La Fille qu'on appelle

Lu par Marie du Bled
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Publication 19 janv. 2022 | Archivage 11 mars 2022
Audiolib, Littérature

Vous parlez de ce livre ? N'oubliez pas d'utiliser #LaFillequonappelle #NetGalleyFrance ! Cliquez ici pour plus de conseils


Résumé

Quand il n'est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l'aider à trouver un logement.

Dans ce court roman noir, au suspense maîtrisé, Tanguy Viel révèle les fractures sociales de notre temps, et dessine les rapports de force entre générations, hommes et femmes, diplômés et non diplômés…

Avec justesse, la comédienne Marie du Bled entrelace la voix de Laura à celle des autres protagonistes, faisant résonner le poids des mots et des non-dits familiaux.

Quand il n'est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors...


Formats disponibles

FORMAT Livre audio, Intégral
ISBN 9791035407773
PRIX 17,95 € (EUR)
DURÉE 3 Heures, 34 Minutes

Disponible sur NetGalley

Application NetGalley Bibliothèque (AUDIO)

Chroniques partagées sur la page du titre

Un roman sur l'abus de pouvoir, l'emprise et sur la domination masculine.
Des thèmes qui m'intéressent vivement et c'est pourquoi j'ai eu envie d'écouter ce roman audio.

De cet auteur, j'ai lu son ouvrage Article 353 du code pénal qui avait été une bonne lecture mais j'avais été loin de ressentir tous l'engouement que d'autres lecteurs avaient eu pour ce roman.
Et encore une fois, avec La fille qu'on appelle, je ressens la même chose et je n'ai pas eu le coup de cœur attendu.

C'est une lecture que j'ai appréciée car l'auteur aborde des sujets très actuels de notre société.

Le lecteur comprend parfaitement comment une personne peut tomber sous la coupe d'un manipulateur ou d'une personne ayant de l'ascendant sur elle. On peut constater comment la victime peut être facilement manipulée et utilisée.
Comment un manipulateur tire les ficelles et la victime tombe dans un engrenage qui la dépasse.

J'ai trouvé l'histoire réussie et l'intrigue est bien menée, de manière subtile.

Mais malgré tous ces points forts, il m'aura manqué la petite touche qui m'interpelle, m'interroge, me percute et une fois le récit terminé, j'ai trouvé l'ensemble un peu tiède malheureusement.

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Quelle belle plume que celle de T. Viel, pour un sujet pas facile, enfin DES sujets. Les situations sont troubles : profite ou profite pas ? L'auteur joue magnifiquement avec les frontières. Parce que s'il y a le sujet central, l'abus de pouvoir des hommes publics allant jusqu'aux faveurs sexuelles, il y a aussi : le père qui pense qu'il est un citoyen qui peut obtenir des passe-droits, sa fille qui elle-même pense profiter d'une situation très limite (naïve ou bafouée), la police qui fonctionne en marche arrière dès qu'il s'agit de délit sexuel (c'est tout le problème de la charge de la preuve), la justice (magistrature debout et assise) qui évidemment ne punit quasiment jamais (!) et qui a peur des hommes qui disposent d'un semblant de pouvoir. L'actualité en est remplie. Notre laxisme est leur force. Et pourtant : ne pas sanctionner un coupable c'est faire injure à un innocent. La loi du Talion a ceci de provocant qu'elle emprunte la voie de la justice plus rapidement et efficacement.

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Retrouver la plume de Tanguy Viel est toujours un pur moment de bonheur (j’avais adoré Article 353 du code pénal), des romans courts, mais des phrases longues, qui traitent de thématiques actuelles: liens familiaux, inégalités de classes sociales, déterminisme social. Ici le titre, très énigmatique, m’a tout de suite accrochée, La fille qu’on appelle, ou tout simplement la traduction de call-girl, donne en français une sensation de phrase inachevée. La première phrase du roman est donc le titre: brillant!
.
. « Laura, jeune mannequin de retour dans sa ville natale, y cherche un logement, éventuellement un travail ; sur les conseils de son père Max, ancien boxeur devenu chauffeur du maire, elle sollicite un entretien avec l’édile, Quentin Le Bars, qui va bientôt devenir ministre. Celui-ci, avec la complicité de Bellec, patron du casino local, lié à lui par « cette sorte de vassalité tordue (…) que seuls les gens de pouvoir savent entretenir des vies entières », va « négocier » son aide ». Bien évidemment toute ressemblance avec de récentes accusations n’est sans doute pas fortuite, mais tout cela va bien au-delà de l’actualité. Ici il y est question du langage du corps, des corps, des mots choisis par Laura lors de son audition, du CONSENTEMENT. Cette emprise sexuelle du puissant sur la plus faible, cette domination, ces abus de pouvoir. De la Bretagne à Paris. La machine à broyer se met en place. Implacable! A lire ou à écouter, la narratrice est formidable!

