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Couverture du livre pour Nous serons tempête

Nous serons tempête

- RENTREE LITTERAIRE -

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Date de parution 21 août 2025 | Archivage 8 oct. 2025


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Résumé

Après six ans d’attente, Jesmyn Ward, seule femme double lauréate du National Book Award, est de retour avec un roman puissant et lyrique qui nous plonge au cœur de la tragédie de l’esclavage.


La toute première arme que j’ai tenue a été la main de ma mère.

Annis est encore une enfant quand sa mère est vendue à un autre propriétaire. Et n’est guère plus âgée quand son maître, qui est aussi l’homme qui a violé sa mère, se débarrasse d’elle avec d’autres esclaves.

Lors de leur terrible marche vers les plantations de La Nouvelle-Orléans, Annis tente de se raccrocher à la vie et aux enseignements de sa mère : se battre, toujours, avec les armes et les sagesses qu’elle lui a transmises. Avec la mémoire aussi, celle de ces femmes qui, avant d’être arrachées à leur terre, ont été des guerrières des rois du Dahomey. Et avec la seule force qui lui reste, sa connaissance des plantes, des abeilles, de cette nature qui semble si hostile aux yeux des Blancs et qui pourtant est nourricière pour qui l’honore.

Et puis, quand Annis se sent sombrer, elle peut encore implorer Aza, l’esprit de sa grand-mère, capable de faire gronder l’orage et tomber la pluie. Celle qui, quand la faim et la douleur se font trop fortes, lui murmure qu’un jour, elle et ses frères et sœurs de malheur seront tempête…

Jesmyn Ward est née à DeLisle, dans l’État du Mississippi. Issue d’une famille nombreuse, elle est la première à bénéficier d’une bourse pour l’université. Après son premier roman, Ligne de fracture (2014 ; 10/18, 2019), elle explose sur la scène internationale en remportant le National Book Award pour Bois Sauvage (2012 ; 10/18, 2019). Ses mémoires, Les Moissons funèbres (10/18, 2019), se sont vus récompensés du MacArthur Genius Grant. Avec Le Chant des revenants (2019 ; 10/18, 2020), Jesmyn Ward a accompli un exploit inédit : être la première femme double lauréate du National Book Award. Le roman a aussi remporté le Grand Prix des lectrices de Elle et le prix America. Après six ans d’absence, elle revient avec Nous serons tempête, d’ores et déjà qualifié de classique par la critique américaine. Jesmyn Ward enseigne la littérature à l’université de Tulane, en Lousiane, où elle réside.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Charles Recoursé.


Après six ans d’attente, Jesmyn Ward, seule femme double lauréate du National Book Award, est de retour avec un roman puissant et lyrique qui nous plonge au cœur de la tragédie de l’esclavage.


La...


Ils recommandent !

À PROPOS DU CHANT DES REVENANTS :

« [Un] roman polyphonique, lyrique et tourmenté. » TÉLÉRAMA

« Un roman […] impressionnant parce qu’il mélange la force et la grâce dans des proportions très réussies. La poésie et le sordide, la magie et le réalisme social cohabitent très bien dans le texte. Ce roman, d’une noirceur terrible, ménage toutefois des interstices à la lumière. » FRANCE CULTURE, LA DISPUTE

« Un chef-d’œuvre. […] Un roman unique où rien n’est vain et où tout sonne juste. Un roman sombre, mais aussi bienveillant. […] Jamais les personnages ne sont réduits à leurs addictions ou à leurs pulsions violentes. Et jamais celles-ci ne sont gommées : ce n’est pas de l’angélisme, mais de l’empathie, cette qualité essentielle aux romanciers quand ils s’aventurent hors de leur nombril. » LE NOUVEAU MAGAZINE LITTÉRAIRE

« Un récit qui colle à la peau. […] Pourquoi se livrer corps et âme à une si âpre histoire ? Pour la puissance littéraire de Jesmyn Ward, bien sûr, qui conjugue réalisme social et échappées poétiques. Et parce que, quelle que soit la forme de l’amour, non-dit ou maltraité, il demeure, éternel revenant. » LE POINT


À PROPOS DU CHANT DES REVENANTS :

« [Un] roman polyphonique, lyrique et tourmenté. » TÉLÉRAMA

« Un roman […] impressionnant parce qu’il mélange la force et la grâce dans des proportions très...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782714404190
PRIX 22,00 € (EUR)
PAGES 240

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Chroniques partagées sur la page du titre

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Si le titre français est très beau, le titre original, « Let us descend », est une référence à l’Enfer de Dante. Et c’est bien à une traversée de l’enfer que s’apparente ce roman.
Annis, prénommée Arese par sa mère prénom potentiellement d’origine Yuruba signifiant beauté (ou bonté) révélant l’amour qui unit ces deux personnages et l’importance de garder des liens forts avec leurs origines, est une esclave née du viol de sa mère par leur propriétaire. Après la vente de sa mère, elle trouve un peu de réconfort auprès de Safi, une autre esclave. Découvrant leur relation, le maître envoie Annis vers une autre plantation. Au cours du long trajet, entre chaînes, brutalité, épuisement, et manque de nourriture, Annis convoque les figures de sa mère et de sa grand-mère pour trouver dans l’histoire de ces femmes puissantes, issues d’une lignée de guerrières du Dahomey, la force de survivre et de continuer à se battre, avec l’espoir de trouver un jour la liberté.
Comment rendre justice à ce texte magnifique ? Puissant et incantatoire, ce roman l’est certainement. Il est surtout, au-delà de tout cela, indispensable.
Merci à Jesmyn Ward pour ce livre transcendant, merci aux éditions Belfond de mettre de tels textes à disposition des lecteurices francophones, merci à Netgalley et un grand merci à Charles Recoursé pour sa traduction qui sublime le propos.

