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L'oiseau chanteur
par Désirée Frappier, Alain Frappier
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Date de parution 16 avr. 2026 | Archivage Aucune
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Résumé
De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle.
Un "poème graphique" intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation inégalitaire et des violences tues.
À travers un texte abrupt, accompagné d’illustrations évocatrices, elle met en lumière les silences familiaux et la difficulté de se reconstruire.
Symbole central, l’oiseau chanteur mécanique – abîmé puis réparé – incarne la mémoire, la résilience et le fragile processus de réparation.
Le vingt-deux mai
deux mille vingt et un
ma mère est morte.
Elle s'appelait O.
J'ai cru que la fureur s'en irait avec elle
que le printemps amènerait le renouveau
et que la vie allait revivre.
Quand j'ai compris qu'il n'en serait rien
quand ma peur de la nuit est revenue
quand écrire m'est devenu impossible
je me suis dit
qu'il me faudrait retourner
dans le présent du passé
retrouver les fantômes
dont les ombres s'agitaient
sur le voile déchiré de notre enfance
et reprendre l'histoire à son début
quand les murs de la maison de pierre
s'emplissait de nous
quand nos habits grandissaient
dans nos armoires
et quand je disais encore
nous sommes
au lieu de
nous étions.
De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle.
Un "poème graphique" intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation...
Formats disponibles
| ISBN | 9782368468425 |
| PRIX | 25,00 € (EUR) |
| PAGES | 224 |
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Chercher les mots
Ou plutôt ramasser les bouts de mon corps, de mon cœur et de mon esprit
Les ramasser un par un
Me reconstruire
Retrouver l’usage de mon cerveau
Assembler les mots pour en faire des phrases
Pouvoir à nouveau m’exprimer
Sans jamais retranscrire tout à la perfection
Le traumatisme est bien trop fort.
~
« L’oiseau chanteur » foudroie au fil de la lecture. On s’enfonce vers les profondeurs d’une famille, des souvenirs, de l’enfance, de l’éducation.
~
« c’était mieux avant », « on peut plus rien dire », « ah c’était pas pareil à mon époque », « une bonne torgnole et ça repart », « elle l’a bien cherché »…
~
Malgré l’esprit à terre, cette lecture nous berce, nous offre une lumière salvatrice, nous délivre une lueur d’espoir. En effet, sans espoir, seule la fin survit. On sent le poids de la lecture sur les épaules mais le cœur est regonflé, la tendresse ne demande qu’à se propager et à se partager.
~
« L’oiseau chanteur » est une lecture puissante et marquante !
Souvenirs d'Enfance
Ce livre commence par la mort de la mère "J'ai cru que la fureur s'en irai avec elle que le printemps amènerait le renouveau et que la vue allait revivre"
Des textes et des dessins en noir et blanc se succèdent, des images symboliques, oppressantes. Une enfance violentée par le père H.
"Au bout de ses bras il y ses mains , nous fuyons avant quelles se lèvent "
L'aîné est un garçon, un modèle pour ses soeurs plus jeunes que lui. Un livre sur l'enfance la violence des parents, les traumatismes, la place de chacun dans la fratrie
Un livre qui peut troubler, dérangeant, une écriture brute qui remue.
Christelle D, Personnel éducatif
Voici une lecture qui ne laisse pas indemne.
Ce roman graphique propose une forme singulière, où alternent des pages de texte brut, parfois très dures, et des illustrations en noir et blanc, chargées de symboles. Ce contraste renforce la puissance du récit, comme si les images venaient dire autrement ce que les mots ne suffisent pas toujours à exprimer.
On découvre une famille presque déshumanisée dès le départ : les parents ne sont pas appelés “papa” et “maman”, mais H et O. Les enfants, eux, ne portent pas de prénoms, seulement des places : l’aîné, la seconde, la troisième, la petite. Une manière troublante d’effacer les identités, et déjà de poser une distance.
Très vite, le récit bascule dans quelque chose de sombre. Violence, maltraitance, abus… autant de réalités difficiles qui sont abordées sans détour.
C’est un texte fort, parfois éprouvant. Une lecture qui dérange, qui révolte même.
