Mon Territoire

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Publication 29 août 2019 | Archivage 22 juin 2020

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Résumé

À 8 ans, Harley McKenna a assisté à la mort violente de sa mère. Au même âge, elle a vu son père, Duke, tuer un homme. Rien de très étonnant de la part de ce baron de la drogue, connu dans tout le nord de la Californie pour sa brutalité, qui élève sa fille pour qu’elle lui succède. Mais le jour où Harley est en passe de reprendre les rênes de l'empire familial, elle décide de faire les choses à sa manière, même si cela signifie quitter le chemin tracé par son père.

Depuis Winter’s Bone, on n’avait pas croisé d’héroïne aussi fascinante, émouvante, inoubliable qu’Harley McKenna.

Ce roman magnifique signe la naissance d’une auteure au talent fou.

À 8 ans, Harley McKenna a assisté à la mort violente de sa mère. Au même âge, elle a vu son père, Duke, tuer un homme. Rien de très étonnant de la part de ce baron de la drogue, connu dans tout le...


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FORMAT GF cartonné
ISBN 9782355847653
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Chroniques partagées sur la page du titre

Mon territoire Tess Sharpe chez Sonatine, 29 aout 2019 #MonTerritoire #NetGalleyFrance
Un roman époustouflant qui m'a harponné dès les premières lignes et qu'il fallait absolument que je finisse. J'appelle cela de l'addiction mais vues les activités des McKenna et celles des Springfield ce n'est guère étonnant..
North County, Californie du Nord, Harley McKenna a 8 ans quand elle assiste à la mort violente de sa mère. Duke, son père, n'a qu'un objectif en tête faire la peau du meurtrier et protéger Harley de Carl Springfield. Ce baron de la drogue n'hésite jamais à tuer et à faire mal. Sa seule "bonne action", héritage de son épouse, assurer la protection du Ruby et de ses pensionnaires , des femmes victimes de violences divers, droguées, filles-mères.
Et Harley dans tout cela? Quelle chemin va t'elle prendre ou plutôt va t'elle pouvoir prendre?
Tess Sharpe nous livre ici un roman surprenant à la fois violent et touchant, le sang coule, les coups pleuvent mais les femmes sourient quand leurs enfants retrouvent l'envie de jouer..
Un roman à dévorer sans hésitation , un grand Merci aux éditions Sonatine pour ce partage

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Un livre coup de poing qui ne laissera personne de marbre ! Une intrigue à rebondissements, des personnages forts qui évoluent sans cesse et réussissent à nous étonner (en particulier a protagoniste, Harley), un texte à l’écriture efficace, qui alterne un récit chronologique avec des flashbacks qui donnent froid dans le dos (et commencent généralement par une phrase du type : "J’ai neuf ans quand tonton Jake essaie de m’enlever à papa." "J’ai huit ans la première fois que je vois papa tuer un homme.")
Un texte qui explore le danger des non-dits, les victimes de la violence de toutes sortes, l’entraide, l’alcool, la drogue, l’amour véritable, et la famille (souvent dysfonctionnelle). Un roman dur et puissant, comme ses protagonistes que je vous recommande sans hésiter !
#MonTerritoire #NetGalleyFrance

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Harley est élevée par son père Duke McKenna dans une petite bourgade du nord de Californie. Là-bas règne la loi du plus fort, les ennemis potentiels sont éradiqués au fur et à mesure des embrouilles, et Duke est le chef craint et autoproclamé de cette communauté placée sous son joug. À North County on est avec ou contre lui, toute hésitation est signe d’une mort certaine. Harley aurait pu s’appeler Turtle, ou Kimy*. C’est une guerrière. Autour d’elle, beaucoup sont morts, sa mère d’abord, soufflée par l’explosion d’un laboratoire de meth alors qu’elle venait aider de sa meilleure amie. «Parfois, les maisons explosent. Parfois, les mamans meurent. Parfois les papas sont des créatures qui ne devraient pas vivre dans la même peau que l’homme qui vous borde le soir. » Son père s’occupe alors de son « éducation » en voulant faire d’elle une machine à tuer, digne de devenir son successeur dans la communauté : réfléchir, analyser, agir.

