Cet autre Eden
par Paul Harding
Ce titre a été archivé. Il est désormais indisponible sur NetGalley.
Commandez ou achetez ce livre dans votre point de vente préféré !
Envoyer des titres NetGalley directement vers votre Kindle ou votre application Kindle
1
Pour lire sur votre Kindle ou dans votre application Kindle, merci d'ajouter kindle@netgalley.com en tant qu'adresse e-mail approuvée pour recevoir des documents dans votre compte Amazon. Veuillez cliquer ici pour des instructions détaillées.
2
Ensuite, retrouvez votre adresse e-mail Kindle dans votre compte Amazon et ajoutez-la ici.
Date de parution 28 août 2025 | Archivage 23 sept. 2025
Vous parlez de ce livre ? N'oubliez pas d'utiliser #CetautreEden #NetGalleyFrance ! Cliquez ici pour plus de conseils
Résumé
En 1792, Benjamin Honey, ancien esclave, et sa femme irlandaise, Patience, découvrent une île où ils peuvent enfin construire une vie ensemble. Plus d’un siècle plus tard, leurs descendants vivent dans une extrême pauvreté, mais l’isolement les protège du monde extérieur.
1912. Lorsque Matthew Diamond, un missionnaire blanc idéaliste mais pétri de préjugés, débarque pour instruire les enfants, il est ébloui par leur intelligence – l’une excelle en algèbre, une autre parle latin, un garçon révèle un don artistique rare. Pourtant, son arrivée cache un projet plus sombre, motivé par les théories eugénistes en vogue à l’époque. Derrière les apparences de la charité se dévoilent les rouages implacables de l’exclusion : bientôt, les habitants sont expulsés, leurs maisons rasées, leurs morts déterrés.
Dans une prose d’une beauté biblique, Paul Harding donne vie à une galerie de personnages inoubliables : Iris et Violet McDermott, deux sœurs qui élèvent trois orphelins ; Theophilus et Candace Lark et leur tribu d’enfants vagabonds ; ou encore le prophétique Zachary Hand to God Proverbs, vétéran de la guerre de Sécession qui vit dans un arbre creux sculpté de ses mains.
Roman de résistance et de survie, Cet autre Éden est un hommage bouleversant à la dignité humaine face à l’intolérance et à l’injustice.
En 1792, Benjamin Honey, ancien esclave, et sa femme irlandaise, Patience, découvrent une île où ils peuvent enfin construire une vie ensemble. Plus d’un siècle plus tard, leurs descendants vivent...
Ils recommandent !
« La prose lyrique de Harding et ses personnages profondément humains composent un roman puissant et envoûtant. » The Washington Post
« Exquis et bouleversant... Cet autre Eden est un hommage émouvant à ceux que l'histoire a relégués aux marges. » The Guardian
« Une méditation lumineuse et poignante sur la race, la résilience et le destin. » The New York Times Book Review
« La prose lyrique de Harding et ses personnages profondément humains composent un roman puissant et envoûtant. » The Washington Post
« Exquis et bouleversant... Cet autre Eden est un hommage...
Formats disponibles
| ISBN | 9782283040027 |
| PRIX | |
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Une écriture splendide qui permet au lecteur d'imaginer non seulement le paysage mais aussi les personnages. J'avais écouté la narration originale qui m'avait également impressionnée ce qui m'a tentée de lire le livre. Encore mieux que la version auditive!
Ce roman est une réflexion sur le concept d'identité, de religion (très intéressant !) ainsi que de racisme. L'auteur a su nous raconter cette histoire prenante à travers ses personnages subtilement dessinés malgré leur complexité.Une belle œuvre que je recommande.
J'ai reçu une copie digitale de ce roman de NetGalley en échange d'une chronique honnête.
Paul Harding (attention, il ne s’agit pas du Paul Harding alias Paul C. Doherty) s’inspire ici de l’histoire de Malaga Island pour son roman. En 1792, un ancien esclave, Benjamin, et sa femme Patience, une immigrée irlandaise, découvrent une petite île au large de la côte américaine. Ils vont y vivre contre vents et marées avec leurs enfants. En 1912, leurs descendants sont toujours là. Un missionnaire, Matthew Diamond, va leur donner des cours, leur faire découvrir les textes bibliques et faire passer les théories de l’eugénisme. Mais malheureusement pour eux, leur avenir va rapidement basculer.
Quel roman ! La plume de cet auteur est élégante et fluide. Il met en scène ses personnages de manière incarnée, sans pathos. On vibre avec eux. On se met en colère contre l’injustice, on sourit face aux réactions de Violet s’emportant face aux médecins venant mesurer les crânes des enfants… On oscille entre la tendresse pour ces pauvres habitants spoliés et la révolte face à cet État qui a décidé, sans tenir compte de la dimension humaine, de leur destin.
