Vivre avec nos morts

Petit traité de consolation

Lu par Delphine Horvilleur
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Publication 23 juin 2021 | Archivage Aucune
Audiolib, Essais et Documents

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Résumé

Être rabbin, c’est vivre avec la mort : celle des autres, celle des siens.

Mais c’est surtout transmuer cette mort en leçon de vie pour ceux qui restent : « Je me tiens aux côtés de femmes et d’hommes qui, aux moments charnières de leurs vies, ont besoin de récits. »

La tapisserie de ce livre de consolation tresse étroitement trois fils : le conte, l’exégèse et la confession.

La narration d’une vie interrompue, la manière de donner sens à cette mort à travers les textes de la tradition, et l’évocation d’une blessure intime ou la remémoration d’un épisode autobiographique dont elle a réveillé le souvenir enseveli.

Les textes sacrés ouvrent un passage entre les vivants et les morts : « Le rôle d’un conteur est de se tenir à la porte pour s’assurer qu’elle reste ouverte. » Et permettre ainsi à chacun de faire la paix avec ses fantômes.

Delphine Horvilleur livre un texte à la fois intime et universel, puissante réflexion sur le deuil et la mémoire. De sa belle voix chantante, elle offre une lecture lumineuse, qui dessine une voie de dialogue entre les vivants et les disparus.

Être rabbin, c’est vivre avec la mort : celle des autres, celle des siens.

Mais c’est surtout transmuer cette mort en leçon de vie pour ceux qui restent : « Je me tiens aux côtés de femmes et...


Formats disponibles

FORMAT Livre audio, Intégral
ISBN 9791035406639
PRIX 19,95 € (EUR)
DURÉE 5 Heures, 2 Minutes

Disponible sur NetGalley

Application NetGalley Bibliothèque (AUDIO)

Chroniques partagées sur la page du titre

"J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité..." Deutéronome 30 Verset 19. Madame Horvilleur est une conteuse hors pair mais également une femme sensible et érudite. L'écouter me livrer ce "petit traité de consolation" a été un grand bonheur et un immense réconfort . Son livre est lumineux sans aucun prosélytisme. Je le recommande à tous.

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Ce sont des heures inoubliables que celles que je viens de passer avec madame Horvilleur. J'ai acheté et lu la plupart de ses livres, toujours sensibles et clairs et celui là.. en, fait ma mère me l'a acheté mais se l'est gardé.. Quand j'ai découvert la possibilité de l'écouter, une première pour moi, j'ai sauté sur l'occasion. Un pur bonheur, un ravissement. Une voix chaude et chantante, puisque parfois elle chante les mélopées et psaumes juifs, elle parle toutes les langues bibliques, l'araméen, l'hébreu, nous entraine avec elle dans les vies de personnes connues ou inconnues au moment de leur mort mais surtout nous fait découvrir le sens caché de bien des rites et histoires de notre civilisation. Une plongée en VO dans les textes, les siècles passés et leurs ravages, une descente en enfer mais une remontée en douceur, consolés que nous sommes par son pouvoir de conteuse. Je ne peux que recommander d'approcher ce livre par l'audio, c'est magique! merci à netgalley! Je mettrais bien 6 étoiles!!

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Onze chapitres comme autant de confrontations à la mort de l’auteure en tant que rabbin ou en tant que femme. Des récits intimes ou réflexifs, drôles et bouleversants. Un très beau texte, délicat et émouvant, que j’ai beaucoup aimé. A lire en savourant d’être en vie.

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Delphine Horvilleur est rabbin, elle a 46 ans et vit aux côtés de son mari Ariel Weil. Cette femme est également journaliste (elle est, depuis 2009, directrice de la rédaction du magazine Tenou'a, qui explore la richesse de la pensée juive.), philosophe et auteure de plusieurs ouvrages. J'avais très envie de lire un essai qui aborde le thème de la mort, j'ai opté pour 'Vivre avec nos morts' déjà parce que c'est un livre qui est très bien noté sur les sites tels que Livraddict et Babelio, de plus l'auteure est assez populaire et puis il était proposé en lecture audio, ce qui était un bon argument pour le découvrir ! La version audio de ce document est très chouette, très "vivante", la lecture est faite par son auteure, ce qui lui apporte un petit quelque chose en plus. Delphine Horvilleur a une voix douce, posée et très agréable. Une très belle musique (interprétée au piano par Simon Zaoui) relie les chapitres entre eux, j'ai trouvé qu'elle donnait une dimension particulière à cette écoute, un peu de spiritualité qui était le bienvenu. Les anecdotes racontées par Delphine Horvilleur mènent à la réflexion, elles ont toutes quelque chose de symbolique et parlent toutes des traditions juives liées à la mort. J'ai pris un petit risque en lisant ce livre, je suis sortie une fois de plus de ma zone de confort, je ne le regrette pas, car j'en ressors l'esprit plus ouvert. Pour autant, je ne me jetterais pas sur les autres textes de l'auteure, car je n'en ressens pas le besoin ni la curiosité. Je remercie les Éditions Audiolib pour ce moment de lecture suspendu et pour leur confiance ! Angélique - Les lectures de Lily

