La fille du roi des marais

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Publication 7 mars 2018 | Archivage 6 avr. 2018
J.C. Lattès, JC Lattès

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Résumé

Enfin, Helena a la vie qu’elle mérite  ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son erreur  : comment a-t-elle pu croire qu’elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé  ?
Car Helena a un secret  : elle est l’enfant du viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane cachée au fond des marais du Michigan, sans électricité, sans chauffage, sans eau courante. Née deux ans plus tard, Helena aimait cette enfance de sauvageonne. Et même si son père était parfois brutal, elle l’aimait aussi… jusqu’à ce qu’elle découvre toute sa cruauté.
Vingt ans après, elle a enfoui ses souvenirs si profondément que même son mari ignore la vérité. Mais aujourd’hui son père a tué deux gardiens de prison et s’est volatilisé dans les marais, une zone qu’il connaît mieux que personne. Malgré la chasse à l’homme lancée par les autorités, Helena sait que la police n’a aucune chance de l’arrêter. Parce qu’elle a été son élève, la seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnommé Le Roi des Marais, c'est sa fille.

Traduit de l’anglais par Dominique Defert
 

Enfin, Helena a la vie qu’elle mérite ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son...


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FORMAT Ebook
ISBN 9782709658782
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Chroniques partagées sur la page du titre

Grâce à @netgalley j’ai lu « La fille du roi des marais » un thriller psychologique qui sortira le 7 mars chez @editionsjclatteslemasque ! J’ai dévoré ce livre en une seule journée tellement il est addictif et bien rythmé ! On y suit Helena, fille d’un kidnappeur et de la femme qu’il a enlevé des années auparavant et qu’il a gardé prisonnière durant 12 ans. Helena est aujourd’hui adulte, avec une famille. Et tout va basculer quand elle entend à la radio que son père s’est échappé de prison ! ✨ J’ai adoré le lien avec un des contes d’Andersen. On se retrouve dans un huit-clos à ciel ouvert en plein milieu des forêts du Michigan quand Helena nous raconte son passé. Je trouve la psychologie des personnages très bien travaillées, on retrouve du mauvais dans le bon et inversement. J’ai essayé de comprendre certains comportements d’Helena, parfois avec du mal mais tellement plausible à la fois. J’aurais juste aimer une fin plus longue et peut-être plus de moments au présent, mais cela n’empêche pas que j’ai passé une excellent lecture ! ✨ #lafilleduroidesmarais #KarenDionne #jclattès #netgalleyfrance #book #booklover #bookstagram

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Helena est mariée à Stephen, ils vivent dans le Michigan avec leurs deux adorables fillettes, Sou et Iris. Helena gagne sa vie en confectionnant et en vendant ses confitures, une existence en apparence très paisible. Un jour, elle apprend que son père est sorti de prison et qu’il est là, tout près. Elle va alors se mettre immédiatement en chasse, car Helena, c’est la fille du roi des marais… Quelle histoire inattendue ! On a déjà lu des histoires de kidnapping de jeunes filles et de traque au fin fond des Etats Unis, mais là, la situation va se renverser de façon inédite : pour commencer ce n’est pas Helena qui a été kidnappée, c’est sa mère. Helena est la fille du ravisseur, née en prison sans le savoir, coupée de toute civilisation. Qui plus est, elle adorait son père qui lui a tout appris, de la chasse à la pêche, de la vie en osmose avec les saisons. Mais lorsqu’Helena grandit, elle aspire à plus de liberté, à partir vers l’inconnu qui lui apparaît par petites touches, et ce n’est que progressivement qu’elle prendra conscience d’avoir vécu séquestrée des années avec un pervers et un fou dangereux. A présent, pour protéger sa famille et tandis que les souvenirs ressurgissent, elle va devoir se servir de tout ce que son père lui a appris pour le traquer. Souvenirs de sa découverte douloureuse du monde « réel » et de sa difficulté à s’adapter à une vie normale, de la médiatisation de l’affaire, de la manière odieuse dont ses grands-parents ont profité de son histoire, histoire d’une résilience… « La Fille du Roi des Marais » raconte un combat, celui entre un père et une fille qui se haïssent autant qu’ils s’aiment. La détermination d’Helena fait froid dans le dos autant qu’elle est compréhensible : jusqu’où irait-on pour protéger sa famille ? Une histoire saisissante dans le cadre d’une nature sauvage et souvent hostile qui fait passer un moment de lecture absolument, complétement, totalement addictif.

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Que dire de cette histoire... Elle m'a... fascinée ! Oui, fascinée, je ne vois pas d'autres mots... Jamais, il me semble, je n'avais lu un récit pareil ! Des histoires de kidnapping, de séquestration, j'en ai lu des dizaines, mais jamais de ce point de vue. Parce que, ici, ce n'est pas la victime qui parle, c'est Helena, la fille du roi des marais. Cet homme qui a enlevé, séquestré et violé sa mère, encore adolescente, au fin fond des marais du Michigan. Ici, c'est sa vision de la vie. Celle qu'elle a mené loin de tout, loin du reste du monde, du quotidien de tout un chacun. Auprès de ses parents, loin de connaitre de quel drame, elle est le fruit... Ce qui est anxiogène, ce n'est pas la tension de la traque qu'Helena a entreprise pour retrouver son père, évadé de prison, c'est l'attente de leur confrontation. Seule elle, pourra le retrouver. Quand on découvre petit à petit, la façon dont elle a été élevée. Cette vie, à l'état sauvage, de chasse, de pêche, de plantation, avec toute son hostilité. Une vie de survie. Helena est un personnage à la psychologie absolument énorme ! C'est toute la force de ce roman. Elle m'a stupéfiée, troublée, captivée... On ne peut que halluciner ! Parce qu'on ne la comprend pas toujours... Moi qui ne suis pas spécialement friande des livres du genre "nature writing", ici encore, la nature omniprésente, cette atmosphère de grand espace, m'a passionnée... Je n'y ai trouvé aucune longueur, chaque phrase, chaque événement, chaque situation décrite a de l'importance. Vous l'aurez compris, c'est un sans faute pour moi. J'ai vraiment passé un excellent moment. Il a su me faire vivre des émotions assez inédites. J'en suis encore toute retournée... Je vous le conseille donc ardemment. Merci #netgalleyfrance et les éditions #jclattès de m'avoir permis de découvrir ce roman en avant-première.

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Un véritable coup de coeur. Un thriller que j'ai trouvé vraiment très bon. Le récit alterne entre : - des extraits courts du conte d'Andersen "La fille du roi du marais", un conte que je ne connaissais pas. - les souvenirs d'enfance d'Héléna, lorsqu'elle ne connaissait du monde que son père, sa mère et les marais environnants, avec de nombreux récits de traque, de chasse, de pêche dans un monde sauvage, mais aussi avec la description de sa relation avec sa mère et celle très particulière avec son père, un personnage singulier semblant pouvoir être aussi bien attachant que vraiment cruel. - une partie qui se passe de nos jours, entre le moment où Héléna apprend que son père s'est échappé, jusqu'à l'issue finale. Le dosage entre les trois narration est équilibré, le récit est très prenant et se dévore de bout en bout. Un récit également dépaysant dans une nature sauvage et souvent hostile tellement bien décrite qu'on a l'impression d'y être. J'ai passé un excellent moment de lecture, et je pense que j'offrirai ce livre à des proches si j'ai un cadeau à faire. Je ne saurais donc que vous en conseiller la lecture.

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HELENA, Son enfance dans les marais du Michigan, entre sa mère et son père qu'elle admire plus que tout. Elle connaît tout de la nature, elle sait l'écouter, la décrypter, elle chasse, elle pêche, elle traque, elle connaît les saisons par cœur. Elle vit avec et pour la nature, tout cela s'est son père qui le lui a appris, il veut la former à son image, la formater, en faire son double. À part cette vie elle ne connaît rien ni personne, son monde c'est son marais. Helena adulte, la découverte du monde, ses espoirs, ses regrets et pour finir cacher son histoire, pas par honte mais pour pouvoir vivre comme tout le monde sans être La Fille de .... Un livre où le lecteur oscillera entre le passé et le présent, les souvenirs d'Helena, sa famille son mari et ses filles, la traque de son père. Une histoire d'un amour particulier en un père et sa fille. Une histoire de haine d'une fille envers les actes de son père, mais d'un amour sincère pour son père qu'elle a admiré et qui lui appris tant de chose et qui a forgé ce qu'elle est. Une ambivalence de sentiments Dès les premières pages, même dès les premières phrases, j'ai été tout de suite captivée par l'histoire que nous raconte Helena. Cette petite fille m'a profondément touchée, cette symbiose avec la nature est grandiose, j'en suis arrivée à oublier le sordide kidnapping de sa mère. Je me suis sentie coupable d'éprouver de l'empathie pour son père malgré la perversité du personnage. La narration est faite de telle sorte que la pathologie du pervers narcissique est passée au-delà des pages du livre en me faisant aimer cet être ignoble, répugnant, car c'est un père, son papa, même en sachant tout le mal qu'il représente. C'est très perturbant car je me suis retrouvée avec les même sentiments qu'Helena envers tout ce qui l'entoure, une fusion inimaginable en tant que lectrice, je n'avais jamais ressenti cela jusqu'à présent. La force de l'écrit au travers des mots simples, emprisonnée tout comme Helena dans le rêve chimérique de ce père. L'histoire est si puissante que j'ai du me persuader à plusieurs reprises que ce n'était qu'une fiction, que ce n'était pas arrivé, et pourtant de par le monde, il y a des Helena, et il y a des psychopathe de cet acabit. Un roman marquant, une histoire de vie, d'amour et de haine, une mise en avant de la nature, une profonde mélancolie, de la violence, à la vie à la mort, voilà ce que représente pour moi LA FILLE DU ROI DES MARAIS. C'est très difficile de partager tout le ressenti émotionnel que représente un tel livre, c'est pourquoi je vous invite vraiment à le découvrir car pour moi c'est : Un énorme coup de coeur. __________________________ Isabelle

