Les Orphelins du bout du monde

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Publication 1 juin 2017 | Archivage 2 août 2017

Résumé

Au début du XXe siècle, une somptueuse histoire d’amour à l’atmosphère ensorcelante, avec pour toile de fond les vastes plaines de l’Ouest australien, terres ancestrales du peuple aborigène. 


Abandonnée par sa famille dans le désert australien, Leonora est une miraculée. Confiée à un orphelinat, la fillette tisse une amitié aussi forte qu’éphémère avec un petit irlandais rebelle, James O’Reilly. Mais leurs chemins se séparent lorsque Leonora est adoptée par les Fairfield, un couple d’industriels américains.
Des années plus tard, c’est une belle héritière qui débarque sur les terres australes, au bras de son époux, le séduisant et ambitieux Alex Harrington, chargé de gérer la mine des Fairfield. Mais alors que le couple s’installe dans sa nouvelle demeure de Wanjarri Downs, Leonora croise le chemin de James, embauché pour diriger le ranch. Les retrouvailles sont délicates : leur amitié, toujours aussi forte, doit rester secrète car Alex ignore tout du passé de Leonora. Mais comment résister à cette force qui semble pousser Leonora irrémédiablement dans les pas de James ?
Leonora veut divorcer, cesser cette mascarade ; ses sentiments pour Alex sont morts. Mais ce dernier mis au défi par sa femme, harcelé par les mineurs qui se mutinent contre lui, va bientôt laisser éclater une violence folle, terrible, dont personne, pas même James, ne sortira indemne…  

Au début du XXe siècle, une somptueuse histoire d’amour à l’atmosphère ensorcelante, avec pour toile de fond les vastes plaines de l’Ouest australien, terres ancestrales du peuple aborigène. 


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ISBN 9782714473950
PRIX

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

Harmony Verna vit à Newtown, Connecticut, avec son mari et leurs trois enfants. Après vingt années passées à travailler dans la communication, elle est désormais auteur pour la télévision et la presse américaines. Les Orphelins du bout du monde est son premier roman. C’est une très belle une somptueuse histoire d'amour à l'atmosphère ensorcelante que signe l’auteure, avec pour toile de fond les vastes plaines de l'Ouest australien, terres ancestrales du peuple aborigène.

Par son atmosphère envoûtante et la force de ses personnages, Les orphelins du bout du monde s'inscrit dans l'exacte lignée des chefs d'œuvre de Tamara McKinley, de Sarah Lark ou de Colleen McCullough. Paysages sauvages, terres arides, brûlées par le soleil, histoire poignante et destins brisés, amours impossibles, désillusions, vengeances et trahisons... Impossible de ne pas penser au best-seller international Les oiseaux se cachent pour mourir ! On y retrouve en effet tous les ingrédients qui font le succès de ces grandes et belles sagas familiales qu’on aime tant !

L’intrigue d’Harmony Verna mêle à la perfection amour, suspens et aventure. Le destin tragique de Leonora, héroïne aussi attachante que solitaire et fragile, a vraiment tout pour captiver la lectrice dès les premières pages et on se laisse facilement emporter dans cette histoire de survie, où seuls payent le courage, le travail et l’obstination.

Pourtant, en dépit d’une histoire poignante, il faut reconnaître que Les orphelins du bout du monde peine à se hisser au niveau du best-seller international de Colleen McCullough. Si le roman a des qualités indéniables, il s’y passe aussi (à mon goût) un peu trop de tragédies et de malheurs pour que l’on puisse véritablement y croire ! C’est d’autant plus regrettable que l’auteure se montre convaincante dans ses descriptions du bush australien et ses paysages grandioses !

Si Harmony Verna rend un bel hommage à l’Australie du début du XXème siècle, aux colons ainsi qu’aux Aborigènes, dont le sort et la condition si peu enviables font monter les larmes aux yeux et serrer les poings de rage, elle « gâche » malheureusement l’atmosphère de son histoire par des passages d’une trop grande mièvrerie ! Si certains aspects de du roman sont captivants, d’autres en revanche paraissent trop faciles et peu crédibles…

L'impression qu'il m’en reste est celle d'un roman un peu trop inégal, qui aurait gagné à être davantage resserré. Mais force est d’admettre que le divertissement annoncé est tout de même au rendez-vous ! Les orphelins du bout du monde est un bon gros roman de vacances qui fera certainement le bonheur de toutes les lectrices en quête de passion et de dépaysement ! Glissez-le dans votre sac de plage, vous vous ferez votre idée !

