islandaise pour avoir eu des relations avec des soldats étrangers basés sur l’île durant la seconde guerre mondiale.
Par ailleurs, c’est un ouvrage très bien écrit et l’on ne s’ennuie jamais.
C’est donc tout naturellement que j’adresse un grand merci à #NetGalleyFrance et aux édition de la Martinière pour cette belle découverte 2026.
Vanessa C, Rédacteur
Nous sommes en 1977 en Islande, Marsi rentre chez ses parents pour la date d’anniversaire de disparition de sa sœur Stina âgée de 16 ans, dix ans plutôt. Stina n’a jamais été retrouvée et sa sœur va décider de mener sa petite enquête car beaucoup de questions reste sans réponses.
On va être sur une double temporalité, l’année 1966-1967 avec Stina et l’année 1977 avec Marsi.
Fait marquant dans la disparition de Stina, c’est qu’il n’y a pas eu d’enquête poussée.
L’ambiance est lourde, c’est sombre. Marsi va découvrir des secrets. Elle ne sait pas si ceux qu’elle découvre sont des rêves ou la réalité. La famille est très secrète, ne laisse rien paraitre. Peut-être pour se protéger ou pour protéger Marsi. Que va découvrir Marsi ?
C’est un bon polar nordique.
Rédacteur 815797
J’ai découvert le nom d’Eva Björg Ægisdóttir il y a près de deux ans quand est paru le clan Snaeberg. A l’époque, alléchée par la quatrième de couverture et les critiques et ayant envie de découvrir une autre auteure islandaise, je m’étais empressée d’acheter le livre. Hélas, entre-temps, mon côté archi-dispersé a pris le dessus et finalement ce n’est pas par ce roman là que je viens d’entamer la découverte de l’ œuvre d’Eva Björg Ægisdóttir .
C’est un roman à deux voix que nous offre son auteure. Les deux narratrices sont deux sœurs, Marsibil ( dite Marsi) et sa sœur ainée, Kristina ( dite Stina ).
Les deux sœurs se racontent à dix années d’intervalle. En effet, nous sommes en 1977, et Marsibil retourne chez ses parents à l’occasion des dix années de la disparition de sa grande sœur. Stina, quant à elle, nous fait entendre sa version des faits qui ont eu lieu avant sa disparition.
Les récits s’alternent et nous permettent, petit à petit de découvrir ce qui s’est réellement passé.
J’ai vraiment été touchée par le personnage de Marsibil, jeune femme torturée, qui essaye de comprendre ce qui s’est passé.
L’auteure nous offre un roman noir à souhait, avec une ambiance sombre à souhait.
J’ai apprécié le dénouement que je n’avais absolument pas envisagé, ce qui est pour moi un gage de qualité niveau intrigue.
En conclusion, une fort agréable découverte, et j’ai bien l’intention, tôt ou tard, de continuer à découvrir son œuvre qui compte pour l’instant encore cinq autres titres traduits en français.
Merci à NetGalley ainsi qu’aux éditions de la Martinière .
#Avantquetombelanuit #NetGalleyFrance
Média/Journaliste 1943559
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un polar qui me prend aux tripes et qui me tient en haleine de la première page à la dernière : et ce fut le cas de Avant que tombe la nuit de Eva Björg Ægisdóttir, publié aux éditions De La Martinière.
Ce polar m'a réellement prise aux tripes dès les premières pages, et m'a retourné le cerveau à plusieurs reprises. J'ai échafaudé mille théories à chaque chapitre et me suis rarement autant prise au jeu !
Je suis donc très contente de vous en parler dans cette chronique, parce-que ce livre m'a quelque peu réconcilié avec le genre, que j'avais tendance à délaisser.
## L'intrigue :
Ce n'est pas le premier polar de cette autrice, que je découvre au travers de Avant que tombe la nuit, et je dois bien avouer que d'entrée de jeu l'intrigue m'a intriguée. On y plonge dans les fjords islandais, avec ce décor de nature aussi hostile que magnifique, typique de cette région du monde. L'histoire débute avec Marsi, 14 ans, qui correspond secrètement avec un jeune garçon, sous l'identité de sa grande soeur, qu'elle admire. Un jour Marsi décide de rencontrer ce mystérieux garçon. N'ayant jamais pu se rendre au point de rencontre, Marsi découvre qu'à sa place, sa grande soeur Stina a disparu. Son anorak est retrouvé tâché de sang à l'endroit prévu du rendez-vous. C'est dix ans plus tard que Marsi décide de plonger plus au coeur de cette affaire qui a bouleversé toute sa famille.
Durant tout le roman, l'autrice nous plonge dans deux lignes temporelles : l'adolescence de Marsi autour de la disparition de sa soeur, et ses retrouvailles avec sa famille, et le passé qu'elle croyait enfoui.
**Ce que j'ai aimé :**
L'intrigue de Avant que tombe la nuit est clairement haletante, avec une ambiance pesante tout au long de la lecture. Il faut dire que la région se prête à la tension que le récit transpire : les nuits longues, silencieuses, cette nature qui recèle tant de secrets, tout cela contribue à une atmosphère palpable.
Les personnages sont bien étoffés et ont chacun une personnalité propre, un passé bien exploité, et que l'on prend plaisir à découvrir, inspecter, décortiquer dans l'espoir d'en apprendre plus, et de découvrir ce qui a pu arriver à Stina.
L'équilibre entre la narration passée et présente est parfaitement maîtrisé, et cet équilibre participe pleinement à la fluidité de la lecture. C'est vraiment très agréable de passer d'une temporalité à l'autre, on ne s'y perd pas, c'est clair, bien orchestré et ça se lit avec une facilité déconcertante.
Le suspense est bien maîtrisé, les indices sont distillés avec parcimonie et ambiguïté. Il est vrai que j'ai deviné la fin plutôt aisément mais finalement je n'ai jamais été réellement sûre de moi et me suis vue plus d'une fois bousculée dans mes certitudes.
**Ce que j'ai moins aimé :**
Il est vrai que même si le rythme était à mon sens bien maîtrisé, j'ai pu parfois observer que les focus prolongés sur l'intériorité de Marsi pouvaient ralentir ma lecture.
Si je dois pinailler un peu, je pourrais dire que j'aurais aimé que les personnages secondaires soient encore plus exploités qu'ils ne le sont déjà. Quitte à ce que le roman soit un peu plus long, cela ne m'aurait nullement gênée. C'est finalement parce-que j'ai particulièrement aimé chacun d'entre eux que j'aurais souhaité en découvrir plus sur eux, leur passé, leur vécu.
Enfin en point plus nuancé, j'aurais sans doute apprécié que la fin soit davantage étayée, surtout après une construction narrative si remplie de tensions.
Je vous recommande ce polar, que j'ai pris beaucoup de plaisir à dévorer sous un plaid, avec une bonne tasse de thé brûlant, dans le silence de la nuit. Il m'a clairement donné envie de me plonger dans d'autres livres du genre, voire même de découvrir les autres ouvrages de l'autrice.
Je ne prends pas trop de risque à vous conseiller de foncer les yeux fermés !
J'avais adore Le clan Snaeberg, paru il y a deux ans ! J'ai donc sauté sur ce nouveau titre de Eva Bjorg Aegisdottir !
Ce n'est pas un coup de coeur mais je me suis plongée avec plaisir dans cette intrigue. Une jeune femme disparue depuis dix ans et sa soeur qui porte en elle le fardeau de sa mort. Aujourd'hui adulte, Marsi souhaite lever le voile sur la disparition de Stina, surtout qu'elle a gardé pour elle un secret qui pourrait être la clé du mystère.
Le début était un petit chaotique mais une fois l'enquête de Marsi lancée, j'ai eu du mal à m'arrêter !
A nouveau un très bon polar, je recommande !
Laure P, Libraire
Eva Björg Ægisdottir signe avec ce roman un thriller implacable qui mêle à la grande Histoire les tourments d'une famille dont l'enfant disparaît. A travers ce fait divers, la voix de chacune des sœurs, mais aussi le rôle plus ou moins clair des amis, parents. Tout le monde est suspect. Un très bon cru pour lautrice mondialement connue de la série Elma par exemple.