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C'est une sombre histoire dans l'air du temps avec le mouvement MeToo. Laura, que le père pense aider se retrouve prostitué pour recevoir l'aide réclamée pour elle. Tout nous est raconté comme si nous étions lors de l'audition de Laura après des événements terribles. A moins que ces derniers ne soient que mérités.
Sur le début je n'étais pas convaincue de la voix de la narratrice mais en définitif elle va très bien avec le texte.

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Quel roman…
Mon avis sera court, comme ce livre.
Tanguy Viel s’empare d’un sujet tristement intemporel, l’abus de pouvoir et tout ce que cela entraîne.
Le style de l’auteur sied parfaitement au propos du roman. Concis, précis, percutant.
Le lecteur est pris dans l’engrenage de la machine infernale qu’est l’emprise. Les rouages sont ici exposés sans fards. Et ça fait mal.
Merci à Tanguy Viel pour ce grand moment de clairvoyance, renforcé par la lecture de Marie du Bled.

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Pour avoir déjà lu un roman de Tanguy Veil, Article 353 du code pénal, le procédé ne m'a pas surprise. Ce roman prend la forme d'un procès. 
Laura, la "fille qu'on appelle"  dépose une plainte contre le maire Le Bars qu'elle accuse d'abus de confiance. C'est par le biais de cette plainte que le lecteur découvre l'histoire.
Presque un huis clos puisque peu de personnage sont impliqués dans le récit : Laura, Jeune fille de 20 ans; le maire Quentin Le Bars qui deviendra ministre;  le conseiller municipal et ami de ce dernier, Franck et le père de Laura, Max ancienne gloire de la boxe, actuellement au service du maire en tant que chauffeur. Les 3 hommes sont liés par le passé et sont liés par les attaches nébuleuses du pouvoir.
L'action se passe aussi dans un seul lieu, le casino où Laura bénéficiant de l'aura de son père va chercher refuge, avec un travail et un logement. L'ensemble se révélera glauque : travail et logement contre bons services. C'est quasiment une histoire moderne, digne du mouvement #Metoo : Laura raconte l'emprise de cet homme sur elle, tente d'expliquer comment elle a été entrainée contre son gré dans ces pratiques, dans cette relation donnant-donnant, sexe contre services logement... Le roman audio d'Audiolib lu par une femme Marie du Bled renforce le tragique en permettant d'entendre la voix de Laura, d'écouter ses atermoiements, ses arguments, de saisir sa détresse. Laura qui sous la plume de Tanguy Vieil creuse, décortique les sentiments, dissèque l'âme des hommes, met au grand jour le fonctionnement de ces prédateurs, ces hommes de pouvoir, dénonce la fracture entre le pouvoir et les autres. Le récit est glaçant, la dénonciation d'un monde politique violent aux allures de mafia, et terrifiant d'impuissance, la loi du plus fort socialement s'impose avec force. J'ai éprouvé de la compassion pour Laura mais aussi pour son père qui subit, souffre en silence et qui réagit viscéralement. C'est un récit qui prend aux tripes. Tanguy Vieil sait utiliser les mots qui montrent la vérité crue.  
"La fille qu'on appelle", presque un fait divers d'actualité,
3 heures d'écoute intense et dramatique.

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J'ai été très bousculée par ce livre qui parle d'abus de pouvoir, de l'omerta du monde politico-judiciaire. Très perturbant.

Dès le départ, lorsque Laura commence à raconter son histoire, on se dit que malheureusement il y a très peu de preuves, et puis on se dit pourquoi doit-elle se justifier ? Pourquoi, lui, le maire n'est pas attendu? et pire que ça il est prévenu à peine a-t-elle franchi la porte du commissariat...