Un roman à mettre entre toutes les mains !
Je tiens à remercier NetGalley ainsi que les éditions Buchet-Chastel pour cette belle découverte.
Christine P, Rédacteur
Apple Island, au large du Maine où vit depuis 1800, une communauté descendant d'un esclave fugitif noir et de sa femme irlandaise, vit pratiquement coupée de la civilisation, dans un grand dénuement jusqu'à ce qu'en 1912, l’État décide de les chasser de chez eux pour des raisons de "salubrité publique". Nous suivons la vie des membres de cette communauté quelques mois avant leur expulsion et plus particulièrement celle de la famille de la doyenne, Esther, de son fils, de ses petites- filles et de son petits- fils, qui est particulièrement doué pour le dessin, qui est le seul à la peau blanche et qui peut donc espérer avoir une vie meilleure sur le continent.
L'auteur s'inspire de l'histoire tragiquement vraie de Malaga Island d'où l’État de Maine, en 1912, expulsa sans ménagement 47 résidents métis, exhuma leurs morts pour les enterrer ailleurs sans aucun respect et interna 8 d'entre eux en asile d'aliénés.
Cette décision inhumaine et malheureusement loin d'être isolée est le résultat des théories eugéniques qui faisaient florès à cette époque ; en prison, dans les hôpitaux, on faisait le tri entre ceux autorisés à procréer car satisfaisant aux critères établis par des comités aux ordres de l’État et ceux appelés à être stérilisés.
A travers des personnages totalement atypiques car hors des normes imposées par la société et attachants, l'auteur fait le procès des préjugés anti-noirs, du racisme exacerbé. Sans aucune idéalisation ni misérabilisme, il nous fait vivre parmi cette communauté dans le dénuement le plus total, qui manque de tout, mais libre, s'entraidant et se soutenant.
Les références bibliques, nombreuses, sans zélotisme, s'inscrivent dans ce que représentait la religion , lien essentiel et important au sein des communautés américaines, fin 19ème, début 20ème siècle. Il y a bien sur le titre, la couverture mais aussi la description d'une terrible tempête qui rappelle l'Arche de Noé, Moïse...)
Les descriptions de la nature, qui modèle la vie de la communauté, sont somptueuses. La très belle écriture est puissante, ample, évocatrice et donne de la force et du souffle à cette histoire poignante de résistance, malheureusement vouée à l'échec face à l'intolérance, l'injustice, le rejet, la violence.
J'ai été happée par cette histoire de la première à la dernière page.
CET AUTRE EDEN offre tout à la fois la puissance d'un texte poétique et la tristesse d'une histoire sordide.
De par la description des insulaires, je n'ai pu m'empêcher de penser au côté de l'œuvre naturaliste d'Emile Zola avec une part de réalisme magique.
Tout au long du récit combien de fois ai-je soupiré "pauvres gens" !
Tout commence par une tempête à couper le souffle. Et des généalogies à n'en plus finir car ils tiennent à se rappeler qui ils sont.
Pour ce roman l'auteur se serait inspiré de l'histoire de l'île de Malaga et aurait crée la polémique. Les critiques ont affirmé qu'il contient des mythes néfastes sur les habitants de l'île que les historiens ont tenté de corriger.
A mon avis, même si il n'y a qu'une infime part de vérité le tableau de ces notables puritains du Maine et leur prétexte fallacieux pour se débarasser de ces pauvres gens n'est pas du tout flatteur.
« Du bétail, songea Matthew Diamond. Non. Moins que ça encore. Il aurait voulu dire : Cette femme connaît Hamlet par cœur, vous savez.
Le médecin continua de prendre les mesures d'Eha, murmurant à l'interne : Mûlatre ; imbécile de haut grade, ou débile ; démence ; probable érotomanie. »
Benjamin Honey rêvait d'un verger de son propre Eden mais bien des années plus tard ces descendants vivent dans des conditons difficiles
Les habitants de l'île sont restés dans leur coin, effectuant des tâches pénibles pour assurer leur subsistance malheureusement leurs origines multiples, la promiscuité dans laquelle ils se trouvent vont les stigmatiser à une époque de théories scientifiques fantaisistes.
Rejetés de tous pendant des années, ils ont subis les colères de la nature sans jamais se plaindre, s'entraident, veillent les uns sur les autres et ont même adoptés des enfants. Il suffit que la civilisation arrive par le biais d'un instituteur désireux de les aider pour que leur bien devienne vital et quel bien ? Des théories racistes, eugéniques.
Pourtant tous ces personnages ont des facilités ou des dons dans certains domaines : peinture, latin, mathématiques, charpentes, soins, ...
