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Avant que tombe la nuit
par Eva Björg Ægisdóttir
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Date de parution 6 févr. 2026 | Archivage 28 févr. 2026
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Résumé
Après la série Elma (200.000 ex vendus en France), un one-shot brillant de la reine du polar islandais. Prix du Polar de l'année en Islande. Sélection pour le Prix Clé de Verre du meilleur polar scandinave.
Bienvenue dans les fjords de l'ouest de l'Islande. Marsí, 14 ans, entretient une correspondance secrète avec un garçon qui vit à l'autre bout du pays, sous l'identité de sa sœur Stína, âgée de 16 ans. Le jour où ils se décident enfin à se rencontrer, Marsí est empêchée de se rendre au rendez-vous. Dans la nuit, sa sœur disparaît. Son anorak taché de sang est retrouvé à l'endroit où Marsí et son correspondant avaient prévu de se rencontrer.
Dix ans plus tard, l'affaire n'a pas été élucidée. Marsí, qui s'était réfugiée à Reykjavík, revient dans la maison familiale, perchée sur les hauteurs de la ville. Les murs de la vieille bâtisse recèlent toujours leur poids de secrets. Lorsque Marsí reçoit une lettre signée de son ancien correspondant, l'espoir et la culpabilité se ravivent - mêlés à la terreur d'être elle-même en danger.
Mais... Marsí a toujours eu du mal à distinguer ses rêves de la réalité.
Entre souvenirs brumeux, insomnie et paranoïa, la jeune femme se lance dans une quête désespérée. Comment trouver la vérité quand on ne peut pas se faire confiance soi-même ?
Née en 1988, Eva Björg Ægisdóttir est l'une des voix les plus fascinantes du polar nordique, aux côtés de Camilla Läckberg ou Ragnar Jónasson. Ses romans sont des best-sellers en Islande, comme en France, pays où elle se rend régulièrement. Elle est l'autrice de la série à succès des enquêtes d'Elma, bientôt adaptée en série TV. Ses romans ont été couronnés par de nombreux prix dont le prix Blackbird du meilleur espoir du polar islandais, le Prix John Creasey Dagger du meilleur roman policier publié au Royaume-Uni, ainsi que le Storytell Award du meilleur roman policier à deux reprises.
Après la série Elma (200.000 ex vendus en France), un one-shot brillant de la reine du polar islandais. Prix du Polar de l'année en Islande. Sélection pour le Prix Clé de Verre du meilleur polar...
Note de l'éditeur
Ce texte est une épreuve non corrigée
Ils recommandent !
"Une enquête époustouflante où la profondeur psychologique des personnages et les rebondissements rappellent l’œuvre de la grande Ruth Rendell." The Times
À propos du Clan Snæberg :
"Un roman qui confirme Eva Björg Ægisdóttir comme la nouvelle figure de proue du polar nordique" The Times
"Du grand art" Les Échos, Pierrick Fay
"Fascinant" France Info
"Eva Björg Ægisdóttir, nouvelle star du polar islandais, signe une nouvelle fois une œuvre intime et tranchante" Ouest France
"Un huis clos diaboliquement retors, où la menace ne vient pas toujours d'où l'on croit" Voici
À propos de la série Elma :
"Eva Björg Ægisdóttir montre un vrai talent pour architecturer les angoisses et l'oppression des tourments de ses personnages" Sud-Ouest
"Un concentré de vie, émouvant et puissant" Les Échos
"Rien que pour l'ambiance, on adore Eva Björg Ægisdóttir, qui s'impose parmi les ténors du polar nordique" Ouest France
"Une enquête époustouflante où la profondeur psychologique des personnages et les rebondissements rappellent l’œuvre de la grande Ruth Rendell." The Times
À propos du Clan Snæberg :
"Un roman qui...
Formats disponibles
| FORMAT | Grand Format |
| ISBN | 9791040123194 |
| PRIX | 21,90 € (EUR) |
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Coucou, aujourd'hui j'aimerais vous faire le retour du livre avant que tombe la nuit d' Eva Bjorg Aegisdottir qui est est un polar psychologique glaçant qui mêle disparition, secrets de famille et quête de vérité. voici mon retour :
Auteur : Eva Björg Ægisdóttir
Genre : Polar psychologique / Thriller nordique
Pays : Islande
Date de parution (VF) : 2023
Distinctions : Prix du Polar islandais de l’année, sélectionné pour le Prix Clé de Verre du meilleur polar scandinave
À 14 ans, Marsí entretient une correspondance secrète avec un garçon inconnu, mais en usurpant l’identité de sa sœur Stína. Le jour où un rendez-vous est fixé, Marsí ne peut s’y rendre. Dans la nuit, Stína disparaît. On retrouve seulement son anorak taché de sang. Dix ans plus tard, Marsí revient dans la maison familiale. Rongée par la culpabilité, elle reçoit une nouvelle lettre de ce mystérieux correspondant, ce qui rouvre toutes les blessures et relance le suspense.
