Il était une fois Wanda

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Publication 6 avr. 2021 | Archivage 30 sept. 2021

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Résumé

Wanda regarde sa bague de fiançailles. Elle observe les éclats de diamant se réfléchir sur la fenêtre du train. Elle est magnifique. Après Boris, c’est ce qu’elle détient de plus précieux. Elle a tout fait pour la sauver des révoltes bolchéviques. Le jour où ils avaient pillé leur appartement de Saint-Pétersbourg, elle avait glissé la bague d’Igor dans son corsage. Au moins, elle était certaine que les émeutiers ne l’emporteraient pas sans elle. Elle réfléchit. Ce train est son destin. Elle a l’impression d’avoir déjà vécu ce moment, comme un rêve qu’elle réalise. Ce paysage qui défile, elle l’a déjà vu. Cette langue française des voyageurs, elle l’a déjà entendue, et elle la parle et la comprend depuis ses années à Lausanne. Ce réconfort qu’elle espère trouver en France, elle l’a déjà ressenti. Comme si tout avait été écrit. Serait-ce le début d’une vie nouvelle ?

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Ils recommandent !

« Le point qui m’a le plus touché dans ce roman est sans aucun doute l’évolution de la femme. Wanda est au départ une fille fragile et peu sûre d’elle qui se transformera au fil des pages en une femme forte qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. J’ai vraiment adoré voir son évolution, voir comment elle s’attache à ses rêves et comment elle réussira à les réaliser.

En ce qui a trait à la plume de l’auteur, je l’ai trouvée tout simplement magnifique. C’était très fluide à lire, et j’avais l’impression de vivre l’histoire avec les personnages. J’ai aussi beaucoup aimé me retrouver dans ce Paris de 1920. Alan Alfredo Geday est sans aucun doute un très bon écrivain et je suis ravie d’avoir eu la chance de le lire. »

Melissa et ses livres

« Un livre qui se lit très vite et qui nous plonge au cœur de ce qu’aurait pu être la vie de l’artiste. Une histoire de rêve, de passion et de liberté dans les années folles. »

Sur les ailes d’un livre

« La plume est merveilleuse, c’est beau à lire. L’intensité ressentie durant la lecture est vraiment incroyable. Le roman se lit vraiment très vite, on dévore les pages avec avidité. Et on arrive bien trop vite à la fin. Cette lecture est un véritable voyage dans le temps, on se retrouve plongé dans le Paris des années 1920. »

Les lectures de Floriane

« J’avais beaucoup aimé La Légende de Larry Hoover du même auteur et j’étais donc ravie de retrouver sa plume. Cette dernière me plaît toujours autant. Je suis absolument fan de sa manière d’écrire les histoires et de nous plonger complètement dans la vie des personnages. »

Amé-lit


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Actions promotionnelles

On achète une toile par désir, et le désir, elle sait le provoquer. Elle flatte, elle roucoule, elle choque, elle se crée un personnage de femme fatale et mystérieuse. Et elle vend. Elle vend à n’importe qui, à ceux qui n’y connaissent rien, à ceux qui ont de l’argent à dépenser. Peu importe, à chaque toile vendue, elle s’offre un nouveau bijou. Elle est devenue « la princesse russe de Montparnasse ». Un papillon de nuit léger et fascinant.




— Ma chère petite Wanda… Je t’ai appris à être forte. Promets-moi de rester forte. Tu ne laisseras personne te dicter ta conduite et tu suivras ton intuition. Même ton mari ne pourra pas te mettre en cage, parce que c’est ce que font les maris quand ils ont peur. Et les femmes comme nous font peur.


— Font peur ? s’étonna Wanda.


— Oui… Tu lui feras peur…, souffla Babushka avant de fermer les yeux.




