Combats et métamorphoses d'une femme

Lu par Irène Jacob
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Publication 20 oct. 2021 | Archivage Aucune
Audiolib, Littérature

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Résumé

"Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette métamorphose."

É.L.

"Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée...


Formats disponibles

FORMAT Livre audio, Intégral
ISBN 9791035407148
PRIX 15,95 € (EUR)
DURÉE 1 Heures, 37 Minutes

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

C’est la première fois que j‘écoute un livre d’Edouard Louis et c’est une pépite à découvrir. Beaucoup d’intensité dans la description de ses sentiments, ses douleurs, ses ressentis. C’est l’histoire de sa mère et de son changement, de son courage à ne plus se soumettre et à décider de sa vie, une histoire de violence, amour et mélancolie. La lecture est très fluide et agréable, ça s’ecoute d’un trait!, Merci beaucoup à Audiolib et Netgalley de m’avoir donner l’oppOrtunité de découvrir ce livre audio!

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Portrait de la mère de l’auteur. Très jeune soumise à la violence des hommes et de la société, elle a su se révolter pour aller vers une vie plus libre. Un très beau texte, comme toujours avec cet auteur. Juste et émouvant. A lire n’importe où et plusieurs fois si on veut.

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Edouard Louis avait raconté son calvaire familial et son parcours pour s'en sortir et s’accepter. Il évoque à présent le parcours de sa mère, qui elle aussi, a réussi à se sortir de l'engrenage de la pauvreté et de la violence, peut-être bien aidée implicitement par la réussite de son fils. C'est un beau récit de la compréhension et quelque part du pardon. Ce récit est magnifiquement lu par Irène Jacob, on en oublie que c'est une femme qui lit une parole d'homme pour ne retenir que la force du propos.

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I'm rather intrigued by Louis' literary project that combines autobiography with sociological class analysis, and his latest effort shows that he has moved towards a far more nuanced direction than his mentor Eribon, whose Returning to Reims can be rightfully accused of making determinist claims. Louis himself started out with the fascinating, but similarly reductive The End of Eddy that tells the story of him growing up in a poor family with little education in a deprived environment, and how he, the gay son, made a new life for himself in Paris, the golden boy of new French sociology (hence: Eribon). History of Violence, his next effort, was a very, very brave and well-told book about how he survived a rape; then he returned to the topic of his roots with the placatively titled Who Killed My Father. And after this short recap, ladies and gents, we've arrived at: A Woman's Battles and Transformations. Unsurprisingly, this is the story of his mother, a woman who fell pregnant early and emancipated herself from two toxic husbands (the second one being Louis' alcoholic father). The author, now older, seems to have gained the distance necessary to dissect his mother's life choices, some of which have affected him negatively. He tries to empathize with the female experience, especially that of a woman who has lived in poverty and with very limited choices (or as he would probably put it: As part of the Lumpenproletariat). When he was younger, he wished for another mother, he was ashamed of his family; now, he is proud of her metamorphosis: The book details how this change of mind occurred, so it's also a book about himself, about being a son, about aiming to live a dignified life. The text reads like a monologue, and it's rendered in touching, short chapters (the whole book is rather short): I'm still grappling with the fact that both Eribon and Louis see themselves as socialists, but write about fleeing their classes - IMHO, the aim should be to allow all people to live dignified lives, no matter whether they are sociology professors or factory workers. Indeed, it shouldn't be necessary for a factory worker to become a sociology professor so he can have stability and dignity. To me, this is the theoretical crux of this new French sociological movement. But my ramblings aside, Louis remains an ambitious, fascinating writer that should be read in the context of French, if not Western European politics as a whole. Class and habitus are still real, and he is one of the loudest voices illustrating the effects.

