Le Parfum des cendres

Lu par Sophie Frison
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Publication 15 déc. 2021 | Archivage 17 mars 2022
Audiolib, Littérature

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Résumé

Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n'importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu'elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s'occupe tous les jours dans son métier d'embaumeur.

Cette manière insolite de dresser des portraits stupéfie Alice, une jeune thésarde qui s'intéresse à son étrange profession. Pour elle, Sylvain lui-même est une véritable énigme : bourru, taiseux, il semble plus à l'aise avec les morts qu'avec les vivants. Elle sent qu'il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère.

Doucement, elle va l'apprivoiser, partager avec lui sa passion pour la musique, et comprendre ce qu'il cache depuis quinze ans.

Dans ce premier roman plein de malice, Marie Mangez déploie une écriture vive et sensible qui déjoue les codes de la rencontre amoureuse.

Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n'importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu'elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout...


Formats disponibles

FORMAT Livre audio, Intégral
ISBN 9791035407742
PRIX 18,95 € (EUR)
DURÉE 5 Heures, 7 Minutes

Disponible sur NetGalley

Application NetGalley Bibliothèque (AUDIO)

Chroniques partagées sur la page du titre

Ce roman est un voyage au cœur des odeurs dans le milieu de la mort. Le personnage principal qui est thanatopracteur essaye de conserver l’éphémère d’un parfum, de retrouver au niveau olfactif ce qu’il ressent par rapport à la personne décédée. Il y a beaucoup de descriptions, c’est plutôt redondant..je me suis ennuyée....heureusement que la narratrice m’a donné envie de continuer parce que sa lecture est très fluide et agréable sinon je n’aurais probablement pas terminé...
J’ai trouvé les personnages sans profondeur et je n’ai pas réussi à m’attacher...je suis plutôt déçue parce que la thématique est originale et interessante.
Je remercie Netgalley et Audiolib pour cette expérience d’ecoute qui est toujours agréable! Sophie Frison est super.

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Vous vous souvenez de Jean-Baptiste Grenouille, ce livre incroyable: Le Parfum de Patrick Suskïnd. Ce roman inclassable, devenu au fil des ans un classique de la littérature. Le pouvoir des odeurs. Ne serait-ce pas au vu et au nez que l'on écoute vraiment?
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. « Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n’importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu’elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s’occupe tous les jours dans son métier ­d’embaumeur. Cette manière insolite de dresser des portraits stupéfie Alice, une jeune thésarde qui s’intéresse à son étrange profession. Pour elle, Sylvain lui-même est une véritable énigme: bourru, taiseux, il semble plus à l’aise avec les morts qu’avec les vivants. Elle sent qu’il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère. Doucement, elle va l’apprivoiser, partager avec lui sa passion pour la musique, et comprendre ce qu’il cache depuis quinze ans ».
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. Ce roman nous offre un voyage olfactif où les essences et les arômes ont le premier rôle. Le roman s’écoute d’un traite tant on se laisse porter par l'évolution des personnages et la descriptions des odeurs. La narratrice est juste parfaite! Un livre particulier, marquant. Tout d'abord par son thème: la vie d'un homme gouverné par l'odorat. L'odorat est sans surprise omniprésent ,mais ici ,il est plus qu'un sens . C'est une raison d'être, on est devant des peintures « olfactives ». Merci infiniment à l’éditeur et à NetGalley pour cette découverte! Je vous le recommande.

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Une très belle histoire, très agréable à écouter
Des personnages attachants.
On pourrait y voir une version moderne du superbe roman "le parfum".

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L'ouvrage:
Alice fait une thèse sur les thanatopracteurs. C'est ainsi qu'elle en suit certains pendant des durées indéterminées. À présent, c'est Sylvain Bragonard qu'elle accompagne, et regarde oeuvrer. Elle se rend rapidement compte qu'il fait du bon travail, qu'il y met tout son coeur. Cependant, elle est également très vite perturbée par le fait qu'il est très réservé: parler semble même l'exaspérer. Déboussolée, Alice va tenter de le dérider, d'apprendre les raisons de son attitude.

Critique:
Ce roman m'a plu. Au départ, certains éléments m'ont rappelé «Le reste de leur vie», de Jean-Paul Didierlaurent: le métier de Sylvain et le fait qu'il cache quelque chose qui le mine.
Après que la situation a été posée, et après que de petites phrases ont révélé une partie du traumatisme de Sylvain, j'ai eu peur que Marie Mangez tombe dans un écueil qui en est devenu un parce que trop d'auteurs l'ont utilisé en le brandissant. Je ne peux pas dire ce que c'est pour ne pas trop en dévoiler sur le roman. Heureusement, l'autrice l'a évité. Bien sûr, cet élément fait partie de ce qui ronge notre héros, mais il est très loin d'être l'essentielle cause de son tourment. Lorsque je l'ai découvert, j'imaginais la romancière, à côté de moi, me disant triomphalement: «Non, mais qu'est-ce que tu croyais? Que j'allais tomber dans ce travers! J'ai fait mieux que ça, allons!!!»

J'ai également craint que Marie Mangez tombe dans la mièvrerie. Là encore, elle m'a fait mentir. Et là encore, je l'imaginais se frottant les mains au moment où je découvrais qu'elle s'était également tirée de cela. Bien sûr, elle fait un peu de guimauve, mais c'est le genre de choses qui arriverait dans la vie. Son histoire est crédible. C'est pour cela qu'il est possible de s'attarder dessus, et de disséquer les motivations des personnages. Certes, je me suis demandé pourquoi Aude n'avait pas tenté de créer un déblocage, mais en y réfléchissant, j'ai compris qu'elle avait essayé. Elle n'y est peut-être pas allée franchement, mais elle a essayé. Je me suis également demandé pourquoi Nicolas était aussi stupide et fermé. Réponse: parce que les gens comme ça existent. Des gens qui ne veulent pas tenter de comprendre, qui sont persuadés que tout est aisé et possible si on le veut vraiment, qui refusent ce qui est différent, qui refusent de se mettre à la place de celui qui souffre, il y en a... Ici, Marie Mangez fait ressortir la bêtise de cette masse d'individus représentée par Nicolas, en lui donnant plusieurs fois l'occasion de s'exprimer.

L'auteur nous invite aussi à réfléchir sur l'importance d'être reconnaissant pour ce qu'on a. Par exemple, Alice évoque sa mère qui est sourde. Cela fait qu'Alice a découvert la musique tard. Dans le roman, elle comprend l'importance de profiter au maximum du bonheur de pouvoir écouter de la musique.

