Tempêtes et brouillards

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Date de parution 6 janv. 2023 | Archivage 31 janv. 2023

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Résumé

Lorsque son père part vivre sa retraite au Maroc, épouse une femme aussi jeune qu'elle, se convertit à l'islam et annonce qu’il la déshérite, Carina, la « fille préférée », sombre dans la douleur. Qui est véritablement ce père ? Quelles colères enfouies est-il en train de faire ressurgir ?

Il est des romans écrits par urgence vitale. Tempêtes et brouillards est de ceux-là. Hanté par la figure du Roi Lear, entremêlant souvenirs à vifs, conversations, réflexions sur l'héritage, l'amour filial, les gestes post-coloniaux qui s’ignorent, l'écriture et le pardon, il traverse la noirceur et la brûlure vers la réappropriation de soi. Porté par une écriture incantatoire, un suspense intime, il signe la profession de foi d’une écrivaine.


Caroline Dorka-Fenech est née en 1975. Rosa dolorosa, son premier roman paru en 2020 aux éditions de La Martinière, réédité au Livre de Poche, a remporté 6 prix littéraires. Tempêtes et brouillards est son deuxième roman, et une nouvelle fulgurance.

Lorsque son père part vivre sa retraite au Maroc, épouse une femme aussi jeune qu'elle, se convertit à l'islam et annonce qu’il la déshérite, Carina, la « fille préférée », sombre dans la douleur...


Note de l'éditeur

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Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782732497655
PRIX 18,50 € (EUR)
PAGES 240

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

« Tempêtes et brouillards sur toi!
Que les incurables blessures de la malediction d’un père
Déchirent tout ton être en tous tes sens »
Ces vers du Roi Lear résonnent de funeste façon dans le cœur de Carina, alors que son père , en la déshéritant fait voler en éclat le socle de leur amour.
Dernière née d’une fratrie de trois, Carina a toujours eu un lien privilégié avec son père. Un père qui les a élevés ses frères et elle après le départ de leur mère. Quant arrivant à l’âge de la retraite il lui annonce qu’il veut partir au Maroc c’est la surprise qui prévaut, mais quand peu après il lui annonce son futur mariage avec une fille d’à peine son âge, ainsi que sa conversion à l’Islam, c’est la consternation. Au delà de la crainte que fait naître cette annonce c’est aussi une forme de jalousie qu’elle réveille. L’aimera t’il toujours? Sera t’elle toujours sa préférée? Autant de question qui viennent la tourmenter mais aussi réveiller des souvenirs enfouis sur ce père pas si parfait.

Après avoir évoqué une mère courage dans Rosa Dolorosa, c’est un père abandonnant qu’elle épingle ici. Roman ou récit autobiographique, difficile de trancher, mais on sent en tout cas que Caroline Dorka Fenech a mis énormément d’elle dans ce nouveau titre. « Est ce que mon père m’aimait? Est ce que je l’aimais? » ce sont les questions profondes qui traversent ce récit très personnel. C’est à la fois le récit d’un desamour, et celui d’une grande souffrance, un récit presque cathartique pour dépasser un traumatisme profond. En mêlant souvenirs intimes et réflexions presque philosophiques, elle livre un texte puissant, très personnel et pourtant à la portée universelle sur les liens filiaux et le rôle de l’écriture.
Je ne peux pas parler de coup de coeur, mais j’ai été bousculée par ce texte dont j’ai beaucoup apprécié l’écriture et la force. A l’image de la citation du roi Lear dont il tire son titre, il est fait de tempêtes intérieures et de colères sourdes, superbement décrites et analysées avec beaucoup d’honnêteté. Mais il a peiné à me sortir du brouillard épais qui entoure la personnalité de ce père et ses secrets, brouillard que j’aurais aimé voir un peu dissipé à la fin de ma lecture.

Un texte choc cependant et un talent d’écriture confirmé

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Un roman d’une richesse et d’une puissance remarquable. 🤩

❤️ Le 2ème roman de cette auteure est de nouveau un coup de coeur ❤️
L’écriture est forte, le style remarquable quelque fois un peu rugueux mais si intense émotionnellement !
Si Rosa Dolorosa nous parlait de l’amour inconditionnel d’une mère pour son fils et des actes auxquels il peut mener, ce tout dernier roman évoque la colère d’une jeune femme contre son père. Mais pourquoi cette colère ? comment la faire disparaître ?
Au travers de ce cri de femme, de ce désarroi filial, de cette douleur ressentie par Carina, on découvre son histoire, ses doutes mais aussi ses blessures, ses traumatismes !
Engluée dans son mal être, Carina cherche à se relever.
J’ai ressenti son déchirement, sa détresse.
Carina ne sait plus trop comment elle doit se comporter, si elle fait les bons choix. Il lui est impossible de s’adoucir, ni de vivre sereinement. Elle doit « s’affranchir » du passé, oui mais comment ?

