Evidemment Martha - épreuves non corrigées -

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Date de parution 12 mai 2022 | Archivage 12 sept. 2022

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Résumé

Quelque chose ne tourne pas rond chez Martha, et depuis longtemps. Lorsqu’elle avait dix-sept ans, une petite bombe a explosé dans son cerveau et elle n’a plus jamais été la même. Et malgré toutes les consultations, thérapies sans fin et traitements hasardeux, elle ne sait toujours pas ce qui ne va pas… Pourquoi passe-t-elle des journées entières au fond de son lit ? Et pourquoi continue-t-elle à se mettre à dos des inconnus, et des proches, avec ses remarques cruelles et désinvoltes ?

Aujourd’hui, son mari l’a quittée et elle n’a plus nulle part où aller, si ce n’est dans la maison de son enfance, une maison bohème (délabrée) dans un quartier romantique (délabré) de Londres. Et rien d’autre à faire que retrouver sa mère, une sculptrice au talent confidentiel – et très alcoolique – et son père, un poète célèbre – bien que jamais publié… Mais comment survivre là-bas sans sa sœur dévouée, grande gueule, qui rendait tout ce chaos supportable pendant leur enfance, et qui est maintenant trop occupée ou trop fatiguée pour prendre soin d’elle ?

Peut-être qu’en repartant de zéro, Martha pourra écrire un meilleur dénouement pour son histoire ratée – ou découvrir que cette histoire n’est pas encore tout à fait terminée.

Quelque chose ne tourne pas rond chez Martha, et depuis longtemps. Lorsqu’elle avait dix-sept ans, une petite bombe a explosé dans son cerveau et elle n’a plus jamais été la même. Et malgré toutes...


Ils recommandent !

« Évidemment Martha est un livre brillant et extrêmement drôle sur la dépression. Ce texte m’a happée comme j’espère toujours être happée par un roman. En le lisant, je faisais la liste de toutes les personnes à qui je voulais l’envoyer, jusqu’à ce que je comprenne que je voulais l’envoyer à toutes les personnes que je connais. » Ann Patchett

« Un roman véritablement drôle sur l’amour et le désespoir de la dépression. C'est une chose rare et belle quand un auteur parvient à vous briser le cœur avec humour ; c’est aussi la qualité que j’admire le plus chez un écrivain. » Cynthia D’Aprix Sweeney, The New York Times

« Un roman incroyablement drôle, porté par une énergie folle. Pourtant, il parvient toujours à être sensible et sincère, et à offrir un portrait nuancé de ce que cela signifie d’essayer de s’amender et de changer, même lorsque cela implique de repartir de zéro. » The Guardian

« Évidemment Martha est un livre brillant et extrêmement drôle sur la dépression. Ce texte m’a happée comme j’espère toujours être happée par un roman. En le lisant, je faisais la liste de toutes les...


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ISBN 9782749171388
PRIX 22,00 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

À l'âge de dix-sept ans, Martha a vu son monde intérieur basculer, sans vraiment comprendre pourquoi. C'est cet état qu'elle va devoir apprivoiser chaque jour du reste de sa vie, entre échec, rebond, amour et thérapie...

L'histoire de Martha est touchante et bouleversante. Elle se livre ici d'une manière sincère sur la dépression.

L'écriture est très linéaire, on y décrit le déroulement des actions avec recul et une aseptisation relative des émotions. On ressent beaucoup de souffrance, des non-dits par rapport à des comportements surprenants, inadéquats. On est entraîné dans un tourbillon troublant qui prend toute la place et dévore tout sur son passage. Martha donne le sentiment de ne pas savoir ce qu'elle veut, d'être en décalage permanent. On se sent happé par ses humeurs insaisissables. Il y a un caractère insistant à vouloir se définir, se renouveler. Ses liens familiaux chaotiques prêtent beaucoup à sourire. La patience et la ténacité de Patrick sont sans cesse démontées, dans une partition sapée, faite de par cœur et de contretemps. Il y a de la nostalgie, du désaveu pour dire le handicap invisible.

On s'y perd un peu et c'est pourtant si bien exprimé. Un roman qui en dit long sur la maladie mentale et ses innombrables ondes de choc..

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Après plusieurs tentatives, j'ai réussi à entrer dans le roman.

Matha est différente et pourtant elle vibre, elle est attentive aux autres. Tout au long du roman, le lecteur s'attache à elle et voudrait pouvoir l'aider à sortir de cet état où elle est malgré elle ou bien où elle reste parce que c'est moins douloureux que d'affronter la réalité?

La vie de Martha défile sous nos yeux longue et parfois douloureuse. Martha analyse et décortique la vie et le caractère de ceux qui l'entourent avec beaucoup de précision et de justesse...

C'est un roman différent de mes lectures habituelles et je ne regrette pas d'avoir persévéré dans ma lecture.

merci pour cette découverte

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Roman lu grâce au challenge NetGalley, pendant lequel les lecteurs sont invités à sortir de leur zone de confort et aller à la découverte de livres qui diffèrent de leurs lectures habituelles. Il est clair qu'en temps normal, je ne serais probablement pas allée spontanément vers Évidemment Martha. Mais quelle belle découverte !

Avec un humour fin et une plume sans fioritures, Meg Mason nous fait entrer dans la tête d'une femme atteinte de maladie mentale (dépression, bipolarité, ou n'importe quelle autre maladie de ce genre, peu importe finalement) et nous amène à considérer l'extrême souffrance que cette condition peut provoquer chez les victimes.
Martha, c'est un peu l'anti Bridget Jones, elle provoque rires et sourires chez le lecteur, mais également une profonde empathie, une compréhension accrue des troubles mentaux.
Allant de médecin en médecin, de thérapie en thérapie, de prescription en prescription, Martha lutte des années durant. Son seul souhait est d'être "normale", tout en craignant de vivre par peur de sa différence et des conséquences qu'elle pourrait avoir.
Pourtant, comme tout un chacun, Martha a grandi dans une famille où rivalités, désaccords et mésententes rythment le quotidien et les repas de famille. Malgré cela, elle s'accroche à une normalité fantasmée inatteignable, même si elle n'était pas malade.
Sans pathos, en accompagnant ses mots de beaucoup d'humanité et de drôlerie, l'autrice dissèque la vie de Martha, aussi bien les évènements marquants que ces instants anodins qui en font le sel. Jusqu'à une fin pleine d'espoir, mais qui nous épargne le sempiternel happy end hollywoodien qui aurait gâché ce joli roman.

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C’est un roman du mal-être, des malentendus, des rendez-vous ratés.