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Lorsqu'on lit un thriller, les sensations que l'on recherche sont parfois étranges : frisson, effroi, plongé dans les méandres d'une traque ou d'une enquête. Le plus souvent, nous devenons l'inspecteur en charge de l'enquête aidée par une narration à la première personne ou par la vision en "double jeu" : l'histoire du tueur en parallèle à l'enquête de police. Mais comment se déroule la lecture lorsque c'est une proie qui devient chasseur ? Helena vit aujourd'hui avec son mari Stephen et ses deux filles : Sou et Iris. Un jour, elle entend en voiture qu'un prisonnier dangereux venait de tuer les gardes qui l'accompagnaient et s'est enfui. Son sang se glace lorsqu'elle apprend l'identité du fugitif : son père, celui-là même qui s'est rendu coupable du kidnapping de sa mère et de les avoir gardées tant de temps dans les marais. La traque de la police commence. Mais Helena le sait, elle le connaît, elle pense et réagit de la manière dont il l'a façonné : elle est la seule à pouvoir l'arrêter. Débute alors la recherche de ce "roi des marais", alors qu'Helena nous raconte en parallèle ce qu'a été son enfance et sa vie lorsqu'elle s'est échappés des marais avec sa mère. Quelle lecture ! L'écriture a été déstabilisante au début : ce que je lisais était froid et distant, et manquant d'empathie. Très vite, je me suis habituée à cette narration à la première personne, à me retrouver dans les pensées d'Helena. L'auteur a réussi à retranscrire la personnalité d'Helena : le vocabulaire est simple, les descriptions directes et l'histoire, malgré sa longueur, va à l'essentiel. Il y a un côté torturé, différent qui est difficile à décrire. On est dans sa tête et c'est surtout cela qui est déstabilisant : nous perdons nos repères car l'histoire est racontée avec les repères d'Helena. Dans cette lecture, nous connaissons les tenant et aboutissant : qui a été kidnappé, quand, comment. Ce qui nous tient en haleine, c'est cette capacité à retenir notre attention sur la traque. Notre curiosité est mise à rude épreuve, car les chapitres s'enchaînent entre les souvenirs du personnage principal et la réalité de la traque. La tension du huis clos est dense et ne m'a pas fait lâcher ma lecture jusque tard dans la nuit. Le suspens est accentué par l'environnement : malgré qu'il s'agisse de grands espaces, de forêt et de vie en pleine nature, on se sent oppressé et l'auteur parvient à intensifier progressivement cette sensation en fonction de l'avancement de la traque. La psychologie des personnages est très travaillée. Ma première impression a été de me dire qu'Helena est inconsciente du danger et ne prend des décisions que sur un coup de tête. Mais c'est en découvrant son histoire, sa façon d'apprendre la vie et les choses importante que l'on comprend et adhère (ou non) à ses choix. On pense au syndrome de Stockholm, la description de la vie de la famille est complexe : j'y ai ressenti de la tristesse, du dégoût et de la colère. Bien entendu, on se prend à s'imaginer dans cette situation, qu'est ce qu'on aurait fait à leur place face à un bourreau tout pouvoir. Les sentiments d'Helena sont ambivalents envers ce père qu'elle aimait petite et les ressentiments en découvrant la vérité. Malgré tout, la prise de parti est difficile : la façon de fonctionner d'Helena nous met à distance de l'empathie que l'on pourrait ressentir pour elle. tout cela vient du traumatisme qu'elle a vécut : pendant plus de dix ans, elle a apprit à vivre avec pour seul repère ce marais, la découverte du mensonge et des faits est une partie que j'ai adoré dans le livre ! En bref : Un thriller psychologique réussit qui tient le lecteur en haleine lors d'une traque dans les marais. On est happé par une écriture efficace et qui interroge sur les conséquences psychologiques d'un rapt, kidnapping et mauvais traitements dans l'enfance.

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J’étais loin de me douter de la teneur particulière de ce thriller. Karen DIONNE nous présente une double histoire : celle de l’adulte, femme et maman, traquant son père évadé de prison et celle de son enfance. Les deux points de vue d’une seule et même personne se croisent. Helena a changé de vie, de nom, s’est créé une existence modeste loin de ses souvenirs. Elle a pris du recul, elle s’est décentrée. Pourtant, ces images du passé la rattrapent lorsqu’elle suit la piste de son père, de nouveau libre de ses mouvements. Les règles du passé sont-elles celles du présent ? Le monstre est intelligent, autoritaire, narcissique. C’est un kidnappeur, un tueur, un violeur. Il a un objectif, toujours le même. Il ne s’en détourne pas. Petite Ombre a grandi avec sa mère durant 12 ans, sans jamais croiser un pair, sans lien avec la société contemporaine, isolée et recluse dans le marais, son seul environnement. A travers ses yeux innocents, on assiste, impuissants, aux conditions dramatiques de sa vie, parsemées de petits bonheurs enfantins, de plaisirs innocents de la jeunesse. Ce livre est touchant. Je l’ai dévoré avec frénésie et angoisse. Je l’ai aimé. Je l’ai compris et approuvé tel qu’il est. Il m’a paru juste, réel, tragique et horrible. Il est psychologique et le destin se fait manipulateur. Parfait ! De l’histoire, à la construction de ce roman, j’apprécie beaucoup l’écriture de l’auteure. J’avoue que ce livre restera gravé dans ma mémoire un petit bout de temps… car il est aussi perturbant.

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Je remercie Net Galley et les éditions JC Lattès pour cette découverte. Un thriller psychologique qui se joue sur la longueur. Donc pour certains il sera peut être un peu long mais c'est ce qu'il faut pour en reconnaître tout l'effet psychologique, tout ce qui a façonné Helena vis-à-vis de ce père qu'elle a aimé. Cette vie elle ne l'a pas choisi mais c'est la sienne. Difficile de vivre autrement que ce que l'on a appris enfant, son père c'est son roi… Un endroit : Le Michigan, plus précisément les marais, la nature, son père, sa mère et elle jusqu'à ses 12 ans. L'histoire ici est racontée comme dans un journal, sur le passé, dans un présent, où tout est à refaire. Un récit où l'on a du mal à se positionner, où tout est manipulation. Une histoire comme je les aime, les thrillers psychologiques sont assez tortueux et celui-ci m'a beaucoup fait réfléchir. Je le recommande vivement. Sortie prévue le 07 mars 2018.

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Dans le Michigan, une fillette grandit au milieu des marais, élevée si l'on peut dire par un père issu de la race indienne, violent et déséquilibré, et par une mère de descendance finlandaise. Helena, c'est le prénom de la fillette ( la narratrice du roman) apprend un jour qu'elle est l'enfant d'un viol, que sa mère a été kidnappée à l'adolescence, et retenue prisonnière pendant quatorze ans dans une cabane perdue loin de toute civilisation. Le roman commence le jour où le père, finalement emprisonné, a réussi à s'évader et on sait très rapidement qu'il va tout faire pour retrouver sa fille qui l'a envoyé en prison, et régler ses comptes avec elle... Helena, qui est désormais mariée, avec deux petites filles dans son foyer, va tout faire pour retrouver son père avant la police. Et elle prend la direction des marais. Un récit haletant et incroyablement captivant Ce roman de Karen Dionne m'a happé dès les premières pages, et le suspense est présent tout au long du récit, sans répit. Il est écrit avec un seul point de vue celui d'Helena, mais il y a alternance de deux histoires : celle de la mère inquiète pour sa vie et celle de son mari, de ses enfants; et puis, en même temps, l'histoire de l'enfance liée aux souvenirs de la vie d'ermite qu'elle a du mener pendant quatorze ans. Aucun contact avec le monde contemporain, toutes ses connaissances sont liées à la pratique de la chasse, de la pêche, à la cueillette des fruits. Seule, une collection de « National Geographic » conservée par sa mère lui a permis d'avoir un semblant d'éducation, avec un décalage de quarante ans sur l'époque où elle vit. Une relation complexe avec le père Même si le père, nommé Jacob, est un monstre, Helena conserve de sa relation avec cet homme de bons souvenirs d'enfance. Sans cesse, elle se pose la question de savoir si cet homme l'a aimée en tant que fille, et parfois elle a pu douter de son mauvais fonds. Cette emprise psychologique qu'il exerce sur sa fille est un vrai point fort de ce livre. Du grand art ! Un conte d'Andersen librement adapté Ce roman intitulé « La fille du roi des marais » fait référence au conte d'Andersen « la fille du roi de la vase » qui sert d'ailleurs de fil conducteur à ce thriller. Je ne vois pas de point faible à vrai dire dans le roman, on se laisse conduire du début à la fin sans le moindre moment de lassitude.