On peut ne pas comprendre le comportement de Laura et malgré tout, la comprendre lorsqu'elle explique ces différents sentiments de perdition, d'hébétude dans ce qui se passe.
Les liens entre son père et le maire n'aide pas à avoir les idées claires d'autant plus pour une jeune femme qui a vendu son image dans des magasines et autres, et n'oublions pas qu'elle n'a que 20 ans.

Certains parlent d'écriture alambiquée de l'auteur, je ne trouve pas pour ma part et j'ai beaucoup aimé son style.

Il faudrait à présente que je lise son précédent roman plébiscité par tous également.

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La fille qu'on appelle

Tanguy Viel

Lu par Marie du Bled

Résumé :

Quand il n'est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l'aider à trouver un logement.

Mon avis :

Un livre à l’histoire à la fois prenante et simple. La fille qu’on appelle signifie la « call girl » en anglais… Un titre qui donne un avant goût de l’histoire en elle-même.

Laura est une fille qu’on appelle…
L’auteur nous raconte un rapport de force, de domination d’une personne “haut placée” dans la société face aux besoins et à l’appel à l’aide d’autres personnes sans influence dans le monde. Laura va se retrouver sous une emprise masculine lourde, liée au sexe, destructrice et semblant sans issue.


Un livre fort, qui dénonce des histoires cachées, malheureusement trop nombreuses et réelles... liées à l’abus de pouvoir.

La voix de la narratrice est en harmonie avec le récit de l’histoire.


Extraits :

“ Personne ne lui a demandé comment elle était habillée ce matin-là, mais elle a tenu à le préciser, qu’elle n’avait pas autre chose à se mettre que des baskets blanches, mais savoir quelle robe ou jean siérait à l’occasion, idem du rouge brillant qui couvrirait ses lèvres, elle y pensait depuis ce matin. ”

“ Et puis voilà, de même qu’en tectonique survient l’instant du choc, de même elle a senti sa main à lui qui se posait sur la sienne en même temps qu’il lui disait :
“Je vais faire ce que je peux pour t’aider”.
Elle a senti sa respiration se couper, comme un clou qu’on aurait enfoncé dans une horloge pour en arrêter l’aiguille, [...]
Je ne saurais pas vous dire, a-t-elle expliqué aux policiers, combien de temps j’ai mis à la retirer, cette main prise sous la sienne.”

Séverine @eliorajoub

EditionsdeMinuit, 2 septembre 2021, 16 €, 176 pages
Audiolib, 8 décembre 2021, 19,90 € en CD, 17,95 € en numérique 3h35


#lafillequonappelle #tanguyviel #éditiondeminuit #audiolib #mariedubled #roman #polar #société #abusdepouvoir #harcèlement #politique #pouvoir

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J'ai adoré retrouver la voix de Marie du Bled qui m'avait totalement séduite déjà lors de mon écoute de Là où chantent les écrevisses.

Une histoire comme il y en a, tous les jours : un homme qui se sert de son influence pour obtenir les faveurs d'une jeune femme. Ici, c'est Laura, 20 ans, qui rencontre le maire de sa ville, dans l'espoir qu'il lui trouve un logement. Poussée à ce rendez-vous par son père, Max, le chauffeur du maire, elle met le pied dans un mécanisme qui la mettra très mal à l'aise mais où elle se sentira pieds et poings liés.

Comme dans Les choses humaines, lu il y a peu, l'auteur nous distille les détails d'une histoire et nous laisse nous faire notre propre opinion. Le point de vue est un peu plus manichéen mais c'est tant mieux car, cela m'avait manqué dans le roman de Karine Tuil.

Des personnages forts, attachants. Un texte parfait avec des images magnifiques. Une lectrice qui incarne à merveille tous les rôles. J'ai beaucoup aimé ! Je l'ai d'ailleurs écouté très rapidement !

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Je suis ravie d'avoir découvert cet auteur, que je n'avais jamais lu, grâce à Netgalley. J'ai aimé sa plume simple et intimiste.

Laura, une très jeune femme dépose une plainte au commissariat contre un homme influant de la ville où elle habite, homme devenu ministre depuis...
Petit à petit, par petites touches de retour dans le passé, l'histoire d'une emprise psychologique et de manigances politique fait jour.
Tous les coups bas sont bons pour faire taire celle par qui le scandale pourrait arriver, et les hommes apparaissent comme des loups.