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Un roman à la fois magnifique et terrible. La plume est extrêmement poétique, ce qui permet de redonner d'une façon plus accessible les horreurs de l'esclavage, sans pour autant l'esthétiser ou l'aseptiser. Bien au contraire, l'autrice peint avec réalisme et donc violence une histoire tragique et révoltante. La protagoniste est très touchante par sa soif de liberté et sa résilience, soutenue par toutes les femmes de sa vie. La romance avec Safi, aussi triste soit-elle, reste très belle. Pas de réelle dimension féministe à mon sens, il s'agit surtout d'un roman traitant de la survie d'une femme dans une époque où elle est haïe et violentée de toutes les façons possibles pour le seul motif d'exister.

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Annis, une jeune esclave, vit avec sa mère dans une plantation. Le jour où cette dernière est vendue, elle perd la petite parcelle d’amour et de douceur à laquelle elle se raccrochait pour supporter sa vie d’esclave. Lorsqu’elle est vendue à son tour, quelques mois après sa mère, Annis doit puiser au plus profond d’elle-même pour ne pas sombrer.

J’ai lu « Nous serons tempête » presque d’une traite. Dès la première phrase, (« La toute première arme que j’ai tenue a été la main de ma mère. ») Jesmyn Ward crée une tension qui ne s’éteint qu’à la dernière ligne. Le roman parle d’esclavage, et particulièrement de la condition des femmes esclaves. Par rapport à d’autres romans qui abordent le même thème, je trouve que la violence subie par les esclaves est peu décrite de manière frontale. Elle est bien présente pourtant, et d’autant plus forte qu’elle apparaît au détour d’une phrase, dans un détail glissé ici ou là : « Nan a toujours réprimé son amour pour ses quatre enfants. (…) Elle refuse d’aimer ce qu’elle ne pourra garder. » Ou encore : « L’homme de Géorgie va nous conduire à la Nouvelle Orléans de la manière la moins chère et la plus traditionnelle, épouvantable et cruelle : il enchaîne les hommes, attache les femmes avec une corde et laisse les enfants marcher derrière aussi longtemps qu’ils arrivent à suivre, et tant pis s’ils meurent sur le bord de la route dans ce pays à la terre rouge. »

Une autre des grandes forces du livre, c’est de donner une dimension universelle à ce que vivent Annis et tous les esclaves, à travers le personnage d’Aza. Aza est faite des voix des ancêtres d’Annis, elle est un chœur de voix multiples, venues du fond des âges. C’est un esprit qui occupe une grande place dans le récit, et le fait parfois basculer dans le réalisme magique. Car « l’univers est une énigme, un assemblage oblique de lieux, de voix, d’événements. » Le style imagé de Jesmyn Ward (« le cuir noir du ciel ») et le recours à des récits transmis de mère en fille renforce cette universalité.

« Nous serons tempête » est le chant de femmes opprimées, dont l’autrice se fait la porte-parole. C’est un roman d’une grande force, assurément l’une des pépites de cette rentrée littéraire.

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La mère d’Annis lui a appris à se battre, à manier la lance dans une clairière, comme Aza, sa grand-mère venue d’Afrique, sa grand-mère guerrière qu’elle n’a jamais connue. D’elle, elle hérite ses gestes de combattante et une défense d’éléphant, « aiguille d’ivoire » qui niche dans ses cheveux, sous ses tresses. Annis est une esclave métisse née d’un viol, mais cela n’empêche pas sa mère de veiller sur elle comme sur la prunelle de ses yeux – jusqu’à ce qu’elle ne le puisse plus. Sous l’égide de Dante, Jesmyn Ward relate la descente aux enfers de son héroïne, le deuil, les tortures quotidiennes, la peur et la faim qui creusent le ventre, la marche interminable à travers les marais jusqu’à La Nouvelle Orléans, l’amour furtif mais intense, l’inhumanité. Pourtant, sous le sang et la douleur palpitent des esprits, soufflent les bourrasques, enfle la tempête. Les supplices d’Annis s’accompagnent d’une présence orageuse, d’une silhouette qui intimide et soulage autant qu’elle se fait menace. Aza, esprit qui s’est nommé ainsi en hommage à la grand-mère de la jeune narratrice, l’épaule, la gifle et l’étreint, cherchant finalement elle aussi à en faire son esclave, quoiqu’une esclave d’une autre sorte. Elle plane sur ces pages, y pleut et y vente, y fait jaillir des éclairs de poésie, illuminant la nuit quand la terre ne l’avale pas.