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Un thriller psychologique aussi fascinant qu’horrifique, du grand art dans la maîtrise des émotions. Nous naviguons entre fascination et horreur, entre compassion et haine. Fascination devant la complexité de l’âme humaine et la multitude des sévices moraux et physiques que seul l’homme peut créer dans son cerveau. Horreur, car violent, car pervers. Compassion, car comment vivre adulte avec un tel passé. Haine, car comment accepter les tortures aussi bien morales que physiques endurées par les protagonistes. C’est cette étude psychologique taillée dans de la dentelle que nous livre Karen Dionne avec ce roman qui nous tient en haleine de bout en bout. La finesse des détails en fait une œuvre majeure du thriller psychologique. L’émotion monte crescendo, on pense tout d’abord à une vie « normale » dans les marais du Michigan, une famille qui choisit cette existence, la nature et les descriptions qui sont d’une précision doctorale, les scènes de chasse sont d’un réalisme parfois difficilement soutenable, jusqu’à l’apothéose des dernières scènes. Et de fil en aiguille, le comportement des personnages se dessine, d’abord comme une esquisse, puis au plus le rythme s’accélère, au plus les caractères se dévoilent jusqu’à l’insoutenable. L’auteure nous questionne sur l’hérédité, celle de la culture, celle des parents. Comment s’en sortir quand on a connu aucune autre référence que celle qui vous entoure depuis votre naissance, quand on a comme unique référent, un père pervers narcissique et une mère soumise. C’est aussi la problématique comportementale de l’individu face à la société en ayant eu une enfance normale pour lui, mais anormal pour le monde qui l’entoure. L’étude psychologique du père est approfondie jusqu’à l’extrême. Mais c’est aussi un roman qui célèbre la nature, les légendes indiennes, leurs coutumes. Nous découvrons la culture Ojibwés, troisième nation indienne après les Cherokees et les Navajos. La nature y est célébrée dans toute sa splendeur, sauvage, dure. On sent que l’auteure à vécu dans ces marais un certain nombre d’années, en autarcie et en a retiré une expérience personnelle exceptionnelle. Ce roman nous démontre qu’il est possible d’essayer de comprendre l’incompréhensible. « La fille du roi des marais » a été reconnu comme le meilleur thriller de l’année 2017 aux Etats Unis d’Amérique. ©Kariane Maxwell, 24 février 2018

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Helena a 12 ans quand elle rencontre la « civilisation », elle qui est née dans le dénuement le plus total. Son père Jacob a enlevé une jeune fille de 14 ans pour l’obliger à devenir sa femme et vivre avec lui dans les marais du Michigan selon les rites indiens, sans eau courante, ni chauffage, ni électricité. Helena est née de ses multiples viols. Aujourd’hui elle a réussi à construire sa vie, un mari aimant et deux adorables petites filles, qui ignorent tout de ses origines. Son père qui avait été condamné à la prison à perpétuité, est parvenu à s’enfuir de prison en tuant deux gardiens. Helena sait qu’il n’aura aucun mal à semer ses poursuivants, la traque, a été toute sa vie pendant de nombreuses années. Mais aujourd’hui Helena a grandi, elle n’a plus peur de ce père aimant et tortionnaire à la fois, elle sait qu’elle va devoir le traquer, et le battre sur son propre terrain. Il lui a tout appris, Elle met sa famille à l’abri. Commence alors LA TRAQUE ! Ce roman est librement adapté d’un conte d’Andersen, la fille du roi de la vase, on en retrouve d’ailleurs plusieurs petits extraits disséminés tout au long de la lecture, vous saurez à la fin pourquoi. En entamant sa traque, Helena repense et nous raconte sa vie, depuis ses plus lointains souvenirs. Jusqu’à leur fuite, elle ne connaissait rien de la vie de sa mère, ni des conditions de la « rencontre » de ses parents. Son père adorait Helena, il l’a même surnommée « Petite ombre », elle était sa petite ombre parfaite, il lui apprenait tout, poser des collets, les relever, pister les animaux, les tuer, les dépecer, à lire aussi dans de vieux National Géographic. Elle passait ses journées avec lui dans les marais, à pêcher, chasser, ou tout simplement apprendre la nature. Sa mère était l’esclave de la maison et Helena, qui calquait ses faits et gestes sur ceux son père, qu’elle idolâtrait, la traitait de même. Aucun lien ne semblait exister entre la mère et la fille. Son père était sévère, méchant, cruel, vicieux, parfois, mais c’était quand elle faisait une bêtise, la punition était toujours exemplaire, elle devait servir à la faire réfléchir pour ne pas commettre une seconde fois la même erreur. Mais Helena se souvient surtout, combien elle aimait son père, combien il était tout pour elle, combien elle l’admirait, elle aurait pu se passer de sa mère, mais certainement pas de son père, combien elle l’aime toujours malgré toutes les horreurs vues et subies. C’est forcément une histoire très touchante, celle d’une enfant devenue adolescente, puis femme, qui revient sur ses souvenirs. Et même si elle parvient à analyser, et à trouver des bribes d’explications, aujourd’hui, même si elle estime que la place de ce père, est bien en prison, elle ne peut se détacher des souvenirs heureux qu’elle a avec lui. C’est la frontière entre l’amour et la haine, des sentiments parfaitement expliqués tout au long des lignes. C’est la frontière entre le tolérable et l’inacceptable, et même si elle trouve le comportement de son père plus qu’intolérable, elle pardonne beaucoup de choses, parce qu’elle l’aime. J’ai été très émue par cette magnifique histoire, par l’amour qui s’en dégage. J’ai été horrifiée par les actes de ce père, manipulateur, narcissique, parfois inhumain. Helena parle peu des rapports entre ses parents, tout simplement parce qu’il n’y en avait quasiment pas, mais aussi, parce que c’est SON histoire à elle, qu’elle a décidé de nous raconter. Son histoire entre son père et elle, qui se continue dans cette traque. Son père n’a pas choisi de s’évader si près de chez elle pour rien, elle en est certaine. On peut se demander si une fois encore il aura le dernier mot, si la petite fille terrorisée par ce père incontrôlable a définitivement laissé place à cette femme indépendante et autonome qu’Helena est devenue. Ce roman a été le roman de l’été dernier aux Etats-Unis, plus de 7 millions d’exemplaires vendus. Il sera disponible en France le 7 mars 2018, merci à Net Galley et aux Editions JC Lattès de nous avoir permis de le lire en avant-première. Devant le succès littéraire rencontré aux US, et celui qu’il ne manquera pas de rencontrer en France, un film est actuellement en projet réalisé par Morten Tyldum (Imitation Game) avec dans le rôle de Helena, Alicia Vicander (The Danish Girl). Le tournage devrait débuter au début de l’été. Je suis un peu étonnée du choix de l’actrice, elle va devoir assumer ce rôle de sauvageonne cruelle. Pour l’instant aucune information n’a filtré quant à qui tiendrait le rôle du père. Ce seront de toute façon deux rôles très forts.

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Un livre captivant, justement sur le sujet de la captivité, de la survie en plein nature, de la transmission familiale. On vit avec Helena, on survit avec elle, on grandit en même temps. Quelle enfant sauvage et quelle formidable femme ! Quels choix ? Je n'ose pas trop en raconter de peur d'en dévoiler trop mais : l'écriture est tellement visuelle, le sujet si bien traité, l'histoire nous emporte. J'ai hâte de lire d'autres livre de cette auteure !

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Dans ce livre, nous avons une alternance entre la vie d'Helena aujourd'hui, dans le monde civilisé, et son enfance dans les marais. C'est à la fois un suspense et un livre psychologique. L'histoire La fille du roi de la vase de Christian Hans Andersen sert de fil conducteur qui nous est expliqué à la fin. Le suspense est dans autant dans la traque de son père qu'Helena est obligée de s'imposer, que dans la vie dans la cabane. Car la vie auprès de cet homme pervers n'est pas de tout repos. Il est autant capable de montrer de l'amour à sa fille que de faire preuve d'une cruauté effarante. Que penser de cet homme qui a enlevé une fille, l'a séquestrée et lui a fait un enfant ? Lui, qui fait preuve d'attention envers sa fille, jusqu'où peut-il aller dans la malversation ? L'aspect psychologique est incroyablement développé. Comment la mère d'Helena vit-elle cette vie de famille, auprès de l'homme qui l'a enlevée et cette enfant née du viol ? Quelle mère est-elle ? Comment cette enfant se construit-elle, isolée du monde, auprès d'un homme manipulateur ? Quelle femme peut-elle devenir ? Qui est vraiment Jacob ? Est-il un bon père ? Lorsque Helena revient à la vie en société, ses difficultés sont très bien décrites. Cette situation n'est pas aisée pour elle qui ne connaît pas les codes. J'ai beaucoup aimé ces passages. Ce thriller est aussi un hommage à la nature et à la culture indienne. Les descriptions de l'auteure sont exceptionnelles. J'ai vraiment eu la sensation de vivre au cœur de cette nature, dans les marais. Certaines scènes de chasse ont été très difficiles à lire pour moi, tant le réalisme est sidérant. La fille du roi des marais a été un best-seller aux États-Unis. C'est mérité. Ce livre tient en haleine, et fait énormément réfléchir sur l'ambivalence de l'être humain et des sentiments. Il nous fait alterner entre la compassion et la répulsion, entre l'empathie et la haine. Il sort le 7 mars et je vous le recommande fortement. Il va vous hanter. Merci à NetGalley et aux Éditions JC Lattès pour cette découverte.

