Evidemment Martha - épreuves non corrigées -

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Publication 12 mai 2022 | Archivage Aucune

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Résumé

Quelque chose ne tourne pas rond chez Martha, et depuis longtemps. Lorsqu’elle avait dix-sept ans, une petite bombe a explosé dans son cerveau et elle n’a plus jamais été la même. Et malgré toutes les consultations, thérapies sans fin et traitements hasardeux, elle ne sait toujours pas ce qui ne va pas… Pourquoi passe-t-elle des journées entières au fond de son lit ? Et pourquoi continue-t-elle à se mettre à dos des inconnus, et des proches, avec ses remarques cruelles et désinvoltes ?

Aujourd’hui, son mari l’a quittée et elle n’a plus nulle part où aller, si ce n’est dans la maison de son enfance, une maison bohème (délabrée) dans un quartier romantique (délabré) de Londres. Et rien d’autre à faire que retrouver sa mère, une sculptrice au talent confidentiel – et très alcoolique – et son père, un poète célèbre – bien que jamais publié… Mais comment survivre là-bas sans sa sœur dévouée, grande gueule, qui rendait tout ce chaos supportable pendant leur enfance, et qui est maintenant trop occupée ou trop fatiguée pour prendre soin d’elle ?

Peut-être qu’en repartant de zéro, Martha pourra écrire un meilleur dénouement pour son histoire ratée – ou découvrir que cette histoire n’est pas encore tout à fait terminée.

Quelque chose ne tourne pas rond chez Martha, et depuis longtemps. Lorsqu’elle avait dix-sept ans, une petite bombe a explosé dans son cerveau et elle n’a plus jamais été la même. Et malgré toutes...


Ils recommandent !

« Évidemment Martha est un livre brillant et extrêmement drôle sur la dépression. Ce texte m’a happée comme j’espère toujours être happée par un roman. En le lisant, je faisais la liste de toutes les personnes à qui je voulais l’envoyer, jusqu’à ce que je comprenne que je voulais l’envoyer à toutes les personnes que je connais. » Ann Patchett

« Un roman véritablement drôle sur l’amour et le désespoir de la dépression. C'est une chose rare et belle quand un auteur parvient à vous briser le cœur avec humour ; c’est aussi la qualité que j’admire le plus chez un écrivain. » Cynthia D’Aprix Sweeney, The New York Times

« Un roman incroyablement drôle, porté par une énergie folle. Pourtant, il parvient toujours à être sensible et sincère, et à offrir un portrait nuancé de ce que cela signifie d’essayer de s’amender et de changer, même lorsque cela implique de repartir de zéro. » The Guardian

« Évidemment Martha est un livre brillant et extrêmement drôle sur la dépression. Ce texte m’a happée comme j’espère toujours être happée par un roman. En le lisant, je faisais la liste de toutes les...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782749171388
PRIX 22,00 € (EUR)

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

À l'âge de dix-sept ans, Martha a vu son monde intérieur basculer, sans vraiment comprendre pourquoi. C'est cet état qu'elle va devoir apprivoiser chaque jour du reste de sa vie, entre échec, rebond, amour et thérapie...

L'histoire de Martha est touchante et bouleversante. Elle se livre ici d'une manière sincère sur la dépression.

L'écriture est très linéaire, on y décrit le déroulement des actions avec recul et une aseptisation relative des émotions. On ressent beaucoup de souffrance, des non-dits par rapport à des comportements surprenants, inadéquats. On est entraîné dans un tourbillon troublant qui prend toute la place et dévore tout sur son passage. Martha donne le sentiment de ne pas savoir ce qu'elle veut, d'être en décalage permanent. On se sent happé par ses humeurs insaisissables. Il y a un caractère insistant à vouloir se définir, se renouveler. Ses liens familiaux chaotiques prêtent beaucoup à sourire. La patience et la ténacité de Patrick sont sans cesse démontées, dans une partition sapée, faite de par cœur et de contretemps. Il y a de la nostalgie, du désaveu pour dire le handicap invisible.

On s'y perd un peu et c'est pourtant si bien exprimé. Un roman qui en dit long sur la maladie mentale et ses innombrables ondes de choc..

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Après plusieurs tentatives, j'ai réussi à entrer dans le roman.

Matha est différente et pourtant elle vibre, elle est attentive aux autres. Tout au long du roman, le lecteur s'attache à elle et voudrait pouvoir l'aider à sortir de cet état où elle est malgré elle ou bien où elle reste parce que c'est moins douloureux que d'affronter la réalité?

