Apaiser nos tempêtes

Lu par Maia Baran
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Publication 19 janv. 2022 | Archivage 28 mars 2022
Audiolib, Littérature

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Résumé

Deux femmes, deux destins, deux Amériques.

Anna, promise à une brillante carrière, étudie à l’université de Washington. Cerise, lycéenne de milieu modeste, vit en Californie sous l’emprise douloureuse de sa mère. Lorsque chacune tombe enceinte par accident, Anna avorte et Cerise garde l’enfant.

Des années plus tard, ce choix aura déterminé le cours de leur vie.

D’espoirs en déceptions, de joies en drames, Anna et Cerise, bientôt réunies par le hasard, apprennent à être mères et à être femmes.

À travers ce face à face poignant, Jean Hegland interroge la maternité, l’éducation et la quête de soi. Une expérience universelle de sororité.

Deux femmes, deux destins, deux Amériques.

Anna, promise à une brillante carrière, étudie à l’université de Washington. Cerise, lycéenne de milieu modeste, vit en Californie sous l’emprise...


Formats disponibles

FORMAT Livre audio, Intégral
ISBN 9791035407803
PRIX 23,45 € (EUR)
DURÉE 12 Heures, 55 Minutes

Disponible sur NetGalley

Application NetGalley Bibliothèque (AUDIO)

Chroniques partagées sur la page du titre

L'ouvrage:
Anna Walters est étudiante. Lorsqu'elle découvre qu'elle est enceinte, elle panique: elle ne se pense pas faite pour être mère, en tout cas, pas à ce moment-là.%%%Cerise est lycéenne. Lorsqu'elle découvre qu'elle est enceinte, elle est perdue, ne sachant trop à qui confier ce qui lui arrive.
Anna et Cerise vivent cette nouvelle de différentes manières.

Critique:
Voilà longtemps que j'ai appris que quand on n'aimait pas un livre, il fallait redonner une chance à son auteur, si on était attiré par un autre de ses livres. Cela a été mon cas pour Jean Hegland. Je n'ai pas aimé «Dans la forêt», mais j'ai senti qu'«Apaiser nos tempêtes» me plairait. Je suis contente d'avoir deviné juste.

Jean Hegland nous montre l'évolution d'Anna et de Cerise, de leur entourage, etc. Elles ne regrettent pas les choix qu'elles ont faits, même si Anna n'est pas vraiment à l'aise en y repensant. C'est logique. Je pense que j'aurais agi comme elle à sa place, mais je ne sais pas si cela aurait fini par me contrarier, ou me peser, etc.
Avec leurs enfants, Anna et Cerise agissent, je pense, comme toutes les bonnes mères. Anna m'a fait sourire, car au moment où l'un de ses neveux est en pleine crise d'adolescence, elle est persuadée qu'il doit être possible de lui parler, que sa fille (celle d'Anna) n'agira jamais ainsi... On retrouve aussi ce genre d'idées chez Cerise lorsque sa mère lui dit que Melody ne voudra pas rester avec elle pour toujours. J'imagine que beaucoup de jeunes mères pensent comme nos héroïnes à ce moment-là.

Plus tard, j'ai été déçue de l'attitude d'un personnage (je ne dis pas lequel, ne voulant pas trop en dévoiler) car je me disais que ce personnage saurait voir la situation de sa mère, et comprendrait. Jean Hegland ayant fait agir ce protagoniste autrement, j'ai d'abord pensé qu'elle tombait dans le cliché.
Pourtant, c'est plus complexe que cela. Certes, le personnage est arrivé dans la phase où il se cherchait, où il souhaitait s'affranchir des contraintes, où il pensait tout savoir sur l'humain et ses comportements, mais s'il a fait telle ou telle chose, c'est dû à son caractère. Ce n'est pas parce qu'on voit sa mère se décarcasser pour faire au mieux avec peu qu'on va forcément en tirer des leçons.

Cerise et Anna sont toutes les deux sympathiques. J'ai l'impression que l'autrice nous montre davantage l'intimité du coeur de Cerise. Certes, c'est elle qui subit un cataclysme. On peut interpréter ses réactions à deux niveaux. On peut penser qu'elle est admirable, voire héroïque. Mais aussi, on peut en vouloir à l'autrice de dépeindre un tel personnage, sachant qu'à la place de Cerise, on ne serait pas si admirable. Pendant ma lecture, j'ai oscillé entre les deux. Cependant, j'ai quand même fini par ne rien reprocher à la romancière, car le personnage n'a rien qui sonne faux. De plus, lorsqu'elle cède au désespoir, rien n'est mis en scène, rien n'est exagéré.

Anna prend moins de place (moralement) que Cerise, mais sa petite famille est comme un havre de calme pour le lecteur. Certes, lorsque Lucy a peur ou fait un caprice, ce n'est pas paisible, mais la vie d'Anna est bien moins secouée que celle de Cerise.

Ce livre fait partie de ceux dont j'aimerais qu'il ait une suite. Ou bien, j'aurais souhaité qu'il soit beaucoup plus long...

La préface du roman est très intéressante. L'autrice explique ses intentions, la gestation du roman, ce sur quoi elle s'est documentée.

Étant pinailleuse, je reprocherai à la romancière de faire partie des nombreuses gens qui emploient incorrectement le mot «alternative».

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Maia Baran.

Cette comédienne fait partie de ceux que je retrouve avec plaisir. Ici, elle a naturellement interprété une galerie de personnages sans exagérer, et sans être trop sobre. Qu'il s'agisse de l'adolescente mal léchée, de la fillette fâchée ou désespérée ou contrite, de la jeune femme enthousiaste ou pleine de doutes, Maia Baran a toujours le ton approprié. Mon pinaillage ne prenant jamais de repos, je regrette qu'elle fasse partie des personnes qui se mettent à dire «klaxone» pour «klaxon» (le nom commun, et non le verbe).

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C’est l’histoire de deux jeunes femmes que tout oppose. L’une est encore lycéenne, l’autre jeune étudiante photographe. Nous faisons leur connaissance le jour d’un choix à la fois crucial et décisif. C’est somme toute un roman sur la maternité, désirée ou non. Une histoire qui peut sembler banale à première vue. Mais c’est sans compter sur l’habileté de Jean Hegland pour peindre des portraits de femmes saisissants de réalisme. Anna et Cerise, c’est un petit peu vous et moi. C’est aussi votre amie de lycée, votre voisine et pourquoi pas votre sœur. L’autrice nous propose ici un roman social mais jamais froid ni distant. Un récit finalement non pas sur la maternité mais les maternités. Les heures d’écoute défilent à toute allure grâce au talent de conteuse de Jean Hegland et celui de la narratrice Maia Baran.
Je remercie NetGalley et Audiolib pour ce beau moment de littérature

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C’est l’histoire de deux femmes, Anna et Cerise très différentes mais unies dans la douleur, les épreuves, le questionnement, la recherche de soi, l’acceptation de la réalité...l’autrice décrit leurs états d’ame avec beaucoup de profondeur et la narratrice Maia Baran réussit parfaitement à nous faire plonger dans leur univers et dans leurs ressentis les plus intimes. La lecture est fluide et agréable même si dans la deuxième parties j’ai trouvé quelques longueurs.
Je conseille cet écoute très intime et féminine, intense et déroutante et je remercie Netgalley et Audiolib pour cette belle découverte !

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Pour commencer, j'ai beaucoup aimé la voix de MAIA BARAN.

L'histoire de ce roman m'a beaucoup plu. Je suis vraiment ravie d'avoir pu découvrir ce livre qui me tentait beaucoup depuis sa sortie via le livre audio.

C'est un récit bouleversant sur la maternité. Il est question de l'amour maternel.
L'auteure aborde des sujets très délicats comme l'avortement, l'accouchement, l'instinct maternel, le deuil, les drames familiaux.
A travers deux portraits de femme, le lecteur est plongé dans la vie de ces mères cabossées par la vie,. Elles sont confrontées à des situations dramatiques et luttent pour leur survie, leur liberté et leur indépendance. Ces mères ont qu'un seul objectif, élever et protéger ce qui compte le plus à leurs yeux, leurs enfants.
Mais c'est parfois si difficile !
Ce sont des thèmes forts et bouleversants qui sont fort bien traités dans ce roman très touchant.
L'écriture est belle, très agréable, fluide et sensible. Beaucoup d'émotions à la lecture de cet ouvrage.
C'est un roman sur l'amour que les mères portent envers leurs enfants, un amour inconditionnel et viscéral.
Magnifique livre qui ne peut laisser personne insensible et dont je recommande vivement de lire ou d'écouter;
Une très belle découverte.