Personnages principaux
Marsí : Narratrice, hantée par la disparition de sa sœur. Fragile, insomniaque, elle doute de sa propre perception.
Stína : La sœur aînée, disparue mystérieusement à 16 ans. Son absence est le cœur du drame.
Le correspondant secret : Garçon avec qui Marsí échangeait des lettres sous l’identité de Stína. Figure énigmatique et inquiétante.
Les parents : Présents en arrière-plan, marqués par le deuil et le silence.
THEMES MAJEURS
Culpabilité et responsabilité
Marsí vit avec le poids de son mensonge (avoir écrit sous l’identité de sa sœur).
Elle se sent indirectement responsable de la disparition de Stína.
Le roman explore comment la culpabilité peut ronger une personne et déformer sa perception du réel.
Mémoire et perception
Les souvenirs de Marsí sont fragmentés, parfois contradictoires.
Le récit joue sur la frontière entre souvenirs, rêves et hallucinations.
Cela interroge la fiabilité de la mémoire et la manière dont le traumatisme la déforme.
Secrets de famille et poids du passé
La maison familiale devient un symbole des non-dits et des blessures enfouies.
Les relations entre sœurs, parents et enfants sont marquées par le silence et la dissimulation.
Isolement et peur
L’Islande, avec ses paysages rudes et ses nuits interminables, accentue le sentiment d’isolement.
Marsí est seule face à ses démons intérieurs et à une menace extérieure qui plane toujours.
Quête de vérité
Le roman est une enquête intime autant qu’un polar :
Qui est responsable de la disparition de Stína ?
Mais aussi : comment vivre avec un passé qui ne cesse de hanter ?
Ce roman est une véritable plongée dans les ténèbres de l’âme humaine. Eva Björg Ægisdóttir réussit à créer une atmosphère si oppressante qu’on a l’impression d’entendre le vent islandais siffler entre les pages. On est happé dès les premières lignes par le mystère de la disparition de Stína, et impossible de lâcher le livre tant qu’on n’a pas démêlé le vrai du faux.
Ce qui frappe, c’est la puissance psychologique du récit : Marsí est une narratrice fragile, tourmentée, et on vit littéralement dans sa tête, entre souvenirs brisés, rêves étranges et paranoïa. On doute avec elle, on tremble avec elle, et chaque détail devient suspect.
L’Islande devient presque un personnage à part entière : ses nuits interminables, ses paysages glacés, ses maisons isolées… tout contribue à renforcer ce sentiment d’angoisse et d’isolement. C’est un décor parfait pour un thriller psychologique.
Ce n’est pas seulement une enquête policière, c’est aussi une réflexion sur la mémoire, la culpabilité et les secrets de famille. Le roman nous pousse à nous demander : jusqu’où peut-on vivre avec un mensonge, et que fait-on quand le passé revient frapper à la porte ?
En quelques mots Avant que tombe la nuit est un polar glaçant, haletant et profondément humain. Un de ces livres qui vous laisse une empreinte durable, parce qu’il ne se contente pas de raconter une histoire, il vous fait ressentir la peur, la solitude et la culpabilité.
En espérant ne pas avoir été trop long. Merci de m'avoir lu.
#avantquetombelanuit #NetGalleyFrance
PS: Ma chronique sera disponible sur ma page Facebook à partir du 21 octobre 2025 par soucis de fluidité je ne poste qu'une seule chronique par jour
Camille V, Bibliothécaire
Un thriller haletant et suffocant où les secrets, les mensonges et les non-dits s'accumulent jusqu'au point de rupture. Tel est l'atmosphère générale du nouveau roman d'Eva Björg Aegisdottir, une des grandes voix du polar et thriller suédois depuis le début de sa série Elma.
Mêlant le point de vue de Marsabil en 1977 qui enquête sur la disparition de sa sœur, dix ans plus tôt, et celui de Kristin en 1967 lors de cette dernière année avant le drame, on découvre des éléments plus perturbants et déstabilisants les uns que les autres pour comprendre ce qui est réellement arrivé à Kristin.
Plus la lecture avance et plus l'ambiance est pesante, lourde, poisseuse jusqu'à la derniere page du roman. Tout simplement brillant !
Rédacteur 1439215
Je suis très fan de la série Elma écrite par Eva Bjorg Aegisdottir, mais avec ce thriller, l’autrice s'éloigne des enquêtes policières menées par des professionnels pour nous proposer une plongée dans la psychologie de deux sœurs et c'est un pari réussi.
Dans ce thriller, pas de rythme haletant ni d'ambiance glaçante mais un récit bien ficelé avec deux temporalités : 1977 avec Marsi qui revient dans sa ville natale 10 ans après la disparition non élucidée de sa sœur et 1966 avec Stina que l’on voit évoluer jusqu'au jour fatal.
J'ai été menée par le bout du nez sur différentes pistes, j'ai soupçonné tout le monde , j'ai accompagné Marsi dans ses moments de doute, où folie et réalité semblent se mêler.
Bref, un thriller qui accorde une grande place à la psychologie des personnages, et que j'ai beaucoup aimé.