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Très intéressant si l'on veut en apprendre plus sur la religion Judaïque mais j'aurais aimé un peu d'ouverture sur le reste aussi. Par contre l'autrice est une conteuse née. Très agréable à écouter, elle fait vraiment vivre son texte. Par moment j'avais presque envie de poser des questions à mon application de lecture tellement j'avais l'impression d'avoir une discussion avec Mme Horvilleur.

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Ce livre est d'une très grande aide afin de faire face au deuil d'un de nos proches. Le témoignage des différents accompagnements face à la mort aident à créer nos propres armes face à cette étape.

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C'est un livre que j'ai eu le plaisir de découvrir dans sa version audio et je dois bien dire que cette fois-ci plus que tout autre, cela a apporté un vrai plus. En effet, dans cette version, c'est l'auteure elle-même qui lit et je peux vous assurer que cela permet une immersion totale. On se laisse complètement emporter par sa voix et ses intonations, on sent bien que c'est une personne, du fait de son métier de rabbin, qui a l'habitude de parler, d'expliquer, de consoler. J'ai trouvé ce livre d'une incroyable justesse au delà de n'importe quelle croyance, ainsi, selon moi, il peut se lire quelque soit la votre même si bien évidemment on y apprend beaucoup de chose sur le judaïsme, et j'ai particulièrement apprécié cela, d'autant plus que c'est souvent fait avec humour. A travers différents récits, l'auteure va nous raconter la vie pour donner sens à la mort et je dois bien dire que c'est un livre qui m'a fait du bien. La mort, sujet sensible s'il en est un, d'ailleurs, il est difficile de vous en parler sans exposer mes propres faiblesses... on a tous une histoire différente et chacun gère comme il le peut, mais ce que je peux vous dire, c'est que les mots de Mme Horvilleur agissent tel un baume apaisant, aussi ce livre est profondément lumineux malgré le sujet. Une merveilleuse lecture que je recommande chaudement.

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Dans ce livre, nous suivons une suite de récits d'expériences qu'a vécu Delphine Horvilleur, philosophe, écrivaine et rabbin. Chacun fait l'objet d'une analyse à la lumière de la philosophie ou des textes religieux. Ainsi le tout forme un important sujet de réflexion simple et nourrissant sur le thème de la mort. Comment vivre avec Elle? comment vivre avec l'absence? Comment partir? Delphine Horvilleur explique son point de vue avec beaucoup des simplicité et de modestie. On lit ce livre avec lenteur pour mieux réfléchir à notre tour.

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« Etre rabbin, c'est vivre avec la mort : celle des autres, celle des vôtres. » L'auteur nous offre une jolie leçon de vie… comme quoi on peut parler de la mort dans une dynamique tellement vivante qu'elle rend les choses plus douces et la mémoire plus forte pour ceux qui restent. A travers le regard de Delphine Horvilleur, des portraits d'hommes et de femmes dont la vie s'est achevée trop tôt pour certains, par surprise pour d'autres… à travers des survivants, elle tente de donner du sens au décès mais surtout au deuil. Pour les endeuillés, elle évoque les fantômes qui nous accompagnent. de manière très philosophique, elle tisse des liens entre les textes sacrés, les secrets transgénérationnels ou met en perspective des réflexions psychologiques et mythologiques. Elle évoque l'accompagnement des victimes d'attentats comme la psy de Charlie Hebdo, des survivants de l'Holocauste comme Simone Veil et d'autres encore… On en apprend beaucoup sur la culture juive. Quel magnifique roman… je suis tombée sous le charme de cette conteuse, de son humanité, de sa manière de prendre en compte non seulement les morts mais aussi ceux qui leur survivent. Le mot qui me vient pour parler de cet ouvrage, c'est bienveillance… Le livre est lu par l'autrice avec une voix douce qui nous emporte et qui habille magnifiquement le texte.

