Le Carré des indigents

Lu par Cyril Romoli
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Date de parution 15 mars 2023 | Archivage 5 juin 2023
Audiolib, Policier & Thriller

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Résumé

Novembre 1973. L'inspecteur principal Claude Schneider revient dans la ville de sa jeunesse après un passage par l'armée et la guerre d'Algérie dont il ne s'est pas remis. Il aurait pu rester à Paris et y faire carrière, mais il a préféré revenir « chez lui ». Nommé patron du Groupe criminel, il ne tarde pas à être confronté à une douloureuse affaire : Betty, la fille d'un modeste cheminot, n'est pas rentrée alors que la nuit est tombée depuis longtemps. Son père est convaincu qu'elle est morte. Schneider aussi. Schneider est flic, et pourtant, il n'arrive toujours pas à accepter la mort. Surtout celle d'une adolescente de quinze ans au petit visage de chaton ébouriffé. Faire la lumière sur cette affaire ne l'empêchera pas de demeurer au pays des ombres...

Novembre 1973. L'inspecteur principal Claude Schneider revient dans la ville de sa jeunesse après un passage par l'armée et la guerre d'Algérie dont il ne s'est pas remis. Il aurait pu rester à Paris...


Formats disponibles

FORMAT Livre audio, Intégral
ISBN 9791035411213
PRIX 24,95 € (EUR)
DURÉE 13 Heures, 22 Minutes

Disponible sur NetGalley

Application NetGalley Bibliothèque (AUDIO)

Chroniques partagées sur la page du titre

Je n’avais encore jamais lu Hugues Pagan. Encore une fois, le Prix Audiolib me permet de combler cette lacune.

Après une entrée en matière un peu difficile, j’ai fini par me laisser porter par cette histoire sombre.
En effet, l’introduction, sous forme de Préface, est assez étrange à découvrir si comme moi on ne connaissait pas l’univers de l’auteur. Michel Embareck, journaliste et auteur de roman policier lui aussi, écrit cette préface comme un début de roman. Par sa plume, Hugues Pagan devient le personnage des romans policiers écrits par Schneider, lui-même enquêteur des romans policiers de Hugues Pagan en réalité. Une façon de faire un clin d’oeil à l’ancienne carrière de l’auteur sans doute, mais il précise aussi dans une interview donné à Ouest France : « Schneider n’est pas Pagan et Pagan n’est pas Schneider ! ».
L’inspecteur principal Claude Schneider est un personnage récurrent de l’auteur. Un personnage taciturne qui revient dans la ville de sa jeunesse après une courte carrière dans l’armée et après la guerre d’Algérie qui l’a marqué. Revenant chez lui, dans l’est de la France, il est nommé patron du groupe criminel. A peine entré en fonction, il va être confronté à une sale affaire. Betty, une jeune fille de 15 ans, a disparu. Son père est paniqué, inquiet. Seul Schneider va prendre en considération son inquiétude. Et il aura raison. très vite, au retrouve le corps affreusement mutilé de la jeune fille.
Schneider, bourru, décidé à élucider cette affaire devra pourtant aller contre la hiérarchie qui déclare qu’il s’agit d’un crime de rôdeur. L’instinct de Schneider et les preuves prouvent pourtant le contraire. L’enquêteur va fouiller, poser des questions qui dérangent…

Nous sommes dans les années 70, une époque où les techniques médico-légales ne sont pas aussi avancés qu’aujourd’hui. Les recherches d’empreintes ou d’ADN ne sont pas aussi rapides qu’aujourd’hui. L’enquête est donc forcément plus longues, plus lentes. Une intrigue à l’ancienne qui donne la part belle à l’ambiance et aux gens. L’enquêteur va aller auprès des gens qui connaissaient la victime. Au cœur du peuple, des questionnements sociétales et politiques de l’époque.
Même si j’ai eu du mal à entrer dans le roman (j’ai dû réécouter le début car j’avais un peu décroché et manqué des éléments), je ressors de cette écoute convaincue par le roman. Un roman qui porte une certaine nostalgie, qui revient aux codes des classiques du genre par le rythme et le personnage qui porte le récit.
Dans a version Audiolib, j’ai eu le plaisir de retrouver la voix de Cyril Romoli que j’avais découvert en début d’année avec un autre roman en lice lui-aussi pour le prix Audiolib : Entre fauves de Colin Niel. Sa voix m’avait charmée dans ce roman, j’étais donc ravie de la retrouver dans un autre registre. Et il a su une nouvelle fois s’adapter à l’ambiance pesante, sombre, un peu triste qui se dégage de ce roman. Une voix grave, un peu râpeuse qui colle parfaitement à l’image que je me suis faite petit à petit de Claude Schneider.

Un roman policier sombre, à l’ancienne où les rapports entre les différents protagonistes ont un rôle prépondérant.

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Après avoir servi et combattu lors de la guerre d’Algérie qui le hante toujours, Claude Scheider, inspecteur de police, retourne dans sa ville d’origine. Le quotidien est plutôt tranquille dans cette petite ville de province, sauf qu’à son arrivée, le nouveau chef du groupe criminel reçoit une affaire sordide : la disparition de Betty, une adolescente de quinze ans. Touché par les origines modestes de la jeune fille, Schneider s’entête plus que de raison dans l’enquête, n’acceptant pas le sombre destin de Betty.

