De l'autre côté de la vie
par Fabrice Humbert
Lu par Cyril Romoli
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Date de parution 27 août 2025 | Archivage 31 oct. 2025
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Résumé
La route, parcourue en voiture, à dos d’âne et souvent à pied, sera longue. Elle sera semée de dangers mortels, illuminée par la beauté de certaines rencontres. À travers champs, à travers bois, il tâche de se raccrocher à ce qu’il peut conserver d’humanité et d’amour.
Ce roman haletant aux allures de conte ou de rêve évoque autant notre pays que l’itinéraire d’un homme vers l’essence de la vie.
Interprétation humaine
Un homme parle. Il raconte sa fuite hors de Paris, avec ses deux enfants. La ville, en proie à la guerre civile, est en feu. Il veut rejoindre une République du Jura sans doute illusoire. Dans un...
Formats disponibles
| FORMAT | Livre audio, Intégral |
| ISBN | 9791035421038 |
| PRIX | 21,45 € (EUR) |
| DURÉE | 6 Heures, 7 Minutes |
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Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Grosse surprise avec ce roman tout à fait atypique pour moi.
De l'autre côté de la vie est un roman troublant, à la fois intime et universel, qui nous entraîne sur cette frontière floue entre la vie et la mort. Il porte à la fois les caractéristiques du conte et raconte une histoire totalement dystopique qui a de fortes résonnances avec le climat politique mondial du moment.
Il est question d'une quête pour les personnages: celle de la liberté, de la paix, de la vie. Ce roman questionne.
Le récit raconte un double voyage, celui de la fuite à travers la France mais aussi le voyage intérieur, où la vie est tantôt lumineuse, tantôt douloureuse.
L'écriture est précise, fluide et simple. Dans le mouvement des personnages, on est plongé dans un questionnement. Sauver sa vie, accéder à la liberté, à quel prix ?
Ce roman interroge aussi notre rapport aux autres.
J'ai choisi la version audio, qui est très bien interprétée, par un narrateur à la voix qui restitue à merveille la fluidité et la précision des mots et des émotions des personnages.
Cependant j'ai parfois été perdue dans le style qui était trop philosophique et réflexif.
En bref, c'est un texte profondément humain, une dystopie qui fait passer le lecteur par une palette d'émotions dures mais aussi une réflexion sur la société d'aujourd'hui et de demain.
Abandonner Paris en ruines, fuir avec ses enfants vers une République du Jura idéalisée : voilà la trame de ce superbe roman. Toutefois, De l’autre côté de la vie est bien plus qu’un récit de survie.
« C’est peut-être ça notre erreur : avoir construit un monde de choses, hors de la vie et contre la vie. Un monde où seules subsistent les passions des hommes, pleines d’effroi et de force, les passions mauvaises de l’avidité, de la haine et de l’oubli. »
En effet, dans un pays fracturé, chaque rencontre éveille la nostalgie d’une humanité disparue.
« Parce que des monstres erraient et parce que le récit des monstres effrayait, mais aussi parce que dans le sillage des monstres, les incivilités, insultes et intimidations se multipliaient. »
La guerre civile sourd dans les dialogues, la société « se disloque à une vitesse effarante », et le narrateur, sans nom, se demande sans cesse s’il est capable de protéger ses enfants sans sacrifier son âme.
Fabrice Humbert conjugue dystopie brutale et conte méditatif. Et c’est probablement ce que j’ai préféré dans ce roman, ainsi que la profondeur des réflexions sur la nature humaine. La fuite devient initiation, et chaque geste d’hospitalité, rare, ravive le sens du mot rencontre.
« Comment ne jamais être victime ni bourreau ? » se demande le narrateur. L’auteur répond par la douceur triste des regards, la fragilité de l’innocence. Comme chez Tesson, la nature offre des moments de répit, où « de la perte universelle mont(e) la lumière de la vie ».
Chronique d’une France en lambeaux, réflexion sur l’humanité, ce roman questionne, remue, à la frontière du roman et du miroir.