« Ce que je prenais pour du fil d’argent tissé dans l’étoffe est en réalité un éclair qui serpente sur ses vêtements. Ses jupes ne sont pas en soie, ni en coton fin, mais aussi sombres et denses que les hauts nuages d’été qui trônent dans le ciel et bouillonnent avant d’éclater. Quant à ce que je prenais pour une cape, ce sont des vrilles de brume qui drapent ses épaules et font tomber des rideaux de pluie le long de ses bras. »

La nature se pare donc ici d’une poésie sans pareille, le ciel « cuir noir » que fait parfois « fondre » le soleil quand celui-ci « [n’]aspire [pas] toutes les couleurs du jour », les sourires, des « éclair[s] dans les nuages », les jours, des « coyotes », « l’air a des reflets de miel ». Les abeilles effleurent la peau d’Annis, tendre chatouillis, symbole de liberté et de douceur qui réchauffe son cœur de leur miel trop rare – ouvrières besogneuses pourtant libres de voler là où il leur plaît. Les souvenirs sont vivants, et tout prend corps, tout acquiert une matérialité à laquelle l’adolescente se raccroche, essences et âmes qui l’enveloppent et effleurent sa peau meurtrie avec autant de douceur qu’une caresse. C’est en cela que Nous serons tempête se distingue, par la force de son écriture, par son lyrisme envoûtant qui vient autant souligner qu’apaiser les tourments de ses héroïnes. Les pages de ce livre invoquent, sont des poèmes traversés d’un souffle incantatoire, signature de la double lauréate du National Book Award.

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Jesmyn Ward est deux fois lauréate du National Book Award. Elle est la première femme à remporter deux National Book Awards for Fiction, d’autant plus remarquable pour une afro-américaine.
Elle est surtout remarquée en France grâce au roman « Le chant des revenants » qui reçoit (en plus de son prestigieux prix américain) Le Grand prix des lectrices Elle et le prix America. Si j’avais été emportée par la plume de l’autrice sur ce roman, je suis moins conquise par « Nous serons tempête » dans lequel j’ai justement eu plus de mal avec le style de l’autrice. Si j’ai retrouvé sa plume réaliste et percutante, j’ai aussi été parfois perdue par son lyrisme, pourtant apprécié dans le Chant des revenants. Ici, la poésie est teintée de quelque chose de plus onirique, plus magique. S’il s’agit pour l’autrice de montrer au lecteur où l’héroïne puise sa force, cela m’a par moment fait sortir du récit.
Cela étant dit, c’est le seul bémol que je trouve à ce roman, et il est très personnel. L’histoire d’Annis, portée par les voix de sa mère et de sa grand-mère (et de leurs ancêtres) est emprunte de force, de douleur. Plus qu’un roman historique, il s’agit ici d’un roman plus contemplatif, plus introspectif sur l’esclavage et sur la force des femmes. On y trouve l’horreur, la déshumanisation, la violence, ainsi que la rage de vivre de ces femmes puissantes.

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Annis n’est qu’une enfant lorsqu’on lui enlève froidement sa mère pour la vendre à un autre propriétaire. Un évènement violent duquel elle n’aura pas beaucoup de temps pour se remettre car assez rapidement, c’est elle et une autre salve d’esclaves qui sont vendus à celui qu’elle appellera L’homme de Géorgie.

C’est ce trajet pénible jusqu’à la Nouvelle-Orléans que va nous raconter Annis. Ces jours de marche sans répit et ces nuits peu reposantes, avec toujours la haine venant des hommes qui les escortent et leur manque de respect le plus total.

Ces violences physiques et morales, et la dureté de certaines situations, ne sont peut-être pas toujours faciles à lire, mais toujours écrites avec justesse et finesse. Jamais l’autrice ne franchit la frontière du glauque ou du voyeurisme, elle n’est pas ici pour nous « choquer » mais bien pour nous plonger dans cette histoire très forte d’esclavage.

Et ces cruautés sont un peu balancées par le côté fantastique de ce livre. Car lorsqu’elle ne va vraiment pas bien, Annis peut compter sur Mama Aza, un esprit toujours à ses côtés pour lui donner de la force, et surtout lui parler de sa mère et de sa grand-mère, des femmes fortes et très différentes l’une de l’autre. On ne sait pas si l’héroïne la voit vraiment ou si ce sont des rêves chimériques, mais en tout cas cet esprit l’aide à tenir et c’est déjà beaucoup pour elle.

Je n’avais pas d’attente comme certains avec cette lecture car je découvrais l’autrice. Je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais je dois admettre que son style de narration est assez surprenant au début. Je m’y suis fait mais pas sûr que tout le monde accroche. Et en petit bémol, je parlerais d’un rythme un peu trop lent avec parfois certaines scènes trop étirées et qui ne sont pas celles qui apportent le plus.

Mais autrement les mots sont bien choisis et font mouche, le personnage d’Annis est attachant et touchant, tout comme ses compagnons d’infortune, et l’émotion et le bouleversement sont présents du début à la fin dans l’évocation de cet horrible périple dans une époque pas si lointaine. Ce livre est l'autrice sont une belle découverte pour moi.

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Une critique à découvrir sur Babelio : Nous serons tempête de

https://www.babelio.com/livres/-/1842175/critiques/4691327

Mama Aza, Sasha, Annis, Safi, Phillys, Esther et Mary … Toutes ces femmes à qui on a volé la liberté, la chaleur, la douceur. Armées de ce petit supplément d’âme, que personne ne pourra leur enlever, elles vont se battre. Après avoir vu partir sa mère, c’est au tour d’Annis d’être vendue et de quitter le domaine du maître. Attachée à une corde, où le convoi l’emporte-t-il ? Vers quel autre enfer ?

