Borgo Vecchio

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Publication 22 août 2019 | Archivage 27 sept. 2019
Noir sur Blanc, Littérature étrangère

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Résumé

Traduit de l’italien par Lise Chapuis

Mimmo et Cristofaro sont amis à la vie à la mort, camarades de classe et complices d’école buissonnière. Cristofaro qui, chaque soir, pleure la bière de son père. Mimmo qui aime Celeste, captive du balcon quand Carmela, sa mère, s’agenouille sur le lit pour prier la Vierge tandis que les hommes du quartier se plient au-dessus d’elle. Tous rêvent d’avoir pour père Totò le pickpocket, coureur insaisissable et héros du Borgo Vecchio, qui, s’il détrousse sans vergogne les dames du centre-ville, garde son pistolet dans sa chaussette pour résister plus aisément à la tentation de s’en servir. Un pistolet que Mimmo voudrait bien utiliser contre le père de Cristofaro, pour sauver son ami d’une mort certaine.

Il y a la mer, d’un côté du Borgo Vecchio, dont le vent apporte les parfums de viande chez ceux qui, de la viande, n’en mangent jamais. De l’autre, la plaine brûlante de la métropole, ses magasins, ses bourgeois, la loi et ses gardiens. Son marché aux balances truquées, ses venelles tortueuses et antiques, dans lesquelles n’ose pas s’aventurer la police.

L’intrigue est semblable à celle d’un livret d’opéra : violence et beauté, bien et mal se mêlent pour nous tenir en haleine jusqu’au grand final.

Giosuè Calaciura est né à Palerme en 1960. Il vit et travaille aujourd’hui à Rome. Il est journaliste et collabore régulièrement avec de nombreux quotidiens et diverses revues. Il écrit également pour le théâtre et la radio. Son premier roman, Malacarne (Les Allusifs), a été publié en 1998. Passes noires, toujours publié aux Allusifs en 2005, a été finaliste de l’un des prix littéraires italiens les plus prestigieux, le Campiello, en 2002. En 2009, c’est Conte du Bidonville qui est traduit en français chez le même éditeur et publié en 10/18.

Traduit de l’italien par Lise Chapuis

Mimmo et Cristofaro sont amis à la vie à la mort, camarades de classe et complices d’école buissonnière. Cristofaro qui, chaque soir, pleure la bière de son...


Ils recommandent !

« La langue de Giosuè Calaciura est unique, objectivement unique : c’est une langue très belle, dense, poétique, baroque, traversée de constantes inventions métaphoriques. » Jérôme Ferrari

« Borgo Vecchio est une fable mélodramatique qui fait penser aux œuvres les plus visionnaires de García Márquez. Le portrait d’une insularité méditerranéenne magique et extrême. » Goffredo Fofi, Internazionale

« Une écriture qui ne fait pas semblant, ne cligne pas des yeux, ne joue pas à se laisser deviner, mais qui lacère, pénètre, gifle, vous revient au visage avec le ressac, contre-braque, hurle. C’est une écriture vivante. » Giacomo Di Girolamo

« Un lyrisme d’une puissance bouleversante. » Marcello Benfante, Republica Palermo

« Un roman éblouissant, violent est beau. À lire avec soin. » Lombardia Oggi

« La langue de Giosuè Calaciura est unique, objectivement unique : c’est une langue très belle, dense, poétique, baroque, traversée de constantes inventions métaphoriques. » Jérôme Ferrari

« Borgo...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782882505842
PRIX 16,00 € (EUR)

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

La vie d'un quartier italien qui vit en autarcie en marge de la ville toute proche. Des personnages haut en couleur, attachants, des joies des peines, des souffrances , la vie et la mort toujours sur un fil d'équilibriste ….génial !

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Borgho Vecchio est un quartier pauvre de Palerme..La quartier des gangs,de la violence et de la misère.Un quartier que la police évite soigneusement.
Mimmo et Cristofaro vivent dans ce quartier.Amis depuis toujours,ils sont inséparables.
Mimmo est amoureux de Céleste qui se réfugie sur son balcon le soir quand sa mère "reçoit" des hommes
Cristofaro subit les coups d'un père abreuvé d'alcool;Sa violence résonne dans les rues mais personne ne bouge
Trois enfants encore,mais lucides et qui rêvent d'avoir comme père Toto le pickpocket,l'Arsène Lupin du quartier,le malfrat au grand coeur
Mais dans l'ombre,le traître se cache et la tragédie qui s'annonce verra le monde de l'enfance volé en éclats et à jamais bouleversé
Magnifique

