La science de l'esquive

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Publication 8 janv. 2020 | Archivage 12 mai 2020

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Résumé

« Rien n’indiquait que c’était son jour. Il n’y avait rien de particulier dans l’air. En refermant la porte derrière lui, il savait que c’était la dernière fois. Il n’y avait plus à réfléchir. Sa décision était prise. Il restait à exécuter le plan. Les trottoirs étaient noirs de monde, les magasins happaient et recrachaient les badauds à jets continus. À cet instant il était encore un homme honnête. C’était facile en vérité de basculer dans l’horreur.»

Kamel Wozniak est en fuite. Locataire d’un meublé où pour rester invisible il faut se montrer habile, l’ancien boxeur sur ses gardes tente de se faire oublier le temps d’un été au vert. Mais de qui ? Et où s’arrête son plan B ? Difficile de disparaître dans une petite ville où un garçon comme lui, aux airs de desperado, n’est pas sans piquer les curiosités.

Après Sous le compost, Nicolas Maleski signe un roman qui s’ouvre comme un film des frères Coen, ménage un suspense de polar et déroule, dans langue où la lucidité combat à armes égales avec la causticité, l’épopée d’un antihéros insaisissable et pourtant pas si éloigné de nous.

« Rien n’indiquait que c’était son jour. Il n’y avait rien de particulier dans l’air. En refermant la porte derrière lui, il savait que c’était la dernière fois. Il n’y avait plus à réfléchir. Sa...


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« Beaucoup d’humanité… et un final digne d’un roman noir.» Anne-Sophie Rouveloux, Librairie L’Infinie Comédie, Bourg-la-Reine

« Une grande finesse de construction servie par une touche d'humour. » Marie Michaud, Librairie Gibert Joseph (Poitiers)

« Kamel Wozniak est un homme mystérieux en cavale. Pas étonnant puisqu’il est l’archétype du type louche à la vie trouble et tumultueuse. Avec lui, Nicolas Maleski se joue des codes du roman noir et réussit une jolie esbroufe en détournant les attentes et les fantasmes des lecteurs du genre. » Alexandra Villon, Librairie La Madeleine (Lyon)

« Beaucoup d’humanité… et un final digne d’un roman noir.» Anne-Sophie Rouveloux, Librairie L’Infinie Comédie, Bourg-la-Reine

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FORMAT Grand Format
ISBN 9791033904144
PRIX 17,00 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

Merci à NetGalley et Harper Collins France de m'avoir permis la lecture de ce bon roman noir. Kamel Wozniak s'est exilé dans un village du causse où il compte préparer sa fuite en avant vers la Tasmanie.Seulement ,il est vite repéré par les habitants qui s'interrogent sur la présence de cet homme seul au physique de boxeur qui paye tous ces achats en liquide et ne cherche pas aller vers les autres. Que fuit donc cet homme mystérieux... ?

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Un roman assez troublant où l'on se demande en permanence où veut nous emmener l’auteur. Le personnage principal Kamel est attachant et les personnages autour de lui sont aussi très bien réussis et bien croqués. C'est assez fluide en terme de style, mais parfois un peu âpre ; le roman est bien écrit. Globalement c'est une belle découverte, avec une intrigue bien ficelée qui lui donne un côté thriller psychologique.