Nous seront tempête de Jesmyn Ward est un roman bouleversant et saisissant. Une autre voix, un autre cri, un autre chant, portés par des mots qui frappent, une langue qui emporte et le sentiment profond d’un retour à la vie.

Le roman de Jesmyn Ward évoque l’esclavage, la marche infinie d’êtres humains encordés et enchainés vers la Nouvelle-Orleans lorsque le maître les vend. Dans ce voyage, tout est danger : les rivières et les marécages à traverser, la pluie et la boue qui alourdissent les pas, le regard des hommes sur les corps de ces jeunes filles affamées et épuisées.

Au milieu de ce enfer résiste une âme que tout pousse à survire : Annis. Soutenue par le souvenir d’une grand-mère femme soldat du roi du Dahomey, l’espoir d’une mère aimante et la douceur des caresses d’une amie, Annis va découvrir la puissance des esprits, ceux qui vous guident, vous inspirent et qui vous maintiennent en vie.

Nous seront tempête est une histoire qui nous parle de l’esclavage d’une manière différente, plus lyrique, plus poétique, qui se souvient de ces temps où certains hommes ne s’appartenaient plus. C’est l’histoire d’une âme liée au vent qui souffle, à la terre qui offre et à l’eau qui apaise. L’histoire d’une renaissance au cœur de l’enfer…

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🌺Nous serons tempête🌺 de Jesmyn Ward. - 240 pages - 22,00€

Annis est une enfant née du viol de sa mère avec son maître.

Sa mère, son seul pilier qui lui apprend à se défendre car elles viennent d’une lignée de guerrière.

Lorsque sa mère est vendue, elle se laisse dépérir, ne mange plus, ne se lave plus, son corps n’est que vide et tristesse. Elle se relève avec l’aide d’autres esclaves.

Elle-même vendue, elle va suivre le long chemin qui va l’amener à ses nouveaux maîtres. Des jours et des jours à marcher, liée aux autres esclaves, marcher sans discontinuer sur des routes cabossées, dans les ronces, traverser des cours d’eau, des rivières tumultueuses aux eaux sombres, les pieds, les mains, les chevilles en sangs, affamée.

L’intervention des esprits va l’aider dans sa souffrance et ne plus la quitter.

Une vie de souffrance physique, verbale, des jours et des jours qui se ressemblent à la merci d’hommes sans scrupules qui profitent du travail des esclaves, sans les nourrir ni les faire récupérer décemment.

Ce long chemin va-t-il la mener vers des retrouvailles ?

Un roman de toute beauté sur un sujet difficile écrit avec une plume poétique.

Un personnage principal attachant, poignant, Annis, la petite guerrière qui en a tellement vu et subit.

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Lorsque la maman d’Annis est vendue, pour la jeune fille c’est un choc immense. Elle va devoir apprendre à vivre avec l’absence de sa mère, et être forte. Elle pourra compter sur ses amies, mais aussi sur Aza, un esprit qui lui viendra en aide plus d’une fois et ne l’abandonnera pas.

Je ressors profondément touchée par ce roman qui m’a bouleversée, de par son histoire révoltante et par un personnage féminin fort et résilient. Il faut savoir que dans ce livre, la présence du fantastique tient une place importante. J’avoue avoir été déroutée au départ, et pourtant je dois dire qu’ici, cela a parfaitement fonctionné pour ma part.

En effet, cela apporte un vrai plus à l’histoire et la rend d’autant plus émouvante. Le personnage d’Annis m’a paru remarquablement bien dépeint. J’ai trouvé la jeune fille d’un courage indicible et elle est attachante tout au fil des pages.

J’ai été ulcérée à plusieurs reprises pendant ma lecture. Le sujet est difficile,mais il est abordé avec beaucoup de délicatesse de la part de l’auteure. J’y ai retrouvé beaucoup d’émotions et de sensibilité dans ce récit.

La plume de l’auteure est somptueuse. Avec un style tout à la fois poétique et vif, elle décrit les sentiments de la protagoniste avec beaucoup de réalisme. Les chapitres sont de taille moyenne, et pour ma part, les pages ont défilé.

Un roman à la plume somptueuse, servi par une héroïne emplie de courage. C’est une lecture bouleversante. À découvrir.

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Ce texte est magnifique, une histoire sombre et douloureuse, une touche d'onirisme et de réalisme magique, la nature sensorielle, une héroïne courageuse et puissante...
Une très belle lecture !