Ce livre est surtout une ode à l'odorat, et aux trésors qu'il permet de découvrir. Sans être aussi sensible que ce que décrit l'écrivain, je fais partie de ceux qui sont incommodés par l'odeur du parfum (dont beaucoup trop de gens abusent), celle du déodorant, et même celle des journaux. De ce fait, lorsqu'une odeur est bonne selon mon odorat, je m'en délecte, je la respire le plus méticuleusement possible. Je ne suis pas allée aussi loin que Marie Mangez en imaginant ce que pourraient raconter les odeurs naturelles de chaque être vivant, mais je trouve cela très intéressant.

J'ai apprécié la fin. L'autrice est parvenue à rester crédible en évitant le «tout rose» qui aurait été un peu mièvre. Bien sûr, à ce stade, je n'aurais pas refusé le «tout rose», mais je lui aurais trouvé un parfum (si j'ose dire) d'incohérence, à cause de ce qu'Alice dit d'elle-même.

Des pincées d'humour pour adoucir les côtés sombres, des brins de fantaisie pour tiédir la brûlure du chagrin, un livre dont la principale qualité est la non exagération.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sophie Frison.
J'apprécie le jeu de cette comédienne. Ici, elle n'a pas démérité. La fantaisie et la gravité, elle les a très bien rendues. Comme elle enregistrait une ode aux odeurs, je me suis posé une question que je me posais il y a longtemps pour chaque voix que je connaissais, et que j'ai un peu abandonnée depuis plusieurs années. Pour moi, cette voix serait-elle plutôt sucrée ou salée? Pour répondre, il faut s'imaginer la personne parlant en mangeant quelque chose, ou s'imaginer ce qu'on aurait envie de manger en entendant cette voix. Je me suis tout de suite imaginée mangeant du chocolat avec la voix de Sophie Frison dans les oreilles.

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Alice, anthropologue prépare une nouvelle thèse. Son choix s’est porté sur un métier peu populaire, celui de thanatopracteur. Ainsi, elle en a suivi plusieurs pendant plusieurs semaines. C’est au tour de Sylvain Bragonard de servir de cas d’étude. C’est un homme assez renfermé, discret, taiseux. Il ne dit que l’essentiel et ce en très peu de mots. Un homme à part. Enigmatique. Et ce caractère n’est pas pour déplaire à notre thésarde. En effet, ce comportement l’interpelle. Sa curiosité va la pousser à l’observer, à essayer de le comprendre, de le décoder.

Du côté de Sylvain, on découvre un homme tout aussi discret et secret que du point de vue de la jeune femme. Ce qui va aussi activer la curiosité du lecteur. Mais nous découvrons une chose avant Alice : les odeurs. Sylvain voue une vraie passion pour les odeurs. C’est ainsi qu’il apprend à connaître les corps qu’il embaume jour après jour. C’est grâce à ces odeurs qu’il leur rend un dernier hommage.
On apprend aussi que quelque chose s’est passé 15 ans auparavant et que c’est cet événement qui l’a rendu aussi obtus, aussi morose, aussi silencieux. C’est comme s’il était éteint. Sauf quand il travaille. Il est tout autre quand il s’agit de sentir et de se mettre à sa tâche.

Alice va tout mettre en œuvre pour « apprivoiser » Sylvain. Cet homme l’émeut et elle veut comprendre pourquoi. Elle va tenter de lui transmettre sa passion pour la musique. Le monde du silence et des mélodies vont s’entrechoquer. Elle arrive à entrer dans sa bulle et même à le faire sourire parfois.

Malgré le thème et le métier de Sylvain, nous sommes très loin d’un roman dramatique, austère et sombre. Au contraire, la vie vibre entre ses pages. Une sorte d’allégorie du deuil : la douleur, le passé pèsent sur les épaules mais un jour, quand le moment est venu, ou quand on rencontre la bonne personne, une lueur, un nouveau souffle font leur apparition.

Alice est vive, fraîche, pleine d’humour. C’est l’incarnation même de la joie de vivre. Sylvain est tout son opposé. Un drame l’a brisé, éteint de l’intérieur. Il est mort et personne ne comprend son mal être. Mais ça ne le dérange pas. Il est comme ça et s’en satisfait. Alice, pourtant, l’interpelle, le réveille, le perturbe. Un bien? un mal ?

J’ai vraiment beaucoup aimé ce qui se dégage de ce roman, finalement beaucoup trop court !!. Alice fait preuve d’empathie envers Sylvain.

L’autrice, Marie Mangez, joue avec le champ lexical de la musique qu’elle met en parallèle avec celui des odeurs. Un parallèle pertinent sous la plume enivrante de l’autrice. J’ai adoré les différents clins d’œil, notamment au Parfum de Süskind – évidemment, j’ai adoré l’ambiance, j’ai adoré les personnages, j’ai adoré essayer de comprendre ce qui se cachait derrière la carapace de Sylvain.
J’ai eu la chance de découvrir ce roman par la voix de Sophie Frison, qui joue entre la frivolité et la fraîcheur d’Alice et une tonalité plus sombre et ambigüe quand elle incarne Sylvain.

Je vous conseille vivement de découvrir ce bijou littéraire.

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Un roman plaisant et délicat à écouter. L'histoire m'a tenu en éveil grâce son originalité.
Les thèmes abordés sont surprenants.
L'univers de la thanatopraxie, de la mort et des sens sont au centre de cette histoire touchante.
C'est pourquoi, j'ai apprécié cette lecture qui m'a plongé dans un monde surprenant et rempli de fragilité.

Les personnages sont très attachants. L'écriture est agréable. L'intrigue est bien amenée et suffisamment pertinente pour aller jusqu'au bout de l'écoute.

Il m'a juste manqué une petite touche de "folie" pour en faire une excellente lecture.
J'ai été ravie de le découvrir grâce à Netgalley et Audiolib que je remercie;

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En règle générale, je rédige mes chroniques assez rapidement après la lecture d’un livre. Mes souvenirs sont précis, je suis mes axes de lectures…
Plus rarement, je laisse passer un peu de temps, volontairement ou non, et ma mémoire a digéré le livre, me laissant une appropriation, des sensations, des impressions plus diffuses et moins aisées à mettre en mots…
Le Parfum des cendres, premier roman de Marie Mangez, était un peu passé sous la pile des gloses à écrire, je l’avoue. Il me reste en tête toute une ambiance…

Deux personnages que tout oppose sont amenés à collaborer, à échanger des expériences, à se confronter l’un à l’autre, à s’apprivoiser… Rien de bien nouveau me direz-vous, une romance sans grande surprise me disais-je…
Eh bien, non ! Marie Mangez nous propose un roman original et sensoriel qui revisite les codes de la rencontre amoureuse et de la communication.

