Le soleil, la lune et les champs de blé - épreuves non corrigées -

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Date de parution 11 janv. 2024 | Archivage 12 févr. 2024
cherche midi éditeur, Les Passe-murailles

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Résumé

Quand Djoudé Andronikachvili, fils de cordonnier d’un quartier populaire de Tbilissi, accepte de cacher de mystérieux films super-8 à la demande de son ami Haïm, il est loin d’imaginer combien cet acte va changer le cours de son existence. Peu de temps après, il se retrouve accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, sans comprendre pourquoi.

Une vie d’errance commence.

Happé par les rouages de l’ex-URSS, il est transporté jusque dans les camps de prisonniers soviétiques, les mines d’or de la Sibérie glaciale, les forêts russes où nul ne peut survivre seul, les contrées ensoleillées qui bordent la mer Noire, les hôpitaux psychiatriques.

Durant cet extraordinaire périple qui s’étend des années 1970 à nos jours, Djoudé n’abandonne jamais l’espoir de rentrer chez lui, où l’attendent son père et son amour d’enfance, et d’éclaircir le fond de l’histoire.

Dans ce roman géorgien à la portée universelle, Temur Babluani déploie une prose hautement cinématographique qui se lit d’une traite et qui révèle, aussi nettement que dans un documentaire, la réalité cachée derrière la façade du « bien-être » soviétique.

Quand Djoudé Andronikachvili, fils de cordonnier d’un quartier populaire de Tbilissi, accepte de cacher de mystérieux films super-8 à la demande de son ami Haïm, il est loin d’imaginer combien cet...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782749174358
PRIX 23,50 € (EUR)
PAGES 688

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Chroniques partagées sur la page du titre

ChatGPT

"Le Soleil, la Lune et les Champs de Blé" de Temur Babluani est une épopée saisissante qui plonge ses lecteurs dans les méandres mystérieux et captivants de l'ex-URSS, dévoilant ses secrets dissimulés derrière une façade de bien-être.

L'histoire commence lorsque Djoudé Andronikachvili, fils de cordonnier à Tbilissi, accepte de cacher des films super-8 pour un ami, Haïm. Ce simple acte déclenche une série d'événements bouleversants : Djoudé se retrouve accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, précipitant ainsi sa vie dans une spirale d'errance et d'épreuves.

Transporté à travers les étendues de l'ex-URSS, Djoudé traverse les camps de prisonniers, les mines de Sibérie, les forêts impitoyables et les paysages envoûtants bordant la mer Noire. Sa quête pour rentrer chez lui et démêler la vérité derrière ces événements mystérieux le mène à traverser les décennies, des années 1970 jusqu'à nos jours.

Babluani offre une prose d'une richesse cinématographique, capturant la réalité brute derrière le vernis de "bien-être" imposé par l'ancienne Union Soviétique. À travers cette saga géorgienne, l'auteur offre une vision universelle de l'histoire, révélant avec une précision documentaire les rouages cachés et les faux-semblants de cette ère tumultueuse.

Ce roman immersif transporte les lecteurs dans un voyage épique où l'espoir, la résilience et la quête de vérité se mêlent dans un tableau saisissant de l'histoire tumultueuse de l'URSS. La plume de Babluani dépeint avec éloquence et émotion les méandres de l'âme humaine confrontée aux défis les plus impitoyables de l'Histoire

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Temur Babluani est également scénariste, réalisateur, producteur et acteur. Autant qu’on puisse le savoir, il s’agit d’un premier roman, l’auteur est surtout connu dans son pays comme à l’international pour son film Le Soleil des insomniaques (1992). Temur Babluani était en France au mois de novembre présent au festival Un week-end à l’est – le festival des cultures de l’est – consacré à la Géorgie, et je regrette vraiment de n’avoir pu le rencontrer.

Joseph dit Djoudé Andronikachvili est fils de cordonnier, sa mère a depuis longtemps quitté le foyer et pris la tangente, il survit tant bien que mal dans un quartier populaire de Tbilissi, aux côtés de ses amis, dont Haïm. Lui-même vit de petites embrouilles chez ses oncles et fréquente les petits groupes mafieux qui font leur loi dans la capitale de cette république soviétique. Nous sommes en 1968, le pays est sous le joug soviétique, il faudra attendre encore 20 ans avant que le pays ne se libère de ses entraves. Deux décennies pendant lesquelles notre drôle d’anti-héros, Djoudé Andronikachvili va à peu près tout connaître de l’URSS : embarqué, sans le vouloir vraiment, dans les combines de son ami, affilié à des pointures plus grosses que lui, il va finir par s’accuser du meurtre de deux hommes et partir, dans sa posture de nouveau forçat, au nord de la Sibérie, extraire l’or d’une mine. Et ce n’est que le tout début d’une vie d’errance et de galères, d’absences, de mendicité, d’un géorgien broyé par la grande machine soviétique.