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Une lecture qui ne se laisse pas oublier !  L'ambiance y est prégnante et oppressante. Ce parcours "du combattant"  qu'affrontent Annis, cette jeune fille et ceux de sa communauté décrit l'esclavagisme. Ce roman nous immerge dans l'horreur subie par cette jeune fille, figure universelle ici de l'esclave, à qui des hommes et femmes inhumains imposent une vie de labeur, à qui ces hommes issus d'une société et d'un système organisés ont pris la mère, à qui ils ont pris la liberté, la jeunesse, la beauté, la santé voire la vie.
 Ce parcours traverse des lieux tous hostiles, une ville, des maisons, des champs, des chemins...tous en marge d'une nature nourricière et primaire, comme une descente aux Enfers.
 Pour lui permettre de survivre, des esprits ceux de sa grand-mère, de sa mère, des éléments comme l'eau, le vent, d'un monde à elle seule accessibles, entourent Annis. Mysticisme ou fantastique ? Les incantations imposent un rythme lancinant, ces esprits l'oppressent et nous oppressent, créant une frontière floue et invisible entre le réel, l'irréel, entre la vie, la folie, la mort. Finalement ce roman raconte une vie comme un combat à mort.

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Cette rentrée littéraire signe le retour de Jesmyn Ward avec "Nous sommes tempête". Merci à Netgalley et aux éditions Belfond pour cette lecture. 

L'autrice livre ici un grand roman sur l'esclavage, en donnant la parole ) Annis, enfant d'esclave, dont la mère est vendue à un nouveau propriétaire. Reliée spirituellement à celle-ci et à ses ancêtres, Annis va devoir survivre, en se raccrochant à son histoire, et au courage des femmes de sa famille. 

Vendue à son tour, la voilà qui entame enchaînée une marche forcée pour regagner la propriété de son nouveau maître. Et ce voyage vers l'Enfer va nous emmener dans le pire de l'âme humaine aux côtés de cette jeune fille, qui se fait le porte-voix d'hommes et de femmes maltraités et sacrifiés. 

Jesmyn Ward livre ici un roman d'une puissance évocatrice incomparable. Avec un style brut, et rude, ne nous épargnant rien du pire, elle transforme Annis en une égérie de luttes qui la dépasse mais pour lesquelles, elle va devenir un magnifique porte-drapeau. Un récit que l'on peut transposer dans plusieurs époques, qui marque son lecteur, et qui devrait être recommandé au plus grand nombre.

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Un livre totalement prenant.
Je l'ai dévoré en 12h ! Terminé à plus de 2h du matin, je n'ai pas pu le lâcher avant d'arriver au point final
Je suis complètement rentrée dans cette histoire au côté d'Annis, une héroïne incroyablement courageuse.
J'ai été profondément touchée par son amour pour sa mère. Les liens qui les unissaient étaient poignants. J'ai souvent lu des exemples sur cette époque où s'attacher aux gens était l'assurance de souffrance à venir. L'amour entre Alice et sa mère, les transmissions de savoir, de valeur m'ont fortement impressionnés.
Le côté fantastique des esprits s'est inscrit naturellement dans le récit. L'approche de leur langage, leurs objectifs était originale et fluide.
Ce livre m'a fait l'effet d'une transmission: comme dans un film quand un personnage transmet par le toucher des images, des histoires, c'est ce que j'ai ressenti à travers ces lignes.
Je recommande cette expérience, ces sensations.

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Dans ce nouveau roman, Jesmyn Ward s’attache à suivre Annis, une jeune esclave de Caroline du Nord. Sa vie déjà pénible, devient encore plus dure quand le maitre auquel elle appartient décide de vendre sa mère. Peu de temps plus tard, elle est vendue à son tour. Elle emprunte alors la même route que sa mère vers le Sud : encordée, privée de nourriture, violentée, rien ne sera épargné à Annis et ses compagnons d’infortune.
Arrivée à la Nouvelle Orléans, elle sera vendue à une femme encore plus cruelle et vicieuse que son premier maitre. Mais Annis n’est pas seule : elle porte en elle tout le savoir que sa mère lui a patiemment transmis : les plantes, les champignons, la mémoire de sa grand-mère arrachée à la terre d’Afrique pour devenir esclave domestique de l’autre coté de l’océan.
Entre découverte de ses propres ressources, affirmation de son caractère et peur de l’inconnu, Annis survivra et trouvera son propre chemin.
On sent dans l’écriture de Jesmyn Ward le poids de l’héritage de tous les afro-américains, la volonté de montrer l’horreur de l’esclavage, mais aussi de mettre en avant toutes les formes que la résistance à ce système et à cette vie de misère ont pu prendre : transmissions de mythes et légendes d’Afrique, de pratiques de combat, de religions et de cultes. Tout ceci constitue le grand héritage des afro-américains et il est essentiel de l’entendre, et de le transmettre.

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Ce roman sur l'esclavage, de par sa thématique difficile, est très puissant.

On suit l'histoire d'Annis une enfant esclave dont la mère est vendue à un autre propriétaire et qui va subir le même sort quand son maître se débarrasse d'elle avec d'autres esclaves. Lors de leur terrible marche vers les plantations de La Nouvelle Orléans, elle tente de se raccrocher à la vie malgré un chemin dur et chaotique.
C'est une jeune femme avec une forte envie de vivre qui lui permet de surmonter les épreuves malgré tout ce qu'elle subit.., Une de ses forces est sa connaissance des plantes et de la nature qui semble si hostile aux yeux des Blancs...
Guidé par sa force et sa persévérance et par les esprits de la nature, notamment Aza qui a l'apparence de sa grand-mère et qui est capable de faire gronder l'orage et tomber la pluie elle fera tout pour survivre malgré la violence de ses maîtres...

