La Leçon du mal

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Date de parution 25 août 2022 | Archivage 5 oct. 2022

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Résumé

R E N T R É E  L I T T É R A I R E


Culte ! Paru en 2010, adapté au cinéma en 2012 et décliné en manga, La Leçon du mal s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires au Japon. Rythme effréné, personnages époustouflants, narration fluide, un roman sidérant à huis clos dans un lycée de province où sévit, bien caché sous les traits d’un jeune professeur charismatique et séduisant, un véritable monstre…


De l’avis de tous, Seiji Hasumi est le professeur le plus charmant, le plus séduisant, le plus charismatique du lycée Shinkô Gakuin de Machida. Adulé de ses élèves, admiré de ses collègues, apprécié de sa direction, le jeune homme est fin, drôle, toujours prêt à voler au secours des uns, à aider les autres, à combattre les injustices et le harcèlement, à dénouer les conflits.

Hasumi est tout cela et pire encore. Hasumi est un psychopathe. Manipulateur, calculateur, pervers, prêt à tout pour prendre le contrôle et asseoir son pouvoir. Un être violent, qui n’hésite pas à éliminer quiconque se met en travers de sa route.

Trois élèves l’ont percé à jour. Commence alors une traque terrifiante, aux conséquences inimaginables…


Né en 1959 à Osaka, Yûsuke Kishi est membre de l’association Mystery Writers Japan. Après avoir travaillé plusieurs années dans une compagnie d’assurances, il s’est lancé dans l’écriture. Ses romans sont tous des best-sellers, régulièrement adaptés en mangas ou en films. Œuvre culte au Japon, publié pour la première fois en France sous forme de roman, La Leçon du mal a déjà été adapté en manga chez Kana et a été porté à l’écran par le cinéaste japonais Takashi Miike.


« L’école n’était pas un sanctuaire dédié à la protection des enfants, mais une arène où seule régnait la loi du plus fort. Afin de survivre, il fallait soit avoir de la chance, soit faire preuve de beaucoup d’intuition, soit pouvoir déployer la violence physique nécessaire pour se défendre. Reika ne pouvait compter que sur son intuition. »  


Traduit du japonais par Diane Durocher

R E N T R É E  L I T T É R A I R E


Culte ! Paru en 2010, adapté au cinéma en 2012 et décliné en manga, La Leçon du mal s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires au Japon. Rythme effréné...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782714494610
PRIX 24,00 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

Ce livre serait-il la bonne surprise de cette rentrée littéraire ?
Seiji Hasumi est le professeur parfait, excellent pédagogue, soucieux de ses élèves. Du moins en apparence car au fil des pages, nous découvrons un dangereux psychopathe qui n'hésite pas à se servir de son statut pour obtenir des faveurs sexuelles ou se débarrasser de ses élèves les plus gênants.
Entraîné (et nous avec) dans sa folie meurtrière, la seconde partie, plus proche du polar que de la littérature générale, est tout simplement glaçante.
Bref, un livre presque choquant, dont on ne se remet pas tout de suite mais dont on se souvient longtemps après. Et n'est-ce pas là le signe d'un bon livre ?

Pour l'instant, mon coup de coeur de la rentrée !

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Un roman entre american psycho et l'enfer de church street qui nous plonge dans l'enfer d'un lycée à cause d'un professeur manipulateur et psychopathe. Un plaisir de découvrir les vices à glacer le sang du personnage principal détestable et de tourner les pages face aux nombreux rebondissements

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Il y a quelques semaines, lorsque j'ai regardé les sorties de la rentrée littéraire, la présentation de ce roman avait vite attiré mon attention, pour son côté thriller psychologique ; "Rythme effréné, personnages détonants, narration addictive, un roman sidérant : par son envergure, par le phénomène qu’il a généré au Japon, par les thématiques qu’il aborde. Un American Psycho japonais, critique féroce et jouissive d’une société enfermée dans ses codes, sa hiérarchie sociale et ses traditions passéistes, qui finit par engendrer des monstres."

• • • • •
Professeur d'anglais dévoué et à l'écoute, dans un lycée privé, et très apprécié de ses élèves, Hasumi est persuadé de son ascendant sur elleux. Il faut dire qu'il n'hésite pas à tenir tête aux autres professeurs si besoin, pour prendre le parti de ses protégé•e•s. Mais il faut croire qu'il n'est pas infaillible, car la jeune Reika se méfie de lui. Un problème parmi d'autres, qu'Hasumi est prêt à affronter, quitte à provoquer le chaos au lycée !
• • • • •

"Reika avait beaucoup de choses à demander aux dieux, mais une seule lui vint à l'esprit : qu'ils sortent tous du lycée sains et saufs, et qu'ils continuent à rire encore longtemps."

La Leçon du mal est un roman qui porte très bien son titre. Dérangeant et prenant. Le décalage entre apparence et réalité, concernant Hasumi, est glaçant. Mais il n'est pas le seul à bien cacher son jeu ! Le lycée a plus d'un•e professeur•e douteux•se... Manipulation, violence, relation prof-élève, menace, tout y passe.

Si Hasumi est le personnage principal, nous en suivons également quelques autres au fil du récit. Reika est sans doute la plus intéressante, de par sa position clairement contre ce professeur tant apprécié. Son souhait que tout le monde en sorte indemne sera difficilement réalisable... On frémit à la pensée de tout ce dont Hasumi est capable. On frémit à l'idée de ce qui risque d'arriver à celleux qui se mettent en travers de son chemin...

Un thriller qui nous dépeint le quotidien de lycéens•nes et de leurs profs, et qui tombe bien vite dans l'horreur. La présentation (voir plus haut) est loin d'être mensongère ! L'ambiance se fait de plus en plus pesante et angoissante, ce qui nous oblige à lire les cent dernières pages, nous menant jusqu'au dénouement, sans jamais vraiment reprendre notre souffle... Il y a sans doute quelques longueurs et il est vrai que j'aurais aimé que le côté psychologique, à la fin, soit un peu plus développé, qu'il y ait plus de questionnements face à toutes ces horreurs. Il n'en reste pas moins que c'est un roman choc que j'ai dévoré et que je ne suis pas prête d'oublier...

