Les gens de Bilbao naissent où ils veulent

Lu par Maria Larrea
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Date de parution 20 sept. 2023 | Archivage 1 nov. 2023
Audiolib, Littérature

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Résumé

LIVRE AUDIO DISPONIBLE AU FORMAT CD ET NUMÉRIQUE

Tout commence en Espagne. En juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à un garçon qu’elle confie aux jésuites. Plus tard, en Galice, une femme accouche d’une fille qu’elle abandonne aux sœurs d’un couvent. Les deux orphelins connaissent la misère et Franco mais se rencontrent, se marient, partent à Paris. La Galicienne devient femme de ménage, le Basque gardien du théâtre de la Michodière. Ils auront un enfant, Maria. C’est notre narratrice.

À vingt-sept ans, celle-ci croyait s’être arrachée à ses origines : la loge de ses parents, la violence de Julian et les silences de Victoria. Mais un tirage de tarot va renverser son existence et l’obliger à replonger dans le passé des siens. Pour comprendre de qui elle est la fille, elle devra enquêter et revenir là où tout a débuté, à Bilbao, où naissent les secrets.

Étourdissant de style, d’énergie et de vie, ce premier roman mené tambour battant nous embarque instantanément. Avec maestria, Maria Larrea y recompose pièce à pièce le visage de sa famille et le puzzle de sa mémoire. On court et rit et pleure ensemble. Une écrivaine est née.

LIVRE AUDIO DISPONIBLE AU FORMAT CD ET NUMÉRIQUE

Tout commence en Espagne. En juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à un garçon qu’elle confie aux jésuites. Plus tard, en Galice, une...


Formats disponibles

FORMAT Livre audio, Intégral
ISBN 9791035413002
PRIX 19,95 € (EUR)
DURÉE 4 Heures, 15 Minutes

Disponible sur NetGalley

Application NetGalley Bibliothèque (AUDIO)

Chroniques partagées sur la page du titre

Je remercie #NetGalleyFrance et les Audiolib pour m'avoir permis de découvrir #LesgensdeBilbaonaissentoùilsveulent lu par l'autrice.

Ce récit-roman démarre par une scène troublante de naissance et de mort, de rejet et de chaleur, d'abandon, surtout. L'abandon : fil rouge de ces histoires de familles, de naissances et de renaissances, d'adaptation à la vie et à ses difficultés plus ou moins surmontables et surmontées... Maria Larrea raconte l'histoire de ses familles. Celle de sa mère, Victoria, abandonnée car née fille. Celle de son père, Julian, fils de prostituée... Recueillis par les bonnes sœurs pour l'une et dans un orphelinat jésuite pour l'autres, leurs vies entières seront marquées par ce rejet originel. Leur fille nous raconte leur histoire, son enfance et leurs traumatismes communs.

Maria Larrea a choisi de nous raconter ces histoires de familles de façon non chronologique : elle entremêle sa propre enfance et sa vie d'adulte avec celles de ses parents (surtout dans la première partie). Sans jamais confondre passé et présent, les deux temporalités se font écho, et l'on comprend peu à peu ce qui lie si profondément les trois personnages principaux : un couple et leur fille. J'ai beaucoup aimé cette façon de construire les histoires en parallèle, jusqu'au croisement qui m'a plutôt étonnée. La plume de Maria Larrea est ciselée, percutante, travaillée... jamais pathétique malgré la tristesse des personnages, l'incongruité et les instants de dégoût. Malheureusement, je n'ai pas ressenti autant d'émotions que ce que j'en attendais, surtout en écoutant les phrases de l'autrice lues par elle-même.
J'ai trouvé la lecture un peu mécanique, scolaire, distante, mais je m'y suis rapidement habituée. D'autant que la jolie voix de Maria Larrea, la qualité de l'enregistrement et le rythme du récit ont suffisamment retenu mon attention pour que je dévore rapidement ces 4h d'écoute. Car malgré la légère lassitude qui se dégage de ses mots et maux, l'intrigue révélée à mi-chemin tient en haleine et j'avais à cœur d'arriver au bout de l'histoire de Maria.

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Une histoire prenante, touchante et bouleversante.

C'est l'histoire d'un abandon, de deux abandons, mais aussi d'une histoire d'espoir et de liberté.
Avec une narration par l'auteure elle-même, ce livre audio a encore plus de force et d'émotion.

Un premier roman que l'on se doit de lire, mais surtout d'écouter.

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Un roman autobiographique émouvant qui a reçu le Prix du premier Roman !

