Les Grandes Familles, tome 1

Les Grandes Familles

Lu par Christophe Brault
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Date de parution 14 sept. 2022 | Archivage 4 nov. 2022
Audiolib, Littérature

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Résumé

« "En voilà un qui aura tout pour être heureux, s’il sait s’en servir’’, dit en se redressant Noël Schoudler.

En homme qui connaissait le prix des choses, le géant calculait tout ce que l’enfant réunissait sur lui, ou réunirait un jour, tout ce qui se trouvait déjà dans le berceau : la banque, les sucreries, un grand journal quotidien, un titre du Saint Empire, la notoriété mondiale du poète et ses droits d’auteur, le château et les terres du vieil Urbain, d’autres fortunes moindres, et une place faite d’avance dans les milieux de l’aristocratie, de la finance, du gouvernement, de la littérature… »

La richesse des Schoudler, l’insouciance de Sylvaine Dual, l’ambition de Simon Lachaume, la ferveur d’Isabelle de la Monnerie… ne sont que les paravents des passions funestes qui animent véritablement les personnages de cette fresque : avidité, trahison, débauche, jalousie.

 

« "En voilà un qui aura tout pour être heureux, s’il sait s’en servir’’, dit en se redressant Noël Schoudler.

En homme qui connaissait le prix des choses, le géant calculait tout ce que l’enfant...


Formats disponibles

FORMAT Livre audio, Intégral
ISBN 9791035411039
PRIX 19,45 € (EUR)
DURÉE 12 Heures, 21 Minutes

Disponible sur NetGalley

Application NetGalley Bibliothèque (AUDIO)

Chroniques partagées sur la page du titre

De Maurice Druon , j’ai lu la série magistrale Les rois maudits , j’ai littéralement sauté sur l’occasion d’écouter sur Audiolib Les grandes familles .
Il y a un petit moment d’adaptation à l’écoute car c’est un roman tout de même difficile d’accès , qui a vieilli et puis la magie s’opère , la voix du lecteur Christophe Brault est comment dire en accord parfait avec ce texte aux accents balzacien , de grande épopée moderne .
J’ai vraiment adoré l’écoute de ce livre que je n’aurai sans doute pas lu . Mais l’écouter c’est autre chose , la voix , les intonations, les nuances apportées m’ont ravi .
Le roman se passe entre les deux guerres , il offre un portrait sans concessions de ces grandes familles bourgeoises qui dominent l’industrie, la finance , les banques .
Dans ce premier tome , le destin tragique de François Schoudler marque le début de l’inexorable ruine qui attend ses familles aisées .
Merci à #netgalley et aux éditions Audiolib .

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Paris, entre deux guerres. Deux grandes familles parmi celles qui ont le pouvoir. Celle des La Monnerie, composée de poètes, de généraux et celles des Schoudler, d'origine prussienne. Elles sont liées de façon éloignées par un mariage mais se relient par les intrigues, notamment financières.
Un peu comme Zola, l'auteur nous présente ses personnages, leurs relations, les lieux, et voilà le lecteur totalement happé dans l'histoire. Au début le nombre de personnages peut perdre le lecteur, mais au final, ils sont tellement différents que l'on devient vite l'intime de chacun. J'ai hâte de découvrir la suite !!!
J'ai écouté la version audio de ce livre et j'ai vraiment adoré la lecture de Christophe Brault qui sait vraiment donner une voix à chacun. La mère Lachaume et le vieux Schoudler sont particulièrement savoureux.

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« Les grandes familles », premier tome d’une trilogie éponyme et roman qui obtint le prix Goncourt en 1948, retrace, pendant la période de 1916 à 1927, la vie de la famille Schoulder, banquiers de père en fils, représentés par plusieurs générations : l’aïeul, Siegfried Schoulder, son fils, Noël, qui a maintenant la charge des affaires et François, son futur héritier. François est marié à Jacqueline de la Monnerie, autre famille à laquelle on s’intéressera et ils ont deux enfants.
Noël Schoulder semble vouloir s’assurer que François sera à même de prendre sa suite, mais cette ambition affichée dissimule son souci de pérenniser ses prérogatives de chef de famille et de manifester sa supériorité dans la capacité de gérer la banque. François, dont le caractère est bien plus effacé que le sien, en paiera le prix.
Parallèlement, on suit le parcours de Simon Lachaume. Il a consacré une thèse au grand poète Jean de la Monnerie. Au chevet de celui-ci au moment de sa mort, il profite de cette opportunité pour rédiger un article qui, pense-t-il, lui ouvrira la voie vers une carrière de journaliste.
D’autres personnages, comme le cousin jaloux des Schoulder, Lucien Maublanc, ou encore le médecin Emile Lartois, viendront contribuer à tisser la toile de ce roman.

