Un mariage anglais

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Publication 2 mai 2018 | Archivage 23 oct. 2018

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Résumé

Ingrid a 20 ans et des projets plein la tête quand elle rencontre Gil Coleman, professeur de littérature à l’université. Faisant fi de son âge et de sa réputation de don Juan, elle l’épouse et s’installe dans sa maison en bord de mer.
Quinze ans et deux enfants plus tard, Ingrid doit faire face aux absences répétées de Gil, devenu écrivain à succès. Un soir, elle décide d’écrire ce qu’elle n’arrive plus à lui dire, puis cache sa lettre dans un livre. Ainsi commence une correspondance à sens unique où elle dévoile la vérité sur leur mariage, jusqu’à cette dernière lettre rédigée quelques heures à peine avant qu’elle ne disparaisse sans laisser de trace.

Traduit de l’anglais par Mathilde Bach.

Ingrid a 20 ans et des projets plein la tête quand elle rencontre Gil Coleman, professeur de littérature à l’université. Faisant fi de son âge et de sa réputation de don Juan, elle l’épouse et...


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FORMAT Ebook
ISBN 9782234083042
PRIX 8,49 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

Très bon roman, bien écrit, dans lequel alternent des lettres rédigées par une femme -avant qu'elle ne disparaisse- à son mari absent depuis plusieurs mois, et les réactions, discussions et douleurs enfouies de ses deux filles devenues adultes et qui se retrouvent autour de leur père malade. C'est un roman dont les personnages principaux sont très bien campés, attachants et/ou agaçants, mais toujours décrits en profondeur, et on les suit avec empathie dans leurs différentes quêtes du bonheur pour les unes, de la mère disparue ou la femme regrettée pour les autres. La construction à double niveau est très intrigante et relance parfois l'intérêt lorsque l'action est plus lente. Elle donne à l'histoire, a priori banale d'une famille anglaise, un intérêt notamment lorsque le dénouement se dessine au croisement des deux périodes décrites. Une très bonne histoire, des personnages attachants et intéressants à suivre, une construction narrative qui donne un atout à l'histoire en ménageant le dénouement, en clair un livre à lire. Le titre est bien trouvé car cette famille est à la fois banale dans ses drames, et originale dans son fonctionnement. La fin est curieusement ouverte mais cohérente. Un grand merci aux éditions Stock et à NetGalley pour la lecture de ce livre que je conseille.

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« Un mariage anglais » débute par un drame : croyant apercevoir la silhouette d’Ingrid, sa femme disparue depuis de nombreuses années, Gil Coleman se penche un peu trop au-dessus du vide et chute. Après son hospitalisation, nous découvrons alors ses deux filles, Nan et Flora, l’aînée aussi rationnelle et prudente que la seconde est instinctive, hyperémotive et sans cesse à fleur de peau – d’ailleurs nous apprenons très vite que Nan est sage-femme et que Flora est artiste. Peu à peu le trio s’agrandit et nous croisons la route d’autres personnages, certains terriblement touchants, d’autres plus désagréables, mais qui tous, de près ou de loin, joueront un rôle dans le cours de l’histoire. Évidemment, la question qui obsède, la question qui emmitoufle tout le roman à l’image d’un grand drap opaque, se résume en six mots acides : mais que s’est-il passé ? Car au fond, personne ne le sait vraiment. Ingrid est partie nager un jour comme elle aimait tant le faire et n’est jamais rentrée. A-t-elle fui pour échapper à son existence ou repose-t-elle au fond des eaux mutiques ? Si certains se sont résignés, d’autres persistent à croire encore, au péril de leur santé physique et mentale. C’est un roman d’une immense tristesse qui nous raconte une grande détresse intérieure et une évidente misère affective. C’est pour cela que je l’ai trouvé difficile et douloureux à lire. Ingrid a été pour moi le personnage le plus vrai, le plus attachant, du roman, et ses lettres gorgées d’une souffrance extraordinaire m’ont littéralement asphyxiée. Elle nous parle de sa rencontre avec Gil lorsqu’elle n’était encore qu’une étudiante, de ses espoirs si volontaires, de ses envies d’alors. Elle nous parle aussi de son corps, de son rapport complexe à ses enfants, de l’espoir qui s’en va pour laisser la place à la désillusion la plus pure et de la peine, toujours cette peine, interminable, qui étouffe toute lumière. Elle écrit sans pudeur, crachant sa douleur, sa rage, sa détresse, sans tenter de les amoindrir. Et le lecteur les reçoit en plein cœur sans que rien ne le protège : l’amertume est poisseuse, obstinée ; le désenchantement est terrible. A découvrir ces lourdes confidences, nous comprenons alors que rien ne pouvait empêcher le geste d’Ingrid. C’est beau, écrasant, déchirant. Mais ce qui m’a le plus comblée dans cette lecture, ce sont les livres : ils envahissent et encombrent tout le roman. Tels de petits lutins aussi indiscrets qu’obsédants, ils s’étalent et s’imposent. L’écriture est partout : dans les romans qu’écrit Gil et tous ceux qu’il collectionne et qui menacent d’engloutir la maison. Dans les lettres intimes écrites par Ingrid lors de ses longues nuits d’insomnie et qu’elle glisse ensuite entre des pages sélectionnées avec soin. Les livres sont les dépositaires des secrets les plus profonds, ils sont dans les pensées, dans les conversations; ils sont aussi les liens puissants qui vont souder ou disjoindre les êtres. Mais ils restent impuissants à sauver un mariage écorché de toutes parts. L’eau est également très présente comme pour se laver des disgrâces, se décrasser de tous ces tourments et ces tiraillements qu’on porte en soi, purifier les âmes corrompues… et peut-être enfin découvrir la vérité sous les flots insondables ? Claire Fuller dénonce tous ces visages que l’on donne à voir aux autres et qui ne sont pas authentiques. Ces drames qui se jouent dans l’ombre et que l’on souffre en secret. Ce fossé abyssal entre cette vie que l’on avait rêvée et celle qui s’étend devant soi, pâle copie écœurante. Pour moi c’est vraiment un roman sur les mascarades et les masques. C’est un véritable défilé d’impostures, d’hypocrisies, de traîtrises et de dissimulations. C’est aussi un roman sur les aspirations brisées et la puissance ravageuse des secrets, sur l’étiolement, le déshonneur, la perte : "J’aimais ce que nous étions à l’époque, ce que nous aurions pu devenir." Au final, si la noirceur domine ce roman, la vie n’en est pas moins absente et certains instants de joie sont très sincères et très émouvants. En bref, une très jolie lecture qui vient rudement questionner les choix de vie que l’on faits et nous rappelle malgré tout qu’il n’est jamais trop tard pour redevenir maître de son destin. Un grand merci à NetGalley et aux éditions Stock pour cette découverte.