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L'histoire d'Hélèna, fille d'une mère enlevée et séquestrée par un homme qui n'est personne d'autre que son père, durant 12 années. Elle nous raconte sa vie avec ses parents, sur un îlot dans les marais, sans eau, sans électricité. Pour survivre il fallait pêcher, chasser, tuer. Le jour où son père s'échappe de prison, elle n'a que seule idée : le retrouver, le traquer : choix difficile à faire envers son père qu'elle aime malgré les souffrances. J'ai beaucoup aimé la narration, la navigation entre le présent et le passé, les détails, le caractère sombre des personnages. Ce roman devient très rapidement addictif.

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Très bon thriller, bien mené, original dans son traitement. La psychologie des personnages est très intéressante, le choix des évènements racontés également. Les aller-retour entre passé et présent donnent de l'épaisseur à l'intrigue et permettent d'être en osmose avec le personnage adulte. Le tout est bien écrit, et même le conte relaté en début de certains chapitres colle à l'histoire. L'ensemble est passionnant et rassurez-vous, pas du genre voyeur. La cruauté de la situation face à l'innocence de l'enfant éduquée loin de la civilisation est très bien rendue grâce à de bons choix narratifs. Un roman addictif que je recommande.

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Ce roman nous entraîne dans la vie d’Helena, femme, épouse, et mère de deux petites filles. Son quotidien bascule, lorsqu’elle apprend par la radio, qu’un homme s’est échappé de prison, après avoir tué deux gardiens, et que cet individu est en cavale dans la région. Cet homme n’est autre que… son père. Helena est l’enfant du viol entre cet homme et une adolescente qu’il avait kidnappé avant de la séquestrer dans les marais. Cette fuite de prison, fait replonger Helena dans ses souvenirs, plus particulièrement son enfance et son adolescence, alors qu’elle ne savait rien du monde extérieur, prisonnière en pleine nature entre sa mère et son bourreau de père. C’est une course contre la montre remplie de suspense qui se joue, alors que la police cherche le fugitif en vain, Helena sait qu’elle sera la seule capable de le retrouver dans ce milieu hostile et secret que sont les marais. Accompagnée de son chien, elle part en quête de ce père et aussi de ses souvenirs dans un huit clos entre elle, la nature et son père. Malgré quelques longueurs, le suspense est prenant dans ce livre qui alterne entre les recherches d’Helena dans les marais et les souvenirs de son enfance. On vit à travers elle, son amour et sa haine envers son père, sa découverte de la nature, des animaux, de la chasse et de la pêche. Cette captivité qui a fait aussi d’elle, la femme qu’elle est aujourd’hui.

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Helena est maman de deux adorables filles, Sou et Iris et vis le grand amour avec Stephen son mari. En apparence, elle est une mère de famille à la vie bien tranquille mais elle cache un terrible secret. Son passé la rattrape lorsque « Le roi des marais », un prisonnier très dangereux s’évade de prison et assassine deux gardiens de sang froid. Ce prisonnier, c’est son père, Jacob, un homme issu de la race indienne. Il a été condamné pour avoir kidnappé une fillette de dix ans et l’avoir gardée en captivité dans une cabane au fond des marais durant presque quatorze ans. Helena est la fille du « roi des marais » née du viol entre le kidnappeur et sa victime. Helena, qui a vécue toute son enfance loin de toute civilisation comprend donc rapidement que sa famille est en danger, que son père va vouloir régler ses comptes. Il connait les lieux comme sa poche et la police n’a aucune chance de le retrouver. La seule solution, Helena doit aller à sa recherche, elle le connaît, elle pense et réagit de la manière dont il l'a façonné : elle est la seule à pouvoir l'arrêter. Une traque aussi horrifique que fascinante commence. Jacob, ce monstre est très intelligent, violent, autoritaire, pervers et narcissique. C’est un kidnappeur, un tueur, un violeur. On le déteste, on découvre certaines scènes qui sont dures et on ne peut rien faire. On se demande si quelqu’un comme ça existe réellement. L'étude psychologique du père est approfondie jusqu'à l'extrême, il m’a fait frissonner d’effroi. Le personnage d’Helena est très intéressant. Je ne sais pas si je me suis attachée à elle, car certains passages dans son enfance m’ont laissée froide, à sa façon de penser, son côté sauvage, son caractère, je pense que c’est le côté « Jacob miniature » qui me laissait une certaine froideur envers le personnage. Helena petite, n’a eu aucun contact avec le monde extérieur, toutes ses connaissances sont liées aux méthodes sauvages telles que la pratique de la chasse, de la pêche, à la cueillette des fruits. Elle vivait avec ses parents exclu de tout monde moderne, seule, une collection de journaux « National Geographic » lui a permis de savoir que le monde était peuplé d’autres humains et lui permettait de s’imaginer d’autres choses que la cabane et des marais. D’ailleurs petit bémol, le mot « National Geographic » est noté tellement de fois que j’en pouvais plus de le voir au bout d’un moment. J’ai adoré la relation complexe entre le kidnappeur et sa fille. On est proche du syndrome de Stockholm (éprouver de l’amour/admiration pour son criminel). Mais pas tout à fait car Helena ce n’est pas la victime, mais juste sa fille. Elle n’a pas d’autre référence qu’un père pervers narcissique et une mère soumise. Donc comment peut-elle savoir que c’est un véritable monstre ? Elle l’admire tout simplement comme une fille aime son père, elle en garde de fabuleux souvenirs d’enfance. Cette emprise psychologique qu'il exerce sur sa fille est un vrai point fort de ce livre. Karen Dionne nous alterne deux histoires dans son roman. Celle de l’adulte, cette mère inquiète pour sa famille traquant son père et prête à tout pour le retrouver afin de protéger ceux qu’elle aime. Et celle de l'enfance d'Helena liée aux souvenirs de sa vie en captivité, loin du monde civilisé qu'elle à du mener avec ses parents. Les deux points de vue d’une seule et même personne se croisent. L’auteure a fait le choix de nous raconter l’histoire d’Helena à la première personne. On se retrouve dans ses pensées, on voit les évènements de ces yeux d’enfant tout d’abord avec toutes les interrogations qui lui traverse l’esprit comme en percevant la relation violente entre ses parents, pourquoi sa mère est distante et froide ou encore ses amis imaginaires. Dans ses pensées d’adulte, elle retranscrit ce côté torturé et différent des autres qui est difficile dans sa vie quotidienne. Côté écriture, pour moi il y a eu quelques passages un peu longs, où il y avait beaucoup de descriptions du lieu, où la nature dicte sa loi, cela accentue la dramaturgie du roman et nous apprend beaucoup sur la culture ojibwé et les légendes indiennes mais pour moi ce n’est pas ce que j’apprécie dans un thriller. Après je dois l’admettre, le suspens est accentué par l'environnement : malgré qu'il s'agisse de grands espaces, de forêt et de vie en pleine nature, on se sent oppressé et l'auteur parvient à intensifier progressivement cette sensation en fonction de l'avancement de la lecture. CONCLUSION Un thriller psychologique qui excelle dans la maîtrise de nos émotions. Nous naviguons entre fascination et horreur, entre compassion et haine. Même si la fin n’est pas dingue en soit, et n’apporte pas de surprise, la lecture de ce roman était très intéressante. L’étude psychologique des personnages est tellement bien expliquée qu’on se fond dans l’histoire. La vie de ces trois protagonistes loin de toute vie humaine et vraiment réaliste et fascinante. C’est ces points forts que j’ai retenu dans ma lecture, plus que la traque en elle-même.

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La trame de l'intrigue pourrait paraître facile, une jeune femme, marquée par une enfance éloignée de tout, née du kidnapping d'une jeune fille par un type franchement asocial, autoritaire et violent, refait sa vie. Elle garde des séquelles de sa vie de recluse au milieu des marais mais s'en tire plutôt bien, jusqu'à ce qu'elle comprenne que l'évasion de son père menace sa nouvelle vie. On flirte ici sans cesse entre un syndrome de Stockholm ("mon bourreau, ce héros") et sa mise à distance ("ce bourreau, quel salaud") et l'équilibre, fragile, donne toute sa saveur à une narration qui, outre une exploitation sensible des personnages (personne n'est 100% ni bon ni mauvais), fait la part belle à l'environnement : il y a en effet de très belles pages où la nature dicte sa loi, où la neige et le froid dominent et accentuent la dramaturgie de ce roman. Le rythme est enlevé, le personnage d'Helena suscite l'empathie, l'évocation de la culture ojibwé est fascinante, et j'ai passé un très bon moment ! Merci NetGalley et JC Lattès !

