L'Enterrement de Serge

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Publication 21 oct. 2021 | Archivage 13 janv. 2022

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Résumé

Dans une petite église de Saône-et-Loire, on enterre Serge Blondeau et ils ne sont pas nombreux à avoir fait le déplacement. Il y a Gilberte, sa mère, qui s’apprête à faire une annonce importante, Brigitte, sa sœur, qui compte les heures avant son retour en région parisienne, Bernard, son beau-frère, qui aimerait récupérer les quatre cents francs qu’il a prêtés au défunt en 1998, et une poignée d’autres. Il faut dire que Serge n’avait rien d’inspirant. Un homme qui habite un mobile home et gagne sa vie en conduisant le minibus d’un Ehpad ne peut pas espérer des obsèques grandioses. Celles-ci seront pourtant inoubliables...

Dans une petite église de Saône-et-Loire, on enterre Serge Blondeau et ils ne sont pas nombreux à avoir fait le déplacement. Il y a Gilberte, sa mère, qui s’apprête à faire une annonce importante...


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FORMAT Grand Format
ISBN 9782749166483
PRIX 17,00 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

On se demande au départ ce qui se cache derrière ce titre ; et bien en fait rien si ce n'est la réalité d'un enterrement qui a quand même la particularité de se dérouler sur deux jours.
C'est parfois un peu loufoque voire déjanté, mais c''est très fluide avec une écriture concise et une superbe galerie de portraits. Nous montrer la vraie vie d'un employé des pompes funèbres, il fallait oser . Stéphen Carlier l'a fait et avec brio.
Un très bon petit roman

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On aurait aimé le connaître de son vivant, Serge. Hélas c'est au jour de son enterrement que l'on croise ce brave gars-là. "Quelqu'un de bon" dit-on. Ah. "Surtout vers la fin", ajoute-t-on. Le ton est donné. Car le Serge en question, c'est à travers le maigre aréopage présent à ses funérailles qu'on nous en fait l'éloge tout sauf funèbre. Un indice : l'auteur Stéphane Carlier dédie son livre à Jean-Pierre Bacri, tout est dit. On s'apprête dès l'entame à savourer une galerie de portraits pas piquée des vers (humour noir, mettons nous au diapason), qui en révèlent autant sur eux que sur le fameux Serge.
Alors Serge c'est qui ? Serge, c'est Gérard, ainsi appelé par erreur sur le registre d'état-civil. Serge, c'est un modeste chauffeur de bus pour un EHPAD, qui vit dans un mobil-home avec son Arlette-qui-l'-aime et le chien Elvis. Pourtant Serge se rêvait en nouveau Mike Brant, las, des petits arrangements entre amis de la télé on mis sa carrière sur pause... définitive. Et l'ont fait plonger dans d'hilarantes magouilles, mais la justice ne plaisante pas avec ces choses-là, direct au gnouf pour dix ans ! Serge c'est aussi un fils, un frère, un beau-frère, un oncle, un voisin, un pote...
Un être humain, quoi, vu en chapitres courts par tous ceux qui tenaient (ou pas) à lui, façon film choral à la Jaoui-Bacri, eh oui, forcément on y pense souvent. On les voit, penchés sur le cercueil, plongés dans leurs pensées.
Et qu'apprend-on sur eux, car c'est surtout sur leur petite personne qu'ils se recueillent pendant que le curé beau comme un Dieu ("une sensualité affolante") tente de les ramener à Serge ? Eh bien de drôles de choses, oui, vraiment drôles. Car on en rit aux larmes, c'est de circonstance. Sa mère, Gilberte, qui profite des retrouvailles en famille pour faire son coming-out à 80 ans, car il est temps à l'aube de sa mort de commencer sa vie. Sa soeur, incorrigible nymphomane et le beau-frère parvenu obsédé par l'argent et bavard impénitent (un vrai défaut quand on a son haleine). Sa nièce Garance qui trouvait son tonton "trop cool", comme tout ce qui sort de l'ordinaire tant sa vie est morne. Dédé, vieux copain de taule en fauteuil roulant et oreille en silicone. Et Arlette-qui-l'-aime, bien sûr.
Même les croque-morts sont mortellement croqués dans des chapitres d'anthologie (les textos-valises, le corbillard envasé !) : celui qui se rêve scénariste et qui en amoureux maladroit se désole d'avoir sûrement perdu la femme de sa vie... une actrice rencontrée la veille. Ou le dépressif profond que les week-ends rendent suicidaire: celui-là, seul un bon vieil enterrement peut redonner un sens à son existence!
Cette hilarante cour des miracles des émotions va être touchée par la grâce le jour des funérailles de Serge. Ou plutôt touchée par la grève des fossoyeurs, qui va obliger les invités à partager une nuit dans un hôtel miteux de province. Une nuit qui porte conseil. Au matin, chacun est prêt à ENFIN penser à Serge et à le conduire dans sa dernière demeure.
Et quel bouquet final ! Par la magie des réseaux sociaux, et de sa nièce qui crève de son manque d'existence, Serge s'est sans le savoir fait un paquet d'amis (merci le Youtubeur Scooby, vendeur de compassion 2.0). Voilà Serge pleuré par des dizaines d'inconnus, le parking en déborde. Et l'EHPAD, c'est à dire "des vieux, toutes sortes de vieux", s'est déplacé. Son autre employeuse, noblionne de province, s'est jointe à la noce les bras chargés de fleurs et les mots pleins de reconnaissance. Les voisins du camping, improbable chorale cristalline abreuvée au Pepsi de chez McDo.
Mais est-ce la fin, vraiment ? On s'est tellement régalé jusque-là qu'on aurait pu s'en contenter. Mais comme dans tout testament, il y a un codicille. Comme après toute mort, on se partage l'héritage. Là c'est le bon Dédé qui se fait exécuteur des dernières volontés d'un Serge qui n'était pas si imprévoyant que tous le pensaient. Un bijou, cet épilogue! Pas très moral mais pouvait-il l'être ? Et pouvait-il être triste? Après un cercueil qui quitte l'église sur "J'ai oublié de vivre" ? Après Les lacs du Connemara de Sardou et La Tendresse de Guichard ? Après avoir surfé sur "Marlène Jobert jeune, nue"? De vrais moments de bravoure de l'auteur (un grand merci !) et un vrai recueil de perles, cet "Enterrement de Serge". De ces petits bijoux qu'on se félicite d'avoir lus et qu'on recommande autour de nous. Oui, un roman au charme fou.
On lui souhaite, non, on lui prédit une belle... carrière.

