Monsieur le maire

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Publication 9 janv. 2020 | Archivage 4 févr. 2020

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Résumé

Lorsqu’il est élu maire du village qui l’a vu naître, dans les Ardennes, Paul jubile : il va agir concrètement et auprès des siens. Quinze ans plus tard, le « terrain » et un drame personnel l’ont usé. Sa vie bascule. Il est reconnu coupable d’un meurtre et condamné à vingt ans de prison ferme. Comment a-t-il pu en arriver là ? Sur le chemin qui le mène vers sa cellule, Paul se souvient, de son idéalisme avant la désillusion, d’une existence d’homme de plus en plus fragile. Critique du monde politique à la française, Monsieur le maire retrace avec force et réalisme l’histoire si ordinaire et pourtant essentielle de ces citoyennes et citoyens qui vouent leur vie à leur commune.

Lorsqu’il est élu maire du village qui l’a vu naître, dans les Ardennes, Paul jubile : il va agir concrètement et auprès des siens. Quinze ans plus tard, le « terrain » et un drame personnel l’ont...


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FORMAT Grand Format
ISBN 9782749163918
PRIX 17,00 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

Un texte d'actualité en ce début 2020 :
la vie d'un maire d'une petite commune - environ 1000 habitants - dans les Ardennes.
Dès le début, j'ai été happée par ce début "in média res" : on arrive en plein procès, on assiste au réquisitoire et à la plaidoirie lors du procès de Paul Morand , accusé de meurtre sur la personne d'un journaliste, Jacques Gentil.
On connait dans notre pays les liens entre politique et média, on va découvrir la face cachée de ses relations dans un contexte particulier. Car c'est la vie de ce maire qu'on suit grâce à ses souvenirs . Le trajet qui va le mener vers la prison à laquelle il est condamné offre ce cheminement de la pensée, et nous dresse ainsi le parcours de ce maire.
Jeune diplômé, il décide de se consacrer à la petite ville de son enfance, il brigue la mairie, renonçant à un avenir politique national plus ambitieux. Il devient maire, et n'aura de cesse de rester en place. Des actions spontanées aux choix orchestrés, des effets de mode aux tactiques citoyennes, les étapes nous sont dévoilées, les mises en place, les effets d'annonce…bref l'envers de la politique dans les petites communes.
C'est surtout le portrait d'un homme déterminé, et volontaire, actif pour le bien commun, un homme qui a sacrifié sa vie pour ses administrés, et qui va se retrouver acculé dans sa vie politique en même temps que dans sa vie personnelle. Le lecteur découvre ses qualités et ses défauts, un maire dans son humanité, qui œuvre en fonction de son statut mais aussi de son orgueil. L'homme se perd dans l'élu.
C'est un récit qui interroge sur la responsabilité de cet homme, de ce maire, c'est une mise en question de chaque individu :
"L'être humain est un ensemble de contradictions, où cohabitent le blanc et le noir, la lumière et l'ombre, la grandeur et la saloperie,. Personne n'est à l'abri , personne ne peut être sûr de ce qu'il est au fond de lui."
Finalement ce roman que j'ai lu avec avidité est un drame d'aujourd'hui, un texte fort qui interroge les institutions et l'homme.

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Paul Morand est le maire de Lomier, dans les Ardennes. Le livre s’ouvre sur sa condamnation à vingt ans de prison pour le meurtre d’un journaliste.

Si Paul a choisi d’être maire de cette ville plutôt qu’une carrière sous les ors de la République, ce n’est certainement pas pour les 450 euros qu’il gagne par mois mais parce qu’il est originaire de cet endroit et qu’il était habité par un idéal, une réelle envie d’améliorer et de faciliter la vie de ses concitoyens. Mais son troisième mandat le trouve usé, démoralisé, démobilisé, amer. Et c’est là que tout bascule.

Comment en est-on arrivé à ce moment fatal qui condamne à l’emprisonnement un élu pourtant respectable et respecté ? C’est ce que nous raconte le roman de Pascal Grégoire dans un bel hommage à ces « petits » maires qui ont foi dans leurs idéaux, qui sont prêts à sacrifier beaucoup pour leurs administrés et dont le travail n’est au final que très peu souvent salué et reconnu.

Du fol enthousiasme du premier mandat à l’amertume du troisième, on suit le parcours de ce jeune maire à travers tout ce qui fait son quotidien : la relation avec les habitants, ses essais pour engager des changements ou encore sa volonté d’accueillir des migrants. Mais aussi la relation amoureuse qu’il entretient avec Mathilde et qui elle aussi se délite lentement. Et puis bien sûr, ce journaliste local, fils de l’ancien maire qui ne cesse de critiquer, titiller, vilipender et dont les articles grignotent peu à peu la confiance et le dynamisme de Paul.

C’est un roman vrai, ancré dans une réalité peu connue de ces maires qui administrent des villes loin de Paris et qui se sentent souvent seuls. C’est aussi une histoire profondément humaine qui confronte un homme à ces peurs, ses failles, ses combats, ses bonheurs et ses échecs.

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Merci à #NetGalley France et aux éditions Le Cherche Midi pour l’envoi de ce second roman de Pascal Grégoire, intitulé Monsieur le Maire.
La quatrième de couverture présente ce livre comme une critique du monde politique à la française, une illustration réaliste de l’histoire publique et individuelle, à la fois si ordinaire et essentielle de ces citoyennes et citoyens qui vouent leur vie à leur commune, au cours de mandats électifs.
Ayant moi-même une courte expérience d’un mandat de première adjointe au maire dans un tout petit village (moins de 200 habitants), certes plus petit que celui dont il est question ici (1 352 habitants), ces questions et problématiques m’interpelaient forcément.

