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Couverture du livre pour La saison des mûres

La saison des mûres

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Date de parution 9 avr. 2026 | Archivage 6 mai 2026


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Résumé

1938, nord de la Suède. Siv, dix-sept ans, est envoyée comme cuisinière dans une cabane de bûcherons isolée. Seule femme parmi dix hommes, elle découvre une vie rude mais aussi l’amitié, la beauté de la nature, et une liberté inespérée.

2022. Eva, employée d’une entreprise forestière, revient dans le village de son enfance pour apaiser les tensions autour d’un projet d’exploitation. Au cœur des forêts du Norrland, elle découvre le passé de sa famille et l’héritage caché de Siv.

Inspirée par l’histoire de sa grand-mère, et sa propre expérience professionnelle dans le secteur forestier, Ulrika Lagerlöf signe un roman incandescent entre passé et présent, amours interdites et secrets de famille. Traduit dans une dizaine de langues, La Saison des mûres est déjà un best-seller dans de nombreux pays européens.

1938, nord de la Suède. Siv, dix-sept ans, est envoyée comme cuisinière dans une cabane de bûcherons isolée. Seule femme parmi dix hommes, elle découvre une vie rude mais aussi l’amitié, la beauté de...


Formats disponibles

ISBN 9782283040706
PRIX

Disponible sur NetGalley

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1938. Siv voulait continuer à étudier et devenir maîtresse d’école, mais son père en a décidé autrement.
Le chagrin se dispute à la peur lorsqu’elle quitte sa famille pour se retrouver cuisinière dans une maison forestière. Elle doit prendre ses marques, seule femme au milieu de dix hommes. Seul, un rideau lui permet d’avoir un semblant d’intimité durant les nuits où elle peine à trouver le sommeil alors que les ronflements sont assourdissants.
A force de courage et de travail, Siv sera acceptée et respectée. Jour après jour, elle s’installe dans un milieu rude. Nourrir les hommes en les régalant de recettes découvertes dans un vieux livre est son bonheur.
2022. Eva revient dans le village où elle a grandi auprès de sa grand-mère. Employée dans une exploitation forestière, elle doit régler des conflits autour d’un projet contesté d’abattage d’arbres.
Ce retour va être l’occasion pour Eva de se confronter à son passé, à son histoire familiale et à tous les secrets enfouis comme l’histoire d’amour de sa grand-mère pour Nila, un jeune Same.
« La saison des mûres » est un roman intimiste et sensible, centré sur la mémoire, la famille et le rapport à la nature. Ce n’est pas une histoire d’action, mais une exploration intérieure.
L’écriture est à la fois poétique et sensorielle, lente et contemplative.
Le rythme peut sembler calme, mais il sert une immersion émotionnelle profonde.

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Premier volet d’une saga familiale ancrée dans les terres du nord de la Suède, La saison des mûres de Ulrika Lagerlöf déploie un récit à la croisée de l’intime et de l’histoire collective. S'inspirant à la fois du vécu de sa grand-mère et de sa propre expérience professionnelle dans le secteur forestier, elle inscrit son roman s’inscrit dans une double temporalité, où passé et présent se répondent en écho.

Dans les années 1930, Siv, jeune femme de dix-sept ans, nourrit le rêve de devenir institutrice. Mais ses aspirations se heurtent à la réalité sociale de son époque. La voilà amenée à accepter un poste de cuisinière dans une cabane de bûcherons, au cœur des forêts du Norrland. C’est là, dans cet environnement masculin, rude et isolé, que son destin bascule, dans des circonstances que le récit dévoile progressivement. Des événements qui auraient pu lui échapper, mais révélant au contraire une femme forte et responsable, capable d’assumer des décisions aussi difficiles que nécessaires.

En 2022, Eva, employée d’une entreprise forestière, revient dans son village natal à la faveur d’un projet d’exploitation controversé. Ce retour agit comme un révélateur : en renouant avec les lieux de son enfance, elle se confronte aussi aux silences qui ont façonné son histoire familiale, marquée par une figure paternelle évanescente. Élevée par ses grands-parents, elle découvre peu à peu l’existence d’un héritage enfoui, où ses certitudes sont ébranlés et son rapport à ses origines se redéfinit.

Narrées en parallèle, ces deux trajectoires de vie tissent une intrigue dont le lecteur pressent très tôt les liens, sans pour autant en saisir immédiatement la nature. Ulrika Lagerlöf joue avec cette tension narrative, laissant affleurer les correspondances entre les époques, jusqu’à ce que les pièces du puzzle s’assemblent peu à peu au fil des pages.

Au-delà de la dimension familiale, le roman s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire des territoires. à travers la question de l’exploitation forestière, l’auteure matérialise les tensions existant au sein des terres du nord de la Suède. Outre la problématique écologique, cette exploitation est le théâtre d’oppositions anciennes entre populations suédoises et peuples autochtones, les Sames des forêts, mais ce sont aussi différentes manières d’habiter et de comprendre ces terres qui s’expriment. En évoquant ces « Lapons des montagnes » et « Lapons des forêts », Ulrika Lagerlöf met en lumière des fractures souvent méconnues en dehors de la Suède, révélatrices d’une histoire complexe et encore vive.