"L'école était un milieu comparable à une mare d'eau stagnante. La cache rêvée pour un requin, qui n'aurait qu'à croquer tout ce qui y vivait."

Bon à savoir...
Le récit est sorti précédemment en manga chez Kana et a été adapté en film au Japon il y a dix ans.

Est-ce que je recommande ?
Oui. Pour les amateurs•ices de thriller/horreur violent et sanglant !

Merci aux Éditions Belfond via NetGalley pour cette lecture.

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Un Psychodrame fascinant;
Le professeur Seiji Hasumi est très populaire dans son école. Lui-même voit l'école comme une sorte d'expérience ou de jeu d'échecs sur lequel il peut manipuler à volonté toutes les personnes (élèves, enseignants, personnel administratif) et réaliser des expériences sociales. Le livre commence par son point de vue sur sa vie et au début on le trouve très sympathique, c'est un excellent pédagogue. Avec les perspectives supplémentaires des autres et ses manipulations, l'image passe au négatif. Le livre est habilement écrit et dépeint les gens et leur comportement avec des détails psychologiques et de manière très crédible. L'histoire fascinante de la vie d'un psychopathe impitoyable est décrite avec des flashbacks sur des étapes antérieures de sa vie. Bien que le livre soit très long et qu'il ne se passe pas grand-chose au début, il m'a tout de suite saisi et j'ai voulu lire la suite rapidement. La tension est très élevée et à la fin il y a une grande épreuve de force. Une lecture bien faite qui m'a tellement plu que j'ai tout de suite commandé le film sorti il y a quelques années.

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RENTRÉE LITTÉRAIRE 2022📚

Aujourd’hui, je vous parle d’une curiosité, d’un phénomène venant du Japon.

Bienvenue au lycée Shinkô Gakuin de Machida. Hasumi Seiji y enseigne l’anglais. C’est un enseignant adoré de tous. Il est professeur principal de la 1ère4, une classe soi-disant « à problèmes ». C’est lors d’un voyage scolaire qu’un groupe d’élèves apprend le suicide de quatre élèves dans un établissement où Hasumi enseignait avant d’arriver à Machida. Ces élèves un peu trop curieux vont fouiner dans le passé d’Hasumi, et cela ne va pas plaire au professeur parfait, dont le seul but est de contrôler le lycée…et qui est loin d’être aussi sympathique qu’il y paraît….

Hasumi va régler le problème de manière radicale : assassiner ceux qui le gênent et menacent de découvrir sa face cachée. Sauf qu’une fois l’engrenage lancé, Hasumi va se trouver débordé par son propre projet. Hasumi est quelqu’un de manipulateur et est un fin stratège. Le plan qu’il a imaginé dépasse l’entendement.

Le lycée est une micro-société, où chacun essaye d’avoir sa place, que ce soit dans le corps enseignant ou parmi les élèves. Les sujets abordés dans « La leçon du mal » sont les mêmes que l’on retrouve à l’extérieur, dans la vie réelle. Les personnages sont riches et détaillés : Tetsurō Shibahara, professeur de sport, harcèle sexuellement l’une de ses élèves. Takeki Kume, professeur d’arts plastiques, entretient une relation homosexuelle avec l’un de ses élèves. Shunpei Sanada, professeur de mathématiques, a un penchant pour l’alcool. Miya Yasuhara, élève de 1ère4, deviendra le jouet d’Hasumi, croyant jusqu’au bout à son innocence. Masahiro Tadenuma est un élément perturbateur de 1ère 4, détesté par toute sa classe. Le lieutenant Shimozuru était le policier chargé d’enquêter sur les quatre suicides dans l’ancien établissement de Hasumi.

« C’est vrai, mais de mon point de vue, il n’y a pas d’élèves « à problèmes ». Certains ont juste besoin d’un peu plus d’attention que les autres, voilà tout. »

La construction est particulière. Le récit débute plutôt tranquillement, avec la présentation des personnages, j’ai fait connaissance avec Hasumi et j’avoue l’avoir énormément apprécié au début, même si j’ai senti dès le départ qu’il n’était pas tout à fait net sur les bords. On se rend vite compte qu’il joue le rôle de quelqu’un d’à priori tout à fait normal, et pourtant il est complètement barré. On ne peut pas s’empêcher de se poser des questions sur les personnes de notre entourage. N’aurions-nous pas un petit psychopathe parmi notre cercle de connaissances ? Qui sait ?

Le récit prend ensuite un virage glauque et effrayant, le rythme s’accélère, le point d’orgue étant cette fameuse soirée, avec un découpage des chapitres minute par minute, de 18h25 à 22h20, saucissonnant le lecteur dans une oppression extrême. Un huis-clos étouffant dans un établissement scolaire, des élèves et des enseignants entre les mains d’un psychopathe. Un terrifiant jeu du chat et de la souris.

Quelques jours après la rentrée scolaire, le timing est plutôt bon….J’ai réunion avec le professeur principal de ma fille ce jeudi, nul doute que je vais scruter ses tics et langage corporel avec soin lol.

Là où j’ai eu du mal dans cette lecture, c’est avec, tout d’abord, les noms des personnages (forcément puisque c’est un roman japonais…), et leur nombre. J’ai vite pris des notes pour me repérer plus facilement sur qui est qui. Je vous conseille d’ailleurs de procéder de la sorte, vous verrez, vous profiterez bien mieux de votre lecture. Ensuite, il est vrai que j’ai trouvé la mise en place un peu longuette, je ne dirais pas que je me suis ennuyée, mais j’étais impatiente de découvrir la suite et le cœur du roman. Et quand j’y suis arrivée, je suis restée scotchée aux pages sans pouvoir lâcher le récit. Un dernier tiers à couper le souffle, vous n’en reviendrez pas intacts, méfiez-vous !