Au-delà de la vengeance et de l'emprise, ce subtile texte nous parle aussi, en filigrane, de l'amour entre un père et sa fille, c'est vraiment juste et beau.
Et puis évidemment, difficile de ne pas associer ce roman aux faits divers politiques que l'on peut lire dans les journaux.
Belle réussite.

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La vie est-elle un ring de boxe ?
Devrait-on accepter de prendre des coups, et d’en donner à son tour pour s’en sortir ?
Et que se passe-t-il lorsqu’on est KO ? Comment se remettre sur pied ? Comment continuer ?
Je vais être honnête avec vous : j’ai d’abord commencé à lire ce roman au format papier. Et je l’ai vite abandonné. Je j’accrochais ni avec les personnages ni avec l’intrigue. Il m’était impénétrable.
Mais j’ai toujours aimé la plume de Tanguy Viel (découvert avec Article 353 du code pénal). Alors, quand il est sorti en audio, j’ai choisi de réessayer. Et je dois remercier Marie du Bled car elle m’a réconcilié avec La fille qu’on appelle !
Sa voix, son interprétation et ses silences m’ont captivée. Je suis entrée dans l’histoire avec tact et Laura m’a émue.
Laura, la fille qu’on appelle justement. Fille de Max Le Corre, ancien champion de boxe devenu chauffeur du maire de leur ville natale au fin fond de la Bretagne. L’une revient d’on ne sait où, l’autre n’en est jamais parti.
Alors, quand Laura a besoin d’un logement, c’est tout naturellement que son père lui propose un rdv avec le maire. Pour essayer de faire accélérer les choses. Malheureusement, le maire en profite. Et Laura se retrouve dans les locaux de la police…
Ce que j’aime chez Tanguy Viel, c’est que tout est dans la nuance. Pas un mot de trop, pas un détail inutile, non, tout est juste. Et dans les dialogues, il réussit à nous faire ressentir les pensées de ses personnages. Comme si on y était.
Ce roman n’est pas mon préféré, de loin. Mais j’ai quand même passé un bon moment.
A noter : le plaisir des intermèdes musicaux (spécifiquement ceux au piano 👌)

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Tanguy Viel fait partie de ses auteurs dont le nom figure dans ma LAL… La Liste à Lire est un avant-goût de la PAL, un endroit confus où se côtoient des envies, des pense-bêtes, des gestes manqués.
Aussi, quand NetGalley et Audiolib ont proposé La Fille qu’on appelle, dans une version audio lue par Marie du Bled, j’ai foncé sur l’occasion…

Drôle de titre pour définir le personnage principal, Laura, vingt ans, revenue vivre avec son père, Max, un boxeur, chauffeur particulier du maire de la ville…
Laura n’est pas vraiment un call girl… C’est une jeune femme un peu paumée, qui a quitté le lycée pour poser pour des photos de charme et a besoin d’un nouveau départ. Son père pense que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l'aider à trouver un logement.
Le maire a tous les attributs de l’homme politique véreux : il trempe dans des financements pas nets et se croit au-dessus de tous. Alors, comme Laura est belle et désirable, il va en profiter…

Deux niveaux narratifs : le dialogue entre Laura, qui porte plainte contre le maire devenu ministre, et les policiers qui la reçoivent et la narration omnisciente proprement dite. Cette alternance de points de vue crée le suspense, façonne l’horizon d’attente.
Le récit est captivant, brutal, sans fioritures inutiles, factuel… La métaphore de la boxe et du ring est filée tout au long de l’histoire.
À travers les parcours et les portraits ciselés des personnages, Tanguy Viel dépeint des décalages sociaux et des rapports de force qui nous parlent particulièrement en ces périodes où nous sommes profondément déçus par la classe politique. Il nous parle aussi de non-dits familiaux, d’amour filial et paternel. La notion de consentement prend ici toute sa dimension complexe et subjective.

Au début de mon audio-lecture, le débit rapide de Marie du Bled m’a un peu gênée… Puis, sa diction particulière m’a envoutée tant elle donne à l’ensemble une belle notion d’urgence et de tragédie.
Ce roman m’a happée au point de ne plus pouvoir le lâcher.

Un roman noir percutant !

#LaFillequonappelle #NetGalleyFrance

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Un livre sur le sujet délicat qu’est le traffic d’influence. Un agréable moment d’écoute grâce auquel nous avons le plaisir de retrouver Tanguy Viel et son écriture caractéristique, où chaque mot est choisi avec une justesse inouïe.

