Les fureurs invisibles du coeur

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Publication 22 août 2018 | Archivage 21 sept. 2018
J.C. Lattès, JC Lattès

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Résumé

Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais – ou du moins, c’est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ?
Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique par l’entremise d’une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux.
Balloté par le destin et les coïncidences, Cyril passera toute sa vie à chercher qui il est et d’où il vient – et pendant près de trois quarts de siècle, il va se débattre dans la quête de son identité, de sa famille, de son pays et bien plus encore.
Dans cette œuvre sublime, John Boyne fait revivre l’histoire de l’Irlande des années 1940 à nos jours à travers les yeux de son héros. Les Fureurs invisibles du cœur est un roman qui nous fait rire et pleurer, et nous rappelle le pouvoir de rédemption de l’âme humaine.

Traduit de l’anglais par Sophie Aslanides

Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais – ou du moins, c’est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ?
Né d’une fille-mère bannie de...


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FORMAT Ebook
ISBN 9782709659994
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Chroniques partagées sur la page du titre

Certainement un des plus beaux romans de littérature étrangere de cette Rentrée Littéraire. Où John Boyne nous raconte 80 ans d'histoire sociale de l'Irlande à travers des personnages inoublibles de justesse et d'humanité.

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Bonjour,

Voici donc ma chronique après lecture de votre roman. Elle paraîtra à sa sortie le 22 août. Je vous remercie d'avoir accepté de me le transmettre, il m'a beaucoup touchée, bouleversée, et m'a beaucoup appris.

Chronique :

Les fureurs invisibles du coeur de John Boyne est le second roman que je lis de cet auteur, après le très célèbre Le garçon en pyjama rayé que j'avais étudié étant plus jeune. J'avais tellement entendu parler de cette sortie que je me suis empressée d'aller faire un tour sur Netgalley pour voir si les éditions JC Lattès l'avait mis à disposition des chroniqueurs... et je l'ai sollicité...et ils ont accepté. Et du fond du coeur, merci. 

Résumé JC Lattès

Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais – ou du moins, c’est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ?
Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique par l’entremise d’une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux.
Balloté par le destin et les coïncidences, Cyril passera toute sa vie à chercher qui il est et d’où il vient – et pendant près de trois quarts de siècle, il va se débattre dans la quête de son identité, de sa famille, de son pays et bien plus encore. 

Mon avis

"Ensuite elle dut perdre connaissance, car le silence s'installa dans la pièce, jusqu'à ce qu'une minute plus tard, profitant du calme revenu, je me fraye un chemin avec mon corps minuscule jusqu'à la moquette crasseuse de l'appartement de Chatham Street, dans une mare gluante de sang et de placenta."

Les quelques lignes qui précédent cette scène, la naissance de notre narrateur, Cyril Avery, sont peut-être celles qui m'ont le plus marquée, le plus choquée et pourtant... Les fureurs invisibles du coeur est un roman qui en impose tout du long, de la première à la dernière de ses 600 pages, de 1945 à 2015. John Boyne, auteur aujourd'hui reconnu, y narre les aventures de Cyril, un jeune homme plein de vie et de désir dans les années 60 en Irlande. Tout se serait sans doute très bien passé pour lui si sa vie avait été tranquille. S'il était né d'une femme mariée, s'il avait lui même aimé les filles et avait voué un culte à l'Eglise Catholique. Peut-être alors aurait-il pu aimer son pays, vivre en paix, aimer en paix, mourir en paix. 

Mais Cyril est homosexuel. Il mettra du temps à s'en rendre compte, bien sûr, mettant ça sur le dos de son meilleur ami, terriblement attirant, essayant par tous les moyens possibles de s'en débarrasser, par l'absolution chrétienne ou médicale... Mais petit à petit cette notion s'installe, s'ancre, se fait réalité et il est obligé de sortir la nuit, de trouver son plaisir dans les toilettes, derrière les immeubles, dans la nuit noire pour ne voir ni les visages, ni les corps, mais surtout, pour ne pas être vus. Parce qu'être homosexuel est un crime, un acte innommable qui mène les hommes en enfer. Et si on réfléchit au fait que l'avortement a été légalisé en Irlande il y a seulement quelques mois...on se dit qu'elle a certainement encore énormément de chemin à faire (mais pas qu'elle) pour sortir des carcans catholiques qui l'ont enfermée, étriquée et qui ont fait de ce roman une lecture dure et impitoyable.

Cyril Avery est un personnage peu enviable, légèrement anti-héros sur les bords, qui s'enfonce dans les mensonges et les non-dits qui le rendent fragile et vulnérable. Toute sa vie sera entièrement faite de cela : de phrases qu'on ne dit pas pour ne pas blesser, heurter, choquer, de choses que l'on cache pour ne pas perdre une amitié, un regard tendre, une main tendue. Bien sûr il y a également des moments de bonheur, inattendus, (voire inespérés) comme sa rencontre avec Bastiaan, un jeune médecin qui lutte alors contre le Sida et ses ravages et qui partagera sa vie de longues années durant, ou encore Ignac qui déboulera auprès d'eux un soir de neige pour les dévaliser et qui sera finalement le fils qu'il n'a jamais eu. Ses voyages de Dublin à Amsterdam, puis à New York, qui vont colorer sa vie d'une drôle de manière. Mais il y a surtout une forme de regrets, de tristesse et d'amertume qui teinte l'ensemble de ce roman de pluie et de brume (parfaite couverture soit dit en passant), qui rendra Cyril aussi un peu plus cynique, plus distant, lui qui voit la légalisation du mariage pour tous au moment où le désir, toute comme la vie, le quitte. 

