Tout ce qui nous submerge

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Publication 13 févr. 2019 | Archivage 8 juil. 2019

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Résumé

« Nos lieux de naissance reviennent toujours. Ils sont notre moelle – ils sont inscrits en nous. Si on nous retournait la peau, leur carte apparaîtrait à l’envers de façon qu’on puisse toujours y revenir. Pourtant, incrusté à l’envers de ma peau, il n’y a ni canal, ni voie ferrée, ni bateau mais simplement : toi. »

Jusqu’à ses seize ans, Gretel a vécu avec sa mère, Sarah, sur une péniche le long des canaux de l’Oxfordshire. Puis un jour, Sarah a disparu.
Seize ans plus tard, un coup de fil vient raviver les questions qui n’ont jamais cessé de hanter Gretel : pourquoi Sarah l’a-t-elle abandonnée ? Qu’est devenu cet étrange garçon qui vivait avec elles ? Que s’est-il réellement passé sur la rivière ? Daisy Johnson signe ici une histoire de famille et d’identité, de langage et d’amour, qui frappe par la maîtrise et la beauté de son écriture.

Traduit de l’anglais par Laetitia Devaux

« Nos lieux de naissance reviennent toujours. Ils sont notre moelle – ils sont inscrits en nous. Si on nous retournait la peau, leur carte apparaîtrait à l’envers de façon qu’on puisse toujours y...


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FORMAT Ebook
ISBN 9782234085343
PRIX 7,99 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

C’est une histoire de famille que livre Daisy Johnson dans ce roman à la plume merveilleuse.
Les mots m’ont transportés à travers la quête d’identité de Gretel, devenue adulte mais qui est à la recherche de son enfance et des moments qu’elle a vécu avec sa mère qui est partie du jour au lendemain le jour de ses seize ans.
Des questions laissées en suspens et une vérité qui ne demande qu’à éclater vont être les sujets principaux de cet ouvrage. Au cœur du Sud-Est de l’Angleterre, Gretel est devenue une jeune femme mais elle redevient l’enfant qu’elle était le temps de ce voyage initiatique qui s’écrit pour l’avenir mais qui puise son essence dans le passé.

Sarah, cette mère absente et atypique est touchante par son anti conformisme qui finit par la dévorer, le poids des mots se transmet par le langage qui devient lui aussi un personnage à part entière.
Un monstre, le « Bonak » va tenir le lecteur en haleine. Entre réalité d’un mammifère vivant dans les canaux de l’Oxforshire et une métaphore d’un vécu douloureux, ce monstre omniprésent renferme tous les secrets et les peurs de ce duo mère-fille.

Poétique et envoutante, l’écriture m’a charmée. La myriade de personnages autour de Gretel est passionnante car chacun à sa manière est une pièce de plus pour compléter ce puzzle de la vie qui nous entraîne. Tendres et subtils, j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Marcus et Sarah qui finalement n’étaient peut-être pas faits pour vivre dans ce monde là…

Daisy Johnson a été finaliste du Man Booker Prize 2018 avec ce très beau livre. Un livre qui décrit le féminin sous toutes ses formes avec cet inlassable appel de l’eau. Envoûtant et submergeant !

« Pour nos lieux de naissance, nous devenons des étrangers ; ils ne nous reconnaîtraient pas. »

« Tes souvenirs luisent comme les bris d’un verre de vin dans la pénombre avant de disparaître. »

« Au milieu de l’escalier, tu me déclares qu’on reste propriétaire de ses erreurs, qu’il faut vivre avec. »

« Le passé n’est pas un fil que l’on tire derrière nous, c’est une ancre. »

« C’est quelque chose, les cactus, vous ne trouvez-pas ? Ils n’ont besoin de personne. Ils gardent l’eau en eux. »

« Tu aurais un bébé parce qu’il contenait une part de lui. »

« Tout le monde finit par oublier, il suffit d’y mettre du sien. »

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Une histoire tournant autour d'une relation Mère/Fille exclusive suivi d'un changement radical des rapports avec l'arrivée d'une maladie neurodégénérative.
Je voulais lire ce livre, il était fait pour moi !