J’ai trouvé la plume de Yûsuke vive, maîtrisée, avec un talent certain pour accompagner son lecteur dans son histoire. Les changements de rythme, la psychologie poussée des personnages, l’esprit totalement retors d’Hasumi, ce huis-clos dans un lycée, je comprends tout à fait l’engouement de ce roman et son adaptation en manga et en film. L’écriture du Yûsuke est photographique et « La leçon du mal » peut facilement s’adapter, la preuve ! C’est toujours intéressant de voir ce qui plaît ailleurs. Les japonais sont friands de situation horrible et dégoûtante se passant dans un lieu réel.

Un roman à découvrir, permettant de s’ouvrir à autre chose. Un voyage étonnant dans l’horreur. Une très belle initiative des Éditions Belfond de proposer ce roman. Le travail de traduction de Diane Durochet est exceptionnel, arrivant à retranscrire parfaitement le style de l’auteur et le rythme d’écriture. Je n’ai jamais eu l’impression de lire une traduction, et ça c’est rare.

« La leçon du mal », un roman phénomène, ne passez pas à côté. Quant à moi, j’ai bien compris la leçon, pas de soucis !

Je remercie NetGalley et les Éditions Belfond pour cette lecture.

« Le lycée Shinkô Machida représentait pour Hasumi un vaste plateau de jeu d’échecs où chaque prof, chaque élève s’apparentait à une pièce. Il fallait sans arrêt manœuvrer pour que tout ce petit monde se déplace dans la direction souhaitée. »

#Laleçondumal #YûsukeKishi #Belfond #NetGalleyFrance #rentréelittéraire #RentréeLittéraire2022

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Je me suis aventurée bien naïvement dans cette histoire ayant pour cadre un établissement scolaire japonais.

L'auteur a soigneusement développé la partie relationnelle entre professeurs mais surtout entre professeurs et élèves. On a une description très fine du profil psychologique des personnages complexes, parfois effrayants mais intéressants. Dans la classe, des problèmes de harcèlement, harcèlement sexuel et vol d’agent. C’est aussi la vie mouvementée d’un lycée avec ses examens, ses profs, les histoires entre bandes, les amitiés, les relations sentimentales et les secrets mais ça va encore plus loin.

Cet établissement est un vrai cauchemar ! Manipulation, chantage, menaces, cadavre dissimulés et ce n'est pas le pire ! On découvre progressivement les différents aspects de la personnalité de Seiji Hasumi, un psychopathe, froid, calculateur, dépourvu de toute émotion et empathie, s’immisçant dans la vie de chacun, prenant le dessus sur les esprits influençables et capable du pire.

La folie se révèle peu à peu, la peur augmente crescendo, l’horreur s’installe au fil des pages et prend à la gorge jusqu’à la fin du livre. L’ambiance est malsaine, l’atmosphère de plus en plus pesante. Je ne m’attendais pas à être autant malmenée par la violence et le rythme infernal de ce récit mais c’est tellement prenant, impossible de le lâcher.

Addictif, dérangeant, violent, sanglant et d’une efficacité redoutable. Difficile d’en sortir indemne. J’ai vraiment frissonné à plusieurs reprises et j’ai encore des images du lycée en tête. Notez ce titre pour cet automne ! Il pourrait bien vous donner quelques sueurs froides.

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Seiji Hasumiest LE prof d’anglais idéal : impliqué auprès des élèves, sachant les motiver, proche de la direction sans en faire trop, utilisant des méthodes pédagogiques innovantes. Il anime également un atelier de conversation anglaise.

Dès les premières pages, on se prend d’affection pour ce prof adoré de ses élèves.

De tous, sauf d’un petit groupe qui émet des doutes sur sa personne.

Et petit à petit, au fil des pages, on découvre un homme au passé sombre qui cache une personnalité loin d’être lisse.

J’ai aimé découvrir jusqu’où pouvait aller Seiji Hasumi. Et il va loin, très loin.

J’ai aimé la seconde partie en huis-clos dans le lycée, un soir de préparation de fête.

J’ai aimé suivre les différentes réactions des lycéens face au drame.

J’ai aimé que le prof utilise des expressions anglaises dans certaines situations, citations qui sont traduites.

C’est le premier roman de cet auteur japonais ayant reçu de nombreux prix au Japon traduit en français. Et j’espère bien que ses romans précédents et suivants le seront bientôt.

L’image que je retiendrai :

Celle de La complainte de Mackie que chante Seiji Hasumi régulièrement.

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Merci à Netgalley et aux éditions Belfond pour cette lecture. L'occasion pour moi de découvrir cette oeuvre qui a fait tant parler à sa sortie au Japon en 2010. Le voilà qui débarque en France pour bousculer nos certitudes. 

On fait la connaissance de Hasumi, enseignant d'Anglais exemplaire. A l'écoute de ses élèves, notamment des plus difficiles d'entre eux, on lui fait confiance et il se voit confier de nombreuses missions et responsabilités...Bref le gendre idéal. Oui mais voilà, derrière l'image d'Épinal, se cache une réalité toute autre. Le pervers, manipulateur et meurtrier, se dévoile peu à peu, et veut mettre à exécution un plan sanguinaire. Qui pourra l''arrêter? 

Le moins que l'on puisse dire c'est que ce thriller bouscule les certitudes. Non pas parce que l'on se place dans l'esprit d'un psychopate, d'autres l'ont déjà fait, mais parce qu'il place celui-ci au sein de l'école. Lieu supposé sécurisé, et qui devient soudainement le théâtre des pires fantasmes, d'un individu dépourvu de sentiments. 

Car souvent le lecteur se demande pourquoi se personnage si singulier n'éprouve pas la plus petite once d'empathie. De fait, on est dérangé par certaines scènes et actes narrés, à la première personne, mais on ne peut s'empêcher de poursuivre la lecture, dans l'attente d'un dénouement favorable. 

L'auteur nous hameçonne avec une plume fluide, riche en dialogues qui laisse peu de place à une réflexion poussée, mais nous place plutôt en plein coeur de l'action. Il positionne son lecteur dans des scènes parfois très dures à lire, en cherchant toujours à faire un focus sur la psychologie du héros, mettant en lumière les traits caractéristiques de la psychopatie. 