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Kamel Wozniak semble avoir commis un geste terrible. Un geste qui le pousse à débuter une cavale qui devrait, si tout se passe bien, l’amener en Tasmanie. Mais tout d’abord, une halte s’impose dans une petite ville en France, où il fera la connaissance de personnages qui finiront par bouleverser ses plans. C’est avec un sentiment particulier que j’ai refermé mon livre. Indéniablement, j’ai fait une excellente découverte littéraire, mais en y réfléchissant plus posément, je ne suis pas certaine d’avoir adhéré au déroulé de l’histoire que j’ai trouvé parfois trop long. J’avoue que tout au fil de ma lecture, je me suis demandée sans cesse où voulait m’emmener l’auteur. Je n’arrêtais pas de me questionner et de chercher à comprendre ce qu’il était arrivé à Kamel pour fuir ainsi son quotidien. Si la réponse m’a totalement convaincue et m’a fait me questionner et réfléchir, c’est la lenteur de l’action et le flou dans lequel je me suis retrouvée avant d’en arriver à l’explication qui m’ont gênée. Malgré tout, je pense que cela a été totalement voulu de la part de Nicolas Maleski, afin de nous surprendre totalement. Lorsque j’ai enfin saisi le fond du problème, j’ai trouvé très intéressant les questionnements que nous propose Nicolas, et la critique acerbe qu’il effectue avec brio. Je ne vous dirai bien évidemment pas de quelle thématique il s’agit, sous peine de vous spoiler totalement l’intrigue. Je me suis totalement attachée à Kamel et j’ai trouvé ce personnage tout en nuances, torturé et très profond. L’auteur a su également faire évoluer aux côtés de Kamel toute une galerie de personnages secondaires qui sont eux aussi très bien réussis. La plume de l’auteur n’est pas une plume que je pourrais qualifier de simple. J’ai trouvé son style âpre à la lecture par moments, parfois à la limite du caustique. Il est indéniable que ce roman est remarquablement écrit et Nicolas use de beaucoup d’effets de style. Malgré tout, cela se lit de manière très fluide. Une très belle découverte, mais où le lecteur devra se montrer patient pour entrevoir une explication à la fugue du personnage principal. Un roman qui ne m’aura pas laissée indifférente et remarquablement écrit. Une excellente lecture pour ma part.

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La science de l’esquive. Un roman de Nicolas Maleski édité chez Harper Collins (08/01/2020). Merci à NetGalley, France et à Harper Collins pour l’envoi de ce SP à découvrir. L’esquive, une science pour le boxeur qui n’aime pas prendre trop de coups, un mode de vie pour Kamel Wozniak, cabossé de l’existence qui apprend à déplacer sa tête, son corps, à fuir et se mettre hors trajectoire des coups du sort. Mais l’âme, le fond même de tout un chacun, peut-elle esquiver sans cesse ? Wozniak, avec une bonne dose de détermination et d’individualisme, tente de fuir, de se mettre à l’écart, de se faire oublier, de disparaître. Il devient maître dans l’art de deviner d’où le coup partira. Il se fait fort de parer et dévier les coups de mou et les coups de sang du quotidien. Mais, les coups de cœur, le pourra-t-il ? Dans ce roman, tout est possible puisque la fiction s’ouvre sur un quotidien qui pourrait être de nos jours. Le fuyard en cavale fait sa course avec la gendarme, les âges discriminants s’oublient et les complicités se tissent, la voisine aime dans l’ambiguïté et les projets de vie se croisent et se tissent au creux des circuits courts de proximité alors que le rêve de l’envol en Tasmanie reste bien présent. Le lecteur pourra se laisser embarquer dans cette histoire qui aurait pu être un polar. Dans les indices semés par l’auteur, il mènera sa propre enquête, suivra ses pistes pour découvrir qu’il est dans un autre genre, celui des romans de vie, de ceux qui remettent en cause les choix, les options privilégiées, les décisions prises, peut-être, mais jamais la volonté de changer les choses. Le lecteur développera alors des sympathies. Il se méfiera des uns ou des autres. Il importera, dans sa lecture, ses propres notions du bien, du mal, du souhaitable et des possibles. Il se fera une idée de la légitimité ou non des protagonistes et se surprendra à réaliser, en fin de roman, que l’auteur l’a laissé là, seul en face de lui-même et de ses valeurs. Car jamais NICOLAS Maleski ne prend parti. Il écrit, caméra en bout de plume, le monde tel qu’il le voit. Il établit des constats, sans jugement ! C’est donc, in fine, ce retrait de l’auteur qui donne au livre sa dimension. Un livre de notre temps, des rêves et des combats qui se mènent et, derrière, des valeurs et une humanité qui demandent à être discutées. A lecteur à prendre le relais. Note au passage : Je ne sais où l’auteur est allé choisir le nom de son (anti-)héros, ni pourquoi. Mais je me suis amusé à constater que Wozniak est un des patronymes les plus connu en Pologne et que sa signification est liée aux maîtres d’attelages, à la conduite des gens vers d’autres contrées. Le prénom Kamel qui lui est associé montre, dit l’auteur, le mélange des origines de son personnage. Et une nouvelle recherche me propose, pour signification de ce prénom, la perfection. Surtout celle qui réside dans la capacité d’organisation, la souplesse et le sens de la communication. A lire le roman, on se laisse prendre au jeu de reconnaître au personnage ces diverses facettes. Ces choix de l’auteur tiennent-ils à un sens approfondi des patronymes, à l’inconscient collectif ? Je ne le saurai probablement jamais. Curieux, tout de même !