Marianne L, Personnel éducatif
L'histoire commence à l'enterrement de O, mère qui a perdu son nom. Comme les enfants sans prénom, l'ainé, la seconde, la troisième, la petite.
A travers des illustrations en noir et blanc, qui insinuent plus qu'elles ne montrent, on entre dans la vie de cette famille où la violence est quotidienne. La narratrice, la troisième, retrace ses souvenirs avec des mots d'enfant. Les difficultés scolaires, la colère de parents violents plutôt qu'aimants, dans les mots comme dans les poings, les moments de bonheur comme les peurs les plus infantiles, la honte, les abus ...
Une lecture qui dérange par la simplicité des mots employés face à l'indicible et par la noirceur des dessins qui suggèrent et accompagnent le texte.
Désirée Frappier revient sur son enfance, marquée par des violences et une éducation inégalitaire.
Porté par des textes poétiques, cet album retrace une enfance brisée et déshumanisée. Les parents sont nommés par leurs initiales, les enfants par leur place dans la fratrie. le récit commence par l'enterrement d'une mère et l'on sent déjà le poids d'une éducation où les garçons sont valorisés et les filles des petites choses faibles. Et petit à petit, on retrace les failles et les souvenirs douloureux, la violence qui ne se déroule qu'en privé.
Le noir et blanc des dessins pourtant sublimes, appuie le climat lourd du récit. On ne voit presque les visages, sauf sous forme de masques souriants destinés à cacher la douleur sous une façade. Et comme pour l'absence de nom pour les personnages, le résultat déshumanise le récit et tente de le détacher de l'horreur qu'il décrit.
Un album dérangeant et marquant.
claudia c, Bibliothécaire
Ce roman graphique est un récit intime et bouleversant, porté par une grande pudeur.
L’autrice y revient sur son enfance marquée par des violences tues, au sein d’une famille dysfonctionnelle. À travers des textes accompagnés de magnifiques illustrations en noir et blanc, elle met en lumière les silences familiaux, les blessures liées aux violences — jusqu’à l’inceste — et la difficulté de se construire dans ce contexte.
Les auteurs de l’ouvrage parviennent, par les mots comme par les dessins, à dire l’indicible avec justesse et délicatesse. Ces deux formes d’expression sont tout aussi essentielles l’une que l’autre, et j’ai été profondément touchée par cette lecture et par la puissance des images.
Une très belle BD, malgré un sujet sensible et de société, que je vous recommande vivement.
Emeline D, Rédacteur
Quelle claque, le format est d'une profonde originalité, entre dessin sur une page et texte sur l'autre. Un récit autobiographique profondément touchant et nécessaire sur la violence vécue par les enfants au sein de leur famille (et au-delà en général dans la société).
Le travail est méticuleux, précis de détricotage et d'analyse personnelle.
Le 22 mai 2021, c'est l'enterrement de la mère. Au moment de lâcher les cordes pour déposer le cercueil, elle se rend compte que le poids est toujours là, que la nouvelle vie ne vient pas, que la peur de la nuit est revenue. Il lui faut donc retourner dans le passé et reprendre l'histoire à son début. Pour chasser les fantômes, combattre les ogres et regarder devant.
Plus qu'une bande dessinée, c'est un poème graphique que nous proposent Désirée et Alain Frappier. Une alternance textes-dessins pour illustrer une enfance sous emprise. Dans une bibliographie souvent dévouée aux luttes collectives, ils installent ici une expression intime. Avec les textes poétiques puissants de Désirée Frappier, on ressent la violence parentale et fratricide, les abus, la soumission, la peur... et le long et douloureux chemin de la résilience et de la reconstruction.
En contrepoint à ces textes, Alain Frappier installe des ambiances muettes. Comme pour illustrer une parole verrouillée, les personnages, de dos, se taisent. Son noir et blanc épais, intense et vaporeux dessine le quotidien, les objets, les lieux dans lesquels la violence s'exprime sans les mots. Il contribue aussi à replacer la problématique dans une certaine universalité. Car il est bien question ici de réfléchir aux mécanismes de l'emprise et à la protection de tous les enfants...
Il y a des lectures qui ne peuvent laisser indifférent. L'oiseau chanteur s'avère être un livre profondément chargé en émotions.
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