Une plongée dans le pire de l'être humain, où on a souvent du mal à reprendre son souffle. C'est brutal, fascinant, et cela bouscule notre pensée, alors il ne faut pas hésiter. On comprend que cette sortie est provoquée des remous au Japon et le voilà qui débarque en France. Bonne lecture.

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L'auteur est très fort. Dès les premières pages, je me suis attachée à ce professeur Hasumi qui a tout pour plaire.
Et la chute fut rude 😅

Très vite, le roman tombe dans l'horreur, le glauque. J'ai été prise au piège comme tous les élèves du lycée.

C'est très bien amené, c'est noir, sordide, la construction narrative est efficace. C'est addictif. Et que dire de la scène finale terrible jusqu'au suffocant.
C'était insoutenable et quand tout s'arrête, quel soulagement. J'ai cru que je ne tiendrais pas jusqu'au bout devant tant d'intensité, mais la surprise finale valait le coup que je persiste.

C'est un roman effrayant qui fait réfléchir. Je ne suis pas prête d'oublier cette histoire. C'est une très belle découverte ❤❤❤

Merci à @netgalleyfrance pour cette incroyable lecture.

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Ce thriller est un OVNI dans le monde du thriller, et pourtant terriblement japonais. Il rappelle énormément les divers romans et mangas de survival games, dans lesquels les calculs les plus machiavéliques engendrent la violence la plus extrême, Battle Royale étant le plus connu. La leçon du mal est encore plus subtil, mais à l'instar de ses congénères il s'attaque de façon cynique à la société japonaise, et en particulier à l'un de ses piliers, l'éducation.
Le premier tiers du livre est loin de laisser présager ce qui va arriver par la suite, puisqu'on y suit un prof bien sous tout rapport qui semble avoir à cœur le bien-être de la classe dont il est responsable ainsi que sa bonne entente avec les autres professeurs. Un véritable bon samaritain en somme... sauf que Hasumi est en réalité un véritable psychopathe qui n'agit que dans son propre intérêt et est prêt à tout pour maintenir son image, même aux pires horreurs.
C'est dans le second tiers du livre qu'on verra Hasumi dans ses œuvres pernicieuses, pour lesquelles chaque détail a son importance, et tout le monde en prend un peu pour son grade - les travers de l'équipe pédagogique, des élèves, des parents, tout est pointé du doigt. Si comme moi vous adorez le polar japonais et son côté puzzle, vous en aurez pour vos frais.
Enfin, le dernier tiers, l'apocalypse, un récit minute par minute à couper le souffle et à glacer le sang, que je vous laisse découvrir si vous n'avez pas déjà lu cette merveille. Il y a évidemment un fossé entre le début et la fin du livre, mais cette surprise ne fait qu'ajouter aux énormes qualités du récit.
En conclusion, La leçon du mal est un formidable huis-clos horrifique dans un lycée qui n'a rien d'un young adult... Pas étonnant que l'un des plus grands réalisateurs japonais, Takashi Miike, célèbre pour ses films ultra-violents, se soit emparé de l'œuvre il y a dix ans ! Il va de soi que je visionnerai l'adaptation avec plaisir.
Je remercie infiniment les éditions Belfond d'avoir traduit (de façon très qualitative par ailleurs) ce roman et merci également à elles et à NetGalley pour ce service presse de qualité !

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Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu un livre aussi noir. Au premier coup d’œil, j’ai su que le malaise ne me quitterai pas pendant la lecture.

L’auteur nous plonge dans la tête de M. Hasumi, professeur d’anglais dans un lycée. Dès les premières pages, le sentiment que ce personnage n’est pas comme nous est prenant. Sa manière de penser son quotidien, de calculer ses actions et chacune de ses interactions sociales met le lecteur sous tension.

On découvre le lycée dans lequel il officie alors qu’il est précisément passé en revu par notre protagoniste. Une direction qui veut faire de son établissement un lieu reconnu et qui sont prêt à tout pour cela, des professeurs désabusés ou même déviants et des élèves aux problématiques diverses mais tous attachants.

Et c’est la, la véritable force de ce récit. Malgré le prisme dérangeant par lequel nous découvrons l’entourage d’Hasumi, on s’attache aux élèves de cet établissement. Alors, les pages se tournent et la tension monte. Le lecteur est pendu à la plume de l’auteur en souhaitant que ces jeunes se sortent indemne de cette leçon de mal.

Âme sensible s’abstenir, il s’agit là d’une lecture très difficile.

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Okey, c'est sans doute l'un des livres le plus étrange et le plus fascinant qu'il m'ait été donné de lire dans mon existence.
La lenteur et la méthode avec lequel la veritable personnalité d'Hasumi se dévoile est diabolique. Déjà dans cette école rien ne va, mais en plus avec le jeux d'échec géant du Professeur tant aimé, cette école devient un espèce de purgatoire.

Je paniquais un peu en voyant le nombre de page, parce qu'il y a trèèèès longtemps que je n'ai pas lu de pavé avec autant de personnage, mais au final ... C'est fluide. On rentre tellement facilement dans l'histoire que hop, 200 pages avalé sans difficultés !

Petit coup de coeur de la rentrée littéraire !

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Seiji Hasumi est LE prof d’anglais parfait... Ses élèves l’adorent, les filles sont tout particulièrement admiratrices de sa personne, et dès les premières pages, en tant que lecteur, on se laisse également tomber sous son charme.

Or, très rapidement, des élèves deviennent soupçonneux... Des bizarreries, des disparitions, et surtout, un grand soir de drame au lycée. Je ne m’attendais certainement pas à une telle fin et j’ai été absolument surprise de la tournure de cette histoire. J’ai beaucoup apprécié cette lecture !

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Terminé il y a quelques jours et encore sous le choc ! Un thriller éprouvant et remarquable !