La narratrice a vécu ses dix-sept ans comme une chute sans fin dans une faille existentielle. En y a perdu ses repères, et une ombre s’est propagée sur tout ce qui fait le sel de la vie.

D’errance diagnostique en espoirs chimiques, les mises en garde ont fait peser sur une potentielle maternité une menace sournoise.

Après un mariage éclair, une erreur de jugement, les révélations tardives d’un amoureux de longue date ont enfin permis une vie de couple. Chaotique, certes, mais soutenante, malgré tout.
Jusqu’au jour où un nom est attribué aux symptômes et avec lui le remède adapté. Fin du combat ou début d’un tsunami ?

Avec les confidences au jour le jour du malaise qui a marqué la vie de cette femme, sont abordées de nombreuses questions autour de la maladie mentale.

Comment vit-on avec ? Comment vit-on lorsque l’on partage le quotidien d’une personne concernée ? Quels impacts sur la famille, entre sollicitude et rejet ?

La relation du couple est particulièrement approfondie, et ce qui aurait plus apparaitre comme une abnégation n’est-il pas finalement un piège qui maintient la jeune femme dans un statut d’assistée ?

La question de la maternité n’est pas uniquement celle des effets secondaires des médicaments, mais aussi celle de la capacité d’être mère lorsque le paysage habité est si instable. Curieusement on y retrouve pas la notion du risque de transmettre la pathologie qui est cependant héritée des femmes de la lignée.

Ne pas se laisser affliger par la morosité ambiante du début : on s’attache finalement à ce personnage fragile et imprévisible.

Ne pas non plus y chercher un traité consacré à une pathologie psychiatrique précise, là n’est pas le but.

Un petit bémol pour des phrases incompréhensibles : effet de la traduction ou de la lecture d’épreuves non corrigées ?

Merci à Netgalley et aux éditions Cherche midi.

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J'ai adoré dès la première phrase l'histoire de Martha ( je n'ai pas pu lâcher ce livre avant la fin, bonjour la nuit blanche 😊).
L'auteure nous raconte l'histoire d'une femme
de 40 ans qui brutalement à 17 ans, subit l'explosion "d'une petite bombe dans sa tête".
Tour à tour dépressive, bipolaire, schizophrène, elle épuise l'affection de ses proches. Lorsque son mari la quitte (oui, il avait tenu toutes ces années), elle va alors reconsidéré sa vie en l'écrivant.
J'ai ressenti de l'affection, de l'empathie pour Martha et son entourage, j'ai aussi beaucoup ri, humour acerbe garanti.

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Martha, depuis toute petite se sent à part et éprouve un mal être sur lequel les médecins semblent avoir du mal à poser un diagnostique. Le problème est que ce mal être va croissant et même son mariage avec Patrick ne la rend pas heureuse... Un jour, enfin, un médecin pose un diagnostique qui va venir tout bouleverser.

Ce roman constitue un récit juste et réaliste sur la maladie mentale, Le mal être qu'elle engendre est décrit de façon très humaine car il est perçu à travers les yeux du personnage principal Martha. Rien n'est tu à propos des failles, des doutes, mais aussi de la mauvaise foi qui, parfois, assaille Martha. Nous nous débattons avec elle, perdant et gagnant des batailles contre ce mal.

Le récit ne sombre jamais dans le larmoyant, ni le misérabilisme... Les personnages sont tous dotés d'un caractère bien campé et l'on éprouve de l'empathie pour chacun d'eux.

J'ai beaucoup aimé ce roman qui dit simplement les choses mais de façon si juste.

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Personnage atypique pour un roman atypique !

Martha, notre narratrice, 40 ans, est rédactrice de critiques culinaires humoristiques. Patrick, son mari, est médecin et il vient juste de la quitter. Elle retourne vivre chez ses parents, l’occasion de réfléchir sur sa vie, de son enfance à peu près normale jusqu’à aujourd’hui, en passant par le tournant de ses 17 ans, où elle a commencé à avoir des épisodes dépressifs et suicidaires.

Le cœur du roman tourne autour de la maladie de Martha. Nous ignorons de quelle pathologie elle souffre, on sait juste que c’est une dépression cyclique et écrasante, la laissant prostrée des jours ou des semaines durant. Les moments où Martha va bien, elle craint la récurrence de sa maladie. Sous traitement, bien entendu, une grossesse est fortement déconseillée. Pour cette raison, Martha dit à tous ses amants, y compris à Patrick, qu’elle ne veut pas d’enfants, se convainquant même que c’est vrai, malgré son adoration pour eux.

Il m’a fallu du temps pour réussir à rentrer dans cette histoire. J’ai trouvé en Martha un personnage frustrant mais les raisons de son comportement erratique deviennent plus claires au fur et à mesure que le roman progresse. Martha devra attendre ses 40 ans pour qu’un médecin pose enfin un diagnostic sur ses symptômes ! Et l’auteure ne nous donnera pas plus d’indice, la maladie de Martha étant « _ ». C’est ingénieux, car cela nous empêche de biaiser notre opinion avec nos idées préconçues. Par contre, bonjour la frustration !! D’autant qu’à la fin du roman, l’auteure nous précise que la maladie de Martha ne correspond pas à une maladie mentale réelle. Tout n’est que fiction. Nous ne sommes donc pas dans un essai romancé sur la dépression, la bipolarité ou autre. Par contre, cela nous renvoie parfaitement à la frustration que Martha a du ressentir toute sa vie. La position des proches face à une pathologie mentale est bien développée, amenant le lecteur à comprendre pourquoi Patrick a fini par quitter Martha.

« (…) quand la souffrance est inévitable, la seule chose qu’on peut choisir c’est le décor. Pleurer toutes les larmes de son corps en longeant la Seine, ce n’est pas la même chose que pleurer toutes les larmes de son corps en traînant dans Hammersmith. »

Il y a eu des moments de grande tristesse tout au long du livre, mais il y a aussi eu des passages très spirituels. J’ai adoré l’humour sec et noir, savamment équilibré pour ne pas que le côté sombre de l’histoire ne prenne le dessus, pour qu’une once d’optimisme reste toujours en surface.

J’ai beaucoup apprécié les interactions entre Martha et sa sœur, Ingrid. Le temps qui s’écoule est mesuré par le nombre d’enfants qu’à Ingrid. Autant Martha ne doit pas en avoir, autant Ingrid en a pour deux ! Et même si Martha ne veux pas se l’avouer, à chaque nouveau bébé, elle s’enfonce un peu plus dans sa mélancolie et son désir inassouvi de devenir mère à son tour.