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Un roman découvert par hasard sur le site Netgalley.fr.
Merci aux éditions Belfond et à Netgalley pour ce partenariat.

J'ai beaucoup aimé me plonger dans l'atmosphère des mines et grands domaines australiens.

Un roman qui m'a fait voyager, sentir le bush aride, le soleil brûlant, humer la terre rouge. Quelle ambiance !

Leonora est une petite fille qui a été abandonnée dans le bush par son père, puis confiée à un orphelinat où elle va se lier d'amitié avec James, un jeune irlandais. Séparés lorsque Leonora sera adoptée par une famille américaine, c'est bien des années plus tard qu'ils vont se retrouver en Australie.

Leonora a un destin tragique (l'auteure lui voulait vraiment du mal) et n'est pas une héroïne forte, c'est tout le contraire. Plutôt timorée, elle nous donne envie de la prendre sous notre aile pour la protéger. Malgré quelques pointes de courage, sa vie n'aura rien de simple ni de joyeux. Une mère adoptive rigide, un père adoptif fuyant, un mari violent et soupe-au-lait. Reste James, ami de toujours, amour, amant; Tom, qui deviendra aussi son ami.

J'ai grandement apprécié ce pavé, lu en très peu de temps.
Même si les personnages sont malmenés du début à la fin, c'était un plaisir de voyager en Australie, de découvrir le bush et les Aborigènes (peuple brimé au possible), de me perdre dans grandes étendues noyées sous le soleil.

Une belle romance qui fait voyager. Parfait pour la période des vacances.

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L’Australie tient une place très spéciale dans mon cœur. Par conséquent, je suis naturellement attirée par les romans qui se déroulent dans ce cadre fabuleux. En lisant le résumé de ce livre, je m’attendais à une histoire poignante et émouvante. Cela fut bel et bien le cas. Préparez-vous à sortir les mouchoirs car vous avez là une fresque bouleversante !

Quelle destinée que celle de tous ces personnages que la vie n’a pas épargnés ! Le lecteur se prend facilement d’affection pour la petite Leonora ballotée du bush à l’orphelinat avant d’intégrer une riche famille aux États-Unis. Elle est si souvent malmenée que l’on n’en vient à se demander si la vie va finir par lui offrir un peu de répit et de bonheur. L’auteure nous offre avec Leonora et James une histoire à rebondissements véritablement captivante que je vous conseille vivement de lire jusqu’au bout pour en connaître l’épilogue. Pour cela, il faudra dévorer 576 pages. Ma crainte initiale était qu’un tel pavé s’accompagnerait de longueurs enquiquinantes. Eh bien, pour une fois, je n’ai pas vu le temps passer ! C’est une intrigue très rythmée qui m’a fascinée. L’écriture est fluide, imagée, vivante. On voit vraiment le film défiler devant les yeux au fil des chapitres.

Tous les ingrédients sont réunis dans cette saga réussie qui est à la fois dépaysante et instructive. Dans ces terres hostiles du début du XXe siècle, le lecteur en apprend plus sur le traitement du peuple aborigène, la culture locale et la vie quotidienne rude des mineurs. Entre la pauvreté, les maladies et la condition féminine, l’auteure n’a pas ménagé ses efforts pour planter décor dramatique mais crédible. Petite mention spéciale pour le personnage déchirant de Ghan que l’on découvre en filigrane. Cabossé par la vie, il tient un rôle secondaire mais pourtant capital dans le destin de Leonora et de James. Ses apparitions ne sont jamais anodines et très bien mises en avant par l’auteure.

Les orphelins du bout du monde est une excellente surprise que je recommande vivement.

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Deux orphelins trous personnages principaux aux destins difficiles qui ne vont cesser de se retrouver et d'être séparés....

L'Australie , les Etats Unis , la première guerre mondiale et les inégalité, les injustices d'une époque où l'homme blanc riche écrase les autres.... tout y est pour faire un beau roman plein de partage, d'amour, d'amitié sur fond de grands espaces australiens.

La lecture est agréable et entrainante, et même si parfois le lecteur se doute de la suite logique des faits, les mots continuent leur voyage et le plaisir de la lecture est intact.

Un très beau roman à lire tranquillement pour passer un agréable moment de détente.

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Merci à Netgalley et aux éditions Belfond pour cette lecture. "Les orphelins du bout du monde " est un roman qui m'a littéralement époustouflé. Mais laissez-moi vous en dire un peu plus.