Tout commence par le portrait d’un prof d’anglais, dans un lycée d’une petite ville du Kansaï, plébiscité par ses élèves, particulièrement les filles, presque toutes amoureuses du charismatique enseignant. D’autant que face à lui, les adversaires ne sont pas à craindre, un prof de maths dépressif et lunaire et une prof de japonais revêche...
Certes son attitude vis-à-vis du chien de son voisin laisse planer quelques inquiétudes, majorées par le sort qu’il réserve aux corbeaux qui le narguent dans son jardin, mais pourquoi pas ?

Rapidement cependant les mesures prises pour contrôler les agissements des collégiens ou des collègues qui ont le malheur de lui déplaire posent question.
A partir de là, l’évocation de son histoire personnelle laisse planer le doute, d’autant que son parcours atypique compte de nombreuses zones d’ombres.

Au rythme des révélations, le lecteur assiste à une escalade dans la noirceur ! Chaque page en révèle un peu plus et nous entraine dans un cauchemar inimaginable ! On finit en apnée, partagé entre le désir de découvrir le dénouement et l’envie de fermer les yeux pour ne plus voir les phrases qui traduisent l’horreur.


Même si les personnages sont un peu caricaturaux, ce roman est recommandé à tous les amateurs de frissons !

Merci à Netgalley et aux éditions Belfond

544 pages Belfond 25 Août 2022
Traduction (Japonais (Diane Durocher)
#LaLeçondumal #NetGalleyFrance

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Un livre fort, noir et presque tarantinesque ; une construction très intéressante mais cependant un bémol dans les descriptions très malaisantes des sensations du personnage lorsqu'il s'adonne à des actes sexuelles sur des adolescentes, dans les faits ou en pensée. Cela gâche à mon sens le plaisir de lecture.

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What a ride ! Percutante et addictive, cette plongée au cœur de l’enfer ne m’aura pas laissée indifférente.

Hasumi, professeur d’anglais au sein d’un lycée, est aux yeux de tous, un homme modèle, éloquent et charismatique. Toujours prêt à venir en aide, il prend son rôle de membre de la sécurité au sein de son établissement très au sérieux et ne lésine pas sur les moyens pour apaiser les tensions… Du moins, c’est l’image irréprochable qu’il souhaite montrer, car derrière ce mensonge créé de toute pièce se cache un monstre.

Dans la première partie du roman, nous découvrons le lycée Shinkô Gakuin de Machida et ses —très nombreux— protagonistes. Professeurs, personnels encadrants et élèves, Yûsuke Kishi nous offre un portrait très noir d’un système scolaire japonais lugubre et funèbre. Hasumi est un homme calculateur et froid. Mettant son intelligence au service du mal, il manipule élèves et professeurs à sa guise. N’ayant aucune empathie, il tente par tous les moyens de dissimuler ce vide en lui en observant ceux qui l’entourent, espérant pouvoir reproduire un simulacre de normalité. Nous apprenons d’abord à connaitre Seiji Hasumi en temps que professeur modèle, mais certains détails habilement disséminés nous laissent déjà entrevoir quelque chose de terrible. Ce petit quelque chose, Reika l’a également vu. Dotée d’une intuition peu commune, elle comprend qu’une chose monstrueuse se cache derrière l’apparence tranquille et bienveillante de son professeur. Adulé de tous, il fait l’unanimité au sein de sa classe de 1er4 qui lui voue une admiration sans bornes.
Dans la seconde partie, le trouble naissant du lecteur laisse place à l’inconfort le plus total. Le rythme s’accélère et les découvertes macabres s’enchainent jusqu’à atteindre un point de non-retour. La partie de lui qu’Hasumi tentait de dissimuler avec tant de minutie craquèle et nous donne à voir un être sans commune mesure. Capable des pires ignominies, on assiste à des scènes violentes, gores… épouvantables ! Partagée entre horreur et curiosité, la dernière partie du roman promet d’en surprendre plus d’un.

Éprouvant sur bien des aspects, ça n’en reste pas moins une lecture absolument addictive que je n’oublierai pas de sitôt. Merci aux éditions Belfond et à Netgalley, pour cette très belle découverte.

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Nous sommes dans un lycée japonais, dans lequel le mal rôde, et à plus d’un niveau. La question est posée: De qui devons-nous avoir peur?...

Autant vous le dire tout de suite: nous sommes clairement dans une histoire très particulière, dotée d’une atmosphère plutôt...déstabilisante.

Seiji Hasumi est le personnage principal: un professeur très apprécié par tout son entourage, allant de l’élève au collègue. Il est dynamique, serviable, attentionné, et professionnel.

Mais ça, c’est la couverture qu’il a créé. En profondeur, un monde de noirceur baigne chacune de ses pensées.

Autour de lui, gravitent des élèves naïfs ou délurés, des professeurs finalement tous plus pervers les uns que les autres. Les interactions sont malaisantes, dès le départ. Des phrases à double connotation, des gestes déplacés, une atmosphère lourde et pesante.

Malgré tout cela, j’ai terminé ma lecture. J’avais besoin de savoir comment tout cela se terminait. Pour être honnête, je n’arrive pas à me décider. Je ne sais pas dire si j’ai plutôt bien aimé ce livre, ou si c’est tout le contraire.

Cette chape de plomb qui règne tout au long du récit est impressionnante. Je me suis dit à plusieurs reprises que ce devait être dans l’esprit de la culture japonaise, que je ne connais pas vraiment.

Je ne veux absolument pas vous dévoiler trop de détails, pour vous laisser l’effet de surprise si vous décidez de le lire. Mais sachez une chose: il faut tout de même avoir le coeur bien accroché!

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Dans la première partie l'auteur prend le temps de nous planter le décor, les personnages et surtout ce prof d'anglais idéal et aimé de tous sauf de quelques élèves qui le trouve louche. Malgré tout cela j'ai eu du mal avec les noms des personnages très difficiles à retenir et quelques longueurs qui plombent le récit. Et puis j'ai lâché prise et abandonner de savoir a tout prix qui était qui. Une fois arrivée à la moitié du roman on comprend pourquoi autant de détails et on se prend de pitié pour les victimes qui se sont mis en travers du chemin de cet être retors, calculateur et sans remords. Et est ce qu'on parle de cette fin apocalyptique et originale ? Bref, j'ai beaucoup aimé cet excellent thriller qui met par moments mal à l'aise par son coté glauque et dérangeant.

