Une femme en contre-jour

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Publication 7 mars 2019 | Archivage 30 avr. 2019

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Résumé

« Raconter Vivian Maier, c’est raconter la vie d’une invisible, d’une effacée. Une nurse, une bonne d’enfants.

Une photographe de génie qui n’a pas vu la plupart de ses propres photos. Une Américaine d’origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago, nostalgique de ses années d’enfance heureuse dans la verte vallée des Hautes-Alpes où elle a rêvé de s’ancrer et de trouver une famille.

Son œuvre, pleine d’humanité et d’attention envers les démunis, les perdants du rêve américain, a été retrouvée par hasard – une histoire digne des meilleurs romans – dans des cartons oubliés au fond d’un garde-meubles de la banlieue de Chicago.

Vivian Maier venait alors de décéder, à quatre-vingt-trois ans, dans le plus grand anonymat. Elle n’aura pas connu la célébrité, ni l’engouement planétaire qui accompagne aujourd’hui son travail d’artiste.

Une vie de solitude, de pauvreté, de lourds secrets familiaux et d’épreuves ; une personnalité complexe et parfois déroutante, un destin qui s’écrit entre la France et l’Amérique.

L’histoire d’une femme libre, d’une perdante magnifique, qui a choisi de vivre les yeux grands ouverts.

Je vais vous dire cette vie-là, et aussi tout ce qui me relie à elle, dans une troublante correspondance ressentie avec mon travail d’écrivain. »

G.J.

Dix ans après la mort de Vivian Maier, Gaëlle Josse nous livre le roman d’une vie, un portrait d’une rare empathie, d’une rare acuité sur ce destin troublant, hors norme, dont la gloire est désormais aussi éclatante que sa vie fut obscure.

« Raconter Vivian Maier, c’est raconter la vie d’une invisible, d’une effacée. Une nurse, une bonne d’enfants.

Une photographe de génie qui n’a pas vu la plupart de ses propres photos. Une...


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ISBN 9782882505682
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Chroniques partagées sur la page du titre

Gaelle Josse nous fait découvrir la vie de la célèbre photographe: Vivian Maier Née dans une famille plus que dysfonctionnelle,elle vécut d'une manière assez banale aux Etats Unis.Elle exerça une bonne partie de son existence au métier de nounou dans une riche famille.Son caractère bien particulier lui coûtera sa place.Elle finira quasiment dans la misère,isolée de tous.Par choix. Tout au long de sa vie,sa seule passion,son seul amour sera la photographie.Elle prendra des milliers de clichés et c'est seulement après sa mort, sur un coup du sort assez incroyable,que son immense talent sera reconnu Considérée comme l'une des plus grandes photographes de rue ,cette femme restera à jamais mystérieuse.

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Vivian Maier est un vrai personnage de roman, photographe passionnée, sortie de son anonymat volontaire et assumé par le miracle d'une salle de ventes. Trouver des milliers de clichés photographiques aux enchères, enquêter longuement pour en chercher l'auteur et en comprendre la valeur, faire surgir du néant un talent posthume, une simple nourrice qui vient de décéder, sans jamais avoir été reconnue pour son travail. John Maloof va mettre en lumière une artiste et des images, qu'elle n'avait elle-même jamais développées. Il est ainsi des histoires incroyables. Celle de Vivian Maier est en tout point remarquable et Gaëlle Josse s'est emparée du sujet pour en faire une biographie littéraire, réinventée, attachante et passionnante en remontant aux origines familiales européennes et au parcours chaotique de l'émigration. Une femme se dévoile peu à peu, à la personnalité complexe. Enfance difficile, démission parentale, éducation dysfonctionnelle, violence et solitude. Le vécu explique-t-il la créativité, ou peut-on comprendre la femme et son parcours derrière les clichés? « On ne photographie rien par hasard » J'ai lu, en parallèle des photos trouvées sur internet, fascinée par une artiste innovante et une personnalité originale. L'immense documentation artistique témoigne d'une époque (années 50, 60 et 70) par des photos de genre au plus près du réel, scènes de vie et de rues, instantanées ou posées, où s'invitent des autoportraits fragmentés dans des reflets improbables. Fascinant parcours d'une oeuvre devenue de notoriété publique quand son auteur restera à jamais insaisissable. Un coup de coeur.

