Terrible vertu -épreuves non corrigées-

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Publication 3 oct. 2019 | Archivage 14 nov. 2019

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Résumé

« Le devoir d’une femme : regarder le monde bien en face, avec une lueur infernale dans les yeux ; avoir un idéal ; parler et agir en dépit de toutes les conventions. » Telle était la philosophie de Margaret Sanger et telle a été sa vie.

Portrait d’une des figures les plus influentes et les plus controversées du xxe siècle, ce roman met en scène cette femme indomptable. Élevée dans un milieu pauvre, par une mère épuisée par treize grossesses, Margaret se fait très jeune le serment de ne jamais subir la vie d’une femme au foyer. Devenue infirmière à une époque où la contraception est illégale, elle décide de se consacrer aux femmes et met sur pied en 1916 la première clinique clandestine de contrôle des naissances. C’est le début d’une vie de luttes enfiévrées qui la conduiront à créer en 1952 le planning familial, avant de militer, par tous les moyens, pour la légalisation de la pilule. Son acharnement la conduira plusieurs fois en prison, elle sera contrainte de fuir les États-Unis pour l’Angleterre et la France, où, là encore, toujours aussi indomptable et provocante, elle poursuivra son inlassable combat pour l’égalité des sexes. Ellen Feldman nous restitue ici la vie d’une femme hors du commun, mais aussi de ses proches, mari, amants, enfants, famille, dont l’existence a souvent été malmenée par cette héroïne en quête d’absolu, qui a changé la vie de toutes les femmes, peut-être aux dépens de la sienne.

« Le devoir d’une femme : regarder le monde bien en face, avec une lueur infernale dans les yeux ; avoir un idéal ; parler et agir en dépit de toutes les conventions. » Telle était la philosophie de...


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FORMAT Grand Format
ISBN 9782749161563
PRIX 21,00 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

A l'heure où les droits des femmes à disposer de leur corps recule, un livre indispensable à lire. J'ai été profondément touchée par ce livre, qui relate le combat d'une femme pour les femmes. Dès son enfance, Margaret démontre qu'elle n'est pas une jeune femme comme les autres. Elle n'accepte pas la fatalité des innombrables naissances que la vie impose aux femmes, les usant prématurément, sans parler de l'effroyable mortalité infantile dans les milieux les plus pauvres. Alors elle choisit de se battre, avec son entêtement, son courage, son refus de se conformer à l'ordre établi. Elle aime les hommes, elle aime l'amour, elle le revendique haut et fort et qu'importe si ça scandalise. Si les hommes ont le droit de profiter de la vie de cette manière, pourquoi les femmes ne l'auraient pas ? Et elle pratique ce qu'elle professe, se bat encore et encore, au détriment de sa vie de sa mère. Pourtant, ses enfants, elle les aime, cependant, elle refuse d'abandonner ces femmes qui ont besoin d'elle, de son savoir, de sa fougue. Le récit alterne avec le point de vue de Margaret et de différents personnages importants du récit, qui parle d'elle et de la manière dont ils la perçoivent. C'est beau, déchirant, parfois dur, mais comment en vouloir à une femme qui a tout sacrifié pour ses semblables...?

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Petite, Margaret a vu sa mère mettre au monde 13 enfants alors qu'ils ne pouvaient pas se le permettre. Elle l'a vue devenir une loque, une chose fatiguée et précocement vieillie. Toujours enceinte, épuisée, détachée de tous ces enfants. A peine un enfant est-il sevré qu'un autre arrive dont elle doit s'occuper. Sa mère n'est pas la seule femme dans ce cas. Elles sont nombreuses ces femmes qui ne souhaitent plus d'enfants mais tombent enceintes. Des femmes qui se meurtrissent en accouchements ou en avortements dangereux. Qui n'ont pas d'autres solutions. Avec un mari au chômage ou peu payé. Une accumulation de bouches à nourrir alors qu'ils ne peuvent pas les nourrir. Une pauvreté accrue… Toutes sortes de conséquences désastreuses. Pour son combat, Margaret sera arrêtée, jugée, condamnée, par la justice, par les siens. Elle est un personnage complexe, à la fois révolutionnaire, héroïne et égoïste. Pour sa cause (qui est plus que juste) elle sacrifiera ses enfants. Une mauvaise mère, une mauvaise épouse mais un bénéfice pour la société. Une femme en dehors de son temps. Et une femme qui pourrait être - serait bon de mettre - d'actualité. En effet, en ce moment il y a débat autour de la pilule qui est de plus en plus controversée (et pour cause !) Mais quand j'ai lu ce livre, j'ai pensé à la pilule, la solution à ce problème. La solution à un instant T. En effet, il y a les préservatifs mais ces femmes sont dépassées parce que, malheureusement, les solutions d'époque (préservatif, coït interrompu…) viennent du mari ou coûtent cher. Elles rêvaient d'une pilule magique qu'elles pourraient prendre. Ellen Feldman réussit à faire ressortir cette détresse, à faire comprendre l'importance du combat de Margaret. Sans cacher qu'elle était loin d'être parfaite. Le point fort, d'ailleurs, sont les témoignages de ses proches. Le point de vue est celui de Margaret. Mais de temps en temps les autres personnages s'expriment et donnent leur avis sur ce qu'elle vient de dire ou sur sa version d'un événement. Ce qui met ces instants en perspective. Elle se trompe souvent sur ce qui passe dans la tête des autres, elle ne voit pas toujours la même chose que ses proches... Un roman, une histoire, un destin à découvrir. Une opinion à se forger.