Étourdissant de style, d’énergie et de vie, ce premier roman autobiographique mené tambour battant, nous entraine instantanément dans l'histoire familiale de la narratrice. Avec maestria, Maria Larrea y recompose pièce à pièce le visage de sa famille et le puzzle de sa mémoire.

Tout commence en Espagne. En juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à Julian, un garçon qu’elle confie aux jésuites. Plus tard, en Galice, une femme accouche d’une fille, Victoria, qu’elle abandonne aux sœurs d'un couvent.

Ces deux orphelins connaissent la misère et Franco, mais ils se rencontrent, se marient et partent à Paris. La Galicienne devient femme de ménage et le Basque, gardien du théâtre de la Michodière. Ils auront un enfant, Maria, la narratrice.

À vingt-sept ans, celle-ci croyait s’être arrachée à ses origines : la loge de ses parents, la violence de Julian et les silences de Victoria. Mais, un tirage de tarot va renverser son existence et l’obliger à replonger dans le passé des siens. Pour découvrir sa mère biologique, elle devra enquêter et revenir là où tout a débuté, à Bilbao, où naissent les secrets de famille bien gardés.

J'ai eu le plaisir de découvrir ce roman en version audio grâce à @audiolib et @NetGalleyFrance que je remercie vivement. C'est l'autrice qui prête sa voix à ce récit autobiographique, ce qui permet de lui donner plus d'authenticité et de vraisemblance, étant donné que c'est une histoire qu'elle a vécue.

Même si j'ai trouvé que son flux narratif était parfois un peu trop rapide, j'ai beaucoup apprécié sa diction claire et ses intonations très vivantes qui donnent du dynamisme à son roman. Sa voix transmet parfaitement la palette des émotions qu'elle a ressenties tout au long de sa quête identitaire.

Le lecteur éprouve de l'empathie pour Maria, fragile et forte à la fois, notamment dans la seconde partie du roman qui est centrée sur la narratrice elle-même et son parcours pour découvrir le secret de ses origines. La première partie permet de découvrir le contexte familial, les origines sociales de ses parents adoptifs qui n'ont pas été choyés par la vie et en sont ressortis meurtris, mais ont su protéger Maria de leurs tourments.

Ce qui m'a le plus touché, c'est ce sentiment de culpabilité ressenti par Maria, l'enfant victime d'abandon. Quand elle finit par renconterr sa mère biologique, celle-ci lui dit simplement : "Je t'ai laissé vivre !", comme pour se disculper, et j'ai eu un pincement au cœur pour Maria. Le lecteur perçoit alors un immense sentiment de déception, mais aussi une résilience salvatrice pour la narratrice, enfin en paix avec elle-même.

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En 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à un garçon qu'elle confie à l’église. En Galicie, une femme accouche d'une fille et la confie à un couvent. Ces deux enfants abandonnés se sont rencontrés, aimés et sont devenus les parents de Maria, la narratrice. Les scènes et les années défilent pour reconstituer le parcours mouvementé d'une famille et dévoiler ses secrets.

Avec légèreté et malgré le tragique de certaines situations, Maria Larrea remonte le temps, nous plongeant dans l’Espagne franquiste et la jeunesse de ses parents, marquée par l’abandon. De son côté, née à Bilbao, elle a été élevée à Paris, sa famille ayant immigré en France. Son père est gardien du théâtre de la Michodière et sa mère femme de ménage.

Il y a de la précarité, des infidélités et de l’alcoolisme au sein de ce foyer, mais le tout est raconté avec verve et truculence et l’on ressent finalement beaucoup de tendresse pour ses parents, qui ont fait de leur mieux.

La jeune Maria ne se sent pas toujours à sa place dans la capitale. Elle reste espagnole, ne peut gommer son accent et fait tout pour se faire bien voir et s’extraire de sa condition. Elle veut devenir réalisatrice et rêve de faire des études de cinéma.

Un beau roman autobiographique sur les liens du sang, la recherche des origines et la volonté de s’en sortir. L’autrice nous livre sa propre histoire avec honnêteté et nous offre un premier roman touchant, récompensé de nombreux prix littéraires.

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On voyage entre Bilbao et Paris dans une famille espagnole. A l'âge de 27 ans, Maria apprend lors d'une séance de tarot un secret de famille qui va chambouler sa vie à tout jamais.
La première partie est consacré en parallèle à son enfance et à celui de ses parents puis vient la révélation. Ensuite, la narration se consacre sur Maria et sa quête de vérité.
J'ai été très touchée par la narration de l'autrice. Très beau roman.