Une très belle lecture au sujet très dur mais nécessaire. Un texte mené au rythme des épreuves d'Annis face à l'inhumanité et à la cruauté. Annis va se battre pour gagner sa liberté et s'affirmer en tant qu'être humain. On est révolté, ému, plein de rage, de compassion... Je ne connaissais pas du tout cette autrice et je suis heureuse de l'avoir découverte avec ce puissant récit.

Merci à Netgalley et aux éditions Belfond pour cette découverte.

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Après six ans d’attente, Jesmyn Ward, seule femme double lauréate du prestigieux National Book Award (Bois sauvage 2011, Le Chant des revenants 2017), est de retour avec un roman lyrique et profondément incarné qui nous plonge au cœur de la tragédie de l’esclavage, au plus près d’une personnage féminin inoubliable.
Jesmyn Ward

« La toute première arme que j’ai tenue a été la main de ma mère. J’étais petite à l’époque, le ventre rebondi. Cette nuit-là, ma mère m’a réveillée et m’a emmenée dans les bois de la Caroline, profond, très profond dans le murmure des arbres noirs en l’absence du soleil. Les os de ses doigts : des lames dans leur fourreau, mais cela je l’ignorais encore. »

livre nous serons tempêteL’entrée en matière est saisissante. La mère de la narratrice Annis emmène sa fille dans les bois jusqu’à une clairière sablonneuse où se trouve un arbre foudroyé peuplé par d’abeilles sauvages. C’est là qu’elle cache deux bâtons taillés et qu’elle apprend secrètement à sa fille à se battre, techniques d’autodéfense et tactique de survie qui lui ont été légués par sa propre mère, une guerrière africaine déportée en Amérique. Nous sommes en Caroline du Nord, avant la guerre de Sécession, les deux femmes sont esclaves dans une plantation rizicole. Bientôt, elles sont séparées, la mère vendue la première, puis Annis.

Des romans américains qui parlent d’esclavage, il y en a pléthore. En soi, dans celui-ci, on n’apprend rien de plus sur les terribles conditions de vie imposées aux esclaves noirs et sur la violence inouïe endurée dans les plantations (viols, punitions-tortures, cruauté ordinaire, maltraitances psychologique). Annis doit être vendue au marché aux esclaves de la Nouvelle-Orléans. Encordée à ses compagne de misère, elle subit un long périple de Caroline du Nord jusqu’en Louisiane, un voyage cauchemardesque inspirée de L’Enfer de Dante.

Si Jesmyn Ward n’innove pas dans la représentation de la tragédie qu’a été l’esclavage, elle a une façon très personnelle de la raconter. Dans cet enfer, elle offre à Annis une voix unique, incroyablement immersive. Son écriture est juste sublime et déploie une expérience sensorielle assez unique qui nous fait ressentir ce qu’Annis ressent, sentir ce qu’elle sent, voir ce qu’elle voit ; quand elle a mal, les pages semblent se contorsionner de douleur, quand elle a faim, notre ventre se contracte. La densité émotionnelle est surpuissante car s’inscrivant viscéralement dans les tripes du lecteur.

Chaque fois qu’on pense être transporté dans un univers familier, l’autrice surprend par une image, une métaphore emplie de poésie, grâce à un réalisme magique qui façonne le récit lorsqu’apparaissent des esprits qui accompagnent Annis avec elle, notamment celui de sa grand-mère amazone du Dahomey dont sa mère lui a conté la destinée, un esprit qui lui apparaît sous la forme d’une tempête qui fait gronder l’orage et tomber la pluie.

Ce recours à la spiritualité africaine, transmise de génération en génération, symbolise la résilience des ancêtres qui viennent au secours de leurs descendants pour les pousser à la résistance, car les esprits prouvent qu’il y a plus dans ce monde que l’esclavage si on sait écouter. On assiste alors bouleversés à la superbe transformation d’Annis. Elle qui était accablée par le chagrin, le deuil et la souffrance, se défait, à mesure de sa prise d’expérience auprès des esprits, de son statut de victime, reconquiert sa puissance et retrouve sa capacité à agir.

« Ton arme, c’est toi, disait ma mère. Mon arme, c’est moi » affirme Annis.

Contrairement à Dante, Jesmyn Ward propose ainsi une carte pour sortir de l’enfer de l’esclavage grâce à une transmission intergénérationnelle qui se nourrit de l’amour qu’une mère a porté à son enfant, de la solidarité d’une esclave pour un autre. Ce sont ces liens qui sont l’arme ultime de survie et conduisent à un final de toute beauté célébrant le désir désespéré de vivre. Survivre est l’acte de révolte ultime.

Par sa force d’évocation et sa capacité à faire côtoyer des scènes enchantées de poésie avec d’autres de pure terreur, Nous serons tempête se hisse au niveau des grands romans sur l’esclavage, dans la lignée de Beloved de Toni Morrison ou d’Underground railroad de Colson Whitehead.

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Jesmyn Ward est la seule femme lauréate National Book Award pour deux romans, tous deux lus et appréciés (" Bois sauvage " et "le chant des revenants")
Autant dire que j'attendais cette sortie avec impatience.