Bien qu’il s’agisse d’une histoire de santé mentale, c’est aussi une histoire d’amour, de rédemption et de famille.

La plume de Meg est fluide, percutante, grinçante même. Par contre, je regrette les longueurs, que j’ai trouvé pesantes au début, il me fallait m’habituer au style de Meg, je pense. Et je n’ai pas été hyper convaincue par la fin, mais cela reste mon opinion personnelle.

« Évidemment Martha » est un roman qui ne plaira pas à tout le monde, c’est certain, mais il vaut le détour si vous êtes à la recherche d’une lecture différente.

« A moins que je ne vous spécifie le contraire, de l’âge de vingt ans jusqu’à près de quarante ans, j’ai connu des phases de dépression légère, modérée ou sévère pouvant durer une semaine, quinze jours, six mois, un an. »

Je remercie les Éditions Le Cherche Midi et NetGalley pour cette lecture.

#EvidemmentMartha #MegMason #LeChercheMidi #NetGalleyFrance #ChallengeNetGalley

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Il y a peu de roman sur les troubles mentaux, où un personnage va nous expliquer son vécu, son ressenti, et c'est ce qui rend celui-ci attractif.
J'avoue que j'ai parfois été irritée par Martha, elle est malade et elle n'y peut rien, mais son comportement avec les autres est quelquefois limite.
J'ai tout de même aimé cette lecture, c'est léger,sans prise de tête (pour le lecteur!!), et avec un peu d'humour.
Cette Martha pourrait faire penser à Bridget Jones, ses problèmes psychologique en plus.
Je conseille ce roman qui permet de passer un bon moment.

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Ce roman décrit l'état psychologique de Martha, une femme qui a du mal à vivre sa vie, qui semble plutôt la subir qu'autre chose, qui se compare aux autres et qui voit tout de façon négative.
L'aspect psychologique et l'évolution du personnage sont bien décrits. Entre mélodrame et humour, Martha tente de ressembler aux autres en se mariant une première fois. C'est un échec cuisant qui laissera des traces. Le second mariage n'est qu'une ébauche de mariage car Martha ne communique pas vraiment avec son mari, à part pour lui lancer des objets à la figure.
Elle n'est pas prête à se faire aimer car aimer c'est aussi s'accepter. Petit à petit, Martha avec l'aide de son entourage et des médecins, notamment un médecin, va revenir sur sa vie, ses échecs et ses peurs.
Un roman intéressant et bien écrit, même si j'ai été frustrée de ne pas connaitre le non de sa maladie, elle est nommée par des points d'interrogation et, à la fin on apprend même que sa maladie est fictive.
Merci au challenge netgalley et aux éditions cherche midi pour cette lecture.

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Un roman tremblant de vérité, c'est ce que nous retrouvons dans le roman de Meg Mason avec Martha, 40 ans qui est rédactrice de critiques culinaires humoristiques.
Pour ma part, je l'ai lu très rapidement, très facilement et je me suis attachée à Martha qui se livre beaucoup tout au long des pages, elle revient lors d'une séparation chez ces parents et réfléchie à sa vie en passant par ses 17 ans qui fut un tournant dans sa vie. On devine son mal-être, on devine ses pensées et ce qu'elle peut éventuellement ressentir dans certaines situations qui se présentent à elle. Attention, ce roman parle d'épices dépressifs et suicidaires, c'est à prendre en compte.

Les personnages sont bien décrits, j'ai juste un regret car j'aurais bien aimé en savoir plus sur Patrick (dont je vous laisse découvrir son rôle), il est très discret même si la fin nous permet de situer le personnage. J'ai d'ailleurs apprécié cette fin de roman que propose l'autrice.

Dans ce roman j'ai apprécié que plusieurs thèmes soient abordés, la relation de Martha avec sa soeur par exemple, l'autrice nous fait bien comprendre que cette relation est nécessaire et importante. Cependant, j'ai bien compris qu'avec sa mère, c'est beaucoup plus difficile.

La plume de l'autrice est fluide, percutante et fluide. Je recommande ce roman aux lecteurs qui souhaitent découvrir le mal-être de Martha mais il est nécessaire de prendre en compte les éléments évoqués dans la chronique.

" Ce fut le dernier Noël avant qu'une petite bombe explose dans mon cerveau."

Je souhaite attribution la note suivante à ma lecture : 4/5 ★★★★ par rapport à tous les éléments que j'ai partagés dans la chronique.

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J’ai été captivée dès la première ligne et je ne l’ai posé qu’une fois terminé !

Martha explique qu’à l’âge de 17 ans une petite bombe a explosé dans son cerveau et que depuis elle n’a plus jamais été la même !

Un roman sur le trouble mental (ici entre bipolarité et schizophrénie) qui enfonce la personne dans une spirale destructrice, tant pour elle que pour les autres, son entourage en premier ! Diverses consultations et traitements n’arriveront pas à la sortir du marasme où elle s’enfonce, de la sensation d’être folle et d’être prise pour une folle malgré le soutien sans faille de sa sœur et l’amour sans restriction de son père.

Avec pas mal d’humour et d’auto-dérision, Meg Mason, à travers Martha, décrit la descente aux enfers d’une personne qui est dans l’incapacité de se reprendre en main ; qui perd pied à la moindre anicroche et s’enfonce dans une solitude intérieure dévastatrice ! Une fois le diagnostic posé, elle oscille entre rage d’avoir été trompée et culpabilité d’avoir fait souffrir ses proches !

Un roman que je recommande même si je regrette que la maladie mentale abordée n’existe pas, les tirets remplaçant le nom étant malvenus !

#challengenetgalleyfr #EvidemmentMartha #NetGalleyFrance

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Evidemment Martha est estampillé sur la couverture de l’appréciation « absolument génial ». Cela suffisait pour me décider à découvrir ce premier roman écrit en Australie, mais racontant une tranche de vie qui se déroule dans une famille anglaise qu’on espère atypique tant elle est de guingois sous la plume divinement trempée dans l’humour anglais de Meg Mason.

Je ne l’aurais probablement pas lu s’il ne s’était pas glissé dans le Challenge Netgalley (dont je vais tenter au moins d’ouvrir chacun des 15 ouvrages le composant). Le souci est cependant que sa lecture fut un exercice difficile. Il est composé de 41 chapitres, non numérotés, si bien qu’on ne se repère pas parmi les 740 pages du format numérique, sachant qu’un chapitre peut correspondre à l’équivalent de 5 pages, en tenant la tablette à la verticale, mais qui sont à lire en scrollant. Si le doigt s’égare trop dans la marge au lieu de glisser vers le bas on passe automatiquement au début du chapitre suivant et il est complexe de revenir précisément là où on en était.

