Le Poids du monde

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Publication 30 août 2018 | Archivage 20 sept. 2018

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Résumé

« Un roman parfait, qui va rester dans toutes les mémoires. » Donald Ray Pollock

Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches. N’ayant nulle part où aller, il s’installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte elle aussi contre de vieux démons. Là, il renoue avec son meilleur ami, Aiden McCall. Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aiden se retrouvent soudain avec une quantité de drogue et d’argent inespérée. Cadeau de Dieu ou du diable ?
 
Après Là où les lumières se perdent (Sonatine Éditions, 2016), unanimement salué par la critique, David Joy nous livre un nouveau portrait saisissant et désenchanté de la région des Appalaches, d’un réalisme glaçant. Un pays bien loin du rêve américain, où il est devenu presque impossible d’échapper à son passé ou à son destin. Plus encore qu’un magnifique « rural noir », c’est une véritable tragédie moderne, signée par l’un des plus grands écrivains de sa génération.

« Un roman parfait, qui va rester dans toutes les mémoires. » Donald Ray Pollock

Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient...


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FORMAT GF cartonné
ISBN 9782355843396
PRIX 21,00 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

"Au bout du compte , c’est toujours le sang qui parle" . Ce maxime a conduit malgré eux l’existence de Aiden et de Thad , deux jeunes paumés de Little Canada , ce coin perdu d’ Amérique du Nord , où les armes font la loi et modèlent le destin des hommes . Aiden l’a très vite compris à douze ans , lorsque son père a tué , devant ses yeux d’enfant , sa mère avant de se faire sauter la cervelle . Thad en a fait l’amère expérience comme militaire en Afghanistan où la mort d’un ses camarades de combat et de la fillette lors de l’activation de sa ceinture d’explosifs hante encore chacune de ses nuits .. Deux gamins marqués à vie par le sang et la mort . Leur vie se raisonne à court terme entre deux gorgées de whisky bas de gamme ou deux sniffées de drogues en tout genre . Une activité qui leur permet d’oublier leurs conditions précaires où les quelques dollars proviennent de trafics de matériaux dépouillés dans ces maisons désertées par des habitants incapables de payer les traites aux banques...la crise des subprimes est passée par là. Alors , lorsque leur principal fournisseur en dope disparaît subitement , Aiden et Thad voit tout de suite l’opportunité de mettre la main sur un pactole inespéré en matière première et en cash ...c’est aussi le début d’une spirale infernale pour les deux amis. Un roman noir et rugueux comme le paysage désolé de cette Amérique des oubliés du rêve américain. Le sytème D comme " way of life" et la loi du plus fort - ou de celui qui tire le premier - comme système de survie . Une écriture habitée d’un auteur qui fait corps avec ses personnages, ces anti héros authentiques dont il n’excuse pas les actes mais nous aide à les comprendre . Deux jeunes en manque d’amour et d’affection dont le vide de l’existence est peu à peu remplacé par une soif de vengeance viscérale. Mais malgré cela , le choix de vivre et de laisser vivre est encore à leur portée . Pour combien de temps encore ?

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Pas encore découvert "là où les lumières se perdent" mais après avoir lu celui-là, j'avoue que c'est très tentant ! Le poids du monde, tu le sentiras clairement sur tes épaules à la lecture de ce récit. Un roman noir foncé, très sombre et profond. Des vies sur lesquelles le destin s'est acharné à grand coup de pioche au point que tu te demandes si c'est possible. Et pourtant des vies comme ça, y en a des milliers dans cette Amérique profonde. Aiden McCall a 12 ans quand son père tue sa mère sous ses propres yeux avant de se donner la mort. Après avoir traîné de famille d'accueil en famille d'accueil, il retrouve son meilleur ami, Thad, tout juste revenu du combat. Ils s'installent tous les deux dans la caravane en bordure de la maison de la mère de Thad. Deux mecs, encore mouillés derrière les oreilles, qui vont devoir survivre tant bien que mal. Little Canada est la définition même du bled, du trou paumé dans ce nord-américain où pas grand-chose n'est là pour pouvoir s'en sortir et pourtant il faut bien boire et fumer … Le business du cuivre rapporte la moindre mais ça casse pas des briques. Se retrouver devant un pactole inespéré est peut-être une providence...ou pas ? Une plume fabuleuse qui colle à la noirceur de ce récit à la perfection. Une atmosphère glauque à te couper le souffle. La misère qui suinte, qui dégouline... Un truc où t'as presque envie de te mater le film "Mama mia" après, histoire de ne pas sombrer dans une dépression profonde ! Tu l'auras compris, c'est à lire !