Audrey T, Rédacteur
Marsi, islandaise de 24 ans, revient dans sa maison natale pour un bien étrange anniversaire. Les 10 ans de la disparition de sa sœur aînée, Stina. Marsi n'est jamais arrivée à mettre ce drame derrière elle, se sentant en partie coupable de ce qui a pu se passer. Est-ce que la correspondance qu'elle avait entamé avec un jeune garçon a pu conduire à la perte de sa sœur ? Pour tenter d'avancer, Marsi essaie de mener l'enquête sur ce qui s'est passé ce soir là. Mais ses parents, étrangement, tentent de la dissuader et sont même de plus en plus fuyants....Elle tente de faire appel à ses souvenirs, mais elle a du mal à distinguer ce dont elle se rappelle vraiment et ce qu'elle pourrait avoir rêver ou inventer...
Ce polar est excellent ! L'ambiance glauque de la maison familiale est très bien posée dès le départ. La tension monte rapidement quand Marsi commence à mener son enquête, et comme elle, le lecteur devient parano à ne plus savoir ce qui est vrai et ce qui est faux...Il est dépaysant par son lieu et son époque, ce qui ajoute encore au plaisir.
L'Islande s'invite désormais systématiquement aux rentrées littéraires, bien souvent par le biais de romans noirs. Et les Éditions de la Martinière sont l'une des maisons porte-drapeaux d'autrices et auteurs d'Europe du Nord. C'est le second roman de l'autrice Eva Björg Ægisdóttir que je lis, après Le Clan Snæberg, lequel nous ramenait déjà au sein d'un huis clos familial. Le roman a reçu les prix du meilleur polar islandais Blóðdropinn, j'imagine que cela est comme le Ballon d'or, une poignée d'élus se partagent le prix à tour de rôle, je pense notamment à Lilja Sigurðardóttir, Yrsa Sigurðardóttir ou Arnaldur Indriðason. . L'autrice a laissé de côté son cycle Elma pour ce que l'on appelle un one-shot : alors qu'avec Le Clan Snæberg nous nous trouvions au nord de l'île, ici, c'est cap à l'ouest du pays.
Fin 1967, dans les fjords de la partie occidentale de l'île, à Hvítársíða, Marsibil Karvelsdottir une est collégienne, timide et solitaire, fille de Nina Svins, ancienne actrice et d'un père, héritier d'une ferme avicole. Elle vit dans l'ombre de sa grande sœur, Stina, sociale et exubérante, qui devient une jolie adolescente préférant passer du temps à l'extérieur avec ses amis plutôt qu'avec sa sœur, avec laquelle elle s'entendait bien. Marsi débute une correspondance avec Bergur, un jeune lycéen un peu plus âgé qu'elle en se faisant passer pour sa sœur. Le 17 novembre 1967, après avoir rejoint ses amis, Stina ne rentre pas, son anorak ensanglanté est retrouvé au bord d'une route, elle ne sera jamais retrouvée. Dix ans plus tard, Marsi reçoit une autre lettre de ce mystérieux correspondant avec lequel elle avait perdu le contact longtemps auparavant avant de revenir passer quelques jours de vacances dans la demeure familiale située dans la petite ville de hvítársíða.
Les histoires de disparition exercent toujours une fascination morbide sur lecteurs et spectateurs, morbide parce que bien souvent de sombres individus se cachent derrière l'absence soudaine de personnes, et qu'elles laissent derrière elles un entourage qui n'aura guère d'autre choix que de faire avec tant bien que mal avec un deuil impossible. C'est cette curiosité-là qui attire le lecteur : une jeune fille qui disparaît sur le chemin qui la ramenait chez elle, un anorak taché de sang, et pourtant aucune trace. Une famille bringuebalante qui survit avec le fantôme, une chambre figée dans le passé, la porte de sortie de Marsi, cette sœur restante, a été de partir s'installer à Reykjavik. Avec un retour dans la demeure parentale, pour commémorer les dix ans de la disparition de celle-ci, ponctué d'un homicide et d'une lettre qui ramène dans ce passé douloureux, la tension narrative est installée, nous sommes prêtes à suivre Marsi dans une exploration rétroactive et rétrospective pour retourner les pierres qui ne l'ont pas été à l'époque.
Le relief tortueux des routes, les paysages tourmentés de l'île conjugués aux légendes urbaines et rurales font de cette atmosphère déjà bien alourdie par le poids quelque peu pesant des nuits polaires une ambiance presque horrifique. Le tout souligné par la grande et noire demeure familiale, qui a abordé les lourds secrets de famille, des aïeux peu chaleureux, des relations distendues au mieux, difficiles. Les éclaboussures du passé sont incrustés indélébilement dans le derme, le bois et la pierre islandais, et il y aura toujours quelqu'un, ici les médias, une voix anonyme pour rappeler ce qui s'est passé et ce que l'on a voulu oublier.
Un retour en arrière familial, mais aussi historique et sociologique, qui va ramener tout un tas de revenants à la surface, au sein et autour de cette étrange et lugubre demeure familiale qui porte les stigmates sanguinolents des générations passées, celles des milliers de poulets d'élevage abattus dans la ferme attenante, mais pas seulement. Marsi ressent, subit et vit ce malaise qui règne autour de ces morts et de cette disparition, traumatisée par les traces de mort de son grand-père, de cette ultime trace de vie – ou de mort – de sa sœur, de ses propres cheveux qu'elle s'arrache et qu'elle avale. Qu'elle vomit ensuite, car ce malaise devient maladie. Puisque Marsi revit les événements passés, un passé sclérosant, englué dans les impasses et échecs.
C'est un cold case efficace, fabriqué par l'accumulation de mensonges de tout un chacun et cette sensation d'enfermement et d'isolement, que le microcosme insulaire favorise. Une insularité qui accentue l'illusion de promiscuité, les auteurs et autrices islandais ne cessent de jouer sur le caractère sauvage tant en matière de climat que de géographie de leur terre. La disparition est un motif récurrent, comme s'il était tellement facile de se fondre sans laisser de traces dans l'immensité de l'île. On le sait, l'enfermement favorise les tensions psychologiques, et la vie en Islande, l'océan étant le plus efficace des gardiens de prison, ne manque pas d'accentuer les tensions familiales et amicales, Eva Björg Ægisdóttir ne manque pas de nous le faire savoir.
J'adore les immersions dans les fjords islandais.
Je trouve cette période de l'année totalement propice à me mettre au chaud avec un plaid et à dévorer un de ces polars.
Stinà et Mársi sont deux sœurs adolescentes qui s'aiment beaucoup. Stinà étant aussi solaire que Mársi est secrète. L’ainée prenant souvent soin de sa soeur qui souffre de somnambulisme et de terreurs nocturnes .
Pour se rendre intéressante et entendue, Mársi écrit à un correspondant, mentant sur son âge, et se faisant passer pour sa sœur.
Lorsque Stinà disparaît lors d’une soirée arrosée, c'est tout l'équilibre familial qui est impacté.
Il est si facile de se perdre et de mourir dans ces terres isolées et gelées .
Les recherches et l'enquête ne donnent rien et dix ans après, personne ne sait ce qui lui est arrivé.
C'est à ce moment que débute ce roman.
Márci qui est partie à la ville pour se construire , va d'échec en échec.
Elle revient à la ferme de ses parents pour leur rendre visite, mais surtout faire un break.
Petit à petit, elle va se rappeler les événements qui ont eu lieu lorsque sa sœur a disparu.
Pourquoi ces mêmes cauchemars ?
Qui est ce petit garçon qu’elle revoit ?
Et surtout qui est celui qui lui envoie des messages de menace , laissant penser que quelqu'un veut l'empêcher de reprendre l'enquête ?
Ses parents eux-mêmes n'arrêtent pas de lui conseiller d'arrêter de remuer le passé.