La vie de Martha défile sous nos yeux longue et parfois douloureuse. Martha analyse et décortique la vie et le caractère de ceux qui l'entourent avec beaucoup de précision et de justesse...

C'est un roman différent de mes lectures habituelles et je ne regrette pas d'avoir persévéré dans ma lecture.

merci pour cette découverte

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Roman lu grâce au challenge NetGalley, pendant lequel les lecteurs sont invités à sortir de leur zone de confort et aller à la découverte de livres qui diffèrent de leurs lectures habituelles. Il est clair qu'en temps normal, je ne serais probablement pas allée spontanément vers Évidemment Martha. Mais quelle belle découverte !

Avec un humour fin et une plume sans fioritures, Meg Mason nous fait entrer dans la tête d'une femme atteinte de maladie mentale (dépression, bipolarité, ou n'importe quelle autre maladie de ce genre, peu importe finalement) et nous amène à considérer l'extrême souffrance que cette condition peut provoquer chez les victimes.
Martha, c'est un peu l'anti Bridget Jones, elle provoque rires et sourires chez le lecteur, mais également une profonde empathie, une compréhension accrue des troubles mentaux.
Allant de médecin en médecin, de thérapie en thérapie, de prescription en prescription, Martha lutte des années durant. Son seul souhait est d'être "normale", tout en craignant de vivre par peur de sa différence et des conséquences qu'elle pourrait avoir.
Pourtant, comme tout un chacun, Martha a grandi dans une famille où rivalités, désaccords et mésententes rythment le quotidien et les repas de famille. Malgré cela, elle s'accroche à une normalité fantasmée inatteignable, même si elle n'était pas malade.
Sans pathos, en accompagnant ses mots de beaucoup d'humanité et de drôlerie, l'autrice dissèque la vie de Martha, aussi bien les évènements marquants que ces instants anodins qui en font le sel. Jusqu'à une fin pleine d'espoir, mais qui nous épargne le sempiternel happy end hollywoodien qui aurait gâché ce joli roman.

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C’est un roman du mal-être, des malentendus, des rendez-vous ratés.

La narratrice a vécu ses dix-sept ans comme une chute sans fin dans une faille existentielle. En y a perdu ses repères, et une ombre s’est propagée sur tout ce qui fait le sel de la vie.

D’errance diagnostique en espoirs chimiques, les mises en garde ont fait peser sur une potentielle maternité une menace sournoise.

Après un mariage éclair, une erreur de jugement, les révélations tardives d’un amoureux de longue date ont enfin permis une vie de couple. Chaotique, certes, mais soutenante, malgré tout.
Jusqu’au jour où un nom est attribué aux symptômes et avec lui le remède adapté. Fin du combat ou début d’un tsunami ?

Avec les confidences au jour le jour du malaise qui a marqué la vie de cette femme, sont abordées de nombreuses questions autour de la maladie mentale.

Comment vit-on avec ? Comment vit-on lorsque l’on partage le quotidien d’une personne concernée ? Quels impacts sur la famille, entre sollicitude et rejet ?

La relation du couple est particulièrement approfondie, et ce qui aurait plus apparaitre comme une abnégation n’est-il pas finalement un piège qui maintient la jeune femme dans un statut d’assistée ?

La question de la maternité n’est pas uniquement celle des effets secondaires des médicaments, mais aussi celle de la capacité d’être mère lorsque le paysage habité est si instable. Curieusement on y retrouve pas la notion du risque de transmettre la pathologie qui est cependant héritée des femmes de la lignée.

Ne pas se laisser affliger par la morosité ambiante du début : on s’attache finalement à ce personnage fragile et imprévisible.

Ne pas non plus y chercher un traité consacré à une pathologie psychiatrique précise, là n’est pas le but.

Un petit bémol pour des phrases incompréhensibles : effet de la traduction ou de la lecture d’épreuves non corrigées ?

Merci à Netgalley et aux éditions Cherche midi.

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J'ai adoré dès la première phrase l'histoire de Martha ( je n'ai pas pu lâcher ce livre avant la fin, bonjour la nuit blanche 😊).
L'auteure nous raconte l'histoire d'une femme
de 40 ans qui brutalement à 17 ans, subit l'explosion "d'une petite bombe dans sa tête".
Tour à tour dépressive, bipolaire, schizophrène, elle épuise l'affection de ses proches. Lorsque son mari la quitte (oui, il avait tenu toutes ces années), elle va alors reconsidéré sa vie en l'écrivant.
J'ai ressenti de l'affection, de l'empathie pour Martha et son entourage, j'ai aussi beaucoup ri, humour acerbe garanti.