Pourtant, je n'ai pas lâche une larme, et j'ai ris de certaines situations cocaces ou de discours invraisemblables. J'ai souri lorsque le jeune Cyril compare son sexe à celui de son ami Julian, alors âgé de 7 ans. J'ai compris un certain degré d'humour noir et de cynisme chez John Boyne quand ce n'était pas de l'ironie ou de la moquerie. J'ai raconté certaines scènes à des amis qui ont, eux aussi, rit de situations qui n'avaient pourtant rien de drôles mais qui nous paraissaient tellement éloignées, desuettes, que l'on ne pouvait s'empêcher de trouver cela absurde, voire grotesque que l'on ait pu croire à de telles choses. Bien sûr c'était un rire jaune, un rire gêné, parce qu'on sentait bien que nous tenions là, bien que romancé, bien que fictif, un genre de témoignage clé d'une époque que nous avons eu le bonheur de ne jamais connaître... 

Et pourtant, n'y a t-il pas encore des personnes pour croire que les homosexuels sont à l'origine du SIDA ? N'y a t-il pas encore des personnes qui se sentent invincibles et qui couchent à droite à gauche ? N'y a t-il pas encore des femmes qui se font tuée, rejetée, détruire pour avoir aimé, désiré, enfanté ? N'y a t-il pas des homosexuels qui se font jeter dehors, tabasser, qui se prostituent pour survivre ? N'y a t-il pas dans ce roman, quelque chose de révoltant, quelque chose que l'on voudrait jeter au passé et qui pourtant, pourtant, est encore bien trop actuel ? 

En résumé

Ne vous attendez donc pas à un roman feel-good qui vous fera du bien, mais davantage à un roman juste et vrai qui vous fera mal, qui vous révoltera, qui vous transpercera. Même si le roman se termine par une touche de positivisme et de bonheur, je l'ai refermé avec le coeur lourd, parce que son réalisme m'a touchée, marquée, brutalisée parfois, enchantée aussi. Parce que John Boyne ne s'est pas contenté de raconter les frasques d'un homosexuel égaré, mais a tissé dans sa toile plein d'autres choses, les coutumes et politiques de l'Irlande, ses paysages, Dublin et ses cafés, son bigotisme et son étroitesse, le devoir de mémoire de la Seconde Guerre mondiale, le sort des femmes et des filles-mères, et le SIDA, cette maladie ayant fait des ravages et des milliers de morts imputée encore aujourd'hui par de nombreuses personnes aux homosexuels. 

Les fureures invisibles du coeur est long, dense, mais une fois refermé, je n'aurais pas enlevé une seule phrase, une seule page. Les éditions JC Lattès / Le Maque ont publié un grand roman.

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L'auteur a dédié son roman à John Irving et c'est bien à lui que l'on pense en lisant Les fureurs invisibles du coeur : quête d'un parent, errance entre Europe et Etats-Unis, toile de fond historique excellemment rendue, création d'un auteur à succès, famille recomposée mille fois, coups du sort incroyables mais que le lecteur accepte quand même ... tout y est ! Mais ce serait le John Irving des débuts, celui qui avait du souffle, en version irlandaise et gay, et finalement encore plus drôle et subtil que l'original.

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Je tiens à remercier dans un premier temps les éditions JCLattès et Netgalley pour cette lecture.

Je ne ferai pas de suspense. J'ai adoré ce livre. Je pense qu'il gagnerait à être connu et, surtout à être lu. Il y a des livres comme ça où on s'attache à des personnages et une fois, le livre terminé, on se remémore certains passages. J'écris ces lignes quelques jours après l'avoir terminé et c'est limite avec des frissons que je pense à ce roman. C'est comme si je quittais quelqu'un que je connais depuis longtemps.

On découvre l'histoire de Cyril un peu avant sa naissance et on va le suivre toute sa vie en Irlande. Et dans ce pays ultra-conservateur, il faut ne pas s'écarter du droit chemin. Si vous dépassez un peu, alors vous êtes écarté et ça peut être très violent. Cyril va apprendre à ses dépens que l'Irlande est trop enfermée dans la religion chrétienne. Il va se battre contre ça tout au long de sa vie.

L'auteur fait un tout de force dans la construction de son personnage. On découvre Cyril enfant, immature, naïf et on suit Cyril adolescent puis adulte. Son personnage mûrit au fur et à mesure des pages et c'est assez émouvant de voir qu'il ne se fait plus avoir sur certaines choses, il est moins susceptible, il prend plus de recul. L'auteur a découpé son histoire en plusieurs parties. A chaque début de partie, l'auteur date l'époque à laquelle il situe l'histoire de Cyril. On saute plusieurs années d'une partie à l'autre et c'est d'autant plus intéressant pour se rendre compte en quelques pages de l'évolution de Cyril.