En alternant les chapitres qui se déroulent dans le passé et dans l'aujourd’hui, l’intrigue se déroule de découverte en découverte , avec un rythme où le suspense ne vous laissera pas de répit.
J'ai cru avoir compris et puis finalement je m'étais complètement trompée.
Je suis bluffée par ce dénouement.
Comment nos souvenirs se forment-ils ?
Comment sont-ils influencés ?
Jusqu'au bout des parents sont-ils prêts à aller par amour ?
Je remercie Netgalley et Les éditions Lamartinière pour cette lecture très réussie.
Sylvie Y, Personnel éducatif
Avant que tombe la nuit de Eva Björg Ægisdóttir est un polar islandais pesant mais captivant.
Le roman se déroule sur une double temporalité en 1966-1967 et en 1977. On suit à tour de rôle Marsi, une jeune fille de 24 ans qui se raconte en 1977 et qui revient chez ses parents car cela fait 10 ans que sa sœur Stina a disparu et n’a jamais été retrouvée. On suit également le point de vue de Stina qui elle se raconte en 1967.Petit à petit, on va découvrir ce qui s’est passé ce fameux soir de novembre 1967 lorsque que Stina a disparu.
Eva Björg Ægisdóttir signe un polar très noir où elle mène le lecteur dans un imbroglio savamment orchestré. Les personnages sont travaillés et torturés semant le doute dans la tête du lecteur. Le début est très lent et j’avoue que j’ai eu un peu de mal à me retrouver avec tous ces prénoms islandais, mais peu à peu, on se laisse prendre et on ne peut plus lâcher ce roman car on veut enfin savoir la vérité.
L’auteur dévoile aussi un passage de l’histoire islandaise que je ne connaissais pas, je n’en dirais pas plus pour ne pas raconter l’histoire, mais j’avoue que cela m’a beaucoup intriguée et que fidèle à mes habitudes, je suis allée effectuer des recherches.
Je suis certaine que ce polar saura captivé un bon nombre de lecteurs qui aiment les polars psychologiques et torturés.
Je remercie Netgalley et les éditions la Martinière pour cette très bonne lecture.
Premier polar islandais pour moi, et c'est une réussite !
Marsi, la petite sœur de la disparue, devenue jeune femme, décide d'enquêter sur sa propre famille et sur les anciens amis de sa sœur afin de découvrir ce qui a bien pu lui arriver.
On ressent immédiatement un malaise vis-à-vis des parents de Marsi, sa mère a l'air complètement à l'ouest, son père disparaît souvent de la maison familiale. Au fur et à mesure que Marsi avance dans son enquête, on tourne en rond dans le présent, et on repart dans le passé au fil des derniers jours de Stina. Une impression suffocante de ne plus savoir qui croire nous envahit, on ne sait plus à qui Marsi peut faire confiance.
Vers les 2/3 de l'histoire, j'avais commencé à me faire une idée du déroulement de cette fameuse soirée, de qui semblait suspect. Jusqu'à la dernière page, où toutes mes convictions ont été balayées en quelques lignes.
Julie B, Personnel éducatif
Après avoir dévoré en 2025 la saga "Elma" de la même autrice j'ai pris plaisir à retrouver la plume d'EVa Björg Aegisdottir. Un roman choral entre deux époques, Stina en 1967 et sa sœur Marsi en 1977. On se retrouve à trouver certains personnages très antipathique, à en détester d'autres mais quand la trame finale se dévoile tout le caractère qui leur a été donné se transforme tant dans le roman, que dans nos têtes.
Merci à Netgalley et aux éditions de la Martinière de m'avoir permis la lecture de ce roman, que je classe dans mes favoris dans le genre
sylvie O, Bibliothécaire
Après la série Elma (200.000 ex vendus en France), un one-shot brillant de la reine du polar islandais. Prix du Polar de l'année en Islande. Sélection pour le Prix Clé de Verre du meilleur polar scandinave.
Bienvenue dans les fjords de l'ouest de l'Islande. Marsí, 14 ans, entretient une correspondance secrète avec un garçon qui vit à l'autre bout du pays, sous l'identité de sa sœur Stína, âgée de 16 ans. Le jour où ils se décident enfin à se rencontrer, Marsí est empêchée de se rendre au rendez-vous. Dans la nuit, sa sœur disparaît. Son anorak taché de sang est retrouvé à l'endroit où Marsí et son correspondant avaient prévu de se rencontrer.
Dix ans plus tard, l'affaire n'a pas été élucidée. Marsí, qui s'était réfugiée à Reykjavík, revient dans la maison familiale, perchée sur les hauteurs de la ville. Les murs de la vieille bâtisse recèlent toujours leur poids de secrets. Lorsque Marsí reçoit une lettre signée de son ancien correspondant, l'espoir et la culpabilité se ravivent - mêlés à la terreur d'être elle-même en danger.
Mais... Marsí a toujours eu du mal à distinguer ses rêves de la réalité.
Entre souvenirs brumeux, insomnie et paranoïa, la jeune femme se lance dans une quête désespérée. Comment trouver la vérité quand on ne peut pas se faire confiance soi-même ?
Un véritable page Turner . j'ai adoré,! Le suspens est permanent, impossible de lâcher le roman. Je n'ai pas vu arrivé la fin du suspense. Un très bonne aventure livreque, que je recommande vivement!
Un super thriller psychologique qui sort le 6/2 !
Ayant lu quelques thrillers /polars nordiques, j’ai à chaque fois trouvé le rythme un peu lent et je m’attendais à ressentir la même chose ici. Spoiler alert : non!
Le suspense et les interrogations commencent dès le premier chapitre et vous froncerez les sourcils tout du long pour connaître la fin.
Une histoire de disparition de sœurs, qui dévoile des secrets familiaux une fois le voile des tabous et non dits levé.
Marsi se pose beaucoup de questions sur la disparition de sa sœur Stina, 10 ans auparavant. Elle se sent même coupable de celle ci au point d’en avoir des comportements anxieux assez extrêmes et déroutants à la lecture. Si vous arrivez à prononcer les noms de villes (autre que Reykjavik 😏) tant mieux vous serez imprégnés du côté local. Sinon je vous arrêtez pas la et poursuivez l’enquête que Marsi reprend en remontant le fil des événements.
Les chapitres ni trop longs ni trop courts alternent le récit de Marsi en 1977 puis celui de Stina disparue en 1967.
Du rythme, du vrai suspense, une écriture fluide et une belle traduction agréable à lire m’ont prise au piège des les premières lignes.
🎤 pret(e)s à grelotter encore un peu plus en hiver avec ce thriller psychotique nordique ?
Bibliothécaire 787713
Thriller passionnant. Le narratif basé sur deux époques très à la mode chez les auteurs de romans policiers leur permet de développer leur histoire de façon plus explicite. On sait qu'il y aura des plots twist mais on est quand même surpris. Par contre c’est noir de chez noir. On n'est pas dans du feel good!
Annick D, Personnel éducatif
ce livre est passionnant à lire et innovant dans le domaine du Thriller . On y découvre un paysage et un modus vivendi finlandais étonnant et dépaysant . Les personnages sont criants de réalisme. Il ne faut pas dévoiler l'intrigue qui est passionnante . Sachez qu'on ne quitte pas le livre avant la fin de la lecture .Bravo à l'auteure.
Personnel éducatif 832675
En 1967, Stina a 16 ans, sa soeur 14. Elles s'ennuient dans la minuscule bourgade où elles vivent avec leur père à la tête d'un élevage de poulets, et leur mère, ancienne artiste qui a abandonné sa carrière après son mariage. Les filles vont au lycée ou au collège, elles traînent avec leurs copains ; pour Stina, c'est l'âge des premières amours, des soirées très arrosées aussi. Marsi, qui n'a pas l'autorisation de sortir autant que sa soeur, décide d'entreprendre une correspondance secrète avec un garçon plus âgé, en se faisant passer pour Stina. Après plusieurs mois d'échanges, les deux adolescents décident de se rencontrer, mais ce soir-là, Marsi ne peut se rendre au rendez-vous et Stina disparait… Seul son anorak, taché de sang, est retrouvé à l'endroit même où Marsi devait rencontrer son copain épistolaire.