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Deux femmes et qui ne se connaissent pas traversent à leur manière les épreuves de la vie.
Si on dit que chaque grossesse et accouchement sont uniques, ce roman nous les rend assez universel, les doutes qui nous assaillent, les douleurs, les interrogations, cette solitude indicible est prégnante chez nos héroïnes.
Nous allons donc suivre deux parcours en parallèle en attendant avec beaucoup d'impatience qu'ils se croisent.
La succession de chapitres courts, tantôt chez Cerise, tantôt chez Hannah rend l'écoute addictive.
La voix douce et suave de la narratrice est juste parfaite, elle contrebalance avec finesse, la rudesse des moments traversés par les deux jeunes femmes.
Un gros coup de cœur!

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Dernièrement, j’ai lu Apaiser nos tempêtes de Jean Hegland. C’est le premier livre que je lis de cette autrice et j’ai adoré même si j’avoue que j’aurai pu passer à côté si @netgalley et @audiolib ne m’avaient pas permis de découvrir cette petite pépite.

C’est prenant, fort. C’est une lecture qui remue, et qu’il ne faut certainement pas lire après un drame personnel. Mais même si les sujets sont durs: avortement, maternité durant l’adolescence, rejet de l’enfant, adolescence difficile, deuil, maladie etc. La plume est emplie de douceur et c’est là tout l’art de Jean Hegland.

Dès le début j’ai été happée: aussi bien par les jugements que chacun porte sur les femmes en général, sur les mères etc. Peu importe nos choix et nos chemins, on est toujours jugées si l’on s’en fie aux vies d’Anna et de Cerise. Malgré cela, ces deux destins que tout opposent forment un tout presque évident.

Une belle ode à la femme malgré les difficultés ici abordées. Un livre qui fait cogiter mais qui est, selon moi, à lire!

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Etre mère. Anna et Cerise. Vertige. Joie. Drames. Autarcie. Comment la maternité va transformer ces deux femmes, comment elles vont évoluer en tant que femmes. Une magnifique narration qui nous plonge au plus et au plus juste au coeur du destin de ces deux femmes.
.
. « En 1979, deux jeunes femmes que tout oppose tombent enceintes accidentellement. Anna est une étudiante en art à Washington, âgée de 22 ans, passionnée de photographie ; Cerise, une lycéenne californienne de 16 ans qui vit chichement avec une mère aussi colérique qu’absente. Anna décide d’avorter, Cerise, de mener sa grossesse à terme. Dix ans plus tard, le récit reprend… »
.
. Ces destins parallèles vont cesser de l’être, on brûle de savoir comment. Rien n’est noir, rien n’est blanc. Un nuancier d’émotions de la première à la dernière page. Alors prête/prêt à partager même illusoirement leur destin en espérant que quand les lignes parallèles vont cesser de l’être les tempêtes vont s’apaiser? Enorme coup de coeur! Foncez!

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"Etre ou ne pas être... mère"... Telle est la question.
C’est l’histoire de Cerise et d'Anna, deux jeunes Américaines qui découvrent qu'elles sont enceintes. L'une garde le bébé, l'autre pas. L'une continue ses études, l'autre pas. Quelques années plus tard, les deux héroïnes et mères vivent beaucoup d'épreuves (surtout Cerise). C'est un roman sur l'ambiguité d'être mère. On aime ses enfants mais en même temps ils nous font renoncer à certains domaines de notre vie (emploi, études...) , surtout si on n'est pas soutenue. C'est le cas de Cerise, mère fille, maman solo, entièrement focalisée sur son premier enfant et qui subira la pire épreuve qu’il soit avec son second. Anna semble avoir plus de chance : milieu plus aisé, mari aimant ... toutefois sa vie de maman n'est pas toute rose non plus.
Les deux femmes traînent leur mal-être jusqu'à la rencontre fortuite. Elles connaîtront brièvement la solidarité puis l'amitié et finalement une sorte d'apaisement ... Mais le final laisse quand même triste. Il y a eu des passages très durs à écouter ( accouchement, IVG, mort, décadence de Cerise...)
Ce texte a été refusé par plusieurs éditeurs en 2004, je peux le comprendre car Jean Hegland nous décrit des mères non formatées et ses descriptions sont parfois très crues.C'est un livre triste et parfois cruel... La comédienne lectrice Maia Baran est excellente car elle transcrit toutes les émotions, et elle arrive à faire toutes les voix, enfantines, adultes, masculines ou féminines... Je mets 3 étoiles sur 5 car certaines descriptions sont un peu longues à mon goût et j'ai eu du mal par moments avec l'alternance des points de vue et certains passages. Sans doute un sujet un peu trop sensible pour moi , mais cela fait relativiser !

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J’ai énormément apprécié ce roman, dans lequel Jean Hegland aborde énormément de thématiques autour de celle de la maternité. A travers le parcours de ses deux héroïnes, elle dresse un portrait de mères différentes mais liées par le fait d’être mère, ce que j’ai trouvé très beau.

J’ai beaucoup apprécié les deux héroïnes de ce roman, Anna et Cerise. Deux femmes que tout oppose, leur milieu comme leur éducation, leur personnalité comme leur corps. Et pourtant… Anna et Cerise, de par leur condition de femme puis par leur statut de mère, vont être confrontées aux mêmes choix, qui modifieront à jamais leur vie. J’adore les romans qui parlent de destin, et associé à la condition féminine, le roman ne pouvait que me plaire ! A travers les vies de ces deux femmes, Jean Hegland nous décrit ce qu’est une mère, une femme, tout en traitant des inégalités sociales et territoriales qu’elles subissent dans leur pays.

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Anna, dont la maternité est un aboutissement et un épanouissement; le personnage de Cerise m’a davantage touché, elle pour qui la maternité est un départ. Ce roman m’a conforté sur la manière dont j’appréhende moi-même la maternité, a fait remonter mes craintes mais aussi mes espérances sur cette « expérience ». Entre amour maternel, nouvelles peurs, couple, et épanouissement professionnel, tout ce qui touche à la maternité est évoqué. Et même si j’ai regretté le côté très dramatique que l’autrice a choisi dans sa deuxième partie, je n’ai pu m’empêcher d’être touchée par la détresse des héroïnes. De toute manière, dès le chapitre 3, j’étais cueillie.

J’ai beaucoup apprécié la plume de Jean Hegland, qui fut une belle découverte. Ce roman-ci a été écrit en 2004, après Dans la forêt, et m’a donné très envie de le découvrir. J’aime la manière dont elle parle des femmes, cela suffit à me donner envie de lire tout ce qu’elle a pu écrire. Ayant découvert ce livre au format audio, je ne peux que vous conseiller cette édition : la narratrice était parfaite, les émotions très bien évoquées, et je n’ai pas vu les heures de lecture passer.

Apaiser nos tempêtes a signé ma découverte de Jean Hegland, et il me tarde déjà de découvrir ses autres titres ! J’ai été très touchée par ce roman qui ne peut que toucher les femmes, et que je recommande !

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Des personnages très humains, deux histoires très touchantes, et une lecture très vivante ! Pas très gai, mais vraiment super !

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À 30% de la fin, je ne savais toujours pas si j'aimais ou je détestais. Quel livre ! Quelle incroyable lecture ! J'en ressors hébétée, incroyablement amoureuse du style de l'autrice, profondément touchée par l'histoire de ces deux femmes.
Et en même temps c'était dur, souvent douloureux à écouter. Ces mères parfois dépassées que tu as envie de juger, ces enfants dont les réactions agacent, certaines scènes semblent si caricaturales malgré cette petite voix dans la tête qui te dit que tout est vrai, que toi-même tu l'as expérimenté.
La vie est parfois cruelle tout comme elle peut être incroyablement belle et généreuse.
À lire ou écouter quand le moral est au beau fixe 😅 ou alors quand on est prêt à souffrir.
Un livre qui te marque et qui t'oblige à prendre la vie à bras le corps et à l'aimer éperdument.

