La Fille qu'on appelle

Lu par Marie du Bled
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Publication 19 janv. 2022 | Archivage Aucune
Audiolib, Littérature

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Résumé

Quand il n'est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l'aider à trouver un logement.

Dans ce court roman noir, au suspense maîtrisé, Tanguy Viel révèle les fractures sociales de notre temps, et dessine les rapports de force entre générations, hommes et femmes, diplômés et non diplômés…

Avec justesse, la comédienne Marie du Bled entrelace la voix de Laura à celle des autres protagonistes, faisant résonner le poids des mots et des non-dits familiaux.

Quand il n'est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors...


Formats disponibles

FORMAT Livre audio, Intégral
ISBN 9791035407773
PRIX 17,95 € (EUR)
DURÉE 3 Heures, 34 Minutes

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

Un roman sur l'abus de pouvoir, l'emprise et sur la domination masculine. Des thèmes qui m'intéressent vivement et c'est pourquoi j'ai eu envie d'écouter ce roman audio. De cet auteur, j'ai lu son ouvrage Article 353 du code pénal qui avait été une bonne lecture mais j'avais été loin de ressentir tous l'engouement que d'autres lecteurs avaient eu pour ce roman. Et encore une fois, avec La fille qu'on appelle, je ressens la même chose et je n'ai pas eu le coup de cœur attendu. C'est une lecture que j'ai appréciée car l'auteur aborde des sujets très actuels de notre société. Le lecteur comprend parfaitement comment une personne peut tomber sous la coupe d'un manipulateur ou d'une personne ayant de l'ascendant sur elle. On peut constater comment la victime peut être facilement manipulée et utilisée. Comment un manipulateur tire les ficelles et la victime tombe dans un engrenage qui la dépasse. J'ai trouvé l'histoire réussie et l'intrigue est bien menée, de manière subtile. Mais malgré tous ces points forts, il m'aura manqué la petite touche qui m'interpelle, m'interroge, me percute et une fois le récit terminé, j'ai trouvé l'ensemble un peu tiède malheureusement.

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Quelle belle plume que celle de T. Viel, pour un sujet pas facile, enfin DES sujets. Les situations sont troubles : profite ou profite pas ? L'auteur joue magnifiquement avec les frontières. Parce que s'il y a le sujet central, l'abus de pouvoir des hommes publics allant jusqu'aux faveurs sexuelles, il y a aussi : le père qui pense qu'il est un citoyen qui peut obtenir des passe-droits, sa fille qui elle-même pense profiter d'une situation très limite (naïve ou bafouée), la police qui fonctionne en marche arrière dès qu'il s'agit de délit sexuel (c'est tout le problème de la charge de la preuve), la justice (magistrature debout et assise) qui évidemment ne punit quasiment jamais (!) et qui a peur des hommes qui disposent d'un semblant de pouvoir. L'actualité en est remplie. Notre laxisme est leur force. Et pourtant : ne pas sanctionner un coupable c'est faire injure à un innocent. La loi du Talion a ceci de provocant qu'elle emprunte la voie de la justice plus rapidement et efficacement.

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Retrouver la plume de Tanguy Viel est toujours un pur moment de bonheur (j’avais adoré Article 353 du code pénal), des romans courts, mais des phrases longues, qui traitent de thématiques actuelles: liens familiaux, inégalités de classes sociales, déterminisme social. Ici le titre, très énigmatique, m’a tout de suite accrochée, La fille qu’on appelle, ou tout simplement la traduction de call-girl, donne en français une sensation de phrase inachevée. La première phrase du roman est donc le titre: brillant! . . « Laura, jeune mannequin de retour dans sa ville natale, y cherche un logement, éventuellement un travail ; sur les conseils de son père Max, ancien boxeur devenu chauffeur du maire, elle sollicite un entretien avec l’édile, Quentin Le Bars, qui va bientôt devenir ministre. Celui-ci, avec la complicité de Bellec, patron du casino local, lié à lui par « cette sorte de vassalité tordue (…) que seuls les gens de pouvoir savent entretenir des vies entières », va « négocier » son aide ». Bien évidemment toute ressemblance avec de récentes accusations n’est sans doute pas fortuite, mais tout cela va bien au-delà de l’actualité. Ici il y est question du langage du corps, des corps, des mots choisis par Laura lors de son audition, du CONSENTEMENT. Cette emprise sexuelle du puissant sur la plus faible, cette domination, ces abus de pouvoir. De la Bretagne à Paris. La machine à broyer se met en place. Implacable! A lire ou à écouter, la narratrice est formidable!

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C'est une sombre histoire dans l'air du temps avec le mouvement MeToo. Laura, que le père pense aider se retrouve prostitué pour recevoir l'aide réclamée pour elle. Tout nous est raconté comme si nous étions lors de l'audition de Laura après des événements terribles. A moins que ces derniers ne soient que mérités. Sur le début je n'étais pas convaincue de la voix de la narratrice mais en définitif elle va très bien avec le texte.

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