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Je ne connaissais pas du tout ce livre, c'est son titre qui m'a séduite. Ça peut paraitre un peu bizarre mais il m'a intrigué. Et puis la couverture est vraiment très jolie, je la trouve poétique et tout à fait adaptée au roman. Un grand merci aux Éditions du Cherche-Midi de m'avoir permis de découvrir cette histoire en mettant un exemplaire numérique du livre à ma disposition.

Dans une petite église de Saône-et-Loire, on enterre Serge Blondeau et ils ne sont pas nombreux à avoir fait le déplacement. Il y a Gilberte, sa mère, qui s’apprête à faire une annonce importante, Brigitte, sa sœur, qui compte les heures avant son retour en région parisienne, Bernard, son beau-frère, qui aimerait récupérer les quatre cents francs qu’il a prêtés au défunt en 1998, et une poignée d’autres. Il faut dire que Serge n’avait rien d’inspirant. Un homme qui habite un mobile home et gagne sa vie en conduisant le minibus d’un Ehpad ne peut pas espérer des obsèques grandioses. Celles-ci seront pourtant inoubliables...

J'avoue que je ne savais pas exactement ce qui m'attendait en ouvrant ce livre. Je me suis pris une déferlante de rire et de portraits plus dingues les uns que les autres. Car oui, Serge est mort. Toute sa famille (qui se résume à peu près à quatre personnes) se réunit, quelques amis sont là aussi. On se dit que ça va être bien tristounet tout ça mais finalement, tout va partir en vrille pour le plus grand bonheur du lecteur.

Les points de vue vont se succéder au fil des pages, je me suis régalée. Certains personnages sont de véritables têtes à claques, d'autres sont ultra attachants. Certains m'ont touché au plus profond de mon coeur quand d'autres m'ont fait beaucoup rire. Finalement, ce que Stéphane Carlier dépeint dans ce roman trop court à mon goût c'est la vraie vie. Les familles qui se déchirent pour de l'argent, les rancœurs mais aussi les petites joies. Serge était un homme simple qui mettait du soleil dans la vie des résidents de l’Ehpad dans lequel il travaillait.

C'est bien écrit, on sent une plume précise et agréable. Je ne me suis jamais ennuyée et j'ai dégusté mon livre comme un bonbon. L'auteur nous parle d'un enterrement certes mais ça n'est jamais triste. Au contraire même, je dirai que le livre est une ode à la vie et qu'il transpire l'amour. Je suis très contente d'avoir pu passer quelques heures aux côtés de Serge et des siens.

Ce bouquin est une petite pépite, foncez !!

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Grinçant !

La mort de Serge (enfin Georges pour les intimes…) est prétexte à un déferlement totalement absurde : l'auteur, Stéphane Carlier, nous fait entrer dans les pensées, les petits secrets perfides de ses protagonistes et c'est sans concessions !

On est presque au théâtre de boulevard, où chacun leur tour, les personnages de cette ubuesque tragédie se pressent sur le devant de la scène.

