Ceux qui ne sont rien
par Patricia Melo
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Date de parution 8 janv. 2026 | Archivage 19 janv. 2026
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Résumé
São Paulo, Brésil. Dans cette jungle urbaine au cœur d'un pays profondément inégalitaire, il y a les invisibles, ceux qui ne sont rien et qui sont au centre de tout.
Les héros de ce roman aussi poétique que politique, véritable Les Misérables à la brésilienne, sont des vendeurs de rue, des chômeurs, des drogués au crack, des gardiens de parking ou de cimetière. Des hommes et des femmes que la vie a brisés et qu’une des sociétés les plus inégalitaires du monde continue de broyer.
Il y a Chilves, un jeune qui parcourt chaque jour 20 kilomètres à travers la ville pour ramasser des déchets à vendre. Il rêve d’une révolution. On rencontre également Douglas, le fossoyeur, qui a cessé de croire en Dieu après avoir enterré trop de morts pendant la crise du Covid. Il rencontrera Zélia, mère d’un garçon tué par la police, qui dort chaque nuit sur la tombe de son fils, cherchant un moyen de venger sa mort.
Dans ce roman choral, brûlant de révolte, Patrícia Melo mélange brillamment les genres pour nous forcer à regarder ces humanités invisibles. Elle livre un portrait poignant de ceux qui rêvent, envers et contre tout.
São Paulo, Brésil. Dans cette jungle urbaine au cœur d'un pays profondément inégalitaire, il y a les invisibles, ceux qui ne sont rien et qui sont au centre de tout.
Les héros de ce roman aussi...
Formats disponibles
| ISBN | 9782283040393 |
| PRIX | |
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Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Rédacteur 432144
Sur La Place de la Matrice à Sao Paolo pullulent tout « ceux qui ne sont rien ». Pourtant la plupart n’était pas Rien avant de tomber sur la place. Il y a de tout dans la rue, Top modèle, poupée, accro de la galette, bandit , écrivain, femme au foyer….Melo nous présente ici une galerie de personnages haut en couleurs, aux pseudos caricaturales 😊. Raconter une telle misère avec autant de brio sans tomber dans le mélo et la moralisation dans le contexte d’un pays impuissant face à la pauvreté , la violence , les inégalités raciales…. , c’est bien le mérite de Melo , grande écrivaine brésilienne dont j’ai entamé le troisième livre.
On peut mourir tous les jours quand on vit dans la rue, envenimé d’un repas offert, suite à une balle de gang ou de la police… ou simplement de faim. Les options sont multiples , une réalité pure et dure . Publié en 2022 en v.o. Menos que um (Moins d'un), avec ses plus de trois cents pages, réussit à éviter mélo et clichés élaborant un tableau foisonnant, saisissant et viscéral de la vie dans les rues de São Paulo, dans toute sa cacophonie et sa diversité, en ce siècle et en cette décennie où nous vivons. Elle raconte le summum de la tragédie brésilienne actuelle, dans laquelle des milliers de personnes n’ont d’autre choix que de vivre désemparées dans la rue, après avoir perdu leur emploi, leur logement, tout ce qu’elles possédaient. La violence policière est inouïe, les aides sociales quasi inexistantes, la bureaucratie une chape de plomb . Un roman où le destin et les histoires individuelles de divers personnages aux vies déchirées par l’inégalité et l’injustice s'entremêlent à un moment ou à un autre, évoquant à la fois la dévastation individuelle et celle collective des *Misérables* de Victor Hugo, mentionnée en épigraphe. Mais le texte évite habilement à tout moment toute moralisation facile.