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Sur la couverture on y voit au premier plan un lac ou un étang ou un marais et au second plan un cabanon avec autour des arbres. Tout commence quand Helena entend à la radion qu'un dangreux prisonnier s'est évadé, elle sait de suite que c'est son père, son mari Stephen n'est même pas au courant de son enfance. Elle va aller le dénicher de sa cachette et à partir de là elle va traquer son père et au fil de cette traque, l'auteure va nous en apprendre un peu plus sur la vie passée en étant séquestrée avec sa mère par son père. J'ai lu ce livre en une matinée j'ai accroché de suite à l'histoire si bien écrite. L'auteure nous entraîne dans une traque au fugitif échapé de prison tout en nous relatant le passé d'Helena. Je recommande vivement ce livre.

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Bien qu'elle porte un prénom très féminin, Helena n'a rien à envier aux garçons les plus endurcis. Élevée en garçon manqué par un père qui n'est autre que le kidnappeur de sa mère, Helena n'a jamais connu d'autre horizon que celui formé par les roseaux du marais de la Péninsule Supérieure du Michigan, la prison au grand air choisi par son père pour abriter sa "famille". Prisonnières de leur tortionnaire, Helena et sa mère le sont pendant presque quinze ans, jusqu'à ce que le destin décide de les extraire de la vase... Son père, emprisonné pour enlèvement, séquestration, violences sur autrui, est l'héritier des traditions indiennes ancestrales. Chasseur et fin limier, le Wild est son domaine, survivre et ruser ses raisons d'être... La vie d'Helena et de sa famille bascule le jour où son terrible et cruel géniteur parvient à s'évader pour revenir rôder dans le marais. Pour Helena, la situation est claire : elle et les siens ne pourront être en sécurité tant qu'il sera libre et errant, et elle est la seule personne au monde à pouvoir le retrouver. Roman à suspens plus que thriller, "La fille du roi des marais" propose une narration originale dans des décors atypiques, fort humides et insalubres. Les chapitres s'alternent en développant deux dimensions temporelles : la traque d'Helena pour retrouver son père et tenter de le neutraliser, et l'évocation des quatorze années où elle vécut au cœur du marais, loin de toute présence humaine autre que celle de son père et de sa mère. Personnellement, j'ai davantage apprécié la seconde même si les deux sont bien reliées entre elles par une mécanique efficace. Si le style d'écriture n'est pas inoubliable, il est bien compensé par les descriptions de la vie à la rude qui permettent au lecteur de partager la vision d'une existence archaïque et primitive, coupée de toute civilisation moderne mais en adéquation totale avec les usages premiers des nations indiennes. Le rapport à la nature est très fort dans ce roman, il y est donc beaucoup question de pêche et de chasse, ce qui ne plaira pas à tout le monde. Le récit accuse d'ailleurs quelques longueurs. Beaucoup de violence tant physique que psychologique teinte donc ce roman de nuances sombres. Les décors, les conditions de vie, les violences faites notamment à une jeune femme et à une jeune enfant, tout est fait pour créer un climat hostile et anxiogène. Cet aspect du roman est très réussi. J'aurais simplement voulu davantage m'attacher à Helena mais son pragmatisme l'aura empêché.

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Le coup de coeur de Delphine : Avec un titre et une couverture aussi poétique, j'étais loin d'imaginer l'histoire qui allait se dérouler à travers ces pages. Karen Dionne nous raconte l'histoire d'une petite fille qui a grandi dans les bois, son monde se résume à sa mère qui ne parle pas beaucoup et son père qui lui apprend tous les secrets de la forêt. Ce père, avec qui elle partage tant, est en fait un monstre. On pourrait parfaitement croire à un conte de fées et, par certains côtés, La fille du roi des marais en est un, mais comme dans chaque conte tout peu basculer d'un instant à l'autre et il n'y a pas toujours de fin heureuse. L'évasion de son père est l'occasion pour Helena de nous révéler son passé, petit à petit, elle nous livre ce qu'a été son enfance. On est souvent mal à l'aise devant la complicité qui unit la fillette à ce criminel, l'admiration qu'elle a pour celui qui l'emmène chasser, qui lui apprend à tirer, à poser des pièges… Puis, il y a aussi l'histoire de sa mère, enlevée par un tortionnaire, une gamine de quatorze ans qui a subi la cruauté de son bourreau sans rien faire. Pourquoi n'a-t-elle pas cherché à s'évader, à tuer celui qui lui a volé sa vie ? Cet homme qui savoure chaque moment qui creuse encore plus l'écart entre Helena et sa mère, comment peut-on rester là tout simplement… Par moments, on ne comprend pas qu'elle ne tente rien mais, au fur et à mesure que l'histoire se déroule, on comprend qu'elle a baissé les bras et qu'à sa place, nous n'aurions, peut-être, pas été plus courageuse. Helena est une héroïne pas comme les autres, victime de cet homme sans le savoir, elle va nous faire passer par beaucoup d'émotions. J'ai été révulsée devant les punitions, écoeurée par la brutalité de certaines scènes de chasse, mais il m'était impossible de lâcher se livre, j'étais, moi aussi, prisonnière dans cette cabane, observatrice impuissante et souvent déstabilisée par ce qui se passait. Karen Dionne crée une ambiance angoissante et nous livre un thriller psychologique complexe et tout à fait réaliste et Helena est un personnage que j'aurais beaucoup de mal à oublier. L'avis de Montse : Ce livre m’a d’abord attirée par sa sublime couverture et son titre et puis la quatrième de couverture a fini de me convaincre. J’avoue avoir été perturbée en début de roman car je m’attendais à une intrigue plus classique ce qui n’est vraiment pas le cas avec La fille du roi des marais. Nous allons faire la connaissance d’Helena au moment où son père s’évade de prison. A partir de là, Karen Dionne a choisi de faire des allers-retours passé / présent. Helena va partir à la recherche de son père dans les marais car elle estime qu’elle est la seule à savoir comment il fonctionne, celle qui le connaît le mieux. Au fur et à mesure de sa quête, elle va se rappeler son enfance dans les marais et je dois avouer que ce sont ces passages dans le passé qui m’ont le plus marquée. Cette petite fille qui, pendant les premières années de son existence, n’a connu que cette vie « sauvage » et qui ne savait rien de ce qui se passait dans le reste du monde, ni même à quelques kilomètres de son foyer. Ces scènes sont parfois touchantes, parfois très cruelles mais ce qui est sûr, c’est que la nature perverse de son père nous frappe de plein fouet à chaque fois. Elle va également nous raconter comment elle a vécu son entrée dans la civilisation, ses difficultés avec les codes sociaux, etc… Helena est vraiment un personnage à part. Son comportement en début de récit pourra vous faire tiquer mais, peu à peu, son parcours va nous aider à mieux la comprendre. Son enfance dans les marais l’a marquée à vie. Sa psychologie est particulièrement travaillée par l’auteure. La nature est, bien entendu, omniprésente, de belles descriptions de ces marais nous accompagnent tout au long du livre. Un roman très noir avec certaines scènes particulièrement violentes qui ne vous laissera pas indifférent.

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Héléna a un mari aimant, deux petites filles adorables, et un travail prenant. Mais Héléna a un secret : elle est l'enfant d'un viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane sans eau et énergie, dans un marais du Michigan. Héléna a grandit comme une sauvageonne et aimait son père, jusqu'à ce qu'elle découvre sa cruauté. Et vingt après, un détenu s'évade. Elle mesure son erreur : comment a-t-elle crut pouvoir tirer un trait sur son passé et le caché à ses proches. Un thriller hallucinant et hors norme ! Dès la première page on est emporté dans les sentiments d'Héléna, puis une traque entre la fille et son père., deux être intimement liés. Au fil du roman, on découvre via des flashs backs, la façon dont elle a été élevée : une vie de sauvageonne ; et comment elle a découvert la vérité et sa réaction. Rien ne nous épargner : résignation, violence, révolte, horreur... Bref, j'ai vraiment aimé ce roman et je n'ai trouvé aucune longueur.