Annis est une esclave, fille d'esclave, fruit du viol de celle-ci par leur maître. Ce qui n'empêchera pas celui-ci, lorsqu'Annis atteint l'adolescence, de la convoiter à son tour.
Chaque nuit, sa mère l'emmène dans les marais pour l'entraîner à combattre, lui apprendre à se défendre. Mais sa mère est bientôt vendue, Annis, livrée à elle-même, se réfugie dans les souvenirs de ses ancêtres, puis sera achetée par un marchand de Géorgie, qui emmène ses esclaves comme du bétail, pour une marche éprouvante vers la Nouvelle-Orléans.
Une longue chaîne humaine, encordée, une marche aux conditions inhumaines, où la moindre chute est fatale, la faim et l'épuisement accentués par les conditions climatiques et la nature hostile.

C'est une histoire de transmission, toujours habillée d'onirisme. Annis puise sa force dans le souvenir de sa mère, dans l'esprit de sa grand-mère, Mama Aza, dont la légende raconte qu'elle fût une grande combattante.
Si l'écriture est toujours belle, j'ai trouvé que l'auteure pousse un peu loin parfois dans le mystique, le manque de frontière entre le réel et les esprits visitant la jeune fille exige une attention soutenue, provoque parfois une baisse de rythme. Mais c'est un roman puissant, qui aborde les horreurs de l'esclavage sous un angle, original.

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Un livre sur l'arrachement.
Arrachée à sa terre, la grand-mère d'Annis.
Arrachée à sa mère, la mère d'Annis.
Arrachée à sa mère, Annis.
Une triste lignée d'esclaves femmes, habitées par l'esprit d'Aza, qui permet à la jeune Annis de survivre aux atrocités qu'elle traverse.
Un roman incroyablement ample sur l'esclavage, la condition des femmes. Très dur mais remarquablement bien écrit, avec des passages fantastico-fantasmés sur l'esprit d'Aza, très prenants et poétiques.
Une lecture qui ne laisse pas indemne, dont je remercie Netgalley et l'éditeur Belfond.

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Coup de ♥ - Annis est la fille métisse d'une esclave de plantation et de son maître, Descendante d'une famille de guerrières, elle apprendra auprès de sa mère à se battre avec le bâton et avec tout son être. Ce qui, lorsque les esprits se manifesteront pour la guider vers un destin incertain et que sa mère lui sera arrachée, lui permettra de survivre.

Un récit lourd et poignant narré d'une plume légère et poétique... qui ne laisse pas indifférent ! Je recommande à tous de découvrir ce très beau titre de Jesmyn Ward !

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«Maman est une femme qui a toujours dissimulé la tendresse que contient son cœur: une femme qui me raconte des histoires dans un murmure semblable à un bruissement de feuilles, une femme qui brûle comme une lanterne au sodium en me guidant à travers l'obscurité du monde, une femme qui me fait un don en se sortant de son fourreau et en m'apprenant à me battre quelques nuits par mois.»
Annis est encore une enfant quand sa mère est vendue à un autre propriétaire. Elle n'est guère plus âgée quand sa mère sera vendue par son maitre, le même qui l'a maltraité et violé.
Annis sera aussi vendue quelques mois plus tard.
Lors de sa terrible marche vers la Nouvelle Orléans, Annis va se remémorer sa mère, ses enseignements, pour faire face à la souffrance, la douleur et à son terrible destin : être une esclave.
Ce roman m'a touché par sa profondeur, sa puissance lyrique, poétique et fantastique.
On y parle d'esprit, d'éléments, de force et le tout est écrit avec une rage, une force indescriptible.
L'autrice nous offre un bijou, une pépite littéraire : c'est dûr et si beau à la fois.
Annis est décrite comme une femme qui a la rage de vivre, de s'émanciper également : elle ne veut pas de son sort scellé, celui d'être une esclave. Elle veut vivre.
C'est tout simplement magnifique.
L'époque est également bien décrite, les conditions humaines dans lesquelles vivent les esclaves - réduits à du détail, sans identité, leurs souvenirs bafoués.
Ce livre vous transporte, vous donne de la rage, vous

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J'ai rarement été embarquée et touchée aussi profondément par un texte qu'avec Nous serons tempête de Jesmyn Ward.

Avec ce texte l'autrice embarque le lecteur, malgré lui, dans les affres de l'esclavage et de la traite négrière et lui inculque ce que cela signifie vraiment de naître enchaîné.

Elle fait ressentir toute la complexité du sentiment de dépossession de son propre corps et presque de son propre esprit à travers le personnage d'Annis, jeune fille métisse née du viol de sa mère esclave par son maître blanc. Dès l'ouverture du récit on comprend que la mère d'Annis n'aura de cesse de souhaiter inculquer à sa fille des techniques de défense, qu'elles soient physiques ou mentales. Elle n'aura de cesse de l'aimer malgré la dureté de facade exigée par les circonstances de leur vie. Mais également de lui enseigner la vie, les batailles à mener et la force qu'elle possède en elle même.

J'ai été vraiment absorbée par le côté spirituel de ce récit ainsi que par la force mentale qui nourrit Annis. Le réalisme magique apportée par l'autrice avec l'apparition des esprits à Annis, et notamment de celui qui a sauvé sa grand-mère, est tout à la fois salvateur, questionnant et complexe. On y lit à la fois l'espoir que la croyance et la foi peuvent apporter à celles et ceux qui sont dépossédés et doivent se battre sans cesse pour survivre mais également la limite de cette foi comme imposition de nouveaux dogmes auxquels il faut se conformer.

