Passer au contenu principal
Couverture du livre pour L'oiseau chanteur

L'oiseau chanteur

Connectez-vous pour accéder au titre. Connectez-vous ou inscrivez-vous ici !

Envoyer des titres NetGalley directement vers votre Kindle ou votre application Kindle


1

Pour lire sur votre Kindle ou dans votre application Kindle, merci d'ajouter kindle@netgalley.com en tant qu'adresse e-mail approuvée pour recevoir des documents dans votre compte Amazon. Veuillez cliquer ici pour des instructions détaillées.

2

Ensuite, retrouvez votre adresse e-mail Kindle dans votre compte Amazon et ajoutez-la ici.

Date de parution 16 avr. 2026 | Archivage Aucune


Vous parlez de ce livre ? N'oubliez pas d'utiliser #Loiseauchanteur #NetGalleyFrance ! Cliquez ici pour plus de conseils


Résumé

De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle.

Un "poème graphique" intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation inégalitaire et des violences tues.

À travers un texte abrupt, accompagné d’illustrations évocatrices, elle met en lumière les silences familiaux et la difficulté de se reconstruire.

Symbole central, l’oiseau chanteur mécanique – abîmé puis réparé – incarne la mémoire, la résilience et le fragile processus de réparation.

Le vingt-deux mai
deux mille vingt et un
ma mère est morte.
Elle s'appelait O.

J'ai cru que la fureur s'en irait avec elle
que le printemps amènerait le renouveau
et que la vie allait revivre.

Quand j'ai compris qu'il n'en serait rien
quand ma peur de la nuit est revenue
quand écrire m'est devenu impossible
je me suis dit
qu'il me faudrait retourner
dans le présent du passé
retrouver les fantômes
dont les ombres s'agitaient
sur le voile déchiré de notre enfance
et reprendre l'histoire à son début
quand les murs de la maison de pierre
s'emplissait de nous
quand nos habits grandissaient
dans nos armoires
et quand je disais encore
nous sommes
au lieu de 
nous étions.

De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle.

Un "poème graphique" intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation...


Formats disponibles

ISBN 9782368468425
PRIX 25,00 € (EUR)
PAGES 224

Disponible sur NetGalley

NetGalley Reader (PDF)
Application NetGalley Bibliothèque (PDF)
Télécharger (PDF)

Chroniques partagées sur la page du titre

4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars

Chercher les mots
Ou plutôt ramasser les bouts de mon corps, de mon cœur et de mon esprit
Les ramasser un par un
Me reconstruire
Retrouver l’usage de mon cerveau
Assembler les mots pour en faire des phrases
Pouvoir à nouveau m’exprimer
Sans jamais retranscrire tout à la perfection
Le traumatisme est bien trop fort.
~
« L’oiseau chanteur » foudroie au fil de la lecture. On s’enfonce vers les profondeurs d’une famille, des souvenirs, de l’enfance, de l’éducation.
~
« c’était mieux avant », « on peut plus rien dire », « ah c’était pas pareil à mon époque », « une bonne torgnole et ça repart », « elle l’a bien cherché »…
~
Malgré l’esprit à terre, cette lecture nous berce, nous offre une lumière salvatrice, nous délivre une lueur d’espoir. En effet, sans espoir, seule la fin survit. On sent le poids de la lecture sur les épaules mais le cœur est regonflé, la tendresse ne demande qu’à se propager et à se partager.
~
« L’oiseau chanteur » est une lecture puissante et marquante !

4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
3 stars
3 stars
3 stars
3 stars
3 stars

Souvenirs d'Enfance

Ce livre commence par la mort de la mère "J'ai cru que la fureur s'en irai avec elle que le printemps amènerait le renouveau et que la vue allait revivre"
Des textes et des dessins en noir et blanc se succèdent, des images symboliques, oppressantes. Une enfance violentée par le père H.
"Au bout de ses bras il y ses mains , nous fuyons avant quelles se lèvent "
L'aîné est un garçon, un modèle pour ses soeurs plus jeunes que lui. Un livre sur l'enfance la violence des parents, les traumatismes, la place de chacun dans la fratrie
Un livre qui peut troubler, dérangeant, une écriture brute qui remue.

3 stars
3 stars
3 stars
3 stars
3 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars

Voici une lecture qui ne laisse pas indemne.

Ce roman graphique propose une forme singulière, où alternent des pages de texte brut, parfois très dures, et des illustrations en noir et blanc, chargées de symboles. Ce contraste renforce la puissance du récit, comme si les images venaient dire autrement ce que les mots ne suffisent pas toujours à exprimer.