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Seiji Hasumi est professeur d'anglais et membre de la sécurité au lycée Shinkô Gakuin de Machida. On ne lui connaît que des qualités : drôle, dévoué, toujours prêt à porter assistance, à l'écoute, ... Il semble parfait. Trop sans doute.
Derrière ce masque charismatique et séduisant qu'il s'est soigneusement construit, Seiji Hasumi cache un être profondément malfaisant. Froid, calculateur et manipulateur, il n'hésite pas à tuer quiconque se dressant sur son chemin. Trois élèves l'ont percé à jour ...

Amateurs de frisson, ce livre est fait pour vous.

L'intrigue est savamment construite et rondement menée. L'auteur plante doucement le décor, laissant s'échapper çà et là, quelques indices sur la nature profonde de Seiji Hasumi. le doute plane.
Peu à peu l'atmosphère s'alourdit, pour enfin basculer dans l'horreur.

Méfiez-vous de celui qui chantonne "La complainte de Mackie" ...

« le lycée Shinkô Machida représentait pour Hasumi un vaste plateau de jeu d'échecs où chaque prof, chaque élève s'apparentait à une pièce. Il fallait sans arrêt manoeuvrer pour que tout ce petit monde se déplace dans la direction souhaitée. »

"Reika avait beaucoup de choses à demander aux dieux, mais une seule lui vint à l'esprit : qu'ils sortent tous du lycée sains et saufs, et qu'ils continuent à rire encore longtemps."

A découvrir !

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Je suis personnellement impressionnée par ce roman, qui a mis visiblement plus d'une décennie à parvenir aux lecteurs français ! Les éloges sont méritées pour ma part. On tombe soi-même sous le charme et la répartie du jeune prof d'anglais, sans se douter au tout début qu'il déplace déjà des pions d'échecs à notre insu. Le roman est divisé en deux grandes parties, mais les perspectives des différents personnages sont alternées tout au long de l'histoire. La première partie se veut plutôt mondaine, quotidienne même, et permet de contextualiser dans son ensemble la scène de ce théâtre qui vire progressivement au glauque. La deuxième partie se focalise ensuite sur les conséquences de toutes les machinations de l'enseignant manipulateur, à travers une ultime soirée. Les autres personnages ne sont pas en reste, et le rythme devient de plus en plus effréné à mesure que les chapitres s'enchaînent. On assiste presque malgré nous au climax de toute cette tension via un jeu pervers dont la majorité des participants sont perdus dans tous les sens du termes... le tout, non sans une petite pointe d'humour noir bien dosée pour nous laisser souffler dans cette atmosphère des plus anxiogènes. Chapeau à la traduction, qui a rendu la lecture de ce thriller psychologique très limpide. Je n'en ai pas perdu une miette, merci.

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Un roman que j'ai lu après avoir lu/entendu plusieurs avis, moi qui ne suis pas habituée de la littérature japonaise j'ai souhaité en découvrir plus avec ce titre.
Dans un lycée au Japon, le professeur Hasumi est une vraie vedette. Il est le prof préféré de nombreux élèves, il est apprécié de sa hiérarchie et de ses collègues car il est très impliqué dans la vie scolaire de l'établissement et auprès des élèves. Seulement, il ne fait pas complètement l'unanimité ...
Que cache ce professeur a priori parfait ... ?

Une lecture très intéressante pour ma part, j'ai beaucoup appris sur le fonctionnement de l'éducation dans ce pays que je ne connais quasiment pas (évidemment le comportement de certains personnages du corps enseignants n'est pas à prendre au pied de la lettre ... !)
La construction du roman est aussi très intéressante, le côté psychologique est bien développé. On prend conscience de la complexité de ce personnage central qui se dévoile au fil de la lecture.
J'ai trouvé néanmoins quelques longueurs dans la première moitié du roman ...
En revanche le dernier quart du livre ... ! Il m'a scotché !
Pour conclure : c'est un roman très intéressant qui, malgré le nombre de personnages dont les noms ne me sont pas familiers et quelques longueurs, nous transporte dans un nuancier de noirs et nous montre ce que l'humanité peut avoir de plus noir ... !

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Hasumi est un professeur adoré par ses élèves, surtout les filles d’ailleurs, auxquels il enseigne l’anglais, animant en parallèle des ateliers de conversation. Il a décidé de faire également partie de l’équipe de surveillance.

Bref, en apparence, c’est le professeur idéal que tous les élèves rêvent d’avoir, son enseignement est interactif, loin du cours magistral classique. Une véritable « armée » d’élèves s’est constituée autour de lui, regroupant les fans de la première heure, prête à tout pour lui, y compris aller faire un tour dans son lit.

Toutes les filles ? Il semblerait que non, une des élèves, de nature hypersensible, sent bien que le tableau n’est pas aussi idyllique que cela et le comportement de Hasumi l’angoisse ; elle reste donc sur ses gardes.

Tout n’est pas aussi simple, en effet. Hasumi a été prié de quitter son précédent établissement pour des raisons qu’il préfère minimiser : plusieurs élèves s’étant suicidés mais il a été blanchi, mais pourtant envoyé dans un autre lycée. Il suffit aussi de voir le sort qu’il réserve à un couple de corbeaux qui s’approche trop près de lui, ou encore son comportement avec le chien du voisin, qui lui a bien flairé la personnalité trouble du professeur…

Certes, il est compréhensible que les élèves pour la plupart, soient en admiration devant ce professeur charismatique, car les autres enseignants sont ternes sinon monstrueux : le professeur de sport qui se livre à des attouchements sur les filles, le professeur de maths qui est attiré par la dive bouteille…

Yûsuke Kishi nous entraîne en fait dans une descente aux enfers, ou une escalade de la violence, comme on préfère, avec une description magistrale de la manipulation, à travers ce professeur trop poli, trop bienveillant pour être honnête, et ceci pour notre plus grand plaisir.