« Je n’avais que mon amour à donner, mais je suis sûr, encore maintenant, qu’ils en avaient besoin jusqu’à l’ivresse et que dans la destruction de toutes choses, dans l’universelle détresse, c’était la seule puissance à même de soulager leurs âmes tuméfiées. »
Un conte noir, dans lequel chaque ligne nous rappelle que l’amour des siens résiste à tout effondrement.
« Ne croire à rien, ne rien espérer, ne rien attendre, juste vivre. Cela devrait suffire ».
Et ce roman est lu avec brio ! Bravo !
Libraire 1316527
Alors que la France est en proie a la révolution, un père et ses deux enfants fuient la capitale a la recherche de la mystérieuse Republique du Jura, une région en paix autogérée. Mais qui croiseront ils sur leur chemin ? La cruauté ou l'humanité ? Un livre passionnant a recommander aux lecteurs de Laurent Gaude ou Jean Christophe Rufin !
Aujourd’hui, je vous emmène 💫 De l’autre côté de la vie 💫 avec 🖋 Fabrice Humbert grâce à 🎧 Audiolib, 📖 Calmann Lévy et 📗 Netgalley.
Imaginez. Paris sous les flammes, Paris comme au temps de la révolution. D’un côté les Bleus au service du gouvernement et de l’autre les Rouges qui veulent renverser la République (sans doute inspirés par les gilets jaunes).
La violence fait rage dans une France divisée, et le narrateur endeuillé (sans nom puisque c’est toi ou c’est moi) décide de fuir vers la République du Jura, havre de paix où il pourrait mettre ses enfants à l’abri.
Entre conte initiatique et récit d’une cavale où la quête de survie transforme le père de famille, l’auteur nous livre ses réflexions sur la nature humaine, laquelle peut basculer en une fraction de seconde de l’amour à la haine, sur notre société actuelle qui bascule inexorablement vers l’intolérance (racisme, ostracisme, discrimination religieuse...) et nous malmène, pauvre lecteur, de scènes cruelles en rencontres providentielles, teintant le tout d’une note d’espoir, que mon coeur idéaliste aurait souhaité un peu plus lumineuse.
Je me suis accrochée à la voix superbe de Cyril Romoli pour ne pas sombrer dans l’angoisse. Car ce roman dystopique s’inspire de notre réalité anxiogène et la frontière est ténue entre ces deux mondes.
La plume de Fabrice Humbert est fluide, immersive et plaira aux amateurs du genre. Un excellent roman dans la catégorie science-fiction et dystopie.
De l’autre côté de la vie de Fabrice Humbert
Un roman entre anticipation et miroir du présent. Fabrice Humbert ancre son récit dans une France imaginaire, ravagée par la guerre civile. Paris est en flammes, les institutions se sont effondrées, et la survie prime sur tout le reste. Pourtant, ce décor n’est pas si éloigné de notre réalité. L’auteur ne cherche pas tant à inventer un futur qu’à mettre en lumière les failles de notre présent. C’est ce qui rend la lecture si dérangeante, car l’effondrement paraît possible, presque tangible.
Le narrateur, père de deux enfants, fuit la capitale avec eux, rêvant d’atteindre la mystérieuse « République du Jura », terre d’asile idéalisée. Le chemin est jalonné de violences, de rencontres hostiles, de paysages dévastés. Pourtant dans toute cette noirceur, quelques moments de grâce viennent apporter un peu de chaleur. La barbarie est atténuée par des passages qui parlent de la beauté du monde, avec des choses simples. Juste une halte en pleine nature, un sourire, un geste de solidarité.
« L’innocence n’existe que tant que le monde tient debout », cette métaphore du passage de l’innocence à l’expérience est l’âme de cette histoire.
Ce que j’ai également apprécié, c’est la manière dont Humbert dessine son narrateur. Il n’est pas un héros, il n’a pas le courage hors norme d’un personnage de série post apocalyptique, il est juste un homme effrayé, fatigué, qui doute. Malgré tout il lui reste sa persévérance. Sa fragilité le rend proche de nous, je pourrais très bien m’identifier à lui.