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Un livre magnifique , à la fois par le portrait brossé de Vivian Meier et par l'ecriture dense et lumineuse de Gaelle Josse. les interrogations sur ce que l'on voit et donne à voir et ce que l'on y trouve ,dans la photo comme dans l'ecriture sont passionnantes et riches Comme tous les livres de Gaelle Josse , un petit bijou émouvant

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« Qui était donc cette femme libre, audacieuse, insatiable du spectacle de la vie et qui en fit œuvre à la fois humble et magistrale ? » Jusqu’en 2007, Vivian Maier était une artiste photographe inconnue. Un hasard a guidé ses œuvres vers la lumière et la reconnaissance. Aujourd’hui, Gaëlle Josse nous livre la part de cette femme émouvante qui lui est chère et ce qui dans son travail résonne en elle ... Un très beau texte.

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Encore un beau livre de Gaëlle Josse ! Quelle belle idée d’avoir voulu mieux connaître et comprendre cette photographe extraordinaire. En faisant découvrir au lecteur la vie de cette femme indépendante,courageuse, si douée et si solitaire, l’auteure s’engage aussi.Elle partage sa réflexion sur sa démarche d’écrivaine. Ce livre court est extrêmement riche . Bravo !

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De Vivian Maier, je ne connaissais que quelques clichés : un ou deux auto-portraits, la bourgeoisie mauvaise d’une femme croisée dans la rue, la vie fracassée d’un homme indigent. Une force toujours dans les regards, des portraits forts et intenses. De Vivian Maier, je ne connaissais rien d’autre et finalement pas la femme derrière l’appareil. Rien de la petite fille grandie dans les cris, rien de la gamine à la généalogie mensongère, rien de l’enfant brinquebalée d’un pays à l’autre. Rien non plus de cette photographe restée inconnue dont le travail qui fait œuvre ne fut découvert que bien après sa mort. Qui était finalement cette femme secrète, solitaire, nounou de profession, photographe à temps plein, malade aussi.... Dans Une femme en contre-jour, Gaëlle Josse dessine les contours de cette femme de l’ombre, de ce destin oublié qui avait habité le monde à sa façon, en le fixant sur la pellicule. Le portrait est troublant tant ceux qui l’ont croisée semblent ne pas avoir côtoyé la même femme. Tantôt nounou aimante et attentionnée, tantôt agressive et méchante, mais assurément une femme libre. Une femme blessée aussi par sa famille déglinguée qui avait peut-être trouvé derrière l’objectif le moyen d’échapper un peu à la brutalité du monde. Ce portrait saisissant éclaire aussi l’œuvre de Vivian Maier dans laquelle on a furieusement envie de plonger en refermant Une femme en contre-jour.

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John Maloof découvre dans un lot qu’il a acheté dans une vente aux enchères, des photos, des pellicules jamais développées, des papiers ayant appartenu à Vivian. Il va lancer des recherches sur Internet et découvrir peu à peu qui est cette femme et prend contact avec les frères Gensburg dont elle a été la nounou autrefois. Ils sont les auteurs de la nécrologie parue dans le journal. C’est grâce aux frères Gensburg qu’elle a pu échapper à l’indigence : ils lui ont trouvé un logement lorsqu’ils l’ont découverte, quelques années plus tôt dans l’indigence absolue, dans la détresse. Une ancienne nurse qui faisait les poubelles. Peu à peu on découvre l’histoire de Vivian, qui naît le 1er février 1926, deuxième enfant de Maria Jaussaud et Charles Maier qui ont déjà un fils Karl, alias Charles comme son grand-père, alias Carl. Tous deux sont des enfants du rêve américain. Mais, le couple s’entend mal, du fait de l’alcoolisme et la violence et Carl est très vite confié à un foyer… Comment grandir quand on naît dans une famille dysfonctionnelle ? du côté maternel, sa grand-mère Eugénie, a confié sa fille Maria âgée de trois ans à sa sœur avant de partir en Amérique car le père biologique n’a pas voulu la reconnaître. On sait comment étaient considérées celles qu’on appelait les filles-mères. Elle la rejoindra quatorze ans plus tard. L’entente sera compliquée. Une partie d’elle est restée dans la vallée de son enfance, dans les Hautes-Alpes, mais quand elle tente d’y retourner elle n’est pas la bienvenue, c’est l’Américaine. On a donc une répétition des scenarii : des abandons, des mensonges qui se répètent d’une génération à l’autre, des perturbations mentales : il s’avère très vite que Carl dérive vers la psychose et Vivian n’est pas en reste, car en interrogeant les enfants dont elle a été la nurse, certains ont conservé un souvenir chaleureux d’elle alors que d’autres disent qu’elle a été violente maltraitante. Ceci se retrouve dans ses autoportraits où les images se renvoient, se multiplient comme autant de personnalités différentes, qui cohabitent. Elle a photographié aussi les laissés pour compte, lors d’un périple de neuf mois, dans le monde, et là encore, les clichés sont fascinants. Cette femme, hors du commun, m’a fascinée tant par son histoire que par son talent. Je suis allée sur le site internet qui lui est dédié, ou les vidéos, expos que j’ai pu trouver, et son parcours, tout comme la manière dont elle devenue célèbre alors que, de son vivant, elle était inconnue, voire insignifiante, comme d’autres artistes de l’époque, sont passionnants. J’ai retrouvé la sensibilité qui me plaît tant chez Gaëlle Josse lorsqu’elle brosse des portraits d’artistes ou de gens ordinaires comme vous et moi… J’aime beaucoup découvrir des artistes méconnus, qu’il s’agisse de peintres, sculpteurs, ou comme ici, une photographe… Il s’agit ici plutôt d’une « biographie romancée » mais Anne Marx a écrit une biographie complète sur Vivian Maier que j’aimerais bien découvrir. Un grand merci à NetGalley et aux éditions Notabilia qui m’ont permis de découvrir ce livre… #UneFemmeEnContrejour #NetGalleyFrance