Le lecteur fait la connaissance de Leonora, petite fille abandonnée dans le bush australien en pleine chaleur. Sauvée par un mineur au grand coeur puis confiée à un orphelinat cette petite fille mutique ne va accorder sa confiance qu'à un jeune garçon appelé James. Mais adoptée par un couple d'américains, James et Léonora sont très vite séparés. Mais dès années plus tard, ces deux âmes liées, se retrouvent quand Leonora, épouse du puissant Alex Harrington suit son mari en Australie pour commencer une nouvelle vie.

Les personnages de ce roman sont tout simplement incroyable, et attachants. Leonora, petite fille perdue qui cherche ses racines et sa place. James, l'orphelin renfermé, aux valeurs humaines incroyables , Tom son ami jovial,mais bien souvent trop gentil. Ghan , le mineur protecteur, ou encore Alex que l'on déteste cordialement pour sa violence, son irrespect, sa vénalité. Chacun y trouve son compte, pour ma part, j'ai adoré Tom pour son caractère désinvolte qui apporte beaucoup d'humour et de légéreté dans une situation dramatique.

Ce roman nous conte une vraie belle histoire d'amour, entre deux âmes destinées l'une à l'autre , que le destin passe son temps à séparer , mais qu'un ange gardien bien singulier va réunir à plusieurs reprises.

Cette histoire d'amour est un véritable tourbillon de sentiments décrits avec une finesse et une justesse telle , que l'on ne peut s'empêcher d'être touché en plein coeur. On rit, on pleure, on réfléchit et on compatit, mais surtout on est toujours sur le fil entre joie et peine, ne sachant pas de quel côté basculer. Et le pire c'est que l'on en redemande, les pages tournent à un rythme effréné tant on est porté au coeur du bush australien par la fluidité de la plume.

Car au-delà de l'histoire d'amour, l'auteure livre ici une véritable fresque historique de l'australie au début du XXéme siècle. On y découvre ainsi le développement de l'industrie minière, les premières révoltes des mineurs, ou encore la façon dont sont traités les aborigènes . Le tout servie par des lieux et des paysages époustouflants, si bien décrits qu'on a l'impression de parcourir la mine avec Ghan, de chevaucher aux côtés de James, où de prendre le thé à la table de Leonora .

En bref un véritable bijou de roman à découvrir de toute urgence !

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Quel joli roman :)
J'aime beaucoup les ouvrages se déroulant en Australie, et Les orphelins du bout du monde est une réussite.
J'ai passé un très bon moment en compagnie de Léonora et James.
Orphelins tous les deux, Léonora est une survivante qui a été abandonnée par son père dans le désert. Elle s'en est sortie par miracle et est resté à l'orphelinat avant d'être adoptée par un riche couple d'américains.
James va lui aussi être adopté et leurs chemins vont donc se séparer, mais ils ne s'oublient pas pour autant.
Le destin va leur permettre de se croiser de nouveau, alors que Léonora est une jeune mariée, dont le mari n'est pas facile..
Vont t'il se reconnaître malgré les années ? Et qu'en pensera le mari, qui ne sait rien du passé de son épouse, de son adoption...
J'ai aimé l'histoire, l'ambiance, les personnages.
Tout m'a plu dans ce roman, qui est bien ficelé, captivant, et je suis ravie d'avoir découvert ce roman grâce au site Net Galley et aux éditions Belfond :)
Une réussite qui plaira aux amateurs de romans se déroulant en Australie :)

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Le titre est très évocateur et a attisé ma curiosité, et je suis ravie d'avoir eu la merveilleuse opportunité de découvrir Les orphelins du bout du monde, qui a été un coup de cœur. Cependant, je ne me suis pas rendue compte de cela immédiatement, mais il m’a fallu attendre de comprendre toutes les traces que cette lecture avait laissées en moi. En effet, ma lecture m’avait évidemment plu, pour plein de raisons différentes (intrigue, personnage, écriture) mais, en même temps, ce n’est pas un livre que, une fois refermé, j’avais envie de relire sur le champ.

J’ai beaucoup aimé ma lecture, mais la particularité de la narration est sa douceur ; quel que soit le point de vue abordé, les personnages sont dans une forme de pacification qui mène l’intrigue avec délicatesse. Les scènes d’action sont certes rares, il n’empêche que l’on ne s’ennuie jamais. En fait, le roman est surtout un condensé d’émotion à l’état pur. Ma lecture n’a cessé de me toucher directement au cœur, m’envoyant comme des impulsions électriques jusqu’à l’implosion. Vous l’aurez compris, ce livre m’a bouleversée !