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Pour ne rien vous cacher, j'avoue qu'au début j'ai eu du mal avec cette biographie romancée...Je me suis dit que cela être compliquée, ce n'est pas mon genre de lecture privilégié MAIS : - j'ai découvert une femme avec des convictions, du caractère. Une femme pour qui, en tant que femme, je suis reconnaissante. Margaret Sander s'est battue pour le contrôle des naissances, pour la liberté des femmes à avoir des enfants. - j'ai découvert l'impact d'une telle personnalité sur son entourage. L'auteur ponctue parfois le récit à la première personne d'interventions de proche de Margaret. Cette femme qui n'a qu'un but oublie parfois les autres (maris, amants, enfants). Un drame vient d'ailleurs boulversé sa vie mais son combat ne s'arrête pas pour autant. - j'ai découvert un contexte historique et politique autour du contrôle des naissances. Bref, une lecture que je n'ai pas vu passer ! Je recommande à tout ceux qui ont envie de passer un bon moment et de se documenter sur cette phase importante de l'histoire de la liberté de la femme !

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Ellen Feldman propose.ici une biographie romancée de Margaret Sanger, une femme anarchiste américaine qui a consacré toute sa vie à militer pour l'accès de toutes les femmes à la contraception, et à la liberté de donner naissance. Est-ce par le thème de sa cause, mais la biographie donne un documentaire particulier sur la façon dont cette femme vit ses propres amours ses révoltes et ses engagements sociaux comme ses désirs. Il est intéressant d’avoir au-delà de la vitrine de la société occidentale au début du XXe, un reflet de l'inexorable lutte des femmes pour leur indépendance,. On peut vouloir vivre sa vie propre de femme tout en restant amoureuse des hommes. La liberté de ton est limpide, alerte mais implacable et révolutionne l'Amérique pudibonde et sexiste avec une détermination joyeuse qui confond l'hypocrisie et donne la parole aux femmes, sans haine du mâle et dans une parfaite égalité. On peut aimer les hommes et rester libre! Ce roman qui décrit et exalte la vie d'une femme militante d'exception, Margaret Sanger, est aussi une magnifique ode à la vie, sa beauté et ses désirs sans fin.

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Portrait d'une féministe influente et rebelle * Une lecture qui a failli ne pas arriver à la fin. Comme quoi, il faut parfois persévérer ! Je n'ai jamais entendu parler de Margaret Sanger qui est pourtant une figure importante du 20e aux US . Saviez-vous qu'elle a créé le planning familial en 1952 ? Cette grande dame a milité pour la cause féminine. Une anarchiste qui a consacré toute sa vie (oui toute! on y reviendra plus tard) à la légalisation de la contraception. Une femme engagée, passionnée et sexuellement libérée. Elle dira toujours que le corps d'une femme n'appartient qu'à elle seule. * Ainsi se déroule cette biographie romancée de cette femme courageuse mais aussi décriée. Car pour mener son combat, chacun sait que les embûches et envieux sont nombreux. On l'a accusé de promouvoir l'eugénisme, on l'a dénoncé quand elle propageait ses idées progressistes à travers son journal, mis en prison, expatriée . Cela ne l'a pas empêchée de suivre ses idéaux. Mais qui essuie les "pots cassés"? Justement, Margaret est aussi mère de 3 enfants dont la jeune Peggy qui paiera "cher" la négligence (ou même abandon) de sa mère. * Un récit de la vie tumultueuse de cette passionara, écrit sous forme d'autofiction, et tantôt par les personnes de son entourage qui prennent la parole pour montrer aussi les faiblesses et la fragilité de Margaret. * J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire tellement le sujet m'a pris aux tripes. Après une pause, je l'ai repris pour ne plus le lâcher. * Un témoignage puissant et nécessaire pour comprendre l'avancée des droits féminins qui nous semblent aujourd'hui acquis mais encore bien fragiles. Remercions Margaret Sanger.