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Tout d'abord je tiens à remercier #NetGalleyFrance et #Audiolib pour #LesgensdeBilbaonaissentoùilsveulent que j'ai écouté en service presse. Le format était parfait et la qualité audio incroyable.

La première sensation que j'ai en terminant ce roman c'est que cette œuvre n'est pas facile et m'a sorti de ma zone de confort. Classé comme œuvre contemporaine, il s'agit en réalité d'une autobiographie et de la biographie des parents de l'autrice. Maria Larrea se met à nu dans ce roman donnant une sensation d'exhibition dont le lecteur en serait la victime. Jeu de voyeurisme, l'autrice creuse au plus profond d'elle-même pour présenter non pas le beau, non pas le simple, mais les choses que l'on cache d'habitude et qu'on préfère oublié et se taire. Ce roman serait-il une thérapie, un journal intime partagé aux lecteurs pour lui dire qu'au final il y a pire que sa propre vie ou au contraire que l'on est pas seul à vivre ses choses ?

L'écriture de Maria Larrea n'est pas une écriture grossière, elle est juste juste et crue. C'est ce langage de l'intime, le langage de la pensée que l'on n'exprime pas forcément en société qui donne toute l'intensité à ce texte fort, puissant mettant quelque fois le lecteur en position d'inconfort comme lors de son passage de la jeune adulte à la mère qu'elle devient à son tour.

Ce roman est un appel, un cri, une bouteille jetée à la mer, le désespoir de trouer ses origines sur terre mais aussi un amour filial, un amour où la génétique n'a pas sa place, un amour pour ses parents à prendre comme ils sont, la honte ressentie durant l'enfance, effacée par les marques d'amour une fois compris à l'âge adulte.

Oui j'ai beaucoup apprécié ce texte, où jamais je me suis ennuyée, à la fois surprise, triste, révoltée, subjuguée, voyeuse et victime, il est toujours difficile de donner un avis sur une œuvre aussi personnelle, mais je crois que le plus beau compliment que je puisse en faire c'est qu'il donne envie, une fois terminé de replonger dans son propre passé, sa propre histoire et à notre tour d'écrire les lignes emmêlées de sa vie pour tirer le fils qui nous amènent jusqu'à aujourd'hui. Maria Larrea s'est inspirée une autre autrice qui a dévoilé son passé et a crié son histoire, elle passe maintenant le flambeau...

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J’ai beaucoup aimé la plume de l’autrice et son rythme d’écriture. Sur plusieurs temporalités, on suit la narratrice qui reconstitue le puzzle de qui elle est. L’histoire de ses parents tout d’abord, sa quête d’identité ensuite. Il y a beaucoup à raconter et pourtant c’est un roman assez court (224 pages ou 4h en version audio) mais à aucun moment il ne m’a manqué quelque chose. Concernant la version audio, j’ai beaucoup aimé la lecture de l’autrice elle-même.

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Dans son premier roman, Maria Larrea nous emmène dans un voyage captivant à la recherche de ses origines. Ce parcours nous mène alors à travers les méandres de sa famille et de l'histoire espagnole. Née à Bilbao en 1979, mais élevée à Paris, Maria découvre à l'âge de 27 ans, au détour d'un passage chez une tarologue, qu'elle a été adoptée, bouleversant ainsi son identité. Le récit débute en décrivant son enfance à Paris. Sa mère femme de ménage et son père gardien de théâtre, un homme tourmenté par l'alcool et la violence. Elle grandit donc entre les odeurs de javel et les décors de théâtre, cherchant à s'échapper de l'emprise de ses parents.

La première partie du récit raconte également la rencontre de ses parents biologiques. Deux individus ayant chacun eu une vie difficile. En effet, l'un a été confié aux jésuites par sa mère prostituée, et l'autre abandonné à un couvent. Cette première partie est donc empreinte de honte, de douleur et de colère. Notamment lorsque Maria découvre que sa propre histoire familiale est une vaste supercherie. Tout au long de ce récit, Maria Larrea révèle les secrets et les mystères de sa famille, tout en questionnant profondément la notion de filiation et d'identité.

La seconde partie du roman nous emmène dans une quête effrénée de vérité alors que Maria se lance à la recherche de ses racines espagnoles à Bilbao. Elle nous plonge alors dans les réalités brutales de l'Espagne sous le franquisme, explorant des thèmes tels que l'immigration, la filiation, l'abandon et la famille. Maria Larrea se dévoile avec authenticité, tout en utilisant un style détonant et sans fioritures pour décrire la dure réalité des gens du peuple.