Je vous le dis tout de go : si vous devez lire un seul livre de cette rentrée littéraire, lisez celui-ci. L’auteur, Tess Sharpe, est née dans une cabane au fond des bois et a vécu dans un endroit très reculé de Californie. Cette petite fille a connu « l’étreinte de la forêt » et son écriture sent le sous-bois, les animaux qui s’y déplacent silencieusement, la nature qui bruisse. Précédemment, elle a écrit un ouvrage Young Adult « Far from you, Si loin de Toi » acclamé par la critique qui met en scène, là aussi, une survivante.

Vous trouverez dans ce roman une belle dualité entre l’éducation du père « Analyse la situation. Protège tes arrières. Ne lâche jamais ton arme. Et si tu dégaines, t’as intérêt à être prête à tuer, mon Harley. », et l’héritage de la mère, Jeannie, esprit libre et solaire, dont la mission première a été de protéger femmes et enfants d’un conjoint, frère, père violent. Harley navigue donc entre deux eaux : l’apprentissage quotidien de la violence et la défense de ceux qui la subissent. Une mise en abîme extrêmement intéressante servie par une écriture dure et tendre à la fois, où le cœur de cette fille est pris entre deux feux. « Les deux moitiés de moi qui s’affrontent — celle qui appartient à maman et celle qui appartient à papa — se tournent et se retournent dans ma cervelle. »

Ainsi, Harley à 9 ans , « à l’instant où j’entre dans une pièce, je repère d’instinct toutes les issues possibles. Je sais charger un fusil dans le noir complet. Je sais tirer avec toutes les armes que je suis assez forte pour soulever. Je sais lancer un couteau en plein dans le centre d’une cible à distance des sept mètres. » Les phrases d’apprentissage de son père résonnent comme des mantras (en italique dans le texte) et parviennent à la tirer de situations funestes. Surtout, elle est détentrice d’une mission : tuer celui qui a tué sa mère et prendre la tête de l’empire de son père.

Cependant, en elle, vibre le souvenir de sa mère. Son héritage est lui bien réel : un motel, Le Ruby, des pensionnaires, les Rubinettes, des femmes en souffrance, des enfants à protéger, des prédateurs à éloigner. Mo, gérante de ce motel, prend la place de sa mère. Elle lui apprend à regarder au-delà de la surface. « Mon père m’a peut-être appris qui je dois être pour commander. Mais Mo est la femme qui m’apprend qui je dois être pour guider. » Cet héritage, un monde dans lequel elle a la possibilité de faire le bien, lui permet de contrebalancer la cruauté des leçons infligées par son père.

Ce récit n’est pas linéaire. C’est toute l’intelligence de Tess Sharpe qui a travaillé son roman de manière à ce que des éléments forts expliquant la personnalité d’Harley permettent au lecteur de comprendre son évolution. De nombreuses digressions, pas forcément amenées de manière chronologique, agrémentent l’histoire en temps réel. Ces chapitres là, commençant par « j’avais 9 ans, j’avais 16 ans, j’avais 12 ans », mettent en lumière, presque de façon psychanalytique le portrait de cette jeune fille en devenir. Cette clairvoyante gestion de l’espace-temps donne au récit un intérêt accru en apportant des éléments clés supplémentaires, indispensables à la compréhension de l’évolution mentale d’Harley.