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Martha, depuis toute petite se sent à part et éprouve un mal être sur lequel les médecins semblent avoir du mal à poser un diagnostique. Le problème est que ce mal être va croissant et même son mariage avec Patrick ne la rend pas heureuse... Un jour, enfin, un médecin pose un diagnostique qui va venir tout bouleverser.

Ce roman constitue un récit juste et réaliste sur la maladie mentale, Le mal être qu'elle engendre est décrit de façon très humaine car il est perçu à travers les yeux du personnage principal Martha. Rien n'est tu à propos des failles, des doutes, mais aussi de la mauvaise foi qui, parfois, assaille Martha. Nous nous débattons avec elle, perdant et gagnant des batailles contre ce mal.

Le récit ne sombre jamais dans le larmoyant, ni le misérabilisme... Les personnages sont tous dotés d'un caractère bien campé et l'on éprouve de l'empathie pour chacun d'eux.

J'ai beaucoup aimé ce roman qui dit simplement les choses mais de façon si juste.

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Personnage atypique pour un roman atypique !

Martha, notre narratrice, 40 ans, est rédactrice de critiques culinaires humoristiques. Patrick, son mari, est médecin et il vient juste de la quitter. Elle retourne vivre chez ses parents, l’occasion de réfléchir sur sa vie, de son enfance à peu près normale jusqu’à aujourd’hui, en passant par le tournant de ses 17 ans, où elle a commencé à avoir des épisodes dépressifs et suicidaires.

Le cœur du roman tourne autour de la maladie de Martha. Nous ignorons de quelle pathologie elle souffre, on sait juste que c’est une dépression cyclique et écrasante, la laissant prostrée des jours ou des semaines durant. Les moments où Martha va bien, elle craint la récurrence de sa maladie. Sous traitement, bien entendu, une grossesse est fortement déconseillée. Pour cette raison, Martha dit à tous ses amants, y compris à Patrick, qu’elle ne veut pas d’enfants, se convainquant même que c’est vrai, malgré son adoration pour eux.

Il m’a fallu du temps pour réussir à rentrer dans cette histoire. J’ai trouvé en Martha un personnage frustrant mais les raisons de son comportement erratique deviennent plus claires au fur et à mesure que le roman progresse. Martha devra attendre ses 40 ans pour qu’un médecin pose enfin un diagnostic sur ses symptômes ! Et l’auteure ne nous donnera pas plus d’indice, la maladie de Martha étant « _ ». C’est ingénieux, car cela nous empêche de biaiser notre opinion avec nos idées préconçues. Par contre, bonjour la frustration !! D’autant qu’à la fin du roman, l’auteure nous précise que la maladie de Martha ne correspond pas à une maladie mentale réelle. Tout n’est que fiction. Nous ne sommes donc pas dans un essai romancé sur la dépression, la bipolarité ou autre. Par contre, cela nous renvoie parfaitement à la frustration que Martha a du ressentir toute sa vie. La position des proches face à une pathologie mentale est bien développée, amenant le lecteur à comprendre pourquoi Patrick a fini par quitter Martha.

« (…) quand la souffrance est inévitable, la seule chose qu’on peut choisir c’est le décor. Pleurer toutes les larmes de son corps en longeant la Seine, ce n’est pas la même chose que pleurer toutes les larmes de son corps en traînant dans Hammersmith. »

Il y a eu des moments de grande tristesse tout au long du livre, mais il y a aussi eu des passages très spirituels. J’ai adoré l’humour sec et noir, savamment équilibré pour ne pas que le côté sombre de l’histoire ne prenne le dessus, pour qu’une once d’optimisme reste toujours en surface.

J’ai beaucoup apprécié les interactions entre Martha et sa sœur, Ingrid. Le temps qui s’écoule est mesuré par le nombre d’enfants qu’à Ingrid. Autant Martha ne doit pas en avoir, autant Ingrid en a pour deux ! Et même si Martha ne veux pas se l’avouer, à chaque nouveau bébé, elle s’enfonce un peu plus dans sa mélancolie et son désir inassouvi de devenir mère à son tour.

Bien qu’il s’agisse d’une histoire de santé mentale, c’est aussi une histoire d’amour, de rédemption et de famille.

La plume de Meg est fluide, percutante, grinçante même. Par contre, je regrette les longueurs, que j’ai trouvé pesantes au début, il me fallait m’habituer au style de Meg, je pense. Et je n’ai pas été hyper convaincue par la fin, mais cela reste mon opinion personnelle.

