Dans bien longtemps tu m'as aimé

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Date de parution 24 août 2022 | Archivage 15 oct. 2022
ELIDIA, Editions du Rocher

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Résumé

Mardi 22 février 1944 : trois gestapistes font irruption au deuxième étage du 19, rue Mazarine, où le poète et résistant français Robert Desnos vit avec sa compagne, Youki. Arrêté, Desnos est interrogé rue des Saussaies, enfermé à Fresnes puis transféré au camp de Compiègne. Avant de prendre le chemin de l’Allemagne nazie, déporté de camp en camp. Ce calvaire, le narrateur du livre entreprend d’en faire le récit, entrecoupé de flashbacks évoquant les différentes périodes de la vie du poète, la turbulente troupe des surréalistes, ses amours, le réseau Agir... Parce que c’est autour de la figure de Desnos que s’est nouée une histoire d’amour, aussi passionnée que brève, entre lui et une inconnue rencontrée dans une librairie. Parce que c’est sur la tombe de Desnos que cette femme, étrangement fuyante, lui a annoncé leur rupture. Parce que, prisonnier de ses souvenirs, il ressent comme une brûlure la nécessité d’écrire le « tombeau » du poète, qui sera aussi celui de son amour perdu.

Mardi 22 février 1944 : trois gestapistes font irruption au deuxième étage du 19, rue Mazarine, où le poète et résistant français Robert Desnos vit avec sa compagne, Youki. Arrêté, Desnos est...


Note de l'éditeur

L’histoire d’un amour naissant dont Robert Desnos est la figure tutélaire.

L’histoire d’un amour naissant dont Robert Desnos est la figure tutélaire.


Actions promotionnelles

- Un très bel hommage au poète, et une déclaration d’amour à la poésie.

- Deux histoires qui se mêlent habilement, et se répondent sans cesse : comme Youki et Robert Desnos, le couple part à Belle-Île sur leurs traces, mais comme Desnos épris de l’insaisissable Yvonne Georges, le narrateur connaît le désarroi amoureux. Sans oublier le rôle que la poésie joue dans le roman, les "amoureux contemporains" s’en nourrissent, tandis qu’en parallèle, en des circonstances plus tragiques, elle est un refuge dans l’enfer concentrationnaire.

- Très bel accueil pour son premier roman paru en 2019, "Noone", et sélectionné dans de nombreux prix : prix du Festival 1er roman de Chambéry, prix 1er roman Régine Deforges à Limoges, prix Gens de mer (Étonnants Voyageurs), prix Livre & Mer Henri-Queffélec, prix de l’Académie de marine 2021.


- Un très bel hommage au poète, et une déclaration d’amour à la poésie.

- Deux histoires qui se mêlent habilement, et se répondent sans cesse : comme Youki et Robert Desnos, le couple part à...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782268106663
PRIX 18,50 € (EUR)

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

L’histoire commence au cimetière du Montparnasse, où un jeune couple d’amoureux déambule entre les tombes à la recherche de celle de Robert Desnos. Leur rencontre s’est faite autour d’un livre de l’auteur « Corps et Biens » que le jeune homme a offert à la jeune femme alors que celle-ci hésitait à le choisir. Il va lui transmettre sa fascination pour le poète et leur histoire se construire autour de son œuvre.
Yann Verdo va nous raconter en parallèle l’histoire de Robert Desnos, son ascension au sein du mouvement surréaliste, les querelles entre les membres du mouvement, les dissidences, son amour à sens unique pour Yvonne, puis sa rencontre avec Youki, qui quitte le pieintre pour lui, son arrestation par la Gestapo, son internement au camp de Compiègne, la déportation, Auschwitz, Terezin…
L’alternance des deux histoires d’amour, qui se répondent tant elles se ressemblent : en désespoir de cause Robert Desnos choisit Youki, mais ne cessera jamais d’aimer Yvonne, l’une étant le pâle reflet de l’autre, comme deux versions de la même femme. Le jeune homme sera quitté par sa compagne, manu militari ou presque, sans véritable raison ; la rupture se fait sur la tombe du poète, qui est la véritable trame de leur amour, ce qui permet à l’auteur de nous citer des poèmes superbes.
J’ai aimé me promener sur les traces de ce couple, autant que dans la vie de Robert Desnos, bien sûr leur histoire est un reflet et un hommage au poète, ce qui la rend moins passionnante, mais il ne pouvait en être autrement, tant les pages consacrées à l’arrestation, les tortures, la déportation du poète sont émouvantes et forcent l’admiration devant le courage dont il fait preuve.
J’ai beaucoup aimé le procédé de narration : Yann Verdo entrecoupe les récits sur la période qui aboutit à Terezin, de flash-backs sur l’évolution de son passé : amour, surréalisme, poésie… Ce qui permet de respirer entre deux scènes tragiques. Comment ne pas penser par exemple à Primo Levi ?
Parmi les scènes qui m’ont beaucoup touchée : lorsque Robert arrive enfin après une longue marche de plus de cent kilomètres à pied où ses amis l’ont porté sinon il serait mort, Alena la jeune infirmière qui connait son œuvre et parle avec lui de son poème « Dans bien longtemps » qui a inspiré le titre à Yann Verdo. Son empathie profonde permet à Robert Desnos de s’accrocher encore un peu mais il a cessé d’y croire, surtout depuis qu’il a perdu le roman qu’il a composé lors de sa déportation, prenant des notes sur des petits bouts de papier, piqués çà et là et qu’on lui a dérobé …
C’est grâce à Alena et à son collègue que le poète sera incinéré seul ce qui permettra de rapatrier, plus tard, ses cendres…
Je connaissais mal l’œuvre de Robert Desnos, je l’avoue, comme les Surréalistes en général, car je préfère les Romantiques, mais tous les poèmes cités par l’auteure de ce livre m’ont plu et depuis que je l’ai refermé, je rattrape le temps perdu…
Le style, la construction du livre et l’écriture de Yann Verdo m’ont beaucoup plu et donc donné envie de lire son autre roman « Noone », par contre j’avais noté son essai « Le violon d’Einstein » mais le temps passe…
Vous l’aurez compris, ce livre est un coup de cœur…
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Elidia qui m’ont permis de découvrir ce roman et son auteur
#Dansbienlongtempstumasaimé #NetGalleyFrance !

