Bagarre
par Emilia Petrakis
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Date de parution 12 févr. 2026 | Archivage 13 févr. 2026
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Résumé
Un premier roman percutant, sensible, sur le MMA et l’émancipation par le sport.
Été comme hiver, blessée ou pas, Sara s’entraîne à l’Alpha Team. Le MMA, c’est toute sa vie. Mais à 38 ans, elle vient de perdre un combat crucial et toutes ses certitudes vacillent. La faute à ce message l’appelant auprès de son père, à qui elle ne parle plus depuis des années ? À la fin de carrière qui menace ? Le temps d’une saison sportive, dans les encouragements des coachs, la discipline des camarades ou le regard admiratif de la jeune Amandine qui découvre le club, Sara cherche les raisons de continuer à lutter.
Un premier roman percutant, sensible, sur le MMA et l’émancipation par le sport.
Été comme hiver, blessée ou pas, Sara s’entraîne à l’Alpha Team. Le MMA, c’est toute sa vie. Mais à 38 ans, elle vient...
Formats disponibles
| FORMAT | Grand Format |
| ISBN | 9782383110507 |
| PRIX | 20,00 € (EUR) |
| PAGES | 224 |
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Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Sara vient de perdre un combat important. Est-ce dû à son âge, 38 ans, qui fait d’elle une presque retraitée ? Ou bien au message de son oncle qui lui demande de se rendre au chevet de son père victime d’un AVC ? Peu importe, cette défaite déclenche chez elle une grosse remise en question. Sara interroge ce qui a toujours fait sa vie, ce qui l’a soutenue à travers les épreuves, et qui lui a permis de se construire : la pratique d’un sport de combat assez méconnu, et victime de cette méconnaissance.
J’ai beaucoup aimé ce premier roman sensible et très tourné vers l’introspection. Emilia Petrakis pratique elle-même le MMA (Arts martiaux mixtes) et cela se ressent très vite : elle emploie un vocabulaire spécifique et précis (« jab », « front kick », « TKO ») et elle dynamise les récits de combats par l’emploi d’un style très heurté, adoptant le rythme des coups portés. On s’y croirait !
Sara (et l’autrice à travers elle ?) examine de manière approfondie ce qui la pousse à se dépasser, infliger des souffrances à son corps (perte de poids, blessures diverses) et toujours recommencer parce que c’est ainsi qu’elle se sent exister. L’histoire de Sara et de ses coéquipières, c’est aussi l’histoire de femmes qui luttent pour prouver qu’elles sont indépendantes, volontaires, et pour faire respecter leurs choix de vie.
Une très belle découverte.
Dans ce roman, on suit Sara, 38 ans, qui pratique le MMA. En parallèle, elle travaille à l’accueil d’une médiathèque, mais ses collègues savent seulement qu’elle fait quelques entraînements de boxe. Ils ne sont pas au courant qu’elle pratique réellement le MMA, un sport encore très peu représenté chez les femmes.
On apprend également que l’autrice est elle-même pratiquante de MMA, et cela se ressent énormément à la lecture. Même si je ne connais pas toutes les règles de ce sport, j’aime regarder certains combats à la télévision.
On voit d’ailleurs beaucoup plus de combats masculins que féminins, et je trouve que l’on parle encore trop peu du MMA féminin, ce qui est dommage.
À travers ce roman, l’autrice apporte justement un point de vue féminin sur ce sport. Elle permet de déconstruire certains préjugés que l’on peut avoir sur les femmes, la violence et la force mentale qu’un combat peut demander. Entre blessures et cicatrices, on tombe, mais on se relève toujours.
À travers Sara, Amandine et les autres, l’autrice met en avant des femmes d’une force et d’un courage impressionnants, avec une vraie indépendance et des choix de vie assumés.
J’ai beaucoup aimé ce livre, autant pour ses personnages attachants que pour la plume de l’autrice et son expérience vécue dans ce sport. La lecture est fluide et agréable, je n’ai pas vu mon après-midi passer tellement j’étais plongée dans l’histoire. On sent que l’autrice connaît très bien le MMA, notamment à travers l’utilisation de termes spécifiques comme TKO, front kick, etc.