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Ana et Cerise ne se connaissent pas. Pourtant, elles se trouvent à une même situation, à peu près au même moment: une grossesse non désirée.

Si l’une décide d’y mettre un terme, l’autre garde le bébé. Cette décision si importante va modeler toute leur vie future, leurs projets et leurs espoirs.

Nous suivons tour à tour les deux jeunes femmes. Livrées à la peur, à l’angoisse et au questionnement.

Alors qu’Ana veut poursuivre ses études et réaliser ses projets, Cerise centre son univers sur sa fille. Elle est tout pour elle, tout comme la photo est tout pour Ana.

Au hasard des circonstances, leurs vies sont diamétralement opposées, mais les épreuves sont aussi difficiles pour l’une que pour l’autre.

Au travers du récit, c’est tout un panel de questions qui prend position: que penser de l’avortement, des mères célibataires, de vouloir faire primer sa carrière à une vie de famille, etc. Ce n’est pas aussi clairement énoncé, mais c’est sous-jacent dans toutes les actions des deux femmes et de leurs entourages.

Ce roman est touchant au possible. L’auteur prend le temps de décrire les émotions, les ressentis, et les réflexions profondes que provoquent chaque changement de la vie.

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Une histoire sombre qui ma bouleversé j'ai pas d'autres mots à vous de le découvrir. Une plume intéressante et j'ai aimé la voix de l'audio

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Apaiser nos tempêtes est l’histoire de deux jeunes femmes, Anna et Cerise, qui vont tomber enceinte au même moment mais ne vont pas faire le même choix suite à l’annonce de leur grossesse. Cerise va mener sa grossesse à son terme, tandis qu’Anna va l’interrompre. Le récit alterne les points de vue de chacune de ces femmes au fil de leur vie de femme. Tandis que l’une doit trimer des heures durant pour pouvoir tenir son foyer, l’autre va mener ses études, se marier et fonder une famille.

Jean Hegland dresse le portrait de deux femmes qui se retrouvent dans la même situation (tombent enceinte involontairement) mais ne prennent pas la même décision concernant leur grossesse et l’impact que cela a dans leur vie, des années plus tard. Deux femmes opposées et dont pourtant les destins vont se retrouver liés. L’autrice propose une réflexion intime, approfondie sur la maternité, les difficultés d’être une mère, les efforts à déployer pour élever et aimer ses enfants sans oublier sa vie de femme.

A travers Anna et Cerise, Jean Hegland offre aussi une réflexion sur notre monde actuel, du fonctionnement de la société et comment il peut nous faire basculer rapidement dans la précarité et la pauvreté. Apaiser nos tempêtes est un récit fort, poignant, réaliste mettant en scène des personnages lambdas qui pourraient être n’importe qui.

La première partie du roman est un peu longue, l’autrice donne beaucoup de détails, de descriptions sur la maternité, les sentiments et sensations de ses protagonistes. Cependant la suite révèle la plume sublime de Jean Hegland avec des scènes et situations fortes qui ne laisseront pas indifférents.

La voix de Maia Baran est parfaite pour ce roman. La narratrice donne vie aux deux femmes de Apaiser les tempêtes avec une facilité et une dextérité étonnante. Je me suis laissée porter par ses mots, sa voix, ses intonations. Bien évidemment, le personnage marquant de ce roman est Cerise dont je ne peux qu’admirer sa combativité, son amour inconditionnel et son histoire est bouleversante.

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Cette lecture m’a bouleversée tant par le texte, l’histoire, le thème et les personnages que par cette lectrice qui a su donner vie à Anna et Cerise en m'emportant dans leurs tourments.
On suit les destins de ces deux femmes qui, jeunes, sont confrontées à un choix. Elles sont enceintes et ce n’était pas prévu. Anna fera le choix difficile d’avorter tout en faisant face aux jugements. Cerise fera également un choix difficile, celui de garder l'enfant et de l’élever seule.
Quelques années plus tard, elles sont à nouveau enceintes et c’est un drame qui va les rapprocher doucement. Ce sont là deux femmes de milieux très éloignés qui vont se rencontrer et se découvrir. Anna est photographe, tandis que Cerise s'en sort difficilement.
J’aime beaucoup les livres qui parlent de la maternité, du choix de se lancer ou de ne pas l’accepter. Ici, j’aime la manière dont elle est analysée finement avec ces personnages dans la tourmente, confrontées à la culpabilité et au quotidien qu’elles ont à gérer, aux tiraillements entre leurs devoirs et les affrontements ainsi que tout l’amour qu’elles ont envers leurs enfants.
C’est la première fois que j’ai eu les larmes aux yeux au cours d’une écoute, que j’ai dû m'arrêter dans mon activité pour juste écouter, écouter la souffrance de ces femmes, le tourbillon d’émotions. C’est dû au texte mais aussi à cette formidable lectrice.
Sa voix est très belle et elle nous entraîne très bien dans l’histoire. Elle adapte parfaitement son rythme de lecture aux états d'âme des personnages, nous plongeant dans l’histoire en donnant si justement voix à ces femmes.

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De Jean Hegland, j’avais déjà audio-lu Dans la forêt, dont je garde un souvenir de longueurs et d’ambiance particulière. Ne voulant pas rester sur ce ressenti en demi-teinte, j’ai récidivé auprès de cette autrice et découvert, grâce à NetGalley et Audiolib, Apaiser nos tempêtes, encore une fois lu par Maïa Baran.

Jean Hegland serait -elle abonnée aux points de vue binaires ?
Nous allons suivre, en alternance, deux femmes, issues de milieux très différents : Anna, promise à une brillante carrière, étudie à l’université de Washington. Cerise, lycéenne de milieu modeste, vit en Californie sous l’emprise douloureuse de sa mère. Lorsque chacune tombe enceinte par accident, Anna avorte et Cerise garde l’enfant.
Jean Hegland nous donne à lire deux parcours de femmes sur un peu moins de vingt ans. Il sera beaucoup question de maternité, d’éducation des enfants, de vie de couple, de solitude, de choix, de sacrifices… L’autrice nous raconte la vie, la quotidien, les petits bonheurs, les drames ; c’est très (trop) détaillé.

Deux destins, deux Amériques… Un déséquilibre permanent car le cheminement de Cerise est jonché de grandes difficultés tandis qu’Anna évolue dans une classe sociale plus favorisée. Les faire se rencontrer est sans doute une bonne idée, même si j’ai trouvé le face à face sans lien plus intéressant que leur rapprochement final…
Je reconnais que Jean Hegland sait manier les ressorts émotionnels mais, personnellement, je n’ai pas réussi à m’attacher ou à m’identifier aux personnages. Quelque chose, que je n’arrive pas à formuler, ne sonne pas juste dans ce récit. Je ne me suis pas retrouvée dans la promesse d’« expérience universelle de sororité »…

Dans cette version audio, Maïa Baran donne vie à chacun(e) des personnages ; elle accorde une réelle présence aux enfants, sans en faire trop. Sur ce plan là, la prestation est réussie.

Encore une fois, j’avoue que j’ai eu un peu de mal sur la durée et que, si je me suis endormie une fois ou deux en écoutant ce livre, je n’ai pas éprouvé le besoin de revenir en arrière pour les passages que j’avais manqués.

Décidément, il y a des auteurs-trices dont l’écriture ne me convient pas, même si les sujets de leurs romans sont intéressants… Je me retrouve alors, et je l’assume pleinement, à contre-courant de l’enthousiasme général.

#lesglosesdelapiratedespal
#Apaisernostempêtes #NetGalleyFrance

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Deux jeunes filles enceintes prennent des décisions différents.

Anna a 22 ans, elle est étudiante en photographie et décide d’interrompre sa grossesse. Plus tard, on la retrouve photographe, mariée et bientôt mère.

Cerise a 16 ans, elle est lycéenne et garde son bébé, presque malgré elle. Pour pouvoir élever sa fille, elle est obligée de travailler de longues heures comme femme de ménage dans une maison de retraite.

Le point de départ est le même : deux femmes et deux grossesses non désirées. On suit ainsi parallèlement les vies de ces deux femmes qui n’ont rien en commun si ce n’est une grossesse non désirée qui va les affecter à jamais.

