État d’ivresse

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Publication 3 janv. 2019 | Archivage 8 mars 2019

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Résumé

État d’ivresse brosse le portrait d’une femme brisée qui, en s’abîmant dans l’alcool, se fait violence à elle-même. La mère d’un adolescent, en état d’ivresse du matin au soir, se trouve en permanence en errance et dans un décalage absolu avec la réalité qui l’entoure. Épouse d’un homme absent, incapable d’admettre sa déchéance et plus encore de se confronter au monde réel, elle s’enferme dans sa bulle qui pourtant menace de lui éclater au nez.

Comme dans ses deux précédents romans, on trouve sous la plume de Denis Michelis les thèmes de l’enfermement et de la violence conjugués à l’impossibilité d’échapper à son destin.

« Il ne me reste plus qu’à prendre mon élan, qu’à courir pour sortir de cette maison et ne plus jamais y revenir. Mais quelque chose m’en empêche, et cette chose se trouve là, à mes pieds : mon verre tulipe. »

État d’ivresse brosse le portrait d’une femme brisée qui, en s’abîmant dans l’alcool, se fait violence à elle-même. La mère d’un adolescent, en état d’ivresse du matin au soir, se trouve en...


Note de l'éditeur

Bonjour à tou.te.s, Nous vous demandons de bien vouloir publier vos chroniques à partir de la date de parution du livre. Merci d'avance et à bientôt, Les Éditions Noir sur Blanc

Bonjour à tou.te.s, Nous vous demandons de bien vouloir publier vos chroniques à partir de la date de parution du livre. Merci d'avance et à bientôt, Les Éditions Noir sur Blanc


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FORMAT Grand Format
ISBN 9782882505453
PRIX 14,00 € (EUR)

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

“Etat d’ivresse” ou une semaine de la vie d’une femme alcoolique. Ou un peu plus ou un peu moins, elle ne se souvient pas. Et après tout, qu’importe. La vie? Une femme? La vie de la narratrice, imbibée chronique, qui ne quitte jamais sa robe de chambre, ni son verre tulipe, ni sa maison, sauf pour aller refaire le plein de sancerre et de vodka au supermarché, si nécessaire au volant de sa voiture (enfin, celle de la voisine, empruntée au prix d’un mensonge éhonté). La vie d’une femme, une épave, naufragée de la bouteille, qui pourtant a une famille et un boulot. Enfin, si on veut: le mari est très souvent absent, le fils de 17 ans méprise sa mère et fuit chez ses copains dès qu’il en a l’occasion. Quant au travail, elle écrit de vagues articles pour une revue de psychologie, depuis son domicile et sa connexion internet, sans mettre un orteil sur le terrain, pour un patron qu’elle n’a jamais rencontré. Rédiger des articles de développement personnel quand on vit cloîtrée chez soi et qu’on respire en permanence des vapeurs d’alcool plutôt que la joie de vivre, avouez que c’est assez paradoxal.
On ne sait ni quand ni pourquoi cette femme a commencé à sombrer, mais on comprend très vite qu’elle ne cherche pas à s’en sortir, et semble se complaire dans sa soûlerie perpétuelle. “On dit que l’espoir fait vivre, alors que c’est tout le contraire. L’espoir nous épuise, il nous ronge de l’intérieur, à cause de lui sans cesse nous scrutons l’obscurité à la recherche de lumière, nous tendons les mains, nous crions à l’aide“. Mais crie-t-elle vraiment à l’aide? Son seul remède à la souffrance, c’est l’alcool, encore et toujours. Perdue sur son île déserte au milieu d’un océan éthylique, elle préfère se noyer dans sa dernière bouteille de cognac plutôt que d’y mettre un message et la balancer à la mer. Dans ces conditions, difficile d’éprouver de la compassion pour un tel personnage, qui ment, délire, s’aveugle, oublie, s’oublie, vomit, se vomit, se vautre dans la paranoïa et l’auto-apitoiement, se donne en spectacle sous les yeux de son fils, qui ne peut que s’éloigner de cette mère de plus en plus indigne.
Un texte court, avalé cul sec en quelques heures, qui raconte l’effondrement au quotidien d’une femme qui trinque dans la spirale du couple infernal alcool-solitude, dont les ravages sont parfaitement décrits. Le constat amer, brut et sec (sans glace) d’un terrible gâchis.
En partenariat avec les éditions Noir sur Blanc via Netgalley.