Dix ans plus tard, Marsi va mal, très mal. Elle ne s'est jamais remise du drame, et ne peut se départir d'un immense sentiment de culpabilité… Pour « l'anniversaire » de la disparition de Stina, elle accepte, à contre-coeur, de revenir pour quelques jours chez ses parents, où, à peine arrivée, elle reçoit une lettre inquiétante de son ancien correspondant… Marsi se lance alors dans une enquête désespérée en forme de rédemption, pour tenter de se sauver, à défaut d'avoir pu sauver sa soeur.
Ce récit qui alterne deux narrations est absolument captivant. Le lecteur découvre Stina et son univers d'une part et la personnalité torturée de Marsi d'autre part grâce à une double temporalité en 1966-1967 et en 1977.
L'univers est sombre et oppressant. Frisson garanti!
Christine E, Rédacteur
Marsibil (Marsi) revient chez ses parents, dans une petite ville islandaise, à l’occasion d’un triste anniversaire. Cela fait 10 ans que sa sœur Kristin (dite Stina), a disparu un soir de novembre. D’elle, on n’a retrouvé que son anorak rouge sur le bord de la route. Dix années de doute, de douleurs, de peine. Et pour Marsi, qui n’avait que 14 ans à l’époque, dix années d’un sentiment de culpabilité inexpliquée. Car la police n’a jamais élucidé cette disparition et aucun coupable n’a été arrêté.
A l’occasion de ce retour, Marsi va mener sa propre enquête, interroger ses amis d’enfance, les gens que Stina côtoyait, tenter de rompre le silence de ses parents. Et chercher qui est l’auteur de cette lettre reçue d’un correspondant dont elle n’avait plus eu de nouvelles depuis 10 ans, et à cause de qui Marsi ressent cette culpabilité.
Le récit alterne la voix de Tina, en 1966, dans les mois et jours précédant sa disparition à l’âge de 16 ans, et celle de Marsi, en 1977, alors qu’elle cherche à comprendre ce qui s’est réellement passé.
Si j’ai eu un peu de mal à entrer dans le récit, ne m’y retrouvant pas parfois entre les voix de Stina et de Marsi, j’ai néanmoins ressenti beaucoup d’empathie pour Marsi. La jeune femme semble si perdue, si seule, si avide de savoir. Malgré les conseils de ses parents, elle ne peut se résoudre à mettre un voile sur ce qui l’empêche de vivre, de dormir depuis dix ans. Un jour ? elle découvre que sa sœur elle-même menait une enquête sur un sujet mystérieux. Voilà qui ravive aussi l’intérêt du lecteur.
Eva Björg AEGISDOTTIR sait construire son récit, distillant de nombreux indices que le lecteur n’interprètera qu’après coup, multipliant les pistes possibles, conduisant à une fin que je n’ai pas vu venir.
Aujourd'hui je viens vous donner mon avis sur le polar addictif Avant que tombe la nuit de Eva BJORG AEGISDOTTIR.
Je tenais à remercier Netgalleyfrance et Les Éditions de La Martiniere de m’avoir permise de découvrir cet auteure grâce à ce service presse numérique.
Une auteure dont j’avais entendu parler de nombreuses fois sur les réseaux sociaux mais je n’avais pas sauté le pas , ce qui est chose faite.....
Une plume très agréable qui m 'a intriguée, qui m'a menée en bateau 🤣 dans les fjords. La suite à vous de voir....
J’ai A-DO-R֤É !
Je pense avoir accusé tous les personnages de l’histoire. L’intrigue est tellement bien menée que l’auteure nous balade de suspect en suspect sans jamais faire preuve d’incohérence aucune. C’est un thriller psychologique très intelligemment écrit. En réalité, si j’avais su lire entre les lignes, tout aurait été (presque) évident.
C’est une histoire à deux voix qui se déroule sur deux périodes situées à 10 ans d’écart. Marsi et Stina, deux sœurs, sont victimes des silences, des secrets amicaux et familiaux.
Stina a disparu, Marsi doute et culpabilise. Stina nous raconte ses derniers moments avant les faits (1966-1967), Marsi, quant à elle de retour chez ses parents dix ans après le drame, part en quête de vérité et surtout de sa propre vérité. Mais que s’est-il vraiment passé cette nuit-là ?
L’ambiance est pesante, la lecture addictive, un vrai page-turner. On en redemande, trop déçu de l’avoir terminé si vite … 100% fan ! Je n’en dirai pas plus de peur de vous gâcher la lecture, la découverte de l’intrigue m’ayant tenu en haleine du début à la fin. J’espère sincèrement qu’il en sera de même de votre côté.
Rédacteur 986023
Si vous recherchez un thriller qui vous met le tensiomètre à zéro et vous balade sans ménagement arrêtez vous sur celui-ci qui sortira le 6 février !
2 sœurs assez différentes, l'aînée, Kristina, jolie populaire et douée et la petite, Marsi, plutôt banale et moins avenante. L'aînée va disparaître sur le bord d'une route, ne laissant comme trace que son anorak ensanglanté.
10 ans plus tard alors que la famille s'apprête à se réunir pour commémorer ce triste anniversaire, la petite sœur décide de mener l'enquête dans le village auprès des anciens amis de sa sœur, décidée à découvrir ce qui a pu lui arriver. Elle a elle-même peur d'avoir une responsabilité indirecte dans ce triste événement. Elle est perturbée depuis 10 ans tout comme ses parents qui survivent également chacun dans son coin, malheureux mais toujours unis.
Alors qu'est-il arrivé à Kristina 10 ans plus tôt ?
En alternant par chapitre le point de vue de chacun des sœurs, vous avancerez sur le terrain de la vérité.
Embarquez et vous saurez!
Lison C, Rédacteur
J’ai lu plusieurs romans de cette autrice islandaise dont deux titres consacrés à l’inspectrice Elma : Les filles qui mentent et Les enfants qui blessent, ainsi qu’un one-shot Le clan Snaeberg. J’aime son imagination tortueuse, ses intrigues mêlant judicieusement le passé et le présent et sa vision réaliste de l’adolescence et du passage à l’âge adulte. J’apprécie toutefois beaucoup moins le manque de crédibilité de certaines situations…
Dans les années 60, Marsibil, 14 ans, entretient une correspondance avec Bergur, un jeune inconnu qui vit à plusieurs centaines de kilomètres. Lorsqu’ils se donnent enfin rendez-vous pour se rencontrer, Marsi a un empêchement. Le soir même, Stina, sa soeur, dont elle a emprunté l’âge et l’identité pour écrire à Bergur, disparait, laissant dans la neige un blouson ensanglanté. Etonnamment, après la disparition de sa soeur, Marsi ne reçoit plus de lettre de Bergur. Elle se sent coupable et le tient pour responsable de la disparition de Stina. Dix ans plus tard, Marsi revient dans sa ville natale pour commémorer la disparition de sa soeur. Elle reçoit alors une lettre de Bergur, ravivant chez elle de douloureux souvenirs, mais également le secret espoir d’éclaircir le mystére de la disparition de Stina.
L’atmosphère de ce roman est sombre, pesante, intrigante : que cache le lugubre manoir de la famille Karveldottir? Que signifient les cauchemars qui hantent les nuits de Marsi? Quels traumatismes a pu vivre Jonina, la mère de Marsi, sujette à d’étranges crises de somnanbulisme ? A cela s’ajoute la proximité d’une maison de correction dans laquelle à la fin de la guerre étaient enfermées les jeunes filles coupables d’avoir fréquenté l’ennemi… Un écrivain surgit de nulle part enquête également sur la disparition de Stina… Plus Marsi rassemble d’indices sur la disparition de sa soeur, plus les pistes se multiplient…
Ce roman ne se lâche pas, cette autrice a le don pour captiver son lecteur. Jusqu’au trois quart, je trouvais la trame parfaite, addictive, passionnante… Mais le dénouement m’a semblé trop facile, rapide, et surtout peu réaliste. J’ai en tête l’image d’un château de carte qui s’effondre en raison d’une seule carte, qui fait basculer l’édifice, en l’occurence ici un passage concernant une photographie… Dommage. Je n’en dirais pas plus, à chacun de se faire son opinion. Merci aux Editions de La Martinière via Netgalley pour cette découverte.