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Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine et la plateforme NetGalley pour cette nouvelle marque de confiance me permettant de découvrir ce roman en avant-première. C’est ma première incursion dans l’univers littéraire de David Joy (à ma décharge, il n’a écrit, à ce jour, que deux romans et le premier est dans mon Stock à Lire Numérique) et le moins que l’on puisse dire c’est que ça secoue ; comme dirait notre regretté Johnny H. : « noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir« . Bienvenue au cœur de l’Amérique profonde, par contre oubliez le fameux american dream en ouvrant les pages de ce bouquin ; la crise économique est passée par là et continue à tisser sa toile dévastatrice. En lisant ce roman je n’ai pu m’empêcher de penser au recueil Chiennes De Vies de Frank Bill qui m’avait déjà bien remué les tripes. Le cadre change, on abandonne l’Indiana du Sud pour la Caroline du Nord, mais la situation est plus ou moins la même avec le meth en toile de fond, histoire d’oublier les coups de pute de la vie de tous les jours ! Dès le prologue David Joy donne le ton : « Aiden McCall avait douze ans la seule fois où il entendit les mots « Je t’aime ». » ; c’est son père qui lui adressera ces mots du bout des lèvres. Que c’est bôôô ! Ça aurait pu l’être, sauf que le gars vient de flinguer sa femme sous les yeux de leur fils (Aiden) et va ensuite se faire exploser le caisson… y’a mieux pour démarrer dans la vie ! Mais hélas, comme dirait ce cher Francis C. : « Et ça continue, encore et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord« . Du côté de chez Thad les choses ne sont guère plus brillantes, il est revenu d’Afghanistan affligé d’un sévère syndrome de stress post-traumatique. Depuis il vit entre le passé et le présent, entre là-bas et ici, semblant se foutre du tout, surnageant vaguement entre les vapeurs d’alcool et les nuages de meth. On pourrait simplement se dire que c’est l’histoire de deux gars que la vie n’a pas vraiment gâtée et du coup éprouver une réelle empathie pour eux. Sauf que nos gusses vont enchaîner les mauvais choix sans vraiment en mesurer les conséquences. Une cata en entraînant une autre, la situation va rapidement échapper à tout contrôle. Là encore il serait aisé de leur jeter la pierre et pourtant à aucun moment je n’ai eu envie de les juger (sans pour autant excuser leurs dérives). Entre nos deux losers défoncés, on trouve April, la mère de Thad et l’amante d’Aiden. Elle non plus n’a pas été vernie par la vie et n’a guère d’illusion quant à l’avenir ; mais contrairement à Thad et Aiden elle essaye de garder la tête sur les épaules. Un roman noir puissant qui vous prendra aux tripes dès les premières pages et ne cessera de les vriller en tout sens jusqu’au clap de fin ; et pourtant même en pleine tourmente il vous sera impossible de le lâcher. Une sacrée claque dans la gueule que vous ne refermerez qu’à regret. David Joy ne s’égare pas en figures de style inutiles, il opte pour une écriture percutante qui va à l’essentiel pour toucher le lecteur en plein cœur.