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Ingrid a 20 ans et les rêves d’évasion et de liberté qui vont avec. A 20 ans on a la vie devant soi, on ose tout sans penser aux conséquences. On fait des choix que l’on finit parfois par regretter, on s’oublie puis on perd petit à petit de vue ses rêves de jeunesse. Un mariage anglais est un roman qui entrecroise deux périodes, l’une située dans le présent où l’on suit Gil, le mari d’Ingrid au crépuscule de sa vie, entouré de ses filles Nan et Flora et l’autre prenant la forme épistolaire et située quinze ans auparavant, juste avant la disparition jusque-là inexpliquée d’Ingrid. Dans les lettres qu’elle laisse à son mari et qu’elle prend soin de dissimuler dans des ouvrages choisis de sa bibliothèque, Ingrid évoque ses années aux côtés de Gil Coleman, son professeur de littérature à l’université, devenu par la force du destin son époux désargenté avant de finir écrivain à succès. Elle ne cache rien de son amour pour lui, de ses doutes et de ses regrets, de son amertume et de sa colère, elle livre sans fard les hauts et les bas de son mariage. A travers les yeux d’Ingrid on assiste à l’autopsie d’un mariage basé sur des promesses non tenues, sur un amour aussi sincère que cruel et l’on finit par se rendre compte que pour détruire quelqu’un, il n’y a finalement pas meilleure arme que l’amour. J’ai adoré ce roman de Claire Fuller, tant pour l’intensité du récit et la finesse des personnages que pour la plume délicate de son auteure. Je pense me procurer rapidement son premier roman, Les jours infinis, dont le synopsis me semble tout aussi alléchant. Je remercie les Editions Stock pour cette magnifique découverte et je ne peux que vous recommander de lire Un mariage anglais si, comme moi, vous aimez vous glisser dans la tête des personnages, ressentir leurs émotions et vivre pleinement leurs choix.