On découvre une famille presque déshumanisée dès le départ : les parents ne sont pas appelés “papa” et “maman”, mais H et O. Les enfants, eux, ne portent pas de prénoms, seulement des places : l’aîné, la seconde, la troisième, la petite. Une manière troublante d’effacer les identités, et déjà de poser une distance.

Très vite, le récit bascule dans quelque chose de sombre. Violence, maltraitance, abus… autant de réalités difficiles qui sont abordées sans détour.

C’est un texte fort, parfois éprouvant. Une lecture qui dérange, qui révolte même.

4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars

L'histoire commence à l'enterrement de O, mère qui a perdu son nom. Comme les enfants sans prénom, l'ainé, la seconde, la troisième, la petite.
A travers des illustrations en noir et blanc, qui insinuent plus qu'elles ne montrent, on entre dans la vie de cette famille où la violence est quotidienne. La narratrice, la troisième, retrace ses souvenirs avec des mots d'enfant. Les difficultés scolaires, la colère de parents violents plutôt qu'aimants, dans les mots comme dans les poings, les moments de bonheur comme les peurs les plus infantiles, la honte, les abus ...
Une lecture qui dérange par la simplicité des mots employés face à l'indicible et par la noirceur des dessins qui suggèrent et accompagnent le texte.

4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars

Désirée Frappier revient sur son enfance, marquée par des violences et une éducation inégalitaire.
Porté par des textes poétiques, cet album retrace une enfance brisée et déshumanisée. Les parents sont nommés par leurs initiales, les enfants par leur place dans la fratrie. le récit commence par l'enterrement d'une mère et l'on sent déjà le poids d'une éducation où les garçons sont valorisés et les filles des petites choses faibles. Et petit à petit, on retrace les failles et les souvenirs douloureux, la violence qui ne se déroule qu'en privé.
Le noir et blanc des dessins pourtant sublimes, appuie le climat lourd du récit. On ne voit presque les visages, sauf sous forme de masques souriants destinés à cacher la douleur sous une façade. Et comme pour l'absence de nom pour les personnages, le résultat déshumanise le récit et tente de le détacher de l'horreur qu'il décrit.
Un album dérangeant et marquant.

5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars

Ce roman graphique est un récit intime et bouleversant, porté par une grande pudeur.

L’autrice y revient sur son enfance marquée par des violences tues, au sein d’une famille dysfonctionnelle. À travers des textes accompagnés de magnifiques illustrations en noir et blanc, elle met en lumière les silences familiaux, les blessures liées aux violences — jusqu’à l’inceste — et la difficulté de se construire dans ce contexte.

Les auteurs de l’ouvrage parviennent, par les mots comme par les dessins, à dire l’indicible avec justesse et délicatesse. Ces deux formes d’expression sont tout aussi essentielles l’une que l’autre, et j’ai été profondément touchée par cette lecture et par la puissance des images.

Une très belle BD, malgré un sujet sensible et de société, que je vous recommande vivement.

5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars

Quelle claque, le format est d'une profonde originalité, entre dessin sur une page et texte sur l'autre. Un récit autobiographique profondément touchant et nécessaire sur la violence vécue par les enfants au sein de leur famille (et au-delà en général dans la société).
Le travail est méticuleux, précis de détricotage et d'analyse personnelle.

4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars

Le 22 mai 2021, c'est l'enterrement de la mère. Au moment de lâcher les cordes pour déposer le cercueil, elle se rend compte que le poids est toujours là, que la nouvelle vie ne vient pas, que la peur de la nuit est revenue. Il lui faut donc retourner dans le passé et reprendre l'histoire à son début. Pour chasser les fantômes, combattre les ogres et regarder devant.

Plus qu'une bande dessinée, c'est un poème graphique que nous proposent Désirée et Alain Frappier. Une alternance textes-dessins pour illustrer une enfance sous emprise. Dans une bibliographie souvent dévouée aux luttes collectives, ils installent ici une expression intime. Avec les textes poétiques puissants de Désirée Frappier, on ressent la violence parentale et fratricide, les abus, la soumission, la peur... et le long et douloureux chemin de la résilience et de la reconstruction.

En contrepoint à ces textes, Alain Frappier installe des ambiances muettes. Comme pour illustrer une parole verrouillée, les personnages, de dos, se taisent. Son noir et blanc épais, intense et vaporeux dessine le quotidien, les objets, les lieux dans lesquels la violence s'exprime sans les mots. Il contribue aussi à replacer la problématique dans une certaine universalité. Car il est bien question ici de réfléchir aux mécanismes de l'emprise et à la protection de tous les enfants...

Il y a des lectures qui ne peuvent laisser indifférent. L'oiseau chanteur s'avère être un livre profondément chargé en émotions.

5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars

Une lecture qui marque.
Qui dérange un peu, mais qui touche.

