Passeur(s)
par Loore, Perez, Baldo
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Date de parution 20 févr. 2026 | Archivage 13 mars 2026
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Résumé
Awar le taiseux porte des baskets de luxe grâce à son lucratif job de passeur. Mais il porte aussi un douloureux passé que va réveiller Esrin, une jeune migrante kurde, fille de combattante fuyant l'enfer syrien. Laisser renaître son humanité ou pas ? Awar va devoir choisir... Car Soran, son boss, veut du chiffre et du résultat. Et Awar, plus tout jeune, voit bien que Musta, passeur ultraviolent fraîchement arrivé, lui prendrait volontiers sa place... Awar va-t-il oser prendre la porte de la rédemption ou la claquer définitivement ?
Un récit explorant les migrations du point de vue inattendu d'un passeur, entre thriller et récit de passation entre un homme désabusé et une adolescente révoltée. Basé sur les enquêtes de terrain du journaliste Frédéric Loore, Passeur(s) est soutenu par la Fondation Samilia, luttant contre le trafic d'êtres humains.
Awar le taiseux porte des baskets de luxe grâce à son lucratif job de passeur. Mais il porte aussi un douloureux passé que va réveiller Esrin, une jeune migrante kurde, fille de combattante fuyant...
Formats disponibles
| FORMAT | GF cartonné |
| ISBN | 9782808506892 |
| PRIX | 25,00 € (EUR) |
| PAGES | 160 |
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Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Eva G, Libraire
Le sujet traité dans cette BD est loin d'être annodin. On ne se rend pas forcement compte que cela se produit encore à notre époque. Je pense que ce genre de texte a le mérite d'exister pour nous ouvrir les yeux et ne pas nous faire oublier que nos vies sont bien simples comparées à d'autres et qu'il existe de véritables dilemmes et difficultés, parfois on insurmontables.
Visages du trafic d'êtres humains, un récit sans concessions et nécessaire
Avec son foulard de combattante kurde, Esrin apprend sa leçon. À présent, une seule phrase à connaître : " I'm nobody and I'm from nowhere". Mais son caractère révolté n'est pas du goût du passeur qui doit l'amener de la frontière syrienne jusqu'en Europe. Arrive le boss, Awar, chargé par le grand chef de surveiller ce jeune chien fou, de faire fructifier le système. Entre les deux hommes, tensions et suspicions sont de mises.
Le plus : L'angle choisi pour aborder ce sujet, celui d'un passeur
Le moins : RAS. Bon évidemment après la lecture dans cet univers violent, le moral n'est pas top. Comme toujours, la réalité fait souvent bien plus flipper que les récits horrifiques...
Cette bd n'est pas un documentaire en tant que tel mais elle donne à voir des visages et ouvre à la réflexion. Le lecteur suit plus particulièrement un passeur. Son job : accompagner un "transport" de "touristes" depuis la proche frontière Syrienne Turque vers Londres. Qualités requises : avoir la tête froide et savoir taper dur quand il le faut.
Petit à petit, les zones d'ombres d'Awar, lui même migrant kurde, apparaissent, son douloureux parcours, ses failles. Qui est vraiment le méchant de cette histoire ?
Pour construire son récit, Damien Perez s'est appuyé sur le travail du journaliste Frédéric Loore. De quoi l'inscrire dans une réalité. Les vulnérabilités des passagers qui cherchent à survivre se dévoilent pour profiter aux réseaux de passeurs. Le cynisme et la violence de ce modèle économique lié à la migration illégale se dessinent également.
Le graphisme réaliste de Fernando Baldó sert ce propos. Sa colorisation froide ajoute à la sensation glaciale qui nous happe dans cette lecture.
En fin d'album, un livret intitulé "migration(s), traitement et trafic d'êtres humains" rappelle que la migration est aussi ancienne que l'humanité. Définitions et données objectives sont amenées pour porter le débat.
Il en ressort que cet album engagé vient habilement mettre en lumière ces drames quotidiens vécus aux quatre coins de la planète par des milliers de personnes. Alors que les déplacements de population augmentent sans cesse en raison des guerres, du climat, de la faim, force est de constater que les politiques migratoires deviennent, de leur côté, de plus en plus restrictives dans de nombreux pays du Nord... La misère n'a pas fini de faire les beaux jours de certains.
À noter que cet album a reçu le soutient de samilia ong, fondation basée en Belgique.
Merci à Netgalley et Dupuis pour cette lecture
Dès la première page, on entre dans ce qui ressemble peut-être le plus à l’enfer moderne.
C’est un récit qui parle de migrations, du point de vue d’un passeur. Difficile tout de même de comprendre les motivations, le manque d’empathie, le business d’être humains. Cette bd dénonce, explique, et raconte. Simplement.