C'est également une histoire émouvante avec des scènes très drôles qui m'ont fait parfois pensé à "la gloire de mon père" quand Cyril est enfant par sa naïveté. Les dialogues une fois adultes sont percutants et drôles également.

Je ne voudrais pas spoiler l'histoire de Cyril mais sachez que vous en apprendrez beaucoup sur l'histoire de l'Irlande, sur les évènements entre 1945 jusqu'à nos jours. Je me suis souvent demandée au cours de ma lecture si Cyril aurait vécu la même chose ici en France. Je sais que la France a beaucoup été en retard mais que maintenant, les mentalités ont beaucoup évolué.

En bref : Comme je le disais plus haut, c'est un véritable coup de cœur. Je me souviendrais longtemps de cette histoire qui m'a transportée de la première à la dernière ligne. Je suis sûre que ce livre pourrait être porté à l'écran. Je serai au cinéma ce jour-là. Bien évidemment, je recommande chaudement cette lecture.

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♫ Un oranger, sur le sol irlandais / On ne le verra jamais… ♫

Et un homosexuel heureux, sur le sol irlandais, le verra-t-on un jour ? C’est ce qu’on se demande tout au long de ce roman, qui nous raconte l’histoire de Cyril et de ses errements et, à travers elle, celle de son pays, l’Irlande, entre 1945 et 2015.
La mère de Cyril a 16 ans quand elle se retrouve enceinte. Lorsque son secret est découvert, le curé de la paroisse la bannit de son village coincé au plus profond de la campagne de la très catholique et non moins très hypocrite Irlande. Se réfugiant à Dublin, seule et sans le sou, la mère de Cyril ne se laisse pas abattre mais prend, à regret, la décision de confier son nouveau-né à l’adoption, pour lui assurer une vie plus confortable que celle qu’elle-même pourra jamais lui offrir. Cyril est ainsi adopté par les Avery, un couple riche et extravagant, qui ne cesse de lui répéter qu’il n’est pas, et ne sera jamais, “un vrai Avery”. Le petit garçon grandit dans l’aisance matérielle mais sans beaucoup de chaleur humaine. Son seul repère, son phare brillant dans ces années grises, s’appelle Julian. Du même âge, les deux garçons sont les meilleurs amis du monde tout au long de l’adolescence. Cyril mettra du temps à comprendre qu’il est en réalité amoureux de Julian, et donc, homosexuel. Ce qui, dans l’Irlande des années 60, est considéré comme une maladie et un crime. Dans ces conditions, Cyril ne peut que se terrer au fond de son placard. Jeune homme bien sous tous rapports le jour, il multiplie les rencontres furtives et anonymes la nuit, sans trouver nulle part l’affection qu’il cherche depuis toujours. Honteux de ce qu’il est, il tente aussi des relations avec des femmes. De questionnements en mensonges et révélations qui précipitent un désastre, il quitte le pays, trouve l’apaisement à Amsterdam puis à New York avant que de nouveaux drames ne le frappent et qu’il revienne en Irlande à l’aube des années 90, à la rencontre de son passé.
Onze chapitres qui, par tranches de sept ans, nous font suivre Cyril au (mal) gré de sa quête d’identité et de bonheur. Entre l’homophobie dans une Irlande dominée (gangrenée) par des prêtres dogmatiques et la haine “ordinaire” des gens “bien-pensants” et “normaux” qui accusent les gays de propager le virus du sida, il est délicat de s’assumer. En 2015, Cyril connaîtra la légalisation du mariage homosexuel en Irlande, et malgré le soulagement de vivre enfin dans une époque plus tolérante, il conserve l’amertume et les regrets éternels d’être né beaucoup trop tôt et d’avoir passé (perdu) une vie à se chercher. On a mal au cœur pour ce personnage complexe, à la fois faible et résilient, égaré dans les non-dits, les malentendus et les faux-semblants. Le roman met aussi en évidence le sort peu enviable des femmes, en particulier des filles-mères, dans ce pays qui n’autorise le divorce que depuis 1995, et dans lequel la légalisation de l’avortement a été approuvée par référendum il y a à peine trois mois (oui, en 2018). Même s’il y a des moments très drôles, avec des dialogues hilarants de vachardise (la palme aux parents adoptifs de Cyril), les sentiments qui dominent à la lecture sont la mélancolie et la tristesse, et la révolte devant la bêtise humaine et les tartuferies de cette Eglise catholique et des politiciens à sa botte.
“Les fureurs invisibles du cœur” est un roman-fleuve, un peu long mais pas tranquille, avec quelques stéréotypes et un peu trop de coïncidences, mais l’écriture est belle et l’histoire émouvante. Un de ces livres dont on tourne à regret la dernière page.

En partenariat avec les éditions JC Lattès, via Netgalley.

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Un petit voyage au cœur de l’Irlande et de Dublin, en passant par la Hollande et New York, ça vous tente ?

Parcourir le XXème siècle en petits sauts de puce ici et là, vous êtes partant ?