Et pourtant malgré « Cinquante pour cent de ma nature me vient de lui, et cent pour cent de mon éducation. », Harley fait des choix et fait participer le lecteur à ses questions existentielles : peut-on échapper à son milieu ? Échapper à son enfance ? Choisir une autre voie ? Réparer les vivants ? Être le point d’ancrage de victimes de violences lorsque l’on est violent soi-même ? Tuer et protéger ? « Je veux un putain de monde meilleur. »

Quelle est la place de la femme dans un coin reculé du monde où la suprématie blanche, tendance néonazie fait rage, où le manque d’éducation, de compassion, d’empathie change la distribution des cartes ? « J’ai utilisé ma cervelle. J’ai attendu. J’ai écouté. Et j’ai appris. J’ai appris la leçon la plus importante : même l’homme qui t’aime, qui a consacré sa vie à t’élever pour faire de toi une femme puissante, cet homme te sous-estimera comme c’est pas permis, rien que parce que tu es une femme. Et l’homme qui te hait ? Qui a peur de toi au plus profond de lui, même s’il refusera toujours de l’admettre ? Cet homme fera encore plus d’effort pour te rabaisser. »

Ce roman est plus dense et plus complexe qu’il n’y paraît. L’auteur surfe avec dextérité sur deux personnages clés, le père et la mère décédée, complètement antinomiques en plaçant son héroïne au carrefour de son destin. Ce récit m’a happée jusqu’à la dernière page tant l’émotion se mêle à une écriture singulière. Le twist final (et quel twist !) rend cette histoire encore plus magnifique au regard des implications psychologiques qu’elle sous-entend. Des personnages forts, travaillés, attachants, balancés entre l’inné et l’acquis font de ce livre une merveille. Harley restera longtemps gravée dans ma tête, comme Turtle ou Kimy avant elle. Bouleversant !

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Voilà le genre de roman atypique qui ne nous laisse pas indemne concernant un personnage ! Je vous présente Harley 8 ans … Enfin 8 ans « la première fois que je vois papa tuer un homme” s’en suis des chapitres courts mais incisifs…
“J’ai douze ans le jour où je pointe un revolver sur quelqu’un pour la première fois”.

Vous l’aurez compris vous allez lire un livre assez hors norme 😉 Aujourd’hui Harley a 23 ans, mais elle revient sur son passé pour nous faire comprendre ce qu’elle est devenue et surtout dans quelles circonstances depuis l’assassinat de sa mère.
Son père Duke – baron de la drogue - ne vit que par esprit de vengeance car il connaît le coupable : Carl Springfield et le traque. Forcément Harley (sur)vit dans ce milieu de bagarre, de colère et forge son propre caractère avec un père qui la façonne à son goût et lui apprends à tuer, à se venger …
Harley suit également le chemin de sa mère en reprenant le flambeau des « rubinettes », ces femmes violentées, torturées par leurs conjoints. Elle se bat pour elles.
Voilà l’univers dans lequel Harley grandit… Comme je vous l’ai dis ce livre est vraiment original et fort, il évoque plusieurs thématiques : amour, vengeance, haine, violence aux femmes et toute l’importance dans le rôle de cette jeune fille/femme dont le lecteur éprouve un gros attachement. Je l’ai lu et fini, mais cependant je ne suis pas complètement certaine d’avoir eu autant d’émotions que ce livre mérite. Mais je n’oublierai pas Harley cette force incroyablement attachante !
C’est une bonne découverte tout de même et une plume à suivre, je pense 😉

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Une pépite de « country » noir

Bienvenue en Californie, pas celle des plages ou d’Hollywood, non celle plus sombre située dans le Nord (North County), dans un coin séparé en deux par une rivière, formant ainsi deux territoires distincts. D’un côté Duke McKenna, de l’autre Carl Springfield, chacun devant contrôler la situation de ceux qui sont sous leurs ordres pour que rien ne dérape

Duke et Carl ont aimé la même femme, elle a choisi Duke et ils ont eu une fille, Harley. Au début du récit, Harley Jean a un peu plus de vingt ans et elle a déjà une vie bien chargée derrière elle. A huit ans elle a perdu sa mère et son père s’est échiné à faire d’elle une dure à cuire, capable de se protéger, de se battre et surtout de réfléchir avant d’agir. Elle travaille pour son paternel, qui est un baron de la drogue et a également repris le Ruby, un lieu que sa mère avait mis en place pour protéger les femmes battues et leurs enfants. C’est Mo qui gère en lien avec Harley, empêchant les maris ou compagnons de s’approcher, aidant les mères à trouver du travail, à ne plus flirter avec la drogue. Mo apporte un peu de douceur à la jeune femme.
« Mon père m’a peut-être appris qui je dois être pour commander. Mais Mo est la femme qui m’apprend qui je dois être pour guider. »
« Il m’a aimée. Il m’a terrorisée. Il m’a forgée. »