Je me suis posé la question, que ferais-je à sa place ? Jusqu’à où pourrais-je aller pour défendre ceux que j’aime ? Comment peut-on vivre le basculement d’un monde stable à un monde où tout est permis ? A quel moment cède-t-on à la barbarie, comment rester humain dans un monde déshumanisé ? La force du texte est de ne pas donner de réponse toute faite. A vous lecteurs de le faire.
La poésie des descriptions de la nature, face à la crudité de la violence brute, apporte une respiration essentielle, qui montre qu’on peut trouver de la beauté dans les désastres.
J’ai lu ce roman en papier, mais aussi écouté sa version audio, merci à Audible pour leur confiance renouvelée. L’interprétation du lecteur, Cyril Romoli est parfaite.
#Delautrecôtédelavie #NetGalleyFrance
Rédacteur 1882031
Que cela semble réel.
Fabrice Humbert m'a emmené dans un futur que je ne veux pas voir. Aurais-je le courage de son personnage ? Saurai-je protéger mes proches ? Je suis incapable de répondre. Dans ce roman, une guerre civile en France fait rage. Les extrêmes s'emballent, les combats sont sanglants. Et, dans cette cacophonie de violence, un père et ses deux jeunes enfants souhaitent rejoindre la république du Jura, une possible enclave pacifiste dans ce monde devenu fou. Il faut donc quitter Paris, éviter les personnages galvanisés par le chaos, avancer avec des vivres de plus en plus frugaux.
C'est terrifiant.
Le roman remue. Dans la peau d'un père qui ne sait pas utiliser son corps face à la sauvagerie, dans la tête d'un homme qui ne souhaite pas faire du mal, quelle option lui reste-t-il quand tout part en vrille ? Les réflexions du personnage sont profondes, le parcours est rythmé. Il y a dans ce texte un côté anxiogène tant le roman est réaliste. Je me raccroche aux bonnes personnes croisées sur la route et j'essaie d'oublier les démons qui ont perdu leurs chaînes.
Je recommande.
Un père avec ses deux jeunes enfants, Alexandre et Alice, quitte Paris alors que la guerre civile fait rage. Il cherche à rejoindre la « République du Jura », dont sa femme, Marion, morte tragiquement peu de temps auparavant, lui a parlé, un refuge dont il veut croire qu’il existe.
Mais depuis l’effondrement, plus rien n’est sûr en France, ni les routes, ni les habitants, car la violence peut désormais s’emparer de tout un chacun …
Sur cette thématique de l’effondrement, cette forme de trou noir (faisant écho à tout ce qui nous inquiète profondément à l’heure actuelle) semblant irrésistiblement attirer les écrivains, j’étais curieuse de découvrir ce que Fabrice Humbert, dont j’avais aimé lu et aimé deux romans (« Comment vivre en héros » et « Le monde n’existe pas ») allait raconter, avec, ne le cachons pas, le secret espoir qu’il saurait apporter un peu de lumière dans sa vision prospective.
Disons le tout de suite, cet espoir a été déçu.
Au fur et à mesure du périple de ce père (narrateur dont le nom restera tu, adressant son propos à ses contemporains), nous découvrons ce que la vie est devenue, en même temps que refont surface des bribes éparses du passé proche, permettant d’en dégager un aperçu : la pauvreté, un gouvernement exténué, les Bleus se dressant contre l’insurrection des Rouges, avec la sécession du Royaume (enclave enchâssée sous dôme créée par les riches au nord de la France) comme cause majeure de déclenchement de la guerre civile.