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Vivian Maier loin des clichés En exhumant la vie de la photographe Vivian Maier, Gaëlle Josse réussit non seulement à retracer un parcours hors du commun, entre la France et l’Amérique, mais nous offre aussi une réflexion sur l’émigration et le rêve américain. «La femme qu’on emmène dans un hurlement de sirène s’appelle Vivian Maier, elle aura quatre-vingt-trois ans le 1er février. Personne, ici, ne sait qui elle est. Une silhouette familière du quartier, une de celles qui semblent faire partie d’un lieu, comme un élément du décor, et un jour elles ne sont plus là. On se fait la remarque, on s’interroge un instant, et on oublie. Une vieille dame solitaire qui perd un peu la tête par moments. Qui se montre encore drôle, parfois, et sacrément têtue.  Les seuls qui pourraient en dire quelque chose, ce sont John, Matthew et Lane Gensburg, les trois frères que cette femme âgée a élevés pendant dix-sept ans. Aujourd’hui, ce sont eux qui paient son loyer; ils lui ont trouvé ce logement lorsqu’ils l’ont découverte, quelques années plus tôt, dans l’indigence absolue, dans la détresse. Oui, leur ancienne nurse faisait les poubelles. À sa sortie de l’hôpital, ils l’installeront dans une maison de repos pour qu’elle guérisse sans avoir à se soucier de rien. La chute, le choc à la tête, les médecins ont prévenu, vous savez, à cet âge-là, on ne peut rien dire. Nous ferons tout ce que nous pourrons. Pendant quatre mois, Vivian va errer, entre conscience et inconscience, dans cet état cotonneux, assourdi, où se dénoue doucement l’écheveau d’une vie et qui préfigure le grand sommeil. Puis ce 26 avril 2009. Elle ne verra pas ce printemps, cette reverdie qui s’épanouit derrière les fenêtres. La photo se brouille, devient floue. Illisible. C’est fini.»  C’est avec la fin de Vivian Meier que Gaëlle Josse a choisi d’ouvrir son roman, à la fois parce que cette scène forte raconte le destin de la femme sur laquelle elle va se pencher et parce que le hasard veut qu'au moment où les frères John, Matthew et Lane Gensburg dispersent les cendres de leur «seconde maman», un homme fait l'acquisition de quelques milliers de clichés réalisés par la défunte et qui dormaient dans un garde-meubles. L’acquéreur, à la recherche de photos d’un quartier de Chicago pour un livre, est déçu de son achat. Mais en fait John Maloof a entre les mains un trésor. Si les prises montrent surtout les immigrés, les afro-américains, les gens de rien, ils racontent aussi l’Amérique, comme les spécialistes ne tardent pas à s’en rendre compte. Des clichés superbes qui vont assurer une gloire posthume à celle dont le nom griffonné au dos d’un cliché mérite une place dans le panthéon des plus grands photographes. Par l'intermédiaire de généalogistes engagés pour la circonstance, John Maloof va essayer de démêler le vrai du faux et refaire le parcours de Vivian et de ses parents et grands-parents depuis la France jusqu'aux États-Unis. «Il remonte aux sources. Il va retrouver des témoins, d’anciens employeurs et des enfants naguère élevés par Vivian, il part sur la piste de ses séjours en France, dans le Champsaur, ce territoire des Hautes-Alpes, le berceau familial de sa mère, où il rencontre des cousins de Vivian et offre au village une série de clichés qu’elle a pris là-bas.» Une quête passionnante qui permet de découvrir une personne tout sauf lisse. Certains témoins la voient comme une femme désagréable et sévère, d’autres en font un portrait d’une mère de substitution, attentionnée et soucieuse de leur bien-être et de leur éducation. Ses rapports familiaux et avec la France sont de même nature. Ses allers et ces retours ne permettent pas une lecture claire de ses desseins. Reste un grand mystère: elle n’a jamais indiqué ce que l’on devait faire de ses milliers de clichés, de cette œuvre magistrale. Gaëlle Josse semble elle-même fascinée par l’artiste et dubitative sur la femme, même si la création, l’art doit sans doute toujours l’emporter. Son livre souligne à la fois le côté romanesque de la vie de Vivian Maier et remet en lumière une œuvre que je vous invite à découvrir sans plus attendre sur vivianmaier.com