Eh bien, plongez vous avec délectation dans « les fureurs invisibles du cœur » et suivez les aventures de Cédric, enfant abandonné à la naissance, qui va traverser le XXème siècle, riche de rebondissements culturels et historiques, à la recherche de lui-même. Il va tenter de dissiper ses doutes et accepter son amour obsessionnel et secret, car non réciproque, pour Julian. L’homosexualité étant un crime passible de prison et considéré comme une maladie mentale, il va tout faire pour vivre comme il le souhaite tout en ménageant les convenances.

Toute la première moitié du récit est consacrée à Cédric et à sa manière de cacher ses déviances sexuelles. Il n’y a pas d’amour dans ses relations sans lendemain, il enchaîne les amants, et à chaque fois qu’un membre de son entourage découvre ses préférences sexuelles, ça vire au cataclysme.

Dans la seconde moitié, chut…je ne vous dévoile rien. J’ai attaqué ce livre juste avec le résumé en tête, aucun avis, aucun retour, et je trouve que c’est génial. C’est une lecture plaisir totalement à l’aveuglette et l’expérience est fantastique. On est pas influencé et on découvre l’histoire sans s’attendre à quoi que ce soit. Résultat : les émotions nous submergent et nous envahissent.

Je me suis attachée à Cyril, j’ai ressenti beaucoup de compassion et d’affection pour lui et son parcours m’a énormément émue. Le narrateur étant Cyril, on vit sa vie en réel en ressentant ses sentiments de l’intérieur.

La mentalité irlandaise du XXème siècle est très bien retranscrite. On comprend vite la place importante de l’Église dans ce pays totalement rétrograde. Le gouvernement est entièrement asservi par le pouvoir religieux, on a l’impression d’être de retour au Moyen-Age.

L’écriture est affirmée, très fluide, à aucun moment je ne me suis ennuyée, je me suis nourrie du texte et à plusieurs reprises j’ai relu certains passages à voix haute, savourant les mots.

Jusqu’à la dernière page de cette quête personnelle, de cette fresque historique, de ces relations humaines, on respire, on vit, on ressent l’histoire. Le lecteur est dans sa bulle, quelque part, en Irlande, avec Cyril et les autres. Et plus rien d’autre ne compte. C’est un véritable coup de cœur pour moi. Ma lecture est achevée et je suis triste. Et ça veut tout dire : j’ai passé un méga super moment de lecture !!!!! Le trip quoi ! Je ne peux que vous le conseiller !

Je remercie les Editions Lattès et NetGalley pour cette opportunité.

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Grand roman d’apprentissage, Les fureurs invisibles du cœur m’a fait penser au « Monde selon Garp ». J’y ai retrouvé à certains endroits ce type de personnage qui se découvre petit à petit différent et se montre aux autres en toute innocence. Récoltant des ouragans de colère…
De la même façon, ce couple des parents adoptifs, tout aussi improbable, elle écrivaine fuyant le succès, lui escroc désinvolte, père désastreux. Ils sont la petite touche de fantaisie qui permet au lecteur de sourire et à Cyril, le personnage principal, de vivre à quelque chose qui ressemblerait à une enfance.
Car l’histoire de cet enfant, né d’une fille-mère en Irlande dans les années 1945, qui découvre son attirance pour les garçons et grandit dans la honte de lui-même, est terrible, et terriblement émouvante.
L’isolement, Les stratégies d’évitement, les amours clandestins, les menaces, la haine… Etre homosexuel en Irlande à cette époque, c’est vivre en permanence dans la peur, et être considéré comme un danger pour la société, un sous-homme pour les autres hommes. Et la violence est là, tapie au coin du prochain chapitre ou en bas de la page… Le chemin sera long pour Cyril, et pour sa mère, tous deux survivants, dans une Irlande hypocrite et intolérante.
Alors pourquoi dis-je un grand Merci à Netgalley et aux éditions J. C. Lattès ?
Parce qu’en lisant la vie de Cyril Avery j’ai tremblé, je me suis indignée, j’ai espérée, j’ai digéré ma déception, j’ai souri, j’ai ri… L’écriture fluide et profonde de John Boyne m’a emportée de l’injustice vers la paix, de la souffrance vers la résilience, du drame vers le bonheur. Et si le sujet c’est l’homosexualité, j’y ai surtout vu, pour ma part la question, plus vaste, de l’humanité. J’ai contemplé le pire de l’humain lorsque la loi ou la religion l’autorise à considérer l’autre comme déviant, immoral (qu’il soit homosexuel, ou fille-mère). J’ai admiré la reconstruction (ou l’instinct de survie ?) de ces personnages hors norme. Et j’ai beaucoup aimé ce long et beau voyage d’une vie, rempli d’émotions.

