Sous les feux d'artifice

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Date de parution 25 août 2022 | Archivage 19 oct. 2022
cherche midi éditeur, Les Passe-murailles

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Résumé

Lorsqu’un navire yankee entre en rade de Cherbourg un matin de juin 1864 pour provoquer l’Alabama, corvette confédérée que la guerre de Sécession condamne à errer loin des côtes américaines, les Français n’en croient pas leurs yeux.

Au même moment, Charlotte de Habsbourg, fraîchement couronnée impératrice du Mexique, découvre éberluée un pays à feu et à sang.

Le monde tremble. Mais le bruit des guerres du Nouveau Continent ne doit pas empêcher la France de s’amuser. Encore moins de s’enrichir. Théodore Coupet, journaliste parisien, l’a bien compris. Envoyé à Cherbourg pour couvrir l’inauguration du casino, il rencontre Mathilde des Ramures, dont le mari s’est ruiné au jeu avant de partir combattre au Mexique. Ensemble, ils décident de transformer la bataille navale en un gigantesque pari dont ils seront les bénéficiaires. À condition d’être les seuls à en connaître le vainqueur…

Pendant cette semaine brûlante, des feux d’artifice éclatent de chaque côté de l’Atlantique. Dans le ciel de Mexico comme dans celui de Cherbourg, ils couvrent les craquements d’un vieux monde qui se fissure et menace d’engloutir dans sa chute ceux qui l’ont cru éternel.

Lorsqu’un navire yankee entre en rade de Cherbourg un matin de juin 1864 pour provoquer l’Alabama, corvette confédérée que la guerre de Sécession condamne à errer loin des côtes américaines, les...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782749173092
PRIX 20,90 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

Un roman, deux histoires...
Un bateau américain de l'Union arrive en rade de Cherbourg suivi par un autre des confédérés. L'affrontement est inévitable et source d'une grande animation dans la ville.
En même temps, un prince Habsbourg plus intéressé par la botanique que par son nouveau statut d'empereur est envoyé régner au Mexique. Le couple impérial va de déconvenues en déconvenues. Chaque chapitre nous montre encore plus le décalage entre le vieux monde et ses têtes couronnées et le nouveau monde qui ne veut pas se laisser conquérir.
En France, la foule découvre la guerre sans en subir les conséquences directement. Du moins en ce qui concerne les combats, car le coton manque du fait du blocus du Sud et les filatures sont fermées, les salaires manquent pour vivre.

Deux histoires un même monde , et des vies impactées par les choix politiques de leur époque.
Avec beaucoup de douceur l'auteur nous amène à partager les vies difficiles des personnages et leur enchantement face à une attraction inattendue avec les deux navires.

J'ai été très étonnée de la fin que j'ai trouvé abrupte...

J'ai cependant eu beaucoup de plaisir à lire ce roman
Merci pour cette belle lecture

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J’avais déjà lu de cette auteure « Le dernier bain » et « Nerver mind » qui tous deux imbriquaient des destins romancés au sein d’évènement historiques forts en plein 19ème siècle, et j’avais été séduit à la fois par l’écriture de l’auteure et sa capacité à retranscrire ce qu’une période historique peut avoir de spécifique et en faire ressortir du sens.
Deux récits se font face dans ce roman : d’une part celui du règne de Maximilien et Charlotte envoyés par Napoléon III au Mexique pour permettre le commerce du coton avec les états sécessionnistes d’Amérique. Et d’autre part celui du journaliste Théodore Coupet chargé de couvrir l’inauguration du nouveau casino à Cherbourg et qui va assister au combat naval entre un navire unioniste et un navire sécessionniste, c’est-à-dire ni plus ni moins qu’à la guerre de sécession au large des côtes françaises. Deux histoires donc se déroulant de part et d’autre du monde mais qui entre en résonnance l’une avec l’autre.
Ici Gwenaële ROBERT exploite un épisode anecdotique de l’histoire pour en faire la métaphore d’une période charnière de la grande Histoire, le moment d’une bascule civilisationnelle entre l’ancien et le nouveau monde, tout en y insérant le récit romancé du journaliste Théodore Coupet. Ce journaliste, tombant sous le charme d’une mère de famille financièrement ruinée, va voir l’occasion, à travers ce combat naval, d’organiser un pari sur le gagnant, espérant ainsi en s’improvisant bookmaker, de toucher le pactole. Une histoire à la fois agréable à lire et fascinante lorsque de là où nous la contemplons (à plus d’un siècle de distance) on sait tout ce qu’elle implique et tout ce qu’il va en découler.