La peur, née de la violence pouvant surgir au détour du chemin, occupe dorénavant le devant de la scène (« Ce n’est pas facile de nos jours d’avoir des relations avec les autres : il y a trop d’ennemis pour qu’on puisse considérer autrui sans crainte. »), cette peur qui peut même pousser le père à une réaction violente disproportionnée, tant il est sur les nerfs . Pourtant, il est « juste un gars tranquille qui essaie de faire front parce qu’il a des enfants. Sinon j’aurais abandonné depuis longtemps. » explique-t-il. Car ce père qui, s’il n’avait ce rôle primordial de protecteur, ne tiendrait pas plus que ça à sa vie, n’est pas le Rambo de l’histoire et s’abandonne souvent aux pleurs. Face aux dangers quotidiens, il a seulement son amour, tellement insuffisant et ne peut que dresser ce constat amer :
« Peut-être qu’à force de ne plus croire en rien, sinon en la haine, nous avons précipité notre ruine. Mais on ne peut pas voir mourir ses enfants.»
Au passé, le récit du père ploie sous un sentiment permanent d’angoisse. Toute apparition humaine est synonyme de menace potentielle (sont-ce des hommes ou des monstres ?) : le premier épisode relaté, qualifié de château de la Bête tant il semble aussi allégorique qu’un conte, illustre l’horreur de cette interrogation, car la violence s’avère souvent corrélée à la cruauté. Le lecteur craint lui aussi pour la vie des deux enfants, tandis que le père redoute, chez eux, que côtoyer ainsi le mal amène leurs âmes à s’abîmer. Cette inquiétude supplémentaire est légitime et voilà encore de quoi augmenter notre effroi.
Alors, certes, il reste des hommes auxquels on peut se fier et il y a quelques moments suspendus de « pureté dévoilée », comme la rencontre du narrateur et de son fils avec un troupeau de biches, qui en évoquent d’autres, du temps naguère, ces instants magiques constellant l’existence avant « l’époque du désastre ». Mais ils ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan du réel.
Le père n’a d’ailleurs jamais eu une vision de la vie comme un long fleuve tranquille :
« La guerre a accru les angoisses. Mais la vie n’est-elle pas une guerre à bas bruit, un combat en tout cas ? Pour survivre, pour pousser la roue. Encore et encore. Recommencer. Reprendre. L’alternance du bonheur et du malheur, de la paix et de l’angoisse. Ce qui vous affaiblit, ce qui vous renforce. On recommence. » (1)
La version audio de « De l’autre côté de la vie » est excellente : elle s’apparente à une plongée en immersion dans ce parcours éprouvant d’un père dépassé par les événements, car le comédien Cyril Romoli, habité par son personnage, nous projette à ses côtés.
Si j’ai apprécié l’écriture du roman, l’habileté de sa construction, tendue jusqu’à son terme, bref sa qualité littéraire, je suis plus réservée quant au fond : dans cette chronique tragique post-effondrement, dessinant les contours d’un pays dominé par la violence, je n’ai discerné aucune lueur d’espoir, or je recherche dans la littérature une vision prospective constructive (c’est rare, j’en conviens, la dystopie étant bien mieux représentée que l’utopie). Quel que soit l’intérêt que je porte à l’auteur, ce roman n’était donc pas vraiment pour moi.
(1) ponctuation des citations incertaine : je me suis basée sur les pauses repérées dans la version audio, puisque je n’ai pas eu accès au texte écrit.
Libraire 526642
De l’autre côté de la vie de Fabrice Humbert
Dans une France plongée dans la guerre civile, un père et ses deux enfants fuient Paris, comme au temps de l’exode. Leur objectif : rejoindre la République du Jura, dernier territoire qui semble encore sûr.
L’angoisse est constante.
On pense à « La route » de McCarthy , mais ici le voyage est une question de survie.
C’est un roman qui se vit plus qu’il ne se lit.
On tremble pour les personnages.
C’est furieusement vivant, malgré le chaos.
Par moments, déchirant.
Coralie D, Bibliothécaire
Je ne serai pas forcément aller directement sur ce livre audio si je n avais pas eu beaucoup de route ces derniers jours. J aurai donc loupé une belle occasion de découvrir un autre. Comme quoi il faut toujours sortir de notre cercle littéraire !
