Janet

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Publication 5 sept. 2018 | Archivage 5 oct. 2018
J.C. Lattès, JC Lattès

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Résumé

L’histoire de Janet Flanner est indissociable de celle du New Yorker, dont elle fut la correspondante à Paris pendant un demi-siècle.
Féministe, pacifiste, gay, séductrice, brillante styliste à l'humour mordant, cette Américaine fut une figure du Paris intellectuel et artistique d’après-guerre. Dès les années trente, elle perçut la menace totalitaire. Chroniqueuse de la vie parisienne, elle s’improvisa alors journaliste politique et enquêtrice, et parcourut l’Europe pour témoigner de son temps – Hitler, Pétain, Nuremberg, le maccarthysme, Matisse, Braque, Malraux, De Gaulle comptent parmi ses reportages et portraits les plus marquants.
Pour la première fois, Michèle Fitoussi fait revivre celle qui, bien avant Truman Capote, Tom Wolfe ou Gay Talese, inventa le journalisme littéraire, mais qui n’accéda à la célébrité qu’à la fin de sa vie, lorsque le National Book Award la couronna.
Cette biographie qui se lit comme un roman, et où l’on croise Ernest Hemingway, Nancy Cunard, Sylvia Beach, Natalie Barney ou encore Gertrud Stein, nous transporte d’Indianapolis à Orgeval, du Paris de la lost generation à l’Amérique du New Yorker, sur les traces d’une femme résolument libre, qui voulait être la voyageuse de son siècle.

L’histoire de Janet Flanner est indissociable de celle du New Yorker, dont elle fut la correspondante à Paris pendant un demi-siècle.
Féministe, pacifiste, gay, séductrice, brillante styliste à...


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FORMAT Ebook
ISBN 9782709657686
PRIX 7,99 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

Janet Flanner .... qui connaît aujourd'hui en France cette femme ? Sans doute quelques journalistes ou quelques lecteurs âgés du New-Yorker, vénérable journal US, .... et Michèle Fitoussi, qui n'est pas âgée, mais journaliste. Janet Flanner fut une chroniqueuse assez renommée durant une période allant des années 20 aux années 70. On la donne comme la précurseuse du journalisme littéraire ( à noter que le féminin de précurseur est tellement peu employé, que l'ordinateur ne le reconnaît pas comme s'il n'était dévolu qu'aux hommes). Sans accéder au pouvoir ou à marquer de son empreinte le monde de la presse comme Françoise Giroud, elle connut néanmoins sur le tard, aux USA, et grâce à la télévision, une grande renommée. Fine, brillante, un peu lookée ( elle portait parfois un monocle), sa faconde et son sens de la répartie firent merveille lors de certains talks shows. Tout cela suffit-il pour que paraisse aujourd'hui une biographie ? Des journalistes impertinentes et originales, il en a existé quand même un nombre certain nombre. Mais Janet Flanner possède quand même la petite originalité d'avoir vécu à Paris durant plus de 20 ans. Elle fut donc une observatrice affûtée de ce Paris cosmopolite des arts et des lettres, où l'on croisait du côté de Montparnasse, Ernest Hemingway ou Gertrud Stein, mais aussi su retranscrire de façon éclatante ces chamboulements que connaîtra toute l'Europe avec la montée en puissance d'Hitler. Michèle Fitoussi, en suivant la trace de la journaliste, nous propose un joli résumé historique pas trop didactique de cette période trouble ( même si Janet, en bonne américaine capitaliste, ne s'est guère arrêtée sur les avancées du Front Populaire), ainsi qu'une peinture un poil nostalgique de ce Montparnasse électrisé par cette colonie américaine joyeusement installée dans ses rues. Cependant, cette biographie ne se résume pas qu'au parcours historico/journalistique d'une reporter mais apparaît aussi comme le portrait d'une féministe ( non, ce n'est pas un gros mot!) qui a su se libérer de son éducation bien puritaine et traditionnelle du fin fond d'Indianapolis pour vivre comme bon lui semblait. Certes elle fut pousser par sa mère à être une artiste( raté ! elle ne fut qu'une journaliste talentueuse) mais sûrement pas à devenir cette grande dévoreuse de femmes ( souvent étincelantes) vivant ses amours lesbiennes avec un appétit sans faille. "Janet", au final, se révèle une biographie facile et agréable à lire, nous embarquant dans une balade historique auprès d'une femme affranchie. Cet esprit brillant et libre, méritait donc cette petite mise en lumière, montrant ainsi à la nouvelle génération que l'on peut se frayer un chemin dans la vie sans trop de compromis et en n'occultant jamais ses vrais désirs.

