Saison de sang

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Date de parution 17 juin 2022 | Archivage 19 août 2022
Éditions Dupuis, Grand Public

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Résumé

Une petite fille s'avance. Elle ne sait rien de plus. Elle DOIT avancer - toujours en ligne droite - à travers un monde dangereux, superbe, fantastique. Si elle tente de s'arrêter, ou de faire demi-tour, ou de changer de direction, l'air autour d'elle prend vie et s'anime d'ombres furieuses qui la poussent à reprendre son chemin. Elle est terrifiée mais elle avance vers un destin aussi extraordinaire qu'inattendu...

Son seul compagnon - son gardien - est un immense guerrier en armure, capable d'écraser toutes les bêtes et tous les mécréants qui se mettent en travers de leur route.

Leur périple dure une année. Les obstacles sont de moins en moins simples à franchir... Ils deviennent plus sournois. Elles croisent des colonies... des villes. Les gens semblent déterminés à les séparer, à se servir d'elles de manière que ni l'une ni l'autre ne comprennent...

Une petite fille s'avance. Elle ne sait rien de plus. Elle DOIT avancer - toujours en ligne droite - à travers un monde dangereux, superbe, fantastique. Si elle tente de s'arrêter, ou de faire...


Formats disponibles

FORMAT GF cartonné
ISBN 9791034765775
PRIX 20,95 € (EUR)

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

L'originalité de cette Bd c'est de n'avoir que du texte en parallèle. Aucune explication via une quelconque parole des personnages. Il faut lire chaque dessin et en deviner le sens.
L'histoire est aussi le cycle de la vie. Ce chevalier robot qui protege une enfant dont le sang est un engrais surpuissant dans un monde devasté.
Un bel exercice et très reussi.

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La couverture de cette BD m’a intrigué, après avoir lu le résumé, je me suis laissé tenter de découvrir cette BD qui est un one-shot. Mais quelle surprise quand je l’ai commencé, j’ai vu que c’était une BD muette. Je n’ai jamais lu de BD muette et je suis ravie d’avoir découvert ce genre de BD avec celle-là.

On découvre une jeune fille qui vit avec un ange gardien. Tous les deux marchent tous les jours ; dans une direction, en ligne droite. Pourquoi ? On ne sait pas, mais on ressent grâce aux dessins qu’il faut qu’ils le fassent et que c’est important.
Au fil des saisons, on voit la jeune fille grandir et pourtant il se passe une année lors de notre lecture, on ressent sa tristesse d’être seule et de vivre éloignée des autres humains. On voit qu’elle a besoin d’autres choses pour s’épanouir. Mais son ange gardien n’est pas du même avis et l’oblige à avancer chaque jour.

On comprend tout à la fin de notre lecture. On a les réponses à nos questions.
Les dessins sont bien colorés et l’intrigue est prenante. On commence la lecture visuelle, on regarde chaque détail de chaque page.

Je tiens à remercier les éditions Dupuis et NetGalley pour cette découverte !

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J'enchaîne décidément avec des bandes dessinées qui sortent totalement de l'ordinaire. Surprenant et un peu déstabilisant, mais dans le bon sens du terme. Saison de sang est une histoire sans texte, ou presque, où le destin d'une enfant nous est narré de façon douce et violente à la fois. Mais quel est le but de ce périple.

C'est grâce à Netgalley que depuis quelques années, j'ai renoué avec la bande dessinée. La couverture de Saison de sang avait quelque chose de glaçant, mais aussi d'intrigant, et j'avais envie d'en savoir plus. Je ne suis pas certaine que je me serai penchée dessus chez mon libraire, mais là, je me suis dit que je n'avais rien à perdre. Je suis passée à côté du coup de coeur, cela s'est joué à pas grand-chose.

Lire le résumé nous en apprend beaucoup, mais en même temps, il donne des indices sur des éléments qui ne sont pas forcément flagrants avec la lecture seule des images. Car mis à part plusieurs textes très poétiques qui entrecoupent les chapitres, c'est une lecture graphique qui se fait. Déstabilisant et pourtant, je sais combien un dessin peut parler. Et ici, pas besoin de mot. Les émotions des personnages sont à vif, faciles à comprendre et les pages se déroulent sans que l'on soit perdu. C'est agréable, car cela donne une sensation de calme en un sens et l'on se concentre plus sur les détails. Pas de parasitage, notre seule interprétation est là pour nous guider.

Notre jeune héroïne s'éveille dans la main d'un géant de fer et nous allons la suivre durant tout son périple. Elle ne peut pas reculer et seulement avancer, encore et encore. Aucune attache n'est possible à part avec ce chevalier qui la protège des nombreux dangers qui croisent leur route. Leur relation évolue et l'on sent les sentiments parfois contradictoires de l'ensemble face au géant. Tantôt protecteur, tantôt geôlier. Comme un parent qui doit donner des limites à un enfant, malgré ses envies.