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« Quand il n'est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l'aider à trouver un logement. »

Sauf que Laura a un passé assez sulfureux et qu’en contrepartie du logement, on lui demande de travailler dans un casino où le maire se permet certaines choses… le titre du roman est d’ailleurs la traduction de Call Girl. 

Un roman social et sombre sur le pouvoir et l’emprise que peuvent avoir certains hommes dans le monde de la politique et l’injustice qui en découle malheureusement trop souvent.
Court mais percutant.

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La fille qu’on appelle c’est la call girl. Laura est au commissariat. Elle raconte comment le maire de la ville l'appelait quand il avait envie d’elle. Ce maire deviendra ministre et continuera à l'appeler.
Le père de Laura est boxeur, il était aussi le chauffeur de ce maire qu'il attendait sans savoir qu'il était avec sa fille pendant son attente. C’est lui qui a proposé à sa fille d’aller voir le maire afin qu’il l’aide à trouver un logement mais il ne l’a pas vraiment aidé pour cela.
Alors quand Max découvre que le maire se servait de sa fille, après le choc vient la colère et c’est le boxeur qui retrouve ses marques.
J'ai tout de suite été charmée par le timbre de voix de la lectrice si douce, le ton très posé et le rythme adapté, régulier qui correspond à toute la gravité de ce beau texte.
Le texte est court, la tension maintenue, l'histoire de Laura est percutante et Max, un personnage très émouvant.

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Un sujet qui pourrait être banale, une affaire d'influence dans une petite ville....Un maire qui profite d'une jeune femme de 20 ans, fille d'un boxeur star locale....et puis une jeune femme qui ne se laisse pas faire, un père qui s'énerve...
Et puis en fait, avec la magie du style de Viel, sa capacité en quelques phrases à donner tant de force à des personnages, on sort du banal....On est percutés tout de suite par l'histoire de Laura.
La lecture par Marie du Bled est très très bien. Beaucoup de rythme, de sensibilité, très très agréable à écouter.
Merci à Netgalley et Audiolib pour cette lecture.

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Déception pour moi ses le style uniquement mais ses moi ses mais goûts donc n'hesitez pas à la lire mais moi je n'ai pas aimé

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Une jeune fille a besoin de se lancer dans la vie - se loger, trouver un job . Son père, boxeur réputé en fin de carrière, est justement le chauffeur du maire de la petite ville côtière où ils vivent, pourquoi ne pas lui en toucher un mot ? C'est ce qu'il fait, pour aider sa fille et la suite, on la devine.
Je suis assez partagée sur certains aspects de ce roman que j'ai écouté en audio, lu par Marie du Bled . L'analyse de ce qui se passe, des jeux de pouvoir, m'a paru parfaite. C'est un livre qui trouve l'équilibre entre la description de ce que peut ressentir la victime et l'explication des pressions à l'œuvre . Tanguy Viel écrit remarquablement, avec une vraie amplitude, il dépasse clairement son sujet pour nous livrer toute la complexité de cette histoire, sans cesser de revenir dans la brutalité du réel . Il s'en remet parfois à une atmosphère de théâtre classique, comme si des forces plus grandes venaient détourner les pauvres humains en proie à leurs dilemmes moraux et économiques. Bref on dirait qu'il a la bonne distance .
Pour autant je n'ai pas du tout cru au personnage de la victime, ce qui est tout de même un problème . Tout est là : évidemment je n'ai rien à dire sur ce qui s'est passé, ce qu'elle ressent etc .. Non, le problème a été ailleurs pour moi . Je trouve que sa parole est celle d'un écrivain. Elle parle exactement comme Tanguy Viel écrit tout le reste . Je n'ai pas cru du tout à ses comparaisons, métaphores, grandes phrases ... Elle est malheureusement devenue au fil du livre le symbole d'elle-même. Pour moi c'est vraiment dommage et même assez étrange . C'est délibéré, il n'y aucun doute que c'est le choix qu'a fait l'auteur de faire ce pas de côté vers la théâtralité même dans les dialogues. Ça m'a cependant tenue éloignée de son propos, je n'ai pas cru à son personnage. Ni aux policiers qui réagissent d'ailleurs ... Tout cela est très bien réfléchi mais ça n'a pas toujours sonné juste pour moi et je le regrette.
Une lecture que je recommande plutôt tout de même car je crois que ça aurait pu tout aussi bien marcher pour moi aussi

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Voici un livre qui parle d'un sujet sérieux et grave mais malheureusement il n'a pas su me convaincre.