Séverine M, Libraire
En 1967 dans la campagne islandaise, Kristin, une adolescente de 16 ans, disparaît sans laisser d'autre trace que son anorak tâché de sang. Dix ans plus tard, alors que l'affaire n'a pas été élucidée, sa sœur Marsibil, qui vit maintenant à Reykjavik, reçoit une lettre qui la fait flipper et l'incite à retourner auprès de ses parents pour mener sa propre enquête. Mais entre son sentiment de culpabilité et ses souvenirs pas fiables, Marsibil a bien du mal à interpréter les indices et témoignages recueillis.
L'intrigue prend le temps de se mettre en place, multipliant les suspects potentiels, et alternant le point de vue de Marsibil en 1977 avec celui de Kristin en 1967. Mais elle finit par décoller, et le suspense va crescendo, de fausse pistes en révélations et en coups de théâtre. On referme ce livre, qui a été traduit depuis la version anglaise, avec le sentiment d'avoir lu un petit polar psychologique efficace.
📚 CHRONIQUE 📚
Mardi 3 février,
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⭐️⭐️⭐️⭐️.5/5
Le 6 février sort le nouveau roman de Eva Bjorg Aegisdottir. Je remercie #netgalley et @martiniere de m'avoir permis de le dévorer avant sa sortie. Si ce n'est pas un coup de cœur, c'était une excellente lecture dont je garde le souvenir intact.
Marsie est une jeune femme troublante. On la découvre insomniaque dans son appartement de Reykjavik. Une lettre vient de lui être distribuée et celle-ci ravive des souvenirs douloureux. Nous sommes en 1977, il y'a 10 ans que Kristin, la sœur de Marsi a disparu.
L'autrice nous embarque en Islande, dans une petite ville typique. Le lecteur tourne les pages d'une sombre histoire survenue entre 1966 et 1977. Retour dans le passé d'un pays marqué par le froid et dans une petite communauté aux airs tranquilles.
Dans ce roman, pas d'enquêteur professionnel. Marsie est bouleversée par cette lettre qui remue un passé qu'elle a déjà du mal à oublier. Qu'est-il arrivé à sa sœur ? Qui est ce correspondant épistolaire ? Pourquoi ses parents refusent-ils de parler de ce drame ? Pourquoi Marsie a-t-elle tous ces trous de mémoire ?
Quand un nouveau meurtre est commis, Marsie veut la réponse à ses questions !
C'est un thriller parfait pour cette période et son originalité va vous plaire. Marsie remonte le fil de toute l'histoire et nous apprenons en même temps qu'elle, dans une autre temporalité, ce qui est arrivé à Kristin.
Je dis bravo à L'autrice car il est très difficile de me faire peur mais elle y est parvenu. Le fil entre réalité et imagination est ténu et les ombres de ces hivers enneigés y contribuent.
L'avis psy : la qualité de recherche sur la construction psycho éducative des enfants est bluffante. Le choix de certaines pathologies est courageux et confère une originalité au récit
Yvenou s, Rédacteur
" Il y a des gens qui vivent dans un monde de rêves, d'autres qui affrontent la réalité, et puis il y a ceux qui transforment l'un en l'autre." Érasme.
Marsibil - Marsi est mal, très mal, la date fatidique approche .. le 13 novembre chaque année, Marsi rejoint ses parents à Hvitarsida , une ville des fjords volcaniques de l'ouest de l'Islande. Nous sommes en 1977 cela va faire 10 ans que Kristin-Stina a disparu. Seul son anorak imprégné de sang a été retrouvé. Or Marsi , alors âgée de 14 ans avait rendez-vous avec son correspondant à 10h ce soir là sur le pont, juste là où l'anorak a été retrouvé....
Bien décidée à enfin découvrir la vérité Marsi commence une enquête mais l'hostilité de ses parents, le silence des uns les sous-entendus des autres, l'alcool, les insomnies, les cauchemars tout s'emmêle .
Bientôt la voix de Kristin se fait entendre et nous relate les années 1966 et 1967 . Pauvre lecteur enferré dans une double narration et une double temporalité.
Une lecture sombre, très sombre , des personnages aux personnalités complexes, des rebondissements dans l'intrigue, des décors à couper le souffle, et une chape de silences et de non-dits, voilà ce que nous offre Eva Björg Ægisdóttir. Bien loin de l'ambiance plus classique de sa série Emma , Avant que tombe la nuit est un roman noir de noir qui je l'avoue m'a déconcertée. Quant à la chute finale de l'histoire je n'en suis pas encore revenue!
Un grand merci aux éditions De La Martinière pour ce partage via Netgalley
#Avantquetombelanuit #NetGalleyFrance !
Deborah C, Rédacteur
Un début assez long à se mettre en place où j'ai eu du mal à accrocher à l'histoire mais quand commence l'heure des révélations j'ai trouvé que tout s'enchaîner parfaitement et j'avais vraiment envie de connaître le dénouement.
Du coup j'ai quand même aimé ce roman avec le point de vue des 2 soeurs à 10 années d'intervalle. L'autrice a réussi à me donner envie de connaître la fin malgré un début mitigé.
Marsi 14 ans entretient une correspondance avec un jeune homme. Pensant sa vie inintéressante elle lui écrit sous l'identité de sa sœur Stina. Le jour où il décide de se rencontrer, Stina disparait ne laissant derrière elle que son anorak rouge taché de sang.
C'est un thriller nordique comme on les aime. Une ambiance glacial au cœur des fjords, dans un paysage envahit par la nuit.
Un thriller qui se passent sur deux temporalités: la quête actuelle de Marsi pour découvrir la vérité sur la disparition de sa sœur. Et les derniers jours de Stina.
Tout est trouble dans ce récit, tout le monde semble, au cœur de ce village, détenir une part de la vérité.
Entre réalité et cauchemar difficile de se frayer un chemin vers la clé de ce mystère.
En tout les cas, un thriller haletant, prenant qu'il est difficile de lâcher, jusqu'à la dernière ligne la vérité se cache et explosera au point final.
J'ai adoré.
Chronique 3.5 *
J’ai lu 5 des titres de l’autrice parce que j’aime beaucoup sa façon d’écrire, ses histoires qui prennent leur temps et les personnages qu’elle met en scène.
J’ai eu plus de mal avec celui-ci, non pas pour l’intrigue et les personnages mais avec la traduction qui, de fait, n’a pas été réalisée par le traducteur habituel ! Elle n'est pas mauvaise, loin de là, mais elle ne correspond pas à Eva Bjorg Aegisdottir, car les traductions sont tout aussi importantes que l’écriture et parfois plus puisque c’est grâce à elles que nous apprécions les auteurs étrangers !
Véritable thriller psychologique, ce roman choral met en scène deux sœurs et deux temporalités. Marsibili revient chez ses parents 10 ans après la disparition de sa soeur Kristin en 1967.
Les chapitres alternent l’histoire racontée par Kristin avant sa disparition et l’histoire par Marsibili avec sa culpabilité, ses cauchemars et ses souvenirs d’adolescence. C’est un personnage torturé et peu équilibré de ce fait mais attachant.
Les chapitres se complètent et nous ne sommes jamais perdu dans le défilement du récit et l’intrigue reste prenante d’une décennie à l’autre.
C’est un mot que je n’aime pas utiliser mais en l’occurrence il s’applique très bien : fluide, l’écriture manque de fluidité et de simplicité. J’imagine qu’il me sera plus facile de le relire et de mieux profiter de l’intrigue et de son cadre.
Que ceci n’empêche pas les lecteurs potentiels de se lancer, c’est quand même un bon roman noir.
Parution le 20 février et non pas le 02 février !