La force du roman réside également dans son atmosphère. Les paysages du Norrland ne sont pas de simples décors, ils enveloppent le récit, en lui conférant une certaine sensorialité. La nature est omniprésente ; le lecteur en perçoit la rudesse, la beauté, et les ressources qu’elle offre. À cet égard, la mûre occupe une place symbolique forte. Outre le fait que ce fruit figure dans le titre, il incarne à la fois l’instant (la saison), la mémoire (l’évocation d’un souvenir) et une forme de transmission (à travers un amour proscrit) : ce qui se cueille, se partage, mais aussi se révèle éphémère.

Cette dimension sensorielle se retrouve également dans les descriptions culinaires des plats que Siv préparent pour les bûcherons. Ces préparations participent à ancrer le récit dans une matérialité concrète, où le passé demeure vivant. Les gestes, les saveurs, les odeurs deviennent autant de vecteurs de mémoire, reliant les générations entre elles. Dans les remerciements, Ulrika Lagerlöf montre que tous ces détails ont été documentés, nourris tant par la mémoire familiale que celles d’institutions comme l’École nationale d’agriculture ainsi que le musée des Sames et de l’activité forestières de Lycksele.

La saison des mûres est un roman de filiation où les trajectoires individuelles s’ancrent dans un territoire qui les façonne en profondeur. En explorant ce que les générations transmettent et taisent, Ulrika Lagerlöf compose un récit sensible et maîtrisé, où mémoire familiale et identité collective se construisent dans un dialogue constant entre passé et présent.

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Avril 1933, Suède, Siv, 13 ans, l'aînée d'une fratrie, doit abandonner tous ses rêves de devenir institutrice, pour travailler comme bonne afin de compléter le salaire de son père, forestier. A 17 ans, elle est envoyée par son père dans le nord de la Suède, à Djupsele, en décembre 1937,comme cuisinière d'un groupe de dix forestiers avec lesquels elle va vivre, en totale promiscuité, pendant les quatre mois de la saison d'abattage des arbres. Elle y découvre la liberté, la nature, l'indépendance, l'amour.
Janvier 2022, Stockholm, Eva, 48 ans, inspectrice des Eaux et Forêts, doit aller désamorcer une crise liée au déboisement d'une parcelle de forêt, indispensable aux Sames, pour leurs rennes. Elle connaît bien la région car elle y passait tous ses étés, jusqu'à ses 18 ans, chez ses grands-parents. Elle n'y est pas retournée depuis 30 ans et a laissé derrière elle, un premier amour, Mattias. Son retour va provoquer en elle, un maelstrom d'émotions qui vont influer le cours de sa vie.
Le roman alterne les deux périodes et les deux femmes; elles ont, bien sûr, un lien, que l'on ne découvrira que plus tard. L'auteure nous offre deux très beaux portraits de femme, qui se retrouvent à la croisée des chemins et doivent décider de leur vie, quitte à prendre, à leur corps défendant, un chemin qui n'est pas celui vers lequel les porte leur cœur. Nous assistons à la transformation de Siv, de jeune fille timide, timorée en jeune femme affirmée et amoureuse mais qui n'aura pas le courage d'affronter une société qui l'aurait rejetée si elle avait suivi son instinct. Eva, quant à elle, est envahie par la nostalgie et les regrets, ceux de n'avoir pas mieux connu ses grands-parents et de faire un métier qu'elle n'aime pas. La famille est au centre du roman : celle qu'on a, qui marque à jamais et influence celui ou celle qu'on devient, celle qu'on construit, celle qui se délite, celle qu'on découvre suite à un secret.
Ce roman aborde un sujet que je ne connaissais pas et qui m'a beaucoup intéressée : l'opposition entre autochtones (les Lapons ou Sames) et les pionniers, ceux qui sont arrivés après. Et comme souvent, dans cette situation, deux modes de vie se sont affrontés : les Lapons, éleveurs de rennes, non sédentaires, vivant en symbiose avec la nature dont dépend leur survie et les pionniers, sédentaires, fermiers, qui se sont appropriées les terres sur lesquelles pâturaient les rennes. De nombreux Lapons ont du finir par se sédentariser, prendre un travail rémunéré, perdre leur culture. Les Lapons sont considérés comme des citoyens de seconde zone.
Il aborde également le thème de l'exploitation du bois avec là aussi deux conceptions qui s'affrontent, l'une écologique, l'autre économique.
La nature est omniprésente dans ce roman et est pratiquement un personnage à part entière. Les descriptions très évocatrices du froid hivernal donneraient presque froid au lecteur/trice. Elle est le lieu où les personnages se ressourcent, où ils ont leurs meilleurs souvenirs, où les émotions sont intenses.
Ce roman est le premier d'une série de trois qui se poursuit avec "La saison du feu" et "La saison du cœur". Inutile de préciser que ma curiosité me conduira à lire les autres, séduite par celui-ci et attendant des réponses qui, probablement volontairement, n'ont pas été données dans ce premier opus.

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