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« Janet » est la biographie de Janet FLANNER, cette américaine, ouvreuse de voie, qui adorant Paris, fut femme, amoureuse, journaliste, chroniqueuse, correspondante de guerre et auteure à une époque où ce type de cumul n’était même pas envisageable pour une femme ! Pourtant, Janet FLANNER a longtemps souffert de n’être qu’une journaliste, elle qui rêvait d’être auteure ! Elle n’a compris que très tard, lorsque le National Book Awards la consacra en fin de vie, qu’elle avait été une femme étonnamment singulière, pionnière dans son mode de vie, dans l’exercice de sa profession, dans l’usage de sa profonde capacité d’analyser le vécu des populations à travers les faits et gestes du quotidien. Son écriture journalistique, ses portraits de ceux qui allaient devenir les grands noms de l’Histoire (Hitler, Pétain, De Gaulle…), de la littérature (Malraux, Hemingway…) ou de l’art pictural (Matisse, Braque…) en avait fait, bien avant qu’elle ne le sache, une auteure brillante qui a fait école durant des décennies. Dès les années 1920, depuis Paris, puis dans l’Europe qu’elle sillonnera aux bras de ses amoureuses, Janet FLANNER développera un regard lucide sur les grands mouvements politiques, sociaux et mondains. Avec son écriture journalistique littéraire, chargée d’humour, d’amour et de férocité pour les portraits qu’elle croque, elle dira toujours, avec des phrases simples, la frivolité et l’essentiel des choses. La plume de Michèle FITOUSSI se met entièrement au service de ce personnage de l’histoire du journalisme. Ses phrases s’enchaînent sans heurt. Bourrées de références, elles restent agréables à lire. Le récit se découvre comme un roman. Le regard qui observe, partage ses doutes et s’inquiète est celui d’une femme qui vit l’insouciance frivole de l’après première guerre, mais aussi celui de celle qui sent très tôt le piège qui consiste à se persuader que le monde ne connaitrait jamais ‘plus ça’. Michèle FITOUSSI, à son tour, nous rappele l’urgence et la nécessité de rester lucide sur les rôles de chacun, ses engagements et sa raison politique. En miroir, par son écriture d’investigation fouillée et l’apparente légèreté de son style romanesque, Michèle FITOUSSI rend un hommage vibrant et juste à cette femme qui s’imposa dans un monde machiste où les hommes aiment raconter des faits et citer des statistiques. Janet avait choisi de créer des récits, des portraits qui, n’étant que des images, étaient parfois et même souvent bien plus vrais que nature ! Si la vérité parle à travers les portraits, assurément, la vie de la femme qu’a été Janet FLANNER parlera à tous ceux qui liront ce livre et y découvriront quelques thèmes riches en réflexions sur notre société, son histoire, son présent, son avenir ! Merci aux éditions J-C Lattès et à NetGalley, France sans qui je n’aurais pu découvrir ce livre dont la sortie est prévue le 05/09/2018.