#Avantquetombelanuit #NetGalleyFrance
S’il y a bien un genre que j’affectionne, c’est celui du polar nordique. J’aime ce côté « slow littérature », qui met l’accent sur l’ambiance et le décor. J’aime cette tension qui s’installe en douceur jusqu’à devenir suffocante. J’ai retrouvé tous ces éléments dans « Avant que tombe la nuit ».
Ce n’est pas tant le mystère de la disparition de Stína qui m’a happée, que toute l’histoire autour, le passé et le présent, ces éléments qui s’imbriquent, ces petits détails qui ont leur importance et qui façonnent lentement les drames.
« Avant que tombe la nuit » est un roman dans lequel on entre en douceur et qu’on termine avec avidité. Je l’ai trouvé fin, tant en ce qui concerne l’aspect psychologique que purement polar. Je me suis fondue avec plaisir des soirs durant dans cette intrigue, y replongeant avec le même empressement mêlé de curiosité. Une excellente lecture !
Ma chronique complète est disponible sur le blog.
Caroline - Le murmure des âmes livres
Laura L, Rédacteur
✨Bienvenue en Islande, terre de feu et de glace, entre geysers, aurores boréales et plages de sable noir.
C’est dans cet environnement si particulier qu’Avant que tombe la nuit d’Eva Björg Ægisdóttir nous plonge.
J’attendais ce livre depuis son annonce… et je ne l’ai pas lu, je l’ai dévoré !
One-shot efficace, suspense maîtrisé, double temporalité et double point de vue :
🌙Marsí, en 1977, qui tente de résoudre la disparition non élucidée de sa sœur Stína.
🌙Stína, en 1967, adolescente solaire et passionnée d’art, dans les mois précédant sa disparition.
Je me suis totalement prise au jeu de l’enquête, changeant sans cesse d’hypothèse. Les personnages secondaires ne sont pas laissés de côté et l’histoire reste dynamique jusqu’au bout.
⭐ Ma note : 5/5
Un vrai page turner. Si vous ne connaissez pas encore Eva Björg Ægisdóttir, foncez !
L'auteure de la série Elma et du Clan des Snaeberg nous revient avec un thriller psychologique où il sera évidemment question d'une disparition comme seuls les islandais savent les mettre en page … et où le lecteur va se laisser manipuler avec plaisir.
Eva Björg Ægisdóttir, auteure islandaise, réussit à se démarquer au milieu de l'abondante marée de thrillers nordiques traduits en France après la vague Indridason venue de Reykjavik.
C'est à elle que l'on doit notamment la série Elma (bientôt en série tv) ou encore le remarquable Clan Snaeberg.
Voici donc un nouveau thriller psychologique, qu'il faut lire Avant que tombe la nuit.
Un roman qui obtenu en 2023, le Prix du Polar de l'année en Islande (prix La Goutte de Sang).
La traduction (depuis la version anglaise) est signée par Ombeline Marchon.
En 1967, une adolescente, Kristín (ou Stína), disparaît mystérieusement (la routine islandaise car « il y a mille façons de disparaître en Islande ») et l'on ne retrouvera que son anorak tâché de sang au bord de la route.
Dix ans plus tard, sa jeune soeur, Marsí, est toujours hantée par cette disparition et ne peut s'empêcher de se sentir rongée par la culpabilité : en 1967, elle échangeait secrètement des lettres avec un mystérieux correspondant ... en usurpant l'identité et la personnalité de sa grande soeur.
« — Cette honte, je vis avec depuis dix ans. [...]
— Je n’en ai jamais parlé à personne, ai-je marmonné.
— Comment ça ?
— Je n’ai jamais parlé à personne de mon correspondant ! »
Qui est responsable de la disparition de Stína ? Le mystérieux correspondant ? Un amoureux éconduit ? L'un des autres garçons que les filles fréquentaient ? Ou même un père malintentionné ?
En 1977, Marsí se remet à poser des questions autour d'elle
Et quand on cherche bien, on trouve toujours quelques secrets à sortir de l'oubli ou du mensonge ...
« Certains secrets vous rongent de l’intérieur. [...] Une fois qu’on a commencé à mentir, il est difficile de faire marche arrière : on perd toute crédibilité. Parfois, le plus simple, c’est de continuer. »
Marsí est revenue dans son village natal et pose des questions à tout le monde pour découvrir ce qui est arrivée à sa soeur, Stína.
Et ça part dans tous les sens : tout le monde a forcément quelque chose à cacher et dans le petit village les suspects ne manquent pas.
Eva Björg Aegisdóttir joue avec son lecteur, on était prévenu mais on l'oublie un peu vite, captivé par le mystère autour de la disparition de Stína.
Il sera même question d'une « maison de correction pour les jeunes filles accusées d’avoir frayé avec des soldats » américains, pendant l'occupation. Pendant ce que les islandais ont appelé la situation, une période trouble que nous avait déjà fait découvrir Indridason, par exemple dans son roman Dans l'ombre (2017).
« La "situation" était l’euphémisme utilisé à l’époque pour désigner les liaisons entre les femmes islandaises et les soldats étrangers. »
Mais on l'a dit, Eva Björg Aegisdóttir joue avec son lecteur qui se laisse faire et manipuler de bon cœur. Jusqu'à un final surprise teinté d'un humour macabre, très second degré, qui justifie largement le détour par les fjords de l'ouest.
Une région où il vaut mieux arriver avant que tombe la nuit :
« Une légende circulait au sujet de la route qui mène à la maison : Les conducteurs qui l’empruntaient de nuit croisaient parfois une femme en train de faire du stop sur le bas-côté. S’ils ralentissaient ou échangeaient un regard avec elle, son visage apparaissait instantanément dans le rétroviseur et ils la retrouvaient assise sur la banquette arrière. Sous le choc, ils perdaient le contrôle du véhicule et finissaient dans le fossé. On racontait des histoires similaires dans toute la campagne islandaise. »
Rédacteur 1806423
Voici une reformulation fluide, naturelle et adaptée à une chronique écrite, sans langage trop soutenu ni blabla :
Bienvenue dans les fjords de l’ouest de l’Islande. Marsí a 14 ans lorsqu’elle entretient une correspondance secrète avec un garçon, en se faisant passer pour sa sœur aînée. Le jour où ils doivent enfin se rencontrer, elle n’y va pas. Dans la nuit, sa sœur disparaît et son anorak couvert de sang est retrouvé à l’endroit du rendez-vous.
Dix ans plus tard, l’affaire reste irrésolue. Marsí revient dans la maison familiale à l’occasion de l’anniversaire de la mort de sa sœur, bien décidée à comprendre ce qui s’est réellement passé.
J’ai beaucoup aimé la construction du récit, avec deux lignes temporelles et deux points de vue : celui de Marsí adulte, qui tente de démêler le mystère, et celui de Kristin, la sœur disparue, dans les mois précédant le drame. Même si j’avais deviné certains éléments, chaque flashback vient brouiller les pistes et remettre nos certitudes en question. On finit par se méfier de tout le monde, ce qui renforce le suspense sans gâcher le plaisir de lecture.
L’ambiance familiale, lourde et parfois malaisante, m’a aussi beaucoup plu. Il y a un vrai côté huis clos au cœur des fjords qui ajoute encore à la tension.
Dans les Fjords de l’Ouest de l’Islande, Marsì, 14 ans, entretient une correspondance secrète avec un garçon qui vit à l’autre bout du pays, sous l’identité de sa sœur Stìna, âgée de 16 ans. Le jour où Marsì doit le rencontrer, elle ne peut aller au rendez-vous et sa sœur Stìna disparait au même endroit. Son anorak taché de sang est retrouvé. Dix ans plus tard, l’affaire n’est toujours pas élucidée. Marsì, réfugiée depuis longtemps à Reykjavik, revient dans la maison familiale et décide de faire la lumière sur cette disparition.
Ce roman, différent des autres livres d’Eva Björg Aegisdòttir que j’ai déjà lus, n’est pas un roman policier, même s’il y a une enquête. C’est plutôt la quête d’une petite sœur qui veut savoir ce qui est arrivée à sa grande sœur.