Tout d'abord, j'ai trouvé les personnages antipathiques. Même la jeune fille qui raconte son histoire, je ne suis pas parvenue à éprouver beaucoup d'émotions en l'écoutant. Je l'ai trouvée très "mécanique".. C'est peut-être son personnage mais franchement, je n'ai pas apprécié.

Ensuite, l'histoire est bien racontée et le plume de l'auteur est assez facile à lire mais là aussi, j'ai trouvé que cela manquait cruellement d'émotions. Il est clair que c'est peut-être fait exprès pour donner un caractère assez dur au récit mais moi cela m'a ennuyée et empêchée de rentrer dans l'histoire.

Enfin, la voix de la narratrice est assez agréable à écouter mais je serais curieuse de la découvrir avec un autre livre car ici, difficile de pouvoir jouer avec les voix et les émotions.

Bref, c'est rare mais c'est pour moi une déception. Cela arrive et malgré tout, si le sujet vous intéresse, n'hésitez pas à découvrir ce livre.

Je remercie NetGalleyFrance et Audiolib pour cette lecture.

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J’ai beaucoup aimé ce livre, qui ne peut que nous toucher par sa thématique actuelle et trop peu dénoncée encore. La lecture faite par Marie du Bled est très convaincante, le ton est juste pour donner vie à Laura, ou même aux protagonistes masculins. On entre tout de suite dans le récit. L’écriture poétique de l’auteur se prête parfaitement à la forme audio et une fois de plus, j’ai passé un excellent moment grâce à Audiolib que je remercie pour leur confiance.

Max, un ancien champion de France de boxe va tenter un dernier combat à quarante ans, mais dans sa vie de tous les jours, il est le chauffeur du maire Quentin Le Bars, quarante-huit ans et beaucoup d’ambition. Sa fille Laura revient s’installer chez lui et tout naturellement il demande à son patron s’il ne pourrait pas appuyer sa demande à l’office du logement de la ville. Le maire accepte de la recevoir et la trouve immédiatement à son goût, il lui trouve un logement et un emploi au casino de la ville, comme hôtesse. Ainsi il pourra la voir et coucher avec elle quand il le voudra. Laura ne dit jamais non, ne sachant pas ce qu’elle veut vraiment, jusqu’au jour où le maire devenu ministre lui manque vraiment de respect, alors elle se réveille et va déposer plainte contre lui. La conclusion du livre est peu vraisemblable, contrairement au reste de l’intrigue.

Il ne s’agit pas de violences sexuelles, il ne la viole pas, elle ne dit jamais non, mais plutôt d’une emprise dont elle aura peine à sortir. L’homme est puissant et charismatique, il sait donner le change et séduire, même si en réalité les préoccupations des « gens » comme il dit sont bien éloignées des siennes, il utilise les autres pour ses intérêts publics ou très privés, ce qui en fait un homme très cynique sous de belles apparences. Il domine aussi Franck le patron du casino, l’obligeant à engager Laura, ce qu’il ne voulait pas en tant qu’ancien manager et ami de son père. Il est présenté comme peu regardant sur la légalité, c’est en fait le seul personnage trop caricatural du roman. Le maire le tient aussi sous son emprise et n’hésite pas à l’humilier publiquement pour se donner le beau rôle. Laura est souvent ambiguë, elle ne dit jamais non, sa relation avec le maire n’est pas placée sous le signe de la violence. Toutefois, lors de leur dernière rencontre, elle se sent humiliée et ravalée au rang d’objet, ce qui la pousse à déposer plainte contre lui. Son passage au commissariat est raconté entre les chapitres de son histoire. Les policiers sont très corrects, mais le procureur cherche tout de suite la faille pour ne retenir que l’infraction la plus légère pour le maire, de plus Laura sera rattrapée par son passé… et l’issue de la procédure sans surprise.