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Formidable ! Une fois plongée dans les premières pages de ce magnifique roman épopée, vous n'aurez de cesse de le finir ... Je ne connaissais pas l'auteur, John Boyne, et pourtant, ce monsieur a beaucoup de talent. En presque 600 pages, il balaye la vie de Cyril, d'avant sa naissance jusqu'au crépuscule de sa vie .... On y découvre sa jeunesse, ses premiers émois amoureux, son homosexualité, sa vie dans un pays qui le rejette, et toutes les étapes qui font de lui le personnage central de ce roman. Avant même sa sortie, ce roman est déjà décrit comme une pépite ... et sans nul doute , il l'est ! J'ai pris beaucoup de plaisir à le lire et je ne peux que le conseiller ...
C'est ma libraire préférée qui me l'a vivement conseillée et je ne peux que l'en remercier ....
"Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais – ou du moins, c’est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ?
Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique par l’entremise d’une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux.
Balloté par le destin et les coïncidences, Cyril passera toute sa vie à chercher qui il est et d’où il vient – et pendant près de trois quarts de siècle, il va se débattre dans la quête de son identité, de sa famille, de son pays et bien plus encore."
Bravo à John Boyne pour ce formidable récit et merci à Netgalley pour le prêt de ce livre ... sans oublier l'éditeur...

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J’ai su que ce livre me marquerait à vie lorsque je me suis retrouvée en larmes sur ma liseuse après avoir passé les deux tiers du roman. En cause : une scène atroce, déchirante, totalement inattendue. Je vais tenter de trouver les mots pour parler de cet inoubliable roman mais je sens déjà qu’ils seront bien fades au regard de tout ce qu’il m’a fait ressentir.
Le roman débute par une scène insupportable d’humiliation publique en pleine église que je ne veux pas dévoiler pour ne pas spoiler une partie essentielle de l’intrigue. Sachez seulement qu’elle met en scène un curé et une jeune fille enceinte qu’il traite de « putain » devant toute l’assemblée. Bref, le ton est posé. Nous suivons ensuite le long parcours de Cyril Avery, le narrateur, de la fin de la guerre jusqu’aux années 2000. C’est toute la construction d’une vie à laquelle on assiste, entre émerveillements, indignation effarée et chagrins infinis.
Le vrai combat de Cyril, c’est l’acceptation de son moi profond. Cyril est homosexuel et éperdument amoureux de son ami, Julian. Mais Julian est trop épris des filles et multiplie les aventures improbables. Lentement, le secret infuse et saigne dans la chair de Cyril.
Incapable de s’exprimer et de révéler qui il est vraiment, Cyril préfère se cramponner à ses masques et décide de tirer un trait sur les garçons pour se jeter dans les bras des femmes. Mais il n’est pas heureux. Il se marie très vite mais il n’est pas heureux. Alors il finit par s’enfuir pour la Hollande où il commence à travailler à la Maison Anne Frank comme conservateur de musée. Ici, il va tenter d’oublier Julian, d’effacer l’ancien Cyril et de devenir l’homme qu’il a toujours tenté d’être…
L’écriture de Boyne est crue mais diaboliquement sublime – avec, en passant, un petit clin d’œil à Tristan Sadler. C’est un roman excentrique, complètement fou, composé de dialogues hilarants absolument délicieux, sans cesse truffés de quiproquos, de jeux de mots, qui offrent un vrai rythme au roman. Même les événements tragiques sont tournés en dérision et on éclate de rire tellement les répliques sont cocasses et culottées.
Sans cesse, en tournant les pages, je me disais, le rire aux lèvres : oh non il n’a pas osé… mais John Boyne ose tout, et c’est fait avec tant d’adresse et de talent qu’on assiste à de nombreuses scènes mémorables. C’est aussi cet humour permanent qui rend les épisodes émouvants d’autant plus intenses et plus forts. Tout est plus coloré, tout brille plus fort.
Les personnages sont pour moi le vrai point fort du roman : grincheux, sauvages, émouvants, répugnants ; les portraits que dresse l’auteur sont intransigeants. Cyril Avery est un garçon incroyablement touchant : adopté – ce qui donc ne fera jamais de lui « un vrai Avery » – timide, mal dans sa peau et dans ses désirs, il va peu à peu se révéler et exhiber une personnalité fleurie, très intègre et très belle.
J’ai aussi particulièrement apprécié Julian Woodbead, l’ami impertinent de Cyril à qui il va également arriver tout un tas de péripéties. J’ai aimé sa fougue, son besoin de liberté et d’une vie vécue sans chaînes ni bordures, son effronterie qui frôle sans cesse l’obscénité. Je l’ai aimé impertinent, odieux, cruel et vulnérable.
Alors d’accord on rit beaucoup, mais le sujet de fond du roman nous laisse quand même un goût amer dans la bouche : à cette époque, les homosexuels sont des « monstres », des « anormaux » qu’il faut rééduquer… et c’est douloureux à lire, ça désole et ça indigne. Mais au final tous les thèmes du roman sont graves. « Les fureurs invisibles du cœur » est je crois le roman le plus engagé que John Boyne ait écrit. Il nous parle d’un Dublin intraitable, de l’IRA, du gouvernement véreux, de l’Église catholique qu’il écorche, avilit et détrône tout au long de ce roman-fleuve. Et puis, évidemment, nous allons finir par croiser le VIH…
Malgré quelques ficelles de scénario, ce roman m’a mise dans tous mes états. Quel travail on sent dans ces pages, quelle œuvre… J’ai été amusée, horrifiée, émue, hantée, bouleversée. Il y a des moments de fragilité superbe, des déclarations magnifiques et des réflexions qui percutent comme des mantras. Je ne connaissais pas John Boyne dans ce style-là, avec cette écriture-là, et ce fut une vraie révélation.
C’est un roman sur la mort mais surtout la vie qui continue, l’amour sous toutes ses formes, l’identité et la liberté, l’écriture, le temps qui passe, nos regrets et les manques que rien ne comble jamais, mais aussi nos petites et nos grandes victoires, nos amitiés dévouées, nos amours immortelles. Ce livre vous fera vivre des montagnes russes. Il est de ces bijoux que l’on a envie de conserver précieusement dans sa bibliothèque parce que c’est une vraie bible sur la vie, la tolérance et l’amour inconditionnel et absolu.
Un immense merci à NetGalley et aux éditions J.C. Lattès.