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On m'a fortement recommandé ce livre dans une discussion sur le deuil et la perception de la mort. Est-ce que ce livre est en plein dans le sujet ? Complètement. J'ai trouvé ça génial de découvrir le point de vue de Delphine Horvilleur qui est une femme rabbin d'une grande humanité et d'une grande douceur. Le fait que ce soit elle la narratrice du livre audio est un gros plus ! Sa voix et son interprétation sont géniales et très agréables. C'est un partage encore plus intimiste entre le lecteur et l'autrice. En ce qui concerne le contenu du livre, j'ai appris tellement de choses. Je ne connaissais le judaïsme que de très loin, et on peut tout à fait découvrir ce livre sans avoir aucune référence. Ce n'est pas un livre tourné vers la religion ; c'est un livre avec quelques références religieuses et historiques mais qui reste très ouvert et qui est très instructif. Je ne connaissais pas du tout la façon de voir la mort des Juifs, et la découvrir ainsi que leur origine était passionnant. Il y a aussi beaucoup de références à l'hébreu et à ses traductions qui en disent beaucoup. Par exemple, en hébreu, cimetière est traduit "la maison de la vie". Pour chaque sujet, Delphine Horvilleur choisit une personne qu'elle a connu ou accompagné dans la mort. Car en tant que femme rabbin, la mort, elle la côtoie très souvent. Elle aborde donc énormément de sujets : la Shoah, la vieillesse, la mort d'un parent, la mort d'un enfant, ce que ça signifie d'accompagner les familles endeuillées... Elle partage avec nous des épisodes de sa vie, de sa famille, et c'est très touchant de les découvrir. A travers ce traité, l'autrice nous raconte nous raconte son histoire, mais aussi l'histoire d'autres personnes qui ont quitté notre monde. C'est donc un très bel hommage. Une lecture pleine de délicatesse que je recommande énormément.

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Un texte qui fait du bien à l'âme et au coeur. Les temps sont anxiogènes, la mort rode et personnellement les deuils ont envahi ma sphère, cette année, d'où m'ont envie de lire ce texte. J'ai tout d'abord découvert une voix (j'ai lu la version audio), magnifique, suave, emphatique, une voix de conteuse. Puis, j'ai découvert cette magnifique personne qu'est Delphine Horvilleur, à travers ses mots, ses anecdotes, ses réflexions personnelles, j'ai pu déceler sa bienveillance enveloppante, sa grandeur d'âme, son amour des autres. A travers 11 fragments de récits, elle dénoue la peur de la mort en nous racontant comment elle, ou ses proches, ou encore ceux qu'elle accompagnait en tant que Rabin, ont traversé les attentats de Charlie Hebdo, l'assassinat d' Yitzhak Rabin. Le propos est éclairant et enrichissant, brillant et modeste à la fois, parsemé d'humour, de tendresse et de beaucoup de sagesse, bref apaisant.