Ce n'était finalement pas du tout ce à quoi je m'attendais. C'était beaucoup mieux !
• Plusieurs intrigues
• Plusieurs époques
• Plusieurs secrets
Que s'est-il passé ?

Au début du roman, nous découvrons Gretel et ses souvenirs. Alors que sa mère, elle présente la maladie d'Alzheimer (Miroir ?).
Jusqu'à ses 13 ans, elle a vécu avec Sarah et Marcus (L'homme qui n'était pas son père) sur une péniche. Puis, près de la rivière, il s'est passé quelque chose dont la narratrice n'a pas eu connaissance ou dont elle ne se souvient pas. Elle s'est ensuite installée avec sa mère dans un centre d'équitation, puis Sarah l'a abandonnée. Elle a disparu, jusqu'à aujourd'hui.
Avec le temps, les souvenirs de la narratrice sont devenus confus ; ils se sont transformés.

Nous découvrons également la jeune Margot dans un autre chapitre, qui s'est enfuie de chez elle et erre dans la forêt avant d'être recueillie par un pêcheur. Nous ne savons pas à quel moment cela se produit, ni pourquoi elle est partie.

Autour de ces personnages, il y a le Bonak qui semble signifier tout ce qui leur fait peur ou plutôt, tout ce qui les submerge...

« Tu finiras par oublier, je te dis. Mais j'en doute.
Mon nom et le tien, les objets du quotidien, les chiffres, les semaines, le jour et la nuit, la lumière et l'obscurité ; Tout ça, à un moment ou à un autre tu l'oublie. Mais l'histoire de Margot et l'homme qui était son père, le Bonak et sa provenance, ça, tu ne l'oublieras pas même un instant. »

Sarah a tout oublié mais pas ces histoires, pas même un instant. Le lecteur, comme Gretel, les découvre peu à peu.

Vous l'aurez compris, il y a dans ce livre énormément de questions qui se multiplient au fil du récit. On trépigne d'en savoir plus, d'autant que vous le comprendrez vite, cet ouvrage est une réécriture moderne d'un mythe bien connu.
Le fil de l'histoire se tient du début à la fin. On a pas le temps de s'ennuyer.
Pour ce qui est de la plume, le traducteur a réellement fait un travail remarquable. On savoure.

En conclusion, c'est à lire absolument !

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« Tout ce qui nous submerge », (titre original : ‘Everything under’), de Daisy Johnson (à ne surtout pas confondre avec l’héroïne de Marvel), pourrait être qualifié de ‘roman-fleuve’ : non que sa longueur soit excessive, mais bien parce qu’il nous transporte au fil de l’eau, puis nous amène à nager en eaux troubles, dans un tourbillon d’émotions puissantes et contradictoires. Un premier roman magistral.
L’histoire
Gretel cherche désespérément à retrouver sa mère, Sarah. Lorsqu’elle était enfant, elles ont vécu toutes les deux à bord d’un bateau, sur une rivière, et recueilli pendant quelques temps un jeune homme, Marcus, qui a ensuite disparu. Gretel se lance sur les traces de Marcus, espérant alors localiser Sarah. C’est ainsi qu’elle rencontre Laura et Roger, les parents de Marcus, et aussi Fiona, une amie de la famille.
Mon avis sur « Tout ce qui nous submerge »
La construction du livre fait alterner trois époques différentes : les chapitres intitulés ‘La rivière’ relatent l’épisode de la vie de Sarah et Gretel avec Marcus, ‘La traque’ se réfère à l’enquête menée par Sarah à la recherche de sa mère, et ‘La petite maison’ les voit réunies toutes deux, Sarah vieillissante n’ayant plus tout sa tête. La lecture de ce livre nécessite ainsi un petit temps d’adaptation, pour bien situer les lieux, les époques, les personnages. Une fois cette mise au point réalisée, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette histoire complexe et ses multiples rebondissements.
On embarque dans ce roman comme sur une barque au fil de l’eau, et en surgissent des thèmes éternels: la filiation, la féminité, la vieillesse, l’amour. Se dégage de ce texte un immense force poétique, ode à un univers liquide et brumeux, mystérieux, peuplé de monstres symboliques (attention, le Bonak rôde), relié par des fils invisibles à la mythologie grecque et à la tradition des contes.
Sarah et Gretel, la mère et la fille, unies par une même soif de liberté et par les mots de leur idiome propre, se séparent et se retrouvent. Et Sarah devenue vieille et dépendante nous touche par sa vulnérabilité, ses maladresses. C’est parce qu’il n’y a soudain plus d’enjeu et que tout a été dit, que l’amour inconditionnel entre une fille et sa mère peut enfin s’exprimer.