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Résumé La fille du roi des marais de Karen Dionne Helena est en train de vendre ses confitures avec sa dernière fille. Elle est mariée et a deux enfants. Elle entend à la radio qu’un prisonnier, condamné à la prison à vie, s’est évadé. C’est son père. Elle a peur car c’est elle qui l’a fait condamner. Helena annonce qu’elle va raconter son histoire et non celle de sa mère. Avis La fille du roi des marais de Karen Dionne Helena et son père sont au centre de cette histoire. Un père qu’elle a fait arrêter il y a quinze ans et qui vient de s’évader. Lors de cette véritable chasse à l’homme, Helena se rappellera tout ce qu’elle a connu avec lui, dans son enfance, ce qu’il lui a appris, dans cet endroit des marais si reculé où ils vivaient sans électricité, ni eau courante. Elle ne cherche pas d’excuses à cet homme même si elle l’aime car elle sait ce qu’il a fait. Pourtant, elle peut arriver à nous le rendre plus ou moins attachant. Il a été peu aimé par ses parents, il semble avoir de graves problèmes psychologiques, il n’accepte pas d’être contredit. Mais auprès de lui, Helena a su comment survivre dans un milieu naturel hostile, malgré une bonne partie de violence. Helena ne se considère pas comme une victime car elle est née en captivité et n’a jamais su ce qui s’était passé pour sa mère. Elle le révèle, elle a plus aimé son père que sa mère car pour cette dernière, difficile d’être proche de sa fille, surtout qu’elle a été très malade juste après l’accouchement. Face à la violence de cet homme, elle ne s’est jamais interposée entre lui et Helena. En quinze ans, Helena a su faire la part entre le pour et le contre et comprendre pourquoi sa mère n’a jamais cherché à s’enfuir, s’est enlisée dans cette vie. Malgré tout l’amour qu’elle porte à son mari et il semblerait qu’il lui ait pardonné, Helena culpabilise de ne pas avoir tout raconté dès le départ. Mais difficile quand on a été sous les feux des projecteurs pendant de nombreuses années. Pourtant, il semble qu’il aurait été un formidable soutien même si la dernière partie de l’histoire doit se jouer entre le père et la fille, face à face, sans personne autour. Qui va gagner dans cette lutte mortelle ? La fille sera-t-elle plus forte que le père ? Pour le comprendre et pour comprendre l’évolution d’Helena, le roman nous donne des éléments de l’histoire d’Andersen. Le roi des marais sait se sortir pratiquement de tout. Il connait ces marais comme sa poche. Quelle peut être sa faiblesse ? Sa fille ? Une relation amour-haine pour la fille car cet homme l’a rendue très malheureuse lorsqu’éprise de liberté, elle s’est enfuie avec sa mère. Elle a dû apprendre ce que c’était de vivre au milieu de personnes civilisées avec des us et des coutumes. Et au fil des pages, à des moments inattendus, Helena fait des découvertes, des présents, matériels et humains, si l’on peut dire, laissés par son père. Cela permet à la tension de monter petit à petit. Tout le long de ce récit d’Helena où elle se rappelle sa vie dans les marais, c’est la traque entre entre elle et son père. Ces rappels, ce présent vont lui permettre de se rendre compte de la personnalité de cet homme. Helena, pratiquement heureuse maintenant, va vouloir tout faire pour sauver sa famille, surtout ses filles. Elle ne veut absolument pas qu’elles vivent ce qu’elle a vécu. Elle souhaite qu’elles soient libres et que plus tard, elles comprennent d’où elles viennent. Le roman est servi par de magnifiques paysages, sublimés par la plume de l’auteur, qui a vraiment l’art du détail. Le lecteur peut parfaitement les imaginer. Ces endroits sont vierges mais ne me donnent franchement pas trop envie d’y passer la journée. Un roman très psychologique où le décor joue un très grand rôle. Personnellement, malgré toutes ces qualités, ce n’est pas un coup de coeur. J’ai eu quelquefois du mal à m’y plonger. J’ai eu un soubresaut à un moment donné suite à un acte, j’espérais ce dénouement, mais la tension n’a pas été assez forte pour moi. Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, Netgalley et les Editions JC Lattès

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#LaFilleDuRoiDesMarais #NetGalleyFrance Merci aux éditionsJ.C Lattès qui, par l'intermédiaire de NetGalley, m'ont permis de découvrir ce titre dont j'avais très envie. Un grand merci même car j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman que j'ai dévoré à vitesse grand V, un vrai plaisir de lecture comme je n'en avais pas eu depuis un moment. La fille du roi des marais est un livre passionnant sur plusieurs plans. Il y est question de séquestration, de la violence et de la cruauté du ravisseur, un sujet mainte fois rebattu, maintes fois lu en ce qui me concerne et pourtant cet aspect là est ici traité de manière tout à fait originale, ne serait-ce que parce que la narratrice n'est pas la victime du kidnapping mais la fille de celle-ci. La sensation d'enfermement n'y est pas circonscrite à une cave sordide, la mère et la fille voient le jour, cette dernière a même une grande liberté de mouvement mais uniquement avec son père et dans les limites d'un marais bien caché aux yeux du monde. Un univers très particulier que l'auteure nous fait visualiser parfaitement, la nature devenant un "personnage" omniprésent, indissociable du récit. La culture indienne s'y fait la part belle mais le récit fonctionne aussi habilement en miroir avec des passages d'un conte d'Andersen que je connaissais absolument pas. La psychologie de tous les personnages principaux est extrêmement fouillée et Helena nous livre sa vision du monde et de ses parents jusqu'à l'âge de 12 ans, au moment où elle et sa mère s'enfuiront du marais (je ne spolie pas : on le sait rapidement) puis sa vision de femme adulte connaissant maintenant tous les tenants et aboutissants ce qui s'est joué dans son enfance mais dont elle n'avait alors pas conscience. Entre haine et amour puisqu'elle ne s'est construite que par rapport à cet homme, ses rapports avec son père, déjà complexes, vont encore s'exacerber quand celui-ci s'évade de prison. Elle sait qu'elle est la seule à pouvoir se mesurer à lui et le retrouver, ce qu'il cherche d'ailleurs, et la traque qui s'en suit est haletante. La fille du roi des marais n'est peut-être pas un page-turner au sens où on l'entend généralement mais le suspense est intense. La profondeur d'analyse des thèmes abordés en font un thriller psychologique, une histoire de résilience, qu'il ne faut surtout pas laisser passer...

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Je n'avais pas entendu parler de "La Fille du Roi des Marais" de Karen Dionne, mais j'ai remarqué ce roman dans le catalogue de NetGalley France et le résumé m'a intriguée. Héléna est mariée et mère de deux petites filles. Si sa vie semble en apparence calme et normale, Héléna cache un lourd secret, que même son mari ignore. Il y a une trentaine d'années, une adolescente a été enlevée par un homme qui l'a gardée en captivité pendant quinze ans dans une cabane dans les marais. Héléna est l'enfant née de ces viols, qui a grandi avec son père et sa mère jusqu'à ses douze ans, avant de rejoindre le monde libre. Le père d'Héléna a finalement été arrêté et envoyé en prison, mais la jeune femme apprend qu'il vient de s'évader...Héléna est sûre qu'il va venir la retrouver. Elle sait également qu'elle est la seule à pouvoir l'affronter... La lecture de "La Fille du Roi des Marais" a été une excellente surprise. Il y a trois contextes très intéressants dans ce livre. Le premier est la vie dans la cabane, que l'on découvre grâce à de nombreux flashbacks. A l'époque Héléna n'avait pas conscience que sa mère et elle vivaient en captivité, ayant toujours connu cette vie. Elle était fascinée par son père, un Indien Ojibwé avec qui elle passait beaucoup de temps, et qui lui apprenait à chasser. La mère, brutalement arrachée à l'adolescence par son kidnapping, cassée par les viols et les mauvais traitements, enfermée toute la journée dans la cabane à effectuer des corvées, vivait quotidiennement dans la peur. Sa relation avec sa fille était ambivalente, elle n'arrivait pas à lui prodiguer tendresse et affection, mais cherchait malgré tout à la protéger et à lui exprimer timidement son attachement. Le second est l'adaptation au monde, lorsque Héléna et sa mère ont recouvré la liberté. C'est là qu'Héléna a véritablement compris qu'elle avait vécu dans le mensonge durant toutes ces années : ses parents n'étaient pas un couple, ce père qu'elle admirait tant était un être pervers et malfaisant, cette mère soumise pour qui elle éprouvait un vague mépris était une victime - l'adolescente a dû également passer de la vie sauvage, tournant autour de la chasse et de la nature, à une vie structurée avec des règles, des lois, l'école, l'interaction avec les autres... Et le troisième contexte est celui de la confrontation père-fille : Héléna sait que son père s'est évadé pour la retrouver et qu'il la traque, ce qui crée une tension sourde jusqu'à la rencontre. Ce roman est vraiment riche, il repose sur la personnalité d'Héléna mais aussi sur la relation hors normes qu'elle entretient avec son père. La vie dans la cabane est sans doute la partie la plus intéressante car  la vision d'Héléna est totalement déformée par rapport à la réalité. C'est l'histoire d'une femme qui a dû tout apprendre à l'adolescence, et analyser tout ce qu'elle avait vécu jusque là selon le prisme du kidnapping, de la violence, et de la contrainte. Héléna n'est ici pas la victime, mais la fille de la victime et du bourreau, ce qui donne une vraie originalité au roman.   Je ne sais pas si "La Fille du Roi des Marais" est le premier roman de Karen Dionne, mais c'est en tout cas le seul qui est publié en français, et il est vraiment très prometteur! Le livre sera prochainement adapté sur grand écran avec Alicia Vikander dans le rôle d'Héléna. Une belle découverte!