Je pense que j'ai succombé à la liberté du personnage d'Annis qui sait ce qu'elle veut malgré son statut et qui n'aura de cesse de s'opposer à ceux qui voudront la posséder.

J'ai également adoré cette connexion de la protagoniste aux éléments qui l'entoure et notamment à la nature à laquelle elle a fait le serment de vivre et de résister ✊️

Nous serons tempête est la preuve de la force et de la richesse de tout personne que l'on souhaite enchaîner et déshumaniser.

Je ne peux que vous le conseiller tant il m'apparaît nécessaire pour mieux appréhender les pensées de celles et ceux qui ont subi l'esclavage !

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L'esclavage dans un récit intime très réussi dans lequel la part est faite au vivant sous toutes ses formes et aux esprits qui accompagnent et qui sauvent cette jeune femme, lui donne la force de se battre et de ne pas tomber dans la folie. Je recommande.

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Annis est une jeune esclave, vivant avec sa mère au cœur d’une plantation. Toutes les deux passent de nombreuses nuits dans un champ pour apprendre à se battre. Descendantes d’une lignée de puissantes guerrières, elles puisent leur force dans les histoires de leurs ancêtres.
Avec une écriture sensible et poétique, Jesmyn Ward nous raconte une histoire de femmes opprimées, dont l’immense force va leur permettre de traverser les pires épreuves.
Roman saisissant et magnifique, dans lequel on suit avec passion le périple d’Annis et toutes les horreurs, la violence de l’esclavagisme.

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Merci aux Editions Belfond pour l'envoi de ce service de presse numérique via NetGalley France.
Nous serons tempête de Jesmyn Ward, qui a reçu par 2 fois le National Book Award, nous plonge dans l’esclavage aux Etats-Unis avant la guerre de Sécession. Un portrait sans concession des conditions inhumaines que les esclaves devaient affronter mais également un traitement littéraire grâce au réalisme magique qui en fait un objet rare sur un sujet déjà traité en littérature.
Annis est esclave, sa mère a été violée par le maître de la plantation de riz où elles vivent. Mais sa mère lui apprend son passé en lui enseignant à se battre avec 2 bâtons. Ce sont l’héritage de sa grand-mère amazone du Dahomey. Lorsqu’elle est vendue à un nouveau propriétaire elle affronte le voyage de Caroline du Nord jusqu’en Louisiane. C’est l’esprit de sa grand-mère sous la forme d’une tempête qui fait gronder l'orage et tomber la pluie qui lui permet de survivre à ce voyage comparé à l’Enfer de Dante. Grâce à la spiritualité africaine, Annis va apprendre à résister et à agir. Un très beau texte sur l’héritage transmis par nos ancêtres avec une écriture très maîtrisée, un livre donc difficile par le sujet mais superbement écrit.

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Un récit qui saisit immédiatement et ne lâche plus. Jesmyn Ward plonge dans une histoire marquée par une succession d’épreuves traumatisantes, au point que certaines scènes deviennent presque difficiles à affronter tant elles témoignent d’une violence brute. À travers le destin de femmes noires réduites à l’état d’objets par les maîtres blancs, le roman dévoile sans détour la réalité de l’esclavage, l’humiliation quotidienne, la souffrance infligée au corps comme à l’esprit. Pourtant, au cœur de cette noirceur, Ward fait surgir une force bouleversante : la résilience, la dignité farouche, la manière dont ces femmes tiennent debout malgré tout. C’est dur, révoltant, mais aussi profondément humain. Un livre qui secoue, qui dérange, et qui reste en soi longtemps après sa lecture.

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Un roman de la rentrée littéraire de Septembre qui patientait tranquillement dans ma liseuse depuis plusieurs mois et qui a accompagné le début de cette année 2026.

Un roman puissant, très introspectif, contemplatif, fort, émotionnellement intense… Bref, un roman qui reste en tête !

Ce n’est pas un type de roman que je lis beaucoup mais de temps en temps j’aime me plonger dans ce type d’écrit plus poétique, ésotérique, contemplatif, presque un “nature-writing”, où l’on se plonge dans la profondeur de l’être humain, et pour ce roman dans l’horreur de l’Histoire.

Elle n’est qu’une enfant quand Annis est séparée de sa mère, vendue à un autre propriétaire. Quelques temps plus tard, elle se retrouve à son tour sur la route de la Nouvelle Orléans pour être vendue elle aussi. De ce long trajet à pied, entre forêts et rivières à traverser, Annis se raccroche aux apprentissages que sa mère lui a transmis : se battre envers et contre tout, avec armes et sagesse. Lorsqu’elle sombre, c’est l’esprit de sa grand-mère Aza qui l’aide à surmonter la faim et les douleurs…

Un roman plutôt lent, que j’ai découvert par petites étapes pendant les deux dernières semaines, il était celui qui m’accompagnait vers le sommeil. A la fois puissant mais aussi tendre dans la découverte des sentiments que fait Annis, dans l’amour qu’elle a pour sa famille, ses ancêtres. Comme je l’ai dit, ce n’est pas un livre vers lequel j’irai régulièrement, mais je prends un vrai plaisir à m’y plonger !

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