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Chaque nouveau roman de Gaëlle Josse est toujours un grand moment, sous sa plume , les gens les plus ordinaires connaissent leur moment de gloire pour notre plus grand plaisir. L'écriture est magnifique, chaque mot à sa place, pas de fioritures ni d'envolées lyriques, elle plante le décor et nous propose le quotidien simple d'une gouvernante. Il y a les fictions qui nous font rêver et celles qui parlent de notre réalité, de notre monde, Gaëlle Josse s'inscrit dans la seconde catégorie et son pouvoir réside dans sa façon de magnifier les gens, les invisibles. Une femme en contre-jour nous livre la vie d'une artiste qui est totalement passée inaperçue de son vivant, une femme à la vie chaotique passant de maison en maison pour garder des enfants. Mais il y a une chose que l'on ne peut enlever à cette femme c'est son don pour la photographie et la très grande collection qu'elle a laissée derrière elle. C'est d'ailleurs cette dernière qui a révéler un talent inconnue et permis de mettre toute la lumière sur une grande dame!

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Ayant presque lu tous les romans de Gaelle Josse et Vivian Maier faisant partie de mes photographes préféré(e)s, j'étais impatient de voir la rencontre de ces deux femmes. Avant d'aborder cet ouvrage une visite du site consacré à Vivianne Maier (http://www.vivianmaier.com) est, à mon humble avis, indispensable pour saisir toute la force qui émane de ses photos. Il fallait tout le talent de Gaelle Josse pour percer les mystères d'une vie aussi solitaire que singulière. Dans la première partie, l'auteure se focalise sur l'histoire des photos récupérées dans une vente aux enchères par un jeune agent immobilier qui va mettra tout en oeuvre pour faire découvrir au plus grand nombre les chefs d'oeuvre de la photographe. La seconde partie, elle, s'attache à l'histoire familiale de Vivianne Maier, la partie du livre qui m'a le moins intéressé mais nécessaire pour cerner la personnalité de la photographe. La troisième et dernière partie est basé sur les années New York et surtout Chicago où Vivianne Maier, une autodidacte, va parfaire et exprimer tout son talent, armée de son rolleiflex, à la faveur de nombreuses balades dans ces villes que ce soit dans ses heures de travail ( elle était nounou) ou dans son temps libre. Un véritable témoignage humaniste de son époque au coeur de l'amérique urbaine et des laissés pour compte, égratignant au passage la bougeoisie. Cet ouvrage qui se lit comme un roman grace à la fluidité de la plume de l'auteure, reste toutefois une bio, Gaelle Josse expliquant en appendice ce choix délibérée.