Le quotidien de Harley n’est pas simple. Elle est tiraillée entre deux extrêmes : ce qu’elle veut prouver encore à son père qui est vivant en lui montrant qu’elle est digne d’être sa fille, de lui succéder, qu’elle a compris les nombreuses leçons qu’il lui a données (dont certaines très dures) et honorer la mémoire de sa mère en continuant son combat pour sauver les femmes de la violence, de l’injustice, de la rue, des mauvaises fréquentations. Cela donne une personnalité complexe mais attachante tant Harley veut tout faire à fond, ne rien laisser au hasard et rester droite toujours et encore.

Dans le roman, c’est Harley qui raconte. Elle est adulte et sa lutte pour choisir sa vie en fonction de ce que lui ont inculqué ses deux parents va être le fil conducteur. Elle veut les respecter tous les deux mais elle est « elle », une personne à part entière, et elle déteste la violence dont elle doit faire preuve parfois. Entre les chapitres du présent qui se déroulent en Juin, sont glissés d’autres chapitres sans date qui commencent toujours par « J’avais huit ans » (l’âge diffère chaque fois). Ceux là nous présentent par bribes, petit à petit, le lourd passé de ce personnage hors du commun. Ils nous permettent de comprendre comment elle a été « construite », ce qui a pu forger le caractère exceptionnel qu’elle révèle, et ses liens avec les uns et les autres. On va donc assister aux relations entre deux clans qui se détestent depuis longtemps : les McKenna et les Springfield. On verra la place que prend le shérif, la façon dont chacun, d’un côté comme de l’autre, interprète les faits, les actes. Comment maintenir l’équilibre, la paix ? Tout semble si fragile… Faut-il tuer pour trouver la liberté ?

Je ne sais pas quel âge a Tess Sharpe mais elle me paraît assez jeune. Tout ce que j’ai trouvé sur elle c’est qu’elle est la fille de deux rockeurs punks, qu’elle est née dans une cabane au fond des bois et a grandi dans une campagne reculée de Californie. Ce qui est certain, c’est que son écriture est très aboutie, puissante et que son style n’a rien à envier à personne. Son texte est bien construit, on ne se perd jamais. Les protagonistes sont nombreux à avoir une part d’ombre et on sent que parfois certains ne savent plus très bien de quel côté aller. J’ai beaucoup apprécié cette lecture et cette héroïne qui veut être en paix avec elle-même et si possible, avec les autres….

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À mon tour de donner mon avis sur ce roman qui semble faire l'unanimité.
Sans surprise, je fais partie des séduites et je remercie Sonatine pour leurs choix éditoriaux qui me ravissent le plus souvent. 😍
Harley McKenna, quel personnage ! Une femme qui a la force d'exister dans un monde d'hommes, un monde de malfrats qui ne pardonnent rien, son père le premier. Harley qui a été surentraînée par son père, Harley qui est devenue une véritable arme de guerre. Mais ce n'est pas ce que veut Harley,, elle veut "un putain de monde meilleur", elle veut que les femmes battues qui trouvent refuge dans son hôtel soient sauves et en sécurité. Elle veut ne pas être son père.
Pendant trois jours intenses, le lecteur va la suivre dans la mission qu'elle s'est donnée et découvrir l'ampleur du plan qu'elle a élaboré. Le récit est trépidant, rythmé, entrecoupé de réminiscences de l'enfance et de l'adolescence de Harley, qui accompagnent l'avancée lancinante vers l'issue de ces trois jours qui changeront le visage de North County à tout jamais.
Elle m'a fortement rappelé la Turtle de Gabriel Tallent par les enseignements reçus de son père, le besoin de se défaire de son emprise. J'ai trouvé le personnage très bien écrit, complexe et attachant.
Malheureusement j'avais senti venir le twist final au tiers du roman et je n'ai donc pas senti d'effet de surprise.