Même si le récit, du moins au début, est assez cru, j'ai vraiment passé un très bon moment aux côtés de Maria Larrea et de sa quête d'identité. Une auto-biographie bouleversante.

Côté Audio, le début fut assez laborieux, le temps de s'habituer à la manière de lire de l'autrice.

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J'aime beaucoup ces romans qui racontent de grandes ou moins grandes fresques familiales. Ces non-dits, ces secrets, ces choses qui hantent sur des générations. J'ai beaucoup aimé ce roman que je vous conseille.

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J'ai d'abord été un peu perplexe face à la narration, mais j'ai très vite compris l'intéret de faire raconter cette histoire par son autrice. J4ai été complètement plongée dans l'histoire de Maria, Victoria et Julian, le coeur haletant pendant plusieurs chapitres, j'ai versé des larmes d'émotions, j'ai senti mon ventre se nouer, bref, j'étais plongée dans ce récit de vie. Quel bonheur

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C’est l’histoire de Victoria, née en Galice, et de Julian, basque pure souche. Deux enfants abandonnés qui se rencontrent, se marient et partent vivre à Paris. Elle devient femme de ménage, lui gardien du théâtre de la Michodière. L’une se tait, tandis que l’autre boit, et la frappe pour se soulager. Ils n’ont pas beaucoup de moyens mais chaque été ils retournent au pays basque avec tout l’argent qu’ils ont amassé dans l’année et qui les font passer pour des personnes qui ont réussi.
Ils ont une fille, Maria. Et au coeur de l’histoire, un secret de famille, dont la révélation, à l’âge adulte, empêche de continuer à vivre comme avant.
Voilà l’histoire d’une famille d’immigrés de Bilbao, plus ou moins intégrés à Paris, ils ne regrettent rien, mais ils n’ont pas vraiment de désir non plus, pas de rêve, pas de réjouissances, si ce n’est pour Maria de devenir scénariste. J’ai beaucoup aimé le titre, Les gens de Bilbao naissent où ils veulent, car finalement comment définit-on son « chez soi » ? D’où vient-on ? Et à quoi ça sert de le savoir ? Y a-t-il une petite étincelle qui brille dans nos cœurs quand on se sent appartenir à un endroit ? Qui a un attachement viscéral un lieu ?
Joli roman, joliment écrit. La plume de Maria est à la fois unique, littéraire, et touchante. Elle réussit avec des chapitres courts et avec peu de mots à exprimer beaucoup de sentiments. L’histoire qu’elle nous raconte est simple. Finalement, ça pourrait être la vie de n’importe qui. Mais c’est la sienne, et c’est en écrivant qu’elle réussit à comprendre, à accepter, et peut-être même à pardonner. La littérature au cœur d’un processus d’introspection, et pourquoi pas ?
Le livre audio est lu par l’autrice elle-même, personnellement je le trouve encore plus agréable à lire, car l’autrice sait mieux que personne quelles intonations mettre, quel rythme donner, et surtout, quels silences nous imposer pour nous offrir de courtes respirations.
Au coeur de la vie d’une femme, devenue écrivaine, grâce à un touchant récit.

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L'autrice, qui est aussi la narratrice du livre audio, raconte comment elle a petit à petit découvert son adoption et raconte son enfance avec des parents adoptifs d'origine espagnole qui vont tenter petit à petit de s'intégrer en France.
Elle alterne entre le passé, l'enfance de ses parents, leur rencontre, et son enfance à elle. Cette presque confession est assez bouleversante, tant de rudesse dans la vie est peu courante. C'est très prenant, on a envie de découvrir aussi ce qui est lui arrivé, tout en n'oubliant pas ses parents adoptifs avec qui une certaine intimité s'est créé au fur et à mesure où elle les raconte.

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En premier lieu il y a ce titre qui à lui seul m’a séduit. Parce qu’il contient un lien avec le pays Basque qui m’est cher et parce qu’il respire la liberté.

Puis il y a ce bandeau rouge qui, bien que je m’en défende, ne manque pas de m’influencer un peu quand même : le livre a reçu le Prix roman France télévisions 2023 – prix du premier roman, c’est écrit dessus.

Je n’ai pas de télévision, ce n’est pas mon média de référence, mais bon on n’accorde pas les prix littéraires au hasard non plus, et je me dis que c’est un prix populaire au sens noble du terme, enfin, c’est ce que j’imagine.