Personnel éducatif 1070846
Tout d'abord je vous remercie de m'avoir donné la possibilité de lire ce roman. Je suis très curieuse de découvrir sa réception quand il sortira : en effet, il est déstabilisant et risque de moins plaire aux lectrices que les précédents de l'autrice. Ce n'est pas un roman "facile", il est assez glauque dans son ambiance. Pour autant, je l'ai trouvé excellent. Je craignais que la résolution de l'intrigue soit trop aisée et que ce soit juste un roman d'ambiance, mais ce n'est pas le cas, les fausses pistes marchent bien et tout est cohérent. Mais bien entendu son intérêt est ailleurs, dans la peinture de cette transmission des traumas d'une génération à une autre. Le point fort de la narration est qu'elle se situe dans le passé pour nous lecteurs, sans jamais faire un fast-forward jusqu'à notre époque (c'est généralement le cas des romans où le mystère se déroule dans le passé). Nous plongeons véritablement dans un autre univers culturel, avec son esthétique, ses codes, ses pratiques. La narration est subtile car elle ne dénonce pas explicitement ce que notre regard d'aujourd'hui trouve condamnable (l'exploitation animale, le jugement moral porté sur le comportement des filles, les remarques déplacées des hommes sur le physique des adolescentes, les viols, etc.), cela passe par le regard des personnages, qui ne sont pas anachroniques (rien de pire qu'un personnage du passé qui est le porte-étendard des valeurs du présent). C'est amusant de lire les détails esthétiques sur les vêtements orange, marron... On s'y croit vraiment. Mais l'ambiance reste lourde, pesante, glauque comme je l'ai déjà dit. Cette maison qui est presque hantée, ces traumas, ces non-dits... Autre point intéressant : la narratrice qui ne suscite pas la sympathie (bien au contraire) et qui nous met mal à l'aise.
Ma seule critique négative : je regrette que le texte soit traduit de l'angais. J'imagine que les traducteurs de l'islandais sont débordés et n'ont pas eu le temps de traduire le texte original, mais c'est bien dommage. On y perd forcément quelque chose.
Je vous remercie encore !
Gladys m, Rédacteur
J'avais envie de lire un thriller nordique, celui-ci m'a énormément plu !
Je ne connaissais pas l'autrice mais j'avais vu de très bonnes critiques concernant ses romans. Je les lirais avec plaisir s'ils sont aussi passionnants que celui-là.
Islande, 1977, Marsì revient dans la maison familiale et étrange. Son père possède un élevage de poulets en batterie et un abattoir. Il est relativement absent du domicile. Sa mère est somnambule et ses comportements sont surprenants à ces moments. Sa grande sœur Stìna a disparu six ans plus dans des circonstances jamais éclaircies. Marsì ressent le besoin de découvrir ce qui est arrivé à son aînée. Au fil des pages, les secrets de tous vont émerger.
Il s'agit d'un roman d'ambiance, j'ai adoré ! L'autrice installe une atmosphère assez lugubre. Thriller nordique dont le rythme est assez lent, comme le veut ce genre, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! La découverte des secrets divulgués tout au long du roman m'a tenue en haleine. Il y a des révélations incroyables que je n'avais pas anticipé.
J'ai aimé la narration de l'histoire à deux voix par les sœurs même si Marsì prend la plus grande part. L'articulation des deux récits est très réussie.
J'ai beaucoup aimé Marsì et Stìna, elles sont aux prises avec la vie qu'elles mènent avec leurs parents. Leur différence d'âge crée un fossé et la communication devient plus difficile.
Une très bonne lecture qui plaira aux fans de thrillers nordiques ou aux amateurs de lecture dépaysante.
Je remercie @lamartiniere.fictions et @netgalleyfrance de cette très belle découverte.
Libraire 1094794
J'ai lu ce thriller en quelques jours seulement. C'était mon premier titre de l'autrice. J'ai été complétement happée par l'histoire et les personnages. J'ai beaucoup aimé Marsi et Stina, toutes les deux matures et attachantes. J'aime la double temporalité et le fait que les sœurs arrivent à la même conclusion, mais des années plus tard pour Marsi. Tout s'imbrique parfaitement au fil des pages, les révélations sont complexes et très bien amenées. On veut savoir absolument de ce qui se passe dans cette petite ville où tout le monde semble avoir des choses à cacher.
Je recommanderai ce titre à sa sortie avec plaisir !
caroline c, Rédacteur
Le roman policier nordique est à la mode depuis quelques années.
Contrées lointaines, froid, obscurité, personnages mutiques, on retrouve souvent les mêmes ingrédients….
Celui-ci forcément ne se passe pas sous le soleil de Californie mais bien dans cette ambiance un peu désolée. Surtout, il se passe dix ans après la disparition d’une jeune fille de 16 ans, dont le mystère n’a jamais été élucidé….
Stina qui était empreinte de liberté et de désir de quitter la Finlande pour ses études d’arts, est-elle partie en faisant croire à sa mort ?