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Un des romans de la rentrée littéraire qui me faisait le plus de l'oeil puisque j'adore les romans de ce genre.
Et bien je peux vous dire MERCI ! Un coup de coeur pour ce roman !

On est vraiment dans tout ce que j'aime des romans noirs.
On se concentre sur un petit comté, avec juste quelques personnages au caractère fort et violent.

Harley a été élevée pour reprendre les affaire de son père. Duke McKenna est la Roi du comté. Il gère d'une main de fer un trafic de drogue et d'arme. Il est violent, et sans concession avec ceux qui ne respectent pas son territoire. Il n'a qu'un objectif dans la vie : protéger sa fille de son pire ennemi : Carl Spingfield.
A côté de ça, il respecte et protège les femmes et enfants battus.

L'alternance entre présent et événements passés nous montre comment Harley en est arrivé à faire ce qu'elle fait aujourd'hui. Son père est absent, et elle doit gérer ses hommes. Elle doit leur montrer ce qu'elle vaut, qu'elle n'est pas juste la petite fille de son père. Mais apte à prendre les rênes du business.

Harley est une femme forte. Qui aujourd'hui, sait ce qu'elle veut pour son avenir. Et a décidé d'agir pour l'obtenir, à sa manière. C'est une femme de caractère qui décide de ne pas se laisser marcher dessus dans ce monde d'hommes.

Je recommande à 100% !

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Un roman noir atypique porté par une héroïne merveilleuse de détermination et de courage, tiraillée entre la violence de son père et la bienveillance de sa mère. Le roman noir made in USA, laisse d'habitude peu de place à l'espoir. Or, Tess Sharpe lance Harley dans une quête utopiste fascinante. Un roman violent, à la construction narrative remarquable, qui dénonce les violences faites aux femmes.

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Il est des livres qui prennent du temps, qui te convainquent peu à peu d’avancer, encore et encore. Et il y a ceux qui t’attrapent dès les premiers mots. Il leur suffit de quelques mots, de quelques phrases, pour que tu n’en ressortes pas. Ce livre est de ceux-là. Je l’ai pris sans savoir son histoire, comme souvent, je ne lis pas les résumés, ou alors je les survole. Mais inutile, dans son cas. La première page, même sans connaître l’histoire, est tellement accrocheuse que le reste importe peu.
Bien sûr, cela tient au fait que dès les premières pages, le mystère est là, suffisamment grand pour qu’on ait envie d’avancer, suffisamment clair pour qu’on ne s’arrête pas en pensant qu’on y comprendra rien. Construit comme certains thrillers, je dirais malgré tout que c’est un roman. Noir, violent, angoissant, un roman qu’on lit en retenant son souffle du début à la fin, mais un roman. Parce que devant nos yeux s’écrit non pas une enquête, mais la vie de Harley. De son enfance jusqu’à l’âge adulte, elle nous partage sa vie. Oh, elle n’est pas commune sa vie, je ne la souhaite à personne, mais elle est fascinante.
Ce n’est pas le genre de livre où les choses nous sont cachées : les mots sont simples, mais les mots sont dits. Et oui, ça donne l’impression d’être l’enfer. Malgré tout, le lire permet de comprendre que parfois, cette impression d’enfer n’est que le chemin vers le purgatoire.
Cette héroïne est tellement émouvante. Comment peut-on être si forte, si abîmée, si perdue, si déterminée? J’ai rarement autant été attirée par un personnage de fiction, alors même qu’elle va contre toutes mes convictions. Mais ce fond d’humanité qui la construit totalement, ce coeur qui malgré tout reste là, pour les autres, elle aurait pu tout faire ( et elle a tout fait…), que j’aurai continué à la trouver sympathique et à vouloir l’aider. Heureusement que dans la réalité je ne connais pas de personne de ce genre, ça serait m’entraîner bien trop loin…
 
Mais voilà, les quelques 500 pages de ce livre sont magistrale, alors je vous conseille de prendre une grande respiration avant d’ouvrir ce livre, et de vous y jeter à pieds joints. Vous pourrez respirer à nouveau à la fin, c’est promis!