J’ai lu ce livre très vite, comme dans une urgence de compréhension. Immergée dans le vécu et les pensées de Carina.

J’ai aimé ce côté si intime et toutefois si pudique. Tout en retenu, mais également tout en fureur.
L’écriture peut surprendre, ou déplaire mais elle est pour moi d’une puissance et d’un réalisme étonnant et passionnant.
Carina fait un parallèle entre son histoire et Le roi Lear et cela se révèle très enrichissant.

Un roman précieux sur des sujets difficiles (mais je ne vous en dirai pas plus pour ne pas spoiler)
Madame Dorka Fenech une grande auteure à découvrir sans tarder.

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Quand Carina apprend par son père qu'il part s'installer au Maroc pour y vivre sa retraite, comme un retour sur la terre qui l'a vu naître. Carina sombre dans le trouble et l'incompréhension. Rapidement, il rencontre une jeune femme et se convertit à l'islam pour l'épouser, puis déshérite ses enfants. Ce père qui les a élevés seuls, elle et ses deux frères, parti loin pour vivre une autre vie, c'est un séisme, un chamboulement intime. Elle se trouve alors envahie de sombres questions sur cet homme, ses motivations, son abandon. Les souvenirs d'enfance et leur violence s'invitent aussi.
L'écriture est extraordinaire, écorchée. Le choix des mots et le registre du langage sont enfiévrés. On pense à Emily Dickinson dans ses émotions les plus ténébreuses. C'est une immersion vibrante dans la douleur la plus intime. Mais les mots, l'écriture, la littérature, l'être aimé sont autant de mains tendues et d'espoir. Les issues existent.

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Second roman pour adulte de Caroline Dorka-Fenech, Tempêtes et brouillards décrit l’amour et la haine d’une fille pour son père. Des sentiments qu’il faudra que la jeune femme écrivaine décortique pour éteindre la colère qui ne cesse de la brûler, la destruction qui la ronge et tenter le pardon.

Carina est la seule fille d’un père qui a choisi de retourner au Maroc pour y vivre une retraite proche de ses origines. Lorsqu’il annonce qu’il vient de se marier avec Asma, une jeune femme plus jeune qu’elle, son équilibre vacille, envahi par le dégoût et le rejet. Jalousie, rivalité ou passé trop lourd à porter…

La description de son ressentiment va s’étoffer avec la narration qu’elle essaye de construire. Sa relation amoureuse avec Oren s’en trouve bouleversée. Son passé, que l’on découvre maltraité, malmené lorsqu’elle le confronte au vécu que son père lui rapporte, ouvre béant des blessures qui ne se sont jamais fermées.

Caroline Dorka-Fenech, avec sa narratrice, se demande comment transcrire des émotions enfouies, destructrices qu’elle a vécues et dont elle ne peut se défaire car elles gâchent sa vie. Pour s’en libérer, elle fait le pari de convoquer la littérature (Le Roi Lear) et l’Art en général (Yves Klein et sa mono couleur pour « sentir l’âme »).

Carina arrivera-t-elle à se libérer de ces forces destructrices qui la dévorent pour trouver la force du pardon. C’est tout l’objet de ce roman sensible comme la tendresse ambivalente de cette femme pour un père qui ne fut pas que défaillant.

Ce long chemin, Caroline Dorka-Fenech l’envisage avec un style haché. La douleur, le dégoût et la rancœur émergent avec puissance des mots choisis. La colère est omniprésente. Pourtant, la pudeur est une constante !

Un roman intense, sensible sur le parcours d’une femme blessée qui choisit de se reconstruire à l’aide de l’art en général, et plus particulièrement la littérature; Un cri pour trouver un souffle de douceur pour soi ! Un pari très réussi.