Sa sœur, son opposé, qui entretenait une correspondance secrète avec un garçon plus âgé, en se faisant passer pour elle, a-t-elle joué un rôle … ???
Leur mère dont le passé trouble et secret, semble la hanter, est-elle responsable du mal être de ses filles. Et que dire du père absent, addict à son travail…
Sur deux époques, les personnages se dévoilent avec leurs failles, leurs névroses, leurs regrets…A chaque fois, que vous pensez avoir la solution, un nouvel élément apparait.
La fin est complètement inattendue.
C’est addictif, très bien mené, une très jolie surprise.
J‘ai hâte de découvrir ses précédents romans
Annabelle D, Bibliothécaire
Les polars d'Eva Bjorg Aegisdottir sont À chaque fois sacrément addictifs. Ici nous restons dans un village où la deuxième fille revient chez ses parents 10 ans après la mort ou la disparition de sa sœur aînée, décidée à lever le voile sur les mystères persistants. Elle mène l'enquête auprès de ses proches, les voisins et amis de sa sœur. Mais peut-elle vraiment se fier à elle-même alors que rêves et réalité se confondent dans sa tête ?
Dans les polars, j'aime être surprise et bluffée par une résolution que je ne vois pas venir et qui soit bien ficelée. Ici j'avais deviné depuis un moment le whodunit mais j'ai apprécié le secret familial. Ça reste une bonne lecture divertissante.
Sarah S, Personnel éducatif
L’autrice islandaise nous propose un roman différent de ceux déjà publiés en France. Nous voilà plongés dans le passé islandais avec une double narration en 1966-1967 et 1977.
Marsi revient dans sa ville natale pour le dixième anniversaire de la disparition de sa sœur aînée, Kristina dite Stina.
Les deux sœurs prennent tour à tour la plume, chacune dans sa décennie. Les secrets sont nombreux dans cette petite communauté rurale et dans la famille des deux sœurs. L’ambiance est grise et glaciale à souhait et l’intrigue s’installe progressivement. J’avais deviné une partie non négligeable du dénouement, mais l’autrice a réussi à me réserver une dernière surprise dans les ultimes pages.
On en apprend aussi sur la vie islandaise, en particulier sur le sort réservé aux femmes qui avaient eu des relations avec les soldats américains et britanniques pendant la deuxième guerre mondiale… Et force est de constater que l’alcool coule à flots, même chez les adolescents.
Voilà donc un roman à l’intrigue prenante, qui installe une ambiance conforme au genre et qui réserve quelques surprises dans son déroulement.
Je remercie vivement les éditions de la Martinière et NetGalley pour leur confiance.
Jordane B, Rédacteur
Décidément l'Islande, un des pays au taux de criminalité le plus bas, regorge d'auteur.es de romans policiers et polars. Et c'est encore une sympathique découverte et un bon moment de lecture que j'ai passé avec Eva Bjôrg Aegisdottir.
Ou plutôt exactement avec le mystère qu'entoure la disparition de Stina et que va tenter de percer sa petite soeur, Marsi (diminutif de Marsibil).
Stina, 16 ans, a disparu dans la nuit du 17 novembre 1967 alors qu'elle rentrait chez elle. D'elle, on ne retrouvera que son anorak tâché de sang.
Chaque année depuis, Marsi retourne chez ses parents pour commémorer la disparition de sa soeur aînée. Nous sommes en 1977, 10 ans ont passés et l'évènement est ravivé par une lettre qu'elle reçoit et un curieux journaliste qui veut éclaircir cette affaire.
Marsi, fragilisée par le manque de sommeil provoqué par cette lettre, est dans un état de confusion semi permanent : elle confond de plus en plus souvenirs et rêves. Afin de quitter cet état de stress, de culpabilité et de peur dans lequel elle évolue depuis toutes ces années, elle décide elle aussi de faire la lumière sur ce qui est arrivé à Stina.
Qu'est-ce qui plonge Marsibil dans ce état ?
Qui est ce mystérieux correspondant ?
Quel lien avec la disparition ?
L'auteure nous fait suivre différentes pistes et suspecter pas mal de monde.
Quand on découvre que Stina elle-même enquêtait sur un mystère, l'histoire prend un tour passionnant.
Cette quête de vérité est prenante. Les personnages et leurs intentions sont crédibles car humaines. le climat oppressant. le final inattendu. le tout en fait un très bon livre à suspense !
J'aime bien les livres à temporalités multiples. Ici on oscille entre 1966/1967 avec Stina et 1977 avec Marsibil. Les pièces du puzzle s'assemblent petit à petit.
J'aurai bien aimé que la partie historique de cette maison de correction pour jeunes filles ayant "fricotté" avec l'ennemi soit un peu plus poussée car je l'ai trouvé intéressante.
J'aurai aimé une fin un peu plus poussée aussi mais après coup, elle a sa place ;-)
Je recommande cette lecture pour les amateurs de romans à énigmes qui aiment les climats oppressants ^^
Merci à NetGalley ainsi qu'aux Éditions de La Martinières pour leur confiance.