Mais en réalité, je ne sais pas du tout quel genre de livre je m’apprête à lire...

Le livre est lu par Maria Larrea, l’autrice donc.

Je ne vous cacherai pas qu’au début du bouquin ça m’a semblé une mauvaise idée. Je ne pouvais pas m’empêcher de comparer sa lecture à d’autres écoutées précédemment, faites par des comédiennes, des professionnelles de l’expression verbale et non pas écrite et je ne pouvais pas faire autrement que de penser que le choix consistant à lire soi-même son œuvre était peut-être mal avisé, qu’il aurait mieux vallu laisser une autre, plus capable, faire le job.

Mais plus j’avançais dans l’écoute, plus l’autrice se dévoilait dans le texte, mieux je comprenais ce parti pris : oui, personne, pas même une excellente lectrice, n’était mieux placée que l’autrice pour lire cette histoire si personnelle, si intime, si touchante.

Bientôt les inflexions de la voix de Maria Larrea me touchaient davantage. Non pas que la lecture se fit plus juste mais mon coeur a pris le pas sur ma pensée, les sentiments ont compté plus que la justesse du ton, la respiration n’était peut-être pas posée au bon endroit, mais enfin, c’était sa respiration.
Quoi de mieux ?

J’ai été amusé, surpris dans mon intimité par des références communes à La Maison de Valérie ou à la merveille de technologie que constituait le walkman autoreverse. Et le pays basque, et les incroyables insultes entendues par elle et par moi : kawen dios, kawen a puta, kawen ostia !

Je ne sais pas comment ça s’écrit mais je sais comment ça s’entend…

Elle raconte avec beaucoup d’humour et de sincérité son parcours d’enfant adoptée et sa quête des parents biologiques.

Ella a été abandonnée à la naissance, je l’ai été à huit ans. Adoptée par un Basque. Comme moi.

A passé beaucoup de temps à se défoncer. Je connais ça aussi.

Bref, ce livre m’a beaucoup touché parce que je m’y suis reconnu souvent en dépit des magistrales différences qui nous séparent.

Et c’est sans doute ce qui fait le charme de ce roman magnifique : l’universalité de nos individualités.

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Ecrire sa vie comme un roman…
Les premiers romans, vous le savez, sont mes péchés mignons. Ils ont le double attrait de la nouveauté et de la découverte. Celui-ci m’a séduite une fois de plus, c’est toujours très touchant de trouver une nouvelle plume de talent.
Maria est la narratrice d’une recherche qu’elle ne croyait pas importante pour elle. À 27 ans, elle avait construit une famille et réussi à oublier son enfance, mais une cartomancienne lui révèle que des secrets de famille sont la source de son mal-être. Il faudra qu’elle retourne à Bilbao pour comprendre ses parents et savoir d’où elle vient.
Le roman démarre fort avec comme un écho à la dureté des années franquistes, les débuts de vie d’un garçon et d’une fille qui deviendront les parents d’Anna. Cette dernière est la narratrice et l’on comprend vite que c’est sa propre histoire qu’elle souhaite mettre au monde. Car elle ne la connait pas vraiment. C’est ainsi que nous embarquons avec elle pour des allers-retours Paris/Bilbao dès que nous sortons de la loge de concierge que ses parents occupaient, tout en faisant un crochet par le théâtre de la Michodière dont son père était le gardien.
L’autrice a réussi ses études et est devenue cinéaste, s’élevant bien au-dessus de la condition de ses parents, alors que fera-t-elle de ses découvertes, que deviendra son amour filial, quel retentissement dans sa propre vie de couple et de mère ?
Au fil du récit, c’est à une étude de la société française et espagnole que se livre l’autrice, faisant des recherches sur ses origines, l’occasion de mettre face à face la bourgeoisie et la classe populaire. Elle est franche, directe, à fleur de peau mais avec le sens de la dérision et une confiance absolue dans la quête d’une identité. Elle est en colère et nous la partageons, guettant avec avidité ce qui la fera avancer, la plaignant face aux pistes avortées, nous réjouissant quand l’incroyable se révèle.
L’écriture fluide, inspirée, authentique, adaptée à la quête de l’autrice, donne un reflet de fiction, happe le lecteur dans un mouvement qui donne libre cours aux grands thèmes de l’immigration, de la déchéance par l’alcool, du mal du pays, des liens du sang, de l’église catholique et tant d’autres évoqués au détour d’un paragraphe et d’un pan de vie qu’elle découvre. Le fait que le livre soit lu par Maria Larrea est un plus incontestable, les mots prenant une force particulière suivant les sujets évoqués. Ce n’est pas de la lecture mais de l’expression de soi, du don total.
Ce premier roman est une autofiction remarquable, l’autrice maîtrisera-t-elle autant un roman de fiction totale, je serai attentive à la prochaine sortie littéraire. Je remercie #NetGalleyFrance et Audiolib pour le SP de #LesgensdeBilbaonaissentoùilsveulent