Sylvain est bourru, solitaire, taiseux... Il exerce le métier de thanatopracteur, une activité qui ne facilite pas les contacts… De plus, il se comporte étrangement vis à vis des corps des défunts dont il s’occupe ; naturellement, il agit avec respect et professionnalisme mais, de surcroit, il est capable de cerner leur personnalité, de comprendre leur parcours…
Alice est volubile, directe et thésarde… Le sujet de son mémoire peut surprendre, sur les pratiques autour de la mort. Pour mener à bien ses recherches, elle passe beaucoup de temps avec des professionnels de la conservation des corps… Aux côtés de Sylvain, elle est déconcertée et, très vite, curieuse de mieux le connaître.
Autour de ces deux personnages, Marie Mangez déploie le monde des odeurs, des senteurs, des parfums et, surtout, nous le fait partager, ressentir de l’intérieur. Elle nous parle aussi de surdité.
En parallèle, il y a un mystère, un traumatisme ancien et, parfois, l’autrice semble nous entraîner dans un scénario prévisible, attendu, comme un prérequis du genre et puis, non, ce ne sera pas ce que l’on croyait voir venir. J’ai beaucoup apprécié de dénouement dont je ne peux pas parler ici, ne voulant pas divulgâcher.

Ce roman me laisse un arrière-goût d’insolite, de sensoriel… Il se lit aussi avec le nez, avec les sens. Personnellement, je suis assez sensible aux odeurs et j’ai apprécié la galerie de portraits des défunts. Ici, la mort est au premier plan, sans fioritures, détaillée, objectivée. Les cadavres ne font plus peur, ne gênent pas. Tout est dit dans le titre : le parfum induit une odeur agréable et les cendres renvoient aux restes mortels, à la pénitence et au deuil.

J’avais choisi la version audio lue par Sophie Frison, qui prête sa voix en servant le texte, autant dans l’émotion que dans l’humour.

Ce premier roman est une excellente surprise !

#LeParfumdescendres #NetGalleyFrance

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Sylvain Bragonard est thanatopracteur, Alice écrit une thèse sur la thanatopraxie, il était donc logique qu'ils se rencontrent... Au fil des jours que passe Alice à observer Sylvain travailler, alors qu'il n'est pas très loquace, ni très ouvert à la discussion, et qu'elle, au contraire, est d'une grande curiosité, se tisse une certaine relation, qui laissera les secrets de chacun s'instiller dans les conversations, au gré des parfums que Sylvain a l'extrême capacité de discerner sur les êtres qui l'entourent, morts y compris.

Attirée en premier lieu par cette thématique peu commune en littérature de la thanatopraxie, j'ai très vite été, finalement, refroidie... En effet, derrière celle-ci, l'intrigue est plus que cousue de fil blanc, les personnages tout autant. Forcément, cette rencontre entre deux solitaires cabossés, aux secrets plus ou moins bien gardés, ne pouvait amener qu'à ce dénouement. Quant à la plume, je ne l'ai pas trouvée plus originale, bien que certains passages, qui s'intéressent aux sensations olfactives de Sylvain, ou encore aux intermèdes musicaux permis par Alice, ne soient pas désagréables à lire pour autant.

Cependant, même si je n'ai pas du tout apprécié le roman, question de goût, j'ai été séduite par la lecture qu'en propose Sophie Frison, très vivante, rythmée, mettant bien en évidence, notamment dans les conversations, les différentes modulations de voix des personnages, ponctuant, avec justesse également, les passages plus légers, comme les passages plus graves. Sans cette lecture, je ne sais pas si je serais allée au bout...

Je remercie les éditions Audiolib et NetGalley de m'avoir permis de découvrir ce roman, qui à défaut de m'avoir littérairement convaincue, m'a beaucoup plu auditivement parlant.

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Ce livre parle d'un métier pas très glamour, thanatopracteur. Loin d'être aussi sombre que l'on croit c'est l'un des officiants, Sylvain, que nous suivons. Ce dernier suite à un choc émotionnel dont je me garderais bien de vous révéler la teneur à perdu l'odorat. Mais sa rencontre avec la jeune Alice pourrait bien changer la donne.
J'ai même envie de (re) lire le livre mais en papier cette fois. La lecture de Sophie Frison est excellente mais juste pour le bonheur de re-découvrir ce texte.

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Ce roman m'a considérablement intriguée mais il m'a laissé sur ma faim.

C'est le premier de l'autrice et j'y vois un énorme potentiel... vraiment. J'ai adoré toute la poésie qui se dégageait des scènes d'odorat. Certes, ces dernières sont très fréquentes mais ce sont les plus beaux passages à mon sens. Il s'en dégage une forme de grâce, de puissance, et c'est remarquable pour une première oeuvre.
Néanmoins, il y a un gros déséquilibre avec le reste du roman: les dialogues sont ternes en comparaison, le langage bien plus populaire etc. En soit ce dernier point n'est pas un point négatif mais cela crée une nette scission avec les descriptions de parfums, à tel point que je me suis demandée si le roman n'avait pas été écrit à quatre mains.

Les personnages avaient tout pour émouvoir, néanmoins je suis restée en surface. Idem, ils ne sont pas assez travaillés selon moi en comparaison du "nez" de Sylvain. J'ai eu du mal avec le fait qu'Alice ne soit là que pour "sauver" ce dernier.

Malgré tout, j'apprécie l'originalité du sujet et cette révolution dans la manière de voir la thanatopraxie qui est bien souvent décriée. Ici, on la voit comme une manière de prendre soin des autres, c'est tout en douceur et plein de poésie.

Pour résumé: ça aurait pu être un énorme coup de coeur si le roman avait continué sur sa lancée de descriptions des parfums. J'attends de voir avec impatience ce que produira l’autrice par la suite parce que j'ai vraiment été surprise pour un premier roman même si j'aurai aimé que certains points soient différents.

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Une histoire à la Suskind dans Le Parfum... Cette histoire éveille les sens et l'on est transporté avec les personnages.

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La rencontre improbable entre un thanatopracteur bourru et une étudiante rayonnante

Un superbe roman !

Drôle, émouvant, des dialogues parfaits, une très belle découverte !

La voix de la lectrice est douce, très agréable et donne merveilleusement vie aux personnages.

Sylvain est un Jean-Baptiste Grenouille moderne, qui a un nez hors du commun, sauf qu'il ne l'exploite absolument pas, passant sa vie au milieu des cadavres et des morgues. Il a l'air mort lui aussi, tellement toute joie a disparu de sa personne. Alice, jeune thésarde qui s'intéresse au métier d'embaumeur des morts va le sortir de sa léthargie et une belle relation va se nouer entre ces deux-là.