« Évidemment Martha » est un roman qui ne plaira pas à tout le monde, c’est certain, mais il vaut le détour si vous êtes à la recherche d’une lecture différente.

« A moins que je ne vous spécifie le contraire, de l’âge de vingt ans jusqu’à près de quarante ans, j’ai connu des phases de dépression légère, modérée ou sévère pouvant durer une semaine, quinze jours, six mois, un an. »

Je remercie les Éditions Le Cherche Midi et NetGalley pour cette lecture.

#EvidemmentMartha #MegMason #LeChercheMidi #NetGalleyFrance #ChallengeNetGalley

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Il y a peu de roman sur les troubles mentaux, où un personnage va nous expliquer son vécu, son ressenti, et c'est ce qui rend celui-ci attractif.
J'avoue que j'ai parfois été irritée par Martha, elle est malade et elle n'y peut rien, mais son comportement avec les autres est quelquefois limite.
J'ai tout de même aimé cette lecture, c'est léger,sans prise de tête (pour le lecteur!!), et avec un peu d'humour.
Cette Martha pourrait faire penser à Bridget Jones, ses problèmes psychologique en plus.
Je conseille ce roman qui permet de passer un bon moment.

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Ce roman décrit l'état psychologique de Martha, une femme qui a du mal à vivre sa vie, qui semble plutôt la subir qu'autre chose, qui se compare aux autres et qui voit tout de façon négative.
L'aspect psychologique et l'évolution du personnage sont bien décrits. Entre mélodrame et humour, Martha tente de ressembler aux autres en se mariant une première fois. C'est un échec cuisant qui laissera des traces. Le second mariage n'est qu'une ébauche de mariage car Martha ne communique pas vraiment avec son mari, à part pour lui lancer des objets à la figure.
Elle n'est pas prête à se faire aimer car aimer c'est aussi s'accepter. Petit à petit, Martha avec l'aide de son entourage et des médecins, notamment un médecin, va revenir sur sa vie, ses échecs et ses peurs.
Un roman intéressant et bien écrit, même si j'ai été frustrée de ne pas connaitre le non de sa maladie, elle est nommée par des points d'interrogation et, à la fin on apprend même que sa maladie est fictive.
Merci au challenge netgalley et aux éditions cherche midi pour cette lecture.

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Un roman tremblant de vérité, c'est ce que nous retrouvons dans le roman de Meg Mason avec Martha, 40 ans qui est rédactrice de critiques culinaires humoristiques.
Pour ma part, je l'ai lu très rapidement, très facilement et je me suis attachée à Martha qui se livre beaucoup tout au long des pages, elle revient lors d'une séparation chez ces parents et réfléchie à sa vie en passant par ses 17 ans qui fut un tournant dans sa vie. On devine son mal-être, on devine ses pensées et ce qu'elle peut éventuellement ressentir dans certaines situations qui se présentent à elle. Attention, ce roman parle d'épices dépressifs et suicidaires, c'est à prendre en compte.

Les personnages sont bien décrits, j'ai juste un regret car j'aurais bien aimé en savoir plus sur Patrick (dont je vous laisse découvrir son rôle), il est très discret même si la fin nous permet de situer le personnage. J'ai d'ailleurs apprécié cette fin de roman que propose l'autrice.

Dans ce roman j'ai apprécié que plusieurs thèmes soient abordés, la relation de Martha avec sa soeur par exemple, l'autrice nous fait bien comprendre que cette relation est nécessaire et importante. Cependant, j'ai bien compris qu'avec sa mère, c'est beaucoup plus difficile.

La plume de l'autrice est fluide, percutante et fluide. Je recommande ce roman aux lecteurs qui souhaitent découvrir le mal-être de Martha mais il est nécessaire de prendre en compte les éléments évoqués dans la chronique.

" Ce fut le dernier Noël avant qu'une petite bombe explose dans mon cerveau."

Je souhaite attribution la note suivante à ma lecture : 4/5 ★★★★ par rapport à tous les éléments que j'ai partagés dans la chronique.

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J’ai été captivée dès la première ligne et je ne l’ai posé qu’une fois terminé !

Martha explique qu’à l’âge de 17 ans une petite bombe a explosé dans son cerveau et que depuis elle n’a plus jamais été la même !