Ce livre dénonce les privilèges des riches et des puissants qui peuvent écraser les petits sans difficulté, la justice à deux vitesses. Son écriture est poétique et musicale, elle se prête très bien à la lecture à haute voix. C’est un livre percutant sans pleurnicherie qui ne peut que nous toucher. Laura est autant victime d’elle-même que du maire. Elle ne met pas de limite et se laisse vampiriser par cet homme charismatique et séduisant. Marque de pouvoir, il la tutoie et elle le vousoie, quand elle finit par comprendre qu’elle n’est qu’un objet sexuel, elle réagit enfin. Elle parle peu avec son père mais ils sont un lien très fort. Le titre du livre est la traduction du mot « call girl ». Il nous parle de certaines pratiques qui ne devraient plus exister, mais sont malheureusement toujours actuelles, car les élus à qui ces faits coûtent très cher sont l’exception… et souvent seulement si la justice américaine s’en mêle. En Europe, il y a une certaine tolérance envers ce type d’abus et on essaie toujours de décréter que la victime est en partie responsable de ce qui lui arrive, comme Laura en fera l’amère expérience.

J’ai beaucoup aimé ce livre et je le recommande chaleureusement. Il est vraiment super en version audio, la langue s’y prêtant très bien.

#LaFillequonappelle #NetGalleyFrance !

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«La fille qu'on appelle», traduction littérale de call girl, c'est Laura, 20 ans, mannequin qui a posé pour de la lingerie et qui a travaillé dans «la mode». Elle est la fille du célèbre boxeur Max Le Corre, devenu le chauffeur personnel de Quentin Lebars, maire magouilleur d'une ville portuaire, acoquiné au patron du Casino, ancien coach de boxe de Max.

Laura revient vivre dans la ville où elle a grandi et Max se dit qu'il pourrait demander de l'aide au maire pour sa fille, un petit coup de pouce pour un logement par exemple.

Le roman s'ouvre sur Laura qui ose porter plainte contre le maire Lebars pour abus sexuel. À aucun moment elle ne lui a dit non, ce que trouvent louche les flics, elle aurait du lui dire d'arrêter. Sauf que.

Dès le début, on comprend que la jeune femme ne va pas faire le poids face à l'influence politique de Lebars, promu ministre de la mer.

J'ai été tout simplement bluffée par ce texte. Avec une écriture précise et souvent elliptique, Tanguy Viel décortique l'histoire tristement banale de Laura, victime d'abus sexuel et d'abus de pouvoir, les deux allant souvent ensemble.

C'est toute l'intelligence de ce roman. Il nous met face à l'injustice, aux préjugés et à l'impunité des puissants et crée de la colère chez sa lectrice et son lecteur.

Une très belle démonstration, jusqu'au bout. J'ai suivi ce combat sans m'essouffler et le cœur battant. Un livre coup de poing, bien que d'une grande sobriété, qui met en avant des thèmes contemporains comme l'emprise, la zone grise, la violence de classe et les privilèges des hommes dominants.

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Superbement lu par Marie du Bled, je découvre Tanguy Viel avec ce livre audio et je suis tombée sous le charme de son écriture. Économe et précise, toute fleurie de métaphores plus belles les unes que les autres avec, on dirait, de la musique dans les mots, dans le rythme. Vraiment je suis charmée.
Laura décide de revenir dans son patelin après avoir quittée toute jeune, 16 ans, le nid familial. Elle fera, disons ainsi, "dans la mode" à Paris et nous verrons Laura sur de grandes affiches publicitaires en petite tenue. Revenir chez elle à 20 ans, sans rien vraiment devant qu'un père qui fut un glorieux boxeur et qui dernièrement est remontée sur le ring. Son père, Max, chauffeur du maire, maire que l'on pressent d'ailleurs pour devenir ministre. Et voulant aider sa fille, Max demandera à son patron de maire, s'il peut trouver un logement à sa fille Laura. Hoooo ce patron fera mieux, il demandera à son ami et associé de toujours, directeur du Casino local, de la loger et de la faire travailler. Laura sera donc ainsi disponible, jamais très loin, sous la main, celle qu'on appelle au besoin...
C'est avec une délicatesse bien crue que Viel reprend les thèmes de la famille, des inégalités sociales, des duperies, des trahisons mais ce qui se démarque surtout c'est le thème de l'emprise, du rapport de force, de la volonté anéantie... "La fille qu'on appelle" est un roman ensorcelant et des plus intelligents. Merci beaucoup pour cette lecture #LaFillequonappelle #NetGalleyFrance !

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