Quelques longueurs car beaucoup de parfums décrits très précisément mais une super chouette écoute dans l'ensemble et un sujet très original. Je recommande chaudement !

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Le Parfum des cendres

Marie Mangez
Lu par Sophie Frison

Résumé :

Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n'importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu'elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s'occupe tous les jours dans son métier d'embaumeur.
Cette manière insolite de dresser des portraits stupéfie Alice, une jeune thésarde qui s'intéresse à son étrange profession. Pour elle, Sylvain lui-même est une véritable énigme : bourru, taiseux, il semble plus à l'aise avec les morts qu'avec les vivants. Elle sent qu'il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère.
Doucement, elle va l'apprivoiser, partager avec lui sa passion pour la musique, et comprendre ce qu'il cache depuis quinze ans.

Mon avis :

L'auteur nous offre une histoire dont l’écriture est à la fois vive et sensible.

Sylvain a l’odorat exceptionnel et la faculté de s’en servir pour sonder la psychologie des gens. Taciturne et solitaire, il exerce le métier de thanatopracteur et cache un traumatisme. Sa vie se trouve perturbée lorsque Alice, qui réalise une thèse sur ce métier particulier et méconnu. Elle le suivra dans son travail et tentera de découvrir le drame de sa vie.

Nous nous retrouvons vite emportés dans cette histoire, à suivre l'évolution des personnages, entourés de différentes fragrances et odeurs... Une rencontre de deux êtres que tout oppose et celui d'une renaissance.

La narratrice nous aide pleinement à entrer dans l’histoire grâce à son récit.


Extraits :

“L’ouverture de la housse, c’était toujours un moment spécial. On ne savait jamais exactement à quoi s’attendre. Instant Kinder Surprise.”

“ …embaumement et parfum. Deux mots liés dans leur essence : c’est aux rituels d’embaumement que le parfum devait sa maternité. Les hommes avaient commencé par parfumer leurs morts, avant d’embaumer les vivants.”

Séverine @eliorajoub

Audiolib, 15 décembre 2021, 18,95 € en numérique 5h07

#leparfumdescendres #mariemangez #sophiefrison #audiolib #roman #mystère #deuil #parfums #secrets #mort #odorat #thanatopraxie #psychologie

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Alice prépare une thèse sur les thanatopracteurs. C'est à cette occasion qu'elle croise Sylvain, qu'elle va suivre pendant plusieurs mois. Sylvain, incapable de surmonter un deuil, dont la vie tourne autour des parfums.
L'intrigue de ce roman peut sentir le déjà-vu par certains aspects, et notamment quand on pense qu'Alice est bien là pour sortir Sylvain de sa carapace. Pourtant, le contexte est vraiment original et l'autrice déploie son histoire avec beaucoup de délicatesse. L'originalité vient aussi des personnages, en particulier de Sylvain, qui, au delà du désespoir dont il ne peut se répartir, cache un secret.
Difficile de ne pas s'attacher à la pétillante Alice et au sombre Sylvain, tant leur duo fonctionne à merveille.
Côté narration (puisque je l'ai écouté), j'ai beaucoup aimé la voix de Sophie Frison, un brin espiègle, qui retranscrit parfaitement l'univers du roman, faisant tour à tour preuve de légèreté ou de gravité quand l'intrigue l'exige.
Au final, le parfum des cendres est un joli roman, plein de sensibilité qui malgré son style délicat, laisse une empreinte à celui qui l'a lu.

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Sylvain est thanatopracteur, Alice fait une thèse sur ce métier peu courant et les pratiques entourant la mort. Elle a suivi différents professionnels durant les mois précédents avant de commencer un stage chez Sylvain. Il n’est pas content, mais n’ose jamais dire non, c’est un ours bourru et peu causant, au contraire d’Alice qui est très extravertie. La particularité de Sylvain est d’être passionné par les parfums. Il se sent mal à l’aise avec les vivants mais arrive a retrouver la personnalités des défunts à travers leurs parfums. Alice est intriguée par cet homme sombre et secret, elle se donne pour mission de le ramener dans le monde des vivants et de percer son mystère.

J’ai été très déçue par ce livre. Il souffre sans aucun doute de ma lecture récente et enthousiaste de Changer l’eau des fleurs , de Valérie Perrin. Le thème en est voisin, il s’agit aussi de mort, de deuil et de résilience, mais il y a un tel saut qualitatif entre ces deux livres que je ne pouvais qu’être déçue par celui-ci qui est bien « fadasse » pour reprendre un qualificatif qui revient souvent dans le roman. Les personnages ne sont pas attachants, bien trop caricaturaux, entre Sylvain, le mort-vivant qui a renoncé à ses rêves et refuse d’avancer; et Alice, instable, extravertie à l’excès, qui chante du CloClo à tue-tête dans la camionnette de Sylvain, en route vers le funérarium. L’intrigue est cousue de fil blanc et il n’y a guère de surprises à en attendre.

Le roman est lu par Sophie Frison, et je pense que c’est grâce à elle que j’ai quand même aimé ce livre, elle sait rendre cette écoute attrayante avec les bonnes intonations. Je constate une fois de plus que la version audio d’un livre que je n’aurais pas apprécié en version papier passe bien.

Au niveau du style, c’est très irrégulier, certains passages sont très poétiques et d’autres franchement vulgaires, l’auteure n’a pas encore trouvé son style. Je n’ai pas aimé les passages vulgaires et certains passages sur les parfums sont très redondants.

Un grand merci à Netgalley et Audiolib pour ce roman, même si la rencontre magique n’a pas eu lieu.

#LeParfumdescendres #NetGalleyFrance !

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Voici un livre que j'ai adoré.

Tout d'abord, les personnages sont ultra attachants. On sent que le personnage principal est un écorché et qu'il a vécu une vraie tragédie. Cependant, une chose l'a rattaché à la vie, son métier. Il faut dire qu'il l'exerce d'une main de maître. Maintenant, il va faire la rencontre d'Alice et elle va le ramener tout doucement sur la route de la vie. La réunion de ces deux êtres est belle et véhicule un très joli sentiment d'espoir.

Ensuite, l'histoire est très prenante car on a envie de savoir ce qui est arrivé à Sylvain et de voir comment il va avancer aux côtés d'Alice. C'est un beau récit avec des émotions fortes.

Enfin, la plume de l'autrice est plaisante à lire. C'est fluide à souhait. J'ai passé un excellent moment de lecture.

En ce qui concerne la voix de la lectrice, je pense que c'est une de mes préférées depuis que j'écoute des livres. Elle a une voix apaisante avec des intonations parfaites pour cette lecture.