Wanda arbore un masque vénitien, souvenir d’une escapade italienne de sa grand-mère au temps de sa jeunesse tumultueuse, et une coiffe de plumes de paon. Elle a retroussé sa robe pour dévoiler ses longues jambes fuselées. Sa coupe de champagne ne désemplit pas. La Rotonde est ivre, la Rotonde est surpeuplée. Le peintre Foujita plante des pinceaux dans les cheveux des danseuses du Moulin Rouge qui l’accompagnent. Il veut un french cancan pour lui tout seul. Une fille s’empare de ses lunettes rondes pour les porter à son nez et se met à rire à gorge déployée en levant les jambes. Les amis de l’atelier se sont mêlés aux admirateurs de Joséphine Baker. La diva noire est survoltée. Elle veut absolument chanter. Mais l’orchestre la refoule gentiment. Ce n’est pas encore l’heure, et ils tiennent à leur cachet. Comment peut-on oser dire non à Joséphine Baker ? C’est ce qu’on s’exclame autour d’elle. Mais la diva ne s’offusque pas et elle promet une tournée générale « à mettre sur sa note ». Bien sûr, elle sait bien que le patron offre le champagne ce soir, pour fêter la chute du tsar. Wanda s’étonne de cette politique, elle a honte d’appartenir à ce qu’on appelle « les Russes blancs ». Fort heureusement, les artistes sont décidés à s’amuser plus qu’à débattre et à penser. La politique est une excuse, lui dit-on en remarquant son accent. Wanda traverse les danseurs de la piste, elle veut sentir les corps bouger autour d’elle, sentir l’ivresse pétillante de la Rotonde. Un dandy en costume mauve la reluque sans vergogne : « Embrassez-moi ou je me tue sur-le-champ ! » Wanda lui caresse les cheveux avec un sourire. « Je ne plaisante pas », insiste-t-il. « J’ai déjà tenté de me suicider trois fois ! » Wanda reconnaît Tristan Tzara, cet artiste dada sans limites et sans scrupule dont les peintres de l’atelier d’André Lhote se moquent souvent. Le pauvre garçon n’a besoin que d’un baiser, et Wanda lui offre gentiment ce présent. Elle remarque à côté d’elle un étrange couple : une femme masculine et un homme féminin qui valsent en buvant le champagne à la bouteille. « Qui est-ce ? » demande-t-elle au dandy mauve. « Suzy Solidor, la célèbre chanteuse, et Jean Cocteau, l’artiste complet. Un couple mythique, splendide... Je me tuerais pour coucher avec eux. La lesbienne et le pédéraste... » Décidément, il a toujours une bonne raison de vouloir mourir, s’amuse Wanda. Elle ne peut quitter des yeux le fabuleux couple. Que peuvent-ils bien se chuchoter à l’oreille ? « Présentez-moi ! » demande-t-elle à Tristan Tzara. L’artiste accepte, il a eu son baiser, après tout.

On achète une toile par désir, et le désir, elle sait le provoquer. Elle flatte, elle roucoule, elle choque, elle se crée un personnage de femme fatale et mystérieuse. Et elle vend. Elle vend à...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9798712906567
PRIX 9,50 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

Rythmé et coloré par une bande d'artiste qui célèbre la liberté et l'insouciance après la grande guerre. Tout en légèreté, « Il était une fois Wanda », nous conte les mésaventures d'une jeune aristocrate ayant fuit la révolution russe. Wanda est originale, déterminée, vive, maline, passionnée de peinture. Bien que mère d'un petit garçon et mariée à Igor, elle va s'affranchir de beaucoup de contraintes. Elle connaîtra de nombreuses difficultés mais sa bonne étoile veille. Dans le Paris des années folles, à la Rotonde, dans les ateliers, à Deauville, le monocle et ses garçonnes, le champagne coule à flot et Wanda fréquente Jean Cocteau, laisse libre cours à ses désirs avec Suzy Solidor et Colette. Finalement, elle rencontrera un amateur d'art qui lui ouvrira les portes de New-York et voilà notre princesse russe partie pour les États-Unis. Sa babushka avait raison : avoir du talent, c'est un cadeau empoisonné. le chemin est plus difficile… Alan Alfredo Geday s'est inspiré de la vie de Tamara de Lempicka pour cette histoire. C'est un livre écrit au même rythme trépidant que la vie de Wanda avec énormément de détails et l'auteur possède un réel talent de conteur. Un joli voyage dans le temps pour les vacances ainsi qu'un coup de coeur assuré. Merci à l'auteur pour sa confiance #alanalfredogeday#NetGalleyFrance

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Un roman qui nous plonge dans le Paris artiste des années 20 avec un beau portrait de femme inspiré de Tamara de Lempika. Après avoir vécu une enfance heureuse à Saint-Pétersbourg avec sa Babouchka, Wanda, jeune aristocrate, doit fuir la révolution russe et arrive à Paris avec son jeune fils Boris. Son mari Igor la rejoindra plus tard. Commence alors une vie de fêtes, de rencontres et de plaisirs dans le Paris des années folles. Wanda apprend à vivre selon ses envies et parvient à se libérer de son mari, alcoolique et violent, et de toutes contraintes grâce à sa peinture. Avec sa plume alerte et vive, l’auteur fait revivre le Paris artistique et fêtard, nous entraîne avec Wanda et on se laisse aller à boire quelques coupes de champagne lors des soirées à Montparnasse en compagnie de Jean Cocteau, Suzy Solidor, Colette… L’ambiance est très joyeuse, bien dépeinte et on souhaiterait y être. C’est en Amérique, à New-York, pour une troisième vie que se termine cette histoire, pays neuf et attractif pour les artistes. La petite histoire rejoint la grande histoire. On quitte à regret Wanda et son époque. Mais quelle vie incroyable ! Un très bon moment de lecture et de culture. Merci à l’auteur.

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