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«  Bien longtemps avant que nous ne sachions qu'il était le père de deux enfants de deux femmes différentes, l'une à Drimoleague et l'autre à Clonakilty, le père James Monroe, devant l'autel de l'église Notre-Dame de l'étoile de la mer, dans la paroisse de Goleen, à l'ouest de Cork, accusa ma mère d'être une putain ». Ce sont les premières lignes du roman, on est en 1945, et elles donnent le ton : celui d'une charge implacable contre l 'église qui, dans l'Irlande du XX° siècle, poursuit encore les filles mères et les homosexuels de sa vindicte hypocrite, église à laquelle une grande partie de la population irlandaise semble alors avoir voué une allégeance aveugle. La mère du narrateur, la fameuse «  putain » ( tout simplement une jeune fille de 16 ans pleine de vie et de désirs) se retrouve donc mise à la porte de la ferme familiale, rejetée de la communauté villageoise, et va trouver refuge à Dublin. Et c'est son enfant abandonné et placé dans une famille adoptive, Cyril, qui est le narrateur de ce livre. C'est la vie de Cyril, de sa conception en 1945, à sa mort en 2015 ( juste après le référendum qui autorise le mariage homosexuel en Irlande) que ce roman touffu, mais jamais pesant, car plein d'humour et de sensibilité, nous retrace. Le jeune Cyril va grandir dans une famille atypique, où le père est un banquier qui ne paie pas ses impôts, et la mère , une écrivaine qui se consacre entièrement à son art et à sa tabagie. Il va se prendre de passion pour un garçon de son âge, Julian, ce qui va lui permettre de prendre conscience de son homosexualité. Et comme sa mère, du fait de sa « déviance », va se trouver ainsi mis au ban de la société irlandaise. On suit donc tous ses souffrances, ses atermoiements, ses tentatives désastreuses de donner le change, et la fuite, d'abord aux Pays-bas, et ensuite aux Etats-Unis où le sida commence à faire des ravages. Le retour en Irlande ne pourra avoir lieu que tardivement, et marque enfin la réconciliation du narrateur avec son pays. On croise de nombreux personnages dont beaucoup sont très attachants. Son parcours personnel, de la négation à l'acceptation de son homosexualité, est à l'image de celui de son pays natal. Des événements tragiques ont jalonné sa vie, mais ce qui reste à la fin du récit, c'est le sentiment d'avoir eu affaire à une vie d'homme, avec ses moments de désespoir, mais aussi ceux de légèreté, et de résilience.
Si le sujet est grave, et le portrait de l'Irlande, parfois cruel, le livre n'est jamais pesant, et malgré la longueur, se lit très bien. J'ai notamment apprécié les dialogues, touffus, très réalistes et très vivants. Beaucoup de personnages, haut en couleurs ( mention spéciale pour le père adoptif de Cyril) , restent en mémoire une fois le livre fermé, tant ils sont décrits avec bienveillance, même empêtrés dans leurs contradictions ou confrontés à leurs faiblesses .
Le livre semble avoir rencontré beaucoup de succès en Irlande. Je l'ai lu lors d'un voyage en Ecosse, dont le retour s'est fait par l'Irlande. Ayant beaucoup aimé ce livre, j'ai voulu acheter sa version originale pour des amis anglicistes : il était sur la table des meilleures ventes. Et la libraire m'en a dit beaucoup de bien. Elle m'a également conseillé «  Ladder of years » de Anne Tyler.

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Translating a novel that is specifically about a place, in this case Ireland, and which uses language to convey a sense of place can't be easy. The French translation of John Boyne's marvelous books does a great job though. Beautifully translated from the original English, it doesn't lose the impact of the original as we follow Cyril Avery across 70 years of Irish history.
A beautiful, unmissable read you won't put down once you started it

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Cyril voit le jour à Dublin en 1945. Sa mère, une jeune fille de 16 ans chassée de Goleen, petit village près de Cork, a été obligée de quitter sa famille pour la honte qu'elle a jeté sur ses parents. Démunie, elle décide très vite d'abandonner ce fils qu'elle ne pourra pas élever. Adopté par les Avery, dont il ne sera toujours que le fils adoptif, Cyril grandit dans une Irlande puritaine et rigide. de son homosexualité, il ne pourra jamais parler et encore moins la vivre au grand jour. C'est en quittant son pays, en voyageant, qu'il pourra doucement se construire. Mais c'est sans compter sur son destin plus que chaotique...