Et comme le sujet est assez décousu, tournant et retournant comme un ours en cage dans la prison mentale de la dépression, j’ai eu grande peine à le suivre, malgré tout l’intérêt qu’il représente et l’immense empathie que suscite le personnage principal de Martha. Rarement je n’ai autant eu envie d’avoir entre les mains un exemplaire papier comme on dit à propos d’un livre, lequel comporte (j’ai vérifié) plus de 400 pages dans cette version imprimée. Et qui plus est, je l’ai téléchargé en épreuves non corrigées, ce qui a laissé parfois planer le doute sur la version que j’avais sous les yeux.

Meg Mason n’est pas la première à écrire sur la dépression. Philippe Labro nous avait offert une confession très touchante avec Tomber sept fois, se relever huit. Et plus récemment Gilles Paris avec Certains cœurs lâchent pour trois fois rien. Celle-ci n’est pas l’apanage des hommes et Pierre Linhart l’avait démontré magistralement avec Une mère modèle. Delphine de Vigan a raconté dans un roman plus ou moins autobiographique l’enfer de la bipolarité de sa mère. Je pourrais en citer plusieurs autres.

Mais il me semble que c’est la première fois que je lis un récit aussi touchant, drôle et personnel (alors que je parie que c’est une fiction). Martha est un personnage hors normes, un peu comme Bridget Jones -mais en plus sympathique- à qui tout est aventure, péripétie, gaffe et cascade de problèmes. On imagine d’emblée ce que cela pourrait donner au cinéma et on attend avec impatience la version que les scénaristes vont composer (le projet est en cours).

Ce qui me manque pour affiner mon opinion c’est de connaître les intentions de l’auteure. A-t-elle voulu attirer l’attention du grand public sur les particularités de la souffrance engendrée par la maladie mentale, qu’il s’agisse d’une dépression endogène, ou momentanée comme pourrait l’être un baby-blues ou un burn-out ? A-t-elle surtout cherché à privilégier l’humour pour nous offrir une lecture de distraction, frôlant parfois le burlesque ?

Quelque chose ne tourne pas rond chez Martha, depuis longtemps, et le doute n’est pas permis sur ce point. Mais elle est si gentiment foldingue qu’on aimerait que sa vie prenne un cours plus tranquille, même si on apprécie que les dernières pages du roman ne soient pas si « heureuses » que ce à quoi nous avons été habitués avec les romans feel-good.

Evidemment Martha est un feel-bad aucunement désespérant, souvent fort drôle et en fin de compte réconfortant.

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Martha a grandi dans une famille dysfonctionnelle d'un quartier de Londres. A 17 ans un "fusible" lui grille le cerveau et depuis Martha traîne son mal-être.
Un pari audacieux pour ce premier roman qui raconte de l'intérieur la maladie mentale jamais nommée dont souffre Martha.
Un pari réussi parce qu'on entre en empathie avec cette jeune femme et on a envie qu'elle s'en sorte.
Une économie de mots pour exprimer les maux qu'engendre cette maladie mais surtout un roman à l'humour décapant.
Une belle découverte dans le cadre du #ChallengeNetGalleyfr2022 #EvidemmentMartha #NetGalleyFrance

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Même si j’ai mis un peu de temps à pleinement entrer dans ce roman, j’ai finalement bien apprécié ma lecture.
J’ai trouvé que le sujet pourtant difficile des troubles mentaux est abordé de manière juste, déculpabilisante et souvent drôle.

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#ÉvidemmentMartha n'est pas un livre évident mais c'est un roman intéressant à plus d'un titre... C'est d'abord l'histoire de Martha, jeune quadra qui traîne un mal - être depuis l'adolescence: dépression paralysante à 17 ans, idées noires récurrentes, crise de larmes épuisantes, accès de violence... On découvre peu à peu que Martha souffre énormément mais sans savoir de quoi elle souffre au juste - spoiler : on n'aura pas de diagnostic, l'autrice ayant inventé les symptômes. un choix qui m'a surprise -même si on n'est pas dans un essai documentaire. Maintenant, les troubles dont souffre Martha ressemblent à des troubles mentaux comme la dépression, la schizophrénie , la bipolarité. Ce texte m’a plu parce qu'on veut savoir si Martha va s'en sortir . Au début elle m'est apparu peu sympathique, notamment avec son mari... Puis nous faisons la connaissance de sa mère ( a priori négligente, égoïste et portée sur la bouteille), de son père ( "Sylvia Plath" au masculin, ) de sœur ( adorée par Martha) et des cousins, oncle et tante ainsi que de son mari Patrick dévoué et amoureux de Martha depuis l'adolescence ... Des personnages souvent hauts en couleurs avec un seul point commun : un humour sarcastique/cynique/so british ( au choix). J'ai aimé le personnage de la sœur, fusionnelle mais différente, accablée par ses jeunes enfants... La tante Winsome très généreuse à sa manière et mère de substitution... Et Patrick , le gentil Patrick qui a souffert et fait l'infirmier une bonne partie de sa vie. Ceci dit tous les personnages ont de multiples facettes et évolueront... Finalement c'est un roman qui parle d'amour et de famille., de parentalité., de rentrer dans les cases de la société ( travail, famille, enfant...) Le style est assez particulier. Les dialogues enlevés et références littéraires empêchent l'ambiance du livre d'être trop plombante, surtout que l'autrice prend son temps pour faire avancer Martha. La (belle) fin n'est pas un happy end, c'est un peu comme une chanson de Cure , à la fois triste et joyeux, et surtout il y a de l'espoir...