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Borgo Vecchio c’est un roman qui vous accompagne longtemps après l’avoir terminé .
C’est une écriture qui ne ressemble à nulle autre , comme une petite musique qui résonne doucement pour amortir la gravité de certains actes .
On rencontre dans ce quartier pauvre de Palerme des personnages inoubliables, il y Mimmo et Cristofaro , liés par les liens d’amitié indestructibles ,liés aussi par leur enfance dans un quartier pauvre , il y a Carmela, la prostituée au grand cœur, qui prie la vierge Marie pour expier ses péchés , sa fille Céleste qui étudie la plupart du temps pour avoir un avenir meilleur , Toto le voleur , fils de voleur , Toto qui court si vite que les victimes à qui il dérobe le portefeuille n’arrivent pas à le décrire .
Il y a un père indigne , des histoires de magouilles épouvantables dans ce livre .
Il y a longtemps qu’un livre me avait aussi émue , touchée en plein cœur , oui c’est exactement ça un énorme coup de cœur .
Histoire triste certes mais si belle , je vous le conseille ardemment.
5 étoiles +
Merci , merci à l’auteur Giosuè Calaciura
Un grand merci également à NetGalley et aux Éditions noir sur blanc .

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Le Borgo Vecchio, c'est un quartier populaire au coeur de l'Italie d'aujourd'hui.
Dans ce quartier, Mimmo et Cristofaro sont les deux enfants amis pour toujours que rien ne pourra jamais séparer. Sauf peut-être le malheur de Christofaro, qu'on entend pleurer tous les soirs dans le quartier sous les coups de son père. Pour Mimmo, la souffrance de son ami est une infamie, il s'en confie à son précieux cheval de course, Nana.
Mais le Borgo Vecchio, c'est aussi Carmela, qui travaille dans son appartement sous le regard de la Vierge et sous les caresses des hommes.
C'est Toto, le voleur le plus insaisissable de la ville, que tous les enfants, Cristofaro en tête, veulent avoir comme père.
C'est, comme dans toute tragédie brillante, un traître, une jeune fille à l'innocence massacrée, et des drames que seule la vie peut créer.
Borgo Vecchio, c'est l'histoire du réel le plus barbare décrit avec les mots les plus beaux et les plus intimes qui soient. C'est une histoire qui ne peut pas laisser de marbre parce qu'elle ne s'embarrasse pas d'espoir, ce sentiment qui n'existe que dans les romans de gare.

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tynn 02 juillet 2019
Borgo Vecchio, quartier pauvre de Palerme, aux petits marchés et ruelles étroites, où vivent entassées des existences familiales épuisées et violentes, où les petits trafics fleurissent pour quelques sous, où les enfants grandissent dans la rue et dans l'ombre des pulsions et des violences d'adultes. Chacun vit d'expédients ou de combines, jusqu'au curé, dans une société imprégnée de naïve religiosité.

L'histoire racontée par Giosuè Calaciura hésite entre le comique et la tragédie.
Les trois enfants qui la traversent y apprennent la vie avec férocité car le quotidien est cruel pour tous et l'espoir d'une autre vie illusoire. Même les animaux ont une vie de galère! Il est pourtant toujours possible de s'éblouir de la beauté de la mer, de l'odeur du pain qui embaume les ruelles, de charisme d'un mauvais garçon, de la sensualité d'une prostituée...

Quel plaisir de s'immerger dans ce roman porté par la chaleur, les odeurs, les couleurs, les saveurs et la faconde italienne. L'écriture est un vrai bonheur, fluide, enveloppante par des phrasés longs et sinueux, des envolées poétiques et visuelles. On croit écouter un conteur de rue nous offrant une histoire de petites gens inoubliables, qui vivent les uns « avec » les autres, les uns « sur » les autres, en complicité, amour, haine ou trahison.

Pour moi, un beau coup de coeur et une découverte d'auteur à suivre assurément.

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Après le livre de Cristine Verlédène qui se passait en grande partie en Sicile, m’y voici à nouveau avec Borgo Vecchio, cette fois-ci d’un auteur du pays, un palermitain. Il y raconte l’histoire d’un quartier de Palerme, Borgo Vecchio et de ses habitants, Toto le mafieux, Carmela la prostituée, Cristofaro et Mimmo, deux amis, deux garçons dont le premier, souffre-douleur de son père, le second l’amoureux transi de Celeste, spécialiste de zizis, leur camarade de classe et fille de Carmela. Dans ce quartier aux prises avec la macro et micro délinquance, trois enfants confrontés à un monde adulte affecté d’une misère sociale et morale déroutante.
Giosuè Calaciura nous dépeint son île natale à travers les tragédies personnelles et naturelles auxquelles elle y est sujet. Dans une Sicile dans tout ses états, terre mythique de la mafia, un conte entre burlesque et réalisme magique, foisonnant d’odeurs et de couleurs
C’est très triste, violent, le tout légèrement amorcé d’un humour très méridional.
Il m’a un tout petit peu manquée la nostalgie de la langue absente, celle d’origine.