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Résumé Janet de Michèle Fitoussi Janet est à Orgeval. Elle est à la fin de sa vie. Elle a été malade et doit partir aux Etats-Unis. Elle n’arrive pas à écrire. La page blanche a toujours été sa hantise. Avis Janet de Michèle Fitoussi Magnifique portrait d’une femme qui se rêvait écrivain pour que sa mère soit fière d’elle mais qui a été journaliste littéraire à succès. Pourtant Janet Flanner mettait énormément de temps à écrire. Peu de confiance en elle mais lorsqu’elle rendait ses papiers, souvent coupés à son grand désarroi, elle n’avait que des louanges. Elle a vécu de nombreuses années à Paris. Elle a beaucoup voyagé en Europe. Elle a su retranscrire à merveille la vie de ceux qu’elle côtoyait au quotidien. Elle a eu un style inimitable. Au fur et à mesure de sa carrière, de ses papiers, de ses portraits bien brossés, elle a su envisager le pire de ce qui pourrait arriver en matière de politique. Elle compte de nombreux amis, des amantes. Janet était une femme fidèle à tous, comme à ses idéaux. Cette biographie de Michèle Fitoussi se lit comme un roman. Les pages se tournent avec délectation. Chaque page est riche en histoire avec un petit et un grand h. Une femme libre qui a eu une relation assez difficile avec cette mère qu’elle admirait tant et plus. Roman ou biographie ? Biographie qui se lit comme un roman. On dirait que c’est réellement Janet Flanner qui raconte sa vie puisque nous avons des lettres écrites, des échanges. Mais non, c’est le talent incomparable de Michèle Fitoussi qui a donné vie à ce beau personnage féminin, qui a réellement existé. Cette biographie est tellement bien écrite que les pages se tournent pour tenter de tout connaître de la vie de Janet. Est-ce que tout a été dit ? Est-ce que des éléments ont été passés sous silence ? Qu’importe ! Janet a eu un tel parcours qui nous permet de nous rendre compte que, malgré tout, rien n’est impossible. On suit donc la vie de Janet, de petite fille jusqu’à la fin de sa vie. Une petite fille qui cherchait toujours l’approbation et l’amour de sa mère, femme pas très présente dans la vie de ses filles sauf pour tenter de réaliser ses rêves à elle. D’ailleurs, lorsqu’elles seront face à face, la mère de Janet l’énervera toujours mais l’amour pour elle est vraiment très fort. Janet doit faire face également à un drame personnel mais elle réagira avec de la haine jugeant qu’elle a été abandonnée. Ce voyage en Europe alors qu’elle a 17 ans va lui donner l’envie de vivre là-bas. Janet se destine à l’écriture, elle veut être romancière. Mais cette jeune fille a peu de confiance en elle et ce sera le cas tout le long de sa vie. Le syndrome de la page blanche est toujours là et l’empêche d’avancer. Perfectionniste, elle ne rendra ses papiers pour le New Yorker qu’après les avoir lus et relus, jetés et réécrits. Elle a un goût très sûr et un style bien à elle. Quant à sa vie privée, même si elle a été mariée, elle sait très jeune qu’elle aime les femmes, qu’elles la font vibrer. Elle aura une très belle relation avec Solita et d’autres femmes, comme Natalia, mais même si tout le monde le sait, elle ne le dévoilera pas. Une relation libre, franche qui leur permet d’aller voir ailleurs si elles le souhaitent mais elles reviennent toujours l’une vers l’autre et ce jusqu’à la fin. Dans ce roman, Michèle Fitoussi nous raconte également l’histoire de ces Américains, célèbres surtout ou pas, qui ont vécu à Paris dès le début des années 1900. Ils ont établi une communauté qui se retrouvait pour faire la fête, discuter, échanger, vivre leur vie avec peu ou beaucoup de moyens. Janet fera des rencontres qui l’aideront à progresser dans sa vie professionnelle et privée. Des personnes qui ont compté et qui resteront ses amis. Des Américains qui vont apprécier Paris, leur vie parisienne et auront du succès. L’époque est riche en rencontres de tout genre. Mais ces Américains retourneront également chez eux. Janet est Américaine mais aussi Parisienne car Paris lui a offert la liberté qu’elle n’aurait pas eu aux Etats-Unis. Quel beau Paris décrit à une certaine période. La France et les Parisiens sont vraiment à part par rapport à d’autres pays. Michèle Fitoussi nous dresse le portrait d’une femme libre, comme de nombreuses femmes à son époque, mais surtout timide. Une femme qui tente de percer dans un monde d’hommes. Une femme qui sait réfléchir, qui sait analyser le monde dans lequel elle vit et c’est le cas pour la Seconde Guerre Mondiale, où elle a toujours su que ce serait extrêmement grave. Une femme qui aura du succès et qui donnera le ton suivi par d’autres journalistes, qui eux, seront encensés beaucoup plus qu’elle. On se rend compte en lisant cette biographie que les femmes, en ce temps-là, auront du mal à percer et ouvriront la voie aux hommes. Janet a tout connu, s’est intéressé à tout. Elle ne s’est pas focalisée sur un seul sujet. Je remercie Netgalley, les Editions JC Lattès pour cette lecture en avant-première de la rentrée littéraire 2018.