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CAPTIVANT ET PASSIONNANT ! Ce sont les deux mots qui me viennent en pensant à ce livre. En apprenant que l'auteure allait venir dans ma ville et présenter son nouveau roman, je me suis empressée de le lire. Ce fut donc un grand plaisir de l'écouter lors de cette rencontre. J'avais déjà lu plusieurs romans de Gaëlle Josse et à chaque fois, ses romans sont réussis et touchants. C'est avec joie, que j'ai découvert Une femme en contre-jour. Gaëlle Josse nous raconte cette fois-ci, le portrait d'une femme mystérieuse et talentueuse. Vivian Maier, photographe de génie, au destin hors norme et tragique. Je ne connaissais pas du tout cette femme, ni son histoire. Dès ma lecture terminée, je me suis empressée de regarder sur internet les photos qui ont fait sa renommée. Et quel talent ! Les photographies sont juste incroyables ! Comment ne pas être admirative devant tant de beautés. Elles sont belles, intenses et traduisent tout le talent de cette femme pour cet art. Cette histoire m'a passionnée du début jusqu'à la fin. Son destin est étonnant et spectaculaire. Je vous invite vraiment à découvrir Vivian Maier, à la destinée inimaginable et passionnante. Une photographe prodigieuse ! J'ai vraiment aimé découvrir sa vie et son parcours si atypique, grâce à l'écriture de Gaëlle Josse qui a su transporter le lecteur dans cette histoire intrigante et riche de rebondissements. C'est aussi tout le talent de l'auteure, d'avoir réussi à retranscrire avec brillance et finesse l'histoire de cette femme fascinante avant-gardiste. Une belle lecture. Je remercie les éditions Noir sur Blanc et Netgalley pour l'envoi de l'ouvrage.

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Il y a 4 ans, au hasard d'une promenade à Saint-Germain avec mon mari, nous hésitions sur ce que nous allions aller voir au cinéma. "Regarde ça, ça a l'air intéressant. -Ah oui, pourquoi pas ?" Et sur ce pourquoi pas, nous entrions dans la salle pour voir "A la recherche de Vivian Maier". J'en ressortais quelques 2 heures plus tard complètement chamboulée par l'histoire de Vivian Maier, que tout le monde connait maintenant, par ces cartons de négatifs, de planches-contacts, photos, achetés aux enchères par un agent immobilier qui sut deviner le talent contenu dans ces images, surtout par ces photos en noir et blanc qui me parlent, accrochent mon regard. Ce livre de Gaëlle Josse a donc forcément attiré mon attention dès l'annonce de sa parution. Et si je n'ai pas appris énormément sur la vie de Vivian Maier (il faut dire qu'à la suite du documentaire, je m'étais beaucoup renseignée et que c'est une photographe dont les travaux me restent toujours en tête), j'ai aimé la façon dont elle prend vie sous la plume de Gaëlle Josse. L'émotion affleure à chaque ligne, Gaëlle Josse se reconnait dans l'artiste qu'a été Vivian Maier. Après nous avoir narré avec beaucoup de tendresse et de poésie la vie de cette photographe de talent, elle revient sur le lien entre elles, sur la quête de sa propre identité qu'elle décèle chez Vivian Maier. Merci infiniment à Notabilia et NetGalley.

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Pendant toute sa vie, Vivian Maier (1926-2009) photographie la rue, les corps et surtout des centaines de visages croisés au hasard de ses périgrinations. Personne ne soupçonne l’existence de cet énorme travail photographique. Faute de moyens, elle-même ne pourra voir qu’une toute petite partie de ses propres images mais cela n’affectera en rien sa motivation. Tous les jours, sans relâche, la gouvernante (Vivian garde des enfants pour gagner sa vie) photographie les exclus de l’Amérique. Jusqu’au jour où John Maloof découvre par hasard les clichés de cette artiste fantôme. Portrait d’une « effacée magnifique ». Une histoire troublante.

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un roman passionnant qui raconte la vie d'une femme singulière : Vivian Maier. D'origine française, enfant ballotée et timide, elle devient une femme mystérieuse et austère. Mais la jeune femme devenue gouvernante cache en secret: sa passion : la photo. Cela, c'est toute sa vie. Vivian se promène toujours avec son appareil, prête à capter la vie, la misère, les silences… Il faudra un heureux hasard pour qu'un jeune agent immobilier tomber sur ce trésor presque perdu. Au cours d'un vente aux enchères, il achète les photos et les pellicules de Vivian Maier; Celle-ci est décédée quelques années auparavant. Ce qui, au départ, est une déception s'avère devenir une histoire passionnante et la rencontre avec une grande artiste. Le jeune agent enquête et reconstruit l'histoire des photos pour découvrir qui était cette photographe silencieuse. Un parcours raconté à son tour par Gaelle Josse avec une délicatesse et une précision qui rendent cette lecture exquise et bouleversante.