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Pour son nouveau roman , Gwenaële Robert nous entraine en 1864 au Mexique avec l'Impératrice Charlotte de Habsbourg découvrant le pays "offert "à son époux Maximilien pour régner sur un peuple qui ne demande que son indépendance, cadeau empoisonné de Napoléon III qui a envoyé là-bas des troupes de soldats qui ont bien du mal à combattre les rebelles , la méfiance de la population et la maladie qui décime les hommes.

De l'autre coté de l'océan, un journaliste Théodore Coupet, relégué aux événements mondains par son journal La Vie Française est envoyé à Cherbourg pour relater l'inauguration du casino .
Hors , la veille de l'événement, un bateau, l'Alabama entre dans la rade . Symbole de la guerre de sécession qui s'essouffle aux Etats-Unis, ce vieux voilier est commandé par le capitaine Semmes, un sudiste, qui devient la coqueluche du petit microcosme bourgeois et bien pensant de Cherbourg. Ce bateau est bientôt rejoint au large par le Kearsage , sloop de guerre nordiste résolu à combattre .

Malgré l'accueil à Mexico , Charlotte de Habsbourg ne s'habitue pas à ce pays hostile et ne voit que l'hostilité et la misère des mexicains . Le feu d'artifice donné en l'honneur du couple impérial est vécu par elle plus comme une menace qu'un triomphe , ce qui dénote la lucidité de cette femme intelligente mais conditionnée par son statut et sa famille royale, et délaissée par un époux plus intéressé par la chasse aux papillons qu'aux affaires d'état . Un abandon qui reflète aussi celui de l'Europe et en particulier de Napoléon III .
"Une nouvelle ère, dirait-on, s'ouvre pour les peuples, indépendamment des cours européennes, loin de leur manigance et sans leur consentement "

A Cherbourg, Théodore Coupet fait la connaissance de Mathilde Des Ramures, une femme abandonnée par son mari ruiné au jeu . Alors que le feu d'artifice pour l'inauguration du casino est éclipsé par la perspective de la bataille navale, ils montent ensemble un stratagème pour gagner facilement de l'argent...

Sarcasme et vanité côtoient les gens du peuple et laissent un amer goût de superficialité alors que le Nouveau Monde cherche aussi à s'affranchir des colonisateurs et des exploiteurs . Le coton qui a fait la richesse n'arrive plus , le Sud esclavagiste vit ses dernières heures à travers le baroud d'honneur de l'Alabama .

Une tranche de l'Histoire que Gwenaëlle Robert, comme dans ses précédents romans, rend romanesque avec des personnages forts et attachants et dont la lecture est fort plaisante .
Je remercie Net Galley et les Editions Le cherche Midi
#Souslesfeuxdartifice #NetGalleyFrance

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Lorsque Charlotte Saxe – Cobourg, fille du roi de Belgique et son jeune époux Maximilien Hasbourg, acceptent la couronne du Mexique, territoire dont personne ne veut, Napoléon III en est le premier surpris.
A 24 ans, la jeune femme devient impératrice du Mexique. Elle est pleine d’espoir pour sauver ses noces non consommées « Enfin vengées dans la moiteur de la jungle mexicaine. »
L’accueil est loin de celui espéré, les désillusions ne tardent pas pour la jeune femme sensible, vive, fière, intelligente et cultivée.
De l’autre côté de l’Atlantique à Cherbourg, Théodore Couplet, journaliste, doit couvrir l’inauguration du nouveau Casino de la ville.
Cet évènement mondain, se trouve occulter par l’arrivée de l’Alabama, navire sudiste, bientôt rejoint par le Kerseage, bâtiment nordiste.
Face à la bataille imminente, les paris vont bon train.
Roman après roman, Gwenaële Robert réussit à mêler intimement la vie de ses personnages à celle de l’époque.
J’ai aimé retrouver la plume précise et élégante de l’auteure qui a réussi, une nouvelle fois à m’embarquer dans un voyage au long cours avec des personnages attachants pour certains, détestables pour d’autres, toujours parfaitement décrits.