De Maurice Druon, je ne connaissais que « Les rois maudits », dans son adaptation marquante (est-ce parce que j’avais un gros faible pour Jean Piat ?) en feuilleton (on ne disait pas encore série), diffusé quand j’étais adolescente. « Les grandes familles » m’a impressionnée par la richesse et la précision de son écriture, en particulier dans la description, souvent ironico-sarcastique, de ses personnages, avec un art consommé de la formule (on dirait maintenant de la punchline), dont je ne peux malheureusement pas vous donner d’exemples car la lecture audio se prête difficilement à la collecte de citations. L’auteur dépeint par ailleurs avec acuité la ville de Paris, l’évolution de son architecture, de l’ambiance et des mœurs de l’époque.
Le roman lui-même m’a, au moins dans sa première partie, semblé manquer de tension narrative, j’y voyais la chronique d’une famille puissante mais sans réel enjeu, ce qui ne me gênait pas outre mesure tant j’étais séduite par le regard de l’écrivain et l’interprétation magistrale du lecteur. Dans sa seconde partie, en revanche, il se passe (enfin) quelque chose d’un peu plus consistant… mais on n’est pas non plus chez Pierre Lemaitre (il évoque une période proche et le même milieu banquier dans « Couleurs de l’incendie », que j’ai lu il y a peu, avec des intrigues dignes de ce nom ; en revanche, son écriture n’a pas le même panache que celle de Maurice Druon).

Je lis peu de livres audio, sélectionnant soigneusement les lecteurs ou lectrices car rares sont les voix me paraissant convenir au texte que j’ai choisi. A cet égard, celle de Christophe Brault est remarquable, car elle est capable de sortir de son registre « normal », avec sa tonalité agréable, pour se prêter à tous les simulacres : le comédien ne se borne pas, en effet, à mettre le ton, non, il modifie sa voix, instrument dont il utilise toute l’extraordinaire plasticité, au point d’incarner les différents personnages. On aimera ou pas le procédé, pour ma part j’ai adoré : il offre matière à une théâtralisation du roman qui m’a beaucoup plu, on a l’impression qu’un grand nombre d’acteurs ont été convoqués pour se prêter au jeu de cette lecture.

Bilan en demi-teinte pour ce roman, donc. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur et la voix du lecteur. Le récit, quant à lui, s’il ne manque pas d’intérêt, n’est guère romanesque (dans la mesure où il n’y a pas d’histoire à proprement parler, plutôt l’évocation du parcours croisé de divers personnages), il se rapproche davantage d’une âpre et piquante chronique de mœurs.

