Guerre et père

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Publication 8 janv. 2020 | Archivage 19 avr. 2020

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Résumé

Que faire d’un père qui n’a fait que des mauvais choix  ? Comment être la fille d’un de ces anti-héros que la mémoire collective rejette ou feint d’ignorer  ?
Gabriel a traversé le XXe siècle en restant obstinément de son côté obscur. Né à Oran, dans une riche famille franco-allemande exilée en Algérie, vénérant un oncle officier de la Wehrmacht, hanté par un demi-frère qui avait rejoint la division Charlemagne, il assouvira finalement sa propre soif d'action et d'aventure en s'engageant dans l'OAS.
Mais tout cela, la narratrice ne le savait pas. Elle ne l’a découvert qu’au terme d’une enquête. Et l’enquête s’est transformée en fresque, brassant plusieurs décennies d’histoire et s’interrogeant inlassablement sur les efforts que font les hommes pour y trouver leur place.
Dans ce troisième ouvrage, Marianne Vic transgresse les légendes de l'histoire familiale autant que celles de la France. Ce roman est aussi un grand récit sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

Chez Fayard, Marianne Vic a publié Rien de ce qui est humain n’est honteux (2018).

Que faire d’un père qui n’a fait que des mauvais choix  ? Comment être la fille d’un de ces anti-héros que la mémoire collective rejette ou feint d’ignorer  ?
Gabriel a traversé le XXe siècle en...


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FORMAT Ebook
ISBN 9782213714738
PRIX 12,99 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

A la mort de son père , Marianne Vic va vouloir écrire sur celui ci pour se le réapproprier , se réconcilier avec lui , ce père qui lui lisait l’Odyssée lorsqu’elle était enfant , souvenir inoubliable, en retrouvant le livre , M Vic se rappellera de l’odeur de son père , du parfum à l’odeur de frais qu’il utilisait , ah cette mémoire olfactive si tenace . Ce père , qui ne fut papa que pendant 7 ans , avant l’abandon inexpliqué et inexplicable pour la petite fille qu’elle est , ce père, c’est un aventurier , un homme qui ne peut rester en place , il a besoin de grands espaces , de beaucoup de liberté , pourtant il mourra à 90 ans dans son lit , il mettra 9 mois à mourir , le destin joue souvent des tours . Ce père à l’histoire familiale complexe car français par son père mais allemand par sa mère , Alicia qui viendra de Nuremberg pour se marier en France en 1920 , ce sera la boche évidemment dans le village . Pendant la guerre en Allemagne , Alicia perdra deux frères , le dernier Franz survivra à la guerre mais sera rattrapé par un destin cruel. Alicia dans son rôle de grand - mère ne pourra qu’être sévère , incapable de donner un peu d’affection à sa petite fille . Alicia aigrie à jamais . Vainqueurs , vaincus dans cette famille , plutôt des vaincus que des vainqueurs car l’histoire se répétera pendant la seconde guerre mondiale , avec Richard , le demi frère du père qui s’engagera dans la fameuse division Charlemagne , Richard , mort au champ du déshonneur quelque part en Russie . J’ai appris que les survivants de la division Charlemagne avaient été condamnés à 5 ans de prison ou 20 ans de travaux forcés et que dans les années 50 , ils avaient été libérés par grâce présidentielle. Après ce sera comme bon nombre de français le départ vers l’Algérie , la fin on la connaît , ce sont les événements pour ne pas dire la guerre avec les exactions commises des deux côtés , puis le retour forcé en France où ils seront définitivement les pieds noirs . Père aux multiples visages , héros de son enfance comme tous les pères pour leur petite fille , père manquant, démissionnaire , monstre ? car il sera condamné pour sa participation active dans l’OAS pendant la guerre l’Algérie . Qui est il vraiment ? , à quel père faut il se raccrocher ? Très beau questionnement sur la filiation , sur ce que nos pères nous transmettent même s’ils n’ont pas pu jouer leur rôle . C’est l’écriture qui a permis à l’auteur de retrouver ce père , une très très belle écriture . Ce livre autobiographique sort des sentiers battus , je l’ai beaucoup apprécié et vous le recommande chaleureusement. A mettre au pied du sapin si on on a envie , je pense qu’il séduira aussi un public masculin .

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C'est une découverte pour moi Marianne Vic, je n'avais jamais entendu parler d'elle avant de lire ce dernier roman. En apprenant qu'elle était la nièce de Yves Saint Laurent, j'ai comme ressenti une certaine curiosité à son égard, une envie de découvrir cette femme. Qu'avait-elle à nous dire ? Tout commence par une date, 28 mars 2018, celle de la mort d'un héros, Arnaud Beltrame alors qu'au même instant son père part pour le plus long de ses voyages. Destination inconnue mais fatale. D'un côté l'héroïsme et de l'autre la honte. Mais pourquoi donc ? En lisant Guerre et père j'ai vite entendu, de part un ton tout particulier, le sentiment de colère qui habite cette femme. De part une enfance esseulée sans ses deux parents à ses côtés, puisque vite séparés, en retrouvant sa mère après quelques années de désertion du foyer et d'abandon de sa fille, le père lui a confié un jour, qu'elle allait vivre désormais avec sa maman, quitter le sud pour Paris, quitter le père pour la mère. de ce jour, elle n'a que très peu revu son père. C'est l'histoire d'une enfant blessée et d'une femme jamais en paix, bouleversée intérieurement par ces manques affectifs d'amour et de présence. Elle ne comprend pas et essaye vainement de chercher, ainsi elle remonte dans le temps pour nous raconter qui était ce père au départ, Gabriel, né le 12 septembre 1927 à Oran, son étranger. Une histoire des origines, de l'exil et de la colère. Une histoire que l'auteure nous illustre en parallèle, par le récit de Homère. Ce récit que bien souvent son père lui a lu petite, il lui est toujours en mémoire, et elle cherche, analyse à partir de cette odyssée. " Au commencement, j’ai pensé que Gabriel lui ressemblait : Ulysse avait abandonné femme, enfant et parents pour courir le monde. Mais quand il rencontre aux Enfers sa mère dont il ignorait qu’elle fût morte, son chagrin de fils m’émeut. Comme celui qu’il eut en retrouvant son vieux chien Argos sans pouvoir le montrer, au risque de se trahir. Personne n’a ressenti de colère, ni Télémaque, ni Pénélope, ni aucun des autres qui l’ont connu et sont demeurés sur Ithaque. Tous ont compris qu’il voulait rentrer ; seuls les dieux l’en empêchaient. D’une certaine façon, Ulysse est le père que j’aurais aimé avoir. "

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