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Ce n'est pas une biographie romancée que nous offre l'auteure à travers Une femme en contre jour, elle relie simplement les traces trouvées à propos de cette femme Vivian Maier nounou et photographe reconnue seulement après sa mort. D'ailleurs tout commence par cet évènement tragique, l'accident de Vivian duquel elle ne se remettra pas. Elle meurt comme elle a vécu dans le plus grand anonymat, seule. C'est par un homme John Maloof que ses photos vont voir le jour, sortir de leurs cartons, totalement par hasard lors d'une vente aux enchères. Ce n'est qu'après un certain temps qu'il s'aperçoit qu'il a trouvé un trésor grandiose ! Il va donc mettre tous les moyens pour faire reconnaître les talents prodigieux de cette femme et c'est ainsi que Vivian Maier va renaître. Mais pour construire l’œuvre de cette femme photographe mis au grand jour, il faut construire la femme et donc c'est avec l'aide de ces trois hommes pour lesquels Vivian Maier a été nounou 17 années que John Maloof va découvrir cette vie. Beaucoup de questions restent encore sans réponse, nous pourrons penser que ce fut une femme complètement libre, libre de tout, d'un effacement total. Ses photos, témoins d'une vie, nous disent juste son regard sur le monde. Je remercie tout particulièrement Gaëlle Josse qui a mis en lumière, avec la plume très délicate qui est la sienne, cette femme, à travers ce livre qui se dévore littéralement. Et je vous invite à la lecture très émouvante pour découvrir un peu plus Vivian Maier. Je suis encore sous le charme de cette lecture après avoir tourner la dernière page !

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Connaissez-vous l'histoire étonnante de Vivian Maier ? A la recherche de photos pour illustrer un projet, un jeune agent immobilier de Chicago fait l'acquisition lors d'une vente aux enchères de cartons remplis de photos ou de pellicules. Curieux de découvrir ce qui se cache derrère les photos, il en poste une sélection sur le net... et c'est le début d'un phénomène. Après enquête, la photographe se révèle être une gouvernante récemment décédée, dont personne ne savait rien de l'existence. Davantage que sur la reconstitution de sa vie (déjà détaillée dans un documentaire sorti en salles, "Finding Vivan Maier"), Gaëlle Josse s'interroge sur la personnalité complexe de cete femme qui arpenta la vie et le quotidien armée de son Kodak puis de son Rolleiflex ("elle photographiait comme elle respirait"), prit des milliers de photos qu'elle ne partagea avec personne... et qu'elle ne vit parfois même pas elle-même. Et pourtant, ses photos étaient d'une maitrise technique remarquable, lui faisant dépasser de très loin le statut de photographe amateur. Quant à ses sujets de prédilection, sans doute parlaient-ils d'eux même : des gens modestes, démunis, rejetés, croisés au hasard des rues et des pays où elle a vécu, comme en quête d'humanité ; et puis ses autoportraits, ces petits bouts d'elle sur des clichés révélant à peine une femme d'allure un peu revêche, difficilement cernable même par les témoignages des enfants devenus adultes dont elle s'est occupée et qui se contredisent parfois : secrète, bizarre, maltraitante, drôle, paranoiaque. Pour tenter d'expliquer cette étrangeté, cette ambiguïté, l'auteure remonte aux origines, aux parents défaillants, au frère qui a mal tourné, à l'enfance ballottée jusqu'en France, à l'étrange héritage... on sent l'attendrissement même pour les errances d'une mère paumée. Dans un tel contexte, il est surprenant voire miraculeux qu'ait pu venir à Vivian une telle passion pour la photo. Tout comme l'auteure, on aimerait comprendre cette femme, ses motivations, ses désirs et ses envies (aurait-elle apprécié le tapage qui suivit la découverte de son oeuvre ?), mais elle restera sans doute un mystère insaisissable, et c'est ce qui nous la rend tellement fascinante et émouvante.

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Gaëlle Josse nous entraîne sur les traces de la photographe américaine Vivian Maier (ou franco-américaine, car comme nous le découvrons dans ce très beau portrait de femme, sa famille était originaire de France et les allers-retours entre les deux pays seront assez nombreux). Et reconstituer son parcours n'est pas sans difficulté... Car ce qui ressort de ce texte, ce sont finalement les mystères dont cette femme restera entourée... ce qui rend peut-être sa production artistique encore plus troublante. Elle n'a jamais exposé, n'a même jamais vu de nombreux clichés jamais développés, et pourtant son talent est reconnu désormais par tous, depuis qu'ont été découvert après sa mort, aux hasards d'un garde-meubles les milliers de photos prises au fil de sa vie. Un véritable sens de la composition, une technique sûre, une conscience de son talent... un simple loisir pour celle qui aura travaillé comme nourrice pendant toute sa vie ? La peur du jugement si elle avait proposé son travail pour des expositions ? L'intérêt ne résidant que dans l'instant précis de la prise de vue ? Le livre interroge sur la création artistique. Vivian Maier ne semblait pas avoir besoin de public. Elle créait pour elle... Autour d'elle, une famille dysfonctionnelle, pas mal de troubles psychologiques, qui permettent de mieux comprendre pourquoi son oeuvre s'attache tant à saisir les démunis, les rejetés de cette bonne société américaine... On découvre aussi une femme libre, qui aura beaucoup voyagé seule, un personnage vraiment captivant!