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A 8 ans, Harley voit sa mère mourir dans l’incendie d’un labo de meth alors qu’elle essayait de sauver une femme et son fils des coups d’un dealer et amant violent. Harley est la fille du baron de la drogue à North country et il l’a élevé de manière à ce qu’elle reprenne ses affaires. C’est, d’ailleurs, pourquoi elle examine toujours les issus possibles quand elle entre quelque part. Quand à 22 ans ce père s’absente de plus en plus, elle doit faire preuve de ruses pour se faire respecter et tenir l’affaire que lui a léguée son père mais également celle de sa mère, un foyer qui accueille les femmes battus et leurs enfants.
J’ai beaucoup aimé l’histoire et la manière avec laquelle elle est racontée par Harley. Le rythme est comme saccadé avec des chapitres qui alternent entre le passé, les événements marquants de la vie d’Harley qui sortent de l’ordinaire d’un enfant lambda puisqu’elle relate la première fois qu’elle a vu son père tuer un homme, la première fois qu’elle a tué ou ses débuts de collecte sur son territoire.
Un premier roman avec une maîtrise de l’histoire et du rythme très impressionnant. L’auteur sait asséner habilement les coups des révélations. La narration est calme mais bien tranchée.
Je garderai en mémoire cette superbe héroïne, courageuse qui avance dans un monde que son père lui a imposé où ses ennemis sont nombreux surtout pour prendre sa place mais qu’elle manie avec ruse et courage (toujours avoir une longueur d’avance) pour défendre ce que sa mère lui a légué. Une héroïne d’un sang froid épatant qui relate avec un grand calme une déferlante d’événements violents. C’est un tourbillon d'évènements et de sentiments pour elle mais elle se maîtrise et devient un chef d’orchestre radical .

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Je ne m’attendais pas à ressentir autant d’émotions, d’empathie et d’aversion pour le genre humain… Je partais explorer le territoire de Tess Sharpe, sur la pointe des pieds… Pour finalement, m’engloutir dans son territoire avec délectation.

L’auteure a réussi à me prendre dans ses filets, pourtant ce n’était pas gagné…

Je pensais qu’avec ce bouquin estampillé « premier roman adulte » l’auteure allait se casser la gueule, étant donné son univers Young Adult. Un auteur qui s’essaie à la littérature des grands… Je l’attendais donc au tournant, en pensant de l’auteure : « non mais tu ne fais pas partie de la cour des grands… Laisse-toi encore quelques années… » Bien mal m’en a pris, Tess Sharpe a tout d’un grand auteur et son roman « adulte » est magnifique !

C’est brutal, c’est fort, c’est surtout plein de cette vie qui coule dans les veines de chaque être humain, comme dans les veines de ces régions arides des Etats Unis où le territoire de Harley McKenna est devenu le mien… Et deviendra le vôtre… Un roman féministe, mais pas que, une plume au service de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, dans une région où les brutes néonazis cuisinent de la métamphétamine et les fondamentalistes considèrent les femmes comme des « poules pondeuses ».

L’auteure maîtrise son art et nous entraîne dans les tréfonds de l’âme humaine, tout en laissant à son héroïne le soin de prendre la direction qu’elle souhaite.

Il y a une belle fluidité dans le schéma narratif, alors même que les chapitres s’alternent, et que cela aurait pu faire perdre le fil dans les indications temporelles.

