Le jour d'avant

D'après le roman de Sorj Chalandon

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Date de parution 16 mai 2024 | Archivage Aucune

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Résumé

« Venge-nous de la mine, avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis. À sa mort, mes poings menaçant le ciel. Je n’ai jamais cessé de le lui promettre.

J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, mort en paysan. Venger ma mère, morte esseulée.

J’allais tous nous venger de la mine. Nous laver des Houillères, des crapules qui n’avaient jamais payé leurs crimes. »

Au-delà de leur travail d’adaptation, Romain et Simon enrichissent cet album d’un cahier documentaire, résultat d’un travail de terrain, à Liévin, au Musée de l’école de la Mine ou encore au Centre historique minier de Lewarde.

« Venge-nous de la mine, avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis. À sa mort, mes poings menaçant le ciel. Je n’ai jamais cessé de le lui promettre.

J’allais venger mon frère...


Formats disponibles

ISBN 9782368465332
PRIX 26,00 € (EUR)
PAGES 240

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

Adaptation du roman de Sorj Chalandon dédié à la catastrophe minière du 27 décembre 1974. La perte tragique d'un grand frère puis un an après, jour pour jour, le suicide du père laissant un mot : "venge nous de la mine". Une histoire terrible, beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît, où se mêlent les sentiments de haine, injustice et culpabilité. Qui est vraiment responsable ? La justice peut-elle soulager les consciences ?
Un hommage magistral aux 42 gueules noires décédées dans un coup de grisou.

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Lu le roman, il y a quelques temps, j'étais intéressée de savoir comment l'adaptation graphique serait faite.

On y retrouve l'époque des miniers du Nord, leur fierté et leur appréhension de leur métier.
On retrouve la souffrance de ce peuple présente dans le roman et bien retranscrite dans ce graphique.
Le choix des couleurs y est aussi pour beaucoup et c'est très bien pensé.

Un petit bémol où le procès est moins présent et donne par conséquent un peu moins de découverte et d'intensité aux messages.

Merci à Netgalley et aux éditions Steinkis pour ce partage.

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Un grand merci à #NetGalleyFrance pour cette nouvelle découverte très originale et enrichissante. Merci aux auteurs Romain Dutter et Simon Géliot, ainsi qu'à Sorj Chalandon, pour cet important travail de mémoire et d'hommage que vous faites. Et merci enfin aux éditions #Steinkis de m'avoir permis de le découvrir ici.

#Lejourdavant est un roman qui nous plonge au cœur des mines de charbon. Quand on apprend ça en histoire, on parle principalement du 19 ème siècle et on oublie (ou peut-être on ignore...) que cela a commencé avant, et surtout, que cela a duré bien au-delà. À la fin du livre, quelques pages sont là pour nous donner vraiment des aspects documentaires, à la fois sur les mines et plus particulièrement sur celle de Liévain et de la catastrophe qui s'y est déroulée en 1974.

C'est aussi le thème de ce roman graphique qui nous emmène aux côtés de Michel Flavent, dont le frère travaille à la mine. On est dans sa tête, on passe par tout ce qu'il vit durant plusieurs années après le décès de son frère, et ce que vivent ses proches. Cela permet aisément de comprendre pourquoi il en arrive là, à ses choix, qui ont pourtant l'air incompréhensibles de l'extérieur.

Ce roman, c'est donc l'histoire des mines, dont des extraits peuvent être proposés en classe pour étudier la vie des mineurs par exemple, mais c'est aussi l'histoire d'une catastrophe, bien réelle elle, qui permet de rebâtir la mémoire collective trop tôt disparue hors de la région de Liévain. C'est aussi l'histoire d'un homme, qui a vécu un traumatisme et des réactions que cela entraîne. Et c'est l'histoire d'une société, et des clivages de l'époque. C'est un roman très riche qui peut être lu par des jeunes, qui doit être lu même, je pense.

Les dessins sont vraiment bien faits, ils sont très parlants, certains même saisissants comme celui de la 《salle des pendus》qui m'a beaucoup marquée. Des thématiques de couleurs soutiennent la compréhension de l'histoire, entre événements, pensées et flashbacks. Le roman est découpé en chapitres, eux-même encore séparés en sous-parties, cela facilite lecture et surtout permet des interruptions aux moments appropriés.

Bref, j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman graphique, sur un thème qui à première vue ne m'aurait pas forcément attirée. Une autre chose que j'ai aimée, c'est la préface de Sorj Chalandon, qui d'une part est un joli message et d'autre part un bel écho au titre du livre.

Je le recommande aux profs d'histoire bien sûr, mais pas que. À l'heure où se posent beaucoup de questions sur la planète Terre, nos ressources pas inépuisables, et les nombreux enjeux énergétiques et écologiques qui les accompagnent, je recommande ce livre à tout-un-chacun : au-delà de la réflexion que, j'espère, cela vous amènera, même si vous n'êtes pas passionnés par la vie des mineurs au départ, vous le serez probablement après.