En résumé, je vous conseille cette lecture avec grand plaisir et remercie Audiolib et NetGalleyFrance pour cette découverte.

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Un bon moment passé à l'écoute de ce roman plein de poésie. 
J'ai découvert et sollicité le texte par hasard, le titre m'a interrogé et j'ai plongé dans l'écoute, emportée par la voix agréable et profonde de Sophie Frison et par cette lecture apaisante . 
D'abord surprise par l'immersion dans l'univers de la mort avec l'évocation du métier de thanatopracteur, je suis entré dans l'univers de Sylvain, un thanatopracteur mutique et la narration que fait Alice de ce métier, une thésarde en observation dans le milieu funéraire, m'a envouté.  Que de sens en éveil dans ces descriptions ! Que de joliesses pour réparer les défunts. Ce roman transforme le laid, les cadavres, la mort en beauté, en poésie.
Le roman s'inspire explicitement du roman de Süsking, Le parfum; beaucoup de références, de jeux de mots, de sons, des comparaisons sont notés explicitement, sans honte. Sylvain Bragonard a pour surnom Grenouille donné par sa soeur par rapport à sa capacité olfactive, son don d'accueillir et de recueillir les odeurs qui l'environnent. Avis aux lecteurs de reconnaître le texte inspirant. 
Seul bémol Sylvain le thanatopracteur vit parmi ses morts, avec ses défunts, il n'a plus de vie. Sa rencontre avec Alice cette trentenaire bavarde et originale, son opposé, vivante et abreuvée de musique, va changer le chemin triste de sa vie... C'est l'éloge des sens en tout cas celui de l'odorat et de l'ouïe et surtout l'éloge de la vie. Le personnage d'Alice amène vraiment un vent de folie !
Un point faible à mes yeux sur ce premier roman est justement le manque de surprise : dès le 3ème chapitre, on sent poindre l'ambiance du texte, l'intérêt du personnage, et on devine l'orientation du récit et son genre... Même si un secret reste bien conservé...
Un roman tout en joliesse et en poésie... Que de vocabulaire et de beauté dans la description des odeurs !

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Une lecture étonnante, dans laquelle il est question de parfums, d’odeur, de personnages que la vie n’a pas épargné. Et la rencontre de ces deux êtres cabossés provoque un cataclysme dans le monde de l’un, une évidence dans le monde de l’autre. Marie Mangez a un réel talent dans l’écriture qui rend ce roman particulièrement doux à écouter et à lire.
Une belle surprise.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Le parfum des cendres de Marie Mangez est un titre qui est en lice pour le Prix Audiolib 2022. Je l'ai découvert dans ce cadre, puisque j'ai la chance de faire partie du jury et je suis vraiment heureuse de l'avoir écouté et de ne pas être passée à côté de ce petit roman hyper plaisant.
C'est une excellente surprise !

Ce que j'en pense :
J'ai fait la connaissance d'Alice, une jeune femme qui prépare une thèse sur les thanatopracteurs et qui se rend auprès de Sylvain Bragonard afin de l'observer dans le cadre de son travail.
Sylvain est un homme à part, il n'est pas facile à cerner, il est très spécial, c'est quelqu'un de solitaire, de peu loquace, de sauvage mais de carrément fascinant. Il n'aime pas trop la compagnie d'Alice, mais au fur et à mesure que ces deux-là vont apprendre à se connaitre, sa carapace va s'effriter et faire place à un homme brisé par la vie. J'ai beaucoup aimé le personnage de Sylvain, j'aime les protagonistes qui ne sont pas lisses, qui ont une histoire à raconter, un passé difficile et un présent et un futur à reconstruire. Sylvain a une petite particularité qui fait sa personnalité et sa singularité et qui donne un sens (et c'est peu dire, puisque les sens ont un rôle très important dans l'histoire) vraiment profond à ce livre qui traite d'un sujet déjà très rare dans le monde littéraire.
Alice, quant à elle, est l'opposé exact de Sylvain, c'est une femme positive, joyeuse, toujours de bonne humeur, curieuse et qui aime échanger et communiquer.
Les qualités d'Alice vont lui permettre de percer à jour Sylvain et de découvrir l'homme et ses secrets.

J'ai aimé cette lecture dès le premier chapitre grâce à Sophie Frison qui a interprété ce titre d'une façon fabuleuse. Elle met le ton qu'il faut, on sent une petite espièglerie dans sa voix, ce qui fait que l'humour est palpable dans les bons moments, les passages touchants sont mis en avant et l'ensemble du texte est vraiment mis en valeur.
Franchement, c'est l'un des titres que j'ai préféré écouter !
Évidemment, je n'oublie pas la plume de l'auteure Marie Mangez, fluide et poétique. Merci d'avoir écrit ce beau roman qui parle d'un métier peu connu et de l'avoir fait d'une manière intelligente en mettant en avant des personnages forts et attachants.

En bref :
Le parfum des cendres est un livre que je vous conseille de découvrir sans attendre. La version audio est magnifique, elle vous emportera dans l'histoire étonnante de Sylvain et Alice, deux personnages rares et haut en couleur.

Je remercie les Éditions Audiolib pour cette chouette lecture.

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Comment vous retranscrire la beauté de cet ouvrage ? Comment trouver les mots pour montrer la réussite de cette autrice ? Je suis bien démuni. En effet, de la mort, elle parvient à nous montrer tant de vie. Ce qui passerait pour être un livre lugubre et sombre est en fait un livre si lumineux, si odorant, si... vivant ! Je vous le conseille, en écoutant la mort, vous verrez la vie différement.

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Je ne m’attendais pas à grand chose avant de commencer ce roman. Je m’attendais à une histoire d’amour assez convenue entre deux êtres différents. Alors oui, mais pas que. Pas que et finalement, pas l’essentiel. Déjà, il faut dire que je me suis reconnue dans le personnage d’Alice. De sa personnalité à ses goûts musicaux, on pourrait penser que l’autrice me connait ^^ D’ailleurs, j’ai presque envie de revenir en arrière pour noter toutes les chansons qu’écoutent Alice et Sylvain. C’est une grande partie de ce que j’écoute!!!

J’ai adoré l’humour un peu noir des personnages et le ton de l’autrice. C’est frais alors que ça parle de mort et de thanatopraxie. J’ai évidemment beaucoup aimé le personnage d’Alice mais j’ai aussi aimé Sylvain, ses blessures et son désespoir. Et j’ai adoré les descriptions olfactives qui émaillent le récit. Une vraie belle surprise!