Tout commence dans un tribunal ; Le maire d’un village des Ardennes est jugé pour un homicide, condamné à de la prison ferme… Au cours de son transfert en fourgon cellulaire vers la prison, il se remémore son parcours et le tragique concours de circonstances qui l’ont entraîné jusque-là.
Lorsqu’il était revenu dans le village qui l’a vu naître et qu’il en était devenu maire, Paul Morand était rempli d’idéal et de bonne volonté, prêt à se donner sans compter auprès de ses administrés. Quinze ans et deux réélections plus tard, il est devenu un homme usé, désillusionné, fragilisé, épuisé physiquement et moralement par les difficultés multiples de ses mandats et un drame personnel.

Paul Grégoire s’est penché sur le quotidien des élus locaux, à la fois dans les infimes détails et anecdotes mais aussi en reprenant des exemples de sujets plus médiatisées comme le mariage pour tous, l’accueil des migrants ou des faits divers, tel ce commerçant qui abat un cambrioleur arabe… Certaines péripéties autour de marchés, de travaux, de voirie, etc… m’ont fait penser à des situations que j’ai moi-même connues.

J’ai été particulièrement sensible au côté tragique et fataliste de ce roman, touchée par cet homme toujours aux premières loges, « dindon de la farce républicaine », dont la colère et le ressentiment enfoui venait de si loin. Même si le récit commence par la fin, avec sa condamnation, il y a dans ses souvenirs une réelle montée en puissance servie avec talent par l’auteur.
Les personnages sont finement travaillés, avec un large spectre de nuances et de paradoxes… Seul le journaliste, catalyseur principal de la triste fin, car cause, moteur et conséquence de l’enchainement fatal, symbolise peut-être trop le méchant, le mauvais, une somme exponentielle de jalousie et de rancune…

Pascal Grégoire a dédié son livre à tous les maires de France, en hommage à leur dévouement face aux difficultés grandissantes de leurs tâches, en réaction aussi devant les nombreuses démissions.
Un roman humain, dérangeant, utile…

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Le maire, le journaliste et la vérité

Pour son second roman, Pascal Grégoire a choisi de se plonger dans le quotidien d’un maire d’une petite ville qui se retrouve devant une Cour d’assises. Un procès qui est aussi un cri d’alarme.

L’histoire de Paul Morand, maire d’une petite ville des Ardennes, est à la fois un hommage à tous ces édiles qui se donnent corps et âme pour leur commune et un cri de détresse face à l’immensité de la tâche en comparaison de moyens souvent dérisoires. Pascal Grégoire, par la magie de l’écriture, en fait un suspense qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Le récit débute avec le réquisitoire du procureur devant la Cour d’assises de Charleville-Mézières le 28 septembre 2016. En une phrase tout est dit, ou presque: «Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du tribunal, nous sommes ici aujourd’hui pour juger un homme, Paul Morand, maire de Lomieu, exerçant son troisième mandat, pour le meurtre de Jacques Gentil, journaliste à L’Ardennais républicain.» Et si le procureur entend juger l’acte et non l’homme, c’est bien la vie de ce maire qui est au cœur de ce roman auquel l’actualité – le rôle des maires dans la crise du coronavirus davantage que les élections municipales – donne encore davantage d’acuité.
Paul Morand a choisi de s’intéresser à la chose publique, a intégré Sciences-Po à Paris mais, plutôt que de poursuivre une carrière de haut-fonctionnaire en intégrant l’ENA, a choisi de s’engager sur un terrain qu’il connaît bien, celui de ses Ardennes natales. Pour un salaire de 454 € par mois, il est «plombier du quotidien» et «médecin des âmes». Comme le souligne son avocat «être maire aujourd’hui représente une charge très lourde. Faire plus avec moins d’argent, être aux avant-postes, appliquer des lois décidées à Paris, être confronté aux drames humains, à la misère aussi. Combien de maires aujourd’hui démissionnent? Combien sont harassés, premiers de cordée d’une société qui va mal, au bord de l’explosion?»
Au fil des ans, la chose s’est compliquée, la crise économique s’accompagnant de restrictions budgétaires là ou au contraire, il aura fallu davantage de crédits pour maintenir les services publics et pour une solidarité active. Le point de bascule se situe peut-être le jour où, sans doute contre l’avis d’une bonne partie de la population, il a voulu accueillir des réfugiés, bouleversé par cette photo d’Aylan, cette petit Syrien de trois ans mort sur une plage de Turquie. La trentaine d’immigrés qui débarquent lui valent de solides inimitiés, à commencer par celle du journaliste local qui le surnomme «le Merkel des Ardennes».
Ce dernier va s’en donner à cœur-joie dans la surenchère et ne va pas rater une occasion pour dénigrer le maire, devenu son punching-ball. Une partie de football entre l’équipe du village et celle des réfugiés va dégénérer et s’en sera fini.
Dans sa cellule, devant le tribunal et dans le fourgon qui le ramène en prison, Paul a le temps de se remémorer sa vie et son action, mais aussi de faire la somme de ses désillusions. Il ne sera qu’à moitié surpris quand le jugement sera prononcé…
Ce qui fait tout l’intérêt du roman, c’est que Pascal Grégoire évite soigneusement l’écueil du manichéisme. Ni blanc, ni noir, c’est bien le roman du gris qu’il nous offre, de ces zones un peu floues où un mensonge pieux vaut mieux qu’un renoncement. Ce faisant, il montre avec éclat toute la fragilité d’un système et nous laisse réfléchir à ce que pourrait devenir une France dans laquelle les édiles renonceraient les uns après les autres à leur mission.

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