L'Involontaire

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Publication 3 janv. 2020 | Archivage 27 févr. 2020
Libretto, Littérature française

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Résumé

Jane, du haut de ses vingt ans, observe le monde avec une lucidité à la fois légère et grave. Éprise d'un champion du monde de lutte dont les performances amoureuses sont inversement proportionnelles à ses performances sportives, elle ne le voit qu'entre deux compétitions. Pour combler ses absences et cette solitude, elle accepte les avances d'un vieux monsieur très riche. Car Jane veut tout, comme on veut tout à vingt ans et, à défaut de s'aimer elle-même, elle aime son corps, sa jeunesse dont elle ne veut rien perdre - obsédée déjà par la fuite du temps.

Blandine de Caunes est la fille de Georges de Caunes et de Benoîte Groult. Elle a fait du théâtre, de la radio et du journalisme avant de se consacrer au monde de l'édition. Outre ce roman, elle a publié en 1980 Des nouvelles de la famille avec Lison de Caunes, Flora et Benoîte Groult et Paul Guimard. Elle a également préfacé le Journal d'Irlande laissé par sa mère. Elle est l'auteure de La Mère morte (Stock, 2020). 

Jane, du haut de ses vingt ans, observe le monde avec une lucidité à la fois légère et grave. Éprise d'un champion du monde de lutte dont les performances amoureuses sont inversement proportionnelles...


Ils recommandent !

« Cette éducation sentimentale écrite dans une langue qui oscille en crudité gouailleuse et retenue délicate n’a rien perdu de son sel et de sa liberté de ton. » Stéphanie Dupays, Le Monde des Livres
« Un roman tendre et cruel sur la jeunesse et le grand âge. »Thierry Clermont, Le Figaro Littéraire 
« Avec L’Involontaire, Blandine de Caunes fait naître une figure de femme libérée dans les années soixante-dix, sensuelle, dure et fragile. » Élise Lépine, Transfuge
« L'Involontaire n'a rien perdu de sa perspicacité, de sa hardiesse – intact et atemporel comme sont les contes. » Nathalie Crom, Télérama
« Le récit quasi clinique de cet apprentissage de l'amour et de la vie est impitoyable. Blandine de Caunes y ausculte l'arrogance de la jeunesse comme les avanies de la vieillesse. Des poussées de langue drue dans un ensemble de facture classique installent l'aventure intime de son héroïne du côté de la modernité. Quarante ans après, L'Involontaire a gardé sa belle audace. » Jean-Claude Lebrun, L’Humanité
« Un roman de jeunesse qui n’a pas pris une ride. […] Tout, de la haine de la vieillesse au cynisme de l’argent en passant par la verdeur du langage, semble si contemporain. » Thomas Mahler, Le Point
« Par sa belle langue et son caractère intemporel, cette impitoyable éducation sentimentale a déjà des allures de classique. » 
Claire Julliard, L’Obs 
« Roman d'apprentissage d'une douce amoralité, ce délicieux ouvrage, paru en 1976 et heureusement réédité, reste d'une surprenante modernité. » Isabelle Bourgeois, Avantages 
« Ce parcours initiatique, porté par une écriture hardie, compose une mordante variation sur l'éternel féminin. » Jean-Michel Ulmann, Notre Temps 
« L’Involontaire est un roman d'apprentissage amoureux, un roman psychologique à la fois amoral et candide. » Béatrice Putégnat, Librairie Pages après pages (Paris 17e), Page des Libraires 

« Cette éducation sentimentale écrite dans une langue qui oscille en crudité gouailleuse et retenue délicate n’a rien perdu de son sel et de sa liberté de ton. » Stéphanie Dupays, Le Monde des Livres
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Formats disponibles

FORMAT Poche
ISBN 9782369145523
PRIX 8,10 € (EUR)