J’ai adoré me faire manipuler par l’auteur, fasciné par ce personnage machiavélique, dont je n’avais qu’une envie, qu’il s’en sorte pour que mon plaisir de lecture dure encore un peu, tant ce roman est addictif. On sait comment ça va se terminer, mais c’est un régal de voir comment fonctionne ce personnage pervers à souhait, (individu que dans la vie de tous les jours je déteste, je précise pour qu’il n’y ait pas de malentendu !). La presse a souvent évoqué « American psycho » en parlant de cet OVNI de la rentrée littéraire…

Une scène m’a beaucoup intéressée : la mort violente des parents de Hasumi et comment il a réagi, mais je n’en dirai pas plus…

J’ai bien aimé aussi la fascination de Hasumi pour « l’opéra de quat’sous » de Brecht dont il siffle souvent la « complainte de Mackie » notamment dans les moments où sa violence augmente et dont l’auteur partage le texte avec nous.

Un grand merci à NetGalley et aux éditions qui m’ont permis de découvrir ce roman et ainsi que l’univers de son auteur dont j’aimerais bien lire d’autres livres.

#LaLeçondumal #NetGalleyFrance !

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Le professeur Hasumi est dévoué à ses élèves nuit et jour. Populaire auprès des étudiantes, toujours très serviable, personne ne le soupçonnerait de quoique ce soit. Le lycée dans lequel il enseigne tien plus que tout à sa réputation et s'il y a un moyen d'étouffer les histoires gênantes c'est tant mieux. Le terrain de jeu parfait pour Hasumi.
J'en ressors un peu mitigée.
L'histoire est glaçante, terrifiante et malsaine. On en ressort le cœur au bord des lèvres.
La première partie prend son temps dans la mise en place des personnages, leur psychologie, leurs interactions et passé. L'ambiance malsaine est néanmoins présente dès le départ, on sent tout de suite que quelque chose cloche. Le lecteur sait que Hasumi est un psychopathe presque tout de suite, il y a donc pas d'effet de surprise quand le premier cadavre arrive puisqu'il finit par éliminer quasi chaque personne qu'il croise et qui ne lui convient pas. Ça monte lentement en puissance, les crimes s'accumulent au fil des pages. La violence augmente petit à petit. Difficile de dresser la liste des chefs d'accusation contre Hasumi : meurtre, pédophilie, détournement de mineur, voyeurisme, vol ect....
Lors de la deuxième partie tout s'accélère et on tombe dans l'horreur pure, le cauchemar de tout parent, élève et professeur.
Pourtant, j'ai pas eu l'effet d'horreur. On sait que Hasumi n'a aucune limite morale, on assiste a tellement de ses crimes avant que je n'ai pas eu l'effet de climax.
C'était juste trop de tout. Trop de violence, trop de cynisme, trop de meurtres. Personne n'a de morale. Même le proviseur ferme volontiers les yeux pour sauver sa réputation. Ce lycée où je ne sais combien de professeurs ont des relations intimes avec leurs élèves est complètement improbable...du moins je l'espère.
Bref, dommage je m'attendais à un truc explosif et ça ne l'a pas fait pour moi.
Cela reste néanmoins un roman hors du commun et très bien écrit.
Je remercie Netgalley France et les éditions Belfond pour cette lecture.

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La leçon du mal est un thriller étonnant. Yûsuke Kishi nous transporte dans un lycée privé japonais avec Hasumi, un sympathique professeur d’anglais. C’est le prof idéal, passionnant, charismatique, à l’écoute de tous, élèves comme collègues. Et en plus il est beau ! Les collègues ne sont pas toujours à la hauteur de leur fonction, quant aux élèves ce ne sont pas les meilleurs. Alors Hasumi est obligé de composer. Il étudie minutieusement chacun à la recherche de ses failles, pour pouvoir mieux le contrôler. Et le professeur si sympathique devient de plus en plus inquiétant.
Avec Yûsuke Kishi il n’y a pas de temps morts, tout s’enchaine très rapidement. Les suicides succèdent aux accidents mortels et tous peuvent craindre pour leur vie. L’auteur manie un humour noir, froid et décalé, qui permet au lecteur de tourner les pages sans s’appesantir sur le nombre de morts. Il est tout aussi machiavélique que le cynique psychopathe de son récit qui manipule tout le monde.
J’ai été à la fois amusée et horrifiée par toutes les péripéties, le mot est faible, du récit. La première partie qui décrit la vie dans un lycée japonais m’a beaucoup intéressée. Yûsuke Kishi en profite pour faire la critique de la société japonaise coincé entre modernité et passé. Il n’est pas tendre pour le système scolaire japonais. J’ai trouvé la dernière partie, celle du huis clos à l’intérieur du lycée, trop longue. Il est vrai qu’il a beaucoup d’élèves dans une classe et comme je me suis perdue dans leurs noms, j’avais hâte que ça se termine. Cette partie est très cinématographique.
Paru en 2010 au Japon ce roman a eu un succès considérable et est, paraît-il, devenu un phénomène de société. Il a été adapté en manga et en film. J’espère qu’il ne va pas faire des émules et qu’il n’existe pas trop de tels psychopathes dans nos établissements scolaires.

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Seiji Hasumi, professeur dans un lycée au Japon, est un homme très charismatique, séduisant et extrêmement intelligent. Il est admiré de tous, élèves et collègues. Il est dévoué, toujours prêt à rendre service et se porte volontaire chaque fois que l'on a besoin d'aide. Mais ce jeune homme bien sous tous rapport cache sa vraie personnalité et pour cause, c'est un psychopathe. Il ne ressent aucune émotion, aucune empathie, il est pervers, manipulateur et est prêt à éliminer quiconque se met en travers de son chemin.

