La Dislocation

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Publication 26 août 2020 | Archivage 1 nov. 2020
HarperCollins France, HarperCollins Traversée

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Résumé

Une jeune femme sort de l’hôpital, dépossédée de son identité et de son passé.

Elle voue une haine farouche aux psychiatres, fréquente les magasins de bricolage.

Il lui arrive même de crever les pneus des voitures

Temporairement amnésique, absolument indocile, elle veut repeupler sa mémoire et pour cela, doit enquêter Un homme va l’y aider, sans rien lui souffler Camille, dit K, ami et gardien d’un passé interdit

Le souvenir d’un désert entouré de vitres, une fonction exercée au ministère de l’Agriculture,

une bible restée ouverte au chapitre du Déluge forment un faisceau d’indices de sa vie d’avant Quelques démangeaisons et une irrépressible envie de décortiquer le monde et les êtres qu’elle croise hantent ses jours présents.

Sa rencontre avec Wajdi, envoûtant et révolté, marquera son cœur et son esprit Ce sera avant de gagner la Bretagne et, peut être, de parvenir à combler les énigmes de son histoire prise au piège de l’oubli.

Une jeune femme sort de l’hôpital, dépossédée de son identité et de son passé.

Elle voue une haine farouche aux psychiatres, fréquente les magasins de bricolage.

Il lui arrive même de crever les pneus...


Note de l'éditeur

Louise Browaeys est l’autrice de nombreux livres en lien avec l’écologie (dont Permaculture au quotidien , Terre vivante, 2018, et Accompagner le vivant , Diateino , 2019). Agronome, facilitatrice et conférencière, elle signe ici son premier roman.

Louise Browaeys est l’autrice de nombreux livres en lien avec l’écologie (dont Permaculture au quotidien , Terre vivante, 2018, et Accompagner le vivant , Diateino , 2019). Agronome, facilitatrice et...


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FORMAT Grand Format
ISBN 9791033904953
PRIX 17,00 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

C'est un livre singulier, mais intéressant à lire. Nous entrons dans la vie d'une jeune femme, au moment où elle ne sait plus qui elle est, qui elle a été. Nous apprenons donc des choses au fur et à mesure sur son passé, tout en suivant son cheminement pour enquêter sur elle-même, mais aussi pour vivre, tout simplement. Nous prenons conscience de ce qu'il s'est passé dans sa vie, dans son psychisme. Je n'ai pas été réellement embarquée par l'histoire. Je crois que compte-tenu de la citation en couverture, je m'attendais à un lien plus prégnant avec l'effondrement, le collapse. Enfin, il est bien là, mais de manière diffuse. Il y a également des passages, des réflexions intérieures, qui sont restées un peu obscures pour moi. C'est essentiellement une quête de soi. L'aspect psychologique/psychiatrique est très présent. C'est en ça que je l'ai trouvé tout de même intéressant. Et également pour l'évocation de son enfance particulière, et le dénouement... mais je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la lecture.