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J'ai vraiment beaucoup aimé la préface de Sorj Chalandon, qui est un joli message/hommage et qui fait aussi un peu écho au titre du livre.

Côté histoire j'ai aimé que le récit nous rappelle que les mines de charbon on existait bien au-delà de ce que l'on peut parfois penser.
Si on évoque l'ère industrielle dans les cours d'Histoire, si l'on parle de l'exploitation du charbon c'est souvent (et surtout) en abordant le 19e siècle. On oublie ainsi trop souvent que cela a duré bien plus longtemps, sauf à connaître Pierre Bachelet et ses "Corons" on n'y pense effectivement pas tous.

C'est une histoire dans l'Histoire, la vie des familles de mineur, les clivages d'une époque, mais aussi les traumatismes laissés sur Michel par la mort de son frère.

Je dois avouer avoir eu du mal à saisir les choix du personnage principal, à comprendre le pourquoi derrière plusieurs de ses actes, à saisir sa logique. Cela m'a quelque peu déroutée.

Un roman graphique intéressant, traitant d'une thématique peu (pas?) abordée habituellement

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Le récit prend place dans un contexte historique lourd et prenant : le déclin de l’exploitation minière après la Seconde Guerre mondiale. Le 27 décembre 1974, les mineurs descendent à plus de 700 mètres de profondeur. À 6h19, un coup de grisou souffle l’ensemble de la galerie et ne laisse derrière lui qu’un amas de décombres, de poussières et de corps. Il ôte la vie à 42 mineurs.

Autant dire que cette lecture n’est pas des plus joyeuses ! Je ne connaissais pas ce drame et cette lecture m’a permis d’en découvrir plus sur toute cette population atteinte par ce drame. Je n’ai pas l’habitude de lire des histoires sur la mine ni de me plonger dans une bande dessinée avec ce style graphique. Pour autant, cette lecture m’a particulièrement émue et touchée. On suit l’histoire des yeux de cet homme qui a perdu son frère et son père à cause de la mine.

Si je devais ne citer qu’un élément qui m’a plu, je pense que ce sont les planches noires et blanches qui nous suivent tout au long de la lecture et rythme nos découvertes. Récit de vie, vengeance, crime, jugement et libération, autant d’actes qui nous empêchent de lever les yeux de cette lecture. Les planches noires et blanches nous offrent donc une pause, un instant de contemplation de l’intrigue.

Cette lecture se présente comme un hommage à tous ses mineurs qui ont mis leur vie en péril pour redresser la France après la guerre. L'œuvre est aussi enrichie d'un dossier historique à la fin de l’œuvre avec des explications, certes, mais aussi et surtout des plans, des photos d’archives et d’autres éléments d’époque. Tout cela nourrit un peu plus cette histoire et nous évoque ces destins brisés sous et sur terre.

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27 décembre 1974
Un coup de grisou tue 42 mineurs dans la fosse Saint-Amé de Liévin. Parmi eux, Joseph Flament, qui décède quelques jours après, à l'hôpital. Michel, son frère, revient au pays, 40 ans après le drame, avec une idée en tête: respecter la dernière volonté de leur père qui, avant de se pendre, avait laissé sur un bout de papier "Michel, venge nous de la mine".

Romain Dutter adapte le roman de Sorj Chalandon. Une fiction marquante, en forme d'hommage aux gueules noires, qui met en avant la dignité des ouvriers, la volonté de profit des patrons au détriment de la sécurité des mines et qui aborde les notions de culpabilité, de résilience. Je n'avais pas lu ce roman et j'ai été impressionné par ce scénario brillamment adapté.

Et tout aussi brillamment mis en images par Simon Géliot. le trait est comme il se doit noir, épais, charbonneux.Les époques sont bien différenciées par le dessin et les portraits semi-réalistes sont réussis.

Il est peu dire que le scénario réserve des surprises au lecteur non averti. Je vous laisse apprécier le déroulé habile d'un récit qui restera quelque temps dans ma mémoire. A noter un cahier documentaire final complet sur la tragédie de la fosse 3 bis et sur les mines en général.

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Une belle adaptation du très beau roman de Chalandon!
Un drame social, les rapports familiaux, l'ambiance autour de la mine, très bien mis en images.
Les auteurs ont ajouté un cahier documentaire qui contextualise bien l'histoire.
A découvrir !