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Maurice Druon me fait de l’œil depuis longtemps. J’ai la saga « Les rois maudits » dans ma PAL et « les mémoires de Zeus » dans ma PAL. Quand j’ai vu ce titre apparaître sur Netgalley dans les services presses audio, je me suis dit : pourquoi pas ? Ce sera l’occasion de découvrir son univers. Je ne puis dire avoir adoré cette fresque familiale, car seul un personnage a su réellement me toucher. Le seul à être épargné par les vicissitudes de la vie ! Isabelle est tendre, douce et perdue dans un monde de requins. Maurice Druon nous dépeint une classe sociale riche, autocentrée et très égoïste. Leurs problèmes sont dignes des cours d’école. Entre rivalité et bataille de patrimoine, il est difficile de se trouver des points communs avec ces différents personnages. Si parfois, cela peut paraître grotesque et arracher un sourire, d’autrefois, ils sont simplement navrants. Maurice Druon nous interroge également sur la qualité humaine de ses personnages. Sont-ils capables de tout sacrifier pour le pouvoir et la fortune ? N’ont-ils point de remords ? Le résultat est triste et fait part d’une certaine désillusion. 
La famille Schoudler est clairement une famille universelle, elle fait face à des luttes de pouvoir. Elle n’a qu’une envie : réduire tous ses concurrents à la ruine au mépris des siens. Cette famille date du siècle dernier, mais cette lutte de pouvoir et d’argent est universelle. Elle ne se cantonne pas au siècle dernier. Maurice Druon fait ressortir toute la noirceur de cette famille. Il n’hésite pas à la punir de son avarice et de sa méchanceté. Pourtant, les Schoudler font l’aumône, ce sont de bons chrétiens. Est-ce que faire l’aumône rachète tous les péchés ?  
Tout commence par la mort du poète, un membre éminent de la grande famille de La Monnerie. Simon est venu assister à ses derniers instants. Le poète est l’objet de sa thèse. Quoi de mieux qu’être aux premières loges de sa mort pour lancer une carrière et rendre sa thèse encore plus intéressante ? Pourtant, Simon et ses rêves ainsi que son opportunisme sont tout d’abord touchants, car il ne croit qu’à moitié dans son talent d’écrivain. Pour lui, tout ceci est un rêve, un espoir fou, rien de plus. Simplement, à côtoyer ce monde de corrompu et de rapace, il se laisse petit à petit corrompre. Rien ne compte plus que l’étendue de ses relations et de son influence ! Ses inquiétudes d’abord simples _ avoir de la nourriture dans son assiette ou payer son loyer à la fin du mois _ font vite place à des inquiétudes plus grandiloquentes. Sa nécrologie sur le poète a eu le mérite de le propulser dans les hautes sphères, il s’est laissé corrompre. 
Bref, dans cette fresque familiale, personne ne se sauve vraiment. L’argent les corrompt-il tous où presque ? Le cynisme et l’ironie relèvent un tableau bien noir et difficile à digérer. Certaines situations grotesques m’ont fait sourire. Ce roman contemporain pourrait s’inscrire dans le courant du naturalisme de Zola et de Balzac, les descriptions longues à souhait et le gosier rongé par l’absinthe en moins. 
Le narrateur est très bon, il prend des voix différentes, des accents… C’est assez bluffant surtout qu’il a de légers cheveux sur la langue et qu’il arrive à l’éclipser avec ses imitations de l’accent autrichien ou les changements de ton. Il souligne l’ironie et l’absurdité de la vie décrite par Maurice Druon. Il allège un récit plutôt déprimant. 
En bref, un livre audio qui aura eu le mérite de me faire découvrir une plume pugnace et cocasse. Cette fresque familiale est à l’image du titre la chute des hommes, elle décrit une lente descente de ces hommes de pouvoir et l’abandon de qualité humaine. Triste et réel.

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Version audio
Coup de cœur
Je n’ai jamais lu Maurice Druon, ni même regardé Les rois maudits à la télévision. Je n’ai aucun souvenir de Tistou les pouces verts, pourtant dans la bibliothèque de mes enfants. Pourquoi ai-je sollicité auprès de NetGalley ce premier tome des Grandes familles ? Je n’en sais absolument rien, mais j’ai drôlement bien fait.
Dès les premières scènes à la maternité, j’ai compris que Maurice Druon dresse un portrait sans concession des grandes familles du début du vingtième siècle. Il nous livre une véritable étude sociologique des hautes sphères de la société française.
Maurice Druon est un remarquable conteur. Son écriture est classique, ce qui n’empêche pas l’humour de poindre sous tous les dialogues. Il éreinte avec autant de férocité les grands industriels et la haute finance que les petits arrivistes et les politiques. Il décrit une société patriarcale dans laquelle l’argent mène le monde. Les femmes y sont aussi froides, déplaisantes, égoïstes que les hommes.
Si j’avais acheté cette trilogie en version papier je l’aurais certainement laissée un bon bout de temps dans ma PAL avant de m’y attaquer. Mais l’écouter, quel plaisir !
J’ai mis un peu temps à m’habituer à la lecture magistrale de Christophe Brault. Celui-ci force souvent le ton et je trouvais sa voix démodée. Mais son phrasé, bien qu’on ne l’emploie plus, correspond parfaitement au texte. J’ai eu l’impression d’écouter les voix de différents acteurs qui s’entrecroisent comme dans les feuilletons radiophoniques. Je n’ai qu’une envie, c’est de poursuivre l’écoute des 2 tomes suivants.

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