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Ce thriller est un huis clos passionnant et émouvant avec des descriptions des paysages et de l'environnement telles qu'on s'y croirait et qu'à chaque pause dans la lecture, le retour au monde réel est parfois difficile... Le choix d'une héroïne féminine est original, perturbant et angoissant. On a beaucoup de mal à cerner le personnage d'Héléna. Elle est mère de famille, elle a une vie normale mais on sent encore le côté sauvage. Alors quand elle décide de partir "chasser" son père en fuite pour le remettre aux autorités, on s'interroge, va-t-elle pouvoir réussir, après tout c'est son père et toutes les petites filles aiment leur père. Elle est le personnage principal, la narratrice, c'est à travers elle que l'on vit toute l'histoire, la présente quand elle parcourt le marais sur les traces de son père, l'ancienne quand elle nous raconte sa vie d'enfant dans ces mêmes marais aux côtés de son père dont elle est la petite ombre. On sent bien le côté ambivalent de ses sentiments. Ignorante de sa situation d'enfant du viol, elle vivait une vie normale à ses yeux d'enfant. Elevée par son père très autoritaire et parfois brutal, selon les rites indiedens, au milieu des bois dans une cabane sans eau ni électricité où la chasse était l'activité indispensable pour se nourrir, Héléna a développé une personnalité qui dérange le lecteur. Elle est le clone de son père et le fait que ce soit une fille est encore plus dérangeant pour le lecteur. On a du mal à s'attacher à elle, voire même on la trouve antipathique ... Mais au fil de son récit d'enfant on voit son évolution, comment elle change peu à peu, comment elle prend, lentement conscience de la nature de son père. L'évolution est encore plus flagrante sur ses relations avec sa mère. On apprend au fil des pages à connaître vraiment Héléna et ce qu'elle a vécu dans les marais puis dans le monde moderne quand elle a quitté le marais, ses attentes, ses déceptions et on se surprend à s'attacher à elle. On a l'impression d'apprivoiser un animal sauvage. L'autrice décrit tellement bien les paysages et l'ambiance des bois qu'on s'y croirait vraiment. On est immergé dans ce décor sombre, humide, et cette ambiance participe à l'angoisse de l'intrigue. Et cette intrigue est très bien faite. Les chapitres ne sont pas trop longs, ils nous font passer du passé au présent de manière subtile et la tension grimpe au fur et à mesure pour les 2 histoires : comment Héléna a quitté le marais quand elle était enfant? Va-t-elle retrouver son père aujourd'hui et comment tout ça va finir?  les derniers chapitres sont captivants. J'aime quand la tension monte progressivement durant toute l'histoire. Bref, La fille du roi des marais est un excellent thriller, angoissant, captivant et aussi émouvant à découvrir aujourd'hui en librairie.

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Helena est la maman de deux adorables petites filles, Iris et Sou, ainsi que la femme de Stephen, un homme qu'elle aime et avec qui elle vit le grand amour. Sans compter Rambo, leur fidèle chien. Elle a tout pour vivre heureuse, vous pensez ? Ce n'est pas faux, mais c'est sans compter son passé, que la jeune femme ne peut complètement effacer tant de son esprit que de son corps. Parce qu'Helena n'est pas une personne comme les autres, non. Elle est l'enfant d'un crime, même de plusieurs. En effet, alors qu'elle avait quatorze ans, sa mère a été enlevée, séquestrée, violée, humiliée et battue par un homme, pendant quatorze autres longues années au milieu des marais du Michigan, dans une cabane sans eau courante ni électricité. La captive est soumise, brisée et obéissante, même si elle caresse toujours le doux espoir d'un jour retrouver la civilisation, et assez distante avec sa fille. Lui est tyrannique, impose son mode de vie, ses envies, ses volontés et apprend tout ce qu'il connait sur la nature à sa fille, ainsi que les coutumes de son peuple, les objiwés. C'est ici, dans ce lieu et dans cette ambiance qu'a grandi la petite fille aujourd'hui devenue femme. Le récit commence par le début d'un conte de Hans Christian Andersen, La Fille du roi de la vase, qui sera un peu le fil conducteur de l'histoire qui alterne entre deux périodes, celle du présent et du passé d'Helena. Après tout, n'est-ce pas la meilleure analogie pour celle que l'on surnommait dans la presse la fille du roi des marais ? Dans le présent, on apprend comment l'adolescente a vécu son retour à la vie civilisée (son émerveillement lors de la découverte de l'électricité et de l'eau courante), sa rencontre avec ses grands-parents maternels (que je les ai détestés ceux-là !), ses difficultés à s'adapter à la modernité et aux gens. Une fois adulte, on ressent sa peur que l'on apprenne sa véritable identité qu'elle s'est efforcée d'enterrer au maximum, sa vie de famille (qui ignore tout). Helena est restée une fille des marais un peu sauvage qui a besoin de cette proximité avec la nature et aussi, parfois, de se retrouver seule avec elle. On assiste, avec ses yeux de mère inquiète, à cette chasse à l'homme qu'elle entreprend, celle de son propre père, en fuite après son évasion de la prison où il purgeait sa peine. Elle est la seule à pouvoir le retrouver et, pour protéger sa famille, elle est prête à replonger dans le passé, ce passé qui recèle à la fois tant de joies et de douleurs... Dans le passé, on apprend la façon dont vivait cette "famille". Les conditions de vie spartiates et difficiles (surtout lors des hivers plus que rigoureux de cette région), l'apprentissage de la chasse, de la pêche, des coutumes et des histoires objiwés (origines de Jacob), la relation d'Helena avec ses parents. La petite fille voue une adoration sans borne à son père qui lui apprend tant de choses, qui est doué pour tout et l'émerveille avec ses histoires. Son père, c'est sa vie. Elle a parfois peur... peur de le décevoir et subit les châtiments avec force et courage. Son comportement envers sa mère, lui, m'a un peu choqué. Elle est froide voire méprisante avec elle. Mais, dans un sens, on ne peut pas lui en vouloir : à voir son père ne lui laisser aucun droit et à qui elle obéit toujours, comment ne pas agir comme lui et ne pas la percevoir de la même façon ? Peut-être un petit bémol pour les amis des animaux (dont je fais partie), il y a pas mal de scènes de chasse, ce qui est un peu logique quand on vit reclus au milieu de nulle part... Je n'ai pas été plus surprise que ça par la finalité du livre, parce que je m'attendais à quelque chose dans le genre, mais je ne peux pas dire que j'ai été déçue pour autant. C'est une fin que je trouve logique et bien amenée, avec quelques rebondissements. En résumé, ce livre, j'ai vraiment aimé être happée entre ses pages. Cette histoire est vraiment terrible, mais elle sait nous engloutir et nous faire ressentir à la fois la liberté au cœur des marais lors des vadrouilles père/fille, mais aussi cette sensation d'étouffement entre les planches de leur cabane, cette prison au cœur de l'immensité du monde. L'auteure a su rendre unique cette histoire en choisissant un point de vue que, personnellement, je n'ai jamais rencontré ailleurs. Helena est un personnage très travaillé, avec une psychologie vraiment très intéressante (celle du père aussi d'ailleurs ainsi que leur relation : celle d'une enfant façonnée par lui, un peu à son image). On voit son évolution au fil des pages narrant son enfance, ses moments marquants, ses joies et ses craintes. Sa colère aussi. J'ai tout de même ressenti un petit déséquilibre entre le passé et le présent, parce que j'ai plus été intéressée par le passé d'Helena et que par la traque qu'elle mène contre son père. Un thriller psychologique que je vous conseille les yeux fermés.

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Quel livre fabuleux, à certain moment j’étais entre l’enfant sauvage de Truffaut et Nell de Michael Apted. J’ai ressenti un grand sentiment d’isolement au fil des pages, être ainsi coupée du monde extérieur, vivre dans cette cabane rendrait n’importe qui claustrophobe. Nous savons tous combien sont importantes nos premières années, c’est un peu la clé de voute de notre personnalité, nous nous construisons petit à petit grâce à nos rencontres, famille, amis, école si cette base de construction n’existe pas ou bien est réduite à son minimum comment faire pour combler les écarts et boucher les fissures ? Comment Helena pourra-telle y parvenir ? Peu de liens avec l’extérieur, uniquement un tas de vieilles revues du National Geographic que la jeune fille garde comme un trésor, de temps en temps un avion qui passe dans le ciel. Il est fait référence à la tribu des yanomamis à laquelle Helena peu facilement s’identifier et qui n’ont aucun contact avec le monde extérieur et vivent dans les profondeurs de la forêt amazonienne, le parallèle entre sa situation et la leur est vite fait, sans parler de leur tatouage ou de leur coutume pour prendre femme. L’intrigue est vraiment passionnante et très bien traitée. Karen Dionne m’a fait voyager dans le marais de la péninsule supérieure du Michigan avec la magie poétique des mots mais aussi ses fabuleuses descriptions. Les nombreux détails sur la faune et la flore du marais m’ont permis de me projeter et d’être en parfaite empathie avec Helena. Il ne fait aucun doute qu’Helena aime son père même dans les moments les plus durs. Elle ne connait par d’autre façon de vivre que celle du marais sous la férule de son père. Le personnage du père omnipotent est complexe et très intéressant et même s’il apparaît comme un psychopathe narcissique, la façon dont Karen Dionne le construit nous donne à voir des éclats d’amour pour sa fille. L’auteur fait un superbe travail d’équilibriste entre les relations père-fille, mère –fille. Un excellent thriller psychologique qui fait froid dans le dos et dont on ne peut s’arrêter de lire une fois la première ligne commencée. Bonne lecture.