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Ce roman surfe avec pas mal de malice sur la vague du rural noir. Malin parce qu’il ne va pas où on l’attend, parce que Kamel Wozniak (tel est le patronyme improbable du héros) n’est peut-être pas celui qu’il semble être. Bizarrement, le roman m’a rappelé L’iris de Suse de Jean Giono, pas si étonnamment en fait, puisque dans L’iris de Suse, un individu essaye de se faire oublier au milieu des montagnes, en suivant un troupeau en transhumance. Les paysages sont les mêmes, le passé du personnage est tout aussi flou. Dans La science de l’esquive, le nombre de rencontres faites par le personnage principal semble en désaccord avec le fait qu’il veut se cacher et ne pas vouloir être reconnu. C’est surprenant, tout comme la rapidité avec laquelle il se lie à sa voisine. Mais ce qui peut sembler une incohérence du roman, tient au fait que les mystères autour du passé du Kamel restent longtemps entiers, autant pour les voisins curieux que pour les lecteurs. Et cela donne lieu à des portraits pas dénués d’humour. Ce roman constitue donc une lecture pas désagréable, dans un style aiguisé, une ballade rafraîchissante dans un arrière-pays bien observé, une peinture exacte d’une petite communauté rurale. Pour amateurs de romans noirs sans adrénaline, mais pas sans surprises !

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Les phrases sont courtes, sans fioritures, le registre est tantôt soutenu, tantôt familier. Les personnages sont décalés, à la fois marginaux et semblables à notre part la plus sombre. Ils nous sont sympathiques tout en nous restant étrangers, ils gardent ce je-ne-sais-quoi de mystère, ils sont enveloppés de secrets, ils dissimulent leur passé, renaissent de leurs cendres, tels des phénix. Kamel Wozniak est en fuite, il s’échoue dans un village perdu dans la campagne, un bourg où tout le monde se connaît sans se connaître, ce hameau devenant bientôt le théâtre d’un huis-clos oppressant mais aussi libérateur. Les pensées de Kamel jalonnent le récit, elles s’y intègrent sans mal, forment même le corps du texte. Une bouffée de sympathie envahit aussitôt le lecteur pour ce personnage différent, en dehors de la société, qui a commis l’irréparable sans que l’on sache ce que c’est, l’irréparable. Des indices sont disséminés çà et là sans que rien ne soit révélé avant les dernières dizaines de pages. Le destin de cet homme misanthrope croise celui d’autres étranges bohèmes, qui, comme lui, se mettent à l’écart d’eux-mêmes. Ils paraissent se reconnaître, flairer ce mal-être, ce rejet de la société de consommation et, finalement, ces solitaires aiment à côtoyer leurs semblables. Tout est dans la science de l’esquive, dans l’art d’échapper aux regards trop insistants, aux questions trop pressantes : l’avantage entre inadaptés, c’est que le respect des souvenirs de l’autre et de son intimité prime. Suspense et humour pince-sans-rire, sentences glaçantes et sarcastiques sont les fondations de ce roman, entre satire et policier. Une chose est sûre, une fois entre nos mains, il est bien difficile de le reposer ! Dommage que Mathieu Maleski passe une nouvelle fois à côté du prix RTL…