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Je n'avais jamais entendu parler de cet ouvrage mais il faisait partie de la sélection pour le premier Challenge Netgalley. J'ai donc lu le résumé et il m'a mis l'eau à la bouche, j'ai immédiatement su que ce serait le premier livre que je lirai pour ce challenge. Et puis la couverture est vraiment très jolie, je la trouve pleine de poésie et très adaptée au contenu. Merci aux Éditions Stock pour le fichier numérique ! Ingrid a 20 ans et des projets plein la tête quand elle rencontre Gil Coleman, professeur de littérature à l’université. Faisant fi de son âge et de sa réputation de don Juan, elle l’épouse et s’installe dans sa maison en bord de mer. Quinze ans et deux enfants plus tard, Ingrid doit faire face aux absences répétées de Gil, devenu écrivain à succès. Un soir, elle décide d’écrire ce qu’elle n’arrive plus à lui dire, puis cache sa lettre dans un livre. Ainsi commence une correspondance à sens unique où elle dévoile la vérité sur leur mariage, jusqu’à cette dernière lettre rédigée quelques heures à peine avant qu’elle ne disparaisse sans laisser de trace. Quelle singulière histoire que celle de Gil et Ingrid ! Ils forment un couple un peu particulier puisqu'ils ont pas loin de vingt ans d'écart lorsqu'ils se rencontrent. Gil est le professeur de la jeune femme et on sent bien qu'il exerce une grande attraction sur la gent féminine. Mais ce n'est pas un personnage que j'ai apprécié. Il a quelques qualités quand même mais elles n'auront pas su rattraper les trop nombreux défauts qui le caractérisent. Non vraiment c'est un type que j'ai trouvé odieux dans le comportement qu'il adopte avec Ingrid. Ingrid est omniprésente dans le roman et pourtant, le lecteur ne va jamais la croiser puisqu'elle a disparu des années avant le début de notre récit. On apprend à la connaitre à travers les lettres qu'elle a écrit à son mari et qui tentent de nous expliquer la raison pour laquelle elle a un jour de juillet décider de tout plaquer. Je l'ai trouvé très touchante, très fragile et tellement malmenée par son mari qu'elle en devient forcément attachante. J'ai pu comprendre les raisons qu'elle a eu de tout laisser derrière elle, ses filles y compris. Puisqu'on parle des filles, Nan et Flora, on sent bien qu'elles ont eu une enfance assez perturbée. Leur père souvent absent et leur mère qui a dû porter un fardeau ont fait de ces petites filles deux adultes qui n'ont pas l'air bien dans leurs pompes. Elles m'ont touché, même si je n'ai pas toujours réussi à comprendre Flora qui est quand même assez perchée ! Le livre est agréable à lire, même si j'ai trouvé quelques longueurs parfois. Je n'irai pas jusqu'à dire que je me suis ennuyée mais j'étais bien contente que le livre ne soit pas plus épais. J'ai de loin préféré la partie concernant les lettres d'Ingrid, j'ai beaucoup aimé l'alternance entre ces fameuses lettres et le récit des vieux jours de Gil. Une jolie découverte, un récit touchant, une histoire de famille singulière ...

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Absolument bouleversant. La vie d’une jeune femme à la fin des années 70, qui se jure d’avoir une vie différente et qui devra pourtant se conformer à la société de l’époque : soit se marier et s’occuper des enfants. Son mari s’avérera décevant à plusieurs égards, égoïste et souvent absent. J’hésite à trop en dire, je veux laisser au lecteur le loisir de la découverte, mais j’ai du prendre une pause de lecture à plusieurs reprises car j’étais trop indignée! Un roman qu’on découvre à travers les lettres qu’Ingrid laisse à Gil et aussi par les derniers instants de vie de Gil, plusieurs années plus tard. Bouleversant, renversant, touchant, et je dois dire que j’ai adoré les nombreuses références littéraires!