Un roman noir, à classer dans la catégorie « country noir », avec un personnage central qui en fait toute la beauté et tient le devant de la scène du début à la fin, sans jamais lasser le lecteur, qui en prend plein les mirettes, aussi bien au niveau des descriptions des paysages arides, qui deviennent un personnage à part entière, tellement cette chaleur poisseuse et moite, colle à la peau, qu’au niveau des personnages diablement bien construits.

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Quelle claque que ce livre ! Tess Sharpe a créé un personnage féminin extrêmement fort et porteur, comme on en voit peu en littérature. Harley a été éduquée d'une façon presque militaire par son père : elle sait se battre et est une véritable as de la gâchette. Mais si elle baigne depuis son plus jeune âge dans la violence et n'hésite pas à elle-même l'utiliser, elle continue également le travail de sa mère pour défendre les femmes et les enfants victimes de mauvais traitements et leur donner les moyens de se reconstruire.

Le rythme est trépidant et le récit est plein de sang et de fureur. Si comme moi vous êtes fan de la série "Sons of Anarchy", vous aimerez retrouver ce contexte de bikers, gangs rivaux, trafic de drogue, mais vu à travers les yeux d'une femme à la forte personnalité. "Mon Territoire" est d'ailleurs un roman résolument féministe qui s'appuie sur des personnages féminins très réussis mais également sur l'entraide entre ces personnages.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas dévoré un livre comme ça, je n'avais même pas envie d'aller me coucher pour pouvoir avancer dans ma lecture ! J'ai vraiment adoré ce roman (en mini-bémol quand même: un twist que j'ai trouvé dispensable)."Mon Territoire" de Tess Sharpe est une surprise plus qu'excellente et un gros coup de coeur !

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Harley perd sa mère à l'âge de 8 ans. La voilà propulsée dans le monde d'adultes de son père : un McKenna. C'est un monde de drogues, violence et règlements de compte.
Elle va continuer l'oeuvre de sa mère en protégeant les Rubinettes : des femmes qui ont fui leur domicile à cause de violences conjugales. Mais lorsque l'homme responsable de la mort de sa mère, Springfield, s'en prend à une rubinette, la fragile trêve est rompue : Harley va le pourchasser au-delà de la limite du fleuve.
Un roman noir très fort. De la violence mais aussi un personnage féminin très attachant. La narration au présent et à la première personne du singulier fonctionne très bien. On s'identifie à Harley : ses sentiments, ses peurs, son évolution. Un portrait sans concession de l'Amérique profonde.
Beaucoup d'émotions au rendez-vous. Merci à NetGalley et à Sonatine de m'avoir permis de lire ce livre.

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Ode à Harley McKenna !!!! Cette petite fille qui a assisté à la mort de sa mère est devenue une jeune femme d'une force incroyable !
Cela fait un moment que je n'avais pas rencontré de personnage féminin aussi fort & intense, rappelant les Marianne ou Tama de Karine Giebel notamment.

Harley a grandi dans le nord-ouest de la Californie. Sa mère et celle de Will sont tuées par Carl Springfield alors qu'elle n'a que 8 ans. Harley est élevée par son père Duke, baron de la drogue de la région, afin qu'elle prenne la succession de son territoire. ! Protégée, entrainée et conditionnée par son père, la petite fille traverse l'adolescence auprès de Will, venu avec sa grand-mère vivre sur la propriété des McKenna.

On est le 6 juin, c'est le moment de la succession ; Harley va minutieusement mettre son plan à exécution, qui diffère peut-être des projets de son père... Seule contre tous, comment cette jeune femme va-t-elle stratégiquement s'organiser alors qu'elle est la cible de beaucoup ? A qui peut-elle faire confiance ?

Ecrit à la première personne, on devient Harley McKenna et on vit son monde hostile dans lequel il faut être sur le qui-vive en permanence et ne montrer aucune faiblesse.
Son territoire est un monde de violence, de pouvoir, dans lequel on y trouve trafic de drogue, guerre de clans, protection des femmes... Les descriptions sont telles qu'on sent la rudesse du milieu, la hargne, la haine...