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Le poids du monde David Joy Sonatine 30/08/2018. Little Canada, Caroline du Nord, deux amis Thad et Aiden ,25 ans, vivent dans une vieille caravane installée à l'extrémité de la propriété d'April, la mère de Thad. La vie est difficile pour les deux amis, depuis la crise le bâtiment est au point mort, Aiden n'a plus de boulot, pareil pour Thad depuis son retour d'Afghanistan, seuls exutoires: alcool et dope mais voilà pour s'en procurer faut de la tune ....Le sort semble enfin leur sourire suite à la mort de leur dealer ils se retrouvent pourvu.Cadeau inespéré, Cadeau empoisonné? David Joy est sans aucun doute un auteur de grand talent mais quelle noirceur, quel désespoir! "Noir c'est noir , il n'y plus d'espoir" .... Le monde rural de cette Amérique profonde est au bord de l'asphyxie , quelques uns s'en sortent les autres survivent difficilement. Le monde que nous dépeint Davis Joy est sans concession La place de l'Eglise est primordiale , toute brebis galeuse est inéluctablement écartée du troupeau par crainte de la contagion et doit vivre en dehors de la communauté . Et puis il y a tous ces gars qui sont rentrés après avoir arpenté les zones de conflits armés. Et c'est toujours le même scénario , même s'ils sont revenus physiquement indemnes ils sont depuis leur retour complètement perdus et traumatisés. Un roman qui ne peut être lâché malgré ses nombreuses pages à la limite du supportable , en tous cas un roman que je n'ai pas lâché! Merci aux éditions Sonatine via NetGalley pour ce partage #LePoidsDuMonde #NetGalleyFrance

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Un roman noir qui débute comme un film des frères Coen, avec des scènes assez drôles et deux personnages de pieds-nickelés. Et puis, brusquement, un événement fait basculer l'histoire dans la violence et le noir, dont on ne remonte pas. Un "rural noir" porté par une magnifique amitié, plus forte que tout, y compris la fatalité qui ancre les personnages dans ce coin d'Amérique désolé et désespéré.

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David Joy est un auteur que j'ai découvert il y a deux ans avec la parution de son premier roman "Là où les lumières se perdent", que j'avais trouvé très prometteur. J'avais également eu l'occasion de discuter un peu avec lui lors du Festival America 2016. J'attendais donc avec impatience son nouveau roman : "Le Poids du Monde". "Le Poids du Monde" est centré sur l'amitié entre deux jeunes hommes, Thad et Aiden. Des amis qui sont quasiment des frères puisque Aiden a été recueilli par Thad lorsqu'il s'est retrouvé orphelin, son père ayant tué sa mère devant lui avant de se suicider. Thad vient de revenir d'Afghanistan, une mission qui l'a laissé handicapé et traumatisé par la guerre. Pendant qu'il était absent, une relation s'est nouée entre Aiden et la mère de Thad, April, une femme encore jeune qui n'a jamais été aimante avec son fils, l'existence de celui-ci lui rappelant le pire souvenir de sa vie. Un jour, alors que Thad et Aiden se trouvent chez leur dealer, celui-ci décède et les deux amis mettent la main sur un pactole, en billets et en drogue. Cette découverte inattendue pourrait être l'opportunité de changer de vie, mais nous sommes dans un roman de David Joy et cet événement sera bien entendu le début d'une véritable descente aux enfers... Publier un roman après un premier opus prometteur n'est jamais facile et j'ai été ravie de constater que la plume de David Joy avait gagné en maturité et en intensité! J'ai particulièrement apprécié les personnages de ce nouveau roman, entre Thad, chien fou bousillé par la vie qui agit sans réfléchir, Aiden, qui lui aussi n'a pas été épargné mais qui reste relativement raisonnable et optimiste, et April qui se trouve à la croisée des chemins et qui a bien l'intention de prendre sa vie en main. Le livre décrit une tranche de vie, sur quelques semaines : l'irruption de ce pactole inespéré va impacter fortement la vie des personnages, et le roman va rapidement devenir très noir. J'ai lu le roman quasiment d'une traite, il y a un vrai souffle dans ce récit et l'univers créé par David Joy, ainsi que ses personnages cabossés par la vie, pas toujours sympathiques, mais vraiment attachants, sont extrêmement porteurs. "Le Poids du Monde" de David Joy est vraiment excellent, et ceci jusqu'à la dernière page, la fin étant particulièrement réussie. Essai transformé !