Ce n’est pas un roman graphique “classique”.
Ici, le texte prend le dessus.
Fort, poignant, poétique.

Les dessins accompagnent.
Ils suggèrent et appuient le texte.
Mais l’émotion passe beaucoup par les mots.

On est plongé dans une enfance difficile.
Parfois violente et silencieuse.
Entre non-dits, peur et emprise.

Un style qui peut dérouter.
J’avoue que j’ai été un peu déstabilisé au début.
Mais j’ai été prise par les textes qui frappent.
Par leur simplicité, leur force.

Un ouvrage intéressant.
Qui change !

4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars

C’était une lecture éprouvante, difficile par la dureté du sujet. La forme est originale, un roman graphique qui met d’un côté l’écrit comme des vers ou un journal intime et de l’autre des illustrations minimalistes en noir et blanc, et si j’ai eu un peu de difficulté à me mettre dedans au début, surprise par cette originalité, cela rend finalement la lecture plus frappante. Au-delà des violences physiques et psychologiques subies par la narratrice et ses frères et sœurs, par les parents et les adultes en général, sont aussi traitées ici les violences sexuelles, en particulier pédocriminelles et incestueuses. À certains moments, j’ai dû relire plusieurs fois pour bien comprendre car le texte peut être un peu nébuleux, rien n’est dit explicitement avec des mots précis, mais encore une fois, cela rend mieux l’horreur subie et le traumatisme vécu. Cette forme de sobriété paraît presque plus brutale, d’ailleurs. Le lire en n’ayant pas grandi à cette époque est difficile parce qu’on trouve ça scandaleux, la violence dans l’éducation familiale et à l’école, la misogynie qui permet aux garçons de faire tant de choses et qui limitent les filles, au point où elles l’intègrent comme une normalité indiscutable. Ça a été une bonne découverte, aussi appréciable puisse être ce genre de lecture, et cela m’a donné envie de lire d’autres travaux de ces deux personnes.

5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars

L'oiseau chanteur de Désirée et Alain Frappier est une bande dessinée en noir et blanc publiée aux éditions Steinkis. Son graphisme singulier est surprenant, d'un côté nous avons une page d'illustration et de l'autre le texte. Ce rythme nous impose à ralentir et à contempler les éléments dans le but de s'imprégner du sujet.

Le texte est rédigé sous forme de poème ce qui donne davantage de poids à son sujet. En effet, l'oiseau chanteur explore les violences intra-familiales : la maltraitance physique et psychologique, les gestes déplacés envers les enfants et la banalisation d'une éducation autoritaire qui se résume par l'adage "qui aime bien châtie bien".

Egalement, sont mis en lumière des schémas profondément ancrés : les filles sont contraintes à la soumission tandis que les garçons sont valorisés. L'oiseau chanteur interroge sur les normes d'éducation et dénonce des comportements encore trop souvent minimisés.

L'oiseau chanteur est un équilibre entre un texte poétique et la brutalité de son contenu.

4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
4 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars

L’oiseau chanteur (SP)
Date de parution : 16 avril 2026
Page : 224
Scénario : Désirée Frappier
Dessin : Alain Frappier
Maison d’édition : Steinkis
Avec une plume franche et poétique, Désirée nous raconte son enfance, ainsi que celle de ses sœurs et de son frère, à travers ses yeux d’enfant dans leur village. C’est un récit sombre, touchant et percutant. De magnifiques images en noir et blanc accompagnent le texte.
Quatre enfants, l’enterrement de leur mère O, leur père H, les quatre filles du Docteur March, des souvenirs, les colères de H, la mort de Mamie Xulu, dépression, une pension…
« J’ai cru que la fureur s’en irait avec elle, que le printemps amènerait le renouveau et que la vie allait revivre. »
« C’est l’aîné et c’est un garçon, il doit faire mieux à lui tout seul que les trois filles réunies. »
« Vous n’avez rien à faire dans nos pattes. Il dit toujours ça, H. »
Merci à Net Galley et aux éditions Steinkis pour ce roman.
Un roman graphique à ajouter à votre PAL sans hésitation !
Bonne lecture
Vanessa

5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
5 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?
3 stars
3 stars
3 stars
3 stars
3 stars

Un ouvrage entre l'album illustré accompagné de texte, et le roman graphique. C'est une collection de souvenirs d'enfance, marqués au fer rouge dans une mémoire vive et lointaine, mais toujours là, bien présents, ancrés, encrés.

Album percutant par les mots laissés sur le papier. Les scènes racontées, les évènements et actes dans une limite entre le suggéré et le concret. Par les images, dans les mots et les illustrations qui apportent un élément de plus dans l'interprétation claire qu'on peut se faire de ces atrocités. Les mots sont durs. Parfois c'est très imaginé, mais ça reste très parlant.