« L'insouciante Tabitha Honey s'était révélée si douée pour le latin qu'on eût dit qu'elle s'en souvenait plus qu'elle ne l'apprenait. La taciturne Emily Sockalexis s'était prise de passion pour la géométrie ; elle en avait absorbé les règles avec une telle avidité que Matthew Diamond avait dû bientôt en réapprendre lui-même les grands principes afin de l'aider à progresser. Quand à Ethan Honey, il dessinait presque aussi bien que n'importe quel étudiant en art. »
Ce texte est doté d'une magnifique écriture fluide, forte et prenante. Du lyrisme,des métaphores, toutes les conditions sont réunies pour un coup de cœur et un grand moment de lecture.
« L'ouragan rugissait si fort que Patience Honey crut d'abord être sourde, jusqu'au où elle entendit la montagne marine déferler en avalanche vers eux, charriant un chaos de maisons et de bateaux et d'arbres et de gens et de vaches et de chevaux tournoyant dans un grand tumulte de hurlements, de fracassements, de mugissements, de hénissements et de destruction qui se précipitait droit sur l'île. »
Dans cette histoire, rien de bien original quant au dénouement, les innocents paient face à la bêtise humaine. C'est pourquoi tant qu'il y aura des Apple Island, des familles Honey, Lark... il faudra des auteurs comme Paul Harding II car l'homme oublie vite où détourne trop souvent le regard pour ne pas avoir à oublier.
Merci aux éditions Buchet Chastel Cet avis n'engage que moi
# CetautreEden # NetGalleyFrance
Audrey T, Rédacteur
A l’aube du 19eme siècle, Benjamin et sa femme Patience débarquent sur petite île du Maine sur laquelle Benjamin, ancien esclave, rêve d’un verger de pommes. Apple Island est née, mais les difficultés du couple ne sont pas moins fortes. Ils sont pauvres, vivent du peu que leur fournit l’île, mis en marge de la société, et soumis à la colère du ciel.
Un peu de plus de cent ans plus tard, vivent sur Apple Island les descendants et quelques marginaux, mais l’île continue d’être pauvre et les familles qui y habitent sont consanguines. Parmi les enfants, certains sont brillants, que ce soit en dessin, en latin ou en math. D’autres mangent des cailloux. Le gouvernement local ne supporte plus cette île qui leur fait honte et décide d’en expulser ses habitants. Un théologien blanc, qui vient chaque été faire la classe aux enfants s’en désole et va essayer de sauver l’un deux, qui passe presque pour blanc, en le confiant à la tutelle d’un ami…Mais le destin le rattrape, comme il enferme tous les habitants d’Apple Island…
J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai trouvé très beau, touchant, poétique. L’histoire se passe principalement en 1912, dans une société eugéniste qu’on a tendance à ignorer. J’ai regretté de ne pas avoir plus de passages sur la fondation de l’île, sur la descendance, j’étais curieuse des racines de ces habitants. En tout cas je me suis laissée très facilement embarquée sur cette île. C’est une belle surprise de cette rentrée littéraire.
Parfois, les lectures qu'on enchaîne se font étrangement écho. Ainsi Cet autre Éden, de Paul Harding et Vers le Paradis, de Hanya Yanagihara qui racontent chacun la quête d’un lieu béni et préservé par celles et ceux qui restent au seuil de la terre de liberté et d’accueil qu’affirment être les États-Unis…
En 1792, le pays est une jeune nation, indépendant depuis une quinzaine d’années. Certains États du Nord commencent à abolir progressivement l’esclavage, mais le racisme est plus ancré que jamais. Généralement proscrites, les unions interraciales existaient – souvent hors du cadre légal – dans des communautés isolées où cohabitaient différents groupes marginalisés. Dans ce contexte, il n’est pas impensable qu’un ancien esclave noir se soit uni à une Irlandaise et que le couple se soit installé sur une île isolée pour fonder une lignée à rebours de tout contrôle social… C’est même ce qui s’est réellement produit sur Malaga Island. Une histoire dont Paul Harding ravive la mémoire avec Cet autre Éden, version romancée de cette histoire.
« Noé avait son arche. Les Honey avaient Apple Island. »
Les accents bibliques augurés par le titre se retrouvent dans les motifs du jardin d’Eden, du déluge, de l’arche de Noé et du passage de la mer Rouge, qu’évoquent inévitablement les récits fondateurs de la petite communauté, racontés à ses petits enfants par Esther Honey, descendante des premiers pionniers arrivés sur l’île. L’écriture même du roman rappelle aussi l’Ancien Testament : une prose empreinte de gravité, scandée comme un psaume ou une litanie rythmée par les énumérations et l’évocation des générations qui se succèdent.