Eva Björg Ægisdóttir nous plonge dans les fjords de l'ouest de l'Islande, où une tragédie familiale refuse de se refermer. À quatorze ans, Marsí emprunte l'identité de sa sœur Stína, seize ans, pour entretenir une correspondance secrète avec un garçon vivant à l'autre bout du pays. Quand vient enfin le moment de la rencontre, Marsí se trouve dans l'impossibilité de s'y rendre. Cette nuit-là, Stína disparaît sans laisser de traces, hormis son anorak maculé de sang retrouvé précisément à l'endroit du rendez-vous prévu.
Avant que tombe la nuit est intéressant par sa manière d'interroger notre rapport à nos propres souvenirs. Eva Björg Ægisdóttir pose une question vertigineuse : comment vivre avec soi-même quand on ne peut plus faire confiance à sa propre perception du passé ? Marsí est enfermée dans un double piège : elle se sent responsable de la disparition de sa sœur, mais elle ne peut même pas être certaine de ce qui s'est réellement passé cette nuit-là. Cette incertitude radicale empêche tout processus de deuil ou de pardon de soi.
Ce thriller psychologique remarquable transcende les codes du genre. Eva Björg Ægisdóttir a construit un récit où le suspense naît autant de l'enquête sur la disparition de Stína que de l'exploration psychologique de Marsí. Son écriture subtile, sa connaissance intime du paysage islandais et de ses effets sur l'âme humaine, sa capacité à rendre tangible la confusion mentale de son personnage en font une voix singulière dans le polar nordique.
Un grand merci à Netgalley et aux éditions de La Martinière pour cette très belle découverte
Mireille P, Personnel éducatif
Après la série Elma (200.000 ex vendus en France), Avant que tombe la nuit est un one-shot brillant de la reine du polar islandais. Prix du Polar de l'année en Islande. Sélection pour le Prix Clé de Verre du meilleur polar scandinave.
Née en 1988, Eva Björg Ægisdóttir est l'une des voix les plus fascinantes du polar nordique, aux côtés de Camilla Läckberg ou Ragnar Jónasson. Ses romans sont des best-sellers en Islande, comme en France, pays où elle se rend régulièrement. Elle est l'autrice de la série à succès des enquêtes d'Elma, bientôt adaptée en série TV. Ses romans ont été couronnés par de nombreux prix dont le prix Blackbird du meilleur espoir du polar islandais, le Prix John Creasey Dagger du meilleur roman policier publié au Royaume-Uni, ainsi que le Storytell Award du meilleur roman policier à deux reprises.
Bienvenue dans les fjords de l'ouest de l'Islande. Marsí, 14 ans, entretient une correspondance secrète avec un garçon qui vit à l'autre bout du pays, sous l'identité de sa sœur Stína, âgée de 16 ans. Le jour où ils se décident enfin à se rencontrer, Marsí est empêchée de se rendre au rendez-vous. Dans la nuit, sa sœur disparaît. Son anorak taché de sang est retrouvé à l'endroit où Marsí et son correspondant avaient prévu de se rencontrer.
Dix ans plus tard, l'affaire n'a pas été élucidée. Marsí, qui s'était réfugiée à Reykjavík, revient dans la maison familiale, perchée sur les hauteurs de la ville. Les murs de la vieille bâtisse recèlent toujours leur poids de secrets. Lorsque Marsí reçoit une lettre signée de son ancien correspondant, l'espoir et la culpabilité se ravivent - mêlés à la terreur d'être elle-même en danger.
Mais... Marsí a toujours eu du mal à distinguer ses rêves de la réalité.
Entre souvenirs brumeux, insomnie et paranoïa, la jeune femme se lance dans une quête désespérée. Comment trouver la vérité quand on ne peut pas se faire confiance soi-même ?
Je remercie les @EditionsdelaMartiniere et @NetGalleyFrance de leur confiance.
La structure narrative à double temporalité alterne entre le récit de Marsibil en 1977 qui mène l'enquête avec son ami journaliste, Einar, et celui de sa soeur, Kristin, disparue soudainement à l'âge de 15 ans le 17 novembre 1966. Ce changement de point de vue permet de ménager le suspense de manière efficace, même si j'avais découvert qui était le coupable avant le dénouement.
Le rythme est assez lent, comme beaucoup de polars nordiques, mais l'intrigue est bien ficelée, ce qui permet de capter l'attention du lecteur. L'ambiance est assez pesante et le personnage de Marsibil est plutôt ambigu car elle semble victime d'un brouillard cérébral qui lui empêche de découvrir la vérité.
Si vous aimez les romans faciles à lire avec des récits d'adolescents, alors vous aimerez probablement ce roman policier.
VERONIQUE M, Rédacteur
Deux sœurs
Grâce à NetGalley et aux Editions de la Martinière j’ai eu l’opportunité de découvrir le nouveau roman de Eva Björg Ægisdóttir, auteure islandaise dont j’aime beaucoup la série consacrée à Elma.