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C’est l’adaptation d’un livre qui raconte une catastrophe minière qui a marqué la France et les mémoires. D’ailleurs il y a aussi un devoir de mémoire. On s’interroge sur les causes, à qui la faute, sur ce métier dangereux, sur ce que ces ouvriers ont apporté à la France d’après-guerre et comment la situation a été traitée. D’abord âpre dans ces premières pages, pas très bien gérée, y compris la ligne temporelle et la façon de raconter. Grâce au père des frères, nous comprenons le danger des mines, mais Joseph finit par y aller par fierté. Le graphisme n’est pas des plus emballant non plus. Il y a un jeu avec les couleurs et les fonds par moment. Nous allons suivre Michel, frère de Joseph, des choix de vie, combien la mort de son frère a été un choc et l’a marqué. Au fur et à mesure, cela finit par devenir plus prenant, intense et même surprenant. Un scénario qui n’a de cesse d’asséner des coups, de nous faire réfléchir et présenter le situation. Et rien que pour sa richesse après avoir galéré au début, pour ses gueules noires, pour ne pas oublier le 27 décembre 1974 à Liévin et pour notre culture, c’est à lire.
Ce one-shot est édité par Steinkis, adapté du roman de Sorj Chalandon avec au scénario Romain Dutter, au dessin, à la couleur Simon Géliot et comme assistants couleurs Francesco Antonelli et Alessandra Alexakis. En bonus en mémoire de, une citation, une préface de l’auteur du roman, un glossaire minier. A la fin une postface de ceux l’ayant à adapté sous cette forme, un retour sur l’événement avec images d’archives et interview, de quoi aller plus loin et une présentation de ceux l’ayant adapté, ainsi que les noms des mineurs décédés.

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Etant adaptée du roman du même nom de Sorj Chalandon, que je n'ai pas lu, le jour d'avant nous conte l'histoire de Michel, désormais quinquagénaire, bien décidé à venger son frère, Joseph, mort suite à un accident dans le bassin minier de Liévin, le 27 décembre 1974 : la fosse 3-3 bis était crainte des mineurs depuis longtemps, elle en laissera 42 sur le carreau ce jour-là, et sera la dernière catastrophe minière la plus meurtrière de l'Histoire de France.

Je ne sais pas à quel point le roman originel a été adapté, mais j'ai beaucoup apprécié la manière dont l'ensemble est retranscrit, de l'enquête de Michel des années après le drame pour retrouver celui qui est, selon lui, le responsable, pour avoir négligé l'entretien de cette fosse, au dénouement qui nous montre un tout autre versant de la réalité, en passant par les jours précédant la catastrophe racontés dans les moindres détails. L'on s'attache à cette famille qui s'est vu privée de Joseph, comme nombre d'autres l'auront été, ce 27 décembre.

Cependant, j'ai été beaucoup moins réceptive aux graphismes qui, certes, renvoient plutôt bien à l'ambiance qu'ils nous dépeignent, charbonneux, aux traits esquissés, mais auxquels je n'ai pas été spécialement sensible - question de goûts -.

Quant au cahier documentaire ajouté en fin de BD, je l'ai trouvé très intéressant, et pertinent pour parfaire l'ensemble, et sur le drame, et la vie minière plus généralement.

Je remercie les éditions Steinkis et NetGalley de m'en avoir permis la découverte.

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Je n'ai pas lu le roman de Sorj Chalandon duquel a été adaptée cette BD, mais ma lecture m'a donné envie de le découvrir.
Michel raconte comment son frère Joseph est mort lors du coup de grisou du 27 décembre 1974 à Liévin, avec 42 autres mineurs. Il raconte pourquoi il cherche à se venger, et comment il prépare cette vengeance. Jusqu'à ce que la vérité resurgisse.
Si j'ai beaucoup apprécié la première partie, j'ai été plus déstabilisée par la seconde qui m'a laissée avec des questions sans réponse.
Côté image, certains dessins sont poignants, je pense notamment aux pages en noir et blanc. Le style dur et brut, en adéquation avec le narrateur, transmet parfois plus difficilement les nuances des détails ou des émotions.
Cette BD a été une belle découverte pour moi, et une plongée captivante dans le monde des mineurs.

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Adaptation du livre de Sorj Chalandon.
Je n’ai pas lu le roman donc je ne peux pas juger si l’adaptation est fidèle ou non.

Cet ouvrage rend hommage aux 42 mineurs qui ont péri dans la catastrophe à Liévin.
Une mise en lumière sur ces hommes qui ont passé une partie de leur vie sous terre.

La vengeance d’un homme qui toute sa vie chercher un coupable.
Un responsable sur qui rejeter la faute et se venger de la mort de son frère.
Un frère qui toute sa vie va vivre avec le poids de la mort de son frère.

Une ambiance un peu à la Germinal.
J’y ai beaucoup pensé dès le début de cette lecture et d’ailleurs, le roman de Zola est abordé.

J’ai passé un bon moment avec ce roman graphique.

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