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1864. Alors que la guerre de Sécession fait rage aux États-Unis, un navire sudiste, l’Alabama, va accoster à Cherbourg. Le commandant Semmes doit faire quelques arrangements avant de partir. Pourtant, un navire nordiste, le Kearsarge, va à son tour faire son apparition sur les côtes. Un combat se prépare, pendant que de l’autre côté de l’océan, les empereurs Maximilien et Charlotte s’apprêtent à prendre possession de leur nouveau royaume, au Mexique.

Ce roman a été pour moi un véritable coup de cœur. L’auteure a un vrai talent de conteuse, et en mélangeant grande Histoire à la petite histoire, elle nous livre ici un roman passionnant de bout en bout, et abordant un événement historique peu rencontré en littérature.

En effet, ici, l’auteure nous propose de découvrir cette naumachie qui a eu lieu sur les côtes de Cherbourg. Je ne connaissais pas ce passage historique. L’auteure nous en donne tous les détails, mais sans jamais donner une sensation de lourdeur. Elle a très bien réussi à romancer son histoire.

J’ai pu ainsi suivre l’histoire de Théodore, journaliste mondain, qui aspire à bien plus. Il fera la rencontre de Mathilde. Ce sont deux personnages très bien esquissés, et l’auteure a su intégrer leur histoire personnelle dans le contexte historique.

La plume de l’auteure est d’une grande douceur. Avec un style clair et élégant, elle a réussit à me captiver tout au fil du roman. Les chapitres alternent entre l’histoire de Théodore et Mathilde et celle des empereurs Maximilien et Charlotte. Je ne me suis jamais ennuyée.

Un roman historique passionnant dans lequel l’auteure mêle habilement les genres. J’ai été captivée par ce récit et par une plume tout en finesse. Je recommande cette lecture sans hésiter.

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Merci pour cette belle découverte. Je me suis laissée embarquer par cette aventure romanesque qui relate une partie de l'histoire. L'autrice sait nous captiver avec des chapitres qui alternent à chaque fois avec un personnage différents et une plume tout en délicatesse. Merci aux @editions Le cherche midi sans qui je le pense, n'aurais jamais lu ce livre.

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1864, le second Empire, la création de stations balnéaires aux quatre coins des côtes françaises sous l'impulsion de la famille impériale et du duc de Morny. Cherbourg n'est pas en reste et se prépare aux festivités associées à l'ouverture du casino et à la mise en place d'un train de plaisir qui y amènera les parisiens.

1864, au cœur de la guerre de Sécession, deux navires ennemis se retrouvent au  de la rade de Cherbourg.

1864, la France se retire peu à peu du Mexique, et soutient l'arrivée d'un nouveau couple impérial, le placide Maximilien de Habsbourg et l'ambitieuse Charlotte de Belgique.

Trois évènements que Gwénaëlle robert lie dans un roman passionnant qui associe l'actualité internationale : une batailles de la guerre de sécession à nos portes (ou plutôt à nos ports), le dernier sursaut de la mainmise européenne sur un pays en passe de se libérer du colonialisme, et les fastes du Second Empire ... tout en évoquant les difficultés économiques normandes dont les usines textiles ne reçoivent plus le coton sudiste. 

On frémit avec la belle Charlotte dont les premier jours de mariage ne ressemblent en rien à ce qu'on lui avait annoncé à mots couverts et qui découvre que le Mexique n'est ni l'Eldorado ni une de ces cours européennes dont elle connaît tous les codes !

Un roman qui réussit à nous plonger dans chaque classe sociale, des militaires qui s'assurent que le combat naval fratricide n'aura pas lieu dans les eaux territoriales françaises, les ouvrières qui veulent bien travailler au casino tout en refusant les attouchements, la mère de petite noblesse qui peine à trouver les fonds nécessaires à la dot de sa fille, le journaliste avide de troquer les billets mondains pour des chroniques politiques ... 

Une auteur qui confirme son talent, et qui se renouvelle 

A suivre ! 

Je remercie NetGalley et les Editions LE Cherche Midi qui m'on offert cet ouvrage 

#Souslesfeuxdartifice #NetGalleyFrance

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Ah Dieu! que la guerre est jolie

Un combat naval entre Confédérés et Yankees a eu lieu au large de Cherbourg. C’est cet épisode aussi improbable que saisissant que Gwenaële Robert retrace dans ce roman plein de bruit et de fureur qui a attiré les foules sur la côte normande.