Le ton est donné dès les premières lignes : un instant volé sur une aire d'autoroute, un homme assis à la table de pique-nique observe une famille (qui de toute évidence se rend à l'enterrement de Serge), la femme passe un coup de fil discret à son amant…
Il a bien envie de les suivre pour connaître la suite de l'histoire…

"Mais, bon, la vie ne marche pas comme ça. Un homme dans la force de l’âge ne peut pas dire à une famille croisée sur une aire d’autoroute Prenez-moi avec vous, je suis vraiment seul et vous ne m’inspirez que de l’amour. Quand on écrit un livre, oui, on peut s’approprier la vie des autres, c’est même encouragé. Mais, dans la vie, c’est plus délicat.
Allez, mon gros, a-t-il dit à son chien, en se levant. Et il a souri à l’idée que, s’il était dans un film, il apparaîtrait au générique de fin comme l’homme assis à la table de pique-nique, ou quelque chose comme ça."

Cette parodie d'enterrement est savoureuse (toute ressemblance avec des personnages existants serait évidemment fortuite…).

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Ils ne sont pas très nombreux dans la petite église, réunis autour de la dépouille de Serge Blondeau. Il y a là Gilberte, sa mère ; Brigitte et Bernard, sa sœur et son beau-frère accompagnés de leur fille Garance ; Arlette sa compagne. Et puis les deux conseillers funéraires, Romain et Jean-Pierre. Dédé, l’ami fidèle et Marie-Pierre, la voisine de Gilberte. S’ils sont aussi peu, c’est parce que les faire-part et l’avis de décès qui devait paraître dans la presse ont été retardés par une grève générale. Et pour couronner le tout, les fossoyeurs se sont aussi mis en grève et il est impossible de procéder à l’inhumation. Tout le groupe se retrouve alors dans un hôtel un peu miteux en attendant que les portes du cimetière ouvrent.

Stéphane Carlier nous plonge au cœur d’un récit choral, où les personnages défilent avec leurs qualités et leurs défauts, leurs forces et leurs failles.

C’est très souvent drôle mais aussi plein d’observations (parfois un peu caricaturales) sur notre société, les relations familiales, la solitude. L’auteur nous entraîne ainsi à travers cette comédie familiale grâce à quelques rebondissements amusants et une galerie de personnages remplis d’humanité.

Certaines scènes ne sont pas sans rappeler, parfois, le livre Edmond Ganglion & Fils de Joël Egloff ainsi que le film qui en a été tiré avec le très regretté Jean-Pierre Bacri (auquel le livre de Stéphane Carlier est d’ailleurs dédié). Hommage à l’auteur ou à l’acteur ?

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Un petit livre qui nous dresse une galerie de portraits des personnages réunis pour l'enterrement de ce cher Serge. De la frangine, intéressée, très intéressée, à la maman Gilberte, à sa compagne et son chien éplorés. Très peu de personnes sont venues pour dire adieu à Serge, l'avis dé décès n'est pas paru dans la presse. Et puis, l'inhumation est reportée, faute de fossoyeurs... en grève !
Bref, vous l'aurez compris, rien ne nous est caché, grandeurs et misères de l'humanité même lors de l'enterrement de Serge. Le ton est sarcastique parfois, juste lorsque l'auteur évoque les petits gestes, la profonde humanité de Serge, son manque d'ambition et son choix de vie simple après une vie tourmentée.
La couverture est jolie, le texte vaut le détour. Laissez-vous tenter.

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Ils ne sont pas très nombreux dans la petite église, réunis autour de la dépouille de Serge Blondeau. Il y a là Gilberte, sa mère ; Brigitte et Bernard, sa sœur et son beau-frère accompagnés de leur fille Garance ; Arlette sa compagne. Et puis les deux conseillers funéraires, Romain et Jean-Pierre. Dédé, l’ami fidèle et Marie-Pierre, la voisine de Gilberte. S’ils sont aussi peu, c’est parce que les faire-part et l’avis de décès qui devait paraître dans la presse ont été retardés par une grève générale. Et pour couronner le tout, les fossoyeurs se sont aussi mis en grève et il est impossible de procéder à l’inhumation. Tout le groupe se retrouve alors dans un hôtel un peu miteux en attendant que les portes du cimetière ouvrent.

Stéphane Carlier nous plonge au cœur d’un récit choral, où les personnages défilent avec leurs qualités et leurs défauts, leurs forces et leurs failles.

C’est très souvent drôle mais aussi plein d’observations (parfois un peu caricaturales) sur notre société, les relations familiales, la solitude. L’auteur nous entraîne ainsi à travers cette comédie familiale grâce à quelques rebondissements amusants et une galerie de personnages remplis d’humanité.

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Sujet grave, triste, qui nous rappelle notre statut de mortel ... mais sujet traité avec humour et tendresse par un auteur qui n'hésite pas à nous faire sourire devant le cercueil de Serge ! Voilà une belle satire sociale, une brochette d'individus que l'on ne souhaite pas forcément rencontrer de son vivant ...

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