Àun avenir pratiquement tracé, tout juste diplômé, aux côtés de celle qu’il aime et qui l’aime, la courageuse Manouchka, il a suffi d’une entourloupe pour que le jeune étudiant qu’il était, d’une fidélité excessivement naïve et presque simplette à l’égard de son ami, se retrouve très vite déporté dans l’un des pires camps de travail de l’URSS. Une naïveté qui confine à la gentillesse et à la bêtise dont il fera preuve tout au long de sa vie et qui lui vaudront des centaines de kilomètres de marche dans la taïga et la steppe sibériennes, des centaines d’heures de camps, des années de vie dans le coma. C’est rocambolesque, Djoudé est un personnage à la fois attachant et agaçant, qui passe son existence à subir les aléas de la vie et les volontés des plus puissants que lui, les truands qui vont finir par devenir des hommes riches parmi les puissants. Un chat noir, plus endurant qu’il n’y parait à première vue qui va apprendre la survie dans des pays où la moindre défaillance peut vous laisser sur le carreau. L’avalanche d’aventures de Djoudé est le témoin d’une Géorgie soviétique des années 60 et d’une Géorgie libre des années 90, et entretemps de l’invraisemblable union soviétique : la notion de justice est totalement aléatoire pour le cas de note Géorgien et n’est pas loin de représenter l’absurdité du système soviétique calqué sur les humeurs d’un Staline imprévisible et paranoïaque. S’il y a bien une chose que l’on apprend ici, que l’on souligne et reconnaît à Djoudé , qui est devenu voleur et assassin, c’est sa constance et son indéfectible lien envers ses vieux amis et celle qu’il aime.

On rajoute à cela le ton gouailleur du narrateur, qu’il garde même dans les situations les plus graves, au fin fond du monde, au fin fond de la grotte d’or, de la Sibérie, les plus désespérées. Comme si rien n’était pour lui ni grave ni sérieux dans le monde qui l’entoure et qu’il ne comprend pas forcément, l’homme s’adapte aux situations qui lui tombent sous le nez, plus qu’il ne les provoque, débrouillard, il prend tout avec un détachement certain, rien ne semble vraiment important. Néanmoins, et c’est cela qui le sauvera, ce sont ses valeurs, fidélité, amitié et amour, qui le porte du début à la fin de son épopée sibérienne et qui contribueront à venir à bout des obstacles, les kilos d’or rescapés de la mine et des vies des bagnards, enterrés comme l’union soviétique, déterrés opportunément après sa chute, ne l’aideront pas. Le souvenir et l’image de Manouchka agissent sur lui comme un fil conducteur auquel il s’accroche âprement lors de son exil, le souvenir le ramenant dans sa Géorgie natale.

Cette odyssée, au sens littéral du terme puisque Djoudé est constamment guidé par le souvenir de son amour de Manouchka, compte un nombre improbable de rebondissements, de coups du sort, ou opportunités, à peu près tout ce qui pouvais vous arriver d’invraisemblable et d’inattendu au sein de cette union, dont la dislocation va permettre aux voyous d’autrefois vont prendre des allures d’homme politique respectable sur les plateaux surexposés de la télévision. On ressent que l’auteur avait beaucoup à dire, lui qui a été censuré par le régime lors de la réalisation de ses deux premiers films – Le vol des moineaux et Frère – sur l’histoire et la dictature qui a étouffé à mort citoyens comme républiques, lesquels ont encore bien du mal à retrouver une entière indépendance de ce qui représente aujourd’hui le principal successeur de l’Union Sovietique, la Russie voisine.

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Tout commence par une histoire truculente du vol d’un jean sur une corde à linge à cause d’un pantalon devenu trop court. Un jean qui vaut son pesant d’or mais dont la possession est délictueuse à Tbilissi en Géorgie alors sous la domination soviétique dans les années 70. Le contestataire par nécessité, c’est le jeune Djoudé, le fils du cordonnier bien connu dans le quartier.
Djoudé est un garçon comme les autres, il rêve de sa petite amie Manouchak et traîne les soirs avec son meilleur copain Haïm.