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Ce second roman de Caroline Dorka-Fenech, reprend de façon magistrale les thématiques – essentielles – de « Rosa dolorosa », son premier ouvrage, que nous avions adoré : la famille (monoparentale ou au sens large), la mort qui arrête toute poursuite et possibilité de réconciliation, le deuil, si difficile à faire et encore plus quand la personne disparue est trop aimée, trop haïe, ou les deux, on ne sait plus...
Comment faire quand un père a délaissé et malmené ses enfants, pour finalement les trahir et les abandonner en les taxant d’ingratitude, alors qu’ils sont encore marqués par les abus et sévices subis quand ils étaient plus jeunes ? Comment accéder au pardon, libérateur, quand la colère et le sentiment d’injustice risquent de vous dévorer à chaque instant ? Comment admettre que le coupable ne pourra plus jamais exprimer de regrets ni offrir de réparation ? Ni même admettre, y compris face à lui-même, les torts qu’il a causés ? Et pourtant il y a eu aussi des moments d’affection et de douceur...
Comment survivre à la malédiction paternelle ? L’auteure se place d’emblée (et ce dès la couverture) sous l’égide du roi Lear, père aveuglé par la colère et l’orgueil (aveuglement redoublé par celui, traduit physiquement, du comte de Gloucester qui finira par divaguer, les yeux crevés, pour châtiment de son erreur de jugement), qui répudie cruellement la seule de ses filles qui l’aime vraiment, mais il y a dans leurs destinées parallèles deux différences de taille : Lear aime ses filles, et ne les a jamais maltraitées. Et surtout les retrouvailles avec Cordélia, sa préférée injustement rejetée, auront lieu, apportant consolation, apaisement, rétablissement du bon ordre des choses (et si l’histoire finit tragiquement cela au moins a été obtenu).
Rien de tel pour Carina (chérie pourtant en espagnol, jolie en italien), la petite dernière bafouée qui devra se reconstruire seule avec ses questions, son chagrin, son amertume, ses doutes et sa jalousie vis-à-vis d’une rivale du même âge qu’elle (même si bien sûr cette rivalité ne devrait pas être, mais nous sommes en terrain incestueux et la blessure n’en est que plus vive).
Mais comme sa sœur d’infortune à travers les siècles, Carina n’a pas su rassurer son père sur l’amour qu’elle lui porte, elle ne sait pas dire les mots qu’il faut. Contrairement à la jeune épouse, toute de dévouement et de soumission inconditionnelle, en tout cas en apparence.
Seule à affronter les tempêtes et brouillards qu’on lui jette...
La tempête comme symbole d’une fureur cosmique, dévastatrice et qui se déchaîne quand un personnage a été trop loin, le brouillard comme empêchement d’y voir clair et de retrouver sa route dans un labyrinthe cotonneux, jusqu’à la dissolution peut-être. Et qui brouille les pistes, les accès jusqu’aux vrais sentiments, aux personnalités véritables.
La tempête qui survient quand Lear déshérite la seule qu’il aurait fallu épargner et qui submerge intérieurement notre héroïne quand le même sort lui est réservé.
Et cette question de l’héritage est admirablement posée : qu’est-ce qui doit être transmis, à qui, et pourquoi ? Qui a « mérité » tel ou tel traitement, fût-il post-mortem ? Qu’ai-je fait pour que cela m’arrive se disent Carina et ses frères, et avec eux tous les enfants mal-aimés, rejetant la faute, toujours, d’abord sur eux-mêmes.
Abordant aussi les questions de piété filiale, de la tragédie du manque d’amour (« les horreurs d’une vie sans amour » disait Hubert Selby Junior), de la lutte violente entre démons et guides vers la lumière, de l’urgence d’écrire pour se sauver et des pouvoirs rédempteurs de l’art, de la compréhension qui délivre, du patriarcat, du poids des traditions (différentes en France et au Maroc), du retour aux origines, ce très beau texte est aussi fascinant par sa structure même, avec une mise en abyme de l’écriture, la narratrice évoquant l’écrivaine elle-même et son premier titre. Un procédé littéraire particulièrement intéressant, abouti et puissant.
Dans les deux cas, la quête sera longue, la protagoniste devra faire évoluer dans la douleur et l’introspection la vision d’un homme aimé (fils, père) jusqu’au fanatisme.
Un livre que nous n’hésitons pas à recommander, comme le précédent.

#Tempêtesetbrouillards #NetGalleyFrance

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Dans son second roman, Caroline Dorka-Fenech aborde le sujet délicat de la relation père-fille, dans tous ce qu'il peut y avoir de plus complexe.

On y retrouve Carina, qui a une relation conflictuelle avec son père, un père qui s'avère être malsaint, accusateur et surtout culpabilisateur. Carina à trente ans, et à travers son enfance, son parcours, ses choix et ce père accusateur, elle tente tant bien que mal de se construire.

Un roman fort et profond sur l'une des relation les plus importantes d'une petite fille.

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Second roman de l'auteur, consacré à une jeune femme dont son père lui annonce qu'il rentre finir sa vie au Maroc. Il l'invite sans cesse, mais elle est incapable de lui rendre visite... Encore plus quand il lui annonce qu'il épouse une femme qui a son âge. Il n'a pas non plus de bonnes relations avec ses deux fils. Le mystère de leur enfance sera dévoilé en quelques lignes. Texte très prenant.

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