Loin d un roman feel-good, on est même à l opposé où la France a explosé dans une guerre civile. Un père décide de franchir tous les obstacles pour sauver la vie de ses enfants. J avoue que certains passages, j ai été contente de les entendre et non de les lire. Belle découverte
Un homme fuit Paris alors que la guerre civile est en train de prendre forme. Il cherche à rejoindre la République du Jura, tout en protégeant les siens, ses deux enfants. Nous sommes au coeur d'une dystopie d'une violence inouie. Certaines scènes sont vraiment marquantes. Le chemin suivi par cette famille est semé d'embûches. Le lecteur espère à chacun instant qu'ils arrivent à s'en sortir. J'ai été happée par ce roman, par cette histoire sous la forme d'un conte qui est d'une force inouïe.
Notre héros fuit Paris avec ses deux enfants. Une guerre civile a éclaté, deux camps s'affrontent dans le sang. Il va tenter de retrouver la nouvelle République du Jura. Pendant toute cette pérégrination, on va découvrir le personnage, sa famille, et surtout ses défauts. Il fuit aujourd'hui comme il a toujours fui, sauf que cette fois il n'est pas seul. L'auteur nous embarque dans une histoire plutôt noire, avec quelques phrases bien trouvées. La narration est plutôt froide, il faut s'habituer mais faut dire que le monde ne se porte pas bien dans ce roman, l'auteur extrapolant un peu le nôtre de monde. C'est même d'ailleurs souvent son thème de prédilection dans son œuvre.
La voix choisie pour la version audio est agréable, et finalement, ce ton monocorde colle efficacement avec le désenchantement de ce père, sa propre apathie face aux évènements.
Un roman qui fait froid dans le dos. Un récit post-apo/insurrection qui pourrait être d’actualité, qui ressemble à une sombre prémonition.
J’ai aimé les “apartés” du héros qui nous partagent ses réflexions, ses émotions, ses peurs. Un récit qui parle de l’errance d’un homme et ses deux enfants dans une France en pleine révolution d’un peuple enragé, devenu fou, de troupes sanguinaires. Un récit plein d’effroi, sidérant qui m’a laissé en état de choc.
Peu d’espoir, troublant, suffocant, un roman qui ne m’a pas laissé indifférente. Une écoute saisissante que je conseille si vous aimez les post-apo “réalistes”.
Je ne connaissais pas cet auteur, je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce récit et j'ai été agréablement surprise.
Alors oui, l'histoire est dure, sans concession, l'auteur nous relate le pire de l'homme, mais aussi le meilleur, l'amour d'un père, sa fragilité, ses faiblesses et son impuissance.
C'est un roman qui fait réfléchir, car on sent que cette révolution sanglante est possible et c'est effrayant de réalisme.
Un homme fuit la capitale en compagnie de ses deux jeunes enfants, Alexandre et Alice. Ils cherchent à gagner la République du Jura, si elle existe... Il s'agirait d'une zone préservée des violences et des conflits. En effet, le pays entier a basculé dans une guerre civile.
La langue est très belle et c'est un portrait de père extrêmement touchant que Fabrice Humbert nous livre. "De l'autre côté de la vie" nous offre une réflexion très intéressante sur les formes, les origines et les prémices de la violence, mais aussi sur la confiance dans autrui et la foi dans l'avenir. Ce roman nous donne à voir de manière frontale la vie telle qu'elle pourrait être si tous nos repères et notre quotidien s'effondraient. Il nous interroge aussi sur la façon dont nous envisageons le bien commun et le vivre-ensemble.
Laurence V, Rédacteur
J’ai été happée par cette histoire où les dialogues sont rares. On s’attache rapidement à ce père qui cherche à fuir la guerre pour sauver ses enfants.
Cet homme, qui ne se sent pas homme à combattre, nous amène dans ses pensées au fil des embûches qu’il rencontre. On embarque alors dans un conte philosophique qui aborde la haine, l’enfance, le renoncement … le lecteur s’interroge alors sur ses propres réactions dans cette France qui entre en guerre
Je dois avouer que j’ai failli abandonner au milieu et j’aurais eu tort car la dernière partie m’a transportée.
… une agréable découverte donc que je recommande pour les amoureux du genre …
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