Et plus nous avançons, plus une certaine tristesse s'installe. Nous regardons ces deux êtres avancer vers un destin obscur dans tous les sens du terme. Une guerre qui les pourchasse, un sang magique convoité, jamais de repos.

L'histoire est poignante, cruelle et belle à la fois. Encore une fois, étrange. On souhaite en savoir plus, et c'est cela qui a fait que le coup de coeur s'est envolé dans les dernières pages. Un cycle sans fin sans but. Saison de sang est une métaphore de la vie qui aurait méritait un petit plus, une raison d'être. Désarçonnante, même si pleine d'espoir, j'y retrouve aussi une cruauté qui pince le coeur. La vie est aussi comme cela après tout.

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Publié chez les Éditions Dupuis, Saison de sang est un curieux, mais réussi mélange de genre entre le Comics dans la présentation générale et particulièrement dans la mise en page des planches et du Manga dans l'expression des visages. Expressions d'autant plus nécessaires que cet album dessiné est dépourvu ou quasi dépourvu de texte, à l'exception de quelques pages narratives et de phylactères écrits en idéogrammes.
Le graphisme qui nous emmène dans un univers fantasy est de grande beauté, sublimé par des couleurs sublimant les dessins.
Le concept « muet » de cet album l'empêchera sans doute de faire l'unanimité chez les lecteurs.

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L'hiver persiste.
Mais, au loin, une lumière d'espoir apparaît et un enfant voit le jour.
Saison de sang raconte son voyage accompagné d'un mystérieux chevalier en armure.

Quand on ouvre la bande dessinée de Simon Spurrier, Matias Belgara et Matheus Lopes aux éditions Dupuis, deux choses sautent aux yeux.

La première est évidente : le dessin majestueux de Matias Belgara.
J'avais déjà été fortement épaté par son travail sur Coda (où il collaborait déjà avec Simon Spurrier) mais, à l'époque, on pouvait lui reprocher certains soucis de lisibilité, dûs à un excès de générosité.
Sur Saison de sang, tout est plus net, tout est plus grand, tout est plus majestueux.

Alors oui, le format choisi par Dupuis y joue sans doute pour beaucoup mais, quand on prend le temps de comparer cet album avec Coda, force est de constater les progrès notables de l'auteur notamment en terme de narration.
Pour le reste, on retrouve toutes les qualités de son album précédent : un univers foisonnant, des créatures effrayantes et des designs inspirés, le tout agrémenté des très belles couleurs de Matheus Lopes.
On sent vraiment qu'il s'éclate (à l'image de la multitude de pages doubles toutes plus belles les unes que les autres) et il faut dire que Simon Spurrier lui a cédé toute la place pour laisser exploser le talent du dessinateur.

Et c'est le deuxième point marquant de l'album : hormis un court texte introduisant chaque chapitre et de rares bulles aux langages inconnus, l'album est muet.
Et quand on connaît un peu les habitudes du scénariste, on ne peut qu'en être étonné.

D'ailleurs, je ne vais pas y aller par quatre chemins mais je suis complètement fan du travail de Simon Spurrier : que ça soit sur X-men Legacy où il redéfinit radicalement le personnage de Légion (qui servira d'ailleurs d'inspiration à la série éponyme), sur John Constantine, sur Dreaming plus récemment (où il reprend l'univers de Neil Gaiman avec une facilité déconcertante) ou sur des séries personnelles comme Coda, ses scénarios sont d'une inventivité et d'une intelligence inspirantes.
Cependant, il est aussi connu, comme Alan Moore, pour être un auteur plutôt bavard, ce qui ne plaît pas forcement à tout le monde.
Alors, comme un pied de nez à ses détracteurs, pas un seul "lisible" ne sortira de la bouche de ses personnages.
Est-ce que cela en fait un album moins intéressant ? Bien au contraire.

Si l'intrigue semble simple, elle multiplie les symbolismes et oblige le lecteur à se faire sa propre interprétation.
La relation de l'enfant et de son chevalier protecteur est émouvante et exploite de nombreuses thématiques, que ce soit sur la famille, l'adolescence, le premier amour...
Le rapport à la nature, lui, semble amener vers d'autres chemins : la nature face à la modernité destructrice, le cycle des saisons immuables, etc.
Le lecteur piochera dans les nombreux indices laissés par les auteurs pour y trouver ses propres résolutions, liées sans doute à ce qui nous touche le plus.

Saison de sang est une véritable réussite.
Baffe graphique, univers complexe et récit muet mais aux interprétations multiples, il démontre tout le talent d'un duo qu'il faudra s'habituer à suivre de près : Simon Spurrier et Matias Bergara.

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