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La couverture et la quatrième de couverture nous offrent la version la plus immédiatemment perceptible de ce roman . Elles nous racontent une histoire assez classique : Ingrid,une étudiante tombe amoureuse de Gil Coleman, son professeur de Lettres à l'université et ils se marient. Ils quittent alors Londres pour une petite île, où ils élèvent leurs deux filles Nan et Flora. Ingrid jardine pendant que Gil écrit dans son atelier au fond du jardin. Tout semble aller bien jusqu'à la disparition soudaine d'Ingrid en juillet 1992. Avant de "s'éclipser", elle a écrit de nombreuses lettres à son mari, cachées dans les livres qui envahissent peu à peu la maison. Elle y dévoile le naufrage de leur union et déboulonne la statue de Gil, le bel auteur au charme ravageur. Claire Fuller déroule effectivement cette histoire d'un mariage anglais, mais en arrière-plan, le lecteur peut en deviner beaucoup d'autres.Il y est même incité par une scène se déroulant dans le bureau de Gil à l'université. Quelques étudiants triés sur le volet, dont Ingrid, participe à un atelier d'écriture. Le professeur leur parle alors du rôle du lecteur : " Ecrire ne sert à rien tant que personne ne vous lit, et chaque lecteur voit quelques chose de différent dans un roman, dans un chapitre, dans une ligne." Par vagues successives, l'auteur apporte au lecteur des éléments à décrypter comme il l'entend. La mer, omniprésente, apporte à ce roman une dimension fantastique, parfois même onirique. Lorsque Flora revient sur l'île plus de dix ans après la disparition de sa mère, sa voiture est assaillie par des poissons morts, qu'une mini tornade a emporté loin de l'eau. Elle est en route pour voir son père, qui a fait une mauvaise chute et ce phénomène la marque profondément. La jeune femme en parle autour d'elle et en fonction de sa propre sensibilité, chacun lui donne une interprétation de cet événement. Dans cette Angleterre pluvieuse, tout devient aqueux: les livres, la lumière et même le feu. Ingrid et Flora, créatures de l'eau, nagent comme des sirènes et se fondent dans cette atmosphère. Gil et Nan, beaucoup plus terriens, gardent un rapport plus distant avec cette mer, aussi belle que dangereuse. Ce livre pourrait être celui de l'eau ... Ingrid sera enceinte cinq fois, mais ne vivront que Nan et Flora. La jeune femme a pour meilleure et peut-être unique amie, Louise. Se dessine alors un livre autour du féminin, de sa place dans la société aussi bien que de ses aspects les plus primitifs. La maternité, la sororité, le désir au féminin,les amours lesbiennes sont des thèmes extrêmement présents. Les hommes, même Gil,le mâle Alpha, sont cantonnés à la périphérie de l'histoire. Les humeurs, les douleurs des femmes sont retranscrites avec finesse, en lien très souvent d'ailleurs avec l'élément liquide, du liquide amniotique à l'eau de mer. Ce roman pourrait être celui du féminin ... Gil Coleman est écrivain et son existence ainsi que celle de son épouse tourne autour de son activité et des livres qu'il(s) crée(nt). Claire Fuller nous amène sur une nouvelle piste : la littérature, les affres de la création et la notion de fiction. En juin 1992, à défaut de pouvoir parler à son mari, Ingrid lui écrit des lettres, qu'elle glisse ensuite dans des livres de la maison, jamais choisis au hasard. Après sa disparition, Gil va retrouver, une à une, ces lettres et reconstituer ainsi la vision qu'Ingrid avait de lui, de leurs enfants, de leur roman écrit à quatre mains. Le livre devient une chasse au trésor, où les mots d'Ingrid, nets et précis, déchirent la carte postale de leur mariage idéal. Ingrid, dans ses lettres, nous présente Gil comme un Janus : d'un côté, un écrivain solaire que les médias s'arrachent, un "bon client" pour les émissions de télévision; de l'autre côté, un écrivaillon vampirisant l'imaginaire de sa femme pour produire un roman à succès. Ce roman pourrait être celui de la création littéraire ... La fin, que je me garderai bien de vous dévoiler, nous oblige à reconsidérer de nouveau toute l'histoire. Et si ce roman était celui d'une sirène blessée ? Un livre intelligent, ambitieux, d'une ambiguité redoutable : un vrai plaisir de lecteur ! Cet article est le premier de ma participation au challenge Netgalley

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C'est avant tout la couverture qui m'a attirée pour ce roman. Etant en vacances sur la côte, j'avais envie d'une petite histoire qui se passait dans cet environnement. Même si la mer et l'eau sont présents dans le texte il ne s'agit pas ici d'une lecture légère. En effet Ingrid jeune mère de femme et épouse d'un écrivain célèbre décide d'écrire à son mari tout ce qu'elle n'arrive pas à lui dire. En parallèle nous suivons la vie de leurs fille Flora et Nan, de retour dans la maison de leur enfance. Au chevet de leur père souffrant, elles se remémorent leur enfance auprès de leur mère. L'alternance entre le présent et le passé ( les lettres d'Ingrid) donne du rythme à la lecure et permet de mieux connaître et comprendre Ingrid. Si le personnage d' Ingrid est touchant et attachant, il n'en va pas de même de celui de Gil son mari. C'est à mon sens un être égoïste et égocentrique. Claire Fuller dépend aussi une société post soixante-huitarde qui ne s'épanouit pas forcément dans les choix qu'elle fait. Un mariage anglais est porté par le personnage d'Ingrid. Attachante et touchante, elle nous raconte avec sincérité son histoire. Mais saura-t-elle être écoutée par son égoïste mari?