Charlotte a épousé Maximilien. Elle est désormais impératrice du Mexique et débarque pleine d'espoir en Amérique centrale, ne sachant pas que Napoléon III lui a offert une illusion, sans compter le dédain affiché par son mari à son encontre. Car l’armée française s’enlise dans une guérilla incompréhensible, notamment à cause d'une totale méconnaissance du terrain. «Finalement, ces Mexicains mal armés, indisciplinés, montraient une forme d’acharnement qui ressemblait au courage et mettaient en déroute les meilleurs soldats du monde». Autrement dit, son voyage de Veracruz à Mexico sera tout sauf une sinécure.
Pendant ce temps, Théodore Coupet, journaliste à La Vie française est envoyé en reportage à Cherbourg. Le spécialiste des potins mondains va couvrir l'inauguration du casino, mais rêve d'un scoop qui lui permettrait de gagner du galon. Peut-être que l'arrivée conjointe dans la rade de l'Alabama, navire sudiste, et du Kearsarge le Confédéré, lui offrira cette opportunité. Car on murmure que le capitaine sudiste, «cette tête brûlée de Semmes», entend engager la bataille contre son ennemi du nord. Assistant aux préparatifs, le reporter qui rêvait d’aller couvrir la guerre de Sécession, constate avec plaisir qu'elle «vient à lui pour l’arracher à la médiocrité de sa vie.»
L'idée qui germe alors dans sa tête pourrait même lui permettre de faire d'une pierre deux coups. Il suggère à Mathilde des Ramures, qui a trouvé refuge à Cherbourg, de parier sur la victoire du Nord, qu'il croit inéluctable, et refaire ainsi une partie de sa fortune. Car son mari flambeur les a entraînés vers la ruine et a été contraint de suivre le corps expéditionnaire au Mexique. Une belle occasion de se rapprocher de cette femme troublante. Mais pour ne pas éveiller les soupçons, il va charger Zélie Tissot, la jeune fille croisée dans le train, d'effectuer les transactions. Car la foule se presse sur la Côte. Ce combat est pour tous les curieux un formidable spectacle et un jeu qui peut même leur rapporter gros. La poudre va parler…
Tout comme c’est le cas de l’autre côté de l’Atlantique où le plan conçu par Napoléon III pour mettre fin au blocus en établissant un couloir de contournement par le Mexique piétine depuis deux ans déjà. Il y a pourtant urgence, car le blocus qui empêche les livraisons de coton asphyxie la soierie lyonnaise, la rubanerie stéphanoise, la broderie lorraine et de manière générale toute l'industrie textile. Sous les feux d’artifice, c’est bien l’inquiétude qui domine car l’issue des combats reste bien incertaine.
C’est à cette période-charnière de l’Histoire, au moment où le commerce se mondialise, que Gwenaële Robert a consacré le temps du confinement. Une période qui lui a permis de se plonger dans son abondante documentation et concrétiser son projet de roman, né après une visite à Cherbourg et plus particulièrement au cimetière. C’est là qu’elle a découvert les tombes de George Appleby et James King du CSS Alabama et, à leurs côtés, de William Gowin de l’USS Kearsarge. Nourrie des chroniques de l’époque, elle a parfaitement su retranscrire l’ambiance et l’atmosphère du XIXe siècle, ajoutant à son scénario les intrigues qui rendent la lecture si plaisante. On ne s’ennuie pas une seconde et on en apprend beaucoup. Bref, c’est une belle réussite.

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On suit Théodore Coupet, journaliste, venu pour l'inauguration du casino de Cherbourg. Mais au même moment, le guerre de sécession fait rage aux Amériques et empêche le sud de fournir le coton aux usines de tissus de Cherbourg. L'Alabama (navire sudiste) et le Kearsarge (navire nordiste) sont aussi à Cherbourg et vont s'affronter pour défendre leur camp.
Les parisiens venus pour l'ouverture du casino et pour profiter de la plage ainsi que les cherbourgeois vont voir là un divertissement, un moment de détente comme d'aller au théâtre. Théodore voit, quand à lui, le moyen de ne plus couvrir les événements mo.dains mais d'accéder au poste qu'il convoite : écrire sur la politique et les affaires internationales.
Il va faire la connaissance de Mathilde des Ramuses, bourgeoise ruiné par un mari joueur et militaire parti au Mexique sur ordres de Napoléon III. Mathilde est désespérée car elle doit marier sa fie mais ne peut payer la dot. C'est là que Théodore séduit par Mathilde va intervenir....
En parallèle, nous suivons le triste destin de Charlotte et Maximilien Hasbourg parti pour régner sur le Mexique afin de faire transiter le coton vers la France. Napoléon III leur a promis soutien mais quand sera t il dans ce pays du nouveau monde encore bien mal connu ?

