Et si tu n'existais pas

Ce titre a été archivé. Il est désormais indisponible sur NetGalley.

Commandez ou achetez ce livre dans votre point de vente préféré !

Connectez-vous pour accéder au titre.
Publication 2 janv. 2017 | Archivage 29 août 2017

Résumé

Ce livre, c’est un peu comme un secret que je vais dire à tout le monde. L’histoire d’un engagement que j’ai pris enfant et que je n’ai jamais oublié. 
Nous sommes dans les années quarante. J’ai six ans et je n’ai jamais vu ma mère. Un dimanche de juillet, elle arrive dans une belle Citroën noire et m’emporte en dix minutes. Ma nourrice court dans la poussière blanche soulevée par la voiture et jette son tablier noir sur sa tête. Je grimpe contre la lunette arrière et je lui dis en moi-même : Je te retrouverai, je te le jure. »

Ce livre, c’est un peu comme un secret que je vais dire à tout le monde. L’histoire d’un engagement que j’ai pris enfant et que je n’ai jamais oublié. 
Nous sommes dans les années quarante. J’ai six...


Formats disponibles

FORMAT Ebook
ISBN 9782234081604
PRIX 6,49 € (EUR)

Disponible sur NetGalley

Envoyer vers mon Kindle (MOBI)
Télécharger (EPUB)

Chroniques partagées sur la page du titre

Je viens de terminer ce texte et j’en suis absolument charmée. C’est son résumé qui m’avait plu, ne connaissant pas du tout l’auteure. Cette scène initiale de l’arrachement d’une enfant à sa nourrice par une mère qu’elle n’avait jamais vu m’a intriguée. Ayant déjà largement de quoi faire dans ma bibliothèque, je n’avais pas pris ce livre, et puis j’y suis revenue, l’envie étant la plus forte (c’est souvent bon signe). Et j’ai bien fait vu qu’il n’est pas resté plus de quelques jours dans ma PAL (fait exceptionnel). Le résumé dit tout, l’histoire est assez simple, mais il y a bien plus dans ce roman. Comme on peut s’en douter, cette enfant va passer plusieurs années à rechercher celle qu’elle ne connait que sous le nom de Yaya. Rejetant cette famille qui ne l’a pas accueillie comme elle l’aurait dû, elle n’aspire qu’à retrouver un peu de la douceur passée. Le texte qui nous raconte ces errances est d’une sensibilité à fleur de peau. On ne peut que verser quelques larmes à la lecture des dernières pages, pour ce qu’elles racontent et parce qu’il va falloir sortir de ce cocon qu’a su créer Claire Gallois. Et pourtant, le texte est dur. Il ne s’agit pas d’un petit récit gentillet sur l’enfance. Ce que vit cette enfant n’est pas enviable et on voudrait pouvoir la prendre dans nos bras pour lui apprendre que la vie, ce n’est pas toujours comme ça. Mais elle le sait, car elle a connu des temps plus heureux, ce qui rend son sort encore plus cruel. Le paradis perdu l’est réellement et ne laisse aucun espoir. Je me suis demandée si le livre était autobiographique, ou s’il racontait une histoire de famille, mais finalement, je n’ai pas vérifié. Qu’importe l’origine, le texte est beau et cela suffit. N’hésitez donc pas à dévorer cette petite pépite douce amère.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Si j'ai bien aimé la plume de Claire Gallois, j'avoue avoir été un peu perturbée par ma lecture ... C'est l'histoire d'une petite fille qui vie avec sa nourrice Yaya. On ne sait pas trop pourquoi mais sa mère l'a abandonnée bébé aux mains de sa nourrice. La narratrice nous raconte les moments passés avec Yaya, son enfance, le bonheur de ces moments jusqu'au jour où sa mère débarque pour l'emmener vivre à nouveau avec sa famille. Et là, j'ai été perdue ... Pourquoi après tout ce temps ? Pourquoi alors qu'il y a d'autres membres de la famille, a-t-elle été laissée aux bons soins de Yaya pour être subitement catapultée dans ce qui aurait dû être sa famille et son quotidien ?! J'ai eu le sentiment d'avoir loupé quelque chose entre l'enfance avec Yaya et le retour à la vie avec ses parents. Je me demandais ce qui se cachait autour de ça, autour peut-être de sa naissance... Je me suis posée énormément de questions, j'ai même été jusque supposer plein de choses pour finalement me rendre compte que peut-être pas, peut-être que non. Si je me suis un peu retrouvée perdue dans cette lecture j'ai trouvé le lien entre l'enfant et sa nourrice très touchant, et cette promesse "je te retrouverai, je te le jure" qu'on pense qu'un enfant oubliera... Ce lien est finalement plus fort que celui avec sa mère et sa famille. Yaya est un peu la mère de substitution qu'on enlève à la narratrice, une blessure qui ne se refermera pas si facilement. Finalement, c'est un sentiment plutôt mitigé pour ce roman. J'aime la façon d'écrire de Claire Gallois, mais il y a un moment dans le roman, j'ai du perdre le fil sans jamais vraiment le retrouver ... Dommage.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