Hugues Pagan dépeint parfaitement la France des années 70, les violences post-traumatiques laissés par la guerre d’Algérie, les déchirements que ces combats ont provoqué. Sans prendre parti, l’auteur explique, tantôt avec tendresse, tantôt avec violence. Son protagoniste, Claude Schneider, a tout de l’antihéros, traumatisé, fonctionnaire désenchanté mais toujours empli d’une grande humanité.

La plume de l’auteur est précise et captivante. Ses descriptions qui paraissent longues au premier abord, deviennent indispensable pour décrire avec minutie les décors, les personnages et leur psychologie.

La voix de Cyril Romoli correspond parfaitement à l’image que l’on peut se faire de Schneider. Grave, réservée, comme le personnage qu’il incarne. Je n’ai pas vu défiler les plus de 13 heures d’écoute, bercée que j’étais par la voix de ce comédien.

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Une petite ville de province, 1973, Schneider revient pour prendre la tête du groupe de la crim.
Alors qu’il prend ses marques, une jeune fille est signalée disparue.
On la retrouve quelques heures plus tard, à une vingtaine de kilomètres de son scooter, assassinée.
L’enquête démarre sans indice flagrant, mais il en est sûre, il ne s’agit pas d’un rôdeur…

Schneider est un type grand, habillé avec soin, sec et détaché comme on en voyait dans ces films de flic qui repassaient encore et encore à la télé dans les années 80 et 90.
Ces yeux gris fascinent et semblent être la seule partie de son corps qui varie selon l’humeur et le temps.
Mais Schneider est un bon flic, un de ceux qui ne lâchent pas leur gibier et qui l’attrapent à tous les coups.
Et le lecteur se laisse aller à se fondre dans ces pages si visuelles, si imagées.
La version audio renforce peut-être cet effet car je n’ai pas eu l’impression de lire un texte.
J’ai visualisé chaque scène, et le souvenir qu’il me reste est composé d’images, de scènes, comme si je l’avais découvert en version filmée.
Hugues Pagan parvient ici à nous conduire dans son univers sans fioriture, mais avec un soin donné à l’atmosphère, à une ambiance qui m’a rappelé bien des souvenirs de soirée devant la télé.

L’histoire en elle-même est néanmoins assez classique.
Un meurtre, un enquêteur hors-pair, la ville et ses habitants qui semblent se liguer contre lui (mais pas trop quand même).
L’auteur s’amuse avec les codes du polar urbain, comme pour l’arrive à la gare, où Schneider a la sensation que la vile ne le laissera jamais partir vivant.
C’est aussi un retour aux sources, puisqu’il revient dans la ville de sa jeunesse, ce qui lui permet de connaître déjà les notables de la ville, ce qui est quand même bien pratique et également intrigant pour le lecteur qui se demande quels secrets il a à cacher.
Rien de novateur, donc, mais un hommage très bien fait, un style bien maitrisé et une histoire qui laisse beaucoup d’images et d’impressions.

La lecture de Cyril Romoli est juste, avec une voix parfaitement adaptée pour ce style de roman.
Il n’en fait pas trop, on le suit avec plaisir et il sait maintenir l’attention du lecteur.
J’ai aimé qu’il me laisse le champ libre pour décider moi-même de l’intensité des différentes scènes crées par l’auteur.

En bref, si vous aimez les polars, celui-ci pourrait bien vous plaire !
Par contre, vous pourrez vous dispenser de l’introduction sans problème.
L’auteur a demandé à Michel Embareck de préfacer son roman, ce qui donne un petit chapitre bizarre, voire même un peu effrayant notamment parce qu’il utilise des mots rares pour décrire certains éléments.
Je suis d’ordinaire plutôt favorable à l’utilisation de ces mots qui risquent de finir dans l’oubli, mais là, dans une préface, on a peur que tout le roman soit incompréhensible et cela donne envie d’aller lire autre chose.
Mais passé ces premières pages, rassurez-vous, tout ira bien !

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Hugues Pagan nous entraîne dans une histoire policière palpitante. L'inspecteur principal Claude Schneider occupe le rôle principal au cœur de cette intrigue. Ce livre nous transporte dans les années 1970, une période de profonds changements politiques en France. Jeune officier de police judiciaire, Schneider est récemment muté dans une ville de taille moyenne située à l'est du pays. Sa mission consiste à enquêter sur la disparition d'une adolescente prénommée Betty. Malgré les espoirs déchirants du père de la jeune fille, l'inspecteur sait au fond de lui qu'elle a perdu la vie. D'ailleurs, son corps est retrouvé peu après, dans un état de mutilation atroce.

Le Carré des indigents est un roman policier puissant et émouvant, qui plonge le lecteur au cœur de ce terrible crime. Avec l'inspecteur Schneider, l'auteur crée un personnage complexe et captivant.

Ce polar est une réussite, à ne pas manquer pour tous les amateurs de romans policiers.

Je ne suis pas fan de cette catégorie mais en livre audio, je me suis aperçue que c'était un excellent moyen d'en apprécier la lecture.

Un livre audio passionnant du début jusqu'à la fin. C'est pour moi une belle surprise.

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