Nos femmes sous la mer
par Julia Armfield
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Date de parution 22 janv. 2026 | Archivage 19 janv. 2026
La croisée | Littérature étrangère
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Résumé
Miri a enfin retrouvé son épouse Leah, partie à bord d’un sous-marin en mission d’études biologiques, pour quelques semaines qui sont devenues six mois. Mais les retrouvailles ne sont pas si douces. Leah se remet mal de sa mission périlleuse, éprouve d’étranges symptômes, et une distance anormale s’installe.
Narré dans les voix de chacune, Nos femmes sous la mer revient sur un huis clos sous-marin plein de mystère, tout en explorant avec finesse la dissolution d’un couple, « l’inquiétante étrangeté » du quotidien, le sentiment que quelque chose – ou quelqu’un – nous échappe peu à peu.
Entre Stephen King et Shirley Jackson, Nos femmes sous la mer est un roman d’ambiance captivant, une histoire d’amour, d’eau et de mystère, par la star montante des lettres britanniques. Ce premier roman de Julia Armfield a rencontré un grand succès public (200 000 exemplaires vendus) et critique (nominé Foyles, Goodreads, Lambda Awards, lauréat du Polari Prize).
Miri a enfin retrouvé son épouse Leah, partie à bord d’un sous-marin en mission d’études biologiques, pour quelques semaines qui sont devenues six mois. Mais les retrouvailles ne sont pas si douces...
Formats disponibles
| FORMAT | Grand Format |
| ISBN | 9782413093190 |
| PRIX | 22,00 € (EUR) |
| PAGES | 240 |
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
J’avance dangereusement, à l’aveugle, ne sachant à l’avance ce que me révélera les abysses de ce récit.
~
Tout est mystère. Les abysses comme la vie. L’être humain est constitué d’eau et de secrets. On a beau nager en plein amour, en pleine confiance, on peut dériver, se perdre, boire la tasse, se noyer, être sauvé, survivre. Tout se joue sur un rien.
~
Tout le récit de « Nos femmes sous la mer » est un dialogue désordonné de deux femmes, Miri et son épouse Leah. Un dialogue, ou plutôt deux monologues, qui va nous dévoiler la fragilité d’un couple, de la vie, des bons sentiments, des espoirs.
~
Ce récit est une lecture qui se fait en apnée tant l’oppression est forte et inévitable.
Julia Armfield signe avec Nos femmes sous la mer un roman d’une rare puissance émotionnelle, à la croisée du récit intime, du fantastique diffus et de la science-fiction psychologique. Sous ses allures de huis clos domestique, le livre déploie une tension sourde et persistante, nourrie par l’incommunicabilité, la transformation des corps et la peur de perdre l’autre sans pouvoir le nommer.
Le récit s’ouvre sur un retour : celui de Leah, biologiste marine, après une mission prolongée dans un sous-marin. Elle rentre vivante, mais profondément altérée. Face à elle, Miri, son épouse, tente de reconnaître la femme qu’elle aime, tout en affrontant une évidence glaçante : quelque chose est resté là-bas, sous l’eau, ou quelque chose en est revenu. Julia Armfield construit cette inquiétude par petites touches, dans une écriture précise, sensorielle, presque clinique, qui refuse les effets spectaculaires pour mieux installer un malaise durable.
L’un des grands atouts du roman réside dans sa structure alternée, qui entremêle le présent de Miri, marqué par l’attente, l’épuisement et l’amour obstiné, et le passé de Leah, enfermé dans les profondeurs métalliques du sous-marin. Cette double temporalité permet d’explorer à la fois l’expérience extrême du confinement sous-marin et les ravages silencieux qu’elle provoque dans l’intimité du couple. La mer n’est jamais seulement un décor : elle devient une force métaphorique, un espace de mutation, d’effacement et de dérive identitaire.
Armfield interroge avec finesse les thèmes du deuil anticipé, de la maladie inexpliquée, du corps qui échappe et de la peur de ne plus être compris par ceux que l’on aime. Le fantastique, volontairement ambigu, n’est jamais nommé frontalement : il se glisse dans les silences, les gestes décalés, les détails organiques troublants. Cette retenue donne au roman une profondeur singulière, laissant au lecteur la liberté – et l’angoisse – de combler les zones d’ombre.