Pas d’Elma dans ce roman, mais deux sœurs, Stina et Marsi.
En 1967, Stina a 16 ans, sa sœur 14. Elles s’ennuient dans la minuscule bourgade où elles vivent avec leur père à la tête d’un élevage de poulets, et leur mère, ancienne artiste qui a abandonné sa carrière après son mariage. Les filles vont au lycée ou au collège, elles traînent avec leurs copains ; pour Stina, c’est l’âge des premières amours, des soirées très arrosées aussi. Marsi, qui n’a pas l’autorisation de sortir autant que sa sœur, décide d’entreprendre une correspondance secrète avec un garçon plus âgé, en se faisant passer pour Stina. Après plusieurs mois d’échanges, les deux adolescents décident de se rencontrer, mais ce soir-là, Marsi ne peut se rendre au rendez-vous et Stina disparait… Seul son anorak, taché de sang, est retrouvé à l’endroit même où Marsi devait rencontrer son copain épistolaire.
Dix ans plus tard, Marsi va mal, très mal. Elle ne s’est jamais remise du drame, et ne peut se départir d’un immense sentiment de culpabilité… Pour « l’anniversaire » de la disparition de Stina, elle accepte, à contre-cœur, de revenir pour quelques jours chez ses parents, où, à peine arrivée, elle reçoit une lettre inquiétante de son ancien correspondant… Marsi se lance alors dans une enquête désespérée en forme de rédemption, pour tenter de se sauver, à défaut d’avoir pu sauver sa sœur.
C’est à nouveau un roman (très) noir réussi, l’intrigue en forme de puzzle est maitrisée et réserve de nombreuses surprises, tout en restant parfaitement crédible.
Le personnage de Marsibil est extrêmement émouvant. L’auteure a dépeint avec justesse son deuil impossible. Puisque Stina n’a pas été retrouvée, morte ou vive, elle ne peut s’empêcher, contre tout bon sens, d’espérer la revoir, peut-être même va-t-elle franchir le seuil de la maison familiale d’un moment à l’autre ? Il est presque impossible d’accepter la mort d’un être cher, je n’ose imaginer l’horreur, les tourments, qui naissent d’une disparition inexpliquée…
L’ambiance tant familiale que de l’entourage de Marsi est parfaitement rendue.
J’avoue avoir souffert avec Marsi, mais aussi avec ses parents, surtout sa mère…
Un pan -peu glorieux- de l’Histoire Islandaise est également évoqué (peut-être aurait-il mérité un développement plus important ? Qui sait, Eva Björg Ægisdóttir pourrait s’en emparer pour un nouveau roman ?) …
Je remercie NetGalley & Les Editions de la Martinière !
Ce roman paraitra début février 2026.
#Avantquetombelanuit #NetGalleyFrance
Je viens de refermer Avant que tombe la nuit d’Eva Björg Ægisdóttir, un roman noir dont l’atmosphère m’a littéralement happée. Si vous aimez les histoires qui prennent leur temps avant de vous cueillir par surprise, les secrets de famille et l’Islande dans toute sa rudesse, vous devriez être intrigués par ce que j’ai découvert dans ces pages.
Le point de départ de l’histoire
Marsibil reçoit une lettre qui la bouleverse. Son correspondant n’a pas signé la lettre, mais lui précise que, cette fois-ci, il a utilisé son vrai nom.
Quatre jours plus tard, sa mère l’appelle, désemparée. Un article vient de paraître pour les dix ans de la disparition de Stína, la sœur de Marsibil. Son corps n’a jamais été retrouvé, le mystère reste entier.
Ce que j’ai pensé du roman
Avant que tombe la nuit est un roman noir, très très noir. A croire que les longues nuits d’hiver déteignent sur l’humeur des auteurs islandais.
L’histoire commence très doucement, le lecteur en apprend plus sur Stína, Marsí et leur famille, mais l’enquête de Marsí n’avance pas d’un pouce. Puis, tout se précipite et j’ai réalisé qu’Eva Björg Ægisdóttir nous a fait prendre des vessies pour des lanternes, comme Agatha Christie savait si bien le faire en son temps. En effet, elle joue sur les biais de Marsí qui deviennent les nôtres.
Mais, à la différence d’Agatha Christie, elle ne donne pas d’indices qui pourraient nous faire dire : Ah oui, bien sûr, comment ai-je pu rater ça ? Par conséquent, si le ou la coupable est bien inattendu, ce n’est que parce qu’on n’aurait pas pensé à lui ou à elle. Toute la logique de son comportement est expliquée à la fin alors que j’aurais aimé plus d’indications disséminés.
Bon, sur ce dernier point, je chipote, parce qu’il n’y a qu’une seule Agatha Christie et que les livres qui me surprennent ne sont pas si nombreux.
Je remercie encore une fois Les Éditions de La Martinière et NetGalley France pour leur confiance.
Aussi, ai-je eu le plaisir de découvrir en avant-première le nouveau roman de l’autrice que j’avais appréciée lors de sa dernière parution Les enfants qui blessent.