144 pages de souvenirs d'une enfance peu commune, c'est presque trop court tant la prose est belle mais il n'y a pourtant pas un mot à ajouter. Un roman délicat et sensible qui a l'intelligence d'éviter tout pathos alors qu'il y aurait de quoi renier père et mère ! La mère, dans ce roman, est devenue sourde à la naissance de la narratrice, et s'est débarrassée du nourrisson auprès d'une nourrice. Au retour de la mère "indigne", la vie change pour la gamine qui passe d'une enfance comblée à la campagne au cercle étriqué de la bourgeoisie parisienne. Dans un texte sans chapitres qui semblent égrener des souvenirs, Claire Gallois dissèque deux mondes que tout oppose et défait les liens familiaux : une mère peut-elle ne pas aimer son enfant, et en miroir, une mère par procuration (adoptive) peut-elle être celle qui dispense le bonheur et l'amour ? Le roman, hors cette question d'amour maternel et des liens du sang, évoque en filigrane les secrets de famille et ce qu'ils peuvent peser sur la vie d'un enfant (quel est le rôle réel de ce Monseigneur ? est-il le géniteur ? et cette grand-mère omnipotente qui se pose en régente ? quel est le vrai lien entre Yaya la nourrice et le père de Claire ?). Il dessine aussi un portrait de la haute bourgeoisie parisienne sous l'Occupation et tous ses petits accommodements "raisonnables. Une écriture très douce-amère (comme on comprend la colère de cet enfant !) pour ce roman très réussi ! Merci aux Editions Stock et à NetGalley pour cette lecture qui m'a touchée !

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Ce court roman autobiographique (juste 140 pages) à la fois doux et amer relate les deux vies, si je peux m'exprimer ainsi, de la petite Claire. Tout d'abord, en début d'opus, celle qui fut agréable, belle, tendre, aimante avec sa mère nourricière Yaya. Claire y apprend la vie, grandit dans la simplicité, les valeurs authentiques et surtout la chaleur, la bonne humeur de la campagne. Tout se passe bien dans le meilleur des mondes jusqu'à ce qu'un jour, sa mère biologique débarque à l'improviste et l'arrache sans explication à ce monde merveilleux. Ce sera un changement de vie drastique ! Terminé la simplicité, la chaleur humaine, l'authenticité... place à la haute bourgeoisie de la Rue de Courcelles, à la froideur, aux convenances et autres faux-semblants. c'est une lecture plaisante, une très belle déclaration d'amour à Yaya, servi par une plume aussi belle qu'elle sait être acerbe. Il n'y a néanmoins pas de pathos, ni de propos haineux, ou autres facilités. L'écriture reste dans l'ensemble journalistique donc relativement neutre ai je trouvé. Si cela peut paraitre dommage pour un tel sujet, cela donne recul suffisant et assure la crédibilité du secret révélé. Et si tu n'existais pas est un livre bouleversant et fort, même si comme je l'ai écrit je m'attendais à davantage d'émotions. Il mérite assurément d'être mis en avant et lu. Je vous le recommande.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

un roman mêlé d'humour et de tendresse, un beau roman dans lequel l'auteur nous fait partager la vie d'une famille avec ses secrets et ses mensonges. A lire!