Mais Nos femmes sous la mer est avant tout un roman d’amour. Un amour confronté à l’altération, à la patience, à la loyauté mise à l’épreuve. Miri n’est pas une simple spectatrice de la transformation de Leah : elle en est la victime collatérale, la gardienne, parfois la dernière ancre à la surface. Julia Armfield capte avec une justesse remarquable ce que signifie aimer quelqu’un qui s’éloigne sans partir, qui devient autre sans disparaître.
Avec ce texte dense, élégant et profondément mélancolique, Julia Armfield s’impose comme une voix majeure de la littérature contemporaine anglophone. Nos femmes sous la mer est un roman qui s’insinue lentement, qui laisse des traces longtemps après la dernière page, et qui prouve que le véritable vertige ne vient pas toujours des profondeurs océaniques, mais de ce qui se transforme au cœur même des relations humaines.
Un récit déstabilisant, une impression d'être dans la même pièce que les deux personnages principaux et en même temps cette une impression d'être réduite au silence fasse aux difficultés qu'elles rencontrent. L'autrice maîtrise d'ailleurs très bien l'écriture polyphonique.
La quête de l'identité, la santé mentale ou encore la dépression sont abordés d'une manière originale et onirique. L'autrice s'emploie aussi à explorer le thème la perte de l'autre.
Même si certains passages sont un peu longs, c'est un véritable roman d'ambiance et l'on se sent happé par les abysses et l'histoire des deux personnages.
Une histoire extrêmement angoissante qui, à partir de deux points de vue différents, raconte une exploration des profondeurs marines qui, pour une raison quelconque, ne s'est pas déroulée comme prévu.
Une recherche océanographique comme point de départ pour raconter des relations amicales, filiales et surtout sentimentales.
Si auparavant la mer me rendait claustrophobe, les choses ont maintenant empiré.
Una storia estremamente angosciante, che da due punti di vista diversi racconta di un'esplorazione degli abissi marini, che per qualche motivo non é andata come doveva.
Una ricerca oceanografica come spunto per raccontare le relazioni, amicali, filiali e soprattutto sentimentali.
Se prima il mare mi faceva venire la claustrofobia, ora le cose sono peggiorate.
J'ai reçu de l'éditeur une copie digitale gratuite de ce livre en échange d'une review honnête.
Rédacteur 813157
Dans ce roman, on suit Miri et Leah, un couple. Leah revient à la maison après avoir passé des mois dans un sous marin en perdition. Mais la Leah qui revient est assez différente de celle qui est partie. On alterne selon les chapitres avec le point de vue de Miri et celui de Leah. J'ai beaucoup aimé le récit de Leah parce que j'adore l'horreur sous marine. Bien qu'ici on soit dans de l'horreur atmosphérique avec un rythme plus lent. On y voit une reflexion sur le deuil et les relations en regle generale. Cela ne plaira pas à tout le monde car c'est assez particulier, métaphorique. Tu tires tes conclusions en tant que lecteur. J'ai passé un bon moment.
Leah est une biologiste qui a été portée disparue suite à sa dernière mission en haute mer dans un sous-marin. Elle devait partir 15 jours mais l’équipe a été enfermée pendant des mois sans nouvelles.
Pendant ce temps sur terre, sa femme Miri s’était douloureusement fait à l’idée de ne plus jamais la revoir. Heureusement ce n’est pas le cas, mais Leah va revenir totalement changée et avec un comportement que Miri va avoir du mal à cerner et à comprendre.
Comment ce couple va réapprendre à vivre dans ces conditions pas simples ? Car Leah est vraiment très étrange et ne communique pas spécialement. Et que s’est-il vraiment passé durant cette mission ?
C’est ici un roman à deux voix que propose l’autrice, chacun prenant tout à tour la parole. Leah, elle, parle à travers son journal qu’elle a écrit au jour le jour dans cette boite en métal, elle y raconte le quotidien avec ses deux camarades d’infortune. Quant à Miri, elle nous parle tantôt de sa rencontre avec Leah et de leur vie d’avant l’incident, et tantôt de la vie d’aujourd’hui.