Durant plus de 500 pages, John Boyne nous livre le roman poignant de la vie de son personnage. Si l'homosexualité de Cyril est la toile de fond, on est avant tout plongé dans le quotidien irlandais, hollandais et américain de ces jeunes hommes rejetés de tous, sans avenir et pour qui le droit de vivre était un combat.
Par étape de 7 ans, nous suivons l'évolution de Cyril, sa conquête vers la liberté, son envie de bonheur et les regrets des mensonges qu'il a du multiplier.
C'est avec un magnifique écriture, fluide et limpide, que John Boyne nous enchante... Un roman fort et vrai...

Un grand merci à NetGalley et aux éditions JC Lattès pour leur confiance...

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Cette fresque sur le destin d'un homosexuel né d'une fille- mère dans la très catholique Irlande en 1945 ne peut laisser insensible.

Vous serez tour à tour ému, révolté parfois amusé, complètement emporté! John Boyne nous offre un roman ambitieux, une vraie réussite!

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Ce roman vous propose un voyage en Irlande de 1945 à nos jours et plus particulièrement dans la vie du personnage principal de ce livre : Cyril Avery.

De Dublin à Amsterdam en passant par New-York, j’ai apprécié suivre la vie de Cyril. Par l’intermédiaire de ce personnage, nous en apprenons beaucoup sur l’Irlande et également le combat des homosexuels pour leur reconnaissance. Une vie semée d’embuches, mais aussi pleine de moments joyeux. Un roman lumineux, triste et gai à la fois.

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J’ai lu un roman de John Boyne il y a quelques années que j’avais beaucoup aimé. Le résumé de ce titre étant bien différent, j’ai tout de même voulu me laisser tenter.

Le premier chapitre m’a mis une grosse claque. L’auteur nous donne directement le ton de ce que sera le reste du roman, un texte dur et chargé d’émotions. Le narrateur de ce chapitre est Cyril. On rencontre sa mère Catherine, les raisons de sa venue à Dublin, les rencontres qu’elle a pu faire. On découvre alors Dublin et l’Irlande dans toute sa laideur. Un pays strict, dominé par l’Eglise. La description qu’elle nous fait de la fuite de son petit village est glaçante. Imaginez une jeune fille enceinte hors mariage. Elle sera humiliée et bannie par sa famille. Ce chapitre se conclut par la naissance de Cyril. Une fin de chapitre tragique, violente et cruelle, à l’image de ce que sera la suite du roman.

On va ensuite traverser la vie de Cyril pendant près de 70 ans. On fera un bond de 7 années entre chaque chapitre. Le roman commence lorsqu’il a 7 ans et rencontre celui qui sera son meilleur ami, Julian. Il s’achèvera à sa mort. Et l’on devient alors spectateur d’une vie si riche, si intense, malheureuse et belle, pleine d’amour et de violence. Cyril se rendra vite compte qu’il est différent, qu’il aime les hommes. Dans ce pays très conservateur, impossible d’assumer et de se dévoiler au grand jour. Les différents drames de sa vie l’obligeront à changer à de nombreuses reprises de trajectoires. Nouvel emploi, nouveau pays, nouvelle rencontre. On quittera alors l’Irlande pour d’autres pays, où même s’il pourra y vivre sans se cacher, le simple fait d’aimer un autre homme semble si difficile à faire comprendre aux gens.

Je me suis vraiment attachée à Cyril. J’ai souffert avec lui tout au long du roman. Être témoin de toute la violence à laquelle les homosexuels ont étés confrontés au cours du 20ème siècle est difficile à lire. Je me suis réjouie aussi quand la vie lui était plus clémente, heureuse de le sentir un peu apaisé. Les personnages qui l’entourent sont tout aussi attachants et assez originaux. J’ai beaucoup aimé le personnage de sa mère adoptive. Une femme libre, un peu fantasque, écrivain, mais qui souhaite surtout ne pas connaître le succès. Toute une galerie de personnages qui joueront tous un rôle important dans sa vie, qui l’aimeront à leur manière, souvent maladroitement mais avec beaucoup de respect et de tendresse.

Difficile de refermer ce livre tant j’aurai voulu passer encore quelques années en compagnie de Cyril. Un personnage fort, marquant qui ne peut que toucher ceux qui s’aventureront à lire ce roman magnifique et tragique à la fois.

Une merveille. Ne pas laisser passer ce roman sans le lire. Coup de poing garanti.

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Ticket gagnant pour cette pépite de la rentrée littéraire!
Le long chemin de croix d’un homosexuel né après-guerre dans la Très Catholique Irlande.

Sur un ton délibérément décoincé et même parfois délirant, le mal-être d’un homme se confronte à l’hypocrisie d’une société bien-pensante, tenue rênes serrées par le pouvoir religieux.