Un style sobre où s’insèrent dans la misère de la vie quotidienne sur la place Matrice des plages narratives qui laissent libre cours aux moments idylliques du récit, lorsque le passé, les réflexions et les rêves des personnages se déploient dans de longues périodes de désir, de souvenir et de colère. L’ensemble confère un rythme au récit qui nous permet de nous rapprocher au plus près de ces personnages déchus à un degré d'inhumanité auquel la société brésilienne les a sombré. S’alternent des passages émouvants comme ceux d’un garçon et de son chien, avec lequel il partage sa maigre pitance, avec d’autres révoltants comme celui de l’Ecrivain dont le travail découvert par un éditeur, mène à la publication de son premier livre qui se révèlera une triste affaire dénonçant la nature prédatrice du marché littéraire, ou comme celui de l’Eglise qui sous le masque de centres de désintoxication soutire de l’Argent au gouvernement* . S’alternent aussi des crapules comme le policier Caneton, avec de belles figures comme celles de Glenda la transe qui sauvera la petite Jessica enceinte et droguée, Zelia et Regiana qui prendront leurs envols avec les empadas, Tula qui sortira de la crasse un immeuble abandonné pour donner un refuge aux sans-abris, à « ceux qui ne sont rien » auxquels Patricia Melo rend ici un bel hommage avec ce livre puissant, qui traite une réalité au-delà du soutenable, ne manquant à aucune occasion à lancer des piques à l’Eglise.
* « C’est la huitième structure sur laquelle nous enquêtons », lui avait raconté cette dernière lors de leur première rencontre. « Toutes prétendent suivre une méthodologie étrangère qui promet de soigner les drogués grâce à la parole de Dieu. Elles prescrivent des psychotropes de façon irresponsable, au sein d’une routine de raclées et d’études orthodoxes de la Bible. Et l’État brésilien paie pour ça. »
Un grand merci à NetGalleyFrance et aux Éditions Buchet Castel pour leur confiance et l’envoie de ce très beau livre poignant.
#Ceuxquinesontrien #NetGalleyFrance
sylvie v, Rédacteur
A São Paulo, au Brésil, la place de la Matrice rassemble sous ses arcades et dans ses moindres recoins le degré zéro de l’humanité, c’est-à-dire une humanité si déclassée socio-économiquement qu’elle en est invisible aux yeux de la « bonne » société. Invisible comme un déchet qu’on ne veut pas voir parce qu’il est trop laid à regarder, ou invisible comme un spectre sur lequel on craint de baisser les yeux par superstition ou terreur que sa déroute puisse nous contaminer.
Cour des miracles de la mort sociale, dernier refuge aux allures de purgatoire avant l’enfer (ou le paradis) de la mort physique, la place de la Matrice grouille d’hommes et de femmes de tous âges broyés, dont la vie « normale » s’est effondrée en un éclair après un licenciement, un décès, un divorce, une dispute familiale. Tous passent leurs journées à chercher de l’argent, du travail, de quoi de se loger, se nourrir, ou se droguer pour oublier. Acculés, épuisés par ces conditions de survie dantesques, par les rafles et les assauts des forces de l’ordre, certains atterrissent parfois en prison, dans des centres d’hébergement ou de désintoxication gérés par l’église. Un autre genre d’enfer…
« Ceux qui ne sont rien » est un roman choral dans lequel se croisent les destins de ces damnés de la Terre : un jeune homme qui transporte tous les jours des kilos de déchets à travers la ville pour les revendre à une entreprise de recyclage, sa copine de 14 ans shootée au crack et enceinte, une femme trans qui tente de la sauver, un ouvrier de la mairie chargé de déloger les SDF à coups de tuyaux d’arrosage, une mère dont le fils a été abattu par la police et qui dort sur sa tombe, un fossoyeur épuisé d’avoir enterré à la chaîne les morts du Covid, des flics pourris, un mendiant qui gribouille des mots sur des carnets repéré par un éditeur en vue.
Ce roman est très sombre et très dur, tout juste adouci par quelques fugaces lueurs d’espoir, les réminiscences d’un passé plus doux et les rêves d’avenir meilleur.
Magnifiquement écrit et construit, « Ceux qui ne sont rien » est une dénonciation brûlante des inégalités abyssales de la société brésilienne sous Bolsonaro, des tartuferies de l’église, de la corruption à tous les étages et de la voracité du milieu de l’édition.
Dans ce roman politique, Patricia Melo nous rend visible une réalité cruelle, insoutenable, révoltante, et ça fait mal. Un texte bouleversant.