L’histoire nous entraîne dans une double temporalité. Il y a 1966-1967 avec Kristina, dite Stìna, qui nous permet de suivre sa dernière année avant sa disparition. Puis 1977, avec Marsibil, dite Marsì, qui n’arrive toujours pas à faire face à la disparition de sa sœur et qui passe par des périodes de dépressions et rémissions, car elle se sent coupable de cette disparition.
Cette double temporalité permet d’apporter encore plus de profondeur, mais aussi de noirceur à ce récit. Ce n’est absolument pas monotone même si le style narratif pourrait le laisser penser. Au contraire, du rythme il y en avait, car, au fur et mesure que l’on découvre ce qui s’est passé avant la disparition de Stìna, la tension monte.
Outre le fait qu’il s’agit d’une quête d’une jeune fille pour savoir si la disparition de sa sœur est sa faute, l’auteure nous propose aussi de vivre un pan peu glorieux de l’histoire islandaise à la fin de la 2e guerre mondiale et notamment concernant le sort des jeunes femmes ayant eu des relations avec des soldats américains et britanniques. Le contexte historique et les recherches sont toujours aussi bien documentés.
Les personnages de Stìna et Marsì sont très attachants, mais c’est aussi le cas pour tout ceux qui gravitent autour d’elles. Nous les rencontrons en 1966 et nous voyons ce qu’ils sont devenus 10 ans plus tard.
La lecture est fluide malgré un nombre de protagonistes assez importants. Les twists sont bien placés. Et la fin est une surprise totale, complément inattendue.
Bravo, Eva Björg Aegisdòttir, j’adore lorsque l’on me surprend comme cela.
Merci à NetGalley, aux Éditions de la Martinière et Eva Björg Aegisdòttir de m’avoir permis de lire ce livre.
À lire sans modération.
Aurore R, Rédacteur
Merci à NetGalley et aux éditions de la Martinière pour ce service presse. Après Les enfants qui blessent, Eva Björg Ægisdóttir revient avec un nouveau thriller glaçant : Avant que tombe la nuit.
1966, dans les fjords de l’ouest de l’Islande. Marsí, 14 ans, échange secrètement des lettres avec un jeune homme en se faisant passer pour sa sœur. Le jour où elle doit enfin le rencontrer, Marsí est empêchée de s’y rendre. Dans la nuit, sa sœur disparaît. Dix ans plus tard, l’affaire n’a toujours pas été élucidée. Installée à Reykjavik, Marsí revient dans sa ville natale et reçoit une lettre qui ravive à la fois culpabilité, espoir et peur. Prisonnière de souvenirs flous et d’une réalité incertaine, elle cherche la vérité sans pouvoir se fier à elle-même.
Je me suis intéressée aux littératures nordiques l’an dernier et ce roman confirme ce qui fait, pour moi, leur singularité : des personnages profondément complexes, une ambiance sombre et pesante, et une place importante accordée aux failles humaines et aux non-dits. Avant que tombe la nuit ne fait pas exception. Comme dans Les enfants qui blessent, l’autrice construit son récit autour d’une double temporalité : 1966-1967, l’année de la disparition, et 1977, lorsque Marsí revient enquêter. Le début est assez lent et demande un temps d’adaptation, mais peu à peu l’enquête s’installe et l’écriture, fluide et immersive, finit par happer le lecteur. Les personnages sont volontairement difficiles à cerner, chacun dissimule sa part d’ombre, et l’autrice joue habilement avec cette ambiguïté : tout le monde devient suspect. Plus on cherche à comprendre, plus l’atmosphère se referme et l’on s’enlise avec Marsí, jusqu’à un dénouement auquel on ne s’attend pas. Si le final se révèle surprenant et marquant, les toutes dernières pages m’ont toutefois laissée un peu perplexe : je m’attendais à quelque chose de moins improbable. Cela n’enlève cependant rien à l’efficacité globale du roman.
Amateurs de thrillers nordiques et d’ambiances oppressantes, ce titre devrait clairement vous séduire
#Avantquetombelanuit #NetGalleyFrance
Pauline R, Rédacteur
• Encore un excellent roman de cette autrice que j'aime particulièrement ! Elle a un vrai talent pour mettre en place une ambiance lourde et pleine de secrets.
• Le roman ne se déroule pas en huis-clos, mais l'ambiance est tellement pesante, pleine de secrets et de non-dits que cela en donne vraiment l'impression.
• On suit les deux sœurs, Kristina dans les années 60 juste avant sa disparition, et Marsibil, 10 ans plus tard.
• J'ai été surprise de la 2ème partie du roman et de la tournure que prenaient les événements... Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler, mais j'ai trouvé ça original et prenant !
Avec Avant que tombe la nuit, Eva Björg Ægisdóttir signe, aux éditions de La Martinière, un thriller psychologique d’une maîtrise impressionnante, d’une intensité rare et d’une précision redoutable, qui m’a happée dès les premières pages pour ne plus me relâcher. J’avais déjà été conquise par son écriture, mais ici, elle atteint une forme d’épure redoutable.
Tout commence en 1967. Marsí, quatorze ans, entretient en secret une correspondance amoureuse en se faisant passer pour sa sœur aînée, Stína. Le soir où la rencontre doit avoir lieu, Marsí ne peut s’y rendre. Dans la nuit, Stína disparaît. On ne retrouvera que son anorak, maculé de sang. Dix ans plus tard, Marsí revient dans la maison familiale, lestée d’une culpabilité qui ne l’a jamais quittée.
Ce que j’ai trouvé excellent, c’est la construction du récit. La double temporalité,1966-1967 et 1977, s’imbrique avec une précision presque chirurgicale. Chaque chapitre ajoute une pièce au puzzle, sans jamais trop en dévoiler. L’autrice distille les indices avec parcimonie, joue avec nos certitudes, et installe une tension permanente. J’ai lu ce roman le souffle court. Impossible de le lâcher.
Mais au-delà de l’intrigue, c’est la profondeur psychologique qui m’a marquée. Les personnages sont poussés dans leurs retranchements, dans leurs failles, leurs silences, leurs contradictions. Marsí, notamment, est d’une complexité bouleversante : entre insomnies, doutes et souvenirs vacillants, elle ne sait plus si elle peut se fier à sa propre mémoire. Cette fragilité donne au roman une dimension presque vertigineuse. Peut-on chercher la vérité quand on doute de sa propre mémoire ?
Tout est fait en finesse. Les non-dits pèsent plus lourd que les révélations, les regards en disent plus que les mots.
Ce roman ne se contente pas de captiver. Il infiltre. Il ronge doucement, comme le froid qui s’insinue sous la peau. Je ne l’ai pas simplement lu : il m’a habitée, envahie, presque possédée. Et longtemps après l’avoir refermé, j’entends encore le vent des fjords murmurer ses secrets❄️
Chantal Y, Rédacteur
1977. Une famille ne s’est pas remise du drame survenu onze ans plus tôt. Stina, l’ainée des deux soeurs a disparu brutalement, ne laissant pour seul indice qu’un anorak ensanglanté sur le bord d’une route. Son corps n’a jamais été retrouvé.
« Il y a mille façons de disparaître en Islande. La campagne regorge d'endroit où la terre peut littéralement vous engloutir : des sources chaudes, des fissures si profondes dans les champs de lave, qu'il serait impossible de les explorer. »
Marsi, sa cadette au passé tourmenté, et pas seulement à cause du drame, (elle a toujours été une enfant difficile ), rentre de Reykjavik, où elle travaille, et tente de questionner ses parents, d’autant que des détails qui auraient pu passés inaperçus la font douter de la version officielle et l’inclinent a penser que ses parents en savent plus qu’ils ne le disent.
« Certains secrets vous rongent de l'intérieur. Ils vous grignotent l'estomac jusqu'à ce que vous vous tordiez de douleur avant de gagner votre esprit où ils dévorent peu à peu votre bonheur et votre joie de vivre. »
On fera donc des allers et retours entre les deux périodes. En 1966, les amours adolescentes, la correspondance secrète de Marsi avec un certain Bergur, les amis, les alliances, et puis le drame. On découvre peu à peu ce qui s’est passé a travers les confidences de Stina.
