Les méduses n'ont pas d'oreilles

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Publication 12 janv. 2022 | Archivage 28 mars 2022

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Résumé

  Quelques sons parviennent encore à l’oreille droite de Louise, mais plus rien à gauche. Celle qui s’est construite depuis son enfance sur un entre-deux – ni totalement entendante, ni totalement sourde – voit son audition baisser drastiquement lors de son dernier examen chez l’ORL. Face à cette perte inéluctable, son médecin lui propose un implant cochléaire. Un implant cornélien, car l’intervention est irréversible et lourde de conséquences pour l’ouïe de la jeune femme. Elle perdrait sa faible audition naturelle au profit d’une audition synthétique, et avec elle son rapport au monde si singulier, plein d’images et d’ombres poétiques.
  Jusqu’à présent, Louise a toujours eu besoin des lèvres des autres pour entendre. C’est grâce à la lumière qu’elle peut comprendre les mots qu’elle enfile ensuite, tels des perles de son, pour reconstituer les conversations. Mais parfois le fil lâche et surgissent alors des malentendus, des visions loufoques qui s’infiltrent dans son esprit et s’incarnent en de fabuleux personnages  : un soldat de la Première Guerre mondiale, un chien nommé Cirrus ou encore une botaniste fantasque qui l’accompagnent pendant ces longs mois de réflexion, de doute, au cours desquels elle tente de préserver son univers grâce à un herbier sonore. Un univers onirique qui se heurte constamment aux grands changements de la vie de Louise  – les émois d’un début de relation amoureuse, un premier emploi à la mairie, une amitié qui se délite. Le temps presse et la jeune femme doit annoncer sa décision…
  Dans ce texte plein d’humour et de douceur, Adèle Rosenfeld tient en joue la peur du silence en explorant les failles du langage ainsi que la puissance de l’imaginaire. Les méduses n’ont pas d’oreilles est une plongée dans le monde des sourds et des malentendants, un premier roman éblouissant.

Quelques sons parviennent encore à l’oreille droite de Louise, mais plus rien à gauche. Celle qui s’est construite depuis son enfance sur un entre-deux – ni totalement entendante, ni totalement...


Formats disponibles

FORMAT Ebook
ISBN 9782246827078
PRIX 13,99 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

« Les méduses n’ont pas d’oreilles » d’Adèle Rosenfeld est un premier roman réussi. L’auteure est à l’origine correctrice et a décidé de sauter dans le grand bain avec l’histoire de Louise.
Louise est un personnage complètement inventé mais a un point commun avec l’auteure : elle entend mal.
Louise est malentendante depuis de nombreuses années mais elle peine à l’accepter. Elle trouve nombre de subterfuges pour vivre normalement. Malheureusement, son handicap s’aggrave et elle est obligée de se confronter à la réalité. De faire des choix. Son médecin ORL lui propose un implant cochléaire. Un choix difficile, car l’intervention est irréversible et lourde de conséquences pour l’ouïe de la jeune femme.
Elle se replie sur elle-même, se coupe de la réalité pour se réfugier dans son monde. Un monde imaginaire peuplé de soldat, chien, botaniste… Ces personnages qu’elle appelle au-secours lorsqu’elle traverse des situations délicates voire ingérables.
Cette réalité modifiée est retranscrite, tour à tour, par des envolées poétiques très belles ainsi que des passages d’autodérision très drôles.
C’est avec plaisir que j’ai pénétré dans l’univers doux, ouaté, torturé de Louise.
Cette lecture était émouvante.

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Le résumé de la 4ème de couverture est complet et performant, inutile ici d'en rajouter plus.
Il présente parfaitement l'enjeu du roman : Louise se retrouve devant un dilemme qui va rediriger sa vie, soit elle tombe définitivement dans le monde des sourds, soit elle reste dans le monde des entendants, (le monde "des bouches qui parlent")  sous une nouvelle formule, les entendants implantés. 
Vivant depuis l'enfance entre les deux, " passée de sourde moyenne à sourde sévère" elle tente de saisir ce que cette perte d'audition totale va transformer dans sa vie. Elle réfléchit à ces deux mondes différents, à ce qui crée cette différence, elle va tenter de saisir ces langages, ces façons de communiquer.
 "Etrangère je l'étais. Déracinée du langage."
Elle relate avec humour les conversations qu'elle tente de saisir avec ce qui lui reste d'audition, avec désespoir ses efforts pour suivre la conversation sur les lèvres, la peur de la lumière qui décline et qui cache le langage. 
 La pression, la souffrance qu'elle ressent nous sont transmises par l'écriture, par les nombreuses images, par les récits fantasmagoriques qui tendent vers une lourdeur, une opacité. L'inquiétude suinte de ce texte. L'entrée "dans ce monde de silence " semble obscur, une impression d'enfermement se terre dans ses moments de doute. D'autant que le monde des entendants et surtout le monde professionnel n'accueille pas cette perception du monde visuelle, olfactive et non plus auditive. Et pourtant l'auteure nous raconte ce drame puisque c'en est un personnel, une épreuve avec humour.  
Louise nous fait vivre cette période de doute, de décision,(" avec cette étrange sentiment de ne plus savoir déchiffrer le réel" ) pendant laquelle elle va s'enfermer dans un monde imaginaire, qui finalement n'est que le reflet inconscient de ses peurs. 
Une immersion aussi passionnante qu'inquiétante dans une épreuve physique : la transformation de son corps et existentielle : la transformation de sa perception du monde et de soi. 
J'ai apprécié cette plongée dans l'inconnu d'un nouveau mode de vie, la peur du changement  décrit avec fantaisie, avec humanité; j'ai trouvé ce récit très émouvant.

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« Mes oreilles défaillantes étaient un entonnoir vital qui étouffait la vie » . Louise est une jeune femme souffrant de surdité, un handicap invisible auquel les tests génétiques pratiqués n'ont apporté aucune explication. Elle était jusqu'alors suffisamment entendante pour s'en accommoder et même le cacher plus ou moins à son entourage, notamment en tentant de deviner les mots sur les lèvres de ses interlocuteurs lorsque son sonotone ne remplissait plus son rôle.
La jeune femme mène en effet une vie quasi normale avec un travail, des amis, un amoureux et refuse d'admettre que les conséquences de son handicap lui gâchent franchement la vie. Mais récemment, celui-ci s'est aggravé, la faisant passer de sourde moyenne à sourde sévère. Dès lors, la seule solution pour retrouver une ouïe normale serait la pose d'un implant. Une opération irréversible que Louise envisage d'abord avec beaucoup de circonspection, voire de réticence. Est-elle prête à tout entendre normalement ? Et si elle ne le supportait pas ?
J'ai beaucoup aimé le ton de ce roman, à la fois très doux et plein d'humour. J'ai aimé les « fantômes traumatiques » que s'invente Louise, ces personnages imaginaires qu'elle appelle parfois à ses côtés pour l'aider à supporter les situations délicates. L'auteure met des mots justes et très simples dans la bouche de la narratrice qui décrit sa situation avec de nombreux détails et une grande précision. Le lecteur peut parfaitement entrer dans son univers aux sons ouatés et imaginer ce qu'elle vit et ressent.
Un très beau roman sensible que je recommande sans aucune réserve.

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