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Alice écrit une thèse sur la thanatopraxie. Elle accompagne ceux dont c’est le métier. C’est comme ça qu'elle suit Sylvain tous les jours et l’accompagne durant son travail sur les corps. Mais Sylvain a une particularité, il hume les cadavres, leur attribue des odeurs. C’est aussi un personnage énigmatique, renfermé, peu enclin à se livrer. Même sa famille n’arrive pas à le comprendre. Alice va s'immiscer peu à peu dans la vie de Sylvain, ce personnage tantôt inquiétant tantôt touchant. Leur rencontre nous offre une savoureuse histoire pleine de douceur, de délicatesse et de poésie.
Le texte est très fin et plein de saveurs et de senteurs qui s’entremêlent. Des parfums délicats ou grossiers et peu agréables. Les descriptions des saveurs, des senteurs, des corps nous embarquent dans un texte très sensuel, de toute beauté.
La lectrice a une très belle voie, rythmant toute cette poésie qu’elle nous lit de façon mélodieuse. J’ai trouvé sa voix et son ton tout à fait adaptés à la beauté du texte.
Une écoute qui éveille les sens avec une rencontre très touchante.

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J’ai audiolu Le parfum des cendres de Marie Mangez dans le cadre du Prix Audiolib 2022. Dès les premiers chapitres, le lecteur peut deviner la suite des événements. Le parfum des cendres n’est pas un roman avec de grandes surprises. En général, ce n’est pas à mal car j’arrive à m’attaquer aux personnages, je me trouve des points communs ou au minimum un peu d’empathie qui fait que j’ai envie de découvrir par quel biais l’auteur déroule les événements. Je n’ai pas ressenti cela avec la plume de Marie Mangez.

Les personnages principaux sont antagonistes à l’extrême (comme dans bien des romans, pour donner raison à l’adage « les opposés s’attirent ») mais rien n’est fait pour que le lecteur s’attache à eux.

Le titre Le parfum des cendres prévient d’emblée : on va parler d’odeurs, de parfums. Au fil des chapitres, les descriptions des odeurs et leurs interprétations deviennent rituelles, inlassablement. Mais c’est trop long ! J’avais l’impression d’écouter une liste de parfums, les uns après les autres et l’histoire entre Sylvain et Alice n’était que secondaire.

Je ne peux pas dire que j’ai aimé Le parfum des cendres mais je ne l’ai pas détesté non plus. En réalité, je suis restée de marbre, je n’ai rien ressenti à la suite de cette audiolecture. Ce n’est pas une lecture qui restera dans ma mémoire, mais je n’ai pas de mauvais souvenirs. Je l’ai écoutée sur mes trajets quotidiens, comme je peux écouter la radio sans me souvenir quelle musique j’ai entendu.

En revanche, j’ai beaucoup aimé découvrir la voix de Sophie Frison que je ne connaissais pas. D’ailleurs si ce n’était pas en livre audio que j’ai lu Le parfum des cendres, je ne serais pas allée jusqu’au bout. La voix de la narratrice est parfaitement posée et agréable à écouter. Rien qu’à l’entendre, je savais identifier les différents personnages. Je découvrirai sans aucun doute et avec plaisir d’autres livres grâce à sa voix.

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J’ai déjà chroniqué Le parfum des cendres, le premier roman de Marie Mangez. Je l’ai donc déjà lu. Et je l’ai aussi écouté. Cela arrive régulièrement et je dois dire que c’est loin d’être désagréable de se voir raconter une histoire que l’on connaît déjà, mais avec une lecture différente. Il y a d’ailleurs des livres que je n’ai pas particulièrement apprécié en les lisant et que j’ai redécouvert avec plaisir en audio, me rendant compte qu’ils étaient vraiment bien. Donc, oui, écouter des livres déjà lus, ça ne me dérange pas. Au contraire. Et puis pensez aux enfants qui adorent qu’on leur racontent la même histoire, encore et encore.

J’ai donc eu l’occasion d’écouter Le parfum des cendres de Marie Mangez, car ce titre fait partie de la sélection du prix Audiolib 2022 et que moi j’ai la chance de faire partie du jury.

Si j’avais été curieuse en lisant le résumé du Parfum des cendres la première fois, je savais à quoi m’attendre, cette fois-ci. Et comme j’avais plutôt bien aimé cette histoire, je me préparais à passer un bon moment.

Alice fait une thèse. Elle a choisi un sujet plutôt étonnant : les thanatopracteurs. Elle a passé du temps avec plusieurs d’entre eux avant d’arriver chez Sylvain Bragonard. Un étonnant thanatopracteur qui n’est pas ravi d’avoir la jeune femme entre les pattes. Le bruit de son crayon sur son carnet, ses questions, sa présence, tout cela l’exaspère. Alors Alice se fait petite, discrète et silencieuse et elle observe ce trentenaire qui respire les corps, en détectant les parfums, comme la mandarine, l’encre sur le papier, il devine ce qu’ils ont été lorsqu’ils étaient en vie, leur essence. Comme Sylvain reste silencieux, Alice se doute qu’il cache une blessure et décide de l’aider.

Le parfum des cendres est une histoire toute mignonne. Pas feel good non plus, mais mignonne. J’ai vraiment bien aimé la redécouvrir, lue par Sophie Frison, une comédienne belge spécialiste du doublage. Sa voix est parfaite pour Alice et l’écoute était des plus agréable. Plus agréable que ma propre voix intérieure lorsque je lis – mais bon, je ne suis pas comédienne, moi ! Si je connaissais déjà le secret de Sylvain, quel drame l’a frappé de plein fouet, j’ai bien aimé retrouver les personnage et l’ambiance du roman.

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Un petit roman très sympathique, qui nous fait découvrir l'original sujet des odeurs. La rencontre entre Sylvain, embaumer qui a un nez très développé et qui devine toujours, à la senteur près, l'odeur qui se présente devant lui. Alice quant à elle, fait une thèse sur les thanatopracteurs et Sylvain est son "sujet". Les premiers contacts sont compliqués, mais Alice va petit à petit ouvrir la carapace de Sylvain, pour découvrir quel est le secret qui l'empêche de se sentir vivant.

Un livre original, bienveillant et plein d'humour. Deux personnages aux caractères explosifs, c'est un plaisir de découvrir cette très jolie histoire.

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Belle découverte que ce roman, en lecture audio !
Je n’étais pas du tout attirée par le sujet principal. Et pourtant, l’embaumeur m’a plu. Cet homme dur qui ne vit plus que pour son métier. Ou survit d’ailleurs car Sylvain est brisé, c’est un homme fourbu, qui plie sous le poids de la culpabilité.

"Il avait bel et bien tué quelqu’un : lui-même."
A l’inverse, Alice incarne la vie. Allez savoir pourquoi elle a choisi un sujet pareil pour sa thèse… Car, au contraire de Sylvain qui est dans l’instant, elle voit dans les morts la vie qu’ils ont vécue. Est d’ailleurs émue par certains défunts tandis que Sylvain prend tout avec distance (mais non pas avec légèreté).