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"Elles étaient coupées physiquement, mais aussi linguistiquement du monde. Elles constituaient une espèce à elles seules."

Si "nous sommes déterminés par le paysage, notre vie est tracée en fonction des collines, des rivières et des arbres." et plus particulièrement ici par la rivière, sur laquelle ont vécu dans un bateau, la narratrice et sa mère, s'y créant un univers bien à elles, doté d'expressions singulières,empreintes de références mythologiques, et où rôdait un animal fantastique, englobant toutes les peurs : le Bonak.
Quand le roman commence la narratrice, Gretel, a retrouvé sa mère, Sarah, quasi aphasique, au comportement frôlant la folie après une disparition de seize ans. Seize ans, c'est aussi l'âge auquel Sarah a abandonné sa fille.
Dans ce roman, il est en effet beaucoup question d'abandons, ressentis comme nécessaires, de "traque", de liens familiaux particuliers.
Daisy Johnson brouille les pistes, via la chronologie des différents épisodes, mais aussi par le biais des identités fluctuantes, tant du point de vue des prénoms que du genre. Elle revisite ainsi de manière originale le mythe d’œdipe, se penche sur les souvenirs et le pouvoir des mots. Ce n'est ainsi pas un hasard si Gretel, exclue du groupe par son langage particulier, devient lexicographe, pour mieux maîtriser les mots.
Il se dégage de ce roman une atmosphère particulière, irriguée jusque dans l'espace entre les os par la rivière, à la fois maléfique et attirante , créant un univers à la frontière du fantastique. Un roman fascinant qui perd parfois son lecteur mais, en dépit de quelques longueurs, parvient toujours à le garder captif, tant l'écriture est poétique , au plus proche de la nature , des émotions.

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Gros coup de cœur pour ce roman !
Une histoire puzzle dont les pièces se rassemblent à mesure que l’émotion grandit.
Plusieurs personnages, plusieurs lieux, plusieurs époques. Des saynètes a priori sans lien qui, peu à peu, se rejoignent...
« Tout ce qui nous submerge » nous raconte plusieurs histoires en une à travers le portrait de cette mère que la narratrice retrouve. Les souvenirs, les joies, les rancœurs et frustrations teintent ce récit tout en nuances.
Un très joli style au service d’un roman sensible et émouvant.

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Notre avis :

La beauté de ce livre est qu’il est ouvert à des interprétations variées.

La nature joue également un rôle. Comme dans beaucoup de romans de cette année, l’environnement est fondamental pour compléter la vision du monde des personnages.

J’ai aimé lire ce roman.

La prose de Johnson m’a parfois fait penser à Ali Smith (auteure entre autres de « Comment être double »).

C’est un livre qui se concentre sur les nuances du langage et sur le lien qu’il crée entre les individus.

C’est un livre profondément enraciné dans la mythologie grecque et les contes des frères Grimm.

C’est un livre atypique et marquant.

La ligne temporelle mêle passé et présent, les limites entre le réel et le fantastique s’effacent de plus en plus au fil des pages et la seule constante est l’écriture sublime qui maintient la cohérence de cet album de famille exceptionnel, premier roman d’une jeune auteure talentueuse ; un récit merveilleusement étrange.

Une phrase du livre qui était reprise aussi par The Guardian dans un article sur cet ouvrage définit à mon avis la vision de l’auteure :

« Il y a plus de débuts que de fins pour les contenir. »

The Guardian compare par ailleurs Daisy Johnson à Iris Murdoch : « Le résultat me rappelle Iris Murdoch – cette intériorité sans compromis des personages » ecrit le journaliste.

5 cœurs pour ce roman.

❤️❤️❤️❤️❤️

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