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État d’ivresse relate l’histoire d’une femme au fond du trou. Pas au bord du gouffre mais enfermée six pieds sous terre dans un état chronique d’ivresse à haut degré d’alcoolémie. Enfermée dans une réalité parallèle, elle raconte mille et une histoires à tomber debout. Seule avec son fils de 17 ans, son mari est souvent absent suite à des déplacements professionnels. Elle boit, cache ses bouteilles dans la cave, remplit les bouteilles de lait d’alcool, elle boit puis elle ment, elle boit puis s’embrouille avec son fils, elle boit puis s’endort dans son vomi.
Le sujet de l’alcoolisme est un sujet grave qui ne peut être traité et pris en charge que si la personne concernée admet son problème. Il est bien courant d’entendre un alcoolique crier qu’il n’a aucun problème avec l’alcool. C’est dans ce contexte que s’enlise la narratrice inconsciente de son problème ni du désastre qui s’abat sur elle et son entourage puisque toute sa vie s’étiole et s’évapore dans les relants de ses gorgées brûlantes. Une réalité parallèle pour l’alcoolique où c’est l’entourage qui trime et se désagrège. Une réalité faite de leurres, de mensonges, de paranoïa, de cris, de douleurs.

Nous sommes dans ce roman immergés dans la fournaise de la narratrice ivre du matin au soir. À côté de cette immersion, je relève plusieurs bémols comme le fait que jamais nous n’apprendrons le pourquoi de cet alcoolisme, nous n’aurons jamais non plus une lucidité sommaire sur cette réalité tortueuse et dévastatrice.
On tourne en huit clos dans la tête de la narratrice qui vit entre ses gorgées d’alcool et ses délires. Il m’aura manqué la lumière, le bout du tunnel, et quelques moments de lucidité où on finit par se rendre compte que quelque chose cloche...

Un récit très évasif sur un état d’ivresse qui n’apportera pas à mon sens, réponses et encouragements aux personnes concernées de près ou de loin par ce terrible fléau qu’est l’alcoolisme.

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C’est le troisième roman de cet auteur que m’ont permis de lire les Edts Notabilia et NetGalley France que je remercie.
Ce roman est un constat , le portrait d’une femme mère d’un ado , qui a sombré dans l’alcoolisme.Ce n’est pas Mme Bovary, elle a un travail, journaliste en l’occurence, travaille sur internet, mais n’a jamais rencontré son patron . Son mari est souvent retenu à l’extérieur pour son travail(il est curieusement absent de ce texte) ; Restent une voisine, ex-amie,pour d’obscures raisons,quoique… et surtout son fils , elle l’adore, mais son comportement , ivresse permanente, provoque chez lui plus de dégoût que de pitié.
Ennui,(elle n’a plus son permis) manque d’amour, surement, mais envie de s’en sortir, pas sur, on dirait dans ce texte que l’auteur s’arrête au constat ; manque l’élan dune éventuelle rédemption.
En fait l’alcool n’est pas un problème, mais la solution qui mène à une fin tragique.
L’écriture rapporte bien les cauchemars fomentés par l’alcool,les recoins d’une maison où cacher les flacons et mignonettes . Ce ne sont pas les claquements de porte qui peuvent aider cette femme, et apparemment même pas ce fils chéri qu’elle perd jour après jour au profit d’un père qui ignore le quotidien de sa famille .
Il est bien triste de voir un tel gâchis, le texte est court et concis, sans pathos ni fioritures.

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Merci aux éditions Noir sur Blanc et à Netgalley pour cette lecture numérique.