"Tout est noir autour de nous.
Même le bonheur est triste.
Comme si la joie
avait été arrachée
pour être jetée dehors."

Je savais que j'allais me lancer dans une lecture plutôt sombre mais je m'attendais pas à quelque chose d'aussi dur.

La première page pose immédiatement un certain contexte, et donne une idée de quoi traite cet album. Familles dysfonctionnelles, violences verbales et physiques, être enfant. Elle est composée de différentes citations et de la définition du Robert du mot enfant.

"Enfant
n.m. du latin classique infans,
« qui ne parle pas »."

Un récit profond et des mots impactants exprimés par Désirée dès l'introduction.
Extrêmement personnel et intime. On rentre dans l'intimité d'une famille par un enterrement.

Un récit de souvenirs tout droits venus d'un passé mais toujours bien ancrés dans le présent. Des dessins en noir et blanc, parfois juste grisâtres, flous. Et d'autres sont très lourds, aux traits appuyés, avec cette texture appuyée, comme si on avait enfoncé la pointe de ce crayon fort dans le papier. La lourdeur de l'ambiance, des ressentis, des sentiments, la lourdeur de la main de l'illustrateur.

En émanent un lourd silence, un silence bruyant.
De la solitude. De l'isolement. Des bâtiments isolés. Des toutes petites silhouettes, dont on ne peut vraiment pas deviner les traits. Des tout petits personnages dans un grand espace. Aucun visage.

Parfois on part d'un joli souvenir. Comparé à une histoire classique de littérature. Un souvenir qui se dégrade petit à petit. Jusqu'à la conclusion réelle et les faits.

"À Noël nous courons dans la neige comme dans les Quatre Filles du docteur March mais nous n'avons pas de patins pour glisser sur la glace et notre père n'est pas le docteur March."

"Il n'est pas parti faire la guerre de Sécession.
La guerre il la fait à la maison.
La sécession aussi.
Nous l'appelons H.
On ne dit pas
Papa."

Le vocabulaire et les dénominatifs utilisés donnent la notion de cette distance. C'est très détaché.

Je ne suis pas sûre si l'autrice utilise les Quatre filles du docteur comme une échappatoire à l'époque ou juste pour nous décrire par comparaison aujourd'hui, des décennies plus tard pour témoigner du passé.
On sent la froideur. La peur. La précarité émotionnelle. La terreur. La solitude. La difficulté de process, traiter, surmonter, vivre, ces émotions, ces actes.

"Nous le sexe faible comme nous appelle l'aîné quand nous devrons quitter la maison de pierre il nous faudra attendre quelqu'un pour venir nous emporter."

C'est dur à lire. Honnêtement dur.
Les illustrations sont peut-être un peu floues, comme un souvenir lointain à demi effacé, qu'on voudrait peut-être occulter, mais qui est très clair dans les mots. Dire sans montrer. Montrer sans dire. Mais toujours exprimer. Témoigner.

Différents types de mémoires. Des mémoires visuelles, de moments très clairs, violents. D'autres plus dans des ressentis, les sensations. D'autres sont des petits détails du quotidien, comme les quatre petites brosses à dents alignées pour la fratrie.

"Au doux pays des rêves souvent la mort me tue ça me réveille.
J'ouvre les yeux la chambre a disparu.
Il ne reste plus que du noir.
Mes pieds cherchent à se poser sur le plancher.
J'essaie d'avancer les bras tendus devant moi.
Je pleure.
J'appelle.
Je me heurte à des choses que je ne reconnais pas."

Le texte mélange des moments très imagés et suggérés, mais d'autres frappent par leur simplicité et énoncent simplement les faits. Là, noir sur blanc. Des lettres qui forment des mots qui forment des phrases. Claires et nettes. Auxquelles ni le lecteur ni l'autrice n'a pu échapper.

"La neige c'est comme la joie.
Et quand ça fond ça fait des larmes."

L'oiseau chanteur aborde énormément de sujets. C'est brutal, dur, violent. Maltraitances. Verbales, physiques. Exigences. Contrôle. Honte. Combat. Actes subis. Violences. Sexisme. Notion de valeurs.

"Au bout de ses bras Il y a ses mains. Nous fuyons avant qu'elles se lèvent."

En fait c'est pas une adulte qui écrit ces mots. C'est la voix et les mots de l'enfant.

"Parfois quand je prends les chemins creux qui mènent à mon enfance mes mots se rétrécissent."

Merci aux éditions Steinkis et à Netgalley pour la lecture de ce livre.

3 stars
3 stars
3 stars
3 stars
3 stars
Cet avis vous a-t-il été utile ?

Les lecteurs qui ont aimé ce livre ont aussi aimé :