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Maria nous raconte son histoire de fille de concierges espagnols d'un théâtre, son amour de la culture mais surtout sa découverte du secret de sa naissance.
Ce récit est magnifique et la lecture par l'auteur du texte est toujours particulièrement riche.

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Premièrement, j'ai beaucoup aimé l'expérience d'avoir l'autrice même qui lit son livre. Je l'ai trouvé très bonne naratrice, et cela peut ajouter de l'émotion lors de certain passage.
Dans l'ensemble, j'ai trouvé l'histoire très touchante et j'ai passé un très bon moment à la suivre. J'ai certes trouvé le début un peu long, surtout que tout ce qui y est expliqué est résumé en quatrième de couverture, mais des que la naratrice commence à chercher les réponse à ses questions, je n'ai plus pu le lacher.

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Maria, la narratrice évoque la vie de ses parents :

Sa mère, Victoria a été abandonnée à la naissance puis reprise au sein de son foyer dans des conditions terribles.

Son père, Julian, lui-même abandonné par sa mère prostituée.

Les deux se sont trouvés et sont tombés follement amoureux. Ils comptent bien écrire une belle histoire.

Mais est-ce possible lorsqu’on a côtoyé l’abandon et la violence dès sa naissance ?

J’ai choisi ce livre sur commentaire d’un lecteur qui disait que les faits décrits étaient difficiles mais traités avec beaucoup de légèreté…

Pas du tout en fait !

Pour ma part, je n’ai pas du tout trouvé cela léger. Quand j’ai su que l’auteure racontait sa vie, cela m’a touchée en plein cœur.

La plume de Maria Larrea est à la fois pudique et incisive. Un magnifique premier roman !

J’ai beaucoup apprécié cette histoire qui parle du besoin de connaitre ses origines, des familles de cœur qui prévalent souvent sur les liens du sang.

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Je remercie NetGalleyFrance et Audiolib. Ils m'ont permis de découvrir Les gens de Bilbao naissent où ils veulent lu par l'autrice, Maria Larrea.

Le roman est une quête des origines, celles de Maria Larrea, l'autrice elle-même.

En Espagne en 1943, entre Pays basque et Galice, deux femmes accouchent d’un enfant. L'une accouche d'une fille avec une forme d’indifférence froide avant de l’abandonner à un couvent voisin, tandis qu'à Bilbao, une prostituée met au monde un garçon qui est le fils d’un de ces clients, et le confie à des religieux.

L'Espagne ploie sous la dictature de Franco, la vie est rude et les deux enfants nés sans amour, grandissent dans la misère. La vie les fera se rencontrer.
On les retrouve plus tard à Paris, lui gardien de théâtre, elle femme de ménage avec leur fille Maria.
Maria qui va apprendre plus tard qu'elle est une enfant adoptée et qui va chercher à retrouver qui elle est et d'où elle vient.

Entre colère et soif de comprendre, l’autrice aborde les sujets de la filiation, de la construction d’identité, de l’immigration, de l’alcoolisme, des séquelles du manque d’amour …

Ce qui m’a frappée dans le roman, c’est cette violence sous-jacente, violences familiales, violences de la misère, de la dictature, la violence des gens à qui on n’a pas donné d’amour, la violence du franquisme, la violence de la vie qui ne fait pas de cadeau.

J’ai aimé voir évoluer Victoria et Julian, les deux enfants qui ne connaissent pas l’amour mais la misère et la violence. Cette violence, verbale et des sentiments que j’ai ressenti tout au long du roman et qui aura été sans doute l’élément qui m’aura gênée dans ma lecture. Je dois avouer que j’ai moins accroché à la seconde partie du roman, plus personnel pour l’autrice.

Un sentiment mitigé donc à la fin de cette écoute…

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Superbe narration pour cette histoire extraordinaire dans laquelle (et c'est cela qui est fou) chacun peut se reconnaître à un moment donné. Émouvant, drôle, prenant... Et la narration de l'autrice donne une chaleur particulière à ce roman. Merci.

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