Etat d'ivresse, c'est une semaine dans la vie d'une femme alcoolique. Verre après verre, bouteille après bouteille, l'héroïne sombre dans la solitude et la dépendance. Dans le mensonge et l'isolement. En même temps qu'elle perd pied, elle perd aussi sa famille et la notion du temps. Son quotidien alcoolisé devient sa réalité.

"Une obscurité de sous-bois, épaisse et mystérieuse, règne dans la chambre. Depuis quand n'avais-tu pas dormi dans ton propre lit ? D'autres questions volettent dans ton esprit comme de petits papillons noirs : que s'est-il passé ? Comment es-tu parvenue à te glisser sous les draps ? Tu te revois, assise, hier soir, derrière ton bureau de grande journaliste, de grande enquêtrice, et puis plus rien. Rideau."

On suit cette femme qui s'enfonce, qui cache ses bouteilles, qui ment à son fils, qui agresse sa voisine, sort en pyjama. Sans aucune prise de conscience, sinon celle que ce sont les autres qui exagèrent.

"D'ici là, je transvase délicatement le sancerre dans ma bouteille de lait vide."

L'acool, cette dépendance, cette obsession qui prend le dessus sur tout le reste. Denis Michelis décortique cet état d'ivresse qui ne quitte jamais cette femme. Il nous entraîne dans l'état de confusion permanent qui accompagne l'ébriété persistante.

"J'ai dû m'assoupir quelques instants. Je me revois me dirigeant vers le canapé, mon mug de café à la main. Fondu au noir. Ensuite, j'ai été happée par un grand trou noir, et j'ai chuté dans le vide, j'ai chuté indéfiniment dans une sorte de ralenti nauséeux."

Etat d'ivresse, comme un long monologue intérieur. Tour à tour, la narratrice se parle à elle-même, à la première personne mais aussi à la deuxième personne. Pour mieux dialoguer avec elle-même, pour se sortir de sa solitude, pour se trouver des excuses dans sa vie si vide.

"Le vertige ne s'est pas encore dissipé, alors j'attends que la porte devant moi cesse de jouer avec mes nerfs, si je tends la main, elle recule. Essaie encore. Tu vois, on dirait qu'elle le fait exprès. N'insiste pas, alors, respire, concentre-toi."

La plume de Denis Michelis est addictive. On boit ses mots, on perd le fil, on pose le livre, mais vite, il faut se resservir, reprendre une gorgée, un chapitre, terminer la bouteille. En ouvrir une autre. L'ivresse littéraire.

Mais, de ce monologue, de ces mots, de cette confusion, on rentre au plus profond de l'intimité de la narratrice et on ressent très vite un certain malaise : impression de voyeurisme, impression d'être spectateur dans le salon de cette femme, qui sombre et qui appelle à l'aide. J'ai ressenti une grande sensation d'impuissance face à cette déchéance qui semble être une fatalité pour l'héroïne.

"Il n'y a pas de honte à avoir ni de vérité à cacher : j'ai besoin d'aide. Mais aussi d'amour, rien qu'un tout petit peu d'amour (les larmes redoublent), et d'une main tendue."

En bref, Etat d'ivresse c'est un court texte très fort sur ce mal qu'est l'alcoolisme et sur ses conséquences. Une lecture éprouvante dont on ne ressort pas indemne. Sensation de malaise, d'impuissance.