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Il est toujours tentant de ranger un livre dans des catégories. Pour cela, il faut que des ingrédients se retrouvent,des caractéristiques face à un genre. Nous serions donc ici plutôt dans le roman policier noir puisqu’un homme s’est évadé, tuant ses deux gardiens. Les recherches sont donc lancées pour le rattraper. Sauf que les recherches ne sont pas montrées de la manière avec laquelle cette traque est menée. C’est aux pas d’Helena, la propre fille du fugitif, que nous nous attachons, parce que c’est elle qui traque son père. Pourquoi ? Comment ? C’est là que le livre devient à la fois fascinant et dérangeant. Nous avons quantité de livres qui parlent d’enlèvement et des retrouvailles entre les séquestrés et leurs proches. Nous en avons peu,qui parle de l’après, des années qui suivent et qui n’apportent pas forcément bonheur et sérénité. La fille du roi des marais est de ceux-là, d’autant plus qu’Helena n’a pas été enlevée, sa mère oui. Toutes les deux vécurent dans les marais, sous la garde de leur père/geolier/kidnappeur. Helena porte un double regard sur ce qu’elle a vécu, le regard de l’enfant qu’elle a été, et qui trouvait tout ce qu’elle vivait normal, puisqu’elle ne connaissait rien d’autres, une enfant qui aimait son père, un peu moins sa mère, et l’adulte qui voit à quel point ce qu’a vécu sa mère a été douloureux, cruel, insurmontable, à quel point celle-ci n’a pas pu trouver l’aide dont elle aurait dû bénéficier,même pas de la part de ses propres parents. IL n’est pas de petits profits. Bien sûr, des adultes bien intentionnés ont essayé de faire rentrer Helena dans le moule des conventions sociales, ils n’ont pas essayé de comprendre sa logique, son mode de pensée. Dans sa quête pour mettre hors d’état de nuire son père, Helena revient sur ses années de formation, telles que son père les lui avait imposées, à elle et à sa mère. Si elle comprend le cheminement des raisonnement de son père, cela ne veut pas dire qu’elle les justifie ou qu’elle les absout. Certains ont tendance à confondre. Ce livre est un conte aussi. Si ce n’est que la fille du roi des marais ne peut compter que sur-elle même et sur son fidèle adjuvant (son chien) pour protéger ses filles et son mari, bien éloignés de ce monde de violence, du roi. Les contes de fée sont souvent cruels, les versions modernes et lissées nous le font oublier. Merci à Netgalley et aux éditions Jean-Claude Lattès pour ce partenariat.

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La vie dans les marais est racontée de façon très intéressante grâce au point de vue de la narratrice enfant. Nous avons très vite l'impression de les accompagner et de vivre dans les mêmes conditions.. Nous nous attachons vite aux personnages, même à ceux qui sont ambigus. L'évolution des personnages est fascinante et la chute laisse place à l'imagination de chacun.

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Helena a changé de nom, elle vit heureuse avec ses deux enfants et son mari Stephen. Elle vend ses confitures et s'occupe de ses petites filles mais un jour sa vie va basculer et son destin la rattraper. Helena apprend qu'un dangereux prisonnier s'est évadé, ce prisonnier n'est pas n'importe qui puisqu'il s'agit de son père. Ce père dont elle a permis l’arrestation, ce père dont elle ignorait toute la perversité et qu'elle aimait. En effet Helena est la fille de ce monstre qu'on appelait le roi des marais et d'une jeune adolescente qu'il avait enlevée, violée et séquestrée au milieu des marais du Michigan. Helena pendant toute son enfance ne connait rien du passé de ses parents et vit une vie tranquille avec ce père qu'elle aime, qui lui apprend la nature et à chasser et une mère qui lui apprend à lire en lui faisant découvrir la fille du roi de la vase de Hans Christian Andersen. Elle ne comprendra la nature de la relation de ses géniteurs que lors d'évènements dramatiques et cette prise de conscience lui permettra de se sauver ainsi que sa mère et de permettre l'arrestation de ce monstre. Maintenant que celui-ci est en liberté Helena sait qu'elle est la seule susceptible de le retrouver car elle est la fille du roi des marais et sait quelles sont les intentions de son père. Cette histoire qui alterne le passé et le présent est absolument extraordinaire car totalement captivante. On est happé par le passé de cette enfant et par son combat pour garder la liberté qu'elle a retrouvé après avoir fait arrêter son monstre de père. On est subjugué par la relation qu'Helena développe avec celui-ci ignorant totalement ce qu'il a fait à sa mère, ne sachant pas qu'on peut aussi vivre autrement que dans les bois sans aucun confort. D'ailleurs son retour à la civilisation sera émouvant car on la verra s'extasier de tout. Les personnages sont extrêmement intéressants car à multiples facettes. Le père tout monstrueux qu'il soit aime cette enfant, la mère totalement soumise à cet homme se révèle pleine de ressources et cette enfant qui ne connait que les bons côtés de son père mais qui n'hésitera pas à le faire enfermer, tout cela donne une dimension vraie au récit. J'ai vraiment aimé ce roman, que j'ai trouvé vraiment addictif et je le conseille vraiment. Un grand merci à #LaFilleDuRoiDesMarais et #NetGalleyFrance pour cette lecture bien passionnante

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Percutant ! Helena est sous le choc quand elle apprend que Jacob s'est enfui près de chez elle d'une prison. Pas seulement car elle craint pour la sécurité de ses proches, un mari et deux filles. Mais car ce dangereux criminel est son père. En effet, Helena est né de son "union" avec la jeune fille de 14 ans qu'il avait enlevée puis séquestrée des années dans les marais qu'il connait par coeur. Seulement voilà quand Helena est né de ces deux personnes elle n'avait pas conscience que cette existence était sordide. Pour elle, c'était normal. Cette vie en autarcie, ne jamais voir personne d'autre que ses parents. La façon dont il contrôlait leurs vies de A à Z. Sa dureté face à elles... Elle n'avait connu que ça. Pour elle , son père était un héros qui lui avait tout appris : comment chasser et survivre dans le marais... Même s'il était dur, il lui racontait des histoires et n'avait jamais abusé d'elle sexuellement. C'était tout simplement son père.... Jusqu'à son évasion avec sa mère et sa vie à l'extérieur avec toutes ces civilités qu'elle ne connaissait pas et dont elle ne voyait pas l'utilité. Cette ado sauvage à tout de même réussit à refaire sa vie sous une nouvelle identité et à se créer une famille loin de tout ça. Seulement, la fuite de son père la fera sortir de sa réserve car elle est certaine d'être la seule à pouvoir le retrouver... J'ai aimé les sentiments ambivalents d'Helena envers ses parents très bien retranscrits et la façon neutre dont elle raconte son enfance telle qu'elle l'a ressenti sans enjoliver ni exagérer. Avec ses bons et mauvais côtés. La façon fascinante dont est décrit le marais qui est personnage à part entière de ce récit, son côté étouffant et loin de tout. Ainsi que le rapport à la nature et les légendes indiennes que l'on découvre, de même que le conte la fille du roi de la vase de Hans Christian Andersen qui représente bien la vie d'Helena. Coupée en deux, avec son côté enfant sauvage qui revient et cette mère de famille qui essaie de protéger les siens de son père. Qu'elle espère encore, malgré elle, impressionner et de se faire aimer un jour... L'écriture est fluide et immersive. Elle nous permet de vivre ces deux époques différentes de la vie d'Helena sans trop de difficultés à suivre. En effet, on alterne entre sa jeunesse et le présent avec la traque de son père. En bref, un très bon roman à lire si vous aimait, les histoires de famille, tueur en série et la nature avec un petit côté road trip également.

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On ne choisit pas ses parents ni sa famille. Le dicton est on ne peut plus vrai pour Héléna. Son père a kidnappé sa mère alors qu'elle était tout jeune et pour sa part, elle est restée prisonnière jusqu'à ses douze ans. Depuis, elle est mariée et maman de deux petites filles. Personne ne connait son passé. Tout bascule le jour où son père s'évade de prison, elle va alors tout faire pour l'y renvoyer. J'ai beaucoup aimé la construction de ce roman. Héléna raconte alors comment était sa vie dans les marais. Pour elle, c'était une vie normale, elle était loin d'imaginer ce que son père avait fait, et pour cause elle lui vouait une adoration sans limite. La psychologie des personnages est très bien construite. Pour le commun des mortels, certains comportements d'Héléna pourraient sembler bizarre mais au vu de son enfance, ils trouvent un fondement dans son enfance. L'alternance entre le passé et le présent s'articule bien et la référence au Conte d'Andersen apporte encore un peu plus de folklore dans cette histoire passionnante. Ce fut une très belle découverte et je suivrais cette auteur de près à partir de maintenant.

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