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C'est l'histoire d'une américaine à Paris qui fut probablement l'une des plus grandes journalistes de son époque, et reste cependant méconnue. Pourtant, durant 50 ans, Janet Flanner chroniqua avec humour et vivacité la vie parisienne pour le New Yorker, en véritable témoin de son temps. C'est son flamboyant portrait que dresse ici Michèle Fitoussi en même temps qu'un hommage à une femme libre et pionnière. Janet a grandi dans une famille quaker d'Indianapolis et très vite se montra avide d'indépendance. Apprentie journaliste, elle se rêvait auteur mais commenca par être critique de théâtre et de cinéma ; elle connut la vie bouillonnante dans le New York d'après guerre avant de tomber définitivement amoureuse du Paris littéraire et artistique et d'en devenir une figure incontournable, grâce à son écriture unique et son esprit d'analyse, au milieu des Ernest Hemingway, F.Scott Fitzgerald ou Gertrude Stein. Obstinée et dotée d'un fort caractère (cf l'anecdote de l'altercation entre Gore Vidal et Norman Mailer), elle ne se laissa jamais dicter sa conduite en dépit de son milieu d'origine et des préjugés de l'époque, ou parce qu'elle était une femme au milieu d'hommes. Sa vie personnelle fut aussi riche que sa vie professionnelle, gardant des liens forts avec les femmes (Solita, Natalia...) qu'elle a aimé tout au long de sa vie - ou peut-être aussi parce qu'elle s'avérait incapable de les quitter tout à fait. Très documenté, très détaillé (au risque parfois de perdre le lecteur lorsque la bio l'emporte sur la vie), ce récit rend honneur à une femme précurseuse qui ouvrit sans aucun doute la voie à beaucoup d'autres - y compris l'auteure, certainement.

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Ce livre se présente comme la biographie de Janet Flanner qui parle de sa vie depuis Orgeval en 1974, plus de 50 ans après son premier séjour dans l’éblouissant Paris d’avant-guerre, accompagnée de son grand amour, la poétesse Solita Solano, elles avaient alors 22 ans. Elle raconte son enfance à Indianapolis, le poids d’une mère castratrice, Mary, qui la voulait célèbre à sa place, son passage interrompu à la fac de Chicago, sa tentative ratée de mariage avec un homme bon, puis, son départ pour l’Europe dont elle rêvait, sa vie peut alors commencer... Pionnière du journalisme littéraire, correspondante du New Yorker depuis la naissance du magazine, Janet qui fait passer sa passion d’écrire avant sa vie privée, a tout vu, tout connu presque un siècle durant.. Du Paris créatif d’avant-guerre, celui des peintres et des écrivains aujourd’hui vénérés ou oubliés... Un Paris festif aux mœurs incroyablement libres où l’homosexualité féminine etait vécue au grand jour. Ce Paris qu’elle retrouvera exangue après la guerre... Du procès de Nuremberg à mai 68 et bien au delà, Janet Flanner, devenue tardivement la journaliste la plus célèbre d'Amérique, a tout «couvert» pour le New Yorker, partageant sa vie entre l’Europe, surtout Paris, et New York. Michèle Fitoussi réussit la conjonction habile de l’histoire de la vie intime et professionnelle de Janet Flanner et de l’Histoire avec un grand H. Un livre passionnant... Critique complète sur www.cinemaniac.fr : http://www.cinemaniac.fr/janet-📚📚📚rentree-2018/