De 7 ans en 7 ans, une tranche de la vie de Cyril Avery se raconte, finissant chaque fois par un événement spectaculaire de cocasserie ou de démesure. Sept décennies de parcours personnel, faites de drames mais aussi de bonheur, accompagnant l’évolution sociétale sur la cause homosexuelle, la fracture terrible du Sida et le changement des mentalités (l’Irlande a été le premier pays à autoriser le mariage gay par référendum)

Si la lecture se fait avec le sourire aux lèvres, devant l’incongruité des situations et la caricature de certains personnages, certaines scènes restent très rudes et le ton grinçant ne cache en rien le dramatique thème de société, fait de duplicité, d’effroi et de stigmatisation.

C’est cet exercice d’équilibriste entre l’épouvante et l’hilarité qui donne tout le sel au roman, dressant un solide réquisitoire, sans pour autant délaisser la trame romanesque et des personnages attachants. Un récit habilement construit, pétri d’humanité et d’émotion, surfant sur l’autodérision et le comique de situation.

Épatante découverte

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Je ne connaissais pas l'auteur et c'est le titre qui m'a interpellée, je l'ai trouvé très beau et à l'image sans conteste du roman qui l'est également.

Cyril le personnage principal du roman n'a pas eu beaucoup de chance dans sa vie. Né d'une fille-mère de 16 ans en Irlande, il est abandonné par celle-ci et adopté par une famille assez étonnante. La mère est une écrivaine qui fuit le succès et le père est à la fois un escroc et un séducteur qui passe son temps à lui rabâcher qu'il ne sera jamais un véritable Avery.
Parti plutôt mal dans la vie, il n'a pour seul ami que le jeune Julian qu'il admire pour tout ce qu'il représente et que lui Cyril ne sera jamais.
La découverte de son homosexualité sera une blessure supplémentaire pour Cyril surtout quand il comprendra qu'il est amoureux de Julian et que cet amour n'a aucun avenir car Julian est un véritable séducteur qui change de femmes comme de chemise.
Cette honte, ce secret qui lui pèse dans cette Irlande ultrareligieuse, le risque d'être découvert et d'être encore davantage rejeté tout ceci donne un roman terriblement fort et extrêmement émouvant.
Le personnage de Cyril nous émeut tout au long de sa vie et sa situation nous révolte.

Malgré quelques longueurs qui parfois plombe un peu le récit, l'écriture de l'auteur est puissante et forte et sied parfaitement à ce type d'histoire qui mêle à la fois l'Histoire et la fiction.

C'est une belle histoire, un beau voyage dans les pas de Cyril et de sa famille pendant que les temps changent et que l'église perd un peu de sa suprématie sur la vie des Irlandais.

Un grand merci aux Editions JC Lattés et à NetGalley pour cette bien belle histoire.

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Attention roman addictif, qui frôle le chef-d’œuvre !
Malgré quelques ficelles du scénario qui permettent de dérouler toute l'histoire du héros en la croisant avec celle de l'homosexualité en Irlande et ailleurs au cours du 20ème siècle, ce roman est une pépite qui nous fait passer du sourire aux larmes, trop souvent les larmes d'ailleurs... Mais c'est hélas conforme à la réalité.
Bravo, et mon premier coup de cœur de la rentrée littéraire 2018 !

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Merci à Netgalley et aux éditions JC Lattès pour cette lecture de la Rentrée Littéraire 2018. Dans "Les fureurs invisibles du coeur", on suit pas à pas , Cyril. Né d'une fille-mère bannie de son village sous la vindicte populaire , ce garçon adopté par un couple hors du commun, va nous mener sur ses traces à travers le 20 eme siècle en Irlande. 

Perdu dans son identité, c'est subissant cette histoire en mouvement, qu'il va partir en quête de qui il est. Amis, amours , famille, Cyril ne va avoir de cesse de chercher dans chaque regard, chaque rencontre, une étincelle qui donnerait un sens à sa vie. Et il va connaître, tous les tourments du siècle. De Dublin, à Amsterdam en passant par New York, l'auteur livre le voile sur la mentalité d'un siècle où seules les convenances semblaient de mises. 

Tour à tour, émouvant et révoltant, ce roman qui tient plus de la fresque que de la simple histoire, est porté par une plume toute britannique maniant lyrisme, grandes envolées, et humour décapant. Servie par une galerie de portraits, que l'on se plait à aimer ou à détester, au final, ce récit porte et interpelle. J'ai personnellement beaucoup apprécié le personnage d'Alice Woodbead, pour son caractère bien trempé , son humour inégalable et sa force indéniable. 

Alors certes , quelques longueurs sont à déplorer , et le personnage principal, n'est pas pour moi celui qui sort du lot, mais ce roman se fera sans aucun doute une place intéressante dans la rentrée littéraire. Avis aux amateurs.

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Un roman sublime qui m'a transportée. J'avais énormément de mal à le fermer. L'écriture est belle, fluide. Le personnage principal est extrêmement attachant.
Les pages défilent et on regrette que la lecture soit presque finie.
C'est un grand roman avec des thèmes forts.
Une lecture enrichissante que je vous recommande.
Les fureurs invisibles du cœur reste à ce jour ma plus belle découverte de l'année 2018.
Magnifique !

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