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Lorsque Kamel Wozniak descend du car, cette « Petite ville pas assez grande pour garantir l’anonymat, mais cependant assez touristique pour que les gens ne se posent pas de questions sur les étrangers », lui semble l’endroit idéal où se poser, se reposer, se planquer. Il se sent observé, suivi même. L’adrénaline disparue, c’est la parano qui prend le dessus. Qui est-il ? Que fuit-il ? Le roman prend son temps pour se mettre en place. On suit le fugitif qui tente de s’approprier les lieux et d’apprivoiser le temps qui s’étire trop lentement dans cette campagne sauvage. A toujours vouloir rester dans l’ombre, la lumière va finir par le rattraper lorsqu’il sauvera un jeune quelque peu alcoolisé d’une mort certaine. Il est devenu bien malgré lui un héros. Pas l’idéal quand on fuit la police de se retrouver sur sa terrasse à partager un verre avec une flic champêtre et butée qui lui avoue attendre une affaire bien glauque avec des cadavres pour vaincre la monotonie. Nicolas Maleski étoffe son récit avec des personnages secondaires souvent détestables, parfois attachants. Richard, le voisin dépressif, curieux et intrusif, Kevin et sa bande de copains qui cultivent du cannabis et Laure la troublante voisine. Pas après pas, l’auteur nous emmène dans une histoire opaque où l’on se pose beaucoup de questions, sur le passé de Wozniak, ses projets. Disparaître totalement de nos jours est-ce une mission impossible ? C’est en tout cas l’une des questions que l’on se pose au fil de la lecture. A la fois roman noir, comédie de mœurs, histoire d’amour et d’amitié « La science de l’esquive » m’a totalement surprise par son originalité. J’ai adoré me laisser balader à l’aveugle par un auteur que j’ai trouvé particulièrement adroit et talentueux.

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Peut-on encore, de nos jours, être en cavale, ou plutôt, disparaître des radars ? Non, si l’on en croit les séries policières et autres documentaires. Oui, si l’on sait effacer ses traces. Prenez Kamel Wozniak. Il s’installe dans une petite ville quasi-anonyme, tout comme lui. Seulement, dans les petites villes, on cherche à connaître les nouveaux arrivants, à tout savoir sur eux, ou presque. Que faire ? Et surtout, que cache Kamel ? Le lecteur aura le temps de l’imaginer face à cet homme qui ne se cache pas tant que cela, qui ne dissimule pas ses tatouages non plus, qui évoque son passé, presque sans fard d’ailleurs, ou du moins, une partie de son passé, que l’on peut juger avouable – ou pas. Il noue des amitiés, des amours, en tentant de donner le change, aussi. En étant réellement sincère, dans ses admirations, comme pour ces petits jeunes qui veulent changer le monde, à leur manière, qu’on les considère comme fous ou, au contraire, complètement lucides sur certains sujets. Cette science de l’esquive, ce n’est qu’un laps de temps assez court, finalement, dans la vie de Kamel, pause dans cette vie dont nous découvrons la jeunesse presque traditionnelle, qui aurait pu basculer, mais ne l’a pas fait – du moins, pas à ce moment-là, une vie dédiée à notre société de consommation, celle qui dit que si l’on a cela, alors on est ceci, une vie qui continuera quand le livre sera refermée, promenade dans une nature qui n’est pas hostile, non, mais une nature qui nous rappelle qu’elle est là, et que l’homme ferait bien de ne pas l’oublier. Une promenade dense et intense sur les pas d’un homme presque ordinaire.

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J'avoue avoir eu du mal à entrer dans ce roman. Je me laissais bercer par la belle écriture de Nicolas Maleski sans trop savoir où il voulait m'emmener. Et puis, enfin, le héros aux allures de boxeur sonné a enfin commencé à se dévoiler, et je nous ai découvert des points communs, une même identité de vue sur la marche du monde. Et oui, ça m'a fait tellement de bien de lire des mots plus beaux que les miens exprimer mes propres questionnements ! Nicolas Maleski prend le temps pour raconter, et il a raison, c'est ce qui donne ce charme infini à son roman. #LaScienceDeLesquive #NicolasMaleski #HarperCollins #Netgalley #NetGalleyFrance #lecture #livres #chroniques Le quatrième de couverture : Kamel Wozniak est en fuite. Locataire d’un meublé où pour rester invisible il faut se montrer habile, l’ancien boxeur sur ses gardes tente de se faire oublier le temps d’un été au vert. Mais de qui ? Et où s’arrête son plan B ? Difficile de disparaître dans une petite ville où un garçon comme lui, aux airs de desperado, n’est pas sans piquer les curiosités. Après Sous le compost, Nicolas Maleski signe un roman qui s’ouvre comme un film des frères Coen, ménage un suspense de polar et déroule, dans langue où la lucidité combat à armes égales avec la causticité, l’épopée d’un antihéros insaisissable et pourtant pas si éloigné de nous.