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Éditorialiste au magazine Elle, journaliste engagée dans les droits des femmes, auteur de nombreux livres dont  la superbe biographie d’Héléna Rubinstein publiée en 2010, Michèle Fitoussi revient sur la scène littéraire avec le portrait d’une femme hors norme, d’une femme qui a marqué son siècle en inventant ce qu’on a appelé “le journalisme littéraire”, Janet Flanner. Michèle Fitoussi retrace le parcours inédit de cette petite américaine que rien ne disposait à l’avenir qui fut le sien douée d’un talent particulier pour chroniquer son époque.  Bien que célébrée par ses pairs seulement à la fin de sa vie, celle qui se voulait écrivain pour être aimée de sa mère a laissé dans le monde du journalisme et bien avant Truman Capote, une empreinte indélébile. Correspondante et chroniqueuse à Paris du magazine The New Yorker pendant près d'un demi-siècle, Janet Flanner fit partie de ces Américains ambitieux (dans le noble sens du terme)  qui, après la Première Guerre Mondiale, décidèrent de s’installer à Paris car “Paris était une fête” où tout était permis, les rêves les plus fous, les passions les plus improbables. Janet Flanner y retrouvera Hemingway avec qui elle liera de profonds liens amicaux, Scott Fitzgerald, James Joyce et bien d’autres…  Tout ce “petit” monde se retrouvera à refaire le monde attablé aux Deux Magots. Les chroniques de Janet Flanner écrites d’une plume incisive et pleine d’humour pour dépeindre le Tout Paris du monde des Arts, de la mode, de la Culture et de la scène politique traverseront l’Atlantique pour le plus grand plaisir des Américains assoiffés de nouveautés parisiennes. Ses chroniques s'achèveront à la déclaration de guerre de 1939 avec cette dernière phrase sans doute prophétique  : C'est, en fait, un lieu commun que cette guerre, puisque ce n'est rien d'autre qu'une lutte pour la liberté. C'est seulement à cause de sa dimension potentielle qu'elle peut, hélas ! sonner le glas de la civilisation.” En 1972 ces chroniques seront réunies et publiées par Irving Drutman sous le titre de Paris Was Yesterday 1925-1939 et seront traduites en 1981 par Roland Delouya pour le compte des éditions Mazarine sous celui de Chroniques d'une Américaine à Paris 1925-1939, titre récemment réédité aux éditions Tallandier (collection Texto, novembre 2011). C’est avec un véritable talent de romancière que Michèle Fitoussi fait revivre à travers cette biographie très documentée, le destin de Janet Flanner, cette femme résolument moderne dans sa façon de vivre ses choix de vie et de pensée dans un époque qui a connu le meilleur comme le pire. Michèle Fitoussi réalise ainsi un flash-back réussi au travers des reportages de Janet Flanner sur Hitler, Pétain, Nuremberg, le maccarthysme, Matisse, Braque, Malraux, De Gaulle, tous ces hommes qui ont fait l’histoire du siècle dernier, qu’elle soit glorieuse ou non. Amateur d’histoires dans l’histoire, ce livre est pour vous ! Je remercie Michèle Fitoussi ainsi que les Editions JCLattès de m’avoir transmis ce e.book via NetGalley

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J’ai été attirée par le résumé, un peu long certes, mais qui m’a vraiment donné envie de découvrir ce personnage emblématique du journalisme que je ne connaissais pas du tout. Il est difficile de chroniquer ce livre car le résumé très complet reflète bien le livre et ce que j’en pense. Cette biographie se lit effectivement comme un roman, le style est fluide et entrainant, on se laisse complètement porter par la plume de l’auteure à travers laquelle on a vraiment plaisir à découvrir Janet Flanner. On a l’impression d’écouter Janet nous parler et nous raconter sa vie avec ses rêves, ses doutes, ses amours, ses espoirs et ses convictions. C’est vraiment un très beau travail qu’à réalisé Michèle Fitoussi, son livre m’a vraiment séduite ! De part mes études de littérature anglaise et américaine, je connaissais la fameuse Lost generation, ces écrivains qui sont venus vivre et écrire à Paris, comme Hewingway ou Fitzgerald, j’avais découvert avec bonheur la librairie Shakespeare & Company qui accueillait ces écrivains et les aidait à publier leurs travaux. Cette librairie a été fermée mais réouverte et c’est un bonheur d’aller s’y promener si vous allez à Paris, j’y vais presque à chaque fois que je me rends dans la capitale ! Bref, c’était un bonheur de voir revivre ce Paris littéraire de l’entre deux guerres sous la plume de l’auteure. On croise des écrivains, des libraires, des artistes … et c’est très agréable de plonger dans cette ambiance effervescente, pleine de culture et de tolérance aussi je trouve. En effet, on croise beaucoup de femmes, elles sont lesbiennes, elles sont fortes et indépendantes, elles se cachent à peine et, pour l’époque, je trouve cela génial. Les femmes sont au cœur de ce livre ; leur influence sur le milieu artistique et littéraire de l’époque, et leur indépendance sont très intéressants et agréables à lire, cela fait plaisir qu’on redonne leur part aux femmes dans cette histoire. Janet est un personnage vraiment passionnant, elle a un côté très réservé, qui veut rentrer dans l’image que sa famille se fait d’elle et de son avenir et en même temps, un côté farouchement indépendant qui ne cherche qu’à s’émanciper. Elle va s’éloigner de sa famille et trouver sa voie petit à petit. Elle aura plusieurs amantes, qu’elle ne réussira jamais à vraiment quitter, il faudra apprendre à partager Janet car elle n’appartient vraiment qu’à elle même. Le New Yorker, ce magazine maintenant mythique lui a donné sa chance et elle l’a saisie, elle a été très fidèle à celui ci. J’ai été touchée par son attachement profond pour lui, et même si elle rêvait de devenir auteure, c’est la journaliste en elle qui était la plus forte. Elle était une journaliste minutieuse, très observatrice, elle savait dénicher et rendre les détails qui allaient capter son lecteur. J’ai donc adoré découvrir et suivre cette femme moderne qu’était Janet à travers le Paris américain et littéraire de l’époque. C’est vraiment une excellente lecture, une très belle découverte de cette rentrée littéraire 2018, pour laquelle je remercie chaleureusement les éditions Lattès et Netgalley.