Jean Hegland dresse un portrait très fort et sans fards de ces deux femmes. Le livre, s’il est bel et bien un roman, a parfois un côté presque sociologique avec une réflexion sur la maternité et la difficulté d’être mère. Elle dresse aussi plus largement un portrait de la société américaine et de ce que ça implique d’être une mère célibataire qui, même si elle veut s’en sortir, doit se battre chaque jour pour tenter de s’en sortir.

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Cerise et Anna, deux parcours de femmes, tombées enceinte très jeunes, aux Etat-Unis, elles ne font pas le même choix, l'une va garder l'enfant et l'autre avorter, des choix qui vont déterminer leur vie.
Le roman retrace les épreuves traversées par chacune, les doutes, les questionnements, mais surtout personnellement, j'ai trouvé qu'il raconter la violence de cette société américaine envers les femmes qui deviennent mère, quelque soit leur origine, leur classe sociale.
Le prologue de l'autrice laissait entrevoir un récit universel dans lequel chaque "mère" aurait pu s'identifier, une thématique, l'IVG, traitée de deux points de vue et j'avoue avoir été déstabilisée par le récit qui pour moi est un presque un essai sociétal sur la maternité voire sur la position de la femme dans le couple et dans l'Amérique profonde.
Cela m'a laissée un peu sur ma faim.

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Voici un livre dont j'ai apprécié la force car il est touchant et terriblement prenant.

Les personnages vivent des événements difficiles et malgrecela vont de l'avant afin de trouver enfin la sérénité. C'est vraiment poignant. Cependant, je ne me suis pas attachée à ces deux femmes car je ne suis pas parvenue à m'identifier à elles. De ce fait, il est plus difficile de bien entrer dabs l'histoire même si celle-ci est bouleversante.

Personnellement, j'ai trouvé le récit bien raconté avec une belle plume mais j'y ai trouvé quelques longueurs. Maintenant, ne m'étant pas attachée aux héroïnes c'est normal.

Pour l'écoute audio, j'ai bien aimé la voix de Maïa Baran. Elle est bien posée et très agréable à écouter.

Bref, c'est un bon livre mais malheureusement, je pense qu'il n'était pas fait pour moi.

Je remercie NetGalleyFrance et Audiolib pour cette lecture.

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Jean Hegland compose avec "Apaiser nos tempêtes" une réflexion intense et passionnée sur la maternité, à travers la trajectoire de deux femmes, Anna et Cerise. Dans ce roman vibrant, les deux jeunes femmes incarnent deux façons d'être mère. de choix assumés en accidents de parcours, de bonheurs sensuels en douleurs animales. L'écriture de Jean Hegland parvient à dire avec finesse et délicatesse ce qu'il y a de charnel dans la relation d'une mère à son enfant et toute la complexité de cet amour unique, si difficile à raconter sans tomber dans les clichés comme l'autrice le dit elle-même dans son prologue.
J'ai souvent été touchée par ses mots, qui retranscrivent avec justesse combien l'enfant bouscule nos plans, redéfinit les contours de notre propre histoire et modifie pour toujours notre rapport au monde. L'histoire de Cerise m'a particulièrement émue, fille-mère célibataire, douloureusement seule et démunie avec ses deux enfants.
J'ai suivi avec intérêt le fil de l'histoire incarnée avec talent par la voix douce et intense de Maia Baran (qui m'avait déjà hypnotisée dans la lecture de "1Q84" de Murakami), même si j'ai moins accroché à l'histoire d'Anna dont les réflexions m'ont parfois agacée. J'ai trouvé aussi par moment que les épreuves traversées par les deux femmes étaient prévisibles et attendues. Et puis, les enfants de 4 ans qui s'expriment comme Confucius, dans des réflexions mystérieuses et profondes, j'ai toujours trouvé ça affreusement gênant dans les romans.
Malgré ces quelques bémols, j'ai passé un très bon moment avec ces deux mères, dont on attend fébrilement la rencontre pendant tout le récit. Elles finissent par se trouver, dans une dernière partie que j'ai trouvée vraiment très réussie et émouvante. Un beau roman somme toute, même si je lui ai préféré "Dans la forêt" qui avait été un gros coup de coeur!

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****Lecture Audiolib****
Cerise et Anna sont deux jeunes femmes très différentes. Cerise, 17 ans, grandit en Californie, avec des parents divorcés. Anna elle est étudiante et est originaire de Spokane, et vient d'un foyer uni. Dans ces vies en parallèle qui ne se croisent pas, les deux vont devoir faire face au même choix. Lorsqu'elles découvrent qu'elles sont enceintes, quel choix doivent-elles faire ?
Anna, un peu plus âgée, déjà bien lancé dans son avenir, fais le choix de l'avortement. Cerise, moins mature, écoute les premiers conseils qui arrivent, ceux d'une association religieuse, qui lui promettent de l'aider si elle donne la vie. Cerise découvre donc ce qu'est la maternité, tandis qu'Anna vit difficilement avec ce choix qu'elle a caché à tous...
Des années plus tard, Cerise trime comme une forcenée pour élever son enfant, tandis qu'Anna fonde sa famille. Le destin de ces deux femmes est à nouveau mené en parallèle. Il n'y a pas de morale, l'une n'a pas fait le bon choix et l'autre le mauvais, il y a juste leur histoire. Et quelques années plus tard encore, il y a un nouveau bébé pour chacune de ces deux femmes...Mais la chance ne sera pas là pour l'une des deux...Pendant toute ces années, alors que Cerise et Anna grandissent, vieillissent, leur apprentissage de la maternité, leur capacité à trouver leur place dans ce rôle, est l'objet principal de ce roman émouvant...
Le personnage de Cerise est très très attachant, tout comme celui d'Anna. On les laisse partir à la dernière page avec regret...
J'ai adoré la lecture Maïa Baran, qui sait donner voix à l'ensemble des personnages. Elle arrive à les incarner tour à tour, permettant au lecteur de ne jamais être perdu.

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Quatrième chronique pour le Prix Audiolib 2022.
Apaiser nos tempêtes de Jean Hegland est un roman percutant qui parle de sujets tabous. Plus je découvre cette auteure, plus j'apprécie son talent et ses prises de risques.

Ce que j'en pense :
Apaiser nos tempêtes nous parle de deux femmes Cerise et Anna qui se trouvent toutes deux, en 1979, dans des situations délicates puisqu'elles vivent des grossesses non désirées. L'une va prendre la décision d'y mettre un terme alors que l'autre va faire le choix de garder son enfant.
Anna va, par la suite, se concentrer sur sa passion : la photographie, alors que Cerise, mère célibataire, va vivre principalement pour sa fille Mélody pour qui elle s'inquiète, pour qui elle se pose mille questions et pour qui elle souhaite le meilleur (comme toutes les mamans me direz-vous !).
Plus tard, nous retrouvons Anna qui s'est reconstruite et qui s'est mariée avec Éliot. Elle est aussi devenue mère de deux enfants : Lucy et Ellen, tous les quatre forment une belle famille, mais il y a un mais...
Cerise, quant à elle, va se débrouiller comme elle va pouvoir pour sortir la tête de l'eau, elle va travailler dans une maison de retraite, vivre dans un mobil-home et va aussi avoir un petit garçon : Travis. Mais être mère célibataire n'est pas de tout repos et les soucis financiers vont vite lui faire vivre un enfer.
La vie ne va pas être facile pour ces deux femmes, elles vont avoir des parcours, des décisions à prendre et des combats différents et tout cela va être très dur pour l'une et pour l'autre.

Ce roman incroyable traite de sujets vraiment forts comme de l'avortement, mais aussi le rôle de mère isolée, le désarroi face à une adolescente difficile, le deuil, la culpabilité... Nous sommes plongés dans le stress que peut ressentir une femme lorsqu'elle doit faire le choix de garder ou non son enfant, de l'influence que celle-ci peut recevoir de son entourage, c'est incroyablement dur. Les conséquences futures sur les décisions prises sont vraiment fortes, elles ne peuvent laisser le lecteur dans l'indifférence totale. Il y a de nombreux détails sur ce que va vivre Anna lors de son avortement et c'est difficile d'être témoin de cela. Le regard et la parole des autres, les émotions, les regrets, tout est si bien exprimé, c'est vraiment perturbant.
Et puis il y a cette proximité avec Cerise qui a si peu de moyens, elle vit dans un mobil-home, suit des études, elle s'accroche, et pourtant la vie va la rattraper, lui faire perdre ce qu'elle a de plus cher, là aussi, c'est terrible, les mots font mal.