Un thriller riche & dévorant, qui nous happe littéralement.
Et en le fermant, on a qu'une envie : se tatouer "Harley McKenna for ever" !

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Fille d'un baron de la drogue, la "petite" Harley manie les armes et dirige de grosses brutes épaisses. Pourtant, en grandissant, elle acquiert d'autres valeurs. L'amitié envers Will, aussi meurtri qu'elle. La loyauté envers sa chienne. La protection des femmes battues… Chaque page de ce vaste roman (566!) est émouvante. On est accaparée par le scénario bien ficelé, les fortes empreintes des liens familiaux, la profondeur des forêts américaines. Et malgré toute la violence, c'est d'abord une belle histoire d'amour qui nous amène parfois la larme à l'œil.

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"J'ai huit ans la première fois que je vois papa tuer un homme."

C'est ainsi que commence Harley, jeune californienne de 23 ans, à nous raconter sa vie. A 8 ans elle voit sa mère mourir sous ses yeux. Elle grandit avec son père, un baron de la drogue craint de tous, qui la protège, l'élève à la dure pour prendre sa succession et lui donne un entrainement digne d'un Navy Seals. Partagée entre le souvenir de sa mère et le mélange de loyauté d'amour et d'haine qu'elle ressent pour son père, elle grandit au milieu de la violence, des trafics en tout genre, des guerres de territoire et soif de pouvoir. En même temps que les affaires de son père, elle gère le Ruby, un refuge hérité de sa mère, pour les femmes et enfants victimes de violences. Elle se prépare jour après jour à prendre la relève de son père, à sa manière, et petit à petit elle élabore son plan.

"Je veux un putain de monde meilleur."

Le récit alterne entre passé et présent. Les chapitres du passé commencent tous par une phrase du genre "J'ai huit ans quand maman meurt sous mes yeux", "J'ai douze ans le jour où je pointe un révolver sur quelqu'un pour la première fois", "J'ai seize ans..." Pas forcément dans l'ordre chronologique mais ayant toujours un rapport avec le récit actuel, ce schéma narratif intelligent et original nous retrace l'évolution de Harley. Au fil des pages, nous apprenons à la connaître et comprenons mieux la jeune femme qu'elle est devenue.

Harley ! Un véritable coup de foudre pour ce personnage. Une jeune femme forte, déterminée, courageuse, combative, rusée et faisant de son intelligence une arme bien plus puissante que celles qu'elle manie sans cesse. Un personnage avec une force de caractère incroyable, très charismatique et bouleversant. Une héroïne de western moderne, attachante, fascinante que je ne suis pas prête d'oublier. Elle est la grande force de ce livre.

Un roman dense, riche, envoûtant et plein d'émotions qui vous happera dès les premières pages et vous fera vivre un magnifique moment de lecture. J'ai adoré !

Merci à #NetGalleyFrance et à Sonatine pour cette excellente lecture.

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Mais comment font les éditions Sonatine pour découvrir de tels auteurs ?
Encore une réussite.
Le personnage principal est une héroïne qui prend son destin en main, ne se résignant pas à marcher dans les pas de son père.

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Mon territoire est une lecture intense et envoutante dans la lignée de grands romans tels que My absolute Darling (Gallmeister) ou encore Là où les lumières se perdent (Sonatine). Une sorte de nouveau western, où la nature est rude, là où les hommes représentent une menace les uns pour les autres et là où les représentants de l’ordre sont aussi pourris que les trafiquants qui les achètent. Plongée dans un univers violent avec une jeune femme animée par un désir de vengeance.


Mon territoire est un excellent roman à la narration parfaite. L’intrigue est dense en rebondissement mais Tess Sharpe n’oublie pas pour autant les émotions de son lecteur. Enfin, j’ai été surprise (car il s’agit d’une traduction) par la beauté du texte, par son rythme et sa poésie. J’ai trouvé certains passage très beaux au point de relire plusieurs fois les passages. Je pense que Mon territoire est un roman qui remportera quelques prix cette année !

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