Un roman sur le trouble mental (ici entre bipolarité et schizophrénie) qui enfonce la personne dans une spirale destructrice, tant pour elle que pour les autres, son entourage en premier ! Diverses consultations et traitements n’arriveront pas à la sortir du marasme où elle s’enfonce, de la sensation d’être folle et d’être prise pour une folle malgré le soutien sans faille de sa sœur et l’amour sans restriction de son père.

Avec pas mal d’humour et d’auto-dérision, Meg Mason, à travers Martha, décrit la descente aux enfers d’une personne qui est dans l’incapacité de se reprendre en main ; qui perd pied à la moindre anicroche et s’enfonce dans une solitude intérieure dévastatrice ! Une fois le diagnostic posé, elle oscille entre rage d’avoir été trompée et culpabilité d’avoir fait souffrir ses proches !

Un roman que je recommande même si je regrette que la maladie mentale abordée n’existe pas, les tirets remplaçant le nom étant malvenus !

#challengenetgalleyfr #EvidemmentMartha #NetGalleyFrance

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Evidemment Martha est estampillé sur la couverture de l’appréciation « absolument génial ». Cela suffisait pour me décider à découvrir ce premier roman écrit en Australie, mais racontant une tranche de vie qui se déroule dans une famille anglaise qu’on espère atypique tant elle est de guingois sous la plume divinement trempée dans l’humour anglais de Meg Mason.

Je ne l’aurais probablement pas lu s’il ne s’était pas glissé dans le Challenge Netgalley (dont je vais tenter au moins d’ouvrir chacun des 15 ouvrages le composant). Le souci est cependant que sa lecture fut un exercice difficile. Il est composé de 41 chapitres, non numérotés, si bien qu’on ne se repère pas parmi les 740 pages du format numérique, sachant qu’un chapitre peut correspondre à l’équivalent de 5 pages, en tenant la tablette à la verticale, mais qui sont à lire en scrollant. Si le doigt s’égare trop dans la marge au lieu de glisser vers le bas on passe automatiquement au début du chapitre suivant et il est complexe de revenir précisément là où on en était.

Et comme le sujet est assez décousu, tournant et retournant comme un ours en cage dans la prison mentale de la dépression, j’ai eu grande peine à le suivre, malgré tout l’intérêt qu’il représente et l’immense empathie que suscite le personnage principal de Martha. Rarement je n’ai autant eu envie d’avoir entre les mains un exemplaire papier comme on dit à propos d’un livre, lequel comporte (j’ai vérifié) plus de 400 pages dans cette version imprimée. Et qui plus est, je l’ai téléchargé en épreuves non corrigées, ce qui a laissé parfois planer le doute sur la version que j’avais sous les yeux.

Meg Mason n’est pas la première à écrire sur la dépression. Philippe Labro nous avait offert une confession très touchante avec Tomber sept fois, se relever huit. Et plus récemment Gilles Paris avec Certains cœurs lâchent pour trois fois rien. Celle-ci n’est pas l’apanage des hommes et Pierre Linhart l’avait démontré magistralement avec Une mère modèle. Delphine de Vigan a raconté dans un roman plus ou moins autobiographique l’enfer de la bipolarité de sa mère. Je pourrais en citer plusieurs autres.

Mais il me semble que c’est la première fois que je lis un récit aussi touchant, drôle et personnel (alors que je parie que c’est une fiction). Martha est un personnage hors normes, un peu comme Bridget Jones -mais en plus sympathique- à qui tout est aventure, péripétie, gaffe et cascade de problèmes. On imagine d’emblée ce que cela pourrait donner au cinéma et on attend avec impatience la version que les scénaristes vont composer (le projet est en cours).

Ce qui me manque pour affiner mon opinion c’est de connaître les intentions de l’auteure. A-t-elle voulu attirer l’attention du grand public sur les particularités de la souffrance engendrée par la maladie mentale, qu’il s’agisse d’une dépression endogène, ou momentanée comme pourrait l’être un baby-blues ou un burn-out ? A-t-elle surtout cherché à privilégier l’humour pour nous offrir une lecture de distraction, frôlant parfois le burlesque ?

Quelque chose ne tourne pas rond chez Martha, depuis longtemps, et le doute n’est pas permis sur ce point. Mais elle est si gentiment foldingue qu’on aimerait que sa vie prenne un cours plus tranquille, même si on apprécie que les dernières pages du roman ne soient pas si « heureuses » que ce à quoi nous avons été habitués avec les romans feel-good.

Evidemment Martha est un feel-bad aucunement désespérant, souvent fort drôle et en fin de compte réconfortant.

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