J'ai eu la chance de découvrir ce roman en version audio. Celle-ci est incroyable. La lecture faite par Maia Baran que j'ai déjà écoutée avec Dans la forêt, Entre ciel et Lou et Laëtitia m'a une fois de plus éblouie. C'est l'une de mes lectrices préférées ! Je trouve qu'elle fait vivre les romans et les personnages d'une manière formidable et qu'elle fait vraiment honneur aux écrivains.
N'hésitez pas à découvrir vous aussi cette lecture dans cette version, émotions garanties.

En bref :
L'avortement et ce qui se passe autour sont des choses qui sont très peu exploitées dans les romans et d'ailleurs Jean Hegland explique que son manuscrit a été refusé par certains éditeurs qui étaient trop frileux pour mettre en avant ces thématiques délicates.
J'ai trouvé la version audio absolument remarquable, je suis de suite rentrée dans l'histoire qui m'a énormément touchée et je n'ai pu lâcher mes écouteurs avant d'être arrivée à la dernière piste.
Vraiment, quel bonheur de découvrir de tels titres et de tels auteurs !

Je remercie les Éditions Audiolib pour leur confiance.

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Jean Hegland avait su me charmer avec Dans la forêt, malheureusement je n’ai pas eu le même coup de cœur avec Apaiser nos tempêtes. Je pense avoir eu du mal avec l’histoire à deux points de vue et le sujet (la maternité, les grossesses etc) sont peut-être des sujets qui me touchent moins.
Les personnages restent bien construits et la plume de Jean Hegland est toujours là.
Quant à l’audio book, j’ai beaucoup aimé la lecture qui en est fait.

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Comme beaucoup d’entre vous, j’ai pu découvrir l’univers de Jean Hegland avec le merveilleux et unique Dans la forêt, et en version Audiolib d’ailleurs, dans le cadre de la sélection du Prix Audiolib 2020. L’autrice est de nouveau en lice avec ce nouveau titre, Apaiser nos tempêtes. Un roman très différent mais tout aussi percutant.

Il s’agit cette fois encore d’un portrait de deux femmes. D’une mise en avant de la femme, d’un parcours de vie. Mais cette fois nous sommes dans un temps présent, dans une réalité palpable, dans laquelle le lecteur a des repères. Et cette fois, les deux femmes ne se connaissent pas.

Anna est une jeune photographe. Cerise une lycéenne.
L’une vit à Washington. L’autre en Californie.
L’une est une jeune adulte avec des rêves, une carrière prometteuse. L’autre est encore une adolescente, perdue, avec une mère étouffante.
Toutes les deux vont tomber enceintes. Sans être prêtes. Sans savoir quoi faire. Toutes les deux ont peur.
L’une va avorter. L’autre va le garder.

Dix ans plus tard, on les retrouve. Leur vie a évolué, a changé.
Anna est toujours photographe, ses œuvres ont du succès, elle a fondé une famille, vit dans l’ancienne maison de sa grand-mère qui lui avait été d’un grand soutien après la décision qu’elle avait prise. Elle pense toujours à ce choix, qui n’est jamais un choix anodin. Mais elle sait qu’elle n’était pas prête à ce moment-là. Elle n’était alors pas une mère. Elle voulait vivre sa vie de femme. Aujourd’hui, sa vie de famille lui convient. Elle est heureuse. Elle est aimée et aimante. Mais un nouvel obstacle va bousculer son équilibre.

Cerise, elle, avait décidé de garder son bébé. La vie n’a pas été facile pour elle. Rejetée par ses parents, aidée par des personnes attentionnées mais parties avant la naissance. Cerise était bien jeune pour tout ça. Elle était innocente, terriblement perdue, mais dès qu’elle a posé son regard sur sa fille, tout a changé. L’amour a pris le dessus. Et elle a toujours tout fait pour aider, aimer, protéger sa fille. Et la vie ne l’a jamais épargné. Aujourd’hui, a femme forte, volontaire et déterminée qu’elle était a disparu… Elle est méconnaissable, l’ombre d’elle-même. Vit dans un foyer.

Entre le moment où ces deux femmes apprennent qu’elles sont enceintes et leurs inévitables rencontres (il est évident que leur chemin vont se croiser, enfin du moins personnellement c’était quelque chose que j’attendais vraiment), on va suivre leur vie, entrer dans leur intimité, vivre à leurs côtés les épreuves, les joies mais surtout leur détresse. Chacune m’a touchée à des degrés différents, pour des raisons différentes. J’ai vécu un véritable ascenseur émotionnel durant l’écoute de ce roman d’exception. Ces femmes ont un parcours intense, que l’autrice a su rendre réaliste dans les épreuves mais pas seulement. Je ne suis pas mère, et je ne sais pas si je le serai un jour, mais j’ai ressenti au plus profond de moi leurs histoires. Elles ont toutes deux un parcours différent, d’une intensité différente, qui vivent des choses différents mais avec le même sentiment de solitude parfois.
Mais ce que l’on constate ce sont aussi les manques de suivi de l’institution américaine, la solitude des mères célibataires…

Ce roman est très différent de Dans la forêt, mais je l’ai vécu avec tout autant d’intérêt et d’intensité.
C’était déjà Maia Baran qui prêtait sa voix aux mots de Jean Hegland et j’ai apprécié la retrouver ici. Elle amène un ton apaisant, tout en sachant l’ajuster aux émotions des différents personnages.

A noter : un préambule rédigé par l’autrice expliquant la genèse longue de ce roman, mais aussi l’occasion pour elle d’aborder cette période particulière dans laquelle nous vivons qui pour elle s’est vue compliquée par l’incendie de sa maison où elle a tout perdu. Elle a pris conscience de l’importance de la solidarité et de l’amour des siens. Elle remercie aussi la France de sortir ce roman si important pour elle (il est sorti en 2004 aux États-Unis).
Le titre français est une belle idée de Franck Bouysse.

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Anna est étudiante en photographie lorsqu'elle tombe enceinte et qu'elle décide d'avorter, gardant pour toujours ce geste secret.

Dans le même temps, Cerise tombe enceinte également mais fait le choix de garder l'enfant, contre l'avis de sa mère, dont elle décide de s'émanciper. Une petite Mélody nait et très vite une relation fusionnelle va s'installer entre la mère et la fille, se suffisant à elles seules. Et puis l'adolescence et l'envie de prendre son envol et de se détacher de sa mère vont compliquer les relations entre les deux femmes.

Anna quand à elle deviendra maman à son tour. Mais sa situation n'est pas la même. Elle a un époux, un travail, une maison qu'ils ont acheté. Lucy arrive dans un foyer ou elle est attendue et où rien ne manque.

On suit les 2 femmes dans leur maternité. On les voit évoluer au fil des pages.

Apaiser nos tempêtes aborde de nombreux thèmes tels que l'avortement, le deuil, les difficultés d'être une mère célibataire, l'éducation, l'exclusion sociale ...

L'auteur dresse un portrait puissant de ces 2 femmes , sur la difficulté d'être mère, de tout ce que l'éducation engendre. Elles sont si différentes et pourtant si proches. Et quand l'une tend la main à l'autre, c'est inespéré. C'est un roman touchant, bouleversant. On se prend d'affection pour elles deux pour des raisons différentes.

La maternité a une place prépondérante dans ce roman et on se reconnait dans certaines situations, dans certaines pensées. Dans cette difficulté qu'est la maternité dans sa globalité.