"Le lycée Shinkô Machida représentait pour Hasumi un vaste plateau de jeu d'échecs où chaque prof, chaque élève s'apparentait à une pièce. Il fallait sans arrêt manœuvrer pour que tout ce petit monde se déplace dans la direction souhaitée."

La mise en place du décor et des personnages m'a paru interminable. Une première partie où il ne se passe pour ainsi dire rien. Le rythme très lent et la multitude de personnages aux noms tous ressemblants ont bien failli avoir raison de mon enthousiasme. Mais en même temps, l'auteur, tout en douceur, ferre le lecteur avec son personnage, Hasumi, et il est désormais trop tard pour reposer le bouquin. On sent bien que le gars n'est pas tout net mais on est bien loin d'imaginer à quel point. Nous sommes dans la tête de cet être machiavélique et prenons part à toutes ses actions. J'avoue que pour moi qui suis une véritable éponge émotionnelle, j'ai beaucoup de mal à me mettre dans a peau d'une personne qui n'éprouve quasiment rien. C'est totalement abstrait et quelque part fascinant. Pas que j'admire ces êtres abjects, loin de là, mais je reconnais qu'ils m'intriguent.

Dans ce lycée, les enseignants sont tous ignobles et les élèves pas beaucoup mieux. Tout ce petit monde est fort peu sympathique et un peu trop caricatural. La personnalité de Hasumi se démarque d'autant plus. Au fil des pages, des flashbacks nous en apprennent plus sur son passé et nous prenons peu à peu conscience du monstre qui se cache derrière.

Dans la seconde partie tout s'accélère est le lecteur mis sous tension assiste impuissant à une escalade de la violence. Les meurtres se succèdent à un rythme effréné et ça vire au cauchemar dans un huis-clos infernal.
Même si le dénouement est prévisible, j'étais au bord de l'apoplexie.

Malgré la lenteur du début et peut-être un manque de crédibilité, ce fut une excellente lecture que je recommande aux amateurs de sensations fortes. Un livre parfait pour cette journée d'Halloween.
Bons frissons !

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Hasumine est un professeur d'anglais populaire au lycée de Mishida, ettitulaire de la classe1A.
Charismatique, diplomate avec les parents, efficace dans les petites luttes intestines entre collègues, il a fort à faire avec la gestion de ses élèves. Entre rackets, harcèlement sexuels,et détournement de mineur, il gère les conflits tel un joueur d'échec, avançant ses pions afin garder le contrôle. Il manipule collègues et lycéens, et petit à petit, ce professeur si populaire prend une dimension fort inquiétante.
Finalement, le rythme s'accélère et on entre alors dans un combo entre "American Psycho" et "Battle Royale"
J'ai eu un peu de mal à me retrouver avec les noms des nombreux personnages, parfois noms et prénoms sont cités, mais parfois leurs diminutifs, il a fallu du temps pour que je m'y retrouve..et même par la suite, l'énumération de tous ces élèves m'a semblé lourde. Les interactions entre eux semblaient parfois artificielles, mais je pense qu'on est en fait totalement immergé dans les us et coutumes de la société japonaise.
La deuxième partie est beaucoup plus dynamique, le rythme haletant, avec un décompte à la minute des événements. Ce récit a d'abord été édité sous forme de manga, mais gagné tout à fait en intensité sous la forme du roman.

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Un roman étonnant, déroutant, fascinant pour finir !

Au début j’ai eu un peu de mal avec le style assez froid et détaché ; le sourire parfait du professeur Hasumi, les paroles adéquates, toujours, et même sans savoir ce qui allait se passer j’ai senti une certaine angoisse monter ! En même temps que l’angoisse, j’ai été subjuguée par ce roman, par sa forme tout autant que par son contenu !

Hasumi est un professeur apprécié de tous les élèves, ou presque, tant il sait les captiver dans ses cours d’anglais et il n’y a pas mieux comme professeur principal, la plupart des autres étant là faute de mieux ou de moins pire ! Une élève a peur de lui et de certains autres, sa sensibilité exacerbée lui fait ressentir des choses invisibles et insaisissables !

La terreur s’installe incidemment et ne quitte plus l’histoire jusqu’à la dernière page ! Roman impossible à poser alors que je savais que tout allait mal tourner sans savoir à quel point ! Je salue aussi la traductrice Diane Durocher pour avoir su transmettre ce malaise et ce détachement face à la manipulation et à l’absence de sentiments. Remarquable !

#rentreelitteraire2022 #LaLeçondumal #NetGalleyFrance

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Seiji Hasumi, professeur principal des 1er 4 fait l'unanimité aussi bien auprès de ses élèves que de ses collègues, il est très social, enseigne l'anglais de façon talentueuse au collège Machida au Japon. Certains se rendent vite compte que quelque chose ne va pas avec lui...
Wouaahh, quel roman, on prend le temps de connaitre les différents personnages, de comprendre leur position dans l'instution scolaire pour situer le rôle de chacun. Je m'attendais à un roman assez noir et je n'ai pas été déçue. La narration alternée permet de connaitre les motivations de Hasumi et on comprend rapidement que cet homme n'est pas normal et plus on avance, plus on a le ventre noué par toute la cruauté qu'il peut déployer. De même, on connait les soupçons de certains sur la véritable nature de Hasumi. Un roman très addictif, une fois immergée dans l'histoire, on a du mal à le poser (sauf pour souffler et espérer un peu).
Un peu étonnée seulement de tous ses "secrets", toutes ces violences qu'on peut trouver dans un lycée... enfin, surtout dans sa forme condensée.
On lisait ce roman, on peut penser à American Psycho, Shining ou à certains mangas de type survival (je verrai bien une adaptation en manga d'ailleurs). Les personnages sont parfois un peu caricaturaux, certaines filles sont très naïves et Hasumi parait un peu trop "sur-homme" (par moments, je me disais pas possible ce mec, jamais pris en défaut !).
Ca finit presque un peu trop vite, j'aurais aimé savoir comment ça se terminait sur le long terme, l'impression de ne pas avoir toutes mes réponses. En tout cas, c'est un excellent thriller que je recommande (attention aux âmes sensibles !)

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