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On suit l’histoire de l’héroïne, une jeune femme dont on connaîtra le nom bien plus tard, sur une courte période, à Paris pendant l’hiver 2016-2017, puis en Bretagne sur trois mois également pour revenir à Paris. Trois saisons en gros, … Elle vient de sortir de l’hôpital psychiatrique, où elle a testé antidépresseurs, anxiolytiques, neuroleptiques, sismothérapie (cela fait moins grave qu’électro-choc et plus proche de la Terre) en ayant perdu complètement la mémoire, avec une haine pour les psys, lesquels pensent qu’il ne faut pas l’aider, elle doit retrouver toute seule . Camille, qu’elle appelle souvent K. car elle ne sait pas qui il est, mais parfois par son prénom, essaie de l’aider comme il peut, tout en respectant la consigne. Il n’est pas non plus très bien dans sa peau ni sa tête, il essaie d’adapter un roman de Louis Guilloux « Le sang noir » en BD, mais l’inspiration n’est pas vraiment là. Est-il pas lui-aussi en quête de quelque chose ? On va suivre l’héroïne dans sa quête d’identité, qui la conduit souvent à tutoyer la ligne, à se mettre en danger, flirter même avec le danger , car elle se lance dans des rencontres improbables, des expériences sexuelles compliquées, pour retrouver au moins une identité corporelle, à défaut de savoir qui elle est. Une résilience est-elle possible quand il reste à peine quelques flashes, des cauchemars , des mots qui résonnent étrangement parfois, vrai ou pseudo-souvenirs ? « Le mot poison m’avait électrifiée. Comme s’il état le sens de ma vie, que je découvrais enfin. Comme s’il me permettait de soulever un grand voile. Le mot poison longea à toute allure ma colonne vertébrale. J’entendis alors comme en songe la voix d’un homme me dire : votre destin est d’empoisonner l’eau potable publique.. » Elle est attachante quand elle s’accroche à son carnet pour noter des mots, leur sens, leurs synonymes, comme une trame à laquelle s’accrocher, s’ancrer un peu plus dans la réalité. Ce roman fait voyager dans un univers particulier, sur fond de dérèglement climatique, très anxiogène, avec une jeune dont on apprend tardivement le nom, et dont le psychisme part en vrille. On comprend très vite qu’il s’est passé quelque chose de grave, car pas de famille, une violence permanente, avec des passages à l’acte (crever des pneus par exemple) et une soif de vengeance… On se laisse prendre à ce récit, on a envie de savoir, de comprendre ce qui a pu se passer autrefois, démêler un peu en tout cas ? J’ai eu parfois l’impression, que Louise Browaeys nous questionnait sur l’identité, la nature de notre planète Terre, autant en danger que l’héroïne. Ce roman n’est pas à prendre au premier ni même au second degré, cela va beaucoup plus loin dans la réflexion… Il me reste en refermant le livre, une sorte de malaise, et une interrogation : jusqu’où peut conduire la peur de dérèglement climatique, la montée des océans, la disparition de certaines espèces, l’obsession d’une nourriture saine, la crainte du nucléaire ou encore de l’intelligence artificielle ? Doit-on s’enfouir dans un blockhaus ? J’aime beaucoup le terme « dislocation » qui pourrait très bien être rajouté au vocabulaire de la psychiatrie, car il est très évocateur et moins rébarbatif que d’autres nom de pathologies et l’auteure la définit ainsi… On parle de dislocation lorsque coexistent des hallucinations, un langage délirant et hermétique, des conduites incohérentes, une humeur dépressive ou euphorique, une désorganisation de la pensée, une perturbation des affects… … dans le cas de ces femmes, la dislocation psychique semble intervenir lorsqu’elles identifient entièrement leur vie et leur destin à ceux de la Terre. Si l’avenir de la planète tourne à l’obsession, et à l’anxiété permanente, il vaut peut-être mieux s’abstenir, mais ce serait dommage, car l’écriture est belle… Je l’ai terminé depuis une semaine, déjà, mais je continue à réfléchir sur les messages de l’auteure. Un grand merci à NetGalley et aux éditions Harper-Collins Traversée qui m’ont permis de découvrir en avant-première ce roman (le premier ) et son auteure qui a publié surtout des essais, écologie, permaculture… #LaDislocation #NetGalleyFrance