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« Rien n’indiquait que c’était son jour. Il n’y avait rien de particulier dans l’air. En refermant la porte derrière lui, il savait que c’était la dernière fois. Il n’y avait plus à réfléchir. Sa décision était prise. Il restait à exécuter le plan. Les trottoirs étaient noirs de monde, les magasins happaient et recrachaient les badauds à jets continus. À cet instant il était encore un homme honnête. C’était facile en vérité de basculer dans l’horreur.» Kamel Wozniak a pris la fuite pour une nouvelle vie, et cette fois clandestine. Il dit de lui-même qu’il “incarne ce que l’humanité recèle de pire. Une racaille, un type à lyncher. Il a choisi de vivre avec ça, en s’efforçant de ne pas visiter le passé”. Voilà une curieuse façon d’avertir le lecteur qu’il ne saura rien du passé de ce personnage, de ce boxeur rompu à l’art de l’esquive. Après avoir traversé la moitié du pays, fait des heures et des heures de train pour l’éloigner d’un passé inracontable, fui on ne sait quoi, il a élu domicile ici, dans cette petite ville, dans ce meublé à l’écart de tout et de tous, à l’abri des regards et en sécurité. Mais pour cet être épris de liberté et aux idées anti-conformistes, ce ne sera qu’une halte avant d’atteindre son ultime but, la Tasmanie où il “pourra refaire son trou” ! Mais la vie en a décidé autrement. Les autres en ont décidé autrement. Lui, cet être insipide et volontairement transparent finit par susciter l’intérêt des autres, on sent qu’il ment, qu’il cache quelque chose peut-être d’horrible dans ses non-dits et pour confirmer le pathétique de la situation, on se met à l’apprécier. Il y a d’abord Soraya la fliquette, Richard le propriétaire de la maison qu’il loue, Kevin qu’il a sauvé de la noyade, Laure sa voisine avec qui, contre toute attente, il… Je n’en dirai pas plus moi aussi ! Le plus incroyable c’est que ce “forcené, dissident, déserteur avec une tronche de boxeur” finit par nous troubler, nous émouvoir. L’auteur parvient même à rendre le lecteur complice de sa cavale, on croise les doigts pour qu’il s’en sorte, qu’il réussisse à toucher son but et peu importe ce qu’il a fait AVANT ! Quelle belle découverte que ce roman ! Déjà distingué pour un premier roman paru en 2017 “Sous le compost”, Nicolas Maleski valide son talent de romancier avec ce second roman. L’auteur joue avec la curiosité du lecteur, crée du suspens au fil des pages, décrit avec finesse les relations humaines et in fine nous livre une critique acérée de la société de consommation. N’ayez pas d’impatience, laissez-vous mener par l’auteur qui distille au fil des pages un peu de vérité sur son personnage et vous serez conquis comme je l’ai été.

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« La Science de l’Esquive » est le deuxième roman de Nicolas Maleski après « Sous le Compost », finaliste du Grand Prix RTL-Lire 2017. Kamel Wozniak est un homme en cavale. Que fuit-il, on ne sait pas, mais il loue une maison meublée, dans une petite ville où il ne connait personne, et où il souhaite rester discret. Malheureusement, quand ce n’est pas le propriétaire de la maison, Richard Villersexel, qui s’invite avec sa mélancolie, c’est Soraya, la gendarme locale dont il a fait la connaissance lorsqu’il a sauvé un adolescent de la noyade, qui vient lui proposer un footing, ou encore la bande de cet ado qui veut l’entraîner dans ses projets…Et ceci sans parler de la voisine qui lui a tapé dans l’œil… J’avais découvert un passage de ce livre lors d’une lecture immersive de l’auteur organisée par HarperCollins dans un chalet à la campagne (où j’ai d’ailleurs failli passer la nuit…) et j’ai été agréablement surprise par ce roman, que j’ai lu d’une traite. L’écriture est travaillée et agréable, et s’il ne se passe pas grand chose pendant 80% du récit, l’auteur décrivant le quotidien de Kamel dans sa maison de location, avec des interactions limitées à 4 personnes ou groupes de personnes, Nicolas Maleski a su tirer son épingle du jeu avec le suspense qui règne autour de la cavale du personnage principal. Qu’a pu bien faire Kamel pour devoir se cacher loin de chez lui? Et qui est vraiment cet homme énigmatique dont on devine qu’il a connu un passé turbulent, avec son expérience de boxeur et ses tatouages? Les personnages secondaires sont eux aussi réussis, que ce soit Richard le pot-de-colle, qui semble aimanté par son ancienne maison, ou la bande de jeunes qui oscille entre conneries et projets idéologiques. Les femmes ne sont pas en reste, entre Soraya la gendarme qui pose beaucoup de questions et Laure la voisine très secrète… Nicolas Maleski joue avec les codes du roman noir, et la pointe d’ironie n’est jamais très loin…la révélation et le dénouement m’ont surprises, j’ai décidément été ferrée du début jusqu’à la fin de « La Science de l’Esquive », qui a été un vrai plaisir de lecture. Un auteur que je suis ravie d’avoir découvert, j’ai maintenant d’ailleurs très envie de lire « Sous le Compost ».