Ce roman a la pouvoir d’éveiller nos sens, et particulièrement celui de l’odorat ! C’est fou comme en s’occupant des morts, on peut ressentir autant d’odeurs. Je me suis régalée sur ce sujet car la romancière est allée chercher des odeurs du quotidien comme d’autres plus improbables. Et le titre du roman prend tout son sens…
Et puis la rencontre de ces deux êtres montre bien que dans la vie tout est possible. Rien n’est jamais fini car, même enfoui sous des couches de pierre, une myriade d’étincelles peut faire s’embraser notre coeur de nouveau.
A noter : une chouette interprétation de la comédienne, notamment au niveau des dialogues lorsque Sylvain et Alice se renvoient la balle. Le ton, l’humour, tout y est !

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Quel joli petit roman !
L’histoire est assez classique, on devine vite ce qu’elle va devenir (mais la fin surprend tout de même…), mais ce n’est pas le plus important.
Ce qui est agréable dans ce récit, ce sont les descriptions, les évocations olfactives et sonores.
C’est un roman où les 5 sens sont activés, où le lecteur est invité à ressentir ce que le texte montre.
Alice déroule toute sa playlist, constituant une véritable bande son du roman, et certains titres très connus vous passeront forcément dans les oreilles.
Sylvain détaille les odeurs et leurs caractéristiques et c’est votre nez qui sera convoqué.
Alice parle trop et Sylvain pas du tout, avant de se mettre à cuisiner pour les autres, gâtant leur goût.
Et puis évidemment, il touche les corps qu’il doit embaumer.

Le cadre est lui aussi original, avec ces personnages qui glissent d’un mort à l’autre sans pathos et sans tragique.
Ce n’est pas gai a priori, mais l’impression qui en ressort est finalement toute autre.
Les personnes que Sylvain doit « préparer » sont décrites avec douceur et chaleur.
L’histoire alterne entre le métier de Sylvain et la vie quotidienne sans qu’il y ait de fossé entre les deux.
Marie Mangez réussit à en faire un métier comme un autre mais exercé par un personnage particulier.

Les secrets sont également au coeur du roman.
Si Sylvain dévoile la personnalité de ceux qu’il croise sur sa table, il est lui-même un personnage à dévoiler.
Le lecteur attend les révélations, l’origine de son mal-être, l’identité de ses fantômes.
C’est finalement lui le héros du roman.
Les personnages secondaires sont plus rapides, moins travaillés mais l’écriture est soignée de bout en bout et l’’auteur n’est pas avare de références qu’elle ne cache pas comme l’évocation du Parfum de Suskind ou le nom de famille de Sylvain.

La lecture de Sophie Frison est sensible et gaie.
Elle apporte une légèreté à cette histoire et un côté printanier (oui, c’est bizarre comme qualificatif pour une voix mais c’est l’image qui me vient).
Comme à mon habitude, j’ai écouté à la vitesse 1,25 et c’était parfait.

Si vous cherchez un petit roman original et sympathique, un peu de fraîcheur et de légèreté, ce texte pourrait bien vous plaire !

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Une écoute douce d'un roman sympathique. J'ai passé un agréable moment de lecture, même si j'en aurais peut-être voulu un peu plus.
¤
C'est un roman que j'ai apprécié découvrir. Avec le personnage de Sylvain et d'Alice, l'autrice nous emmène dans le domaine de la thanotopractie. L'un en a fait son métier, l'autre observe afin d'écrire sa thèse.
J'ai beaucoup apprécié découvrir ce métier dont on parle peu à cause du tabou que la société a fait autour du sujet de la mort. Beaucoup ne parlent pas de la mort car il la voit comme une fin, une fatalité. Sylvain, lui, nous en offre une autre vision. Une vision plus lumineuse, une étape, un autre départ.
J'ai bien aimé les interactions entre Alice et Sylvain. Les deux personnages apprennent progressivement à se connaître. J'ai été quelque peu dubitative face au secret du jeune homme. Je n'ai surtout pas compris le manque d'interventions et services qu'il y a eu dans la vie de Sylvain alors qu'on parle de traumatisme.
L'écoute de ce roman était agréable. La voix de la narratrice se marie bien à l'ambiance serein de l'histoire. J'ai bien apprécié son timbre de voix, qui apaise et qui captive. J'ai parfois été titillée par certaines tournures de phrases, certains changements de style dans le langage (on passe de poétique à vulgaire) mais ce roman s'est écouté rapidement et facilement.

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Voici un roman dont je n’avais jamais entendu parler avant de le recevoir, et je le regrette car, de par l’originalité de ses thématiques et du milieu professionnel dans lequel il nous plonge, il mérite qu’on s’y attarde…

Nous découvrons ici deux personnages aux antipodes l’un de l’autre, Alice, thésarde pétillante et pleine de vie et Sylvain, thanatopracteur taiseux et bourru. La première s’intéresse au métier du second, le second supporte la présence de cette femme bon gré mal gré, cette dernière ayant une légère tendance à l’assaillir de questions et à troubler ses tête-à-tête avec les morts.

Au fil des pages, on comprend néanmoins que Sylvain n’est pas cet être replié sur lui-même, morne et morbide dont il peut donner l’image. Dans la tête de ce conteur des odeurs, c’est une explosion des sens, c’est tout un monde en dégradé de fragrances qui se déploie en lui, et qui lui permet de rendre un ultime hommage aux défunts. Un hommage unique tout en subtilité, en douceur, en odeurs et en senteurs… J’ai été, dans un premier temps, surprise et déstabilisée par son habitude de humer les défunts pour en dresser le portrait, avant de trouver une certaine poésie à cette étrange démarche.

Dynamique, d’une spontanéité parfois déroutante, curieuse et quelque peu intrusive, Alice est, quant à elle, un petit ouragan qui va, petit à petit, dénouer le mystère Sylvain. J’ai beaucoup aimé ce personnage qui apporte un contraste saisissant avec Sylvain ! Le feu et la glace, le silence opposé à un flux ininterrompu de paroles… Malgré l’opposition de leur caractère et la mise à distance de Sylvain, le duo fonctionne bien et nous offre de sympathiques moments durant lesquels on sent se développer une certaine compréhension et forme de tendresse. Il y a aussi beaucoup de sourires dans ce roman puisqu’il est juste impossible de ne pas se laisser emporter par la bonne humeur d’Alice.