Elle est totalement démunie devant la situation, et pourtant elle fait des efforts, mais même la fameuse et étrange agence pour laquelle travaille Leah l’a laissée seule. De ce fait, on se prend vite d’affection pour ce personnage et on essaie même de se mettre à sa place.
C’est un livre très touchant, poignant, plein de poésie mais aussi de mystère et il est un peu angoissant. On veut savoir ce qui s’est réellement passé et ce que va devenir ce couple, ce qui fait que j’ai lu ce livre très rapidement. Et en plus, je me répète si vous lisez régulièrement mes chroniques, mais j’aime apprendre en lisant, et là c’est le cas, j’ai découvert beaucoup de choses sur l’eau et les profondeurs marines.
J’ai en plus aimé le style simple et efficace de l’autrice, ce qui a fait de cette lecture un bon moment et je pense que le livre plaira bien.
Nos femmes sous la mer me donne envie depuis sa sortie VO.
Les thèmes abordés (l'océan, l'amour, le deuil, la solitude) sont pertinents et intéressants. L'intrigue avec Leah qui revient changée après 6 mois dans un sous marin est original et j'ai aimé l'alternance de pdv entre Miri et Leah ainsi que passé et futur.
Toutefois, je n'ai pas du tout accroché. J'ai trouvé la plume particulière, passive. Je n'ai pas réussi à connecter aux personnages et selon moi l'attrait du roman se joue beaucoup sur le ressenti du lecteur. J'ai eu beaucoup de mal avec l'impuissance de Miri face à l'effacement de Leah, la femme qu'elle aime.
Il faut dire que je sors totalement de ma zone de confort avec ce roman. Je ne suis pas du tout sensible au body horror bien présent dans ce roman et j'étais probablement trop pragmatique sur les différents éléments de l'intrigue. Je ne savais pas dire au début du roman s'il y avait une part de surnaturelle ou si l'étrange était purement psychologique.
Je pense que ce roman n'était juste pas fait pour moi mais je le recommanderait aux fans de romans psychologiques, aux lecteurs qui acceptent de ne pas tout comprendre.
Léa M, Libraire
J’ai été un peu entre deux chaises avec ce roman…
Il est formé de trois pov : le présent avec le stress post traumatique dans le couple, le passé et les raisons de cette relation amoureuse et enfin le passé dans le sous-marin.
Les trois aspects se mêlent pour tisser une relation de couple douce et romantique distordue par un événement traumatisant qui laisse aujourd’hui cet amour dans l’incompréhension et la douleur.
En décortiquant, on repère les différentes phases du deuil dans ce roman et c’est ce que j’ai beaucoup apprécié : un deuil vrai et sensible, sans qu’on ne doive décrire la mort de quelque façon que ce soit. Ajouter à cela un côté horrifique surnaturel venant des profondeurs inconnues de l’océan et vous avez les éléments clés de ce thriller.
J’ai cependant été quelques fois confrontée à quelques longueurs, quelques passages qui me semblaient longs quand j’aurais aimé avoir plus d’autres.
Dans l’ensemble, c’est un roman que je suis contente d’avoir lu et découvert, j’ai passé un très bon moment, mais il ne fera pas parti de mes incontournables
Estelle R, Libraire
Leah, biologiste marine, a disparu dans les abysses pendant plusieurs semaines. Quand elle en revient finalement, elle est méconnaissable aux yeux de son épouse, Miri. Quelque chose s'est passée dans les profondeurs, mais impossible pour Miri de découvrir quoi. A mesure que leur relation se dégrade, Leah devient de plus en plus mystérieuse et inquiétante. Un roman intimiste sur le couple qui s'éloigne, un mystère abyssal à résoudre et une atmosphère angoissante, c'est une lecture qui m'a sorti de ma zone de confort et que je recommanderai à un.e lecteur.ice qui voudrait lire quelque chose de surprenant et envoûtant.
Les Éditions La Croisée frappent fort avec cette couverture très suggestive et symbolique illustrant ce premier roman de l'année 2026 avec l'autrice Julia Armfield. Elle a été éditée en France par les mêmes éditrices-eurs avec son roman Cérémonie d'orage paru il y a tout juste un an. Le dénouement assez théâtral et tempétueux de ce roman avait marqué particulièrement mon esprit. Cette fin était marquée par la (omni)présence de l'eau, ce que je me suis rappelé lorsque j'ai vu la couverture de Nos femmes sous la mer qui nous place derrière le tain du miroir du couple queer Leah et Miri.