Si un jour il avait su.

C’est ce que nous raconte ce roman épique et initiatique qui nous emmène des quartiers historiques de Tbilissi aux geôles pénitentiaires de la Sibérie. Le monde absurde, kafkaïen du début est écrit avec une plume cocasse redoutable d’efficacité dans l’enchainement des actions dont Djoudé n’a pas prise. La fin du roman est plus poétique à l’image de Djoudé qui a gagné en maturité au fil de ses expériences traversées en même temps que les événements qui bouleversent son pays.

Le roman narré à la 1ère personne est le parcours en péripéties baroques et tragiques d’un anti-héros du Caucase pour lequel on se prend d’amitié. C’est aussi le portrait plein de charme et de gourmandise de Tbilissi avec les descriptions de ses monuments emblématiques, son histoire ancienne, et ses plats qui ouvrent les papilles.
C’est surtout l’histoire d’une expatriation forcée et d’évasions réussies marquées par la rencontre de personnages pittoresques comme sortis du célebre roman de Jules Verne, le Tchouktche, l’Ouzbek, l’Azéri d’une force commune incroyable faisant face comme un i aux persécutions subies. Comme Djoudé, parti jeune et rentré bien plus vieux au pays qui a lui aussi changé.

Merci pour cette belle lecture.

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Un roman étonnant qu’il me semble impossible à cataloguer avec précision ! Il est écrit comme une autobiographie mais se déroule comme un catalogue de péripéties dans une saga à long terme ! J’ai mis longtemps à le lire, à petite dose chaque soir, tant la vie de Djoudé Andronikachvili se déroule d’une façon maladroite et à priori malchanceuse.

Je reconnais m’être régalée, alors que ses aventures sont avant tout des “mésaventures” et l’emmènent en Sibérie du temps de l’URSS, ce qui n’est jamais une bonne nouvelle. Lui-même raconte le tout de façon très sérieuse et détaillée mais il constate et n’émet pas de jugement et la dérision pointe derrière chaque phrase de l’auteur, que je découvre avec plaisir ! Djoudé peut paraître un peu gentil mais sa constance envers ses décisions est une critique sans concession de la vie en ex URSS.

Ce pavé aurait pu être indigeste et démotivant, il le sera probablement pour d’autres personnes, mais je l’ai trouvé tellement bien écrit et traduit pour aborder des sujets graves et délicats qui furent une réalité pour des milliers de personnes. Mais il n’est absolument pas politiquement correct et c’est brillamment narré !

Ne passez pas à côté de cette étonnante littérature.

#Lesoleillaluneetleschampsdeblé #NetGalleyFrance

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1968, Géorgie. Djoudé est un jeune homme épanoui, promis à des études, et amoureux de Manouchak depuis toujours. Son meilleur ami Haïm est très proche de lui. Tout semble aller pour le mieux. Pourtant, le caractère affable et quelque peu naïf de Djoudé va le faire tomber dans un véritable piège. Accusé de crimes qu’il n’a pas commis, le jeune homme va devoir aller en prison. Il va alors s’ensuivre une multitude de péripéties.

Ce roman a été une excellente découverte littéraire pour ma part, et je peux vous garantir que malgré le nombre de pages assez conséquent, vous ne les verrez pas défiler, tant l’auteur a un véritable talent de conteur, et que le personnage principal masculin porte l’histoire tout au fil des pages.

Djoudé va être le fil rouge de ce récit aux multiples rebondissements, et c’est un personnage très bien esquissé, avec ses nombreuses qualités mais également ses failles. Sa naïveté va le mener à devoir affronter beaucoup de problèmes mais son courage lui permettra également de s’en sortir indemne d’une multitude d’aventures rocambolesques.

Je ressors bluffée par ce roman au rythme effréné, mais qui propose également une vision historique de la Géorgie et une promenade littéraire dépaysante. L’auteur propose un récit très minutieux, et malgré le nombre de pages, je n’ai jamais ressenti de l’ennui.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité. Avec un style très cinématographique et beaucoup de dialogues, ce roman se lit avec beaucoup de facilité. Les chapitres sont de taille moyenne, et même s’il n’y a pas d’indication temporelle, je ne me suis jamais perdue.

Un roman dépaysant, servi par un personnage au caractère très bien esquissé, et dans lequel le lecteur suivra ses aventures. Une excellente découverte littéraire que je vous recommande.

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