J'ai vraiment passé un excellent moment avec ce roman historique. Les personnages se battent pour survivre quelque soit leur classe sociale. Une époque difficile pour les femmes mais pleine d'espoir. 😊

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Ce roman n’est pas un coup de coeur, mais une excellente lecture ! Quel roman riche et intelligent ! Ce fut mon premier Gwenaële Robert, mais sûrement pas le dernier !

Pourtant, j’ai eu un peu de mal à entrer dans le récit. J’ai trouvé le début un peu lancinant, avec une histoire qui avait du mal à avancer. J’avais du mal à avoir où l’autrice voulait m’emmener en mettant en place le point de vue alterné entre la France et le Mexique, sans que le lien évident entre les deux n’apparaisse clairement. Et petit à petit, l’ambiance de l’époque m’a gagnée, le lien entre les deux histoires est devenu évident; à partir de là, je n’ai pas pu lâcher le livre.

L’intelligence de ce roman est qu’il ne parle ni de la France, ni du Mexique. Il parle de la Guerre de Sécession et de ses conséquences économiques et géopolitiques dans le monde. Je connais cette Guerre de loin, et n’ai toujours eu que le point américano-américain sur cette guerre civile; ici, Gwenaële Robert nous montre la manière dont ce conflit a redistribué les forces mondiales, notamment européennes, et a modifié les mentalités de la société occidentale; et c’était passionnant de découvrir ce pan de l’Histoire mondiale !

Lire ce roman m’a permis de découvrir un peu plus en détails le personnage de Charlotte de Belgique, que j’ai découvert en bande dessinée mais dont la vie me reste assez inconnue. Je trouve sa destinée tragique, elle me touche particulièrement, et arriver au Mexique avec elle, pantin de la politique européenne, m’a touchée. A l’opposé, assister à la confrontation entre deux navires américains dans le port de Cherbourg, en pleine expansion de la ville qui devient ville de plaisirs et réussit à mélanger la bourgeoisie et les travailleurs, était passionnant; la confrontation entre classes, entre époques, entre idées, sous fond de combat naval, était passionnante à suivre !

Passionnés d’Histoire, je vous conseille chaudement ce roman intelligent, riche, qui réussit à traiter en 250 pages une multitude de thèmes complexes de manière très fluide. Brillant !

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Gwénaëlle robert relie dans cet ouvrage trois événements historique : une bataille de la guerre de sécession à nos portes, le dernier sursaut de la mainmise européenne sur un pays en passe de se libérer du colonialisme, et les fastes du Second Empire ... tout en évoquant les difficultés économiques normandes dont les usines textiles qui ne reçoivent plus le coton sudiste.
Une fresque historique qui réussit à faire voyager le lecteur de la grande à la petite histoire à travers chaque classe sociale, des militaires qui s'assurent que le combat naval fratricide n'aura pas lieu dans les eaux territoriales françaises, les ouvrières qui veulent bien travailler au casino tout en refusant les attouchements, la mère de petite noblesse qui peine à trouver les fonds nécessaires à la dot de sa fille, le journaliste avide de troquer les billets mondains pour des chroniques politiques. Les personnages s’enchainent et la lecture est captivante : on se faire un sang d'encre pour le capitaine Semmes commandant le bâtiment sudiste l'Alabama, pour Charlotte et maximilien, pour Zélie et pour Mme des Ramures…Tout est fluide sans temps mort et le voyage historique est au rendez-vous d’un vrai plaisir de lecture
#netgalleyfrance #souslesfeuxdartifice

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Par un matin de juin 1864, un bateau yankee, le Kearsarge, mouille en rade de Cherbourg et vient provoquer l’Alabama, une corvette appartenant aux confédérés. Le capitaine de la corvette est confiant dans la solidité et la sûreté de son vaisseau et regarde sans se laisser impressionner le bateau qui fait des manœuvres d’intimidation.

Nous sommes en pleine guerre de Sécession, la France qui importe du coton du Sud est en mauvaise posture : pas de coton implique la fermeture des filatures. Il est donc urgent que le Sud gagne pour que le commerce reprenne.