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"Le monde entier était devenu plus abrasif : les draps m’écorchaient la peau, les vêtements m'irritaient, tout comme les gens. Je n'éprouvais de soulagement que sous l'eau ou dans mon jardin." Onze ans et dix mois après sa disparition, Gil Coleman est persuadé d'avoir aperçu sa femme, Ingrid. Voulant se pencher pour mieux la voir, le vieil homme chute. Ses filles arrivent bientôt à son chevet: la parfaite Nan, qui a endossé le rôle maternel et la cadette rebelle, Flora. Nul ne sait ce qu'est devenue Ingrid, qui avait l’habitude de nager longuement dans la mer, pour fuir une vie étouffante, mais dont le corps n'a jamais été retrouvé.Incertitude dont le romancier Gil Coleman s’accommodait jusqu’alors. Un montage en parallèle nous permet, via les lettres qu'écrivait Ingrid à Gil, juste avant de disparaître, et qu'elle glissait dans un des nombreux livres collectionnés par son époux de brosser,par petites touches, le portrait émouvant de cette femme. Le parcours d'une jeune femme, étudiante tombée amoureuse de son professeur, qui sacrifiera ses rêves de liberté et de création pour finir, quinze ans plus tard, seule avec ses deux filles, dans une maison de nage, au bord de la mer. Claire Fuller n'épargne guère son héroïne, confrontée à un homme séduisant,que l'amour du risque, amènera à se montrer d'une extrême cruauté. Un roman poignant qui se déroule dans les années 90, puis au début du XXIème siècle ,mais qu'on croirait parfois daté des années 50 ou 60 tant son héroïne se laisse piéger par l'amour. Ses lettre sont néanmoins parfois terribles de lucidité et le choix des textes où elle choisit de les glisser extrêmement révélateur.. Bouleversant.

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Un mariage anglais de Claire Fuller m'a été envoyé par les éditions Stock et net galley, que je remercie car j'ai passé un très bon moment de lecture :) Un mariage anglais nous fait découvrir Ingrid. Elle a 20 ans et des projets plein la tête quand elle rencontre Gil Coleman, professeur de littérature à l’université. Il est plus âgé qu'elle et a une réputation de don Juan. Pourtant, elle l’épouse et s’installe dans sa maison en bord de mer. Quinze ans et deux enfants plus tard, Ingrid doit faire face aux absences répétées de Gil, devenu écrivain à succès. Un soir, elle décide d’écrire ce qu’elle n’arrive plus à lui dire, puis cache sa lettre dans un livre. Ainsi commence une correspondance à sens unique, jusqu'au jour où Ingrid disparaît... Nous découvrons donc Ingrid au travers de ses lettres. Mais aussi Gil des années après la disparition de sa femme. Et leurs deux filles : Flora et Nan.. C'est très joliment écrit, et j'ai apprécié que l'on ai découvert une partie des personnages principalement grâce aux lettres de Ingrid. Un mariage anglais m'a captivé de la première à la dernière page, tout m'a plu dans ce roman emprunt de sensibilité. Je ne vais pas en dire plus, je n'ai pas envie de trop en dévoiler. Je mets un joli cinq étoiles et je vous invite à le lire vous aussi :)

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"Un mariage anglais" est l'un de ces livres que l'on ne peut pas lâcher, tout en sachant très bien que l'on sera peiné de le terminer. Un moment hors du temps, une triste histoire qui fait pourtant un magnifique roman. Flora, Nan, Gil et Ingrid, tous quatre sont des personnes touchants et très attachants, avec leurs travers et leurs défaillances, sans que leurs traits ne soient exagérément soulignés. Des personnages justes, qui relatent ou subissent les conséquences d'un mariage raté, d'une famille décomposée.

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Un mariage anglais, c'est d'abord une couverture. Juste sublime. C'est aussi une alternance entre passé et présent. Entre lettres rédigées par Ingrid et récit classique où l'on suit plutôt Flora, sa deuxième fille. C'est une histoire à triple temporalité (1976, 1992 et 2004), parfaitement gérée. C'est une histoire d'amour et non une pure romance contemporaine. C'est, en second plan, une ode à la littérature et à la lecture grâce aux lettres cachées dans les livres. Entre autre. C'est une construction intelligente du récit. C'est un roman dont il faut prendre le temps de s'imprégner avant de le trouver beau. Ce sont des personnages réalisres, que l'on va trouver parfois attachants, parfois pénibles. Ce sont des moments d'espoir. Puis de désespoirs. Ce sont des relations humaines très justes. Bref, un roman très beau.