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Un récit court de 120 pages que j'ai écoutés avec intérêt. J'avais lu "En finir avec Eddy Bellegueule" qui m'avait beaucoup marqué. J'étais très curieuse d'écouter celui-ci parlant de sa famille et particulièrement de sa mère. Dans cet ouvrage donc il est question de sa mère, il nous raconte son parcours, ce qu'elle a enduré, ce qu'elle a subi auprès d'hommes violents. La pauvreté, la misère, les grossesses, les relations avec ses enfants….notamment avec son fils Edouard Louis. L'auteur a eu une enfance très malheureuse et a manqué d'amour et de soutien de la part de sa mère. Dans ce texte, il explique au lecteur, qui était cette mère froide et dure jusqu'à sa libération. Elle finit par quitter son mari et son environnement toxique pour s'installer à Paris où fils et mère renouent tant bien que mal. Un portrait de femme qui m'a laissé sur la réserve. Je n'ai pas réussi à avoir beaucoup d'empathie pour la mère et je n'arrive pas trop à expliquer pourquoi. Je suis pourtant sensible à la question. Peut-être un texte un peu trop misérabiliste.

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En 128 pages poignantes Edouard Louis poursuit son introspection familiale et nous présente une histoire engagée: celle du combat de sa mère face au déterminisme social et à la pauvreté. C’est l'histoire du destin de cette femme : entre espoir, domination et émancipation. Un portrait de femme absolument bouleversant. Une femme enlisée dans l'engrenage de la pauvreté sous le regard de son fils. Un fils qui a honte. . . . « Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette métamorphose. É. L ». . . . C’est incisif, vif, sensible et chirurgical. Mais aussi tendre et sincère. Quelle écriture! Une ode à la mère où chaque page transpire l’amour filial. Je recommande vivement ce livre audio, écouter Irène Jacob est un plaisir. Merci à l'éditeur et NetGalley.

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Édouard Louis n'en finit pas de raconter sa famille, son enfance mais il le fait maintenant avec plus de tendresse. C'est l'histoire d'une femme mais aussi celle d'une époque, d'un déterminisme social.

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En véritable transfuge, Édouard Louis continue son analyse de la condition sociale de ses parents et nous donne à voir le milieu dans lequel il a grandi, alors qu'il était un garçon «différent», du fait de son homosexualité. Cette fois-ci, il nous parle de sa mère qui a su s'extirper de la misère en quittant son père alcoolique. Après la lutte et les combats, viennent la vie nouvelle à Paris et la découverte de cette mère qu'«Eddy» connaît à peine. Mais l'aisance financière et la vie citadine en font-elles une femme «riche» ? Échappe-t-on à sa «caste» et à la violence de classe ? Dans quelle mesure sommes-nous déterminé.e.s ? Un magnifique récit, brillant et intelligent, plein d'amour pour cette mère admirable. Entre honte et admiration, Édouard Louis nous parle de sa mère qui conjugue désormais sa vie au futur. Il essaie de la comprendre, peut-être même de lui pardonner et de se faire pardonner et c'est touchant. J'ai beaucoup aimé l'écoute de ce trop court récit. J'aurais aimé en savoir plus, entrer davantage dans les détails de cette métamorphose. En ce sens, j'ai préféré «en finir avec Eddy Bellegueule» qui était plus abouti et qui ne m'a pas laissée sur ma faim. Un autre petit bémol : je n'ai pas compris le choix de la lectrice Irène Jacob, pour ce texte. Sa voix, bien qu'agréable, ne colle pas du tout au texte et j'aurais aimé une voix masculine. Je recommande ce texte intense et sensible. Quand la destinée individuelle rencontre la sociologie...

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Le récit très touchant d'Edouard Louis se prête agréablement à l'écoute, grâce à la voix douce de Irène Jacob. Sans effet, précis, mais non sans émotion, elle porte dans un crescendo tranquille l'histoire de cette femme qui va surmonter un premier couple difficile, pour être submergée par le chaos de son second couple, et finalement réussir malgré les difficultés, qui sont immenses, à se construire une vie dans laquelle elle peut se sentir à la fois heureuse et à la place qu'elle mérite. Edouard Louis montre sans faire de grande littérature combien très tôt il a été sensible à la dureté de la vie de sa mère. Comment leur relation s'est tendue lorsque lui-même a pu faire des études, et le nouveau lien créé lorsque sa mère, à son tour, s'est lancée dans le combat de son émancipation sociale et économique. La réalité de la vie dans la pauvreté est rarement promue dans l'édition contemporaine. Il me semble que c'est le cœur de ce livre. Au delà de l'analyse sociologique, des question de "transfuge de classe", il y a très simplement l'histoire d'une femme qui va trouver en elle une force inouîe pour sortir de la pauvreté. Probablement aidée par le plus "différent" de ses enfants, contraint lui-même très tôt à une certaine forme de survie. Plus que le résultat sociologique c'est bien l'exploit qui me touche et que nous serions probablement peu à pouvoir performer, nous autres lecteurs et lectrices du Seuil, dans les mêmes conditions de vie.