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Le titre de ce roman est un vers du grand poète Robert Desnos , il lui est cité par une infirmière alors qu’il va décéder 1 mois après sa libération en Tchécoslovaquie,usé par 16 mois de déportation à Birkenau. Né en 1901, il a accompagné les « surréalistes », Breton, Aragon.. .
Le roman écrit par Y.Verdo est composé de deux « chants »qui se répondent, et pour chacun une grande histoire d’amour déçue.
Desnos est amoureux fou d’Yvonne George, une artiste de cabaret qui préfère les femmes.Plus tard il aimera Youki, ex de Fujita entre autres. Le narrateur ,lui, rencontre son amoureuse dans une librairie, « ils ont vécu un amour de papier, celui qui s’enflamme vite et s’éteint tout autant ».Il a duré 8 mois. Pour essayer de se défaire de cette passion, le narrateur revient avec tendresse sur la vie et les grands malheurs de cet auteur mort à l’âge de 45 ans, qui n’a cessé d’écrire des poèmes dans les pires moments de sa vie. Un bien beau roman documenté sur la vie intellectuelle bouillonnante de ces années là, et de l’éclairage donné à l’oeuvre de R. Desnos.
Merci aux # Edts du Rocher pour cette proposition de lecture.

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Deux histoires d’amour déçu se côtoient et se répondent dans ce roman. Celle du narrateur commence avec un livre de Robert Desnos et prend son envol au cimetière du Montparnasse devant la tombe de cet homme qui le fascine.

En parallèle à son histoire d’amour il raconte la vie de Desnos depuis le jour de son arrestation par la Gestapo jusqu’à son décès après sa libération du camp de Birkenau.

L’écriture de Yann Verdo est tout à adaptée aux choix de structure du roman. Il glisse aisément de l’histoire de Desnos à celle de son personnage, sans forfanterie.

Sa façon de parler de Desnos et d’expliquer son cheminement dans la vie et le Surréalisme m’a donné très envie de redécouvrir l’homme et le poète qu’il fut ! J’ai trouvé que c’était une façon très digne de parler des horreurs vécues mais aussi très subtile de rentrer dans son intimité.

Cette délicatesse va me pousser à lire les autres romans de l’auteur car loin de l’approche académique que nous avons eu de Desnos, il le rend très accessible et très humain.

#Dansbienlongtempstumasaimé #NetGalleyFrance #rentreelitteraire2022

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Ce livre est un hommage poignant au poète et résistant Robert Desnos déporté et mort juste après la libération des camps à la fin de la seconde guerre mondiale.

Il entremêle une histoire d'amour entre le narrateur et une femme rencontrée en librairie qui se noue autour de Desnos et le récit de la vie et de la déportation de Desnos mort du typhus le 8 juin 1945, un mois après la fin de la guerre.