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J'ai téléchargé et lu le livre dans la foulée. J'aimerai vous dire "je n'ai pas pu m'arrêter de le lire, je l'ai lu d'une traite", mais le fait de nourrir des chatons de trois semaines et de deux cents grammes chacun fait que ... j'ai fait des pauses, mais j'ai terminé le livre en une journée.
C'est un livre puissant, fort, un livre qui nous montre les errances d'une femme et, devrai-je dire, les errances d'une famille, parce que, quand une des membres est souffrant, c'est toute la famille qui souffre avec elle. J'ai littéralement été emportée par cette lecture. Alors qu'importe que la maladie dont souffre Martha n'est pas précisément nommée, qu'un tiret la remplace, qu'importe - il est bien des maladies qui ont changé de nom au fur et à mesure des découvertes médicales. L'important n'est pas le nom de la maladie, l'important est d'enfin pauser un nom sur elle, d'enfin pouvoir verbaliser, réellement, ce que fait cette maladie.
Le récit est rédigé à la première personne, nous voyons tout, passionnément, désespéramment aussi avec les yeux de Martha, elle qui a grandi dans une famille dysfonctionnelle. J'entends déjà des personnes qui s'insurgent, parce qu'il aurait peut-être fallu que quelqu'un fasse quelque chose pour elle, pour sa soeur - parce qu'elles n'ont pas eu tout l'amour et toute l'attention dont elles avaient besoin ? Elles sont nées dans un foyer artistique, entre un père poète qui ne publie plus depuis longtemps, et une mère qui se consacre toute entière à la sculpture et à l'alcool. Leur tante, mariée à un homme aisé, assure l'intendance, mais pas la tendresse. Elle ne semble pas non plus en manifester beaucoup à ses propres enfants, au point que moi, lectrice, je ne sais plus qui a commencé à faire preuve de cynisme envers qui - comme si la tante de Martha avait été obligée d'adopter parce qu'il fallait qu'elle ait un enfant (désir réel ? désir de son mari ? poids de la société ?) afin de finalement parvenir à en mettre au monde deux. De même, la dureté de son mari n'est peut-être, du moins c'est ce que j'ai pu penser en lisant la fin du roman, qu'une manière de cacher une certaine forme de sensibilité.
La narration à la première personne entraîne le fait que ce que nous voyons est biaisé. Nous sommes entraînés à penser ce que pense Martha, à croire ce qu'elle croit. Puis, quand enfin l'intrigue se dénoue, nous voyons, comme Martha, que nous nous sommes fourvoyés une partie du récit. L'important est de dire, de verbaliser, de ne pas penser que la personne souffrante est la seule à être en souffrance. Parce qu'il est un moment où ceux qui entourent, même s'ils aiment Martha, n'en peuvent plus - parce qu'eux aussi ont une vie, parce qu'ils ne perçoivent pas ce qui a été vécu de la même manière que Martha.
Je me suis interrogée aussi, comme en passant, sur le rôle des médecins, sur leur incapacité, à eux aussi, à mettre des mots, sur les interdits qu'ils font peser sur les femmes, sur les préjugés, aussi, qu'ils peuvent avoir, se contentant de poser leurs idées reçues sur les symptômes qui leur sont décrits, incapables de sortir de leur routine de soignants pour s'intéresser à l'être humain qui est devant eux. Le personnage de Martha est le reflet des difficultés non seulement de poser un diagnostique, mais aussi d'accepter que ceux qui souffrent de troubles mentaux aient une place à part entière dans la société - et non une place entièrement à part.
Merci aux éditions Le cherche midi et à Netgalley pour ce partenariat.

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Martha a 40 ans mais est toujours aussi mal dans sa tête qu'à 17 ans. Elle est attachante mais difficile à vivre car elle ne peut s'empêcher de tout gâcher dans ses rapports aux autres. Son entourage ne la prend pas au sérieux et pense que ça va passer. Personne ne sait de quoi elle souffre, les médecins se désintéressent de son cas mais lui prescrivent toutes sortes de pilules qu'elle avale ou pas. D'expériences malheureuses en expériences ratées, elle passe à côté de sa vie, avec pour seule soutien sa sœur qui lui voue une affection indéfectible.
Évidemment Martha est écrit à la première personne, comme dans un journal intime. Meg Mason passe d'un petit rien à un autre petit rien. Son roman assez décousu s'étire de détails parfois inutiles en longueurs tout aussi inutiles. Dommage le personnage de Martha aurait été encore plus attachant si le récit avait été plus bref. Sa façon désinvolte de prendre la vie est lassante mais elle m'a émue car ça se termine souvent par des pleurs intarissables.
Ce roman est écrit avec légèreté et humour tout en traitant du sujet grave de la dépression chronique. La couverture et le titre peuvent faire penser à un feel good, mais si il y a beaucoup d'humour c'est un humour grinçant, qui fait rire jaune !

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Martha, la quarantaine, n'a jamais été réellement elle-même. Depuis ses 17 ans, moment où une petite bombe a explosé dans sa tête selon elle, elle oscille entre dépression et "normalité"....Elle mène sa vie comme elle peut, toujours retenue par cette étiquette de "folie" qui la suit...Ses relations avec les autres ne sont pas simples non plus. Son père est très attentif à elle, mais doit aussi gérer sa mère, une femme assez particulière, elle peut aussi compter sur sa soeur Ingrid dont elle très proche, et sur sa tante Winsome....
Ce roman, c'est avant tout celui de la maladie de Martha, où on la voit osciller dans ses phases de descente, dans ses difficiles rapports à l'autre...J'ai eu à la fois envie de la secouer par moment et à d'autres instants j'avais envie de la serrer dans mes bras...J'ai trouvé le tout plein de délicatesse, c'est sensible, émouvant...On se laisse vite emporter par Martha et par ses proches...

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L'histoire de Martha est sarcastiquement banale. L'héroïne s'enlise dans sa maladie ( qui restera inconnue jusqu'à la dernière page) et ne se supporte guère. Son spleen est chronique. Heureusement, elle est entourée de personnes qui l'aime et qui sont extrêmement patients et tolérants avec ses crises existentielles.
J'ai aimé
-l'humour so british.
-La décadence observée avec détachement de notre société contemporaine.
-La sœur aux enfants si nombreux est un personnage attachant même si en tant que lectrice je ne comprends pas pourquoi elle aussi s'enlise dans ce choix de mère au foyer au bord de la crise de nerf...mais elle garde le sourire, sert à sa soeur une overdose de bonne humeur par intraveineuse à
chaque rencontre et affiche toujours une extrême tolérance vis à vis de sa sœur et de son mal être.
-Patrick, le mari, assure son rôle d'aidant qui vit au côté d'un malade chronique.
-les parents qui sont dysfonctionnels mais lui donnent accès à la joie de vivre sans tabou et sans règle imposée. Ils proposent un échappatoire à la normalité. Martha choisit une autre voie : la maladie mentale

Le style d'écriture est simple et se rapproche des romans feel good. Mais le sujet n'est pas léger et Martha est complexe.
Ce livre se lit facilement mais provoque une surcharge d'émotions négatives : colère, culpabilité, agacement, lassitude et spleen.