L’intrigue y est fortement pour quelque chose. Elle est pleine de surprises, mais ce n’est même pas ce que j’en est retenu ; cela ne me semble pas être le but principal de l’auteur. Dès le début (et rien que le titre) permet de comprendre que les thèmes traités ne seront pas gais : abandon, manque, perte... Pourtant, et c’est ce que je trouve magistral dans cet ouvrage, l’ambiance n’est pas sombre. Si des événements malheureux ne cessent de s’enchaîner, ils sont toujours tournés de façon à entrevoir une lueur d’espoir que le lecteur comme les personnages poursuivent.

Au final, cette lecture fait du bien, car, malgré toute la tristesse qui émanent d’eux, les personnages sont apaisants. Tout d’abord, ils sont tous innocents, et semblent soumis à un destin qui les dépasse ; ils semblent même animés par une force suprême qui par moments les éloigne, par d’autre les rapprochent. Dans ce mouvement perpétuel, eux restent purs alors qu’ils ne sont entourés que par des brutes. Et ce contraste est réellement ce qui fait la force du livre ; le cheminement individuel est personnages est intéressant, c’est leur réunion qui m’a le plus touchée.

Concernant les personnages, Leonora et James sont clairement faits l’un pour l’autre dès le début, comme des âmes sœurs : ils se ressemblent, tout simplement. J’ai d’ailleurs du mal à les caractériser séparément... Leonora m’a beaucoup émue ; elle n’est pas insensible à la douleur, la peine n’a pas été absente de sa vie, mais elle reste bonne et altruiste. La seule chose qui m’a surprise est le changement de personnalité que l’on découvre une fois qu’elle a grandi. Et là s’est trouvé tout le talent de l’auteur en découvrant que le changement extérieur ne traduisait pas son être profond. James, quant à lui, est plus tumultueux, révolté contre le monde dans lequel il vit ; au final, on comprend qu’il est guidé par ses émotions, tout comme Leonora. Pour le reste, il garde en lui cette part d’insouciance, d’innocence, et il affronte volontiers la brutalité pour aider autrui. En somme, si James et Leonora sont complémentaires de par leurs personnalités respectives, ils ont surtout la même façon de penser et de voir le monde, et c’est ce qui permet de rendre l’histoire belle et touchante. En revanche, je déplore que les autres personnages soient trop effacés en comparaison de ces personnages fragiles mais forts de l’attachement qu’ils créent...

Enfin, le dernier élément qui vient fignoler la beauté du livre est la plume de l’auteur. Elle est délicate, parfaitement en adéquation avec le style du livre ; tout en restant fluide, on sent que l’écriture est très travaillée : chaque mot semble calculé, réfléchi. Précisons juste que toute la douceur que dégage ce livre peut faire sembler certains passages longs, alors que je les ai plutôt vécus avec la légèreté d’une plume portée par l’intrigue.

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Je dois vous avouer que j'ai tellement aimé découvrir ce roman, ce quasi coup de cœur, que j'ai peur de trop vous en dire. Il faut dire que, dès le début de l'ouvrage, on sait que ce roman va être une merveille : la langue est belle, le texte prenant et déjà une myriade d’émotions commence à venir nous ébranler. Nous sommes placés directement dans l'action, jetés dans le Bush australien, dans la fournaise et la pauvreté. Abandonner son enfant pour, peut-être, continuer soi-même à vivre. On rencontre Ghan, le personnage le plus attachant du roman à mes yeux, celui qui reste, comme un point fixe, au fil des pages, a essayer de réparer le monde sans en avoir les moyens. Et pourtant, il sauve une petite survivante, brûlée, déshydratée, mais toujours vivante, Léonora. Traumatisée par l'abandon, elle s'enferme dans un mutisme et continue de voir son monde s’effriter, bringuebalée ça et là.

Les personnages sont tous très bien construits. Leur personnalité, leurs qualités, leurs défauts, leur passé, tout a une importance. On s'attache, on déteste, on a pitié, aucun rôle n'est laissé au hasard et aucun ne nous laisse indifférent. Nous sommes face à une fresque historique et familiale, nous voyons différents aspects de cette famille : être toujours bien, sous toutes coutures, être père d'une multitude d'orphelins et tout leur donner, être pauvre mais avoir le cœur sur la main, vivre uniquement pour l'être aimé et haïr ce qui peut lui survivre, l'abandon, le recueil, l'amour. Ce roman ne suit pas de plan tout fait, les acteurs de l'histoire et leurs interactions sont entiers et se matérialisent presque devant nos yeux.