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Je remercie Net Galley France ainsi que les éditions Noir sur Blanc pour l’accès à la lecture numérique de ce roman. J’attendais avec impatience son dernier roman. Chaque lecture est un voyage poétique dont l’anonyme devient personnage central ; l’invisible prend forme sous sa plume délicate. Gaëlle Josse revient avec » Une femme en contre-jour « publié en cette rentrée littéraire 2019 aux éditions Noir sur Blanc, dans la collection Notabilia. Un récit poignant et humble de la vie de la photographe Vivian Maier. C’est seulement après sa mort que son travail sera reconnu, par la main réparatrice du destin. Vivian Maier se révélera alors comme l’une des photographes les plus brillantes de la street photography. Et ce roman de Gaëlle Josse est un vibrant hommage à cette femme libre et audacieuse. C’est par un pur hasard que le jeune John Maloof découvre un lot contenant des milliers de négatifs, ainsi que des pellicules non développées et quelques tirages, lors d’une vente aux enchères à Chicago en 2007. Agent immobilier de vingt-cinq ans, il ne connaît alors pas la valeur de son acquisition. Intuitif mais ignare, Maloof entreprend des recherches sur internet et questionne les réseaux sociaux pour connaître la qualité et la valeur de ces clichés. Il finit par comprendre qu’il tient quelque chose de rare, probablement unique. Mais lorsqu’un avis de décès est publié en 2009 dans le Chicago Tribune, indiquant que Vivian Maier est décédée quelques jours plus tôt, à l’âge de quatre-vingt-trois ans, John Maloof a la sensation d’un rendez-vous manqué. Il a alors l’incroyable idée de lui redonner vie, à travers son œuvre. p. 16 : » John Maloof va en effet inventer Vivian Maier. La révéler, au sens photographique du terme. Naissance et résurrection d’une artiste de génie. Naissance d’une énigme. « Malgré l’indifférence initiale du monde artistique, John Maloof organise une première exposition de ses clichés au Centre culturel de Chicago, en partie financée par ses ventes sur eBay. C’est un succès planétaire, la reconnaissance d’une artiste inconnue jusqu’alors. En collaboration avec Charlie Siskel, l’agent immobilier produit un documentaire : » À la recherche de Vivian Maier « . p. 19 : » Sa surexposition posthume est aussi brillante que sa vie fut obscure. « Il est indéniable que pour pénétrer et comprendre les œuvres de Vivian Maier il faut avant tout connaître sa vie. Le temps des origines… Vivian Maier est née dans le Bronx aux Etats-Unis en 1926. D’un père austro-hongrois et d’une mère française. De cette union né tout d’abord un garçon, Carl. Mais la mésentente entre les parents s’intensifie, dans l’alcoolisme et la violence, et sur fond de difficultés financières. C’est alors que Vivian vient au monde, alors que son frère sera placé en foyer peu de temps après. Toute son enfance n’est que négligences et mensonges. Triste héritage de trois générations de femmes au parcours chahuté. p. 49 : » Elle a l’énergie de ceux qui n’attendent rien, qui n’ont rien reçu en héritage. « Dans cette enfance difficile, elle fera néanmoins une rencontre décisive, une amie de sa mère, la célèbre photographe Jeanne Bertrand. p. 35 : » Rien ne saurait mieux lier deux vies que de semblables secrets, de semblables blessures. « On imagine que c’est par elle que le virus de la photographie a transité, pour devenir rapidement omniprésente. p. 54 : » La photo est déjà au cœur de sa vie. C’est son œil, sa respiration, son toucher, sa façon d’être. « Rapidement livrée à elle-même, elle devient gouvernante pour enfants, seul moyen, estime-t-elle, de pratiquer quotidiennement sa passion, tout en subvenant à ses besoins, aussi minimes soient-ils. Ainsi, elle fera l’acquisition de son premier appareil, un Rolleiflex. Elle profitera alors de chaque instant libre pour arpenter les rues, son Rolleiflex au cou, portant un regard aiguisé sur l’humain dans la ville et laissant des portraits saisissants. Elle utilisera même sa propre salle de bains pour y établir son laboratoire de développement de clichés. p. 59 : » Son travail se focalise sur les visages, le portrait, et sur les exclus, les pauvres, les abandonnés du rêve américain, les travailleurs harassés, les infirmes, les femmes épuisées, les enfants mal débarbouillés, les sans domicile fixe. « Vivian Maier est une femme audacieuse, à l’esprit libre et à la conscience sociale aiguë. Toutes les détresses trouveront refuge dans son objectif. Mais les témoignages sont nombreux sur l’ambivalence de cette nourrice photographe. p. 72 : » Ouverture sur le monde et obsession du secret, deux mouvements contradictoires, deux extrêmes d’un balancier. « En plus de son immense talent, le mystère autour de cette femme créé sa légende, ou du moins l’amplifie. Gaëlle Josse retrace dans ce roman, une vie en pointillés, avec toute la difficulté de rapporter une vie qui n’est plus, et dont les témoignages sont rares. J’ai retrouvé la qualité incomparable de l’écriture et la sensibilité à fleur de plume de l’auteure ! Un lien unit Gaëlle Josse à Vivian Maier. Si l’une figeait les portraits dans des clichés, l’auteure en dessine les contours dans des histoires singulières et poignantes. D’où cette intime confession en fin d’ouvrage… p. 91 : » Les visages. Je suis, comme Vivian Maier, fascinée, obsédée par les visages. «