C’est l’époque des bains de mers, des cures, lancée par l’impératrice Eugénie, et Cherbourg tient à inaugurer son casino en grande pompe, feux d’artifice et accès aux tables de jeux. On attend l’arrivée des Parisiens pour ce week-end (cela ne s’appelle pas encore ainsi !). Théodore Coupet, journaliste en charge des potins mondains, alors qu’il rêve de la rubrique politique, est envoyé sur les lieux pour couvrir les festivités et il fait la connaissance de Mathilde dont le mari s’est ruiné au jeu, alors qu’il faut payer la dot de leur fille.

Qui dit jeu, dit enrichissement possible ou au contraire ruine. Ce qui donne des idées à Mathilde et Théodore : organiser un pari sur la bataille qui va opposer les bateaux américains.

En même temps, Charlotte, la fille du roi Léopold Ier de Saxe-Cobourg, qui vient d’épouser Maximilien de Habsbourg, hérite ainsi du titre d’impératrice du Mexique, couronne dont personne ne voulait, et même Napoléon III semble surpris que le couple ait accepté ce cadeau empoisonné. De surcroît la nuit de noces de Charlotte ne n’est pas passée comme prévu : les deux époux ont dormi côté en côté et rien ne s’est passé.

Après un voyage harassant, le couple débarque dans un pays à feu et à sang, où il n’est pas très bien accueilli : le palais qui les attendait ne peut les recevoir et ils vont parcourir dans une calèche aux couleurs de la République, des chemins particulièrement difficiles : ils arrivent couverts de poussière, et Charlotte sent bien qu’ils font l’objet de moqueries.

J’ai aimé ce récit à deux voix, les Habsbourg au Mexique, et Cherbourg qui se transforme en Casino géant, sur fond de bataille navale. On ne peut pas dire que les Habsbourg apparaissent sous leur meilleur jour : Charlotte a appris la politique auprès de son père et elle se rend bien compte de leur situation, alors que Maximilien se livre à la chasse aux papillons entre deux plongées dans la mélancolie…

Gwenaëlle Robert raconte très bien les évènements, tant politiques que les paris, avec un style incisif qui rend la lecture agréable. Je gardais un souvenir assez confus de « l’expédition au Mexique » de Napoléon III, de l’essor des bains, des cures, sur fond de travaux haussmanniens mais cela remontait à très loin, et la couronne des Habsbourg m’était complètement sortie de la mémoire.

Bref, un roman agréable à lire, mais dont la fin m’a laissée perplexe, car en fait, cela n’en est pas une, notre histoire, notamment celle ce rapportant à Théodore, Mathilde et la jeune femme qui recueille les paris se termine en queue de poisson…

Un grand merci à NetGalley et aux éditions du Cherche Midi qui m’ont permis de découvrir ce roman et son auteure

#Souslesfeuxdartifice #NetGalleyFrance

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1964 : on est sous le Second Empire. L’impératrice Eugénie a mis à la mode les cures et les bains. La bonne société va à Deauville ou à Cabourg. Cherbourg ne veut pas être en reste et va donc ouvrir un casino inauguré en grande pompe en présence de nombreux Parisiens venus tout exprès grâce au chemin de fer dont la ligne a été créée pour l’occasion.
De l’autre côté de l’Atlantique, c’est la guerre de Sécession. La France se prétend neutre dans ce conflit, mais souhaite qu’il prenne fin et que les Sudistes l’emportent permettant ainsi l’exploitation du coton qui manque aux filatures à l’arrêt faute de matière première.
En Amérique également, la situation est instable au Mexique. Napoléon III va offrir le trône d’empereur à Maximilien de Habsbourg accompagné de son épouse, l’ambitieuse Charlotte de Belgique.
À la lecture de ce roman, j’ai découvert la belle plume de Gwenaelle Robert. Avec talent, elle donne corps à des personnages imaginaires qui évoluent parmi des personnages ayant existé dans un cadre historique bien documenté et bien restitué. Leurs histoires s’entremêlent mettant en évidence la lutte entre deux mondes, l’Ancien Monde avec ses codes, qui est sur le déclin et va laisser place à une société nouvelle. Les personnages, surtout les personnages féminins, sont très bien décrits. Le style est fluide, le vocabulaire riche. Les événements s’enchaînent sans temps mort. On s’intéresse aux différents protagonistes tout en étant conscient de la marche inexorable de l’histoire.

Un très beau roman que j’ai lu avec grand plaisir et que je n’ai jamais lâché.

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