Bon, autant le dire de suite, l’héroïne Elma est absente de celui-ci. J’avoue avoir espéré lire la suite 🫶 mais je suis impatiente !
❥ Ici, l’écrivaine nous amène dans un puzzle très bien construit sur deux époques, dont l’énigme est la disparition de Stína, 16 ans, en 1967 et le deuil impossible de sa sœur Marsí, pétrie de culpabilité, qui décide de mener son enquête 10 ans plus tard.
❥ Une lecture fluide malgré les nombreux protagonistes que nous découvrons peu à peu, les plaçant facilement dans le contexte historique. L’intrigue est bien menée, on accompagne Marsì dans sa quête difficile, surtout face à ses parents…
❥Si vous aimez les thrillers finlandais bien noirs, je vous recommande de le réserver dans votre WL
Il y a dix ans, Stína a disparu sur le chemin entre chez une amie et chez elle, on a juste retrouvé son anorak tâché de sang mais jamais de corps.
En ce triste anniversaire, Marsí, sa petite sœur, revient dans la maison familiale et reçoit une lettre de son ancien correspondant. Celui avec qui elle échangeait des courriers plus jeune, et qu’elle devait justement rencontrer le jour de la disparition de sa sœur, au même endroit et à la même heure.
Elle a toujours culpabilisé de ne pas avoir pu aller au rendez-vous et d’avoir emprunté la personnalité de Stína dans ses lettres. Et ce mystérieux courrier vient tout chambouler, Marsí va alors décider de mener l’enquête et d’avoir de nouvelles réponses sur ce qui a pu arriver ce soir-là à l’époque.
Nous suivons dans ce roman deux temporalités : en 1977, quand Marsí revient et interroge tous les protagonistes de l’époque pour recoller des morceaux et trouver de nouvelles pistes, et en 66, où, dans ces cas-là, c’est Stína qui prend la parole et raconte son quotidien jusqu’à son évaporation.
Je suis passé par plusieurs émotions avec ce roman, car j’ai beaucoup aimé la construction avec les alternances d’époque et de point de vue qui nous apprennent des choses au fur et à mesure, mais en même temps j’ai trouvé cela très lent et trop dilué.
Je me suis accroché, c’est le mot, car je voulais tout de même connaitre la fin de l’histoire, et là, grosse surprise, j’ai dévoré la fin du livre sans pouvoir le lâcher. Une fois que tout se met en place, que les révélations et les retournements de situations s’enchainent, que les mensonges disparaissent, que les non-dits éclatent au grand jour, c’est un régal à lire. L’autrice m’a surpris quasiment à chaque chapitre, m’a fait aller là où elle voulait et je n’ai rien vu venir, et la fin est explosive, je me suis régalé.
J’ai bien fait de vouloir continuer cette lecture et de ne pas lâcher le livre car je serais passé à côté d’une sacrée lecture et je vais à coup sûr désormais lire les autres romans de l’autrice.
Anne Charlotte C, Libraire
Première lecture de cet auteur pour moi et je ne suis pas déçue. Un roman policier/roman noir avec deux temporalités qui brouillent les pistes. Une héroïne perdue qu'on cerne qu'au milieu du roman.
J'ai aimé avoir des soupçons sur des personnages puis ne plus en avoir...
Camille G, Personnel éducatif
💭 Et si un secret enfoui depuis dix ans refaisait surface… au risque de tout détruire ?
Marsí, 14 ans, échange en secret des lettres avec un garçon sous l’identité de sa sœur Stína, 16 ans. Le jour où elles devaient enfin se rencontrer, Stína disparaît mystérieusement. Dix ans plus tard, Marsí revient dans sa maison familiale, où les secrets du passé l’attendent… mais peut-elle se fier à ses souvenirs, ou même à elle-même ?
Avant que tombe la nuit est le dernier polar de l’autrice islandaise @evabjorg88. Il est paraîtra chez @lamartiniere.litterature le 6 février 2026. Ce polar, qui nous plonge dans les fjords de l’ouest de l’Islande, est lauréat du Prix du Polar de l’année en Islande et sélectionné pour le Prix Clé de Verre du meilleur polar scandinave.
Au début, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, le rythme étant plutôt lent, mais très vite j’ai été happée par l’atmosphère glaciale et oppressante de l’Islande. L’autrice réussit à mêler mystère, suspense et psychologie des personnages avec une grande finesse.
Ce que j’ai aimé, c’est cette plongée dans une famille et une petite communauté où chaque personnage cache quelque chose. Marsí est fascinante : sa culpabilité, ses doutes et son brouillard mental rendent son enquête aussi fragile que captivante. La double temporalité est très bien construite et permet de ressentir la tension entre passé et présent, entre souvenirs flous et réalité inquiétante. Même si j’avais deviné certains rebondissements, le dénouement m’a réservé une dernière surprise qui m’a réellement prise au dépourvu.