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Redonner autant de vie à Janet Flanner féministe, journaliste entre deux guerres et deux continents, quel régal, il faut complimenter l'auteur de nous faire revivre la librairie Shakespeare, de rencontrer simplement Sylvia Beach, Nathalie Barney, Gertrude Stein, etc.. à Paris, Londres, Berlin, Hemingway de passage tout simplement. Ces féministes engagées sont l' exemple d'une belle tolérance de la littérature, c'est l'un des mes meilleurs moments de lecture cette année.

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Lorsque j’ai vu ce titre sur le site NetGalley, la couverture a tout de suite capté mon attention. J’ai alors découvert qu’il s’agissait de la biographie d’une journaliste américaine et qu’elle avait notamment écrit pour le New Yorker pendant près de cinquante ans. Très intriguée, j’ai souhaité découvrir Janet et, à peine reçu, je commençais déjà la lecture. Cette biographie retrace la vie d’une femme tellement extraordinaire qu’elle pourrait passer pour une héroïne de roman. Née en 1892 à Indianapolis, fille d’un homme travaillant pour les morts et d’une femme vivant pour les arts et notamment le théâtre, et ayant deux sœurs, Marie et Hildegarde – l’une douée pour la musique, l’autre pour la poésie -, Janet est plongée dès l’enfance dans un monde bien particulier. Très jeune, elle comprend qu’elle ne veut pas faire du théâtre, comme sa mère le voudrait, mais elle veut écrire. Et cela va être le travail de toute une vie. Aux côtés de Janet Flanner, nous découvrons Paris pendant l’entre-deux-guerres ; ce qu’il y a d’intéressant, c’est que c’est une Américaine qui découvre la capitale française, y prend ses marques, fait des rencontres. Mais tout cela, elle ne l’aurait peut-être jamais fait seule, et c’est avec son amante, Solita Solano (une écrivaine et journaliste), qu’elle a pu s’affranchir de son passé et démarrer une vie pleine de libertés. En effet, Janet et Solita aiment les femmes et s’engagent donc dans une relation libre ; par la suite, cette histoire laissera même la place à une relation polyamoureuse. Cela dit, il n’y a pas que les rencontres amoureuses, il y a aussi les rencontres avec les grands noms de la littérature, qu’il s’agisse d’Ernest Hemingway ou encore de F. Scott Fitzgerald pour les plus connus, mais aussi les membres de l’Algonquin que l’on retrouve en héros dans Le Cercle des plumes assassines de J.J. Murphy, etc. Cette biographie nous fait voyager dans une autre époque, nous fait côtoyer de grands noms de la littérature et du journalisme ; c’est également l’occasion de découvrir la capitale française, comment l’on y vivait, et comment elle a évolué, passant d’une période d’accalmie à une nouvelle guerre, puis la paix. Ces événements auront marqué Janet Flanner comme n’importe qui à cette époque et, grâce aux nombreux extraits, aux nombreuses phrases issues de ses articles ou de ses lettres, on se retrouve bel et bien plongé dans un monde qui était le nôtre. Janet est un parfait mélange entre la biographie, l’Histoire et le roman. Un livre réussit et qui met en avant l’une des plus grandes journalistes du XXe siècle. Si vous avez aimé Janet, vous aimerez certainement Frede de Denis Cosnard, une biographie que j’ai également beaucoup aimé.

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