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Ah les souvenirs d'enfance ! Que de lignes romancées, reconstituées, remodelées, écrites à l'os au plus près du souvenir ne furent écrites, publiées. Le sujet voisine inévitablement avec le ou les portraits d'un père aimant ou pas, d'une mère adorable ou marâtre, tant l'enfance reste liée à un attelage familial plus ou moins disparate et confortable. La source ne se tarit jamais et c'est toujours avec une même curiosité, teintée du plaisir de replonger dans ce moment si particulier et si fondateur de nos vies, que l'on continue à découvrir celle des autres. Ces parcours si divers, filtrés par l'écriture, le style ou le regard d'un auteur, font de ces souvenirs un espace réflexif où nous nous confrontons à l'autre mais aussi à nous même. Bien sût tout ne se vaut pas, loin s'en faut. Cette réécriture du passé peut engendrer banalité, point de vue trop sentimental ou au contraire sensationnalisme, tout étant affaire de dosage, de sensibilité, de talent. Claire Gallois dans "Si tu n'existais pas" n'échappe pas aux règles du genre, la famille est bien présente. Père, mère, aïeux, tous ont participé à accompagner ses pas dans la vie mais pas plus ( et peut être moins) que le couvent des oiseaux où la petite fille fut paisiblement enfermée durant dix années. Celle qui reste dans son coeur, dans sa tête, gravée sur sa peau, c'est Yaya, nourrice qui durant quatre ans, dans un hameau de la Creuse, a su lui donner tout ces bons ingrédients que sont l'amour et la tendresse, étais pour toute une vie. Arrachée brusquement à cette femme pour un retour impromptu dans son vrai foyer parisien et bourgeois, la petite fille n'oubliera jamais ces mois de bonheur uniques. Une fois adulte, elle cherchera à retrouver celle qui sut lui offrir, plus que personne au monde et à un moment crucial, tout ces sentiments fondamentaux. A première vue, rien d'extraordinaire donc, ni d'original.... Détrompez-vous ! Dans cette trame linéaire, à l'écriture soignée et subtile, serpente comme dans un thriller psychologique, un mystère constant dont je ne dévoilerai rien. Il est question de parentalité, d'un passé assez simple qui devient de plus en plus trouble lorsque adulte on y repense. Mine de rien, au creux de ces mots sautillants comme l'enfance se nichent des secrets de famille mais aussi un regard décalé sur l'amour filial. Qui est sa vrai mère ? La bourgeoise distante qui soupire et délègue ou la nourrice aimante et présente ? Est-on obligé d'aimer ses parents et vice-versa ? La force de ce court récit tient sans aucun doute à cette façon totalement simple et normale de raconter toutes ces choses là, avec aménité, malgré un terreau qui aurait pu donner lieu à un règlement de compte. Et lorsque, au terme du livre, les choses se clarifient, Claire Gallois, nous plonge dans un autre aspect de cet amour dont la paisible description de normalité vaut tous les traités sur un sujet de société si sensible. Bref , "Et si tu n'existais pas " l'est. Mais pas un mot, pas une ligne de trop dans ce récit qui sait ce qu'il a à dire, qui le dit bien, qui réserve un espace au lecteur pour qu'il s'émeuve et surtout s'interroge. Pour moi, la meilleure recette pour un livre de souvenirs autour de l'enfance.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Les lecteurs qui ont aimé ce livre ont aussi aimé :