Une bonne humeur dont Sylvain n’arrivera jamais à bout même quand il s’enfermera dans sa carapace. Secret, alambiqué et complexe, ce personnage m’a néanmoins touchée, d’autant qu’au fil du roman, il se dévoile à nous. Nous découvrons ses failles, ses faiblesses, et les deuils de différentes natures qui ont fini par remodeler son caractère, au grand dam d’une sœur qui n’a jamais accepté que son frère différent, mais attachant et passionnant, soit devenu cet adulte taciturne et détaché des vivants. Au fil des années, s’est développé entre les deux un fossé de froideur et d’incompréhension qui va rendre la sœur de Sylvain cassante et quelque peu antipathique, même si progressivement, mon regard sur cette dernière s’est adouci. Proche de mon frère, je suis arrivée à comprendre sa difficulté à faire le deuil de ce frère avec lequel elle avait sa propre manière de communiquer. J’ai néanmoins eu beaucoup de mal avec le compagnon d’Aude, méchant par bêtise et moqueur par faiblesse.

Les personnages sont intéressants, forts et atypiques pour certains, mais j’ai ressenti un petit manque au niveau de l’intrigue. Quelques chapitres de plus auraient pu apporter cette profondeur faisant passer un roman d’agréable à remarquable, et m’auraient permis de me préparer à une fin qui m’a semblé trop abrupte. Je n’étais pas prête à quitter le cocon étrange et protecteur dans lequel Marie Mangez m’avait placée et la voix de la narratrice, confinée. Je n’étais pas prête à ce que la graine du changement éclose pour l’un et disparaisse dans le mouvement pour l’autre. J’aurais aimé une autre fin, j’aurais aimé ressentir le dénouement avec intensité, comme j’ai ressenti tout le reste de l’histoire au plus profond de moi-même. Pour autant, la fin porte en son sein un doux mais réaliste message d’espoir, et symbolise toute la beauté et la grâce de l’éphémère.

Délicate, poétique et d’une grande humanité, la plume de l’autrice est une douceur qui s’installe confortablement dans les cœurs pour y diffuser toute sa chaleur. Elle permet ainsi de ressentir et de vivre avec intensité une histoire dans laquelle les odeurs prennent vie dans toute leur complexité et pluralité, parfois sensualité. Les sens sont sollicités sans répit et la vie et la mort célébrées dans une belle uniformité. Après tout, l’une n’existe pas sans l’autre ! À cet égard, Sylvain représente un pont solide entre les deux, au même titre qu’Alice qui aime tellement la vie qu’elle ne peut ignorer la mort.

Quant à la voix de Sophie Frison, subtile et tout en nuances, elle arrive à capter l’essence du roman et à lui apporter des effets de texture intéressants. Plus qu’une lecture, un travail d’interprétation grâce auquel les descriptions prennent vie, et les personnages se détachent du texte pour venir nous parler à l’oreille avec exaltation pour Alice, un brin de provocation qui se pare parfois d’une vulgarité soignée et étudiée pour Ju, et avec réserve et pudeur, parfois colère pour Sylvain…

En bref, Le parfum des cendres, c’est l’histoire d’une rencontre, de deuils à surmonter, d’un ouragan qui apporte le changement mais qui l’aime tellement qu’il oublie que changer ne veut pas dire jamais s’attacher, de thématiques importantes et pour certaines inattendues, mais c’est aussi un bel appel à la vie et une ode aux sens. L’odorat, le goût, le toucher, l’ouïe et même la vue sont tous sollicités dans cette histoire où la poésie de la plume de Marie Mangez se dispute à son talent pour célébrer la vie, rendre hommage à la mort, et offrir aux lecteurs une tendre, douce, subtile et émouvante histoire de renaissance. Touchant, étrange et poétique, un roman aux allures de conte sur la puissance des rencontres et du changement.

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Le parfum des cendres est le premier roman de Marie Mangez.
Depuis la famille Fisher de la série américaine Six Feet under on sait qu’il est possible, et même souhaitable, de dédramatiser le métier de thanatopracteur. Le taciturne Sylvain, qui voulait être parfumeur, donne ses lettres de noblesse à ce métier peu commun. En attribuant à chaque mort une odeur, il va magnifier sa personnalité. Marie Mangez nous donne de beaux portraits des décédés par l’entremise des impressions olfactives de Sylvain.
Alice, qui prépare une thèse sur ce métier, est tout son contraire. Elle essaie, autant qu’elle peut, d’apprivoiser un Sylvain qui cache ses secrets en se repliant sur lui-même. S’il faut attendre les dernières pages pour comprendre quel est cet étonnant secret, l’histoire entre les deux protagonistes est assez convenue.
L’écriture de Marie Mangez peut être poétique, surtout lorsqu’elle parle de nos 5 sens. Par contre, dans ses dialogues elle se complait dans des vulgarités gratuites qui m’ont d’autant plus dérangée que j’ai écouté son récit dans une version audio.
Encore une fois je dirais que la lecture de Sophie Frison manque un peu de sobriété.

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Sylvain est thanatopracteur, il veille et s’occupe des morts avec passion. Un homme solitaire, fade et qui semble si triste. Une vie sans saveur, sans gout, sans envie. Alice va venir bousculer son quotidien morose. Elle rédige une thèse et demande à observer Sylvain de sa pratique. A l’inverse de lui, elle est pleine de vie, déborde d’enthousiasme. Cette pétillante jeune femme, va doucement tenter de briser la carapace de Sylvain, qui l’intrigue fortement. Qu’a bien pu vivre Sylvain pour être ainsi renfermé dans sa coquille?

Avec ce roman, c’est tous vos sens qui vont être sollicités. L’ouïe, avec la musique comme fil conducteur dans le roman. Celle qu’Alice aime tant, et qu’elle fait découvrir à Sylvain. Tout ces titres mélangés qui composent l’album de sa vie. On use de son nez également. On sentirait presque à travers les pages, les odeurs décrites par Sylvain.

Une rencontre qui va réveiller Sylvain. Il est aussi mort que les corps qu’il a devant lui sur sa table. Il a peur de reprendre goût à la vie, et pourtant, doucement, avec délicatesse, Alice va amener un peu de lumière dans son quotidien.

C’est un univers bien particulier que nous livre ce texte. Un duo de personnages que tout oppose. J’ai apprécié la poésie qui se dégage lors des descriptions du travail de Sylvain. Vous saviez que l’on peut sortir un cerveau par les narines et le remplacer par des herbes aromatiques afin de l’embaumer?

Sophie Frison, utilise un ton espiègle et mutin pour sa lecture, qui colle si bien à l’ambiance du texte et à l’humour d’Alice. Elle sait parfaitement jouer de sa voix, pour ce texte qui oscille entre douceur et échanges plus tendus.

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