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Une voix sobre et grave pour mener l'auditeur et lecteur à la rencontre de 2 femmes : Anne et Cerise. C'est un récit purement féminin où les personnages principaux sont des femmes mais avant tout des mères. 
Les enfants mêmes sont en majorité des filles, des jeunes filles , des femmes en devenir. Les pères sont rapidement mentionnés car ils existent, mais n'ont pas d'importance narrative, n'ont pas de liens affectifs avec leur progéniture ou si peu.
Bref un roman sur des femmes et leurs relations aux autres et surtout aux enfants. Tous les évènements dans la vie d'une mère sont vécues par nos deux personnages principales : la grossesse, l'enfantement, le deuil, la maladie d'un enfant, la disparition, l'abandon d'un enfant... Le roman nous raconte leurs passé, leur présent et l'auteure nous plonge dans les affres de ces mères qui se battent pour vivre. Ces introspections, ces plongées dans la conscience de ces deux femmes sont bouleversantes. Ces drames intimes petits ou grands sont profonds de questionnements, les sentiments décortiqués à vif. La langue exigeante. 
A ne pas lire pour trouver des réponses, surtout à ne pas lire déprimée !
Mais ne pas hésiter à lire si on a envie d'écouter les confessions de femmes mère.

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Comme pour son précédent roman, Dans la forêt, je suis sous le charme de son style et de son écriture. Jean Hegland arrive à transformer des mots simples en poésie. Un mot aussi simple et calme depuis fort, puissant, éternel et l’émotion dont chaque mot se charge devient un souffle d’émotion auquel nous ne sommes pas toujours préparé en tant que lecteur.

Le thème choisit dans ce roman n’est pas évident: La femme, la maternité, devenir mère… J’ai conscience de défi, du challenge que cela représente. Tout comme pour chaque femme qui fait face à un désir de maternité ou non, à une grossesse facile ou non, à ce devenir mère après la naissance qui n’est pas toujours évident (non, ça ne vous tombe pas dessus dès que bébé sort….), bref à tout ce qui se passer dans cette lutte. Seulement voilà, je ne me suis pas retrouvée en Anna ou en Cerise. Je n’ai pas l’impression d’avoir à un moment ressenti leurs émotions, bien sûr chaque femme est différente mais je me suis sentie à des km de leurs vies. J’ai essayé à plusieurs reprises pendant mon écoute de me mettre à leur place, de comprendre, de vivre … mais non, mon rapport à mon devenir de mère ou mon rapport à ma famille, la maternité, je n’ai pas réussi à me sentir en communion avec leurs quotidiens.

Si , bien entendu, je me doutais que tous les thématiques autour de la maternité ne serait pas évoqué, certains me manquent et ils méritaient d’exister, d’avoir leur place: La fausse couche, la dépression post-partum… toujours bannis du vocabulaire comme s’ils étaient prophétiques et dangereux. Oui, j’aurais aimé les trouver dans un ouvrage mettant en lumière la difficulté d’être mère.

J’ai peut être trop tenté de rester neutre face à un sujet qui me touche au cœur, je ne sais pas. Je n’ai pas vu ce que j’aurais dû comprendre certainement. Je me suis laissée porter par les mots tout en restant détachée. J’en garderai l’idée d’une belle écoute mais sans plus.

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Je n’avais pas aimé Dans la forêt, mais j’ai eu envie de découvrir celui-ci et je ne le regrette pas du tout. Il est lu avec brio par Maia Baran, qui donne vie aux deux héroïnes et à leur famille. L’écoute de ce livre est très agréable et nous emporte facilement de l’autre côté de l’Atlantique.

Anna, étudiante en photographie et Cerise, une lycéenne mal dans sa peau et en recherche d’attention tombent enceinte sans l’avoir choisi. Anna a de nombreux projets, elle veut devenir une artiste reconnue, sa soeur ainée vient d’avoir un deuxième enfant et elle se rend bien compte que son bébé bouleverserait son avenir, elle n’hésite pas à se faire avorter sans en parler à personne des années durant. Sa grand mère l’aide à faire son deuil en lui racontant qu’elle a perdu une petite fille avant la naissance de ses deux fils, une petite Lucy mort née. La mère de Cerise est plutôt toxique, elle aimerait qu’elle avorte, mais elle choisit de garder le bébé, parce que ça lui semble plus facile. Commence alors une vie très difficile sur le plan social, Cerise vit des allocations, puis elle a un travail ingrat quand Mélody sera scolarisée. Elles sont heureuses toutes les deux avec de petits bonheurs tout simples. Devenue photographe et enseignante, mariée avec Eliott, Anna a une petite fille, Lucy, ils vivent heureux dans la ferme des grands parents. Eliott est aussi enseignant et tout semble aller le mieux du monde pour tout le monde. Mais le bonheur ne dure pas, Mélody grandit et devient une adolescente très difficile, tandis qu’Eliott perd son travail alors qu’un second bébé imprévu s’annonce. La famille doit quitter la ferme et déménager en Californie, ce qui plonge Anna dans la dépression.

Le sujet du livre est la maternité, on est plongé au coeur de la vie de ces deux femmes, issues de milieux très différents. Cerise cumulera les malheurs alors qu’Anna a surtout des états d’âme. Cette dernière se rend quand même compte que ses problèmes ne sont pas bien dramatiques. Elle a perdu sa fibre artistique et n’arrive plus à faire de photographies depuis la naissance de Lucy, même si elle y arrivera de nouveau à la fin du roman, elle a des problèmes de personnes aisées, comme de savoir s’ils peuvent prendre une deuxième hypothèque sur leur maison pour payer les réparations du toit. J’ai trouvé Anna trop superficielle, sa psychologie est moins développée que celle de Cerise. Celle-ci a une vie très difficile et elle devra affronter un drame en plus de tout le reste, un drame dont sa fille est responsable en grande partie. J’ai beaucoup aimé cet aspect social dans ce livre, qui nous parle de la vie des différents groupes économiques.

Cerise partage aussi plus son ressenti qu’Anna, on se sent plus proche d’elle. Toutefois elles partagent la même naïveté de jeune mère lorsqu’elles pensent que leurs relations avec leurs filles sera toujours sans nuage. L’adorable Mélody deviendra une adolescente à (gros) problèmes tandis que Lucy se montre déjà bien capricieuse à sept ans. Mais l’espoir reste permis, Jessy le neveu d’Anna saura se racheter après un passage en prison, même si sa tante se demande s’il n’a pas sacrifié son identité profonde pour se réintégrer dans une société qui ne fait guère de cadeau. Les adolescents sont ingrats et Mélody ne voit pas tous les sacrifices de sa mère pour elle, elle ne voit que ses échecs et le lui dit sans ménagement. Malgré sa colère après le drame, Cerise saura pardonner l’impardonnable.

Le thème de l’écologie est aussi présent, que ce soit à travers les sujets de photographie ou Eliott qui travaille sur la conservation des céréales. L’auteure nous offre surtout un portrait très réussi de deux femmes, très différentes qui mettent tout leur coeur dans leur amour inconditionnel pour leurs enfants. Malgré les difficultés de Cerise, on ne tombe jamais dans le pathétique, l’émotion sonne toujours juste et rien n’est excessif, ce livre décrit bien la réalité de la vie américaine pour ces deux familles.

Un très beau roman que je recommande chaleureusement et pour lequel je remercie vivement Netgalley et les Editions Audiolib.

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~ J'ai découvert Jean Hegland avec Dans la forêt, qui est depuis devenu mon roman préféré. J'avais donc des attentes très élevées concernant celui-ci et, je l'avoue, l'appréhension d'être déçue. Clairement, ce ne fut pas le cas.

~ Même si le genre est totalement différent (ici, pas dystopie), on retrouve l'atmosphère si particulière à laquelle seule la plume de Jean Hegland peut donner vie. Certains passages m'ont donné des frissons et arracher quelques larmes. C'est cru, brutal et douloureux sans jamais manquer de pureté et de poésie.

~ On sent qu'une attention toute particulière a été apportée à la traduction, qui est d'une grande qualité. Il en est de même pour la narratrice de cette version audio. La préface, réalisée par l'auteure spécialement pour cette édition française, est également bouleversante de justesse et de sincérité.

~ Si vous êtes à la recherche d'action, en revanche, passez votre chemin ! Malgré quelques rebondissements, l'histoire se concentre surtout sur le parcours initiatique de nos deux héroïnes, leur questionnements, leurs choix, leurs apprentissage de la maternité...

~ Une fois de plus, Jean Hegland signe une oeuvre magistrale et déroutante, qui sort des sentiers battus. Émotion et reflexion garanties ! Un coup de cœur !

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La plupart d'entre vous connaissent sûrement Jean Hegland grâce à son livre Dans la forêt, livre ultra plébiscité sur les réseaux sociaux. Pour ma part, je découvre l'auteur grâce à son dernier ouvrage Apaiser nos tempêtes.