Je suis sortie de ma zone de confort. C'est aussi ça la lecture : ressentir des émotions fortes

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Depuis qu’elle a 17 ans, Martha ne va pas très bien. Elle alterne phases de dépression et phases un peu plus joyeuses. A 40 ans, son mari la quitte et étape par étape elle revient sur sa vie…

Intrigue 💚💚💚
Personnages 💚💚💚💚
Humour 💚💚💚💚
Final 💚💚💚
Ecriture 💚💚💚

-> Martha, un personnage atypique
On le sait dès le début, Martha souffre d’une mystérieuse maladie mentale qui affecte son quotidien. Elle est certes complexe à cerner mais je l’ai trouvée malgré tout attachante. Parfois un peu agaçante, on ne peut pas toujours la comprendre mais c’est assez réaliste.

-> Une maladie ?
On ne peut s’empêcher de « diagnostiquer » Martha, essayer de comprendre ce qu’elle a, une maladie mentale bien connue nous vient à l’esprit mais j’ai compris que ce n’était pas le but du roman.

On y retrouve une réelle réflexion sur la personne, son entourage, quelle que soit la maladie au final, le nom de la maladie en question m’importait peu mais j’imagine que la fin peut décevoir certains lecteurs même si cela n’a pas été mon cas.

La difficulté pour la famille et les amis de comprendre la maladie, leur courage et tout l’amour qu’ils portent à Martha est bien retranscrit. J’ai particulièrement aimé la relation entre Martha et Patrick mais aussi la famille de celle-ci.

-> De l’amour mais aussi de l’humour
Un des points forts du récit a été pour moi l’humour de Martha, l’ironie dont elle fait preuve. Elle est très décalée et drôle, voire acerbe malgré la situation, j’ai clairement accroché avec ce type d’humour ce qui ne sera pas le cas pour tout le monde je pense.

-> Evidemment… des thèmes forts !
La maladie mentale mais aussi bien d’autres thèmes qu’il vaut mieux découvrir au fil du roman, tout m’a semblé abordé avec justesse.
Malgré ces thèmes difficiles, on en retient surtout de l’espoir, c’est émouvant mais pas larmoyant ni dramatique.

-> Quelques longueurs
Même si les chapitres sont courts et que le style est agréable, j’ai trouvé quelques longueurs dans ce récit qui aurait pu être beaucoup plus court. Cela laisse le temps de comprendre Martha mais peut-être un peu trop… Il m’a manqué un petit côté addictif, j’appréciais ma lecture mais je n’avais pas tout le temps envie d’y revenir.

Je pense que ce livre ne plaira pas à tout le monde mais pour ma part cela a été une bonne surprise sur le thème de la maladie mentale.

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Hormis la thèse bien lourdingue de l'autrice selon laquelle une femme rêve forcément d'être mère, j'ai beaucoup aimé ce bouquin et plus particulièrement le personnage de Martha. Cette façon de vouloir rendre léger (dans le ton) ce qui ne l’est pas (sur le fond) rend l'histoire bouleversante. Je recommande chaudement.

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Lien chronique complète ci-dessous.
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Un livre incroyable qui m'a beaucoup touchée. L'héroïne est attachante malgré ses nombreux défauts. Les thèmes abordés sont ceux de la maladie mentale, de la famille, de l'amour, ainsi que du désir d'enfant. L'intelligence exceptionnelle de la narratrice donne un ton formidablement drôle. Un véritable coup de coeur.

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Toujours dans le cadre du challenge NetGalley j’ai choisi un roman qui sort de mes habitudes de lecture .
J’ai choisi Évidemment Martha de Meg Mason .
Et de nouveau j’ai été contente de mon choix , cette lecture a été très agréable.
J’ai donc suivi Martha , jeune femme atypique , très jeune elle a des accès de panique assez graves qui l’empêchent de vivre normalement, elle est alors tétanisée et n’arrive plus à reprendre le cours habituel de sa vie .
Évidemment comme le dit le titre , les relations amoureuses en prennent un coup , difficile de garder son conjoint quand le moral est aussi bas .
Malgré tout ce n’est pas du tout un roman triste , c’est plutôt ce qu’on appelle un roman intimiste qui suit les états d’âme de la jeune femme .
Au fil et à mesure que les années passent , des changements se profilent , des rapprochements notamment avec sa mère avec qui elle ne s’entendait pas .
C’est aussi un chemin de résilience , l’espoir au bout du tunnel .
#challengenetgalley

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Le roman débute sur des explications pour le moins pittoresques. Lorsqu’on interroge Martha sur les circonstances qui l’ont amenée à connaître Patrick, son mari, celle-ci répond qu’ils ne se sont pas réellement rencontrés. Juste avant de le comparer au sofa de la maison où elle a grandi : « Il était là, c’est tout. On ne se demandait jamais d’où il venait, car aussi loin qu’on se souvienne, il avait toujours été là. Même aujourd’hui, s’il y est encore, personne ne lui prête la moindre attention. Et pourtant, en cherchant bien, on serait capable d’énumérer chacune de ses imperfections. Ainsi que leur origine ». À quoi Patrick rétorque que « Martha pourrait indubitablement vous faire l’inventaire de ses défauts ». On devine d’emblée l’originalité, l’excentricité de leur amour, autant que la poutre de guingois qui le supporte tant bien que mal. Peu de temps après, Patrick part en claquant la porte et Martha entame un long travail d’inspection à nos côtés.

Elle nous relate son enfance entre un père poète – qui a touché une avance pour un recueil qu’il n’a jamais écrit – et une mère artiste-bohème – sans réel talent ni renommée, qui noie volontiers ses déceptions dans des litres d’alcool. Heureusement, il lui reste sa sœur cadette Ingrid avec qui elle partage aventures et complicité. Ils vivent chichement de bœufs musicaux en épisodes de spleen généralisé. Plus aisée et épanouie, Winsome – la tante de Martha et Ingrid – veille sur elles à distance, que ce soit au travers de l’achat de la maison familiale ou de ces Noëls gravés dans le marbre qu’elle organise chaque année chez elle. C’est d’ailleurs au cours d’une de ces occurrences que Martha rencontre Patrick pour la toute première fois. La vie n’était facile pour aucun d’entre eux, mais ils tiraient pourtant leur épingle du jeu. Pour Martha, malheureusement, un jour tout bascule. Tétanisée par une brusque dépression, elle peine même à quitter son lit. Elle devra dès lors apprendre à composer avec cette fragilité psychologique. Et ce, pour le reste de son existence. Une instabilité qui se renforcera d’année en année, au gré de ses échecs personnels.