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Margaret Sanger est l’une des plus grandes militantes et figures du féminisme du vingtième siècle. Venant d’une famille pauvre, où elle a vu sa mère épuisée grossesse après grossesse, elle n’aura de cesse de se battre pour la cause féminine. Elle sera à l’origine de la création du planning familial et militera pour la légalisation de la pilule. C’est cet incroyable destin qu’Ellen Feldman a décidé de retracer pour ses lecteurs. Il s’agit ici d’une biographie romancée de l’une des figures les plus emblématiques de son temps. Je dois avouer qu’avant de débuter ce roman, je ne connaissais pas du tout Margaret et j’ignorais tout de ses accomplissements. La quatrième de couverture m’a d’emblée attirée, et ayant eu envie d’en apprendre plus sur le parcours de cette femme, je me suis lancée dans cette lecture. Et je ressors finalement conquise. J’ai été totalement subjuguée par Margaret, que j’ai trouvée forte de ses idées. Elle n’arrêtera pas de se battre pour ses idéaux même si cela a pu lui valoir une multitude d’ennuis. Ellen Feldman a réussi à romancer son récit de telle manière que la lecture devient très difficile à arrêter. Je n’ai pu m’empêcher d’avoir peur pour Margaret, mais également de ressentir beaucoup d’admiration. Il est vrai que parfois, j’aurais apprécié que l’auteure aille plus en avant dans les actes de Margaret. Le tout reste très en surface, et ce récit se concentre souvent davantage à la vie personnelle de Margaret. Il sera ainsi fait mention de ses amours, de ses enfants. Pour ma part, ce n’est pas vraiment un bémol, ce récit n’ayant pas pour vocation d’être une biographie complète ni même un essai. La plume est très fluide. L’utilisation de la première personne dans la narration peut perturber au début, lorsque l’on sait que l’on lit une biographie romancée, mais semble finalement assez judicieux, puisqu’il permet une immersion totale au lecteur. Un portrait d’une femme qui à révolutionné son époque, militante et féministe qui s’est battue envers et contre tous pour accorder aux femmes des droits nécessaires. Je ressors totalement conquise de ce récit. À lire.

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J’ai passé un excellent moment de lecture avec Terrible vertu, qui a le mérite de remettre sur le devant de la scène une femme qui a su changer le destin de millions d’autres. Je remercie Ellen Feldman d’avoir parlé de Margaret Sanger, figure majeure du féminisme aux Etats-Unis, qui a révolutionné la vie des femmes. Pour autant, bien que j’admire son parcours, la personnalité de Margaret Sanger est complexe; j’ai eu du mal à m’attacher à elle. Je peux même dire que je ne l’ai pas personnellement apprécié. Mais sincèrement, ce n’est pas grave, car ça ne m’empêche pas d’admirer son oeuvre, et c’est cette oeuvre qu’il faut retenir. Le talent d’Ellen Feldman réside dans sa capacité à nous décrire la vie d’une femme à la personnalité très forte, à la première personne du singulier, sans pour autant nous la rendre attachante. La manière dont elle apostrophe le lecteur en apostrophant la protagoniste, via la voix de personnages secondaires, est très percutante, et nous fait prendre du recul par rapport à Margaret et ses actes. J’ai trouvé cette manière d’écrire très intéressante, et j’ai été totalement happée dans le roman. J’ai beaucoup apprécié le côté très libertaire de Margaret, même si la manière dont l’autrice s’évertuait à expliquer ses choix personnels sonnait parfois un peu faux. Le roman est extrêmement bien documenté, et met parfaitement en lumière les inégalités sociales et la condition des femmes de l’époque, confrontées à des grossesses non désirées, et ne menant qu’à plus de pauvreté et de malheur. Il est difficile de rester insensible aux histoires des femmes que nous rencontrons dans ce livre, que ce soit la mère de Margaret à sa fille, en passant par sa soeur ou ses patientes. Et il est difficile de ne pas enrager face aux réactions conservatrices, religieuses et machistes soulevées par la question du contrôle des naissances à l’époque. Je suis ravie d’avoir découvert Margaret Sanger et son oeuvre dans ce roman, qui a probablement pris des libertés quant à sa vie personnelle, mais remet très bien en lumière son combat féministe. Et comme il n’est jamais mauvais de se rappeler à quel point la condition féminine reste fragile, je vous conseille chaudement ce roman !

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J'ai beaucoup aimé cette biographie romancée de Margaret Sanger, la femme qui a lutté toute sa vie pour le droit des femmes à la contraception et le contrôle des naissances, et fondé le planning familial états-uniens. Je ne connaissais avant ni son nom, ni l'histoire du droit des femmes aux États-Unis. Lecture fluide, très agréable, potrait d'une femme libre que je recommande.

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Passionnant parcours d'une femme d'actions et de convictions, Terrible vertu interroge aussi sur les dommages collatéraux de l'engagement individuel : comment concilier vie privée et vie publique, laisser de la place à ses proches lorsqu'on est pris dans l'engrenage de la lutte sociale ?

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