On pourrait croire que le texte est larmoyant, mais non, il se rapproche plus des tragédies historiques : la place de la femme dans la société au XIXème siècle, les droits que les hommes pouvaient s'octroyer, la place de l’Église, les mines, la guerre, la maladie, la mort et surtout le Bush, qui aujourd’hui encore est réputé pour être un terrible brasier. Chaque événement, aussi prenant soit-il, prend sa place dans le récit et amène à découvrir des choses, à craindre pour la vie de certains, et à pleurer pour d'autres. Alors peut-être que les gens qui adorent l'action ne seront pas transportés, mais pour moi, c'est une grande réussite. Ni trop ni pas assez, ce roman est juste. La désillusion a une place centrale dans le texte, presque tous les personnages ont connu quelque chose de vraiment très difficile, les choix qui ont pu en découler nous éclaire sur les personnalités. Je me répète mais ce livre est vraiment superbe.

Gros plus : la question des aborigènes. Ce n'est pas un peuple qui a une grande place dans la littérature, ou alors sous forme de mythe, une idée du « bon sauvage ». Merci d'en avoir fait des êtres humains, avec des sentiments. Merci d'avoir montré la cruauté de l’Église et de l’État envers eux, alors que c'est leur terre et qu'ils ont été colonisés. J'aurai aimé en voir beaucoup beaucoup plus, mais j'ai espoir.

L'écriture est belle, prenante, Harmony Verna maîtrise très bien sa plume. Cependant deux parties se distinguent très bien, le début accroche, certes, mais est un peu lent (même si mes premières larmes sont arrivée dès la première cinquantaine de pages). Il y a énormément de descriptions et surtout passé la séparation entre James (quel petit chouchou, vous verrez) et Léonora, il y a énormément de face à face entre leurs deux vies. C'est un peu long mais on peut voir l'évolution de leurs vies, en parallèle et même si ça annonce la seconde partie, c'est très agréable ! Et vous vous doutez que cette seconde partie dont je parle ce concentrera sur nos deux personnages principaux et sur une possible réunion.

En bref, c'est un roman que je vous conseille vraiment. Alors certes, il y a un côté pavé non négligeable, mais arrivé à un peu moins de la moitié, les pages défilent à une vitesse folle, on est accroché, et on ne peut plus le reposer. Lisez-le, aimez-le et venez m'en parler, si ce n'est pas déjà fait !

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En Australie, au début du 20ème siècle, James et Léonarda sont 2 orphelins qui se rencontrent à l'orphelinat sous l'égide du père Mc Intyre. La petite fille ne parle pas depuis son abandon qui l'a traumatisé. James est arrivé à l'âge d'une semaine et a été élevé par l'homme d'église qui le considère comme son fils. Ce dernier est lui-même à l'écart des autres enfants, il n'a aucun ami et un lien très fort se tisse entre lui et la petite fille.
La vie à l'orphelinat s'écoule à peu près sereinement pendant quelques années jusu'à ce que James parte avec sa tante et son oncle, la seule famile qui lui reste, tandis que Léonarda est adoptée par un couple de riches américains qui la font passer pour leur nièce.
Qualques années plus tard, James et Léonarda se retrouvent : elle vit un mariage malheureux, lui est intendant dans son ranch. Les liens forts du passé n'ont pas disparus et la force de leur attachement est plus que présent.

Dès les premières pages du livre, mon coeur s'est serré et plusieurs fois les larmes me sont montées aux yeux.L'Australie est alors un pays encore sauvage, bien que magnifique et grandiose et la vie y est rude.
Je ne connaissais pas cette auteure et j'ai retrouvé une écriture similaire avec celle de Sarah Lark (dont je vous recommande la série Le pays du nuage blanc).

Les descriptions sont très précises. La rudesse de la vie alors y est très bien décrite sans verser dans le mélo malgré la tristesse de certains passages. Les thèmes de l'orphelinat à cette époque, de la vie des mineurs, la pauvreté y sont abordés.

J'ai vraiment adoré cette lecture et j'ai eu un gros coup de coeur avec 2 bémols toutefois : l'épilogue qui arrive bien trop vite à mon goût et qui masque une partie de l'histoire qui aurait mérité d'être écrite, et certains passages inégaux. De plus, le personnage de Ghan qui revient tout au long de l'histoire, depuis les premières pages, comme un fil rouge aurait mérité une autre implication dans la vie de Léonarda et une autre fin. L'accent est plutôt mis sur le personnage de Léonarda qui fait face comme elle peut aux événements difficiles et douloureux de sa vie.

Ce roman reste pour moi un gros coup de coeur (je me répète!). C'est une belle fresque sauvage et romanesque qui vous dépaysera!

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