L’illustration, quasi monochrome, fait ressortir toute la violence du sujet. Ce n’est pas forcément ce que je préfère en style de dessin, mais ca s’accorde parfaitement à ce qui est raconté.
J’ai été révoltée tout du long, de la meilleure des manières. Cela pousse à réfléchir à notre propre conditions et a celle de ceux qu’on oublie trop souvent.
La BD est agrémentée, en sa fin, d’un petit dossier documentaire vraiment nécessaire. N’étant pas experte du sujet, j’ai vraiment apprécié en apprendre plus.
Arnault L, Rédacteur
Awar est un rouage d’un système implacable. Passeur pour un réseau mafieux, il organise des convois de migrants vers le Royaume-Uni, gère les “touristes”, encaisse, surveille, frappe si nécessaire. Jusqu’au jour où il croise Esrin, jeune Kurde au foulard de combattante, qui répète : “I’m nobody and I’m from nowhere.” Sa présence fissure la carapace.
Basé sur les enquêtes du journaliste Frédéric Loore, le récit adopte un angle rare : celui du passeur. Thriller tendu et drame social se mêlent pour dévoiler la mécanique froide du trafic humain — hiérarchie, pressions, marchandisation des corps. Sans misérabilisme, l’album montre la brutalité du système et la zone grise d’un homme partagé entre survie, cynisme et restes d’humanité. C’est frontal, documenté, nécessaire.
Fernando Baldo signe un dessin réaliste, travaillé en gris et sépia, avec quelques touches de couleur qui frappent — le foulard d’Esrin notamment. L’atmosphère est lourde, oppressante, presque suffocante. Les visages portent la fatigue, la peur, la dureté. La mise en scène privilégie les silences et les regards. On ressent le froid des hangars, l’étouffement des camions, l’attente interminable.
Passeur(s) est une lecture âpre mais essentielle. Elle éclaire un monde souvent résumé à des chiffres et redonne des visages à un système inhumain. On referme l’album secoué, mais aussi mieux informé, grâce au cahier documentaire final. Une BD engagée, solide, qui ose regarder là où ça fait mal — et qui, pour moi, fait partie de ces lectures importantes.
Rédacteur 272630
Awar, un ancien migrant ayant fui la Syrie, est aujourd'hui devenu passeur. Il travaille pour le compte de Soran, le chef du réseau, qui a ouvert une épicerie à Londres pour couvrir ses véritables activités. Envoyé en Turquie pour piloter un “transport de touristes”, Awar va rencontrer parmi ses “clients” une jeune fille le renvoyant vers son passé de combattant kurde. Elle va malgré elle rallumer une étincelle d'humanité chez cet homme persuadé de l'avoir depuis longtemps perdue.
L'angle d'attaque de cet album change des manières habituelles d'aborder la question des migrants. Ici la focale est pointée vers ceux qui oeuvrent dans l'ombre et traitent les candidats à l'exil avec la plus grande brutalité. Pas question pour autant de tomber dans le manichéisme, l'idée étant plutôt de traiter le sujet, certes d'un point de vue fictionnel, mais avec le plus de vraisemblance possible. le but est aussi de montrer la diversité des profils de ces hommes catalogués d'emblée comme d'ultimes salopards alors que les choses ne sont pas toujours aussi simples. Et si le récit prends, sur la fin, des accents de thriller, les aspects économiques et politiques de cette traite d'êtres humains sont clairement soulignés, les migrants n'étant rien de moins qu'une marchandise. C'est à la fois dérangeant et éclairant, même si sur ce genre de problématique sociétale douloureuse, on préfère souvent détourner les yeux plutôt que regarder la sordide réalité en face.
claudia c, Bibliothécaire
Le lecteur est plongé dans l'univers sombre et brutal des migrations clandestines, mais ici du point de vue d'un passeur.
Awar, un homme taiseux marqué par un passé douloureux, gagne sa vie en faisant traverser des migrants. Son quotidien bascule lorsqu'il rencontre Esrin, une jeune Kurde qui fuit la guerre en Syrie.
Entre eux se crée une relation fragile qui réveille peu à peu l'humanité d'Awar, alors que la violence du système dans lequel il évolue laisse peu de place aux états d'âme et aux sentiments.
Le thème, sensible, est très bien abordé dans cette BD. La couverture est magnifique et, dans un premier temps, j'ai été un peu mitigée par les illustrations assez sombres.
Mais une fois plongée dans l'histoire, ce choix graphique ne m'a finalement plus dérangée.
On y retrouve aussi une dimension proche du polar, où l'on ressent la tension, la peur, mais aussi la fragilité et la précarité de ces hommes, femmes et enfants à la recherche d'un eldorado.
Une lecture qui peut être parfois difficile, car elle renvoie à une réalité malheureusement bien réelle, mais une BD forte et touchante qui ne laisse pas indifférent.
Un bel ouvrage à découvrir.
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