L’intrigue est super bien ficelée. Et quand on croit avoir tout compris, un dernier twist vient tout remettre en question !
Un thriller tout à fait intéressant, avec des personnages vraiment bien choisis, bien campés, en compagnie de qui non passe un excellent moment de lecture.
E. B. Aegisdottir nous propose avec ce roman qui ne débute pas une série, un très bon opus qui la place tout haut de mon classement personnel de polars nordiques ! D’ailleurs il a été récompensé par le prix du meilleur polar islandais, ce qui n’a rien de surprenant !
Merci à Netgalley et aux éditions de la Martinière
345 pages Martinière 6 février 2026
Traduction Ombeline Marchon
Titre original Heim fyrir myrkur (2023)
#Avantquetombelanuit #NetGalleyFrance
Christine P, Rédacteur
Novembre 1967, Kristin (Stina), 15 ans, disparaît en ne laissant derrière elle qu'un anorak tâché de sang. Novembre 1977, Marsibil (Marsi), sa sœur cadette, est toujours rongée par la culpabilité; en effet, sa sœur a disparu précisément la nuit où elle avait rendez-vous avec un mystérieux correspondant dont elle est tombée amoureuse, auprès duquel elle s'était fait passer pour Stina, plus belle, plus intéressante qu'elle et avec lequel elle avait échangé des lettres pendant un an. Après dix ans de silence, une nouvelle missive arrive et Stina décide d'enquêter et de chercher la vérité, consciente que de nombreuses personnes, y compris, ses parents cachent des secrets. Où cela va-t-il la mener?
Le polar alterne 1966 autour de Stina et 1977 autour de Marsi; chacune des sœurs mène une enquête : Stina sur des photos, une broche et des dessins trouvés dans ce qui était, en 1943, une maison de correction pour des jeunes filles qui avaient eu une relation avec des soldats d'occupation et Marsi, sur ce qu'est devenue sa sœur. On pressent que les deux enquêtes se rejoindront mais on se demande comment.
Comme souvent avec cette auteur, dont c'est le quatrième roman que je lis, la mise en place est un peu lente le temps de camper les personnages et de leur donner une profondeur psychologique mais très vite la tension s'installe, le suspense croît régulièrement et je n'ai plus lâché ce thriller machiavélique. Des bribes d'information sont distillées à bon escient pour maintenir, voire accroître l'intérêt du lecteur. A aucun moment, je n'ai deviné le fin mot de l'histoire. L'auteure m'a totalement manipulée, baladée et je me suis laissé faire avec délectation. J'ai vu un coupable dans pratiquement chaque personnage à tour de rôle. Je n'ai pas vu venir les retournements de situation après l'identification de ce qu'on pense être le coupable.
L'auteure fait preuve d'un art consommé dans la construction de ce polar addictif et donne de la chair et de la profondeur à ses personnages, décrivant bien les affres de l'adolescence et à quelles extrémités des sentiments exacerbés peuvent conduire, les rendant particulièrement intéressants et crédibles.
Un roman noir nordique très particulier. Jusqu’à la moitié, je ne savais pas si j’aimais ou pas et puis le déroulement de la seconde partie m’a convaincu.
On est ici dans un récit très sombre, très glauque. Pas de flics pour mener l’enquête (ce qui m’a perturbé au départ, car je croyais qu’il s’agissait d’un polar), mais une sœur, une famille, qui tentent de découvrir qui a tué Stína. Un roman qui sort des sentiers battus, qui nous plonge dans l’horreur avec en toile de fond un décor aussi glaçant que l’intrigue.
On alterne le passé et le présent, entre rêve, cauchemar et somnambulisme. Qui fait quoi ?
C’est addictif, une lecture oppressante et une autrice qui nous propose un épilogue surprenant à cette quête magistrale.
J’ai eu raison de ne pas lâcher ma lecture et d’accepter la proposition de l’autrice.
Dérangeant et efficace.
Justine D, Rédacteur
L'autrice nous entraîne dans les fjords islandais, un décor aussi sublime qu’inquiétant, où les secrets semblent s’accrocher aux falaises aussi solidement que les maisons battues par le vent et la neige. Dès les premières pages, on comprend que l’autrice ne se contente pas de raconter une disparition : elle explore les zones d’ombre d'un village, des personnages...
Le personnage de Marsí est sans doute l’un des plus marquants du roman. Fragile, tourmentée, mais profondément humaine, elle porte l’histoire sur ses épaules avec une intensité rare. J’ai adoré la suivre. Sa difficulté à trouver la vérité, ses doutes sur la vérité enfin s'il y en a bien une. On doute avec elle, on avance avec elle, et parfois on se perd avec elle.
Ce roman a aussi cette qualité que j’aime tant dans les bons thrillers : il nous transforme en enquêteur. Impossible de ne pas chercher le coupable, de ne pas assembler les pièces du puzzle, de ne pas suspecter tour à tour chaque personnage. Et je dois l’avouer : je me suis fait avoir. L’autrice maîtrise l’art du faux-semblant avec une élégance redoutable, et la révélation finale m’a prise de court. Une surprise qui fonctionne, mais qui ne m'a pas pleinement convaincue dans le sens où il m'a manqué quelque chose.
Pourtant, malgré cette fin convaincante, j’ai ressenti une petite frustration. Comme si, après tant de tension et de mystère, quelque chose restait encore dans l’ombre. J’aime que les histoires soient complètement terminées, que chaque fil soit noué, et ici, je suis restée sur ma faim. L’autrice clôt clairement son intrigue et je ne pense pas qu’une suite soit envisagée — l’histoire est bel et bien achevée pour elle. Mais pour moi, il demeure une part de vérité qui reste enfouie, un dernier éclairage que j’aurais aimé voir pleinement se déployer.
Un thriller psychologique subtil, immersif, et porté par une héroïne inoubliable.
Lauriane C, Rédacteur
J'avais envie de lire un thriller nordique et de découvrir la plume de cette autrice, et quelle belle surprise! je vais m'empresser de commander ses autres romans!
L'histoire est glaçante mais bien ficelée, et je pense qu'elle pourrait plaire à grand nombre de personnes! merci de m'avoir donné l'opportunité de le lire!
Kathalyna B, Média/Journaliste
C'était mon premier pola islandais et j'ai adorée!!! la plume la psychologie des personnages tout y était! je ne peux que le recommandez!
Grande amatrice de thrillers nordiques, j’ai une nouvelle fois été conquise par ce qui fait l’ADN de ce genre : un style à part, une atmosphère lourde et immersive, et une maîtrise du suspense qui s’installe lentement mais sûrement.
Dès les premières pages, le roman suscite de nombreuses interrogations ; elles m’ont accompagné tout au long de la lecture avant de trouver, chapitre après chapitre, des réponses aussi troublantes que satisfaisantes.
La construction du récit, alternant deux époques, est particulièrement efficace. J’apprécie beaucoup ce procédé qui entretient la tension et enrichit la compréhension des personnages.
La disparition au cœur de l’intrigue agit comme un véritable déclencheur : elle ouvre la voie à un récit prenant, où des secrets profondément enfouis refont surface au moment où l’on s’y attend le moins.
Le cadre, celui des fjords isolés de l’ouest islandais, renforce encore l’ambiance oppressante du roman.
Le décor sauvage, presque hostile, semble faire corps avec les tourments intérieurs des protagonistes et accentue le sentiment de fatalité.
J’ai également beaucoup apprécié la plume de Eva Björg Ægisdóttir.
Son écriture est fluide, précise, et elle parvient sans difficulté à maintenir le lecteur captif de l’histoire qu’elle déploie, entre culpabilité, non-dits et révélations.
En refermant ce roman, j’ai eu le sentiment d’avoir passé un excellent moment de lecture, à la fois intense, sombre et profondément humain, exactement ce que je recherche dans un thriller nordique.