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C’est certainement un des livres les plus sombres lu depuis longtemps. Deux amis inséparables que la vie n’a pas épargnée (c’est la moins qu’on puisse dire) vont tenter de tenir debout l’un grâce à l’autre. Aiden McCall a vu, enfant, sa mère, tuée par son père. Ce père, qui tabassait mère et fils depuis longtemps, s’est suicidé ensuite. On le place dans un foyer. Il y rencontre l’ami de toute une vie de galères : Thad Broom. Malheureusement, Thad s’engage dans l’armée et en revient démoli, ne supportant pas ce qu’il a fait et vu en Afghanistan, comme « déjà mort », il s’enfonce dans la drogue pour ne pas penser. Pendant son absence, Aiden s’est rapproché d’April, la mère de Thad, qui n’a jamais pu supporter son fils, l’exilant dans une caravane minable au fond du jardin. Remariée à un type plus âgé et très violent qui la tabassait régulièrement jusqu’à la commotion cérébrale, elle est aujourd’hui veuve et soulagée de s’être débarrassé de ce boulet, héritant d’une maison, d’un terrain et d’une police d’assurance à son nom. Le père de Thad, la belle April n’en parle jamais mais c’est visiblement une source d’un traumatisme enfoui. Aiden a toujours aimé April dont il est devenu l’amant, ce qui exaspère Thad. April, victime depuis son adolescence de toutes les humiliations, est incapable d’aimer et ne songe vendre la maison et s’en aller sans se soucier de ce qu’il adviendra de Thad et d’Aiden. Perpétuellement défoncés, les deux amis se piquent un jour de faire du trafic de drogue avec un lot volé à leur crapule de dealer. Mais les choses tournent plus mal qu’il ne saurait possible de l’imaginer... Le récit se passe à Little Canada, un bled paumé au fin fonds des Appalaches, où vivote dans une grande précarité un monde de rebuts de la société, dégénérés pour la majorité, incapable de réagir pour changer le cours de leur destin et échapper à un passé qu’ils reproduisent malgré eux. Dans ce no future land, les coups pleuvent mais les hommes sont solides et aguerris... jusqu’à un certain point de rupture... qui deviendra... leur délivrance... Dans ce livre de l’anti-rêve américain, on s’attache néanmoins aux deux anti-héros à l’amitié rude mais inébranlable. On est dans un naturalisme à la Zola où aucun détail d’une déchéance programmée n’est épargné au lecteur avec quelques rares moments de poésie. Mais on aime ce livre pour son accent de vérité et une sorte de pudeur, parfois de candeur, dans la souffrance extrême. Très bien écrit avec des «tripes», c’est un voyage au bout de l’enfer qui confirme un grand écrivain dans c’est le second livre.

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"David Joy nous offre une fois encore un roman réussi qui confirme le talent de l’auteur, au rythme parfaitement maîtrisé qui ne verse jamais dans le misérabilisme facile. L’écriture est percutante, et j’ai pris un plaisir fou à dévorer cette histoire, pourtant terriblement sinistre, et je vous invite à le découvrir dans quelques jours chez votre libraire, parmi toutes les publications de la rentrée littéraire. Son troisième roman venant tout juste d’être publié aux États-Unis, je ne peux qu’être pressé de le voir publié en France. "

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On ne ressort pas indemne de cette lecture ! Un roman d’une rare intensité, qui nous embarque dans l’Amérique des Appalaches, un cadre idyllique, qui va pourtant être le théâtre d’une descente aux enfers. Comment s’en sortir, lorsque la vie se charge de nous trainer plus bas que terre… L’auteur nous fait toucher le fond, le fond de la crasse et de l’humiliation… Un fond tellement sombre que rien ne vient jamais réchauffer ces êtres humains qui ont tout perdu… A chaque fois que l’on pense pouvoir respirer et sortir sa tête de l’eau, l’auteur nous fait boire, encore plus la tasse… David Joy dépeint avec noirceur et cynisme une Amérique, désenchantée et où la misère a toute sa place. Une plume ciselée, rude, âpre, et précise, qui dépeint des personnages qui n’ont aucune possibilité de s’en sortir… C’est brutal, c’est fort, c’est beau et triste à la fois. L’auteur, maîtrise son art à la perfection en entrainant son lecteur dans les tréfonds de l’âme humaine.

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