C'est un roman sur la puissance des mots et de l'amour, qui ont aidé Robert Desnos à résister, et à conserver son humanité dans les camps de l'horreur. En effet, tous les jours, lorsqu'il le pouvait, le poète écrivait un roman dans sa tête pendant ses heures de travail forcé, et lorsqu'il arrivait à récupérer des bouts de papier, couchait ses idées sur le papier. C'est cette œuvre ainsi que son amour pour Youki qui l'ont aidé à survivre.

Il s'agit d'une déclaration d'amour au poète et à la poésie au sens large (qui rend une histoire d'amour plus belle et dans des circonstances moins heureuses, permet aux hommes de résister intérieurement, de conserver leur humanité dans des épreuves telles que les camps). Desnos a continué à écrire jusque dans les camps en écrivant sur des bouts de papier d'emballage de chocolat.

Le roman mêle de façon surprenante poésie et horreur de la guerre et c'est une réussite. Après avoir terminé ce roman, je n'ai qu'une seule envie, aller découvrir l'œuvre des surréalistes et plus particulièrement celle de Desnos.

Je remercie Netgalley et les éditions du rocher pour la lecture de ce roman avant sa publication.

#Dansbienlongtempstumasaimé #netgalleyfrance #yannverdo #éditionsdurocher

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Dans bien longtemps tu m'as aimé : « Je sais que ça n'est pas comme ça qu'il faut dire. » dit au poète dans son français hésitant, Alina, infirmière tchèque, celle qui lui a redonné sa qualité d'homme :
« Pour la première fois en seize mois il a cessé d'être un porteur de matricule, un animal numéroté pour l'abattoir ; pour la première fois en seize mois on lui a rendu son nom, sa dignité, son identité, celle d'un poète français, le poète français Robert Desnos. »
« Mais c'est bien comme ça que je l'ai écrit » répond Robert Desnos. Et comme le chante un autre poète, « le poète a toujours raison (et la femme est l'avenir de l'homme…) »

Cette phrase qui sert de titre au roman est extraite d'un poème de Robert Desnos et c'est sa vie et sa mort que nous raconte ce livre. L'auteur y mêle trois temporalités différentes.
La sienne où il vit un amour à l'issue hélas malheureuse, marqué par de nombreux clins d'oeil à Robert Desnos et son univers. Il parcourra les lieux chers au poète avec cette femme rencontrée dans une librairie alors qu'elle venait de prendre et de reposer le livre « Cops et biens » de Desnos, ce livre avec lequel l'auteur a découvert le poésie et Desnos en particulier.
Une plus strictement biographique où il retrace la vie de Desnos et enfin celle qui débute le 22 février 1944, jour de l'arrestation du poète par la Gestapo et s'achèvera à Terezin où le poète après avoir survécu à son passage dans trois camps différents, et à la marche de la mort succombera au Typhus.
Ces trois temporalités s'entrelacent adroitement, donnant plus de chaleur, d'incarnation à ce qui n'aurait pu être qu'une biographie.

Je ne suis pas familière de ce genre littéraire qu'est la biographie et c'est très clairement ce que j'ai le moins aimé dans le livre, cette partie plus riche de faits que d'émotions. Mais au fur et à mesure que l'on avance dans la lecture, ce qui prend le plus d'importance, ce qui m'a le plus touchée, c'est ce récit des derniers mois du poète, sa volonté de résister, de ne pas abandonner. Il veut revoir la femme qu'il aime, et ce qui va lui permettre de tenir c'est son art.
Balayeur ne sera pas son travail, même s'il n'est que cela aux yeux des gardiens. Écrire dans sa tête d'abord, puis sur le moindre bout de papier qu'il pourra trouver, voilà le vrai travail, voilà comment il a fait sienne cette infâme devise à l'entrée du camp : « Arbeit macht frei ».

Ce livre porté par une écriture qui n'est jamais aussi belle que quand elle exprime l'émotion est un formidable hommage à Robert Desnos, au poète et à l'homme. C'est aussi un hommage vibrant à la poésie, aux pouvoirs des mots. Un hommage tout aussi vibrant à l'amour, l'amour vécu durant quelques mois par le narrateur, les amours parfois non réciproques vécues par Desnos dans son parcours d'homme de lettres, et enfin son dernier amour, Youki. Cet amour qui va le porter tout au long de ces longs mois de souffrance, qui va lui permettre de trouver des ressources insoupçonnées, parce qu'il lui a dit qu'il reviendrait et qu'il ne peut lui mentir.
Mais amour et poésie ne se rejoignent-ils pas ? Quel art mieux que la poésie a-t-il pu nous parler d'amour, quel amoureux n'est-il pas aussi poète ?

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