On s'immerge ici un peu plus profondément dans les profondeurs marines puisque l'autrice a choisi l'immensité de l'océan pour ancrer son histoire. La narration se fait sous l'alternance de points de vue des deux membres du couple, Miri et Leah, la première courtière en financement d'associations, la seconde, biologiste marine, employée par un vague centre de recherches sous-marines. Leah est de retour de mission, un retour inattendu, car la mission avait mal tourné et que Miri croyait sa compagne disparue au fin fond de l'océan : mission initialement prévue pour quelques semaines, l'équipage est resté coincé plusieurs semaines dans les profondeurs marines. Leah en revient totalement déboussolée, frappée d'une sorte de mal du retour à la surface, métamorphosée, en pleine déliquescence psychologique que physique alors que Miri fait ce qu'elle peut pour l'aider à retrouver pied. En vain.
Alors que la focalisation de Miri démarre quelque temps après le retour à la maison de sa compagne et des premiers signes de ses maux physiques, celle de Leah plonge plus profondément dans les méandres de son passé et des débuts de sa passion pour la vie et l'immensité océanique. Cette discordance ne fera que s'accentuer, Leah s'enfonçant irrémédiablement dans son malaise, Miri tentant de la tirer de cette torpeur dans laquelle elle se noie progressivement. Le couple sombre doucement, incapable de reprendre sa vie d'avant, le traumatisme de l'enfermement, Leah s'est muée elle-même en créature marine qui ne supporte plus que le contact de l'eau sur sa peau écailleuse.
Dans cet isolement des profondeurs, cloitrés dans leur sous-marin, c'est comme si l'océan s'était transformé en une entité vivante les retenant captifs, sans plus aucun contact avec l'extérieur, amplifiant les effets de cet isolement, de cette proximité, de cet enfermement jusqu'à les déposséder de leur entendement, de leur personnalité, de leurs capacités cognitives, en faisant d'eux de réelles créatures des profondeurs, ayant perdu toute capacité à vivre de nouveau la vie sur la terre. Le roman est ainsi construit à l'image d'une plongée sous-marine, divisé selon les cinq strates de l'océan, que sont la zone photique, zone crépusculaire, zone de minuit, zone abyssale, zone hadale.
L'autrice avait déjà commencé à bâtir une relation entre ses personnages et l'eau dans ses précédents romans, une relation déjà destructrice, qui finissait par engloutir les personnages. Cette fois cela passe par une quasi-métamorphose de l'être humain qui devient en surface une créature à ouïes et écailles, qui ne communiquent plus, qui se disloque à l'image de la relation avec Miri. La sensation de malaise est latente, presque visqueuse, le mal-être de Leah est communicatif, de plus en plus envahissant et collant, Leah avec sa peau d'écaille, glissante et humide, est en train d'échapper des mains de sa compagne, de leur relation, de sa propre vie.
Cette narration splittée entre les deux points de vue met en exergue cette incommunicabilité qui est devenue la leur, chacune s'étant enfoncée davantage en elle-même, séparée par une distance matérialisée par cette eau qui s'est infiltrée entre elles, comme un barrage invincible ; l'océan devient cette force, cette troisième personne du couple, insaisissable. Certaines critiques britanniques évoquent le roman d'horreur, étant donné la décomposition progressive de Leah et ces six mois d'enfermement, de ces créatures sous-marines à l'apparence presque monstrueuse.
J'ai été très réceptive à cette sensation de décomposition qui émane de Leah, qui met en exergue sous de multiples incarnations la perte, d'autrui, de son histoire d'amour, de son couple, du parent, avec ces plongées dans les abysses du passé de l'une et de l'autre. Là même où une partie de Leah s'est définitivement perdue, pourtant abritée dans ce sous-marin, et qui n'est jamais remonté à la surface. Ce qui m'a plu dans ce livre, et dans ce que j'ai pu lire de l'œuvre de jusqu'à présent, c'est cette poésie de l'eau, la façon dont elle s'empare du motif de l'eau pour illustrer et monter les histoires de ses personnages et le processus de deuil.
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