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

Paru pour la première fois en 1976, réédité en 2015, voici que ce court roman est publié une nouvelle fois pour cette rentrée d’hiver. 40 ans et quelque, donc, pour une histoire qui a un côté éternel.
Dans les années 70, Jane a 20 ans. Elle vit à Paris, sans trop se préoccuper d’argent (son père lui verse une petite rente chaque mois), et travaille parfois, quand elle veut se payer un extra, un bon gueuleton ou une jolie robe. Oisive, elle passe souvent la journée à traîner au lit, à ne rien faire. Mais ces derniers temps, elle pense beaucoup à Gilles, son amoureux. Lutteur professionnel, il est souvent absent, tournoyant aux quatre coins du monde. Mais quand il est de passage, il appelle Jane, et Jane accourt, éperdue d’amour. La voix de sa raison lui hurle pourtant qu’elle perd son temps avec cet homme, qui ne lui sacrifiera jamais sa carrière. Jane le sait bien, mais le cœur a ses raisons… Liline, l’ancienne nounou de Jane, arrive à la rescousse et lui propose de rencontrer Jacques Bertin, 78 ans, très riche, et qui apprécie beaucoup la compagnie des jeunes femmes, celle de Jane en particulier, qu’il emmène bientôt en voyage.
Une histoire avec un côté éternel, disais-je, parce qu’elle est celle de l’apprentissage, souvent douloureux, de l’amour et de la vie. Encore un peu enfant (une enfant sensuelle et lucide, certes), Jane veut tout, l’amour, la jeunesse, l’exultation du corps, les plaisirs de la vie, mais pas ses contraintes. Alors, en attendant Gilles, elle se repaît de l’argent de Bertin même si le corps de celui-ci, en décrépitude, la dégoûte.
Amoral et plein de contradictions, le personnage de Jane oscille entre déprime et exaltation, égoïsme et dépendance affective, cruauté et fragilité. Une complexité qui ne me l’a pas rendue très sympathique. Mais l’écriture est belle, très classique tout en vous surprenant soudain par sa crudité. Jeunesse, vieillesse, candeur, clairvoyance, quand passe-t-on de l’une à l’autre ?
En partenariat avec les Editions Libretto via Netgalley.
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"Alors comme beaucoup de gens de son âge, elle essaie de prolonger cet état intermédiaire où rien n'est dit, rien n'est joué, et où le passé ne pèse pas encore de tout son poids, vous empêchant d'être autre chose que ce que deux ou trois décisions, fruit le plus souvent du hasard, vous forcent à paraître aux yeux des autres."

Jane a vingt ans. On est au milieu des années 1970, à Paris. Elle vivote avec une petite pension mensuelle que son père lui envoie, à peine suffisante pour payer le loyer et le chauffage. Elle n'est pas étudiante et ne travaille que pour financer quelques lubies passagères, ce que l'époque permettait. Elle est encore dans cette antichambre de l'âge adulte, pendant lequel on peut se croire à l'abri du destin commun. Elle pense avoir tout le temps du monde, peut passer des journées au lit, plus ou moins endormie.

Son amoureux, Gilles, un lutteur professionnel, est absent la plupart du temps. Elle est éprise de lui mais supporte mal d'être aussi dépendante d'un homme pareil. Par l'entremise de son ancienne nounou, Liline, elle fera la rencontre de Jacques Bertin un presque octogénaire aisé et amateur de jeunes filles. Décidée à mener la grande vie à ses dépens, sans lui céder, elle lui fait croire qu'il l'intéresse alors qu'elle ne ressent que du dégoût pour lui.

Ce qui m'a le plus surpris dans ce roman sec et direct, c'est l'absence de moraline ! Le ton est désenchanté mais parfois très cru. Jane n'est pas quel qu'un de sympathique, mais le roman n'en souffre pas car le lecteur se demande constamment où tout cela va mener. En cela il est le reflet d'un temps plus aventureux et, à bien des égards, beaucoup moins consensuel que le nôtre.

Pourtant son héroïne ne restera pas figée dans cette adolescence prolongée :
« Et ce goût amer dans la bouche de Jane marquait la fin d'une ère, celle de l'insouciance. Plus tard elle appellerait cela le début de la maturité » peut-on lire presque à la fin…

Je remercie les éditions libretto et NetGalley pour m'avoir permis de découvrir ce roman, réédition tout à fait justifiée au vu de ses grandes qualités littéraires.

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