Le roman offre aussi un portrait de l’Islande rurale, de ses traditions, et des tensions qui peuvent exister dans les communautés isolées, notamment autour des femmes et de leur réputation. Une lecture lente mais immersive, qui te tient en haleine et ne te lâche pas avant la dernière page ❄️.
Par une nuit glaciale, en Islande, Stina disparaît. On ne retrouve que son anorak. 10 ans après, sa sœur Marsi a le sentiment que toute la lumière n'a pas été faite sur cette disparition. Elle décide alors de mener sa propre enquête.
Ce polar islandais est pour moi une découverte, et je dois dire que j'ai été agréablement surpris. On est très vite plongé dans l'ambiance et l'enquête, chaque protagoniste est un suspect potentiel. Difficile de parler du livre sans trop en révéler, comme toujours avec les polars. Toute l'intrigue autour du correspondant de Marsi et des amours de jeunesse de Stina contribue à faire grandir le suspens.
Petite gymnastique de style, la narration se fait de deux points de vue différents, et sur deux temporalités.
Merci à Netgalley et aux Éditions de la Martinière pour ce service presse, c'était un plaisir de faire une telle découverte 💙
Marina B, Bibliothécaire
Merci aux Editions de La Martinière pour l'envoi de ce service de presse numérique via NetGalley, France qui a été couronné en Islande par le Prix du Polar de l'année. Nous sommes en 1977, Marsi, 26 ans, retourne voir ses parents dans un petit village de l’ouest de l’Islande où elle a grandi avant de se réfugier à Reykjavik pour essayer d’oublier. En effet, cette date est importante pour elle, 10 ans auparavant sa sœur, Stina, a disparu, seul son anorak taché de sang a été retrouvé. Depuis Marsi vit dans la culpabilité et si sa sœur avait disparu à cause d’elle ?
Un polar très psychologique. Des secrets de famille, un focus sur le passé peu glorieux du pays face aux jeunes filles qui ont « sympathisées » avec les soldats pendant la 2ème guerre mondiale. Un roman de formation également où la société islandaise est très bien décrite. Beaucoup de suspens avec une narration qui alterne entre 1967 avec la voix de Stina et 1977 avec la voix de Marsi. Ce procédé est très réussi et contribue à tenir en haleine le lecteur. Que s’est-il réellement passé il y a 10 ans ? Un roman aussi émouvant. Comment prendre un nouveau départ malgré ses remords et quels choix sommes-nous amenés à faire pour protéger nos enfants. Je recommande. Une immersion dépaysante dans une Islande sans fard.
Rédacteur 1667129
🫥 L’histoire
Stina a disparu il y a dix ans. On n’a retrouvé que son anorak, maculé de sang. Depuis, rien. Aujourd’hui, sa sœur cadette Marsibil refuse de laisser ces zones d’ombre la hanter davantage et décide de comprendre ce qui s’est vraiment passé.
💭 Mon avis
Un roman profondément sombre, où chaque chapitre semble t’engloutir un peu plus dans un univers de secrets, de douleurs et de vérités soigneusement enterrées.
L’autrice tisse son histoire sur deux époques : Kristine en 1967, puis Marsibil en 1977. Dix années pour creuser, douter, réinterpréter… et découvrir que ce qui paraît évident n’est peut-être qu’un écran de fumée.
Particularité marquante : il n’y a pas d’enquête policière au sens strict. Ici, c’est Marsibil elle-même qui fouille, interroge, remue les cendres du passé pour comprendre la disparition de sa sœur.
L’ambiance est lourde, presque étouffante. Même la plume de l’autrice semble participer à ce malaise, tant elle peint avec précision les lieux, les regards, les silences.
Un thriller oppressant, maîtrisé, qui te laisse une sensation de froid longtemps après l’avoir refermé. Immanquable.
Bibliothécaire 1346472
En 1977, Marsi, qui vit seule à Reykjavik, retourne dans le village de ses parents dans de tristes circonstances : les dix ans de la disparition de Stina, sa sœur aînée qui avait alors 16 ans.
En 1967, à 14 ans, Marsi avait un mystérieux correspondant, un garçon inconnu qu’elle devait rencontrer pour la première fois la nuit où Stina a disparu. Persuadée, depuis cette date fatidique, que les deux évènements sont liés Marsi est rongée par la culpabilité et la dépression.
Mais juste avant son départ de Reykjavik Marsi reçoit un nouveau courrier de ce correspondant qui ne s’était plus manifesté depuis le drame.
Alors, dès son arrivée au village où chacun se connaît et s’épie, Marsi se lance dans une enquête désespérée et interroge famille, amis et voisins sur leurs souvenirs des jours précédant la disparition de Stina. Ceci malgré les réticences de ses parents qui ne veulent pas revivre les douloureux moments de la perte de leur fille aînée et s’inquiètent de voir Marsi replonger dans un état mental préoccupant.
Quand le journal intime de Stina est découvert dans la maison familiale de nouvelles pistes émergent…
Eva Björg Ægisdóttir entretient un suspense addictif, sur deux époques, jusqu’au final totalement inattendu et confirme, une fois de plus, son indéniable talent.
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