Je remercie les Éditions Noir sur Blanc et NetGalleyFrance pour l’envoie de ce livre.
#BorgoVecchio#NetGalleyFrance

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Je remercie le site Netgalley et les éditions Noir sur Blanc pour m’avoir permis de découvrir ce nouveau roman de Giosuè Calaciura, Borgo Vecchio. J’ai sollicité ce livre non pas pour son auteur ou sa maison d’édition qui m’étaient complètement inconnus, mais bien pour le charme de sa couverture et l’environnement fictionnel, un quartier italien. Après lecture, je dois dire que la photo de ce garçon faisant une acrobatie sur une rambarde reflète merveilleusement bien l’ambiance qui se dégage du roman.

Borgo Vecchio c’est le récit d’un petit quartier italien (Palerme?). Le lecteur ne doit pas s’attendre à un roman où l’action règne. Non, il faut juste se laisser porter par les mots de l’auteur. Il faut se mettre à la place d’un observateur extérieur qui a le privilège d’être invité dans l‘intimité des habitants de ce quartier.

L’écriture de Giosuè Calaciura poétique m’a complètement envoûtée. J’ai été totalement embarquée dans ce récit, comme si l’auteur me prenait pas la main et me disait « regarde ce qui se passe ». C’est une plume très fine, millimétrée, chaque mot a son utilité.

Bien qu’il soit court, c’est un roman touchant et intime qui explore tous les vices de l’Homme. La douceur et l’innocence de l’enfance flirtent avec la cruauté et la violence des adultes. On rencontre toute une galerie de portraits: un enfant battu par son père, une prostituée mère d’une fillette, un voleur, un cheval maltraité, un prêtre corrompu, un garçon amoureux… L’auteur réussit avec des mots simples à toucher le lecteur, on s’attache inévitablement aux personnages même à ceux qui paraissent « mauvais » aux premiers abords. Certains passages m’ont particulièrement émue notamment la scène où l’auteur décrit l’histoire du père de Toto, le voleur. La fin du roman est déchirante, cruelle. L’auteur n’épargne personne même les plus innocents. Oui mais c’est la dure réalité de la vie…



Dans Borgo Vecchio, Giosuè Calaciura nous invite dans un petit microcosme, celui d’un petit quartier italien. C’est un roman qui m’a particulièrement touchée de part la plume poétique de l’auteur et la description faite du quotidien des habitants. L’auteur n’épargne pas le lecteur et s’efforce de montrer le réel, celui de personnes touchées par les vicissitudes de la vie. Borgo Vecchio est un roman très réaliste sur la nature humaine. Je me ferai un plaisir de lire les prochaines œuvres de cet auteur.

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Borgo Vecchio, quartier miséreux de Palerme, est le décor d’une tragédie antique et pourtant contemporaine, annoncée par l’accumulation de drames ordinaires et quotidiens que personne n’a eu l’idée d’empêcher.
Par exemple, il y a Cristofaro, jeune gamin martyr de l’alcoolisme de son père, et du silence de sa mère et de tout un quartier.
Puis il y a Celeste, la fille de Carmela la prostituée, coincée par tous les temps sur l’étroit balcon de l’appartement, pendant que sa mère « travaille » à l’intérieur.
Il y a aussi Mimmo, l’ami des deux précédents, qui rêve de les libérer de leurs parents irresponsables.
Et encore Totò, le voleur aux semelles de vent, jamais attrapé par la police, mais que son amour pur pour Carmela pourrait bien mettre en danger.
Et même les animaux paient un prix innommable à la cupidité des hommes. Nanà, le cheval des courses clandestines du père de Mimmo, vous en raconterait de belles (en fait, non, plutôt des affreuses) si seulement vous daigniez l’écouter avec vos oreilles d’enfant.
Borgo Vecchio est un quartier pouilleux et puant où la Misère écrase Dame Morale sous son talon de feu. Rien n’y fait, ni la colère divine qui se déchaîne en chaleur d’enfer ou en orage biblique pour mater cette Sodome ou Gomorrhe, ni la bonté de la Vierge au Manteau qui tente de sauver ce petit monde sous son voile de miséricorde. Las ! Le miracle n’aura pas lieu.
Borgo Vecchio, c’est une histoire de la violence des hommes, dans un contexte de pauvreté économique et morale, de mafia, de corruption, de convoitise et de cruauté, d’indifférence et de fatalisme.
S’il y a de l’humour, c’est parce que le désespoir est poli et tente de cacher la crasse morale ambiante sous des allures de farce.
S’il y a de la tendresse, c’est grâce à la poésie lyrique et au réalisme magique insufflés par la plume de l’auteur.
Personnellement j’aurais préféré plus de sobriété. Mais peut-être cette exubérance est-elle la seule façon d’adoucir un (tout petit) peu cette réalité morbide, déchirante et sans espoir.
En partenariat avec les Editions Noir sur Blanc via Netgalley.
#BorgoVecchio #NetGalleyFrance