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Enfin une inégalité entre les hommes et les femmes qui se réduit. le problème, c'est qu'il s'agit de la consommation d'alcool. Les femmes boivent plus régulièrement et en plus grandes quantités qu'autrefois. « État d'ivresse » brosse le portrait d'une de ces femmes qui a sombré dans l'alcoolisme. La narratrice a pourtant un bon niveau social : mariée, mère d'un garçon de dix-sept ans, résidant dans un pavillon en bordure de forêt, elle exerce la profession de journaliste. On ignore ce qui a causé cette dépendance. Boit-elle pour évacuer des pensées pénibles ? Pour s'évader de sa routine ? Peut-être cherche-t-elle à noyer sa solitude. Son mari fait de nombreux déplacements professionnels qui l'éloignent de leur domicile. Elle travaille chez elle et ses rares contacts professionnels se font par mail ou par téléphone. Elle ne sort pas de chez elle si ce n'est pour s'acheter de nouvelles bouteilles. Elle n'a pas d'amis. Mais on peine à deviner si c'est son alcoolisme qui l'a isolée, ou si c'est l'isolement qui l'a fait sombrer. Elle s'enfonce dans sa maladie, négligeant son travail, ses responsabilités et ses tâches ménagères. Son fils est témoin de sa déchéance et le reflet qu'il lui renvoie est si détestable qu'elle lui réserve ses pensées les plus amères. Elle met en place des stratagèmes pour boire en cachette et atténuer sa responsabilité. Denis Michelis parvient à recréer l'univers de mensonges d'un alcoolique. Sa protagoniste s'enferme progressivement dans ses mystifications qui s'approche du délire paranoïaque. A la différence d'une Gervaise Macquart, on peine à la plaindre, à éprouver de l'empathie pour ses souffrances. Et pourtant, elle souffre bien d'une maladie…
Ce monologue alcoolique composé de paragraphes abrupts m'a semblé cru et par conséquent d'une grande justesse. Une lecture éprouvante mais utile sur une maladie cachée.

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Lorsqu'une mère tombe dans l'alcoolisme, que peut le fils resté seul avec elle ? Pas grand chose. Car sa mère perd pied, invente, ment, sombre dans une paranoïa toujours plus grande. Enfin, elle devient violente. Denis Michelis nous emmène dans les pensées les plus secrètes de cette femme qui s'écroule complètement. Qui n'arrive plus allier vie professionnelle et vie personnelle. Chaque journée est marquée comme une descente aux enfers. Toute pensée tourne autour de la nécessité de boire et de réussir à se procurer à boire.
Un texte sombre, réaliste, un uppercut qui montre les ravages de l'abus d'alcool. Mais un texte pour autant entraînant, qui provoque parfois le sourire, la compassion. Aucun jugement de valeur n'est porté, aucune tentative pour accabler le personnage. Mais le portrait touchant et bouleversant d'une femme qui tombe et peine à se relever. Un très beau texte !

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Comment se préserver du regard des autres et de leur jugement lorsque l’on se retrouve à boire du matin au soir ? En se cachant, en vidant le contenu d’une bouteille de Pouilly fumé dans une bouteille de lait, en dissimulant l’alcool à la cave, sous l’évier, parmi les produits ménagers et les éponges.
L’héroïne du roman de Denis Michelis boit verre après verre, n’importe quel alcool fait l’affaire.
Comment en est-elle arrivée à ce point de déchéance ?
Journaliste pour un magazine de bien-être, mariée, mère d’un ado, sa vie n’est ni meilleure ni pire que celle de la plupart des femmes.

Denis Michelis s’empare avec « Etat d’ivresse » d’un sujet tabou, ô combien douloureux, l’alcoolisme féminin.
J’ai apprécié l’écriture et la finesse d’analyse du caractère de son personnage.
Il a su trouver les mots pour dire la souffrance, le manque, la honte.
L’auteur explique, expose les faits sans porter de jugement, c’est ce qui fait la force de ce texte bouleversant.

Merci à NetGalley et aux Editions Noir sur Blanc.
#ÉtatDivresse #NetGalleyFrance

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L'auteur nous livre ici le portait d'une femme alcoolique, une femme comme il faut en prise avec son addiction.
Sur quelques journées, le lecteur partage avec l'héroïne sa déchéance, ses rapports conflictuels avec son entourage et plus particulièrement son fils, ses délires dûs à l'alcool.
J'ai lu d'une traite ce récit où personne n'en réchappe, j'ai suivi les monologues intérieurs avec empathie pour cette femme.
Belle découverte

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