Le roman restitue aussi, avec une justesse remarquable, le spectre des attitudes du continent vis-à-vis de cette communauté insulaire : de la pitié condescendante aux élans philanthropiques, du mépris bourgeois aux discours scientifiques les plus glaçants, tout un éventail d’intentions bienveillantes en surface, pourries à la racine, s’exprime à travers des personnages ambigus. Ce que les continentaux projettent sur Apple Island en dit plus long sur eux-mêmes que sur ceux qu’ils prétendent aider. Ces derniers échappent, quant à eux, à tout cliché. Certains sont brillants, d’autres abîmés, tous sont à la fois vulnérables, dignes, humains. Parmi eux, on croise un jeune prodige du dessin, un vieil illuminé hanté par les Écritures, des souvenirs de violence et des gestes de tendresse. Ce serait un euphémisme de dire que leurs conditions de vie sur l’île ne sont guère enviables – pourtant, ils s’y accrochent désespérément.
L’écriture est lente, parfois à la limite de la langueur, traversée de descriptions picturales et de respirations silencieuses. Harding tisse son récit comme une arche de mémoire, entrelaçant lettres, coupures de presse imaginaires, extraits d’exposition, visions et souvenirs. Cette lenteur permet de creuser la présence de chacun des personnages et de saisir la grâce d’un monde beau mais fragile.
Ce roman ressemble, ainsi, à un drapeau cousu à partir de morceaux d’autres drapeaux effilochés : portant les couleurs de libertés conquises dans la douleur, d’identités mêlées, d’héritages brisés et réassemblés, flottant encore, malgré tout.
Christine E, Rédacteur
Paul Harding a été la surprise littéraire américaine de 2010, quand il a remporté le Prix Pulitzer en étant publié par un tout petit éditeur. Son troisième roman, « Cet autre Eden », nous relate, sous forme romancée, le destin tragique d’une communauté installée depuis 1792 sur une petite île du Maine, Malaga Island. En 1912, les descendants de Benjamin Honey et de sa femme Patience furent sommés de quitter l’île, les autorités administratives jugeant déplorables, indignes, décadentes, les conditions de vie. Le principal reproche était les supposés liens de consanguinité entre la vingtaine de familles issues du couple métis formé par Benjamin Honey et Patience, ainsi que des quelques couples qui se joignirent à eux. Les familles sont dispersées, certains enfants furent enlevés à leurs parents, leurs maisons détruites et les tombes rasées. Il faudra attendre 2010 pour que les autorités prononcent des regrets officiels sur la façon dont ces familles furent traitées.
Paul Harding transpose cette histoire sur l’île fictive Apple Island, également dans le Maine. Sous sa plume, l’histoire de ses familles devient une ode à la famille. L’action se situe essentiellement en 1912, lorsqu’arrive sur l’île un missionnaire qui doit instruire les enfants. Bien que plein de préjugés, Matthew Diamond va se prendre d’affection pour ces familles profondément croyantes, qui vivent dans le plus complet dénuement, mais qui semblent heureuses, unies et solidaires (avec une seule exception). Certains enfants sont même très doués, maîtrisant le latin ou ayant des dons exceptionnels pour le dessin.
L’auteur fait un parallèle entre ce peuple métissé et le peuple de Moïse, use d’allégories dans un récit très lyrique. Certains passages sont grandioses, comme le récit d’une très forte tempête qui toucha l’île en 1915. Les phrases sont souvent longues, imagées. Certains faits mentionnés dans le roman relèvent, pour les descendants des exilés de Malaga Island, du mythe et il a été reproché à l’auteur de les avoir repris dans son œuvre.
Malgré certains défauts, ce roman met de l’humanité dans la sauvagerie et l’ignominie avec lesquels cette population fut traitée. L’auteur rend les personnages attachants, démontrant les difficultés des rapports humains, abordant les thèmes de la culpabilité, du pardon, de l’exil, du rapport à la nature. C’est une histoire captivante, écrite magistralement, qui rend hommage à des gens simples qui avaient pour défaut de ne pas vivre comme les autres et de ne pas se laisser diriger par un gouvernement, et rappelle les ravages des préjugés, du rejet de celui qui est différent, et des dégâts de l’injustice et de la discrimination.
Un roman captivant et puissant
#CetautreEden #NetGalleyFrance
Merci avant tout à Netgalley France et aux Editions Buchet Chastel de m'avoir permis de lire ce livre.
Un très beau livre sur la diversité face à la "normalité", celle imposée bien souvent par la société, celle qui ne dérange pas, celle qui rend l'homme esclave.
A partir d'une histoire vraie, hallucinante, d'une population chassée de son lieu de résidence, en 1912, une petite communauté dont on va jusqu'à déterré les morts, tout cela pour qu'elle s'intègre dans la normalité. Tout cela aussi pour le profit de certains.
Un livre très bien écrit, au rythme lent, aux descriptions superbes.
Les lecteurs qui ont aimé ce livre ont aussi aimé :
David Grann
Fiction Historique, Littérature générale, Non-fiction (Adulte)