Ce roman fait en quelque sorte office de journal intime. Martha nous décrit les événements marquants qu’elle a traversés au fil des ans. Ses doutes, ses angoisses, sa détresse d’être incomprise, et cette cyclothymie qui lui donne tantôt envie de se relever plus belle et plus grande que jamais, tantôt de baisser les bras en restant prostrée au fond de son lit jusqu’à complètement effacer son existence de la surface de la Terre. Un journal intime, dans le sens où quand elle nous raconte une anecdote, son esprit fait régulièrement des détours. Elle rebondit sur un mot pour en introduire une autre avant de revenir à son histoire initiale. Elle saute du coq à l’âne tout en gardant ce soupçon de morgue qui la caractérise. Car elle peut parfois être très centrée sur elle-même, sur ses envies et ses besoins, et cela se fait au détriment de son entourage, comme lorsqu’on sent une certaine animosité envers Ingrid, depuis que cette dernière est devenue mère de famille et se montre donc moins disponible pour l’écouter et l’épauler. Les non-dits s’accumulent entre Martha et les autres, et la communication en devient presque impossible.

À travers le regard de son héroïne, Meg Mason nous livre un récit intimiste, plein de sensibilité, de drôlerie, de bon sens et de folie. Elle tisse les liens indéfectibles qui unissent Martha à son entourage, pour le meilleur et pour le pire. Cette dernière est perdue, mais a malgré tout une volonté de bien faire, une aptitude à se remettre en question pour tenter d’avancer. Cela ne se fait toutefois pas sans heurts. Martha trouvera-t-elle les réponses aux questions qu’elle se pose depuis si longtemps ? Peut-elle encore sauver son couple ? Convaincre Patrick qu’il existe d’autres manières de vivre ensemble sans que cela ne les mine tous les deux ?

La plume de Meg Mason est délicieuse. À la fois travaillée et accessible, fraîche et emportée. J’ai été complètement immergée dans l’univers et les réflexions de Martha, d’un bout à l’autre de ce roman. J’ai compris son cheminement de pensées, les schémas autodestructeurs qu’elle reproduit sans pouvoir jamais s’en défaire, son envie d’être « normale », ses rêves brisés, sa confiance en elle foulée, ses tendances mélancoliques et abandonniques. Malgré ses travers, Martha m’est apparue sympathique et attachante, et j’ai prié pour la voir trouver un équilibre au cœur de la tempête perpétuelle de ses émotions. Le fond n’est pas en reste, car en plus de toutes ces thématiques autour du développement personnel, l’autrice jongle habilement avec celle du handicap mental. De la difficulté à dénicher de bons praticiens ou à définir un traitement efficace, de celle à se positionner quand aucun ne parvient à mettre un mot sur ses maux, les diagnostics erronés qui éliment un peu plus l’espoir de connaître des jours meilleurs. Martha nage en pleine détresse de ne pas tourner aussi rond que les autres, se débat avec l’inconnu. Il est compliqué pour elle de se construire alors que son socle de vie est rongé par les incertitudes quant à son mode de fonctionnement. Quand enfin le bon diagnostic tombe, avec des décennies de retard, Martha part sur le front pour prendre ses responsabilités autant que pour remettre les pendules à l’heure avec certains. J’ai trouvé particulièrement intéressante cette façon qu’a Meg Mason de remplacer le nom de la maladie par « Je souffre de _____ », comme pour refléter le double tranchant des étiquettes. Car à chaque trouble psychiatrique, on appose tout un lot de clichés, d’idées reçues, on considère les symptômes avant la personne qui les porte en elle et en fait constamment les frais. Et en même temps, c’est une étape indispensable vers un mieux-être.

Me concernant, les promesses formulées dans le bandeau de ce roman ont été tenues. J’ai effectivement découvert « une œuvre remarquable : un livre à l’humour dévastateur et à l’écriture percutante, un vrai tourbillon d’émotions », une histoire « âpre et spirituelle ».

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Martha est une jeune fille pleine de vie. Sa sœur et elle sont fusionnelles et se soutiennent face à leurs parents complètement loufoques. Heureusement leur tante, leur oncle et leurs cousins sont là pour soutenir la famille et apporter un peu de normalité dans leur quotidien. Puis un jour, une petite bombe explose dans la tête de Martha et elle sombre soudain dans une très grosse dépression. Depuis, elle ne cesse d'alterner entre phase de dépression et de mieux. Atteinte d'une maladie mentale non identifiée et qui lui fait vivre un enfer, Martha tente tant bien que mal de poursuivre son existence.
Je me suis attachée à Martha et j'ai éprouvé beaucoup de tendresse et d'empathie pour elle. Malgré tous ses comportements irrationnels, cette maladie mentale qui lui ronge le cerveau, elle lutte pour mener une vie la plus normale possible. Sa souffrance est réelle et elle ne peut s'empêcher de détruire tout ce qui l'entoure. Elle se marie avec Patrick, un homme adorable, qui va tout faire pour la soutenir mais leur couple ne va pas résister aux troubles de Martha.
J'ai trouvé ce livre très intelligent car sans jugement. Il met en avant ce que peuvent vivre les aidants et l'entourage d'une personne malade mentale, mais aussi la souffrance réelle qu'éprouve le malade.
Ce livre parle aussi du désir de maternité et de la douleur pour le malade de se rendre compte de la souffrance qu'engendre ses troubles sur les autres.
La plume est belle et aborde les sujets avec délicatesse et humour.
La maladie de Martha est volontairement non identifiée dans le texte et je trouve ça bien. Car cela élimine toute polémique ou identification autour d'une maladie spécifique et met en avant la souffrance dans la globalité de ses conséquences sur le malade et son entourage.
Bref un livre qui m'a beaucoup émue et que je vous conseille.
Je remercie Netgalley France et les éditions le Cherche midi pour cette lecture.

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Très belle découverte, j'ai dévoré ce roman et j'ai eu énormément d'empathie envers Maria. Une façon d'aborder le quotidien d'une personne souffrant d'une maladie mentale, tellement difficile à comprendre pour l'entourage.
Ce roman éclaire un tout petit peu cette vie différente.

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Un énorme coup de coeur pour Evidemment Martha ! J'ai tout d'abord été complètement emballée par ce récit plein d'un humour subtil et décalé, avant de comprendre que je n'allais pas seulement rire pendant cette lecture.
Lorsque le roman amorce un tournant nettement plus dramatique, j'ai su que je ne pourrai pas lâcher le livre et j'ai en effet continué à lire jusqu'au milieu de la nuit pour aller au bout.
De fait, le titre original, Sorrow and bliss, annonce beaucoup plus la couleur que le titre français, et le côté Jane Austen n'est pas pour me déplaire. Cependant, le titre français me plaît beaucoup aussi, quoiqu'il ne prenne sa valeur qu'après la lecture et la compréhension de qui est vraiment Martha, et bien sûr de qui est Patrick, celui qui prononce cette phrase.