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Je découvre cet auteur avec ce roman. Kamel Wozniak est un ancien boxeur. Il semble fuir quelque chose ou quelqu’un, il est hypervigilant. Il trouve refuge dans une maison en location dans un petit village. Qui est-il? Que cache-t-il? Pourquoi fuit-il? Pourtant il se lie d’amitié avec une jeune gendarme Soraya puis avec sa voisine. Il se construit et s’invente une identité au fil de ses rencontres au risque de s’embourber dans ses mensonges. « Il faut beaucoup de courage pour avoir la lâcheté de faire ce que tu as fait » Ce roman est relativement petit. Au départ on ne comprend pas bien là où l’auteur veut nous amener. Le lecteur peut ainsi formuler des hypothèses, les vérifier ou les infirmer. Et puis la révélation arrive en deuxième partie du roman. J’ai aimé l’écriture très fluide mais je regrette que ce roman ait été trop court pour que je m’attache aux personnages.

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Bonsoir à toi qui passe par là :) Aujourd'hui, je suis partie en cavale avec Kamel Wozniak dans " La science de l'esquive " écrit par Nicolas Maleski. L'ouvrage nous plonge dans l'introspection d'un trentenaire en cavale qui vient se faire oublier pendant 2 mois dans un chalet paumé de la causse, à l'abri des regards curieux. Sauf que son plan va être compromis presque malgré lui suite au sauvetage d'un jeune homme au cours d'une baignade nocturne. Ensuite, de nombreux personnages vont entrer dans sa vie, comme le propriétaire dépressif de la maison de location, une fliquette, une voisine et une bande de jeunes voyous idéalistes. Ce que cet homme cache, je vous laisse le plaisir pour le découvrir, quel est son plan b, va-t-il être découvert ? Il y a une belle plume digne d'un bon polar, une écriture rythmée et concise dans cet ouvrage, une vrai réflexion sur le sens de la vie aussi, sur le capitalisme, les valeurs, l'éthique, l'amitié, la perte de sens aussi et l'envie de tout recommencer à zéro que nous avons tous eu à un moment ou l'autre de notre existence. La fin du livre est une apothéose inattendue digne d'un bon polar. Une friandise à savourer avec la caresse du soleil sur vos épaules en ces journées printanières de confinement. ---------------------------------------- Extrait : " Rien n’indiquait que c’était son jour. Il n’y avait rien de particulier dans l’air. En refermant la porte derrière lui, il savait que c’était la dernière fois. Il n’y avait plus à réfléchir. Sa décision était prise. Il restait à exécuter le plan. Les trottoirs étaient noirs de monde, les magasins happaient et recrachaient les badauds à jets continus. À cet instant il était encore un homme honnête. C’était facile en vérité de basculer dans l’horreur. " #netgalleyfrance #lasciencedelesquive #harpercollinsfrance #bookstagram #nicolasmaleski #passionlivres #livrelu #balancetachronique #polar #passionlivresque #bookwarrior #confinement #lireetpartager #passionlecture #instalivresque

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J'ai été mise dans l'ambiance dès le début avec ce roman plein de mystères. L'écriture est très bonne, on est emporté par les mots, ils tiennent l'intrigue. Les personnages sont bien ficelés et exploités par l'auteur, je n'ai pas vraiment ressenti de cliché. J'ai vraiment apprécié cette lecture, merci !

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