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Avant de commencer la lecture d'Une femme en contre-jour, allez faire une petite visite sur le site dédié à Vivian Maier si vous ne connaissez pas son œuvre . Ses galeries de photos , essentiellement des portraits et des scènes de vie pris dans les rues de New York et de Chicago , sont saisissantes de vérité souvent sans artifice qui enjoliverait une histoire imaginée . Et ses auto-portraits la montrant le visage figé sans sourire est bien loin de nos selfies nombrilistes . Gaëlle Josse raconte la vie de cette femme dont on a découvert les innombrables photos et négatifs tout à fait par hasard et quelques années après sa mort dans le dénuement et la solitude . De cette vie, on sait peu de choses , un documentaire a été tourné sur elle comme une enquête policière avec des témoignages contradictoires , et l'auteure remplit les pointillés avec son talent habituel mais s’appesantissant , à mon avis, un peu trop au début de l'ouvrage sur la vie de ses parents et grands parents qui a le mérite cependant de montrer le manque d'affection et l'absence d'une vraie famille autour d'elle . A t'elle cherché dans le regard des autres par l'intermédiaire de son objectif une réponse, une présence , un double à son malaise dans l'existence ? Le tout dernier chapitre est le plus beau, Gaëlle Josse y trace un parallèle entre la quête du photographe et celle de l'écrivain . Ses phrases sont magnifiques car elles témoignent d'une véritable recherche de la nature humaine la plus intime . Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Notabilia Noir sur Blanc #UneFemmeEnContrejour #NetGalleyFrance

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"Une femme en contre-jour"?Une femme en noir et blanc? Gaëlle Josse "annonce la couleur"de son nouveau roman dès le titre! Texte court, d'une efficacité redoutable. Mais est-ce bien un roman? Le dernier chapitre s'intitule "Avant de fermer ce livre"..est un chef d'oeuvre, et peut-être devrait-on commencer sa lecture justement par ce chapitre!!! Voici donc Vivian Maier, née en 1926 à New York, nourrice de profession, photographe talentueuse par hasard..et méconnue, dont la vie est, comme ses premières photos, en noir et blanc. Sa personnalité est, elle aussi, soit noire, soit blanche, rien en demi-teinte. Rien ne la destinait à ce destin américain (ses origines sont française et autrichienne), ce sont les hasards de la vie de sa famille qui l'ont formée.et condamnée à rester invisible, malgré son immense talent, et à être membre "des "laissée-pour-compte". Gaëlle Josse lui rend un superbe hommage. L'écriture est fluide, poétique, sans pathos. Merci à NetGalley et aux Editions Noir sur Blanc (nom on ne peut plus évocateur!)pour cet intense moment de lecture.

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