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Un récit largement autobiographique où cette fois-ci Edouard Louis, dresse le portrait de sa mère. Tantôt tendre, tantôt cruel, tantôt compatissant, tantôt dur, c'est une relation brute qu'il nous livre à travers des anecdotes drôle, violentes, attendrissantes ou dérangeantes. C'est donc un livre de contrastes sur cette mère qu'il "rencontre" au final sur le tard, après sa "métamorphose". Edouard Louis, ce transfuge de classe parle aussi beaucoup de la violence de classe dans ce texte, c'est d'ailleurs le deuxième personnage principal qui a une part au moins aussi importante que sa mère. Sans doute un écrit nécessaire pour l'auteur.

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Je ne connaissais pas du tout cet auteur, qui semble pourtant très célèbre, mais j’ai eu grand plaisir à le découvrir une fois de plus grâce à Audiolib, que je remercie pour sa confiance. Il s’agit d’un texte court (cent vingt pages, un peu plus d’une heure et demie) mais percutant et très touchant. Il est très bien lu par Irène Jacob, toutefois j’ai été surprise qu’il s’agisse d’une lectrice et pas d’un lecteur, vu que le texte comprend de nombreux passage en Je, écrit par un homme, même si l’auteur ne se définit pas comme tel. C’est plus surprenant que gênant et il s’écoute d’une traite avec plaisir . Je ne connaissais pas du tout l’histoire de l’auteur, qui parle de sa famille. Il dresse ici un beau portrait de sa mère Monique. Ils se sont vraiment rencontrés sur le tard. Sa mère commence un apprentissage de cuisinière, mais tombe rapidement enceinte et doit arrêter sa formation pour se marier. A vingt ans, elle est mère au foyer avec 2 enfants, mais rapidement son mari devient alcoolique et elle le quitte pour s’installer chez sa soeur. Elle rencontre ensuite le père d’Eddy, se remarie et fonde une nouvelle famille. Là aussi, le prince charmant se mue rapidement en un mari alcoolique, violent et humiliant, Monique est coincée dans ses tâches ménagères, ses relations avec ses enfants sont difficiles, certains tournent mal, reproduisant le schéma de leurs pères et Eddy est différent, il est gay, ce qui ne passe pas dans son milieu. Il est le seul de sa famille à faire des études, ce qui accroit encore le fossé avec les autres, il a surtout honte de son milieu très pauvre, et honte d’avoir honte. Monique a l’impression de ne pas vivre sa vraie vie, que son destin est accidentel et que sa vie, nettement plus rose l’attend tout à côté. Elle subit des violences de son mari et aussi de ses enfants d’une certaine manière, mais quelques lueurs trouent sa nuit : un séjour à la montagne payé par les aides sociales, puis une amitié de quelques mois avec Angélique, l’assistante sociale. Après plus de vingt ans d’humiliation, alors qu’Eddy est parti étudier à Paris, elle met son mari à la porte, balance ses affaires dans un sac poubelle sur le trottoir et c’est le début d’une libération. Elle rencontre enfin un homme bien, un gardien d’immeuble parisien et trouve son coin de ciel bleu. Eddy peut enfin rencontrer vraiment sa mère. L’auteur insiste lourdement sur l’oppression subie par sa mère, à la fois en tant que femme dans un milieu où les hommes semblent systématiquement violents envers leurs compagnes, les frappant ou les insultant en pleine rue, et surtout en tant que membre de la classe sociale la plus pauvre. Il se demande s’il est devenu un bourgeois, ce qui semble assez évident pour un intellectuel parisien, il insiste beaucoup sur la notion de transfuge de classe. J’avoue me demander si cette dichotomie entre bourgeois et ouvriers est encore vraiment pertinente de nos jours, on croirait lire un sociologue du début du vingtième siècle. Même s’il est évident que les milieux sociaux ne se mélangent pas, mais je pense que la société est plus nuancée que ce partage en deux classes, forcément opposées et en lutte. Il note aussi que la violence envers les femmes existe aussi dans le milieu bourgeois, même si c’est moins systématique et plus subtil. La misère décrite par l’auteur m’a frappée, non pas tant le dénuement matériel, qui a été largement révélé par la pandémie, mais la pauvreté sociale, ces personnes n’ont aucune perspective autre que l’aide sociale. Et si la télévision ne tournait pas en continu dans leur foyer, on croirait être chez Zola, comme si rien n’avait changé depuis le dix-neuvième siècle dans le Nord de la France. En fouillant sur le net pour en savoir plus sur l’auteur, j’ai vu qu’il est né en 1992, sa mère est donc de ma génération et j’ai été choquée que des femmes puissent encore vivre une telle vie à notre époque. La pauvreté matérielle n’explique pas tout, il y a une soumission, un déterminisme effrayant dans cette histoire. On ne peut qu’admirer cette femme d’avoir quand même réussi à sortir de ce cercle vicieux, même si elle se sent toujours méprisée par les bourgeoises de son immeuble parisien. J’ai beaucoup aimé ce livre très surprenant vu de la Suisse. Je ne pensais pas que des zones aussi ravagée par la misère sociale existait encore si près de chez nous. Je ne dis pas que la Suisse est parfaite, loin de là, la pandémie a révélé beaucoup de précarité, mais il me semble qu’on a quand même fait des progrès depuis L’assommoir de Zola ! Un grand merci à Netgalley et Audiolib pour cette découverte. #Combatsetmétamorphosesdunefemme #NetGalleyFrance !