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C'est l'autopsie d'un mariage que propose l'auteure dans ce roman passionnant et addictif (et pas un mariage des plus heureux !). C'est l'histoire d'amour d'Ingrid et de Gil qui est découpée au scalpel et le résultat est étourdissant. Les 2 héros, leurs amis (Jonathan et Louise), leurs enfants (Nan et Flora) nous montrent à tour de rôle leurs forces et faiblesses pour notre plus grand bonheur. J'ai adoré ce livre autant que j'ai détesté les personnages : Ingrid pour son inertie et Gil pour son égoïsme sans fin ! Mais attention, J'ai adoré les détester ! J'ai vraiment trouvé ce roman très fort sur la perte des illusions et j'ai beaucoup apprécié sa structure narrative(notamment les nombreuses lettres d'Ingrid). Un vrai coup de cœur !

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Autant le dire tout de suite, j’ai adoré cette lecture. J’ai adoré me plonger dans les lettres qu’Ingrid a écrit à son mari, Gil, avant de les disséminer dans les nombreux livres de ce dernier. Dans cette correspondance à sens unique, Ingrid a décidé de tout avouer à Gil, tous les non dits qui se sont accumulés durant leurs années de mariage, durant les absences de Gil, devenu écrivain à succès. Jusqu’à la dernière lettre, celle écrite juste avant qu’Ingrid ne disparaisse sans laisser de trace. Plus de dix ans plus tard, Gil est persuadé d’avoir aperçu Ingrid. Se lançant à sa poursuite, le vieil homme chute. Ses deux filles se rendant alors à son chevet. J’ai beaucoup apprécié l’écriture de Claire Fuller, tout en sensibilité et en douceur mais n’empêchant en rien le lecteur de ressentir la souffrance d’Ingrid, personnage très attachant contrairement à celui de sa fille Flora que j’ai trouvée assez pénible et beaucoup trop naïve. La narration sur deux époques fait du roman un page turner très agréable qu’on ne lâche pas avant d’avoir tourné la dernière page.

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Avec pour titre original 'Swimming lessons', ce deuxième roman de Claire FULLER raconte la nage en eaux troubles d'une famille 'en glaise', cette terre qui ne se plaît et se façonne que lorsqu'elle est copieusement humifiée mais qui, une fois séchée, durcie, cuite donne naissance à des sculptures, des postures de vie qui en disent long sur le caractère trempé des personnages. Tous, ici, ils sont façonnés par l'âpreté de la vie, la quête des illusions perdues et la grande question de la fidélité à ses engagements. Gil, le professeur de littérature déchu et auteur à succès en devenir, Ingrid sa trop jeune épouse, leurs deux filles, Nan et Flora sans oublier Richard, Jonathan ou Louise, tous sont taillés par les coups de butoir d'une vie de mensonges, de faux-semblant, d'attentes et de désespérances. Tous ont quelque chose de repoussant. Tous incarnent les erreurs de la vie. Tous sont attachants par leurs fragilités, par la violence des rôles tenus au sein de la famille, auprès des amis, au sein de leur cercle relationnel. Tous méritent des baffes pour leurs manques de clairvoyance, tous ont besoin d'un capital-sympathie pour rester debout. C'est à ces titres qu'on les aime, s'identifie partiellement à eux et qu'on nourrit des envies de corrections. Ils sont nos miroirs, nos doubles, images de nos attirances et de nos répulsions. Claire FULLER maîtrise une écriture qui, avec des mots simples, exprime ces tensions qui régissent le monde familial. Elle privilégie, essentiellement, deux points de vue. Celui d'Ingrid, l'épouse et mère, qui, à son tour, un jour disparaîtra sans laisser de trace. Avant, elle écrira des lettres à Gil, son mari tout le temps absent. Elle les glissera dans les livres qui, personnages centraux du récit, occupent tous les murs de la maison, le plus souvent jusqu'au deuxième rang, parfois un troisième. Les titres des ouvrages où sont déposées ses missives, tous réels, a toujours un sens et une pertinence à traduire les états d'âme de cette trop jeune femme délaissée. Et puis, avec le même brio, l'auteure nous partagera les points de vue des deux sœurs : Nan-Marthe et Flora-Marie. Avec des réactions bien différentes, chacune tente de trouver la place à occuper au sein d'une famille déchirée par l'absence, la négation du conjoint, la mort qui approche pour l'un, la mort incertaine de l'autre. Une belle analyse psychologique des personnages et de leurs relations au coeur d'un mystère qui les dépasse. J'ai vraiment aimé ce livre dont je tiens la lecture des organisateurs du Challenge NetGalley, France et de la Maison d'Edition Stock. Qu'ils soient ici vivement remerciés !