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(;..) L'émergence des personnages secondaires dans le livre d'Otessa Moshfegh fait penser à leur existence dans celui de Louise Browaeys, qui sort d'un long séjour en hôpital psychiatrique, frappée d'une amnésie majeure, jusqu'à son nom, qui sera révélé au cours du texte. Aucune scène n'est sûre, encore moins le moindre attachement. Toutes les émotions, réactions, sont soumises au doute. Peut-être est-ce difficile de s'attacher à ce genre d'héroïnes, comme on l'entend pour un personnage de roman, mais la curiosité de ce qui leur arrive surpasse pour moi l'empathie. Les deux textes réussissent à accrocher. Eduquée pour être inadaptée à ce monde, l'héroïne de La dislocation permet de plus à Browaeys d'aborder bien plus frontalement que les deux autres livres les sujets qui lui tiennent à coeur. L'implicite n'est ici qu'illusoire : le péril écologique rend folle celle qui l'appréhende pleinement. La société est inadaptée par nature à la pleine prise de conscience de ce qui arrive. Celle qui sait dans ses tripes ne peut pas vivre normalement. (n.b. : Richard Powers, dans L'arbre Monde, un roman passionnant mais très sombre, livrait un constat assez proche sur celles et ceux qui ont vraiment à coeur, à corps, le sort des forêts.) Il est tout de même intéressant que l'autrice ait choisi de faire grandir l'héroïne dans un univers parfaitement isolé du reste de notre monde pour expliquer son inadéquation complète. Je me suis demandée si c'était utile. Le propos n'aurait-il pas encore été plus fort si elle avait vécu une prise de conscience individuelle, par un événement qui restait à inventer ? Reste que le récit m'a passionnée, gagnant en gravité à mesure que la situation gagne en clarté. Les questions féministes qui y sont abordées sont intéressantes. Le lien entre féminisme et écologie est ici abordé de manière viscérale, non théorique, le propre de la fiction par rapport aux essais qui fleurissent ces temps-ci à ce sujet. La première partie a beaucoup de liens avec L'enfance politique de Noémi Lefebvre. (..)

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Terre et mère, même combat Agronome et ayant publié de nombreux ouvrages sur l'écologie, Louise Browaeys se lance dans le roman. Et nous met en garde en retraçant la destinée de Gaïa. Est-ce le roman d'une renaissance ou d'un cataclysme? Peut-être l'un et l'autre. La narratrice, après des mois d'hôpital, émerge à nouveau. Si sa mémoire et ses sensations sont encore défaillantes, elle peut s'appuyer sur les visites régulières de Camille, qu'elle appelle K, et qui serait un ami d'enfance. Ce graphiste, qui délaisse un peu son projet de BD pour s'occuper de la jeune femme, l'emmène avec son fils Aurélien faire des promenades dans le Parc Montsouris où la nature vit au ralenti en cet hiver 2016-2017. Peu à peu, elle réapprend à vivre, à parler, à avoir des sensations, même si elle pense qu'il est encore trop tôt pour des relations sexuelles. Elle aimerait aussi se rapprocher de cette nature qu'elle sent menacée. À l'aide de carnets qu’elle remplit consciencieusement, elle se réapproprie les mots, le langage. Avec les livres, elle essaie de se reconstruire une histoire. Vient alors le moment de s'ouvrir aux autres. Elle choisit pour cela de passer par un site de rencontres qui lui permet de faire la connaissance de Béatrice et Jean-François, un couple échangiste avec lequel elle va se persuader que la mécanique fonctionne toujours. Évoquant son expérience avec Léonora, son infirmière devenue une amie, elle constatera qu'elle préfère Béatrice à Jean-François. Mais c'est alors qu'elle rencontre Wajdi dans un magasin de bricolage. Avec ce bel algérien, elle aura une brève liaison, avant que son amant ne décide de rentrer au pays. Elle retrouve alors K qui comprend que le moment est venu de lui révéler le secret de ses origines et de leur histoire commune. D'abord incrédule, elle va peu à peu comprendre que son travail d’exploration personnelle ne fait que commencer. Est-ce parce que K essaie d'adapter en BD son roman «Le soleil noir» qu'elle éprouve l'envie de partir sur les traces de Louis Guilloux? À Saint-Brieuc, elle veut surtout prendre du recul avant de constater que le voyage «amène à adopter un point de vue nouveau sur les sujets que l'on croyait avoir classés. La distance, ajoutée à l'isolement, fait travailler l'imagination.» Louise Browaeys a construit son roman comme une quête intérieure, semant des indices au fil des chapitres. Tout comme sa narratrice, le lecteur va petit à petit prendre conscience que les «dérèglements» dont elle est victime sont ceux de notre planète et que son salut passera par une réappropriation de son environnement. Oui, c’est bien Gaïa, la terre-mère, qu’il faut sauver.

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