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Très bel hommage d'un auteur pour sa mère. La résilience dont il fait preuve est touchante. Un magnifique cri d'amour

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Je n'avais pas encore découvert cette magnifique plume et cet auteur prometteur. J'étais très curieuse de découvrir cet écrivain qu'on compare souvent à Annie Ernaux ... J'ai beaucoup aimé découvrir cette histoire et cette plume. On sent l'amour de l'auteur pour sa mère. L'hommage qu'il lui fait dans son livre est sublime. On sent le parcours de cette femme qui a vécu et passé par de nombreuses étapes. Sa vie n'a pas été un long fleuve tranquille et Edouard Louis sait très bien le décrire. Cela permet aussi de voir "d'où vient" l'auteur et comment il a changé de statut social et catégorie professionnelle suite à son ascension littéraire. Je recommande ce livre bouleversant et poétique sur la métamorphoses et les combats de cette femme du bas peuple qui devient au fur et à mesure une femme libre et épanouie. Je lirai d'autres livres de cet auteur.

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A travers ce court récit, l’auteur décrit la métamorphose de sa mère qui a eu des enfants de deux pères dont celui de l’auteur, qu’elle n’aime pas. Elle vit dans la misère, coincée avec cet homme qui l’humilie et qui l’empêche de s’épanouir, de devenir la femme qu’elle veut pendant des années, en attendant que ses enfants grandissent. Sa mère dont il voulait à tout prix éviter la présence au collège pour éviter qu’elle ne découvre qui il était, les moqueries dont il était victime à cause de ses manières efféminées. Plus tard, quand il est au lycée et qu’il commence à fréquenter des gens d’une autre classe sociale, il fera tout pour qu’elle ne vienne pas au lycée mais cette fois pour éviter de dévoiler le milieu dont elle vient. C’est une histoire très touchante, d’une femme qui après patience et résilience arrivera à s’épanouir. C’est une écoute qui peut se faire d’une traite tellement l’histoire est fluide, prenante et la voix de la lectrice suave et agréable.

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