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L’histoire se déroule en deux temps : un dans le présent et un dans le passé. Tout d’abord, on suit Ingrid, une jeune femme de 20 ans qui tombe sous le charme de son professeur de littérature. Leur histoire est belle…Malheureusement cela ne va pas durer bien longtemps. Ingrid va tomber de haut car sa belle histoire d’amour dont elle a rêvé n’est pas aussi rose qu’elle ne le pensait. Gil Coleman, son époux et professeur, va être aux abonnés absents et Ingrid va devoir élever seule ces filles en découvrant les joies de la maternité seule. Toutefois, cela n’est pas aussi simple qu’elle ne le pensait. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Ingrid, tantôt naïve tantôt romantique. On se rend vite compte que la maternité n’est pas innée pour tout le monde et je trouve que ça change de voir une autre vision de la maternité. La vie n’a pas été simple pour Ingrid qui a tout abandonné pour vivre avec son premier amour… Gil n’est clairement pas un homme parfait. Il a beaucoup d’attente sur sa propre vie, au dépend de celle de sa femme. Dans le présent, nous suivons Nan et Flora, les enfants de Gil et Ingrid. Flora est contrainte de retourner dans son ancienne ville car son père a eu un accident, pensant avoir vu Ingrid alors que celle ci est portée disparu depuis bien longtemps. Ces deux filles sont totalement opposées. Nan a perdu tôt sa mère et elle a vite pris le sens des responsabilités pour la suivie de son père et de sa petite soeur, Flora. Cette dernière a un côté un peu folle, elle croit toujours que sa mère a disparu mais est encore de ce monde. Les chapitres se succèdent entre passé, au travers de lettres d’Ingrid, et dans le présent, à la suite de la chute de Gil. L’histoire n’est pas rose mais elle est très prenante. J’ai adoré le suspense qu’il réside tout au long du roman, principalement du à l’alternance du passé et présent. Les personnages évoluent au fil des lignes et on en apprend davantage sur cette famille dont l’histoire n’est pas si rose…

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J'ai beaucoup aimé ce roman, doux et mélancolique à la fois. Ingrid, étudiante, tombe amoureuse de son professeur et quitte tout pour l'épouser et vivre avec lui au bord de la mer. Elle va vite se rendre compte que toutes les promesses qu'il lui avait faites ne seront pas tenues, et que la maternité ne va pas être une évidence pour elle. Au travers de lettres, qu'elle va laisser à son mari avant de partir, nous allons suivre son histoire et ses déconvenues. J'ai beaucoup aimé le découpage de ce livre. On alterne les chapitres dans le présent, où les deux filles d'Ingrid viennent au chevet de leur père malade, et ceux dans le passé, avant la disparition d'Ingrid, où elle raconte son histoire au travers de lettres. J'ai vraiment adoré nombre de personnages dans ce récit. Ingrid, évidemment, m'a énormément touchée, tout ce qu'elle a vécu m'a attristée. Nan et Flora, ses filles, sont des personnages très intéressants, elles ont souffert de leur passé, avec un père très absent, et tentent de vivre leur vie. Flora est vraiment hors du commun, elle est à fond dans ses émotions et ses sentiments, et souvent plane un peu. Gil, mari d'Ingrid, qu'on découvre surtout du point de vue de cette dernière, m'a beaucoup énervée. Son comportement, totalement égoïste et irréfléchi m'a vraiment dégoûtée, surtout lorsqu'on voit les conséquences sur sa famille. Le rapport à la nature, à la mer surtout, est fort présent, et fort poétique. Les descriptions donnent envie d'aller se promener au bord de la plage. L'écriture de l'auteur est vraiment magnifique, prenante et délicate, n'ayant pas peur d'aller dans le détail, mais jamais dans le "trop". Il y a toujours une certaine pudeur et une certaine retenue, ce qui rend l'histoire encore plus émouvante et poignante. Malgré qu'il n'y ait pas vraiment d'action, le livre est très prenant, et on veut tourner la page pour connaître la suite de l'histoire. Je remercie NetGalley et les éditions Stock pour la belle découverte de ce roman, et de cet auteur.