👉 Une très belle découverte,
Merci à l'autrice emilia petrakis, à la maison d'édition les avril et a la plateforme netgalley pour le service presse numérique . ❤
Helene M, Bibliothécaire
Premier roman sur le MMA et pourtant beaucoup aimé. L'autrice est championne et juge et nous fait entrer dans la cage avec Sarah qui souhaite décrocher une dernière ceinture avant la fin de sa carrière. Ce sport est un combat contre soi même, à la recherche de sens. L'héroïne est d'une famille très modeste, et son père avec qui elle ne s'entend guère, a fait un AVC. Ils ne comprennent pas pourquoi elle se fait taper dessus. Elle espère toujours qu'ils viendront la voir pour son dernier combat.
On suit aussi une petite ado toute timide, Amandine, qui admire Sarah et se lance à son tour dans ce sport. Elle s'accroche, est félicitée et fière d'elle. Ainsi, on comprend mieux ce sport valorisant pour se trouver, s'affirmer, trouver sa place dans un milieu d'hommes.
Le récit entrecoupé d'interviews réalisés par l'autrice, de mini autoportraits d'autres pratiquants du MMA qui donnent leur point de vue sur ce que ce sport leur apporte, quel intérêt à se faire taper dessus.
1er roman très réussi, qui sonne vrai, on s'y croirait. Joli texte sensible.
Rédacteur 1981579
5/5 : un premier roman fort, rare sur le MMA féminin, incarné, sans cliché, profondément collectif. Une écriture rythmée, authentique, urbaine, et une réflexion juste sur le corps et le sport au féminin.
J’ai lu Bagarre d’une seule traite. Un premier roman puissant et sensible, qui raconte le MMA sans folklore ni caricature, et surtout l’émancipation par le sport, quand le corps devient le lieu où se jouent la dignité, la colère, l’identité et la transmission.
Sara a 38 ans. Elle s’entraîne à l’Alpha Team, toute l’année, blessée ou pas. Le MMA, c’est sa colonne vertébrale. Le roman s’ouvre sur une défaite et avec elle un glissement : les certitudes se fissurent, le doute s’infiltre, l’âge devient une question, la fin de carrière une menace.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’immersion. On ne survole pas le sport : on le vit. Les gestes, les odeurs, les sons, l’attente, la stratégie, la fatigue, la peur - on y est. L’autrice montre le quotidien sportif sans cliché : l’orgueil et l’humilité, la discipline, le goût de l’effort, la dignité, la force, mais aussi les défaites plus nombreuses que les victoires, les blessures, l’usure et le doute.
Et surtout, Bagarre rappelle une réalité trop souvent passée sous silence : le sport féminin ne paie pas. Il faut un travail alimentaire à côté pour tenir. La vie des sportives n’est pas une success story, mais un équilibre précaire entre survie matérielle et exigence physique. J’ai trouvé ce point particulièrement juste et rarement montré avec autant de précision.
Le roman n’occulte pas non plus la mise en danger du corps : obsession du poids et des catégories, coups, fatigue, intimité. Tout ce qui est souvent gommé dans les récits sportifs est ici pleinement regardé. On sent une connaissance fine du terrain et un refus clair de l’embellissement.
Autre grande réussite : la réflexion sur le MMA féminin. Sara appartient à une génération pionnière, à une époque où le sport féminin (qui plus est le MMA) était peu médiatisé, presque exclusivement masculin, sans réseaux sociaux ni reconnaissance. Aujourd’hui, le contexte a changé : elle doit composer avec une nouvelle génération, un sport plus visible, plus codifié, plus « image ». Ce décalage est passionnant : il raconte à la fois une trajectoire individuelle et une histoire collective.
J’ai été particulièrement touchée par la manière dont Sara, malgré sa fragilité, accepte de coacher des débutantes et y trouve autre chose que la performance : une place, une transmission, une forme de renaissance.
Très intelligemment, le roman est ponctué de témoignages de combattants et de coachs, qui mêlent fiction et réel, et donnent au texte une densité et une crédibilité remarquables.
La dimension intime est également très forte. Dans une famille où l’on ne sait pas dire « je t’aime », l’amour passe par les gestes, et le sport devient parfois le seul langage possible. C’est écrit avec beaucoup de justesse.
Côté style, j’ai aimé le rythme, les dialogues au parler vrai, cette langue urbaine qui rend visibles des corps, des lieux et des voix qu’on lit trop peu. Et surtout la forme : ces passages où les consignes du coach deviennent de la poésie, presque du rap. Une idée brillante, qui transforme le combat en partition, en cadence, en souffle. Les dernières pages, où l’écho entre écriture et MMA se resserre, sont particulièrement puissantes.
Merci à NetGalley et aux éditions Les Avrils pour l’envoi (avis indépendant).