Je découvre l'autrice avec ce roman et je remercie Netgalley et les éditions Buchet-chastel de m'avoir permis d'explorer l'univers de Patricia Melo.
L'autrice nous livre un récit poignant, parfois brutal et révoltant.
Elle dépeint ici à travers différents personnages et notamment les oubliés de la place de la Matrice, la situation dans certaines villes du Brésil.
La pauvreté, la décadence, la survie plutôt que la vie.
En suivant certains protagonistes, elle démontre comme il est malheureusement facile d'être dans la précarité et se retrouver dans les rues de Sao Paulo.
Elle dépeint aussi cette misère rongée par la drogue, la prostitution.
Et dans tout cela, il y a ces personnages touchants qui veulent s'en sortir, qui rêvent de mieux.
Elle aborde d'autres sujets forts en dehors de ceux relatifs à la rue avec notamment la corruption de la police.
C'est un roman riche, extrêmement bien documenté.
Il avait tout pour me plaire.
Hélas je dois admettre que malgré ses grandes qualités, la puissance des thématiques et ce que j'ai pu apprendre à travers ces pages et malgré un début qui m'avait captivée, je ressors mitigée.
J'explique pourquoi, tout d'abord car il y avait un grand nombre de personnages et il m'a fallu parfois du temps pour tous bien les situer.
Ensuite parce que même si la construction narrative avec plusieurs parties permettant de suivre l'évolution des différents protagonistes est vraiment pertinente, j'ai déploré quelques longueurs.
J'ai trouvé que le rythme en avait pâti et j'ai eu la sensation malgré des sujets que je trouvais importants, de subir ma lecture.
Toutefois, j'ai retrouvé du plaisir et apprécié le roman dans son ensemble.
J'ai également beaucoup apprécié les derniers chapitres et la fin du roman, qui montre l'évolution des personnages.
C'est un roman sombre, qui pourrait dérouter et la lumière a du mal à percer mais ... Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.
Et peut-être n'était-ce pas tout à fait le bon moment pour moi mais je recommande de découvrir l'autrice.
Isabelle P, Rédacteur
« Ceux qui n’ont rien », forment une grande famille sur la place Matrice à Sao Paulo. Leur quotidien est fait de débrouille, de mendicité, de racket, de larcins en tous genres et surtout d’entraide.
Chacoy est balayeur des rues, il renonce à l’intervention chirurgicale dont il aurait besoin par crainte de perdre son emploi.
Chilves et Jessica cambriolent les villas de luxe en suivant les directives de « Cligno en Panne ».
Douglas, le fossoyeur observe Zelia qui dort sur la tombe de son fils tué par la police alors qu’il n’avait que 15 ans.
Et il y a tous les autres : Irakitan l’écrivain, Jessica et Glenda, autant de drame pour ces laissés pour compte.
On sent une tension sourde monter au fil du récit, on sent la menace sans trop identifier d'où elle peut venir, comme dans un thriller.
Patricia Melo dresse un tableau saisissant et sans concession de la société brésilienne contemporaine. Ce roman choral explore la déshumanisation progressive des individus pris dans l’engrenage de la violence et de la misère, où la seule issue semble être le plus souvent la soumission ou la mort. L’auteure donne une âme à ses personnages, rendant leur tragédie d’autant plus poignante. Le style narratif, à la fois brut et poétique dénonce l’absence de perspectives pour les plus démunis.
Mathilde L, Libraire
Pas merci Netgalley pour le bug et l'avis de dix kilomètres non enregistré........................ Mais merci en revanche pour l'accès à ce titre exceptionnel.
Après "Celles qu'on tue", Patricia Melo revient avec un nouveau roman qui se passe au Brésil à nouveau. Et après le très gros sujet des féminicides, c'est aux problèmes des sans-abris que l'autrice s'attaque et dénonce. Comment les personnes en sont arrivées là et comment elles (sur)vivent dans la rue, entre mépris, racisme, prostitution, addictions, violence et violences policières. Mais aussi l'espoir, la famille choisie qui sauve la vie etc. C'est très poignant, à ne pas louper si vous avez le coeur accroché
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