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J'ai beaucoup aimé ce livre !
Il faut dire que j'ai un intérêt particulier pour la maladie mentale en littérature.
Il me semble que cet aspect de la souffrance reste tellement tabou, tellement mal accepté socialement, que le fait d'aborder la thématique est important.
La société est toujours suspicieuse envers celui ou celle qui souffre de troubles mentaux ou comportementaux. Avoir un cancer c'est être une victime. Avoir une maladie mentale … c'est moins évident. Comme si le malade y était pour quelque chose ! (N'allez surtout pas tenir ce discours au sujet d'un cancéreux même si c'est statistiquement beaucoup plus proche de la réalité).
J'ai trouvé que le pourrissement des rapports humains lié à la maladie est vraiment bien dépeint ainsi que l'incapacité à gérer correctement ses émotions.
Sans spoiler, l'évolution de la relation mère-fille m'a beaucoup touché également.
Bref, un livre qui m'est allé droit au coeur !

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Un de mes coups de coeur de l'année ! Et pourtant je ne serais pas capable de le raconter ! J'ai aimé sentir les fureurs et les humeurs de Martha, je crois que c'était exactement ce que j'avais besoin de lire à ce moment-là. Je ferai attention de le conseiller à des personnes en colère, et j'espère que cet orage leur fera du bien !

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J’ai apprécié cette lecture, mais il me reste un goût d’inachevé. Le récit est écrit du point de vue de Martha. Cette dernière est une personne instable, qui ne sait pas pourquoi elle est comme ça, et qui, en même temps, ne fait pas énormément d’efforts pour y remédier. Cela peut se comprendre au vu de l’éducation (ou non-éducation) reçue de la part de ses parents. Néanmoins, on ne change pas de médecin comme de chemise lorsque les réponses ne conviennent pas. Mon avis s’est renforcé lorsqu’elle finit par aller voir un psychiatre qui lui donne le nom de son mal. Elle prend l’information, et ne poursuit pas ses séances, estimant qu’elle n’en a pas besoin. Je reproche à l’auteur de ne pas avoir nommé cette maladie, même si, dans le roman, elle est fictive. Le fait de mettre un nom dessus aurait renforcé la vraisemblance de l’histoire.
Martha se sent unique et seule au monde, et son entourage vit un calvaire. Elle n’arrive pas à comprendre que la vie est compliquée pour tout le monde, que tout n’est pas blanc ou noir, et qu’il faut faire des compromis.
Les différents portraits brossés de l’entourage de la narratrice sont intéressants. Ils amènent le lecteur à mieux comprendre l’environnement et la vie de Martha. En fin de compte, au-delà de son problème, personne ne lui a dit, ou montré, dans sa jeunesse, comment se comporter. Elle se retrouve donc sans filtre, mais toujours avec une anxiété de mal faire, et de ne pas être aimée à sa juste valeur. Il lui faudra une réelle introspection pour assimiler qu’elle a une bonne part de responsabilité dans ce qui lui arrive.

À découvrir.

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J'ai trouvé ce roman assez troublant. Déjà par son ambiance typiquement anglaise : il y a toujours un je-ne-sais-quoi dans ce style d'écriture qui me dérange sans que je n'arrive réellement à mettre un mot dessus. Cela me fait toujours globalement l'effet d'une pièce sombre, triste, à l'odeur de renfermée et à la tapisserie floral dépassée. C'est peut-être dû au côté pince-sans-rire humoristique ou au ton très fataliste qui me met mal à l'aise… C'est d'autant plus étonnant que je n'ai jamais ressenti ça lors de mes études au Pays de Galles et que si je devais partir vivre dans un autre pays, mon cœur balancerait lourdement entre Londres et l'Allemagne ! Bref, tout ça pour dire que j'ai retrouvé dans Evidemment Martha le sentiment désagréable qui me suis dans bon nombre de mes lectures "anglaises" (l'auteure est, il me semble, de Néozélandaise).
L'autre point troublant fut Martha qui n'a absolument rien d'une héroïne habituelle de roman. Clairement, elle n'est pas franchement sympathique entre sa dépression liée à sa maladie mentale (qui ne sera jamais dévoilée autrement que par "--", l'auteure avouant en note l'avoir inventée de toutes pièces) et sa capacité à être désagréable avec tout le monde. Cela dit, au final, elle est tout de même touchante par les différentes épreuves qu'elle a traversé entre les errances médicales, les secrets familiaux et les deuils en tout genre qu'elle a dû faire. On sent qu'ils ont joué un grand rôle dans son état d'esprit, ses choix de vie et notamment sa relation à la maternité. J'ai aimé la suivre de sa jeunesse à sa vie d'adulte en traversant les décades et en la voyant s'enfoncer dans son simulacre de vie dans lequel on la croise pour la première fois. J'ai également aimé que passé et présent s'entremêlent, nous sortant d'un schéma logique plutôt habituel pour aller vers celui, plus enrichissant, des causes et conséquences.
Bien que cette histoire soit globalement lourde entre la maladie et ce qu'il se passe pour Martha, je l'ai cependant trouvée pleine d'espoir. J'ai aimé voir les différents personnages changer, se remettre en question et évoluer pour gagner en épanouissement. J'ai trouvé les parents de Martha particulièrement bons pour ce dernier point.

Même si elle n'est pas spécialement sympathique et qu'il est parfois un peu difficile de se projeter dans sa vie, j'ai trouvé Martha attachante et me suis étonnamment identifiée à elle. Voir son couple battre de l'aile suite à son comportement et sa famille prendre de la distance, m'a fait me poser des questions sur ce que je peux dire sans filtre pouvant être blessant pour les autres ou mal interprété. Beaucoup de personnes oublient que ce qu'on dit peut avoir des conséquences et ce qui arrive à Martha nous le rappelle.
Les personnages secondaires, notamment Patrick - le mari de Martha - m'ont davantage plu. Chez lui, j'ai particulièrement aimé sa tranquillité et son dévouement. J'ai également apprécié les parents de Martha, un peu barrés et instables, mais plein de bonnes intentions et attentions ainsi qu'Ingrid - sa soeur - qui sait la secouer quand c'est nécessaire.

C'était la première fois que je lisais un roman de Meg MASON et j'ai passé un bon moment avec malgré ce je-ne-sais-quoi que je n'aime pas dans la littérature se passant en Angleterre. J'ai aimé son ton direct, sans pincettes, et la manière dynamique dont elle raconte son histoire. C'est fluide, réaliste et très prenant.
Une chouette découverte.

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