Les femmes sont au cœur de ce livre. On y suit deux jeunes femmes sensiblement du même âge mais vivant dans des milieux sociaux différents. Toutes deux vont être confronté à une grossesse non désirée, de quoi bouleverser le cours de leurs vies.

Une même situation mais deux choix différents concernant la suite des événements. L'une, Cerise issu d'un milieu plus défavorisé, va décider d'arrêter ses études pour pouvoir assumer son rôle de mère. L'autre, Anna, va décider d'avorter préfèrant avoir "une situation" avant de fonder une famille (être mariée et avoir un travail stable).

J'ai trouvé intéressant de suivre alternativement le parcours d'Anna et de Cerise dont le cours de leur vie va prendre deux chemins radicalement différents. Leurs décisions concernant cette grossesse y est pour quelque chose mais il y a aussi le milieu social dans lequel elles évoluent.
Coup du sort, le hasard va mettre Cerise sur le chemin d'Anna quelques années plus tard. Elles ont évidement une vie et un vécu complètement différents mais vont se lier d'amitié.

Le parcours chaotique de Cerise est bouleversant. Il me semble d'ailleurs qu'il occuppe une plus grande partie que celui d'Anna. Nous retrouvons Anna davantage une fois que celle-ci est devenue mère de famille. Le parallèle entre les deux vies de mère de famille des deux femmes et saisissant et intéressant.

J'ai fait la découverte d'Anna et de Cerise grâce à la narration de Maia Barran. Je me suis laissée porter par sa voix qui a rendu ma lecture d'autant plus agréable.

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Apaiser nos tempêtes

Jean Hegland
Lu par Maia Baran

Résumé :

Deux femmes, deux destins, deux Amériques.
Anna, promise à une brillante carrière, étudie à l’université de Washington. Cerise, lycéenne de milieu modeste, vit en Californie sous l’emprise douloureuse de sa mère. Lorsque chacune tombe enceinte par accident, Anna avorte et Cerise garde l’enfant.
Des années plus tard, ce choix aura déterminé le cours de leur vie.
D’espoirs en déceptions, de joies en drames, Anna et Cerise, bientôt réunies par le hasard, apprennent à être mères et à être femmes.

À travers ce face à face poignant, Jean Hegland interroge la maternité, l’éducation et la quête de soi. Une expérience universelle de sororité.

Mon avis :

L'auteur nous offre une histoire dont l’écriture est belle, douloureuse et sensible.
Cette histoire bouleversante, nous interroge sur la maternité, l’éducation et la quête de soi.

Un face à face poignant, émouvant et vraiment intéressant à découvrir.

La voix de la narratrice nous aide pleinement à entrer dans l’histoire.

Ayant toujours du mal à lire sur papier ou numérique, j’ai pu découvrir ce roman grâce à @audiolib, sur NetGalley. Je les en remercie.

Séverine @eliorajoub
@lireetsortir

Audiolib, 19 janvier 2022, 23,45 € en numérique 12h55

#apaisernostempêtes #jeanhegland #maiabaran #audiolib #NetGalley #roman #maternité #deuil #éducation #secrets #psychologie

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Vous connaissez peut-être Jean Hegland pour son roman Dans la forêt, dystopie inquiétante où deux jeunes femmes se retrouvent seules loin de tout.
L’histoire racontée dans Apaiser nos tempêtes met également en scène deux jeunes femmes mais n’a rien à voir !
Cerise est sous la coupe de sa mère, une femme abusive qui ne s’occupe pas vraiment d’elle.
Elle subit sa vie sans pouvoir réellement s’en sortir, elle croise la route des mauvaises personnes, chacune la laissant tomber les unes après les autres.
Elle fait de mauvais choix et les paye durement et lorsqu’elle essaie vraiment de s’en sortir, là encore, ça ne marche pas.
Anna, elle, a une belle vie.
Elle est enseignante à l’université, elle a une famille, un mari, ses photos sont appréciées.
Pour elle aussi, tout va basculer, moins brutalement mais d’une façon très déstabilisante.

Comme Dans la forêt, ce récit montre deux femmes qui doivent se défaire de tout ce qui les encombre pour trouver leur vérité en elles.
C’est une histoire de résilience, de reconstruction.
Ces deux solitudes vont évidemment se rencontrer et confronter leurs plaies, leurs choix, leurs renoncements.
L’autrice évoque aussi des problèmes sociaux qui sont toujours d’actualité comme ces associations pro-vie qui occupent les premiers résultats quand on cherche des informations sur l’avortement dans Google et ne sont pas fiables, ou les conditions de vie précaires d’une partie de la population.

Je dois pourtant avouer que ce n’est pas un coup de cœur.
Le texte est fort, on suit ces deux femmes avec compassion et on se sent forcément concerné par leurs vies.
Chacun sera d’ailleurs sans doute touché davantage par Cerise ou par Anna dont les vies sont très différentes.
Occupant un emploi similaire à celui d’Anna, je me suis retrouvée dans ses interrogations, même si je ne suis pas photographe.
Mais quelque chose m’a empêchée d’être totalement convaincue sans que je parvienne réellement à l’identifier.
Les évènements qui s’acharnent sur Cerise m’ont abasourdie, les ellipses temporelles m’ont perdues.
Il y a aussi pas mal de clichés, de personnages brossés à grands traits un peu caricaturaux.
La rencontre de ces deux femmes est belle mais peu vraisemblable (ou Anna est vraiment désespérée).
C’est donc un très beau roman, mais avec des aspérités qui m’ont empêchée d’être totalement enthousiaste.

La version audio est lu par Maia Baran qui se coule admirablement dans le texte !
Elle sait moduler sa voix pour qu’elle change en fonction du personnage évoqué, elle se fait oublier derrière le texte lorsque celui-ci devient grave.
Il n’y a pas de pathos, Maia Baran reste calme et posée, laissant au lecteur qui l’écoute le loisir de construire son propre texte tout en étant porté.
La version audio débute également par une préface de l’auteur qui explique à quel point ce texte résonne avec sa vie.
Entendre l’auteur permet d’éclairer ce texte d’un jour nouveau, ce qui est très appréciable.

Si mon avis se termine en demi-teinte, n’hésitez pas à aller lire celui de mes copines de Prix, plus enthousiastes.

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Très belle surprise pour cette lecture audio. L'écriture est très belle et poétique. L'auteure aborde des thématiques très profondes et qui amène à la réflexion sur sa propre vision de la féminité et de la maternité. Aucun tabou et jugement dans cette lecture. On y suit deux femmes au parcours et aux décisions très différentes avec toutes les conséquences que cela amène.

La narratrice convient très bien à la lecture de cette histoire. Cela rajoute de l'émotion et on entre encore plus rapidement dans l'ambiance et l'intrigue.

Je vous le recommande donc à 100% surtout si vous cherchez un roman magnifique sur la maternité, ses difficultés et le jugement/regard des autres sur la maternité et les décisions qu'on prend dans nos vies.

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"On est toutes tellement seules, dans notre rôle de mère. On peut parler école, échanger les petites choses craquantes qu'ils disent. On peut se plaindre qu'ils nous en font voir. Mais on ne peut pas parler de l'amour terrifiant qu'on leur porte, ni avouer qu'on s'effraie nous-mêmes, en essayant de s'occuper d'eux sans perdre la boule. On ne peut pas parler de tout ce qu'ils nous apprennent, de tout ce qu'ils nous coûtent, de tout ce qu'on leur doit".
Une couverture et un titre magnifiques pour un roman qui l'est également, roman sensible et non manichéen sur la maternité. On suit le destin de Cerise et Anna qui font deux choix différents lorsqu'elles découvrent qu'elles sont enceintes par accident. C'est très finement observé et remarquablement interprété par Maia Baran