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Borgo Vecchio, un titre qui m'a grandement touchée de par sa beauté et son histoire :
lorsque j'ai débuté ma lecture, je ne m'attendais pas à être aussi bouleversée par le destin de ce quartier, par ses personnages et cette écriture... Des mots toujours bien choisis, porteurs d'images aussi fortes que belles, presque oniriques par moment. La plume immerge, emporte le lecteur au cœur de cette vie de quartier animée par la tristesse, la pauvreté, la violence mais aussi, parfois, la légèreté, l'amour et l'amitié. Ses protagonistes y sont attachants et emplis d'humanité, émouvants, rendant cette lecture rythmée et prenante ! Et même si l'histoire s'avère parfois très dure, elle regorge aussi d'espoir.

En résumé, j'ai adoré ce texte de Giosué Calaciura, dont je ne connaissais jusqu'ici pas le travail. La lecture se fait rapidement et marque les esprits, tant elle s'avère à la fois douce, amère et surtout sensible. Un très beau roman italien !

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La sensation qui me reste après ma lecture est celle d’une cavalcade dans les escaliers, des phrases et des scènes qui s’enchaînent, et ce malgré une narration paisible. Les faits et les mots semblent s’agencer les uns avec les autres, comme dans un jeu de dominos, lorsqu’une pièce tombe et qu’elle entraîne les autres avec elle.

Giosuè Calaciura montre toutes les facettes humaines, dans une langue poétique. Certaines scènes sont émouvantes, tristes à pleurer, mais elles sont énoncées avec beauté. Le lecteur est pris dans une ambivalence : c’est beau dans le texte et c’est affreux dans l’image.

J’ai eu mal pour Cristofaro, battu par son père. Les voisins attendent ses cris, chaque soir, ils pensent qu’un jour, ce sera le dernier, mais personne ne bouge. Le seul qui tente de le sauver, c’est son ami Mimmo. Ce dernier est amoureux de Céleste, qui patiente sur le balcon, par tous les temps, quand sa mère, prostituée, reçoit ses clients. Et il y a Nana, le cheval de Mimmo. Sa vie m’a bouleversée. Enfin, il y a Totò, un pickpocket qui se faufile comme une anguille lorsqu’il est poursuivi. Lorsque j’ai su pour quelle raison, il pratiquait cette activité, j’ai été très touchée.

Dès les premières pages, j’ai aimé Borgo Vecchio. Je ne sais pas pour quelle raison, mais à un moment, j’ai bloqué, je n’avais plus envie. L’auteur décrivait un déluge météorologique et il me manquait l’humain. J’ai mis ma lecture en pause pendant trois jours. Quand je l’ai reprise, j’étais, à nouveau, emportée par l’écriture et les métaphores de Giosuè Calaciura.

Conclusion

Borgo Vecchio est un livre très touchant. Le texte est magnifique. L’auteur décrit, avec des superbes figures de style, la misère humaine sous toutes ses facettes. L’émotion qui en ressort semble pure. Lors des passages relatant des souffrances, mon cœur se serrait, j’avais envie de pleurer, et paradoxalement, j’avais envie de sourire devant la beauté du récit.

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Le quartier déshérité d’une petite ville de la côte italienne. Céleste, qui attend patiemment sur le balcon que les clients de sa mère s’en aillent, Mimmo, dont le père imagine que le cheval gagnant est la solution à tous leurs problèmes, et Cristofaro, chaque jour plus marqué par la violence paternelle, sont amis. Autour d’eux, comme une pièce en un acte, la vie se déploie : envolées oniriques et réalisme cru, quotidien désenchanté et poésie lumineuse, héros superbes et fracassés. Coup de cœur !

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