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Il est peu de dire que j’ai aimé ce roman. J’y ai trouvé tout ce qui transforme une lecture en moments d’intense plaisir littéraire. L’écriture est précise, addictive et élégante. L’intrigue, entre thriller psychologique, saga familiale et autopsie d’un mariage est passionnante. Tout commence lorsque Gil aperçoit dans la rue Ingrid, son épouse disparue depuis plusieurs années. Voulant la rattraper, l’homme a un accident et se retrouve à l’hôpital. A partir de là, l’auteur donne la parole à Ingrid à travers des lettres qu’elle écrit à son mari, sans jamais les lui envoyer, à travers lesquelles elle fait le bilan de son mariage. Lorsqu’elle épousa son prof de fac, Ingrid était follement amoureuse de cet homme beaucoup plus âgé et tellement séduisant. Quinze ans et deux enfants plus tard, que reste-t-il des rêves de jeunesse d’un amour éternel ? De désillusion en désillusion, Ingrid écrit des lettres qu’elle n’enverra pas à son mari, choisissant de les cacher dans les livres qui envahissent les étagères. Lorsqu’elle pense en avoir terminé, Ingrid disparaît mettant un point final à son histoire. S’est-elle noyée comme tout porte à croire ? Dans ce roman, Claire Fuller tisse une intrigue subtile et convaincante qui livre le portrait d'une femme piégée par le mariage. A travers ses lettres, elle en évoque la dynamique complexe, entre amour et frustration, trahison et secrets. Il y a tout cela dans ce livre et tellement plus encore qu’il est je crois urgent de le découvrir. Pour ma part c’est un coup de cœur.

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On tombe amoureux et on peut passer sa vie à le regretter. Mariée et mère à 20 ans, Ingrid apparaît comme un oiseau en cage dans son couple et près de ses deux filles. Il faut dire que la loterie lui a offert un mari écrivain ingérable, fantasque, volage, un brin machiste, plus absorbé par ses livres que par son rôle de père, laissant sa jeune épouse gérer un quotidien désargenté. Alors, un jour, Ingrid disparait. Évaporée... Le temps va passer, le mari va devenir célèbre, vieillir...mais le mystère demeure, un deuil impossible à faire, comme un poids de culpabilité. Par une mise à plat de la vie familiale faite de mensonges et dissimulations, le récit va nous offrir peu à peu une solution, par les souvenirs des filles adultes et par des lettres d'Ingrid, mystérieusement glissées dans les pages des livres de la maison. Cet équilibre entre deux temporalités qui se font écho est particulièrement réussi, ce portrait de femme éternellement écartelée très attachant et révélateur d'une époque coincée entre la vague hippie et les mentalités «old england». Claire Fuller sait aussi charmer son lecteur avec un décor de maison de bord de mer submergée de livres. Pour qui aime la littérature, son savoir-faire narratif est très poétique. le ton est factuel, jamais accrocheur, évitant le pathos. Pour autant, le souffle romanesque est là, avec ses rebondissements. J'avais déjà apprécié Les jours infinis, son précédent roman traduit. Un auteur à suivre assurément.

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Les années 70 en Angleterre. Ingrid, la vingtaine, rencontre Gil, séduisant prof d'université. Contre toute attente, c'est le mariage, puis les enfants. Mais Gil, devenu écrivain à succès avec un seul best-seller, n'est pas celui qu'il parait, et la vie de famille est compliquée... Vingt ans plus tard, raconté à travers les lettres de Sophie à Gil, lettres qu'il découvre de nombreuses années après, et par Flora, leur seconde fille, leur relation révèle toute sa complexité... Un roman sur l'amour, la vie de couple, le mensonge, l'abandon des illusions, les enfants... qui ne laisse pas indifférent. On reste longtemps hanté par cette histoire vénéneuse et belle. Une belle découverte.

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« Depuis la fenêtre du premier étage de la librairie, Gil Coleman aperçut sa défunte femme sur le trottoir d’en face » Voilà un incipit bien intrigant ! Gil Coleman essaie de rattraper sa femme Ingrid, disparue depuis onze ans et dix mois, probablement morte noyée, mais ce faisant il fait une mauvaise chute et se retrouve à l’hôpital. Sa fille ainée, Nan, est appelée à son chevet. Elle joint à son tour sa petite sœur de cinq ans et demi sa cadette. Le roman va alterner les lettres écrites à son mari par Ingrid en 1992, dispersées dans des romans (les titres ne sont pas choisis au hasard, la liste est reprise à la fin de l’ouvrage), racontant son mariage de son point de vue, et le temps présent où les filles prennent soin de leur père et se demandent s’il perd la tête ou si leur mère serait réellement vivante ? Tout est parfait dans ce roman : le ton, la composition, l’histoire, le suspens, la psychologie… Un vrai régal de lecture. De 1979 à 1992, la vie du couple racontée par Ingrid dans une correspondance à sens unique, bien au-delà de ce que les apparences pourraient laisser croire, une vérité peu agréable à entendre, qui dit beaucoup de ce que l’on tait, de la condition de la femme, de la maternité, des faux-semblants, des choix…. Et puis ce temps présent, en 2004, avec une incertitude jusqu’à la dernière ligne quant à la mort d’Ingrid…. Une histoire familiale intime réellement bien menée, prenante, habile, et intelligente.

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