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Voilà un roman qui remue !
Je ne connaissais pas l’auteur, le titre ne m’attirait pas particulièrement, la couverture non plus, autant dire qu’avec tout ce que j’ai déjà à lire voilà un livre que je n’aurais jamais lu s’il n’avait pas fait partie de la sélection du prix Audiolib 2022. En revanche, c’est une belle découverte que j’ai faite là !
Ces deux femmes, aux caractères diamétralement opposés, se ressemblent en fait plus qu’on ne le pense.
Point commun principal : elles tombent enceinte par accident et elles sont face à un choix. Or, choisir c’est renoncer. Au tout début du roman, l’une renonce à l’insouciance de sa jeunesse, et l’autre fait une croix sur son bébé qu’elle ne désirait pas certes mais qui était quand même en elle. À partir de là, l’une comme l’autre va devoir vivre avec ce choix et faire avec, quelles que soient les conséquences.
Ainsi, le roman nous raconte vie de Cerise et d’Anna, des vies qui se déroulent en parallèle et qui sont bousculées par les épreuves. Car toute vie comporte des obstacles, qu’il faut surmonter. Vit-on à armes égales ? Qu’est-ce que nos choix disent de nous-mêmes ? En quoi nos actes régissent notre futur ?
Ce qui est terriblement passionnant dans ce roman, c’est qu’il nous présente plus qu’une tranche de vie. On suit une grande partie de la vie de ces femmes, et on s’approche d’un autre point commun : c’est qu’elles sont seules. Désespérément seule. Et finalement, plus elles avancent, plus c’est compliqué.
La lecture en audio a été très plaisante, car la voix de la comédienne est douce, calme et paisible. Il n’empêche qu’on ressent quand même de la colère, contenue, par moment. Il y a certaines scènes qui sont un peu longues à mes yeux, mais qui en réalité ont tout leur sens puisqu’elles apportent de la profondeur aux personnages.
Le livre dure presque 13 heures, c’est énorme, mais c’est le genre d’histoire qui m’incite à réfléchir et le genre de femmes qu’on n’oublie pas. Anna et Cerise, deux portraits de femmes sensibles, sincères et fragiles réunies dans l’adversité. Des chemins qui s’entremêlent, des émotions qui nous transportent et des femmes qui finiront par se connaitre. Elles pourront alors partager leurs expérience de femme et de mère. Un roman poignant.
Mention spéciale pour la préface (ajoutée plusieurs années après pour la version française) de l’autrice en début de roman.

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Version audio
Fort du succès de Dans la forêt écrit en 1996 et seulement paru en français en 2017 chez Gallmeister, ce second roman de Jean Hegland, écrit en 2004, vient d’être traduit. J’avais beaucoup aimé le premier dont je garde un souvenir fort, malgré la dureté du propos. https://ffloladilettante.wordpress.com/2018/02/13/dans-la-foret-de-jean-hegland/
Mon avis est beaucoup plus mitigé pour Apaiser nos tempêtes . C’est un roman de femmes sur la maternité. Accouchement dans la douleur, allaitement sans fin, avortement, mère célibataire trop jeune, amour maternel, difficultés de gérer un adolescent… tout y est abordé. Même présents, les hommes sont absents et les malheurs s’enchaînent.
Avec deux portraits de femmes écrasées par leur maternité, Jean Hegland dresse un constat sociologique de la condition de mère aux Etats-Unis. C’est très long, avec presque 600 pages et pour moi 13h d’écoute. Des clichés et des femmes qui croient que leur mal-être sera résolu par la naissance d’un enfant m’ont lassée. Tout le monde sait bien que la petite enfance est généralement une période merveilleuse mais que ça se gâte avec l’adolescence.
Le prologue écrit par Jean Hegland pour l’édition française est très intéressant. Il s’en dégage une universalité que je n’ai pas vraiment retrouvé dans le roman. Dans Apaiser nos tempêtes, Jean Hegland semble ne pas imaginer qu’une femme puisse se réaliser sans enfant. Si j’étais une jeune femme, je ne sais pas si la maternité me tenterait après cette lecture.
La voix de Maia Baran n’est pas désagréable mais parfois un peu trop forcée.

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Ce roman commence à l'aube des années 1980, où nous suivons en parallèle deux jeunes femmes confrontées au même problème : une grossesse non désirée.
Anna, qui est étudiante en art, fait le choix d'avorter sans rien dire à personne. Cerise, qui est lycéenne, décide d'avoir ce bébé contre l'avis de sa mère.
Des années plus tard, Anna tente de concilier son travail de photographe avec son rôle de mère, car elle s'est mariée et a eu deux petites filles tandis que Cerise, qui a également eu un deuxième enfant, tente tout simplement de joindre les deux bouts, prisonnière d'un quotidien de plus en plus précaire.

Ces deux femmes n'ont absolument rien de semblable et ne se connaissent pas, mais elles portent un poids commun à toutes les mères, et c'est ce qui donne au récit sa portée universelle.

Je ne pense pas que j'aurai un jour envie d'avoir des enfants, mais ça ne m'a pas empêché de trouver cette lecture bouleversante, d'autant plus en ce moment, alors que tellement de pays remettent en cause le droit des femmes à disposer librement de leur corps.
Ici, très clairement, leur choix initial a conditionné le reste de leur vie : la liberté de choix est primordiale, on ne le dira jamais assez.

L'écriture de Jean Hegland est absolument incroyable. Les sujets abordés sont terriblement difficiles (attention aux TW parce que ça pique), pourtant ce roman n'est pas fataliste, il y a assez de beauté et d'espoir dans ses pages pour le rendre au contraire touchant, vibrant de réalisme.
Pour moi, l'autrice a réussi à transcrire le côté contradictoire de la vie, à la fois belle et terrible, et c'est un vrai tour de force.

Vous l'aurez compris, c'est une lecture dont on ne sort pas indemne…

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Dans la forêt nous parle de deux sœurs. Apaiser nos tempêtes de deux mères. Anna qui décide de mettre fin à sa grossesse qui arrive trop tôt et pas avec la bonne personne. Et qui aura plus tard d’autres enfants, un mari et une carrière. Et Cerise qui, elle, décide de garder son bébé et arrête le lycée pour un boulot de femme de ménage dans une maison de retraite afin de subvenir à leurs besoins.

On peut imaginer deux trajectoires de vie. Celle qui a renoncé à la maternité alors qu’elle ne se sent pas prête et celle qui a accueilli cette grossesse et a dû faire une croix sur sa jeunesse insouciante. Mais en réalité, ce n’est pas aussi simple, car déjà au départ, les deux femmes n’avaient pas la même vie. Leur seul point commun est cette grossesse non désirée.

Jean Hegland nous dresse les portraits de ces deux femmes en nous faisant traverser leurs vies. Cela parle de la difficulté d’être mère et de l’amour inconditionnel. Mais aussi des questionnements pour élever le mieux possible ses enfants qui font ensuite leurs propres choix, peut-être pas les bons.

Apaiser nos tempêtes est un texte déchirant, puissant, grâce surtout au personnage de Cerise et de son histoire qui chamboule, son combat pour ne pas sombrer, pour retrouver la lumière.

Évidemment, c’est extrêmement bien écrit. Évidemment c’est inoubliable. Évidemment ça a été ma plus belle écoute et ma plus grande surprise.

J’aimerais vraiment vous en dire plus sur ce texte, sur ce que j’ai pu ressentir face à certaines situations vécues par les personnages, mais ce serait vous gâcher la découverte. Parce qu’évidemment on a envie de savoir si elles vont finir par se rencontrer. La seule chose que je peux vous glisser avant de terminer cette chronique, c’est que ce livre ne parle pas que de la maternité, mais aussi des difficultés d’être femme et de survivre.

Je pense que ce livre va, comme Dans la forêt, rester gravé en moi à jamais. Parce que la beauté du texte, parce que les personnages, parce que l’autrice a encore une fois réussi à nous livrer un texte emprunt d’une grande humanité.

J’ai aimé retrouver la voix de Maia Baran déjà rencontrée dans Fractures de Franck Thilliez et Dans la forêt de Jean Hegland. Elle incarne parfaitement les personnages de ces deux mères aussi différentes que touchantes.

Je vous ai également présenté les autres livres de la sélection du prix Audiolib 2022 : Un jour ce sera vide d’Hugo Lindenberg, Le parfum des cendres de Marie Mangez, Mise à feu de Clara Ysé, Enfant de salaud de Sorj Chalandon, Ce que nous confions au vent de Laura Imai Messina, Les sœurs de Montmorts de Jérôme Loubry et La danse de l’eau de Ta-Nehisi Coates, L’Ange de Munich de Fabiano Massimi et Les gardiens du phare d’Emma Stonex.

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