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Ce livre récompensé par le Prix Babélio essai mériterait bien plus de cinq étoiles, c’est l’un des plus beaux et plus profonds que j’aie lus depuis bien longtemps. La version audio, lue par l’auteure y ajoute encore une dimension supplémentaire, sa voix sonne toujours juste et on se sent en empathie avec elle. Elle nous transmet avec délicatesse et pas mal d’humour un contenu grave qui aurait pu être juste tragique. J’ai passé plus de cinq heures merveilleuses en présence de cette conteuse hors pair, je ne peux que remercier vivement Netgalley et Audiolib pour ce livre que je conseille chaleureusement. Delphine Horvilleur est rabbin, ce qui n’est pas très fréquent pour une femme, elle est donc issue de la tradition libérale, les rabbins orthodoxes étant uniquement des hommes. Elle traite surtout de la mort et de l’accompagnement des endeuillés dans ce livre, ce qu’elle fait avec une grande délicatesse. Elle en profite pour nous expliquer certains textes et traditions juifs à ce sujet. Elle parle de différentes personnes qu’elle a accompagnées, parfois célèbres comme Simone Veil ou la psy de Charly Hebdo, mais le plus souvent des anonymes, dont une amie proche décédée d’un cancer. Dans ce cas, elle a dû jongler entre son rôle d’amie qui pleure et celle de rabbin qui ne peut se laisser submerger par ses émotions. Cette amie meurt d’une tumeur au cerveau qui la fait devenir peu à peu une autre tout en restant aussi elle-même. C’est l’occasion d’évoquer Rebecca, enceinte des jumeaux Isaac et Esaü, lesquelles sont entrés en conflits dès leur conception, déchirant leur mère de l’intérieur, avant de passer toute une vie de conflits fraternels. Chaque histoire est l’occasion de nous parler d’un texte biblique célèbre et je dois dire que j’en ai été très touchée. Venant d’un milieu protestant, je connais tous ces récits, mais c’est très enrichissant d’en lire les interprétations faite par Mme Horvilleur, parfois proches des nôtres et parfois très différentes. Et ces différences m’ont fortement interpelée, j’aime cette polyphonie du texte biblique qui est complètement ouverte. Chez les protestants comme chez les juifs, les morts sont enterrés dans un linceul blanc, qui rappelle la tenue des Cohen et pas en habits de ville. J’ai beaucoup aimé aussi son interprétation du sionisme, elle oppose un sionisme de propriétaires celui de l’assassin de Rabbin en 1995, qu’elle ne peut accepter à un sionisme de passage, fait des traditions accumulées au cours de l’histoire. Elle se trouvait dans la manifestation après laquelle le premier ministre a été assassiné et qui marque la fin de sa relation amoureuse avec un soldat issu d’un kibboutz ainsi que son désir de revenir en France, elle ne se sent plus chez elle sur cette terre où le sang a trop coulé. Elle parle d’un texte prophétique et très intéressant de Gershom Sholem, écrit en 1926. Ce grand mystique vivait il y a un siècle en Israël qui n’était pas encore un pays. Des utopistes totalement laïcs ont entrepris de faire revivre la langue hébraïque, il les a mis en garde, disant que ce projet était une bombe à retardement car on ne pourrait pas dépouiller la langue de sa violence et de ses traditions messianiques, ce qui entraînerait une catastrophe un jour ou l’autre. Notre auteure situe l’explosion de la bombe lors de l’assassinat de Rabbin, quand le sionisme de propriétaire prend le dessus en Israël. J’ai aussi été touchée par la façon dont elle parle avec délicatesse des familles, principalement des descendants des victimes de la Shoah, pour la plupart murée dans le silence et qui seront des victimes collatérales bien longtemps après les faits. Deux autres histoires m’ont encore particulièrement touchée, celle du frère d’Isaac, qui a perdu son petit frère et qu’elle encouragera grâce à l’histoire d’Issac le patriarche., c’est plein de délicatesse et de résilience. Sa propre expérience de la transgression du fruit de l’arbre de vie, sous forme d’un jouet en plastique parlera à chacun d’entre nous, on est loin de la culpabilité et du péché originel, mais au plus près d’une expérience que tous les enfants ont fait, ce qui est bien rafraîchissant. Je pourrais parler des heures durant de ce merveilleux livre mais je conclurai sur des aspects qui m’ont beaucoup surprises, même si je ne les ignorais pas totalement. Tout d’abord la liberté avec laquelle les sages du Talmud dialogue avec Dieu et n’hésitent pas à le renvoyer dans les cordes. L’épisode de la construction du four est très parlant, l’un d’eux démontre à plusieurs reprises qu’elle doit se faire ainsi, ce que Dieu confirme par des miracles alors que les autres sages décident à la majorité qu’il faut faire autrement et que Dieu n’a qu’à se plier à la volonté démocratique de la majorité… j’avoue que mon petit fond pentecôtiste en a presque été choqué : Si on demande à Dieu quelle sa volonté c’est pour s’y plier et pas lui ordonner de faire la nôtre, même s’il s’agit là d’un sujet bien trivial. Le manque de perspective eschatologique m’a également beaucoup surprise, il n’y a aucune représentation de l’après-mort. On ne tranche pas entre les diverses possibilités : néant, réincarnation ou résurrection. Un livre qui permettra à chacun de trouver un sujet d’intérêt. #Vivreavecnosmorts #NetGalleyFrance !

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